Archives de Catégorie: D. Allemagne

1768 Sarreguemines, Saint-Nicolas

Sarreguemines, église Saint-Nicolas (1760-1768)

Diaporama de 21 photos

Partie 1. Église Saint-Nicolas. Source : Cirkwi.

« Église en grès des Vosges et de style néo-classique, elle fut édifiée de 1760 à 1768. Elle doit son nom à Saint Nicolas, patron des bateliers, des enfants et de la Lorraine.

Le monument fut construit selon les plans de l’architecte militaire Charles Martin. Son architecture est massive et en observant le fronton, on distingue des motifs évoquant les insignes militaires (casques, drapeaux…) à la gloire des Armées Divines.

Sur la partie supérieure de la porte d’entrée sont sculptées trois têtes d’anges, placées au-dessus et au-dessous d’un triangle contenant l’œil de Dieu. Cette figure représente la Sainte Trinité ».

« Au 18ème siècle, l’église représentait un édifice très imposant proportionnellement au nombre d’habitants de la ville (2000 personnes)

A l’intérieur, l’édifice renferme un intéressant mobilier du 18ème. Le Maître-Autel et la chaire à prêcher sont des œuvres caractéristiques de l’époque baroque. La chaire est intéressante par ses motifs en rocaille. Elle est ornée de la colombe, symbole de l’inspiration divine et des quatre évangélistes Luc, Matthieu, Marc et Jean qui sont réalisés en style naïf.

L’église est également dotée d’un orgue de style baroque, acquis en 1769, qui fut remanié à plusieurs reprises, en dernier lieu après l’incendie de 1990. Sa façade actuelle comprend un corps central du 18ème et les tours latérales (1850). La partie instrumentale a été reconstruite par le facteur Yves Koenig selon le cahier de charges établi par Norbert Petri.

Les trois grands tableaux du chœur sont l’œuvre de Januareus Zick, peintre officiel de la Cour du Prince-Évêque de Trêves. Ils représentent la Nativité, la descente de la Croix et la Résurrection.

La sculpture la plus précieuse et la plus chère du chœur des Sarregueminois est la Piéta de la chapelle de la Vierge (1663).

Partie 2. Église Saint-Nicolas. Source : texte d’Arlette, guide à l’office du tourisme, historienne de formation.  

En 1802, l’église appartient à la paroisse St Denis de Neunkirch.  Il y a 3 chapelles :

– St Nicolas, la plus ancienne, qui se trouvait à mi-pente du château (chapelle haute, 1ère mention en 1355, détruite en 1754

– Ste Catherine au pied du château, fin du 14ème siècle. Chapelle inférieure, appelée du nom de sa fondatrice : Catherine et Nicolas de Gersbach, nobles de Sarreguemines (détruite en 1764).

– Ste Croix, à l’extérieur de la ville (hors des murailles). Sans doute 15ème siècle. Elle servit de sépulture à différents prêtres et bourgeois de 1671 à 1768. Elle fut détruite en 1800. Cette chapelle renfermait la statue de la Pietà, Notre Dame des douleurs, actuel joyau de l’église saint Nicolas. La Piéta est un chef d’œuvre sculpté, réalisé en 1663,  à la suite d’un vœu formulé durant la guerre de 30 ans.

Sarreguemines méritait d’avoir une église propre, car la ville était le siège de l’administration militaire de la province de la Sarre ou de la Lorraine allemande, d’un hôtel de ville…. En juillet 1754, l’abbé Stein, prieur de l’abbaye de Wadgassen, et l’abbé Ferange, curé de la paroisse de Neunkirch décidèrent la construction d’une nouvelle église en remplacement des trois chapelles devenues trop vétustes et trop petites pour les 1650 paroissiens de Sarreguemines de l’époque.

L’église St Nicolas, réalisée en grès des Vosges, de style composite, néoclassique à l’extérieur et baroque à l’intérieur, fut conçue selon les plans d’un architecte militaire Charles Martin. Elle fut édifiée en 1762 et achevée en 1768.

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Sarreguemines. Carreaux de faïence

Chroniques antérieures sur Sarreguemines

La Faïencerie de Sarreguemines. Musée du Moulin de la Blies (affluent de la Sarre). Diaporama de 34 photos.

Sarreguemines : la Sarre, le canal, le port de plaisance, le casino de la faïencerie. Diaporama de 17 photos.

Partie 1. Carreaux et carrelages de Sarreguemines

Source : article de Wikipédia.

Diaporama de 32 photos

« Les premiers carreaux apparaissent en France dans les édifices religieux au 8ème siècle et se développe dans les maisons de notables au 18ème siècle, l’application de faïence peinte sur les carreaux datant du 16ème  siècle tandis que leur usage se démocratise à partir du 19ème siècle. Concurrencé par les parquets de bois, il se destine alors aux lieux moins nobles (passages, pièces de service) des bâtiments.

Argile ou terre, quartz, feldspath qui se vitrifie sous la chaleur, kaolin qui est un adjuvant et les émaux. Ces matières premières sont mélangées et broyées de manière à former une pâte fine et homogène appelée barbotine.

Cette barbotine est ensuite séchée via un atomiseur qui permet d’en extraire l’eau pour n’en retenir que la poudre. Cette poudre est ensuite injectée dans un moule de la taille et de la forme recherchée du carreau, puis est enfin pressée. Après pressage, le carreau est nettoyé puis soumis à plusieurs étapes de séchage pour faire tomber son taux d’humidité de 5-6 % à environ 0,5 %.

Le carreau est ensuite émaillé. Afin de lui donner l’aspect recherché, il existe trois types d’émaillage : l’émaillage à sec, l’émaillage humide et la sérigraphie. Le zircon (ou silicate de zirconium ZrSiO4) est utilisé pour l’opacification des émaux. Cet usage représente 53 % de la consommation mondiale de zirconium.

Le carreau subit une dernière étape de cuisson au four avant d’être conditionné pour la vente ».

Partie 2. Le Musée de la faïence et son Jardin d’hiver (1880)

Source : extraits du site du musée.

