Archives de Catégorie: D. Allemagne

Gae Aulenti. 30 ans en 1958

Gae Aulenti (décembre 1927 à Palazzolo dello Stella, dans la province d’Udine, et morte le 31 octobre 2012 à Milan) est une architecte, designer, muséographe, enseignante. Source des citations : Wikipédia.

Exposition Gae Aulenti, a Creative Universe, Vitra Design Museum, Pavillon Schaudepot, du 29 février au 28 juin 2020.

Album de 19 photos.

1953 (25 ans). « Gae Aulenti est diplômée en architecture de l’école polytechnique de Milan en 1953. Elle y a également obtenu le diplôme de la profession. Dans les années cinquante, l’architecture italienne est engagée dans une recherche culturelle historique sur la récupération des valeurs architecturales du passé et de l’environnement bâti existant qui se joindra au mouvement Neoliberty. Aulenti fait partie de cette tendance, qui est en désaccord avec le rationalisme.

1955-1965 (27-37 ans). Elle fait partie de la rédaction de Casabella-continuità dirigée par Ernesto Nathan Rogers, qu’elle considère comme son « père spirituel ». Ses premiers projets de mobilier sont partagés entre la comparaison avec les formes et les matériaux du passé et les expériences allant dans le sens de la pensée rogérienne de l’architecte en tant qu’intellectuel, capable de comprendre les transformations sociales et culturelles du pays.

1960-1962 (32-34 ans). Aulenti enseigne en tant qu’assistante en composition architecturale à l’université IUAV de Venise.

1962 (34 ans). Sgarsul Poltronova

1964-1967 (36-39 ans). Elle enseigne cette même matière au Politecnico de Milan ».

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J. Meyer. L’Art de l’escrime (1570)

A. Colloque Autour du Livre de combat du strasbourgeois Joachim Meyer (1537-1571)

« Joachim Meyer, un coutelier d’origine bâloise, bourgeois de Strasbourg, est l’auteur d’un des ouvrages les plus aboutis sur l’art du combat de son temps. La parution de Gründtliche Beschreibung der Kunst des Fechtens en février 1570, imprimé chez Thiebolt Berger place du Vieux marché aux Vins, n’a eu que peu de succès à Strasbourg même. Il n’y a pas même un seul exemplaire conservé dans les différents fonds patrimoniaux de la ville, et un seul en Alsace, à la bibliothèque Humaniste de Sélestat.

L’ouvrage a pourtant marqué son temps et a donné lieu à plusieurs rééditions au XVIIe siècle… Enfin le contenu allie la tradition des armes chevaleresques de la fin du moyen âge (dague, épée à deux mains, bâton), des armes de guerres employées dans le contexte du combat singulier (hallebarde, grande pique) et modernité avec la rapière et le poignard ».

Un exemple d’arme : l’épée longue.

Album de 14 photos : le colloque, les planches de l’ouvrage de Meyer

B. Joachim Meyer, article de la Fédération Française des Arts Martiaux Historiques Européens.

« Auteur du dernier ouvrage pouvant être attribué à la tradition martiale de Johannes Liechtenauer, Joachim Meyer est un auteur du milieu du XVIe siècle, et son œuvre demeure la seule tentative de modernisation de la tradition liechtenauerienne. Probablement originaire de la ville de Bâle (né en 1537) et coutelier de profession, son père aurait été papetier.

Ce serait au cours de son compagnonnage que J. Meyer se serait rendu dans la ville de Strasbourg. En 1560, il accède officiellement à la bourgeoisie. C’est également autour de 1560 qu’il semble diriger la rédaction de son premier ouvrage, un manuscrit dédié au comte Otto de Sulms, Minzenberg et Sonnenwaldt,

En février 1561, puis en septembre 1563, en juin 1566, en février 1567 et en juin 1568, on trouve dans les archives de Strasbourg des demandes de Joachim Meyer, afin de pouvoir organiser des « fechtschulen ».

Son œuvre majeure, « Discours détaillé sur l’Art de l’Escrime », est datée du 24 février 1570, visiblement à la fin d’une décennie d’enseignement et de pratique de l’escrime.

L’année 1570 semble également être liée à la rédaction de son second manuscrit, dédié au comte Heinrich von Eberst, aujourd’hui conservé à Rostock.

 Durant cette année, il parvient également à se faire engager comme maître d’armes (fechtmeister) par le duc Jean-Albert 1er de Mecklembourg. Il quitte Strasbourg un jeudi de janvier 1571, arrive à la cour du duc de Mecklembourg le 10 février et y meurt le 24, à l’âge de 34 ans« .

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Baldung. Saintes et saints martyrs

Suite et fin des chroniques et photos sur l’exposition de Karlsruhe. Hans Baldung Grien. Sacré / Profane, Saintes (Catherine d’Alexandrie, Dorothée) et Saints (Christophe, Jérôme, Georges).

