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Révolution à Strasbourg : 1789-1795

Georges-Daniel Arnold, né le 18 février 1780 à Strasbourg et mort dans cette même ville le 18 février 1829. Juriste et homme de lettres alsacien. Comment suivre des études de droit et devenir professeur des universités dans une période « agitée » ?

Sources. Citations de Wikipédia et de la Biographie de la Fédération des Sociétés d’Histoire et d’Archéologie d’Alsace.

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1787 (7 ans). Études au gymnase protestant de Strasbourg, interrompues à la suite de la fermeture dudit gymnase en 1794. Il souhaite poursuivre des études à la faculté de droit de Strasbourg.

1795 (15 ans). Il adhère aux idées libérales de la Société des jeunes amis de la Constitution. Alors que ses amis étudiants, dont Ehrenfried Stoeber, poursuivent leurs études en Allemagne à Tübingen ou à Erlangen, Georges Daniel trouve un emploi en 1795 à la Préfecture en qualité de sous-chef de bureau de la guerre et de l’administration départementale du Bas-Rhin. Il en profite pour écrire une Chronique de la Révolution à Strasbourg de 1789 à 1795.

1801-1803 (21-23 ans). Séjour d’études à Göttingen : droit, langues anciennes et modernes, philosophie, antiquités, beaux-arts, sciences naturelles, sciences exactes. Voyages pendant les vacances en Allemagne du Nord (Brême, Hambourg, Lübeck, Berlin, Dresde, Iéna ; à Weimar, il rend visite à Goethe.

1803 (23 ans). A l’automne, il rejoint son maître et professeur Koch (membre du Tribunat) à Paris pour parfaire ses études de droit. Koch l’introduit auprès de Chabot, Sédillez, Cuvier.

1804 (24 ans). Il attend sa nomination comme professeur à l’une des nouvelles Hautes écoles de droit, créées par ordonnance impériale.

1806 (26 ans). Le 1er septembre, par décret impérial, il est nommé professeur de code civil à la Faculté de droit de Koblenz et appelé comme conseiller juridique auprès de Lezay-Marnésia, préfet du département de Rhin-et-Moselle. Il écrit la même année ses Notices littéraires et historiques sur les poètes alsaciens.

1807-1808 (27-28 ans). Cours de pédagogie à l’École normale.

1809 (29 ans). Rentré en Alsace à la suite de Lezay-Marnésia, il est nommé titulaire de la chaire d’Histoire à l’Académie. Les projets audacieux exposés en 1809 en font le précurseur de l’École Historique du Droit dont la faculté de Droit de Strasbourg sera le porte-parole français jusqu’en 1870.

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Les Fontaines de Trèves

Chroniques sur les fontaines du 18ème siècle : fontaines de Nancy, d’Aix-en-Provence, de Rochefort, de Trèves (siège d’un archevêché dont le titulaire était prince-électeur) .

Diaporama de 17 photos. Trois fontaines dans cette ville que traverse la Moselle, mais une seule est datée du 18ème siècle : Saint-Georges sur la place du Marché aux grains. La fontaine Saint-Pierre est antérieure (1595) et la fontaine des Artisans est contemporaine.

Fontaine Saint-Georges. Cliquer sur les images pour les agrandir

Source : article de Wikipédia. « Prince-évêque (Fürstbischof) est le titre que portaient les évêques du Saint-Empire romain germanique qui, en plus d’administrer leur diocèse, régnaient sur un domaine temporel ou principauté ecclésiastique jouissant de l’immédiateté impériale. Ils étaient membres des États impériaux et siégeaient à la diète d’Empire. Les pouvoirs qu’ils exerçaient étaient équivalents à ceux des princes laïcs.

Le pouvoir politique des évêques est notamment lié au combat entre l’autorité centrale de l’Empire et les maisons princières puissantes. Au Moyen Âge central, les rois des Romains avaient commencé à conférer des droits souverains aux évêques désignés par eux. Les dignitaires religieux sont ainsi devenus des alliés essentiels et loyaux dans la lutte contre l’influence des grandes dynasties.