« La façade discrète de cette bâtisse de centre-ville cache bien son jeu ! A l’étage, le musée recèle un véritable trésor classé monument historique, presque insoupçonnable de l’extérieur. Si en 1882, vous aviez été un hôte de marque, c’est sans doute dans son magnifique Jardin d’Hiver décoré de carreaux de faïence que Paul de Geiger, le directeur emblématique des faïenceries de Sarreguemines, vous aurait reçu ».

3ème phase de restauration du jardin d’hiver. Youtube de 2’27. Autre Youtube : à partir de 5’40.

Au début du 20ème siècle, l’usine de Sarreguemines, qui se spécialise dans le carrelage décoratif, profite des artistes comme H. Steinlein. Ils sont engagés pour dessiner du carrelage mural pour des grands magasins, des entrées d’immeubles.

Partie 3. Histoire de la faïence à Sarreguemines. Source : infofaïence.

« La réputation de la faïence de Sarreguemines n’est plus à faire. En deux siècles, la petite industrie familiale née à la Révolution a fait chemin. De nombreux amateurs de ces pièces gaies et colorées sont disséminés un peu partout dans le monde.

Paul Utzschneider et Paul de Geiger, véritables hommes-orchestre, ont propulsé la petite ville au tout premier rang de l’industrie faïencière : dès le 19ème siècle, Sarreguemines propose dans le monde entier une vaste collection de faïences, vases, cache-pot, fresques murales, cheminées…

L’activité débute en 1790. Nicolas-Henri Jacobi et deux autres associés installent la première manufacture. Toutefois, la conjoncture n’est guère favorable. Jacobi achète alors un moulin à huile qu’il transforme en moulin de cailloutage situé en bord de rivière, mais sa bonne volonté ne suffit pas : les difficultés d’approvisionnement en matières premières, l’hostilité et la méfiance des habitants, la concurrence des manufactures anglaises et françaises et les troubles de la Révolution poussent Jacobi à céder la place…

Paul Utzschneider et le début de l’expansion

Ce jeune Bavarois dynamique reprend la manufacture en 1800 et la redresse rapidement. Napoléon Ier devient un de ses meilleurs clients et lui passe plusieurs commandes. L’usine produit la plupart de carrelage mural pour le métro parisien quand il est construit.

Utzschneider, un jeune homme inventif, introduit de nouvelles techniques de décoration. L’expansion est telle qu’il doit ouvrir de nouveaux ateliers. Il fait ainsi l’acquisition de plusieurs moulins. Les protestations suscitées par les déforestations l’amènent à l’utilisation de la houille en substitution du bois, mais il faut attendre 1830 pour que soient construits les premiers fours à houille.

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1733. Stengel, architecte des Nassau

Chroniques d’Histoires d’universités sur Sarrebruck et sur Sarreguemines au 18ème siècle.

Partie 1. Biographie de Friedrich Joachim Michael Stengel. Source 1. Article de Wikipédia.

Friedrich Joachim Michael Stengel est un architecte allemand, né le 29 septembre 1694 à Zerbst, mort le 10 janvier 1787 à Sarrebruck.

Au début du 18ème siècle, Nassau-Sarrebruck, Nassau-Ottweiler et Nassau-Usingen s’éteignirent au profit de la branche de Nassau-Usingen. En 1735, cette dernière fut de nouveau divisée entre la Nassau-Usingen et la Nassau-Sarrebruck, qui furent réunies en 1797. En 1806, sous la pression de Napoléon Ier, la Nassau-Weilbourg et la Nassau-Usingen fusionnèrent pour former le duché de Nassau et entrer dans la confédération du Rhin.

Stengel est l’architecte du duc de Gotha, des princes-abbés Constantin de Buttlar et Adolphe de Dalberg, puis des princes de Nassau-Usingen et Sarrebruck-Sarrewerden.

Directeur des constructions des princes de Nassau, il mène l’édification des églises de Harskirchen, Wolfskirchen, Weyer, Berg, Lorentzen et Oermingen. Ces constructions sont ordonnées en 1766 par le prince Guillaume Henri de Nassau-Sarrebruck afin de garantir l’harmonie et la paix entre les confessions catholique et protestante.

Le plus célèbre de ces édifices est la Ludwigskirche de Sarrebruck bâtie de 1762 à 1775.

Source 2. Espace culturel du Temple.

1694. Friedrich Joachim Michael Stengel naît le 29 septembre à Zerbst.

1708 (14 ans). Il commence des études de sciences mathématiques et d’architecture civile à l’Académie de Berlin.

1712 (18 ans). Il part en Italie afin de parfaire ses connaissances en architecture italienne.

1721 (27 ans). Le prince-évêque de Fulda lui confie la mission d’élaborer des plans. Un an plus tard, Stengel poursuit la construction du château résidentiel de Fulda jusqu’à son achèvement.

1729 (35 ans). Stengel n’est pas seulement expert en matière d’architecture mais il s‘intéresse également aux sciences physico-techniques. En 1729, il présente au prince-abbé de Zelle un baromètre lumineux.

1730 (36 ans). Il travaille à Gotha comme ingénieur.

1733 (39 ans). Il est nommé architecte auprès de la cour de Nassau-Usingen où la modernisation du château de Biebrich est une de ses premières missions.

1737 (43 ans). Il crée les plans pour le château résidentiel de Sarrebruck.

1739 (45 ans). La construction commence en 1739. La famille Stengel réside à Sarrebruck.

Vers 1750 (56 ans). La princesse Johanna Elisabeth de Anhalt-Zerbst (la mère de la Tsarine Katharina II de Russie) essaye de convaincre l’architecte Stengel pour la construction d’une résidence attractive de veuvage à Dornburg sur l’Elbe.

1751 (57 ans). Stengel voyage à Zerbst, au moment où commencent les travaux de construction du château de Dornburg. Il donne ses instructions aux artisans locaux et dirige cette construction par correspondance.

1753 (59 ans). Il est nommé au Conseil de chambre et Directeur général de construction.

1762 (68 ans). La première pierre de l’église Ludwigskirche est posée et les constructions du Ludwigsplatz commencent.

1775 (81 ans). Stengel assiste à l’inauguration de la Ludwigskirche.

La Tsarine Katharina II, qui entend parler du talent de Stengel, essaye de le recruter pour la Russie. Stengel décline cette offre, mais son fils Johann Friedrich part pour St Petersbourg où il occupera la fonction d’architecte à la cour impériale.

