1763. Barr, la Folie Marco

1763. Barr (Bas-Rhin), la Folie Marco, aujourd’hui Musée des Arts décoratifs.

521ème chronique du Blog Histoires d’universités sur le 18ème siècle.

Diaporama de 39 photos.

Partie 1. Histoire de la Folie Marco. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Ce musée d’arts décoratifs est installé dans une demeure patricienne du XVIIIe siècle. Il abrite des collections de mobilier bourgeois alsacien du XVIIe au XIXe siècle. Achevé en 1763, l’édifice fait, partiellement, l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1935 et le musée, fondé en juin 1964, possède le label musée de France ».

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« Alors que Marco est le patronyme de son constructeur, le bailli strasbourgeois Louis-Félix Marco. L’appellation Folie suggère le type de résidences en vogue à partir du XVIIe siècle. Cependant l’historien d’art Hans Haug estime qu’il ne s’agit pas à proprement parler d’une folie, mais plutôt d’une maison de campagne assez vaste. D’autres conservateurs expliquent cette appellation par le caractère recherché de cet hôtel particulier et les fêtes mondaines dont il fut le cadre. Quant à ses concitoyens, les sommes – déraisonnables à leurs yeux – investies par l’avocat dans cette entreprise qui le laissa ruiné ont aussi pu les conduire à y voir une folie, au sens premier du terme.

Lorsque Louis Félix Marco (1718-1772), avocat au Conseil souverain d’Alsace, est nommé bailli de la seigneurie de Barr en 1750, il entreprend de faire construire une demeure à la hauteur de ses nouvelles fonctions, dont les travaux sont achevés en 1763. Après sa mort et à la suite de difficultés financières, son fils Louis Romain doit revendre la propriété à ses créanciers.

La veuve de l’un d’eux, Barbara Froehlich (1747-1816), s’y installe vers 1780 avec son second mari, le Strasbourgeois Jean-Christophe Kienlin (1747-1812), qui fait l’acquisition du vignoble situé face à la maison, lorsque celui-ci est vendu comme bien national après la Révolution ».

« Entre 1816 et 1922, la maison devient la résidence d’été de la famille strasbourgeoise Trawitz, des négociants de tabac prospères qui effectuent une série de transformations.

Créé au XVIIIe siècle, plusieurs fois modifié, puis rénové en 2001, le jardin couvre une superficie de 2 400 m2 et abrite de grands arbres aux essences variées datant de la première moitié du XIXe siècle, notamment un hêtre pourpre, des pins noirs et un if majestueux, ainsi que des plantes vivaces et grimpantes, telles chèvrefeuille, polygonum et rosiers grimpants, et diverses fleurs annuelles, pulmonaires, iris, hémérocalles, ou encore geranium.

Des gloriettes et divers éléments lapidaires agrémentent l’espace. Dans le mur de clôture situé à l’est est enchâssé un balcon à atlantes en provenance de l’abbaye d’Andlau« .

Pour aller plus loin. Hans Haug, Musée de la Folie Marco. Fondation Schwartz-Danner. 1960. Notice historique. Guide. Présentation d’objets, Société des amis du musée de la Folie Marco, Ville de Barr et DRAC, Barr, 1964 (livret mis à jour en 1993 par le Dr. M. Krieg, Conservateur), 25 p.

Partie 2. Les collections du Musée. Source : extraits du site du musée.

« La Folie Marco, grande demeure mi-seigneuriale mi-bourgeoise, est devenue un musée grâce à un legs fait en 1960 à la Ville de Barr. Les bâtiments et les collections qui y sont réunies constituent pour l’amateur comme pour le touriste un complément indispensable à la connaissance de la vie alsacienne. La Folie Marco est aujourd’hui un musée avec du mobilier bourgeois alsacien du 17e au 19e siècle, de la Renaissance rhénane à l’Empire et à la Restauration.

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