Les princes ecclésiastiques d’Empire les plus puissants étaient les trois archevêques électeurs de Mayence, Cologne et Trèves« .

« Le palais du Prince-électeur (source : article de Wikipédia) a été la résidence des électeurs de Trèves, depuis le XVIIe siècle jusqu’en 1794…

1629. « Trèves étant devenue dangereuse pendant la Guerre de Trente ans, les électeurs avaient déménagé leur résidence à Coblence.

1647. Fut achevée la Tour rouge, un bâtiment carré massif abritant la chancellerie et les archives, au Nord-ouest du château inférieur. Ce n’est que sous l’électeur suivant, Karl Kaspar von der Leyen, que la construction du palais fut entièrement achevée. Cependant, le nouveau bâtiment était rarement utilisé.

1757-1761. Johann Philipp von Walderdorff  chargea Johannes Seiz, un élève de Balthasar Neumann, de convertir et d’agrandir l’aile Sud du palais selon le goût du rococo. Les sculptures ont été réalisées par Ferdinand Tietz, qui avait entre autres travaillé pour Balthasar Neumann à Wurtzbourg.

La nouvelle aile Sud, de couleur rose, devait dépasser des deux côtés du château précédent. Un avant-corps central a été construit, et des risalites d’angle auraient encore dû subdiviser la longue aile des deux côtés. Cependant, le projet n’a jamais été complètement achevé ».

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Meyer restaure un autel baroque

A. L’église Saint-Michel de Weyersheim (67), « imposant édifice néo-gothique, a été construite à partir du printemps 1784 par l’architecte Salins de Monfort (cf. point C ci-dessous) pour remplacer l’ancienne église du village, qui était devenue trop petite et fut donc démolie. Elle est érigée à l’emplacement même de l’ancienne église romane.

Diaporama de 29 photos

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La construction dura plusieurs années, et fut interrompue par la Révolution. En 1785, la tour en construction s’écroula sur la nef. L’église fut finalement inaugurée en 1791, mais la tour ne fut achevée qu’en 1807 sous la direction de l’architecte Reiner. On peut toujours voir de nos jours, sur le coté gauche du chœur, un boulet de canon encastré dans la paroi. Il fut tiré en octobre 1793 depuis les hauteurs du Klammweg, vers l’emplacement de l’actuel château d’eau, lors des combats de la Révolution entre l’Armée du Rhin de Desaix et les armées austro-prussiennes ».

« En 1792, l’église Saint-Michel est encore dépourvue d’autel dans le chœur. « L’architecte Valentin Boudhors est chargé d’en dresser les plans et le sculpteur Wassner va créer les autels latéraux (celui de gauche est dédié à la Sainte Vierge et celui de droite au Saint patron de la paroisse). L’autel central provient de l’ancien couvent de Sainte Barbe de Strasbourg et possède un tabernacle ; il s’agit d’un magnifique maître-autel baroque à baldaquin, haut de 15 mètres et datant du milieu du 18ème siècle ; il représente l’Assomption de la Vierge ».

B. Atelier Meyer depuis 1928

En 2020, ce maître-autel baroque fait l’objet d’une restauration par l’Atelier Meyer de Schiltigheim (67).

L’opération a été valorisée par l’émission Des Racines et des Ailes sur l’Alsace. Diaporama de 13 photos de l’écran TV.

Les spécialités de l’Atelier Meyer. Dorure. « Nous embellissons le monde à la feuille d’or depuis trois générations de Meilleur Ouvrier de France. Ce cas unique en France fait de notre maison la référence de la dorure ».

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1748. Carte de l’Europe

Carte de l’Europe après la Guerre de Succession d’Autriche (1740-1748), terminée par les négociations de paix à Aix-la-Chapelle (avril à octobre 1768) et la signature du Traité éponyme (17 octobre 1748).