1787 (93 ans). Stengel décède le 10 janvier à Sarrebruck à l’âge de 93 ans.

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1754-1758. Saint-Jean, Sarrebruck

Suite des Chroniques d’Histoires d’universités sur Sarrebruck – Saarbrücken

Diaporama de 43 photos

Partie  1. La Basilique Saint-Jean est une église catholique située sur le marché Saint-Jean à Sarrebruck. Source : article de Wikipédia.

« St. Johann était administrée à l’époque de la Réforme par un seigneur protestant et seule une chapelle, la chapelle Saint-Jean, était affectée au culte catholique.

Au XVIIIe siècle, sous la domination française de Louis XIV, la population catholique s’accrut. Le pouvoir en place finança alors la construction de la basilique, qui était le seul édifice religieux construit depuis cent ans. Celui-ci fut construit à la place de la chapelle du même nom par l’architecte Frédéric-Joachim Stengel entre 1754 et 1758.

La basilique fut plusieurs fois réaménagée, détruite et rénovée.Elle tient son nom actuel d’une décision de Paul VI qui en fit une basilique mineure en 1975. Elle fait partie d’une paroisse qui compte cinq églises.

L’intérieur a été réaménagé conformément à l’original baroque entre 1972 et 1975″.

Partie 2. Source : Larges extraits du site canadien dédié à la musique d’orgue

« Le 21 décembre 1684, sous la pression du roi Louis XIV, la chapelle St. Johann est retirée au culte protestant et rendue au culte catholique. La base de cette décision veut que dans lieux réunifiés où il existe deux églises, la plus petite soit assignée aux catholiques, et là où une seule église existe, l’utilisation doit se faire en alternance. Selon le point de vue français, comme St. Johann et Saarbrücken ne forment qu’une seule ville, la chapelle St. Johann revient aux catholiques. Les moines prémontrés du monastère de Wadgassen se chargent des services de pastorale.

Lorsque la Paix de Rijswijk est signée le 30 octobre 1697, mettant fin à guerre de Neuf-Ans (1688-1697) entre la France et la Grande Alliance qui inclut l’Angleterre, l’Espagne, l’Autriche et la République hollandaise, la France doit retourner la région de Saar. L’empereur et les autorités impériales catholiques décident que toutes les mesures politico-religieuses françaises continuent de s’appliquer. Ainsi, la chapelle St. Johann demeure catholique.

Vers 1750, la vieille chapelle St. Johann est devenue trop petite pour accueillir tous les catholiques du comté de Saarbrücken. Le curé, Jean-Baptiste Namour, un moine prémontré du monastère de Wadgassen, soumet l’idée de construite une nouvelle église paroissiale aux autorités compétentes qui sont Michael Stein, l’abbé du monastère de Wadgassen, le prince Wilhelm Heinrich (1718-1763), et le roi de France, Louis XV (1710-1774).

Après que l’emplacement et le style du nouvel édifice aient été déterminés, les dons sont recueillis pour financer les coûts de construction. Parmi ceux-ci, Claude Charles de Rouvroy de Saint-Simon  (1695-1760), évêque (1733-1760) de Metz, fait don de 1 000 francs pour le maître-autel alors que le prince Wilhelm Heinrich fait don du bois en provenance de sa  forêt privée. Quelle que soit leur allégeance religieuse, tous les résidents doivent participer aux corvées sur le site.

La construction du clocher est rendue possible grâce à Herz Cerfbeer de Medelsheim (1730-1793), un banquier juif, par un prêt à Strasbourg ».

« Le principal architecte est Friedrich Joachim Stengel (1694-1787) qui a reçu l’aide de l’architecte Heinrich Eckardt au cours de la phase de planification. Ont participé à la construction, les sculpteurs Johann Philipp Mihm (vers 1710-après 1774), Jacques Gounin (avant 1750-après 1775), Jakob Stein, le plâtrier Wunibald Wagner, le peintre et doreur Saladin, et les facteurs d’orgues les frères Stumm. Aussi impliqués sont le maître maçon, les charpentiers, les menuisiers, l’ardoisier, le maître vitrier, les tuyautiers, le forgeron, et le plombier.

La consécration a lieu le 8 janvier 1758 et est présidée par Michael Stein, abbé du monastère des prémontrés de Wadgassen. Le clocher est complété en 1763.

Lorsque la paroisse St. Johann est rattachée au diocèse de Trèves à la suite du Concordat de 1801 avec Napoléon Bonaparte (1769-1821) et soumise à une réorganisation ecclésiastique en 1821, les moines prémontrés sont remplacés par des prêtres séculiers diocésains.

L’édifice a été restauré trois fois au cours du XIXe siècle : en 1835-1836 par l’architecte Fr. Hochapfel, en 1869-1870 par l’architecte Carl Benzel, et en 1879 par l’architecte H. Langwied. En 1907, sous la direction de l’architecte local Gustav Schmoll dit Eisenwerth (1881-1916), l’édifice est agrandi pour y inclure une sacristie, une salle latérale, et une façade de style du nouvel art baroque ».

« Dans les années 1972-1975, l’intérieur est complètement restauré et reçoit une allure baroque. Les travaux sont réalisés par la firme Fuchs, de Würzburg. L’intérieur est peint en blanc et vert océan, tel qu’il était, en 1757, aménagé par Michael Krieger. Pour ce faire, les restaurateurs ont retiré 18 couches de peinture provenant de 217 ans. La voûte en stucco du chœur comprend l’agneau de l’Apocalypse entouré des quatre symboles des évangélistes ».

« Le clocher est intégré dans la façade et forme une entité structurelle avec elle. La façade est divisée en trois parties tant sur la hauteur que sur la largeur. La nef, en forme de salle, intègre un chœur qui se termine par un chevet à six pans ».

« Un des éléments les plus importants de l’ameublement doré est la chaire qui a été fabriquée par le menuisier Hackspill et le sculpteur Graner en 1764. C’est un don de Michael Stein, abbé du monastère de Wadgassen ».

« Les niches contiennent les statues des quatre évangélistes et celle du Christ enseignant. À l’intérieur de l’abat-voix, une sculpture de l’Esprit-Saint sous forme d’une colombe est une allégorie de l’inspiration ».

