1775 (11 juin). Sacre de Louis XVI

1775 (11 juin). Sacre et couronnement de Louis XVI à Reims.

Louis XVI est devenu roi en mai 1774 à la mort de son grand-père, Louis XV. Il a alors 20 ans.

Il est marié avec Marie-Antoinette d’Autriche depuis le 16 mai 1770. Les raisons du mariage. « Le duc de Choiseul, ministre du roi Louis XV et favori de la Pompadour, a désiré unir Marie-Antoinette à l’héritier de la couronne de France pour contrer l’influence anglaise après la guerre de Sept ans. Louis XV, de son côté, se réjouit d’une alliance matrimoniale qui réconcilie la France et l’Autriche et permet de contenir l’agressivité croissante de la Prusse et la puissance montante de l’Angleterre ».

Marie-Antoinette et Louis XVI auront 4 enfants. Marie-Thérèse de France (1778-1851), Louis-Joseph de France (1781-1789), Louis XVII (1785-1795) et Sophie de France (1786-1787).

Partie 1. Sacre et couronnement.  Source : extraits de l’article  de Wikipédia.

« Le 11 juin 1775, en la cathédrale de Reims, Louis XVI est sacré selon la tradition remontant à Pépin le Bref. Le dernier sacre, celui de Louis XV, a eu lieu le 25 octobre 1722 ; depuis, le principe même de cette cérémonie a été très critiqué par le mouvement des Lumières : L’Encyclopédie et les philosophes critiquent le rituel, n’y voyant qu’un exacerbation du pouvoir de Dieu et une comédie destinée à maintenir les peuples dans l’obéissance ».

« Le contrôleur général des finances, Turgot, reproche au monarque cette cérémonie coûteuse évaluée à 760 000 livres ; peu de temps auparavant, Nicolas de Condorcet a écrit à Turgot pour lui demander de faire l’impasse sur la plus inutile et la plus ridicule de toutes les dépenses de la monarchie. Turgot pense alors à faire une sorte de sacre allégé, probablement près de la capitale, à Saint-Denis où à Notre-Dame, pour réduire les coûts. Cependant, pieux et très attaché à l’œuvre de ses prédécesseurs, même s’il est décidé à redresser la situation économique mal en point, le roi ne recule pas là-dessus et maintient la cérémonie avec autant de faste que prévu ».

« La cathédrale Notre-Dame de Reims, lieu emblématique des sacres des rois de France, est métamorphosée pour les festivités, un véritable bâtiment étant construit à l’intérieur, avec balustrade, colonnes, lustres, faux marbres.

La cérémonie est présidée par l’archevêque de Reims Charles Antoine de La Roche-Aymon, celui-là même qui avait baptisé et marié le dauphin. La cérémonie dure près de six heures – une loge permettant aux spectateurs de se reposer a été aménagée derrière la tribune de la reine ; toutes les étapes ont lieu, le lever du roi, l’entrée, le serment, le rituel de chevalerie, les onctions, la remise des insignes, le couronnement, l’intronisation, la grand-messe, l’hommage des pairs, la messe-basse et la sortie ».

« Selon la tradition, le prélat prononce la formule suivante en posant la couronne de Charlemagne sur la tête du souverain : Que Dieu vous couronne de la gloire et de la justice, et vous arriverez à la couronne éternelle. Conformément au rituel, le roi se rend ensuite dans le parc de la ville pour guérir les écrouelles des quelque 2 400 scrofuleux venus pour l’occasion, leur adressant à chacun la formule cérémoniale : Le roi te touche, Dieu te guérisse.

Le couple royal gardera un très bon souvenir de la cérémonie et des festivités consécutives. Marie-Antoinette écrira à sa mère que le sacre a été parfait […]. Les cérémonies de l’Église [furent] interrompues au moment du couronnement par les acclamations les plus touchantes. Je n’ai pu y tenir, mes larmes ont coulé malgré moi, et on m’en a su gré […]. C’est une chose étonnante et bien heureuse en même temps d’être si bien reçu deux mois après la révolte, et malgré la cherté du pain, qui malheureusement continue« .

Partie 2.  Sacre et couronnement. Source : Bibliothèque numérique de l’IHNA.

Partie 3. Sacre et couronnement. Source : Bonnes feuilles de Bernard Vincent, Louis XVI, Gallimard, Folio biographies, 2006, pp. 118-121.

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