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Il est important de signaler que cette guerre ne se déroule pas sur le territoire du Royaume de France mais au centre de l’Europe dans la première moitié de la période. Dans la seconde moitié (1744-1748), les combats ont lieu dans les Pays-Bas autrichiens (territoire au nord du Royaume, future Belgique). Sources : les articles de Wikipédia mentionnés dans la chronique.

Période 1 : 1740-1743.

  • La Prusse gagne. « Dès le début de la 1ère guerre de Silésie (décembre 1740-1742), la Prusse de Frédéric II occupe ce territoire de 30.000 km² au nord-est de l’Autriche : sa victoire militaire est consolidée par le Traité de Berlin (28 juillet 1742) : cession de la Haute et Basse Silésie par Marie-Thérèse d’Autrich ».
  • La France perd. « Les troupes franco-bavaroises prennent Prague le 21 novembre 1741 (siège de Prague). L’électeur de Bavière, Charles Albert, se fait couronner roi de Bohême ; le 24 janvier 1742, il est élu empereur sous le nom de Charles VII. Les forces autrichiennes attaquent alors la Bavière et réussissent à prendre Munich (février 1742). Puis l’effort autrichien se concentre sur la reprise de Prague (siège en juin 1742 par 28.000 hommes). En septembre, De Broglie réussit à quitter Prague avec une partie du corps expéditionnaire ; le 16 décembre, Belle-Isle s’échappe à son tour avec 14.000 hommes. Les 6.000 hommes, pour la plupart blessés ou malades, laissés à Prague négocient les conditions de leurs reddition et obtiennent un retrait avec les honneurs de la guerre. L’année 1743 sera marquée par la difficile retraite de l’armée française dans le sud de l’Allemagne… Fin avril, l’armée de Noailles forte de 70.000 hommes traverse le Rhin à Spire et s’avance à la rencontre de l’armée anglo-hanovrienne commandée par George II. Leur rencontre a lieu à Dettingen, à 10 km au sud-est de Francfort, le 27 juin 1743. Au départ, la position française est forte, la victoire paraît certaine, mais suite à une manœuvre intempestive de son neveu duc de Gramont, l’armée française est prise de panique et vaincue. Au début du mois de mai 1743, Marie-Thérèse peut être couronnée reine de Bohême, mettant fin à l’usurpation de Charles Albert de Bavière ».

Période 2 de la Guerre de Succession d’Autriche, 1744-1748

Satisfaite par la conquête de la Silésie, la Prusse de Frédéric II s’est retirée du conflit. En 1744, le Royaume de France a contre lui la coalition de trois pays (Autriche, Angleterre, Pays-Bas Provinces unies).

« Le Maréchal de Noailles propose un double plan qui fut adopté et partiellement réalisé : offensive vigoureuse dans les Pays-Bas autrichiens et défensive en Allemagne ».

« Le plan n’est que partiellement réalisé. En Allemagne, l’armée du Rhin doit se replier en territoire français. Louis XV, parti vers les Pays-Bas, doit se porter à son secours. Après être passé à Metz (il y tombe malade), Lunéville et Strasbourg, il franchit le Rhin. et fait le siège de la citadelle de Fribourg-en-Brisgau ; il obtient la capitulation après un siège de 47 jours. Louis XV assiste personnellement au bombardement de la ville et fait épargner la cathédrale. L’année suivante, en 1745, la ville doit être rendue aux Impériaux, et les Français détruisent les fortifications de Vauban ».

« En 1744, l’armée du Nord, malgré la prise de Courtrai, Menin, Ypres et Furnes, ne put servir à préparer un débarquement en Angleterre pour tendre la main aux Jacobites ».

Par contre, lors des campagnes de 1745 à 1748, l’armée royale court de victoire en victoire dans les Pays-Bas autrichiens, dont celle de Fontenoy (11 mai 1745), sous la conduite du Maréchal Maurice de Saxe.