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1762-1775. Église Louis de Nassau

1762-1775. Église de Louis de Nassau à Saarbrücken.

Sources. Article de Wikipédia et livret (en français) mis à disposition à l’entrée de l’église (34 pages).

La Ludwigskirche, église du Prince Louis de Nassau est une église protestante de style baroque située à Sarrebruck. Symbole de la ville, elle est avec la Frauenkirche de Dresde et le Michel de Hambourg un des meilleurs exemples d’église protestante bâtie en Allemagne.

Elle est considérée comme le couronnement des travaux de l’architecte baroque Friedrich-Joachim Stengel (photo) et elle compte parmi les églises protestantes baroques les plus connues en Allemagne.

Deux diaporamas : extérieur de l’église (40 photos), intérieur (23 photos).

Guillaume Henri (né le 6 mars 1718 à Usingen) est  prince de Nassau-Sarrebruck de 1741 jusqu’à sa mort en juillet 1768.

Louis (1745-1794) est le dernier prince régnant de Nassau-Sarrebruck. Il règne de 1768 jusqu’à la Révolution française.

Chronique du 27 septembre 2022, Princes de Nassau au 18ème siècle. De 1741 à 1794, deux princes de Nassau-Sarrebruck se succèdent au pouvoir, Guillaume Henri (de 1741 à 1768) et Louis (de 1768 à 1794).

1761. Le Prince Guillaume ordonne le début de la planification pour la construction d’une nouvelle église luthérienne, destinée à l’usage de la Cour et de la paroisse.

1762. Pose de la première pierre sous le patronage du prince Guillaume Henri de Nassau-Sarrebruck. L’église est placée au centre de la place typiquement baroque, à la différence des places royales françaises où c’est la statue du roi qui a seule ce privilège.

1768. A la mort de Guillaume Henri, les travaux sont arrêtés pour raison d’endettement d’État.

1773. Reprise des travaux.

1775. L’église est terminée et inaugurée par le prince Louis de Nassau-Sarrebruck, fils et successeur de Guillaume-Henri, qui lui donne son nom ainsi qu’à la place sur laquelle elle est édifiée.

Le plan de l’église a la forme d’une large salle en croix grecque, avec l’ensemble autel et chaire situé au bout du côté long. C’est le plan qui répond le mieux aux exigences de la prédication protestante.

A l’origine, l’église est couverte de crépi et peinte en blanc comme le sont tous les édifices de la place. La peinture n’a pas résisté au temps ; elle est enlevée à la fin du 19ème,  laissant apparaitre le grès rose et ocre.

Vues de l‘extérieur. Les quatre évangélistes : Matthieu avec l’ange, Marc avec le lion, Luc avec le taureau, et Jean avec l’aigle (photos et détails dans le diaporama). Les quatre statues signifient que l’Église protestante a été construite sur les piliers porteurs de !’évangile.

L’église possède trois portails. Le clocher se trouve sur le côté ouest de l’église. Il est à toit plat, ressemble celui de Saint-Sulpice à Paris.

Le portail Est est couronné par les armoiries de la maison Nassau-Saarbrücken. Il est flanqué des apôtres principaux, Paul et Pierre, et distingué par la double inscription de dédication.

Vues de l’intérieur de l’église

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L’Art Brut et la Collection Wurth

Art Brut. Un dialogue singulier avec la collection Würth.

Le musée Würth d’Erstein a ouvert ses portes en 2008 à côté du nouvel établissement de la firme allemande.

Mon épouse et moi sommes arrivés à Strasbourg en juillet 2009. Nous avons visité et photographié la plupart des expositions Würth  d’Erstein… Mais le joyau de la Collection se trouve en Souabe.

Partie 1. Würth. Exposition dans la Chapelle Saint-Jean de Schwäbisch Hall (Bade-Wurtemberg) et quatre expositions à Erstein (Bas-Rhin).

20 septembre 2019. Escapade culturelle dans le berceau historique de la firme à Schwäbisch Hall (Bade-Wurtemberg). 

2011. Première exposition visitée au musée Würth d’Erstein : celle consacrée à Anselm Kiefer

Cliquer sur les images pour les agrandir

28 novembre 2015. Fernando Botero, 30 ans en 1962. Adam et Eve, 1998

2 mars 2018. 1940. Hélène de Beauvoir a 30 ans. Autoportrait, 1955

29 janvier 2020. Guimaraes, collectionneur d’Art africain

Partie 2. Art brut. Un dialogue singulier avec la collection Würth. Source : présentation de l’exposition sur le site du musée.

Diaporama de 44 photos

Emil NOLDE (1867-1956). Vieil homme barbu et jeune femme (1930-1931)

« Avec l’exposition Art brut. Un dialogue singulier avec la Collection Würth, le Musée Würth propose à ses visiteurs d’emprunter un chemin inhabituel, celui d’un art collecté d’abord dans les institutions psychiatriques, puis découvert chez des autodidactes, souvent en marge de la société.

L’exposition couvre une large période, du début du XXe siècle jusqu’à nos jours, autour d’une cinquantaine d’artistes bruts, aussi dits non-professionnels. Une telle expression artistique individualisée germe la plupart du temps sur le terreau de l’isolement social, affectif ou économique, les auteurs n’ayant jamais constitué d’eux-mêmes un mouvement ou un groupe. Poussées par une nécessité intérieure puissante, dans un contexte asilaire et précaire, ces pratiques du dessin, de la peinture ou encore de l’assemblage se révèlent être, tels des soins auto-prodigués, de véritables actes existentiels de création et des témoignages de vie singuliers.

Si dès le début du XXe siècle, ces œuvres sont remarquées et collectées dans les institutions psychiatriques par des médecins avertis, elles ont ensuite, dans les années 1920, intéressé et attiré les surréalistes, puis été récupérées, à l’aube de la Deuxième Guerre mondiale, par l’idéologie nazie pour alimenter la propagande autour de l’art dégénéré.

Ce n’est qu’en 1945 que l’artiste Jean Dubuffet théorise le concept d’Art brut, pour remettre en question la définition même de l’art au sortir d’un conflit mondial dévastateur. Depuis, d’autres désignations ont été imaginées et discutées : art singulier, art hors les normes, Outsider Art ou art populaire« .

