1636. Siège de Dôle par les Français

Le siège de Dole de 1636 est la première grande bataille de la guerre de Dix Ans, épisode franc-comtois de la guerre de Trente Ans, au cours duquel Dole, alors capitale comtoise, fut assiégée pendant plus de 80 jours (28 mai – 15 août) par les troupes du roi de France Louis XIII. Cette bataille a opposé les troupes d’Henri II de Bourbon-Condé aux troupes comtoises de Louis de la Verne.

Issue. Une victoire comtoise qui n’a pas changé le cours de l’histoire sur le long terme. En 1678, le Traité de Nimègue entérine la conquête et l’annexion de la Franche-Comté par la France (source : article de Vincent Bousrez, décembre 2015, Louis XIV et la Franche-Comté : une conquête).

Sources de la chronique sur le siège de 1636. A. Larges extraits de l’article de Wikipédia : le siège de Dole en 1636. B. Tableau de Nicolas Labbé, huile sur toile peinte après 1637, exposé au Musée des Beaux-arts de Dôle. Photographies : l’œuvre, détails de celle-ci, cartel explicatif.

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« Richelieu concentre depuis quelque temps à Auxonne (frontière entre la Bourgogne et la Franche-Comté) une armée, composée de plus de 25 000 hommes, dont il confie le commandement au prince de Condé.

Extraits de Wikipédia. « 27 mai 1636. Avec 20 000 hommes, Condé franchit la frontière et s’empare le même jour de Pesmes. En face, les Comtois ne sont que 9 000 hommes commandés par Gérard de Watteville, assisté de Jean Girardot de Nozeroy. Des soldats impériaux et lorrains sont attendus en renforts mais dans le camp comtois personne ne sait où ils se situent ni quand ils seront sur place.

Les Comtois ne savent pas vers quel objectif, entre Dole et Gray, les Français se dirigent. De plus, en large infériorité numérique, aucune action ne peut être entreprise frontalement. Dès que Watteville est averti que la ville de Dole va être assiégée, il organise ses troupes afin que les Français ne puissent pas atteindre les autres villes comtoises et mise sur une arrivée rapide des troupes alliées.

Un trompette français se présente devant la capitale comtoise. Ce dernier est conduit devant le gouverneur de la Comté, Ferdinand de Rye et somme la ville de se rendre sur-le-champ. Les élites doloises sont partagées : certains préconisent de négocier avec les Français et les autres de résister. Mais le gouverneur tranche rapidement en faveur des partisans de la résistance.

28 mai. Le prince Henri II de Bourbon-Condé divise son armée en trois groupes : il installe son quartier général avec le premier à Saint-Ylie.

29 mai. Louis de la Verne et ses 800 hommes tentent une sortie pour s’emparer, avant l’ennemi, du pont sur le Doubs. Il y arrive en même temps que les Français et, au terme de plusieurs heures de combats, il parvient à prendre possession du pont sur le Doubs et le conservera durant toute la durée du siège.

1er juin 1636. Le régiment de Picardie ouvre la tranchée.

13 juin. Il emporte la contrescarpe après un rude combat. Mais, au moment où le régiment de Picardie était relevé de tranchée par le régiment d’Enghien, les assiégés attaquent avec furie. Picardie qui n’avait plus de poudre, vole cependant au secours du régiment d’Enghien à l’arme blanche et reprend tous les postes. Le régiment d’Enghien avait tellement souffert que Picardie dut rester dans les tranchées.

14 juin. Cinq cents hommes, appuyés par Enghien, attaquent la demi-lune de la porte d’Aran. Après une lutte acharnée qui dura quatre heures, ils parviennent à s’en emparer mais, abandonnés à eux-mêmes, ils ne peuvent s’y maintenir.

24 juin. 2 000 Français quittent Dole pour attaquer Quingey, qu’ils parviennent à prendre mais à leur retour, ils sont interceptés par l’armée comtoise qui les repousse lors d’une bataille aux environs de Ports-Lesney.

16 juillet 1636. Christophe de Raincourt tente d’introduire de nouvelles troupes et des munitions dans Dole en passant par la forêt de Chaux et le gué du Temple mais, l’alarme ayant été donnée dans le camp français, il doit rebrousser chemin.

Les travaux de sape et de mine continuent. De nouvelles batteries sont érigées et pilonnent le vieux château de Dole jugé comme le principal point faible de la défense doloise.

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