Conclusion à développer dans des prochaines chroniques

Avant le Traité de la Chapelle, la France, qui a gagné la guerre de Succession d’Autriche par ses victoires dans les Pays-Bas autrichiens, est au sommet de sa puissance militaire, résultat de sa puissance politique, démographique et économique. Lors des négociations du Traité, la France ne revendique pas l’annexion des territoires conquis et occupés à sa frontière nord. Louis XV se veut magnanime, disant que les territoires annexés donneront, dans le futur, des guerres revanchardes. Il n’est guère compris par l’opinion.

L’Autriche s’en sort plutôt bien. Elle perd certes la Silésie au profit de la Prusse, mais elle a retrouvé et resserré ses liens avec la Hongrie.

La Prusse de Frédéric II est, déjà, la grande gagnante : elle est reconnue désormais comme puissance militaire, et agrandit nettement son territoire à sa frontière sud-ouest (Silésie). Mais elle est un allié versatile et ses possessions à l’Ouest sont fragmentées : elle n’aura de cesse que de les réunir et elle y parviendra, en gagnant la guerre de 1870 et en fondant l’Empire.

  • 18 octobre 1748, La Prusse triomphe au traité d’Aix-la-Chapelle (source : Hérodote.net). « Frédéric II, allié de circonstance de la France, apparaît comme le seul gagnant de la guerre. Aussi le traité d’Aix-la-Chapelle est-il à l’origine de plusieurs expressions populaires : bête comme la paix, travailler pour le roi de Prusse« .

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Colmar Unterlinden. 6 Rois mages

Biographie résumée de Martin Schongauer. Chronique du blog du 26 juin 2017, Martin Schongauer, 30 ans vers 1480.

Martin Schongauer, sculpté par Auguste Bartholdi, cloître du Musée Unterlinden, Grès des Vosges, entre 1858 et 1863

Colmar, Musée d’Unterlinden. Six adorations des mages, dont deux de Martin Schongauer ; trois peintures et trois bas-reliefs sur bois poly-chromé.

1.Martin Schongauer, Adoration des mages, 1470-1475, gravure au burin sur cuivre.

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Source : encyclopédie BSE éditions. « Schongauer pratique la gravure sur bois et sur cuivre et en fait une branche majeure de l’art : il devient le plus grand graveur de la seconde moitié du 15ème au nord des Alpes et exerce une énorme influence dans tout l’Empire, particulièrement sur Dürer. On possède aujourd’hui 116 de ses gravures, signées MS et une centaine de dessins : vie de la Vierge, passion du Christ, parabole des vierges folles.

Adoration des mages. L’artiste s’inspire ici du retable de Sainte Columba de Rogier van der Weyden (Munich, Alte Pinakothek) mais y introduit sa propre manière. Les modèles pour l’écurie ruinée et la figure centrale du roi sont en particulier facilement identifiables. La scène est très concentrée, comme celle de van der Weyden, mais plus naturaliste et moderne dans son développement spatial. Différentes couleurs et textures, comme la robe longue du velours du roi le plus âgé, sont très bien suggérées dans la gravure ».

2. Martin Schongauer, Adoration des rois, vers 1480. Panneau de l’autel de l’église des Dominicains de Colmar, aujourd’hui au Musée Unterlinden.

Source : Blog Itinéraire iconographique. « Retable fermé : 1er panneau : Chasse mystique, Visitation, Nativité ; 2e panneau : Adoration des Mages, Présentation au Temple, Jésus parmi les docteurs, Couronnement de la Vierge.

Les rois mages… des descendants des fils de Noé… ?

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Karlsruhe. 9 Adorations des Mages

Neuf Adorations des Mages au Staatliche Kunsthalle Karlsruhe, datées du milieu du 15ème siècle au début du 17ème. Elles appartiennent aux Collections du musée ou ont été prêtées pour l’exposition dédiée à Hans Baldung Grien, Sacré / Profane. Cinq d’entre elles sont attribuées à des Maitres de… (ville ou région), quatre à des Artistes précis.