Jean DUBUFFET (1901-1985), la Dame blanche, 1952

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Les Tiepolo, peintres vénitiens

18ème siècle. Le père, Giambattista Tiepolo, est né à Venise le 5 mars 1696 et mort à Madrid le 27 mars 1770. Source : extraits de l’article de Wikipédia

« Il a travaillé dans plusieurs grandes cours européennes, fait caractéristique de la circulation des artistes dans l’Europe des Lumières.

Représentatives du style rococo, ses œuvres qui ont fait sa réputation sont les grands cycles de fresques qu’il a peints à Venise et dans sa région, mais aussi à Bergame ou Milan et, hors d’Italie, à Madrid et à Wurtzbourg pour décorer palais et églises. Il a également laissé de nombreux tableaux et esquisses peintes.

Il est le mari de Maria Cecilia Guardi, sœur des peintres vénitiens Francesco Guardi et Gianantonio Guardi. Il est le père des peintres Giandomenico Tiepolo (1727-1804) et Lorenzo Tiepolo (1736-1776) ».

Liste de peintures de Giambattista Tiepolo

Trois diaporamas (photos de Pierre Dubois)

Giambattista, Louvre : 17 photos (4 œuvres, cartels, détails).

Giambattista, Beaux-arts Strasbourg, Cognacq-Jay, Petit Palais : 17 photos (4 œuvres, cartels, détails).

Giandomenico (fils de Giambattista), Louvre, Beaux-arts Strasbourg : 19 photos (3 œuvres, cartels, détails).

Partie 1. Biographie de Giambattista Tiepolo. La formation, les premières réalisations (1714-1730) (source : Wikipédia)

1696 (mars). Giambattista naît à Venise. Il est le dernier des six fils de Domenico Tiepolo, capitaine d’un navire marchand, et de sa femme Orsetta Marangon.

1697 (mars). Son père meurt, laissant la famille dans des difficultés économiques persistantes.

1710 (14 ans). Tiepolo entre comme élève dans l’atelier de Gregorio Lazzarini, peintre éclectique, capable de combiner les différents enseignements de la tradition vénitienne. Il en apprend les premiers rudiments, mais aussi le goût du grandiose et du théâtral dans les compositions.

1715 (19 ans). Il commence à peindre les cinq arcs des autels de l’église vénitienne Santa Maria dei Derelitti, avec des figures d’apôtres appariées, avec des clairs obscurs violents et des tons sombres.

1716 (20 ans). Il travaille pour le doge en exercice, Giovanni II Corner, exécutant des peintures et des portraits dans son palais, dont celui de Marco Corer, le premier doge de la famille.

1717 (21 ans). Première mention de l’artiste dans la Fraglia (Corporation) des peintres vénitiens.

1719 (23 ans). Le 21 novembre, Tiepolo  épouse secrètement Maria Cecilia Guardi (1702-1779), un mariage qui durera plus de cinquante ans. Au moins dix enfants naissent de cette union, dont quatre filles et trois garçons survivront.

1719-1720. Il réalise ses premières œuvres profanes, la décoration du hall du premier étage de la villa Baglioni (Padoue-Massanzago).

1721 (25 ans). Il reçoit la commande la Madonna del Carmine pour l’Église Sant’Aponal, qu’il commence en 1722 et livre en 1727.

1724 (28 ans). Il peint la voûte à l’église de l’Ospedaletto avec le Sacrifice d’Isaac, dernier exemple de ses voies initiales sombres. A partir de ce moment, son style s’oriente vers des couleurs vives aux tonalités claires immergées dans une luminosité solaire.

1724 et 1725. Il travaille à la décoration du Palazzo Sandi avec la grande fresque au plafond de la salle dédiée au Triomphe de l’éloquence, thème iconographique probablement dû à la profession du client, l’avocat Tommaso Sandi.

1727 (31 ans). Le 30 août, naît son fils Giandomenico (1727-1804), son futur collaborateur.

1726-1729. Tiepolo partage son travail entre Udine et Venise, toujours pour des commandes reçues des frères Dolfin, et s’organise pour dédier les saisons les plus chaudes aux fresques et les plus froides aux toiles.

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1775. 57 évènements, 10 chroniques

549ème chronique d’Histoires d’universités sur le 18ème siècle. Pour chaque année, évolution des  rapports de force entre les pays/les empires (alliances, mariages, guerres, traités de paix). Chroniques du blog illustrant l’année. Evènements climatiques, politiques, économiques, scientifiques, artistiques (rangés selon le mois et le jour).

Chronique précédente : 1774. 47 évènements, 15 chroniques.

Partie 1. 1775, première année de la guerre d’indépendance des États-Unis

10 mai 1775. Le Second Congrès Continental déclare l’entrée en guerre des 13 colonies britanniques contre leur mère-patrie le Royaume-Uni. John Hancock est élu président le 25. Cette guerre va durer 8 ans.

Le traité de Paris de 1783 est un traité de paix signé à Paris le 3 septembre 1783. Signé par les représentants des treize colonies américaines et les représentants britanniques, il met un terme à la guerre d’indépendance des États-Unis. La Grande-Bretagne reconnaît l’indépendance des États-Unis d’Amérique.

Pour compléter le traité de Paris, le traité de Versailles est signé le même jour à Versailles entre la Grande-Bretagne et la France d’une part, entre la Grande-Bretagne et l’Espagne d’autre part.

Partie 2. 1775  dans 10 chroniques du blog

1775-1783. La Guerre d’indépendance. Chronique du 18 février 2021. « Contraintes de commercer exclusivement avec l’Angleterre, les colonies américaines pratiquent en fait une importante contrebande avec les Antilles françaises et l’Amérique espagnole. L’essor démographique est très important, lié à l’émigration européenne et au système esclavagiste (deux millions d’habitants vers 1770 dont un quart d’esclaves noirs). La rupture avec la Couronne britannique s’explique par la demande croissante de terres de la part des colons et l’alourdissement des prélèvements fiscaux depuis la guerre de Sept Ans (1756-1763), très coûteuse pour l’Angleterre ».