Saintes : album de 24 photos. Saints : album de 24 photos

Hans Baldung Grien, Sainte Catherine, vers 1504, Panneau de résineux, Schwabach, Stadtpfarrkirche St. Martin

« La tradition situe la naissance de Sainte Catherine à Alexandrie et date sa mort dans la même ville, à dix-huit ans en 312, sous le règne de Maximin II Daïa. Elle était très instruite compte tenu de son sexe et de son âge : à 18 ans elle convertit plusieurs philosophes qui avaient été chargés par l’empereur de la faire renoncer à sa foi.

Un préfet conseille alors un supplice féroce pour la vierge, afin que l’exemple de cette mort effraye les autres chrétiens : quatre roues entourées de scies de fer et de clous doivent lui déchirer et broyer le corps. Alors la vierge pria le Seigneur de détruire cette machine : « et voilà qu’un ange du Seigneur frappa et brisa cette meule avec tant de force qu’il tua quatre mille païens ».

Hans Baldung Grien, Sainte Catherine, vers 1505/1507, Gravure sur bois, Karlsruhe, Staatliche Kuntshalle

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Baldung. Vierge / Vénus

Suite des chroniques et photos sur l’exposition de Karlsruhe. Hans Baldung Grien, Sacré / Profane : Vierge / Venus. Citations : cartouches des œuvres exposées.

Album de 33 photos

Représentations de la Vierge pendant la Réforme. « La Vierge à l’enfant est l’un des sujets les plus traités de l’Art chrétien, et Baldung n’a cessé, lui aussi, d’en donner de nouvelles interprétations ».

La Vierge à l’enfant endormi, Strasbourg, 1520

« Il peut paraître étonnant que même après l’adoption de la réforme à Strasbourg en 1529, il ait encore peint une série de tableaux sur ce thème, dans la mesure où beaucoup des adeptes de la nouvelle foi rejetaient tout autant les images religieuses que le culte marial.

Nous ne savons pas pour qui Baldung a peint ces madones : pour des commanditaires restés fidèles à l’ancienne foi ? Ou pour des protestants modérés ? Ou pour des amateurs d’art de culture humaniste. Résidaient-ils à Strasbourg ou dans des villes catholiques de la Région du Rhin supérieur, par exemple à Fribourg ?

Sacré / Profane. La vision idéalisée, parfois même teintée d’érotisme, de la Vierge n’est pas sans lien avec l’iconographie antique de Vénus, et les anges rappellent de petits cupidons »…

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Renaissance Carolingienne

Republication de la chronique du 28 avril 2014, publiée à l’occasion de la visite d’Aix-la-chapelle.

La Bibliothèque Nationale de France s’est lancée dans des expositions virtuelles, permettant l’accès gratuit à des textes, des images et des sons. Initiative excellente ! L’exposition virtuelle, Trésors carolingiens, constitue la base de cette chronique. Lire aussi à propos de l’exposition Les serments de Strasbourg. Charlemagne, le fils, les petits-fils.

L’université, au sens médiéval d’une institution fondée par une bulle du Pape, d’une corporation d’enseignants et d’étudiants soumis à un statut définissant des droits et des devoirs, diffusant des connaissances organisées en programmes d’enseignements progressifs et délivrant des titres, n’existe pas sous Charlemagne (747-814). Généalogie des Carolingiens de Charles Martel à Charles le Gros. Histoire de l’Europe carolingienne.

Charlemagne n’a inventé ni l’École, ni l’Université médiévale. Mais à l’image de certains anciens des siècles précédents, il a fait gravir des marches essentielles à l’enseignement. Un précurseur, Cassiodore (480-575). Celui-ci s’est « retiré loin du monde dans le monastère de Vivarum, qu’il a lui-même fondé en Calabre. Il y passera les trente dernières de sa vie à mettre en œuvre la transmission de l’héritage gréco-romain à un Occident tombé aux mains des Barbares« .

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Strasbourg. La flèche de Notre-Dame

1399 à 1419 : Construction de la haute tour (source citée : Œuvre Notre-Dame).

« Dès 1399, l’architecte Ulrich d’Ensingen dresse le plan d’une haute tour rehaussée d’une flèche ajourée. L’octogone est composé de huit baies monumentales, rythmées par des contreforts saillants. Au-dessus s’ouvre le petit étage de l’octogone qu’Ulrich n’achèvera qu’à moitié. Il meurt en 1419 avant d’avoir terminé son œuvre ». Lire la suite…

Photos du 7 février 2020

1419 à 1439 : Achèvement de la flèche

« Après la mort de maître Ulrich d’Ensingen en 1419, son parlier (ou appareilleur) Jean Hültz de Cologne, est choisi comme architecte. Confirmé par une commission d’experts invités à Strasbourg pour examiner les candidatures, Jean Hültz occupera ce poste jusqu’à sa mort en 1449″.