Cartels et détails des peintures : diaporama de 43 photos

1.Friedrich Herlin (vers 1430- vers 1500). Source : Wikipédia. « Le peintre allemand a surtout exercé ses activités à Rothenburg ob der Tauber où l’on peut admirer son chef-d’œuvre, le Retable des douze apôtres, au-dessus du maître-autel de l’église Saint-Jacques (1466). On lui doit aussi un retable sur la Vie du Christ et l’Adoration des mages (Bopfingen, 1472) et un triptyque représentant une Madone, saint Luc et sainte Marguerite (Nördlingen, 1488). Toutes ces œuvres portent sa signature… Herlin n’a pas le génie de Schöngauer. Il n’a pas la délicatesse des disciples de Quentin Matsys mais il a probablement contribué au développement de l’art en Souabe ».

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Noël. 16 Vierges allaitant

Visites virtuelles de Musées. Photos d’œuvres en rapport au calendrier chrétien en cours : de Noël à l’Épiphanie. A noter : je n’ai jamais photographié l’adoration des Bergers, qui a suivi la naissance de Jésus.

  • la Vierge allaitant ou allaitante,
  • l’adoration des Mages,
  • le massacre des Innocents,
  • la fuite ou le repos en Égypte.

Liste des Musées. Ceux du Rhin supérieur : Œuvre Notre-Dame de Strasbourg, Beaux-arts de Strasbourg, Unterlinden de Colmar, Beaux-arts de Karlsruhe, Chapelle Saint-Jean de Schwäbisch Hall, Augustinermuseum de Fribourg-en-Brisgau, musée Historique de Bâle. Autres musées : Beaux-arts d’Angers, de Dijon, de Lille.

Chronique du jour : La Vierge allaitant (16 peintures). Pour en savoir plus. La maternité dans l’iconographie mariale. Les Vierges enceintes ou allaitantes dans l’art chrétien, par M. Christian Jouffroy, 34 pages, 2007. Les 3 autres épisodes de la 1ère année de la vie de Jésus : avant le 6 janvier 2021.

Musée des Beaux-Arts Strasbourg. Jan Provost, né à Mons vers 1465 et mort à Bruges en 1529.

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Ci-dessous plusieurs tableaux présentés à l’exposition de Karlsruhe sur Hans Baldung Grien (2019). Chronique du blog du 9 février 2020 : Baldung. Vierge / Vénus

Hans Baldung Grien,Vierge à l’Enfant (Vierge aux pierres précieuses), 1530, Panneau de tilleul, Nuremberg, Germanisches Nationelmuseum.

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Hans Baldung Grien.Vierge à l’enfant et aux perroquets, 1533, Panneau de tilleul, Nuremberg, Germanisches Nationelmuseum.

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« Baldung renouvelle ici le motif traditionnel de la Mère de Dieu allaitant : pour le public cultivé, la beauté immaculée de la Vierge Marie n’évoquait sans doute pas seulement la grâce intérieure de la Sainte Vierge, mais aussi les charmes physiques de Vénus, déesse antique de l’amour ».

Vierge aux raisins, vers 1539-1540, Panneau de tilleul, Berlin, Gemäldegalerie, Staatliche Museen

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1756. La manufacture de Sèvres

Sources de cette chronique :

Page 1. Historique de la manufacture au 18ème siècle

1740. « La Manufacture de Vincennes est fondée, grâce au soutien de Louis XV et de Madame de Pompadour, afin de concurrencer les productions de Chantilly et de Meissen.

1756. La manufacture est transférée à Sèvres dans un bâtiment construit à l’initiative de Madame de Pompadour, à proximité de son château de Bellevue.

Longue de 130 mètres et haute de quatre étages, la manufacture est édifiée entre 1753 et 1756 par l’architecte Laurent Lindet (mort en 1769), à l’emplacement de la ferme dite de la Guyarde. De part et d’autre du pavillon central, surmonté, à l’étage des combles, d’un fronton sans sculpture portant l’horloge de l’ancienne Verrerie royale, le bâtiment se développe sur deux longues ailes terminées, aux deux extrémités, par des pavillons d’angle. Le pavillon central est précédé d’une cour dite du public, fermée par une grille en fer forgé. Face à la manufacture est aménagée une demi-lune pour permettre le stationnement des carrosses des visiteurs.