1775. La guerre des farines.  Chronique du 23 mars 2022. « En 1774, Turgot provoque une flambée des prix du pain et une disette généralisée en libéralisant le commerce des grains. C’est l’agitation sur les lieux de distribution des farines, et la révolte gronde contre les commerçants spéculateurs. Une vague d’émeutes a lieu dans la moitié nord du royaume en avril et mai 1775 : pillages, attaques de dépôts et de boulangeries, entrave des axes fluviaux et routiers ».

1775-1776. Condorcet, le canal de Picardie; Chronique du 3 novembre 2022. Quand la science devient science appliquée : durant deux ans (1775 et 1776), le marquis de Condorcet (1743-1794) a la charge de penser et planifier un réseau de canaux reliant la Seine (et donc Paris) aux rivières du nord du pays (Somme, Oise, Escaut, Sambre, Scarpe et Sensée). La défense du pays et son développement économique en dépendent.

1775 (11 juin). Sacre de Louis XVI. Chronique du 9 novembre 2022. « Le contrôleur général des finances, Turgot, reproche au monarque cette cérémonie coûteuse évaluée à 760 000 livres ; peu de temps auparavant, Nicolas de Condorcet a écrit à Turgot pour lui demander de faire l’impasse sur la plus inutile et la plus ridicule de toutes les dépenses de la monarchie. Turgot pense alors à faire une sorte de sacre allégé, probablement près de la capitale, à Saint-Denis où à Notre-Dame, pour réduire les coûts ».

Diderot, dessine-moi une université !  Chronique du 22 novembre 2019. Denis Diderot, Plan d’une université pour le Gouvernement de Russie (1775-1776), projet réalisé à la demande de Catherine II, impératrice (texte intégral).

1774-1776. Turgot. Une épizootie. Chronique du 2 novembre 2020.  C’est en tant que Contrôleur général des finances de Louis XVI que Turgot est confronté à une épizootie bovine. Il se met en première ligne pour la gérer. Bonnes feuilles.

Strasbourg entre 1765 et 1775. Chronique du 12 juin 2021. 1765. Louis XV, alors âgé de 55 ans, confie la modernisation de Strasbourg à son architecte royal, Jacques-François Blondel (1705-1774). Faute de ressources, un seul des bâtiments est finalement réalisé : l’Aubette (1766-1767).

Samuel. Werner (1720-1775). Chronique du 22mai 2021. Architecte de la Ville de Strasbourg et du Chapitre Saint-Thomas de 1770 à 1775. il fait construire la Maison des orphelins (1772-1775). Celle-ci deviendra le siège de l’Académie (appellation de l’université) à partir de 1824.

1750-1775. Querelles médicales. Chronique du 12 novembre 2020. Le thème du danger est au cœur de ces polémiques : dangers des charlatans, des remèdes secrets, des confrères incompétents, des opérations nouvelles, du mercure pour le traitement de la syphilis, de la saignée, de l’inoculation..

Sarrebruck, le château, la Sarre, l’autoroute. Chronique du 25 septembre 2022. Le château et la Sarre vers 1775.

Partie 3. 1775 en Amérique (20 évènements)

9 février. Le Parlement du Royaume-Uni déclare le Massachusetts en rébellion.

23 mars.  Discours de Patrick Henry demandant une action militaire face aux agressions britanniques (Give me liberty or give me death) à Richmond (Virginie).

19 avril. Batailles de Lexington (les Minute Men, milices clandestines américaines harcèlent une colonne britannique engagée dans une opération de police) et de Concord (Massachusetts).

Les armées britanniques se replient sur Boston. Début du siège de Boston (fin le 17 mars 1776). Début de la guerre d’indépendance des États-Unis.

9 mai. Invasion du Canada. Les Américains prennent le fort Ticonderoga (autrefois Carillon), le fort de Crown Point (autrefois Pointe-à-la-Chevelure) le 11 mai et le fort Saint-Jean le 18 mai.

10 mai. Le Second Congrès Continental déclare l’entrée en guerre contre le Royaume-Uni. John Hancock est élu président le 25.

22 mai. Devant l’imminence d’une invasion américaine au Canada, l’évêque de Québec Jean-Olivier Briand accepte d’aider le gouverneur Carleton à inciter les Canayens à s’enrôler dans la milice pour défendre leur patrie et leur roi.

15 juin.  George Washington est nommé par le Congrès commandant en chef des forces continentales.

17 juin. Affrontements de Bunker Hill dans la guerre d’indépendance américaine. Victoire anglaise.

5 juillet. Le Congrès continental signe la Pétition du rameau d’olivier dans l’espoir d’une réconciliation.

20 août. Charte de fondation de Tucson en Arizona par les Espagnols.

23 août. Proclamation of Rebellion. George III du Royaume-Uni refuse la Pétition du rameau d’olivier.

25 septembre. Bataille de Longue-Pointe.

2 novembre. Prise du fort Saint-Jean après 45 jours de siège. Richard Montgomery envahit le Québec conjointement avec Benedict Arnold.

9 novembre. Reddition de Trois-Rivières (sans avoir été contrainte de le faire).

10 novembre. Création des Continental Marines.

13 novembre. Capitulation de Montréal sans hostilité devant l’armée d’invasion du Congrès continental américain commandée par le Général Montgomery.

28 novembre. Le Congrès établit la Continental Navy.

31 décembre. Bataille de Québec. Richard Montgomery est tué dans une tentative d’invasion de Québec.

31 décembre. La mort du général Montgomery, John Trumbull, 1786.

Partie 4. 1775 en France (27 évènements). Sources : Wikipédia 1775, Wikipédia 1775 en France, Kronobase 1775.

1er janvier.  Condorcet est nommé par Turgot inspecteur général des Monnaies.

1er janvier. Lettres patentes introduisant dans la généralité de Paris le système de taille tarifée (taille Bertier), enregistrées le 27 janvier par la cour des aides.

Mars. La Commission de la Navigation Intérieure, sous la direction de Condorcet, Bossut et d’Alembert, est instituée.

