Dole, Notre-Dame,15-18ème

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Diaporama de 23 photos (juin 2022).

Partie 1. Histoire de la Collégiale Notre-Dame du 15 au 17ème siècle. Source : larges citations du site Patrimoine – Histoire de la Franche-Comté.

« La lutte entre Louis XI et Charles le Téméraire s’est soldée par une invasion en règle de la Bourgogne par l’armée royale. La soldatesque met au pas toutes les villes rebelles à l’autorité du roi de France. Dole est mise à sac en 1479.

La collégiale Notre-Dame est gravement endommagée lors de cette mise à sac. Sa reconstruction durera près de deux siècles, avec bien, entendu, des évolutions de style architectural.

Avant de se lancer dans une nouvelle construction, quatre maîtres maçons sont envoyés à Dijon par la Fabrique pour y voir les églises et, en particulier, Saint-Michel, alors en travaux. Le style choisi pour la collégiale doloise sera le gothique flamboyant finissant« .

« Aux alentours de 1530, chœur et chapelles du chœur sont terminés. La nef et les bas-côtés sont à leur tour achevés vers 1572. Cependant le style architectural évolue très vite : si le portail nord est en gothique flamboyant, le portail occidental, dont le dessin est plus vieux de quatre ans, est déjà de style Renaissance.

Quant au clocher élevé au-dessus de la tour, il a connu bien des malheurs. Le premier, érigé par Hugues Sambin et Hughes Le Rupt en 1577, est détruit par l’artillerie française lors du douloureux siège de 1636. Il est reconstruit avec vingt mètres de moins en hauteur quelques années plus tard »…

« 1668. Le 3 février, un trompette de Louis XIV annonce la guerre à la porte d’Arans, à Dole. Pesmes, Rochefort, Marnay et Poligny sont prises rapidement. Dole est assiégée le 9. La résistance est symbolique et l’Espagne, qui devrait secourir la cité, a renoncé. Après avoir pris quelques assurances sur le maintien des privilèges – car Besançon veut devenir capitale de la province -, le Parlement décide d’offrir les clés de la ville aux assaillants français. Dole capitule le 14 février. Le soir même, le roi et toute sa suite font leur entrée dans la ville devant une population qui ne les acclame guère.

Stupéfaction : le 2 mai 1668, le traité d’Aix-la-Chapelle restitue la Franche-Comté à l’Espagne ! Dès le mois suivant, tous les Français sont partis. Les habitants, fort troublés, se retrouvent devant un vide administratif. Les étendards de la Bourgogne surgissent aux fenêtres et la révolte gronde. Les parlementaires qui, aux yeux du peuple, ont reculé un peu trop vite devant la France, sont agressés, leurs maisons mises à sac. Fin juin, un nouveau maire est élu et l’ordre revient peu à peu. Mais le pouvoir espagnol réagit : Dole est jugée traîtresse, indigne d’abriter le Parlement qui est suspendu par l’envoyé du roi. Une chambre de justice est créée à Besançon.

Cependant l’essentiel du problème reste financier : il faut renforcer les remparts et payer une garnison. Les Dolois, furieux d’être mis à contribution, organisent la résistance face à des représentants espagnols tantôt inflexibles, tantôt compréhensifs. La résistance n’aura guère le temps de se muscler car la guerre de Hollande éclate en 1672.

Les Hollandais, rapidement envahis par les Français, s’allient à l’Espagne et aux Impériaux. La question, chère à la France, de la frontière naturelle ressurgit. Avec la Franche-Comté en première ligne. Dès le début de 1674, l’armée royale, commandée par le duc de Navailles, s’empare de Gray, de Besançon et se rapproche de Dole par l’est. Le 27 mai, Louis XIV est devant la ville. Les remparts, restés inachevés, sont insuffisants pour repousser l’attaque. Et Vauban est de la partie…

Le siège s’installe avec ses escarmouches et sa tactique des mines et des contre-mines. Forte de trois mille hommes, la garnison doloise ne peut rien face à la puissante armée de Louis XIV. La ville capitule le 7 juin 1674. Pour calmer les Dolois, le roi rétablit le parlement le 17 juin, mais, contrairement à 1668, il n’entre pas dans la ville.

Le vitrail du Dolois Louis Rossigneux, verrier et receveur des Finances à Paris, montrant Louis XIV et sa cour adorant la sainte hostie dans la chapelle le 9 juin 1674 est un fait imaginaire.


« Privilégiant Besançon et sa situation géographique, Louis XIV va y transférer le Parlement dès 1676, ainsi que l’hôtel des Monnaies. Les Dolois recevront une compensation de cent mille écus d’or payés par les Bisontins qui voyaient leur ville devenir capitale de province à part entière. Dole, définitivement intégrée à la France, disait adieu à son époque de grandeur, mais au moins la paix était assurée ».

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