Au rez-de-chaussée, le bâtiment renfermait les réserves de terres, le bûcher et les dépôts de matières premières. Le premier étage abritait les ateliers de moulage, de plâtrerie, de sculpture et de gravure ainsi que les fours. Au deuxième étage se trouvaient les sculpteurs, tourneurs, réparateurs et garnisseurs. Enfin, l’étage sous comble abritait les peintres, doreurs, animaliers et figuristes.

1759. La manufacture est rattachée à la Couronne.

1768. La mise au point de la porcelaine dure. À l’origine, la manufacture produisait une porcelaine tendre. En 1768, le pharmacien bordelais Vilaris et son ami Jean-Baptiste Darnet découvrent le premier gisement de kaolin sur le sol français, à Saint-Yrieix-la-Perche au sud de Limoges.

1770. La porcelaine dure est commercialisée à Sèvres.

1771. Le 13 février, le Comte de Thy de Milly de l’Académie royale des sciences de Paris communique à l’académie royale des sciences un mémoire sur la composition de la porcelaine dure. Ces travaux sont issus de ses observations effectués dans les différentes manufactures établies en Allemagne notamment en Saxe. Jusqu’à cette époque, on n’avait fait dans les manufactures de porcelaine établies en France, sans excepter celle de Sèvres, que des porcelaines vitreuses, qui n’avaient aucune des qualités réelles »…

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L. van Beethoven, 30 ans en 1800

Ludwig van Beethoven (1770-1827) est un compositeur et pianiste allemand né à Bonn et mort à Vienne.

Source de la chronique du blog : Biographie des 30 premières années de Beethoven à partir de l’article de Wikipédia.

1770. « Beethoven naît à Bonn en décembre dans une famille modeste qui perpétue une tradition musicale depuis au moins deux générations.

Son père, Johann van Beethoven (1740-1792), est musicien et ténor à la Cour du prince-électeur de Cologne, Clément-Auguste de Bavière. Le père de Ludwig est un homme médiocre, brutal et alcoolique ; il élève ses enfants dans la plus grande rigueur.

1775 (Ludwig a 5 ans). Il ne faut pas longtemps à Johann van Beethoven père pour détecter le don musical de son fils et réaliser le parti exceptionnel qu’il peut en tirer. Songeant à l’enfant Wolfgang Amadeus Mozart, exhibé en concert à travers toute l’Europe une quinzaine d’années plus tôt, il entreprend l’éducation musicale de Ludwig.

1778 (8 ans). Devant les exceptionnelles dispositions de son fils, il tente de le présenter au piano à travers la Rhénanie, de Bonn à Cologne.

1781 (11 ans). Mais il ne semble capable que d’autoritarisme et de brutalité, et cette expérience demeure infructueuse, à l’exception d’une tournée aux Pays-Bas en 1781.

1782-1783 (12-13 ans). Le jeune Ludwig devient l’élève de Christian Gottlob Neefe (piano, orgue, composition) qui lui transmet le goût de la polyphonie en lui faisant découvrir Le Clavier bien tempéré de Bach. Il compose pour le piano les 9 variations sur une marche de Dressler et les trois Sonatines dites à  l’Électeur.

1784 (14 ans). Devenu organiste adjoint à la cour du nouvel Électeur Max-Franz, qui devient son protecteur, Beethoven est remarqué par le comte Ferdinand von Waldstein dont le rôle s’avère déterminant pour le jeune musicien.

1787 (17ans). Celui-ci emmène Beethoven une première fois à Vienne en avril, séjour au cours duquel a eu lieu une rencontre furtive avec Wolfgang Amadeus Mozart.

1792 (22 ans). En juillet, le comte Waldstein présente le jeune Ludwig à Joseph Haydn qui, revenant d’une tournée en Angleterre, s’était arrêté à Bonn. Impressionné par la lecture d’une cantate composée par Beethoven et tout en étant lucide sur les carences de son instruction, Haydn l’invite à faire des études suivies à Vienne sous sa direction. Beethoven accepte.