« Jean Hültz modifie le plan de son prédécesseur. Il révolutionne la conception de la flèche par une approche différente…

 Au moment de l’achèvement de la flèche en 1439, la cathédrale est, avec ses 142 m, le plus haut monument chrétien que l’homme ait jamais construit. Ses contemporains la qualifient de « huitième merveille du monde ». Lire la suite…

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Saint Sébastien par Baldung

Suite des chroniques et photos sur l’exposition de Karlsruhe. Hans Baldung Grien, Sacré / Profane.

Martyres de Saint Sébastien par Albrecht Dürer et par Hans Baldung Grien : album de 15 photos

A. Albrecht Dürer, Saint Sébastien attaché à une colonne, vers 1499, Gravure sur cuivre, Karlsruhe, Staatliche Kunsthalle.

B. Albrecht Dürer, Martyre de Saint Sébastien, 1501, Eau-forte sur papier vergé filigrané,  Nuremberg.

« Deux gravures de saint Sébastien réalisées par Albrecht Dürer (1471-1528) sont connues, une d’un saint Sébastien adossé à une colonne (1499) et celle-ci, plus rare, d’un saint Sébastien appuyé contre un arbre. Datant de 1501, elle est réalisée durant la période où il réside à Nuremberg, entre ses deux voyages en Italie. On y retrouve les lignes très rapprochées et croisées caractéristiques de son œuvre. Cette technique qui procure une grande vivacité au dessin est encore accentuée après son second voyage, jusqu’à obtenir une impression de clair-obscur. 

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Baldung. Scènes de la vie du Christ

Suite des chroniques et photos sur l’exposition de Karlsruhe. Hans Baldung Grien, Sacré / Profane.

Scènes de la vie du Christ, œuvres réalisées entre 1506 et 1517. Lieux de séjour d’Hans Baldung (1485-1545). 1503-1508 : il travaille dans l’atelier de Dürer à Nuremberg. 1509-1512 : il est à Strasbourg. 1512-1516 : séjour à Fribourg-en-Brisgau. Exécution du maître-autel de la cathédrale. 1517. Il acquiert pour la seconde fois le droit de bourgeoisie à Strasbourg. Il y travaillera jusqu’à sa mort.

Ces scènes de la Vie du Christ sont des œuvres de jeunesse, réalisées entre 18 et 32 ans. Scènes religieuses d’avant les thèses de Luther (1517), d’avant la diffusion de la Réforme (à partir des années 20), d’avant la brève période d’iconoclasme (vers 1524-1525 à Strasbourg).

  • Adoration des mages. Repos pendant la fuite en Égypte : album de 12 photos
  • Crucifixion. Déploration : album de 27 photos
  • Les albums comprennent les photos des notices de présentation des œuvres (en français).

L’adoration des mages, 1506. Vitrail Löffelholz, atelier Veit Hirsvogel l’ancien

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Charlemagne : fils et petits-fils

A l’occasion du cours d’Histoire médiévale de demain sur les Carolingiens, republication d’une chronique de janvier 2013.

Exposition au Musée Historique de Strasbourg jusqu’au 10 février 2012 : les serments de Strasbourg, le premier document écrit en français. « Le 14 février 842, c’est à Strasbourg que se rencontrent deux petits-fils de Charlemagne (742-814), Louis le Germanique et Charles le Chauve, pour faire alliance contre leur frère aîné Lothaire, qui prétend exercer le pouvoir sur l’Empire. Cet accord est validé par des serments prononcés par les deux alliés et par leurs armées, chacun dans la langue de son homologue ».

Visite de l’exposition du Musée historique : 16 photos. Les serments retranscrits à la fin du 10ème siècle (Manuscrit de Nithard). Les serments prononcés et leur traduction en français contemporain.

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Adam et Eve par Baldung Grien

Suite de la chronique Gravures et Peintures sur Adam et Eve (1504-1514) : Albrecht Dürer, Lucas Cranach l’Ancien, Hans Baldung Grien. Citations empruntées aux cartouches de l’exposition de Karlsruhe.

Album de 32 photos.

4. Hans Baldung Grien a 25 ans, Eve et le Serpent, 1510, Plume et encre noire, Hambourg, Kunsthalle.

« Il est très inhabituel qu’Adam soit absent d’une représentation de la Chute. Mais peut-être est-ce l’observateur qui occupe ici sa place ? En regardant vers l’extérieur du tableau, Eve, la séductrice, semble nous entraîner dans l’histoire.

C’est le plus ancien dessin que Baldung ait consacré au péché originel en son nom propre. C’est aussi sa première représentation d’un nu féminin. L’artiste s’est inspiré de modèles célèbres dont l’Eve de la gravure sur cuivre de Dürer (1504).

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