De Rohan, abbés commendataires

En 1593, lors des guerres de religion, l’abbaye est occupée par les soldats de la Ligue catholique et les moines doivent se retirer pendant deux ans à Arles. À leur retour, ils retrouvent une abbaye dévastée.

Au XVIIe siècle, l’archevêque d’Arles, Jean Jaubert de Barrault y introduit la réforme bénédictine de Saint-Maur, mais il se heurte à une forte opposition des moines. Il doit faire appel en 1638 à des lettres patentes du roi l’autorisant si nécessaire à recourir à l’Intendant de Provence pour imposer le concordat de 1639. Les Mauristes prennent possession de ce monastère à la Saint-Michel.

1703. Sous la direction des nouveaux moines, des extensions sont entreprises : le lundi de Pâques 1703, l’archevêque d’Arles, François de Mailly pose la première pierre des nouveaux bâtiments conventuels de l’abbaye.

En 1726, un incendie très important nécessite des travaux de reconstruction, dirigés par l’architecte Jean-Baptiste Franque.

1759-1786. Le dernier abbé de Montmajour est le cardinal de Rohan, connu par l’Affaire du collier de la reine. L’abbaye est sécularisée en 1786″.

Partie 4. Abbaye de Saint-Vaast. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Au Xe siècle, Arnoul, comte de Flandre, contrôlait l’abbaye pour pouvoir étendre son comté vers le sud. Il s’assurait ainsi une certaine influence sur la population romanophone et aussi une aide efficiente de la part des moines pour la mise en valeur des terres.

Aux XVe et XVIe siècles, l’abbaye subit les contrecoups des affrontements entre les rois de France et les ducs de Bourgogne ainsi que les guerres d’Italie avec leurs combats déportés ayant lieu en Flandre et en Artois, les abbés (dont Martin Asset) devant veiller à maintenir le rang et les possessions du monastère.

1619. L’abbaye Saint-Vaast fonda un collège à l’université de Douai en 1619. Le collège de Saint-Vaast à Douai fut fermé et fusionné avec le collège du Roi lors de l’expulsion des Jésuites en 1764.

Au XVIIIe siècle, Vigor de Briois et le cardinal Armand-Gaston de Rohan, abbé commendataire, ordonnèrent la reconstruction de l’abbaye, alors fort délabrée. En 1741, la démolition du clocher fut inévitable et, en 1747, ce fut au tour de la voûte de l’église de s’écrouler.

Ils firent donc appel à l’architecte du roi Jean-François Labbé (décédé en 1750), proche du célèbre Robert de Cotte et de son fils Jules-Robert, qui en 1746 proposa un plan symétrique et ordonné, suivant les canons du classicisme, autour de trois cours : la cour d’honneur, la cour du puits et la cour du cloître.

Terminée vers 1770, l’abbaye est extrêmement vaste : elle mesure 220 mètres de long pour 80 mètres de large et possède 570 ouvertures. Elle forme avec la cathédrale Notre-Dame voisine, ancienne église abbatiale, le plus grand ensemble bénédictin néo-classique du XVIIIe siècle en France.

1769. L’abbaye Saint-Vaast distribuait aussi des bourses d’études aux étudiants. Ainsi, Maximilien de Robespierre, originaire d’Arras, obtint en 1769 une bourse de 450 livres annuelles de l’abbaye Saint-Vaast pour aller étudier au collège d’Arras à Paris.

Robespierre soupçonne plus tard que l’abbaye dispose d’une presse à l’origine de l’impression de nombreux libelles anti-révolutionnaires ».

Arras : l’hôtel de luxe au cœur de l’abbaye Saint-Vaast prévu pour mai 2024. Source : extraits de l’article de Florian Brassart, 17 décembre 2020, dans Actu d’Arras, Hauts de France.

« En mai 2024, l’hôtel de luxe du groupe Marriott ouvrira ses portes au cœur de l’abbaye Saint-Vaast d’Arras, dans le Pas-de-Calais. Un projet global est en construction.

Le fameux hôtel de luxe qui va s’installer au coeur de l’abbaye Saint-Vaast d’Arras (Pas-de-Calais) a enfin une date de livraison. L’établissement Marriott devrait ouvrir ses portes en mai 2024. Le projet, qui est loin de faire l’unanimité dans la cité atrébate, se débloque enfin et un calendrier voit le jour. 

Le maître d’œuvre, entouré d’une équipe, a été désigné lundi 14 décembre par la municipalité. Cette dernière va insuffler 20 millions d’euros dans un projet qui en coûte 60. Les 40 autres seront investis par le groupe Marriott.

La Ville n’est pas partie à l’aventure et a choisi un candidat, l’architecte Pierre-Antoine Gatier, qui connait son sujet : Il a rénové la Bourse du commerce à Paris, le château de Chantilly, la Basilique de Boulogne-sur-Mer… Il a acquis un vrai savoir-faire, assure Frédéric Leturque, maire d’Arras. 

Mais l’architecte a les capacités de réaliser ce projet global. d’après Frédéric Leturque. Global car il n’y a pas que l’hôtel de luxe, qui occupera la moitié de l’abbaye soit 10 000m2, qui est concerné. Il y a également le Musée des Beaux-Arts et le Pôle culturel installés dans l’autre partie.  L’objectif est de réussir à faire cohabiter un équipement privé avec un équipement public et culturel. Seulement, c’est un long chemin. Certes, l’hôtel est prévu pour le printemps 2024 mais pour tout rénover on est parti pour 10 voire 15 ans, confie le maire ». 

Pour aller plus loin : un ouvrage passionnant d’Eric de Haynin. La Crosse et l’Épée. Histoire des princes et évêques de Strasbourg, I.D. l’Édition, 2020, 192 pages.

  • Chapitre 14, Le Cardinal collier (1779-1802), pp. 161-175.
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