Mars. La tsarine Catherine II commande à Grimm et à Diderot un plan d’études pour les jeunes gens depuis l’a. b. c. jusqu’à l’université inclusivement

Avril. Condorcet demande et obtient que l’on suspende les travaux du canal de Picardie, menés par l’ingénieur De Lionne. En outre il obtient de Perronet qu’un élève ingénieur des Ponts et Chaussées soit affecté à la commission

10 avril. Remontrances sur le lit de justice pour le rétablissement de la Cour.

18 avril. Troubles sur le marché de Dijon ; un meunier considéré comme accapareur est attaqué par la foule. Le mouvement gagne le bassin parisien : Beaumont-sur-Oise le 27 avril, Versailles le 2 mai. À Paris, le 3 mai, le peuple prend d’assaut les boulangeries. C’est la Guerre des farines, troubles organisés par les spéculateurs en conséquence des réformes de Turgot. La récolte médiocre de 1774 et la spéculation des marchands de grain, qui stockent pour faire monter les cours, provoque la cherté des grains (après celle de 1771 et 1773). Des émeutes éclatent sur les marchés et les émeutiers imposent une taxation des prix. Turgot est amené à réprimer durement les émeutes.

6 mai : Cour des aides : remontrances relatives aux impôts, dites Grandes Remontrances. Malesherbes critique l’ensemble du système fiscal.

30 mai : Turgot crée la Régie des poudres et des salpêtres. Le 24 juin Lavoisier y est nommé commissaire et s’installe à l’Arsenal.

11 juin. Sacre de Louis XVI à Reims. Robespierre prononce, au nom du collège Louis-le-Grand, le compliment à Louis XVI, au retour de son sacre.

3 juillet – 13 décembre. Assemblée du clergé. Ses délibérations des 13 juillet et 18 septembre accordent au roi 16 millions de livres de don gratuit.

Commentaires fermés sur 1775. 57 évènements, 10 chroniques

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1774. 47 évènements, 15 chroniques

Chroniques d’Histoires d’universités sur le 18ème siècle. Pour chaque année : L’Europe, alliances et rapports de force entre les nations européennes, chroniques du blog illustrant l’année, évènements (rangés selon le mois et le jour).

Partie 1. 1774. L’Europe : quelles alliances et quels rapports de force entre les nations ?

Dans la seconde partie de 1774, il n’y a pas de guerre en Europe.

Début juillet, offensive russe dans les Balkans. L’armée passe le Danube et coupe aux Ottomans toute communication avec Varna. Le 21 juillet : le traité de Kutchuk-Kaïnardji met fin à la guerre russo-turque. La Russie a atteint ses objectifs : extension vers les mers du sud de l’Europe.

France. En mai1774, Louis XV meurt à l’âge de 64 ans ; il avait osé confier la réforme de la Justice à Maupeou et exilé les membres du Parlement de Paris.

Le jeune duc de Berry, un de ses petits-fils, savait qu’il allait devoir régner. Il devient roi sous le nom de Louis XVI. Il a 20 ans et n’a pas envie de s’imposer ; il laisse diriger Maurepas et donne sa confiance à Turgot jusqu’en 1776. En 1770, par le mariage du futur roi avec Marie-Antoinette, la France s’est alliée à l’Autriche contre l’Angleterre. Mais elle n’est pas en guerre.

En 1774, l’Angleterre n’est pas en guerre non plus. Cook poursuit son exploration maritime lointaine. Accentuation des troubles dans les colonies britanniques d’Amérique du Nord. Angleterre et France vont bientôt s’affronter dans la guerre d’indépendance des États-Unis (19 avril 1775), traité de paix : (3 septembre 1783).

1774. La Prusse continue de se faire une place reconnue dans le concert des nations européennes. Elle  n’est pas en guerre, mais elle poursuit son extension vers l’Ouest par une alliance matrimoniale avec la famille régnante des Pays-Bas.

1774. La Pologne tente une réforme institutionnelle de type monarchie constitutionnelle. Ces réformes provoquent un regroupement des magnats contre l’autorité royale. Cf. Partie 2, avril.

1774. L’Espagne a pour roi Charles III de 1759 à 1788. Sous son règne, en 1774, est menée une expédition contre le Maroc. L’Espagne n’intervient que tardivement dans la guerre de l’Indépendance des États-Unis d’Amérique (1779-1783), espérant reprendre aux Anglais Gibraltar.

L’Espagne et la Suède n’ont plus l’influence qu’elles avaient en Europe un siècle plus tôt.

Partie 2. 1774 dans 15 chroniques du blog

La médecine des années 1774-1792. La médecine sous le règne de Louis XVI. Chronique du 13 février 2021.

1757-1774. Du Collège royal au Séminaire. 1757-1759. Le nouveau Collège Royal, devenu le Lycée public Fustel de Coulanges en 1919. 1772-1774. L’expulsion des Jésuites en 1762 et les projets urbains du prêteur royal Gayot l’année suivante différèrent la construction du séminaire, réalisé en 1772-1774 par l’architecte parisien François-Simon Houlié. Chronique du 17 juin 2020. 

1772-1775. Samuel Werner est architecte de la ville de Strasbourg depuis 1770. Il fait construire la Maison des Orphelins entre 1772 et 1775, date de sa mort. Cette Maison  deviendra le siège de l’Académie (appellation de l’université) à partir de 1824. Aujourd’hui ce bel édifice néo-classique du 18ème accueille le Lycée professionnel Jean-Frédéric Oberlin. Album de 16 photos. Chronique du 22 mai 2021.

1765-1774. Catafalques royaux commémorant la mort, en 1765, de Monseigneur le Dauphin, Louis de France, fils de Louis XV et de Marie Leszczynska. Chronique du 2 novembre 2021.

Goethe. 25 ans en 1774. Goethe (1749-1832) est né à Francfort. Il commence son droit à Leipzig en 1765 et obtient sa licence à Strasbourg en 1771 à l’âge de 22 ans. Il publie Les souffrances du jeune Werther en 1774. Chronique du 15 juin 2021.

1769-1774. Terray aux Finances. Combien de Contrôleurs généraux des finances au 18ème siècle ? Trente et un. Le contrôleur général est le responsable ministériel des finances royales en France, après la suppression de la charge de surintendant. Chronique du 2 mars 2022.

1774-1778. Voltaire se meurt. François-Marie Arouet, dit Voltaire (1694-1778). Correspondance secrète entre Voltaire, D’Alembert, Condorcet : 150 lettres entre 1770 et 1778. Chronique du 2 septembre 2022.

1768-1774. Louis XV et son Ange, Madame Du Barry. Chronique du 9 décembre 2021.

Louis XV meurt le 10 mai 1774 à Versailles. Chronique du 10 décembre 2021.

1774. Lassone, médecin du Roi. Après la mort de Louis XV, il devient médecin de Marie-Antoinette et du Roi Louis XVI. Chronique du 16 novembre 2020.

1774. Claude Bourgelat fonde l’hippiatrique. Durant la deuxième moitié du XVIIIe siècle, quatorze écoles vétérinaires ont vu le jour en Europe. 1774 (3 juin) : l’institution délivre le diplôme de Privilégié du Roi en l’art vétérinaire. Bourgelat a également soin de mettre en scène l’utilité de ses protégés. Dès qu’une épizootie se déclare, il dépêche ses élèves sur le terrain pour y mettre en place les mesures qui s’imposent. Chronique du 30 avril 2022.

1774-1776. Turgot, contrôleur général des finances. Après l’avènement de Louis XVI, Turgot, alors intendant du Limousin, est nommé ministre de la Marine en juillet. Un mois plus tard, il est nommé contrôleur général des finances (1774 à 1776). Ses mesures pour tenter de réduire dans le long terme la dette nationale (pas de banqueroute, pas d’augmentation de la taxation, pas d’emprunt) et d’améliorer la vie du peuple n’ont pas porté leur fruit, et furent révoquées par son successeur.

C’est en tant que Contrôleur général des finances de Louis XVI que Turgot est confronté à une épizootie bovine. Chronique du 2 novembre 2020.

1774. Le commerce des grains  Deux chroniques. 1. La libéralisation du commerce des grains (1774) : Mably contre Turgot 2. La guerre du blé (1775). Chronique du 23 mars 2022.

1774. Soufflot, École de droit. Soufflot, architecte de l’École de droit de Paris, construite de 1771 à 1773, ouverte en 1774 et inaugurée en 1783. Chronique du 13 décembre 2020.

Partie 3. 1774, au jour le jour. Sources. Khronobase 1974. Articles de Wikipédia (ici et ici).

21 janvier. Mort du Sultan ottoman Mustafa III, auquel succède son frère Abdülhamid Ier (fin du règne en 1789).

28 janvier. Le duc d’Aiguillon devient secrétaire d’État de la guerre.

30 mars. Un arrêt du Conseil consacre la partition de la bourse du commerce en bourse des marchandises et en bourse des valeurs. Création de la criée et du parquet à la Bourse de Paris. Les cours doivent désormais être obligatoirement criés, afin d’améliorer la transparence des opérations.

31 mars. Boston Port Act qui ferme le port de Boston jusqu’à que la compagnie des Indes Orientales et les douanes aient reçu compensation sur les pertes subies.

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L’art en Alsace au XVIIIe siècle

Partie 1. L’art en Alsace au XVIIIe siècle. Exposition jusqu’au 8 octobre 2022, Antiquités Bastian, 24 place de la Cathédrale à Strasbourg.

Cliquer sur les images pour les agrandir

« De l’histoire de leurs habitants au style de leurs façades aux multiples ornements, les demeures princières et bourgeoises racontent encore la richesse de cette fastueuse période de Strasbourg.

Poursuivre ce voyage dans le temps à la rencontre des styles régence, rocaille et néoclassique en déambulant parmi les meubles et objets qui ornaient les intérieurs de ces demeures. Expérimenter l’art de vivre en Alsace au XVIIIe siècle, présentation par Frédéric et Philippe Bastian ».

Partie 2. Antiquaires depuis six générations. Source : extraits du site résumant l’Histoire de la famille Bastian.

Diaporama de 18 photos : extérieurs du magasin (4 octobre 2022).

« Le magasin voit le jour au lendemain du conflit franco-prussien en 1871 qui entraîne l’annexion de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine au Reich allemand. Au 9-10 Domplatz, Émile Brion, fils de coiffeur à Haguenau, vend toutes sortes de meubles, argenteries, faïences, porcelaines, ivoires et autres. Il est spécialisé dans la photographie. Émile Brion décède en 1892.

Dans les années 1880, il engage Julie Roessler, une nièce par alliance, qui prend la suite du magasin dans les années 1890. C’est vers 1900 que Charles Bastian, artiste céramiste, qui avait son atelier proche de la Porte Blanche à Strasbourg, entre au magasin. Il épouse Julie Roessler, de 12 ans son aînée, pratiquement dès son entrée au magasin. Dans les années 1905, ils entreprennent un voyage en Espagne, où ils achètent un Enfant Jésus en bois sculpté polychrome qui prend au fil du temps une importance toute particulière pour le magasin. En effet, ni Julie, ni Charles ne pouvaient savoir que cet Enfant Jésus trônerait dans la vitrine de Noël du magasin d’antiquités jusqu’à aujourd’hui. Il s’agit aujourd’hui de la plus ancienne vitrine de Noël de Strasbourg. Ensemble, ils survivent à la Première Guerre mondiale, mais Julie décède en 1922.

Avant de devenir antiquaire, Charles Bastian enseigne à l’École des arts décoratifs. Artiste accompli, il pratiquait autant l’aquarelle que la peinture à l’huile ou la céramique.

Entré au magasin, Charles Bastian se spécialise dans le mobilier ancien, la sculpture, la peinture et la céramique. Ayant un goût certain et s’appuyant sur ses connaissances, il acquiert de nombreuses œuvres de très belle qualité »…

…. « En 1952, Charles Bastian décède et laisse le magasin à son fils. Après la Deuxième Guerre mondiale, Jean Bastian suit des études d’histoire de l’art et obtient une licence. En même temps, il finit son service militaire, intègre la réserve et obtient le grade de lieutenant-colonel à sa retraite. Dans ses jeunes années d’antiquaire, il réalise des expertises pour retrouver des antiquités issues du séquestre allemand pendant la guerre. Il se marie en 1950 avec Marguerite Jung, plus connue sous le nom de Guiguite. Cinq enfants naissent de cette union, dont Jacques Bastian »…

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