À la fin du XVIIIe siècle, Vienne est la capitale de la musique occidentale et représente la meilleure chance de réussir pour un musicien désireux de faire carrière. Âgé de vingt-deux ans à son arrivée, Beethoven a déjà beaucoup composé, mais pour ainsi dire rien d’important. Bien qu’il soit arrivé à Vienne moins d’un an après la disparition de Mozart, le mythe du passage du flambeau entre les deux artistes est infondé : encore très loin de sa maturité artistique, ce n’est pas comme compositeur, mais comme pianiste virtuose que Beethoven forge sa réputation à Vienne… Malgré l’influence profonde et durable de Haydn sur l’œuvre de Beethoven et une estime réciproque plusieurs fois rappelée par ce dernier, le père de la symphonie n’a jamais eu avec Beethoven les rapports de profonde amitié qu’il avait eus avec Mozart

1794 (24 ans). Après le nouveau départ de Haydn pour Londres, Beethoven poursuit des études épisodiques jusqu’au début de 1795 avec divers autres professeurs. Ses talents de pianiste et ses dons d’improvisateur le font connaître et apprécier des personnalités mélomanes de l’aristocratie viennoise.

1795 (25 ans). Beethoven donne son premier concert public le mars pour la création de son Concerto pour piano n°2 (écouter sur France Musique).

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1783. École des mines de Paris

Suite des chroniques sur les Académies royales, les Écoles Royales, fondées au 18ème siècle en dehors des universités : École des Ponts et Chaussées, École Polytechnique, Académie Royale de Peinture, Sculpture et Architecture…

Deux parties dans cette chronique. La première (page 1) est dédiée à l’Histoire de l’École des Mines entre sa fondation en 1783 et 1816. La seconde (page 2) concerne les prémisses de l’école en 1750 et 1783.

Source de la chronique : article de Wikipédia. « Fondée le 19 mars 1783 sur ordonnance du roi Louis XVI, dans le but de former des directeurs intelligents pour les mines du royaume de France, l’École nationale supérieure des mines de Paris est l’une des plus anciennes et sélectives écoles d’ingénieurs françaises.

À l’époque de sa fondation, l’exploitation des mines était à la fois une industrie d’excellence et un secteur stratégique, où se retrouvaient toutes sortes de problèmes allant de la géophysique au génie des procédés en passant par la sécurité minière, la gestion économique des ressources et la stratégie géopolitique. Les ingénieurs des mines étaient alors formés pour les résoudre.

La bibliothèque des Mines est créée en 1783 afin de permettre aux élèves de jouir d’une documentation pratique. Des choix dans les dépôts littéraires permettent de l’enrichir pendant la Révolution. Les fonds se constituent parallèlement à l’émergence des sciences comme la minéralogie ou la géologie. Le fonds ancien est également marqué par les documents en langue étrangère, particulièrement en allemand, pays où se développent d’abord ces sciences.

La première école des mines est établie à l’hôtel des Monnaies de Paris. Disparue en 1791 dans la tourmente révolutionnaire, puis reconstituée par un arrêté du Comité de salut public le 13 messidor an II (1794), elle fut transportée à Peisey-Nancroix en Savoie, à ce moment française, après l’arrêté des consuls du 23 pluviôse an X (1802). L’école prend le nom d’École pratique des Mines du Mont-Blanc. L’administration de l’école est installée dans les locaux de l’ancien grand séminaire de Moûtiers.

Les élèves-ingénieurs, qui portent un uniforme, sont rémunérés durant leur scolarité. Les promotions annuelles comportent une demi-douzaine d’élèves. La formation est à la fois théorique et pratique, sur le site de la mine de Peisey, mais aussi dans toute la région au moyen de cours géologiques et de «voyages métallurgiques. Un examen sanctionne la fin de la scolarité, avec la rédaction d’un mémoire.

Les lauréats sont nommés dans un grade d’aspirant puis d’ingénieur pour être affectés dans un département de l’Empire. Durant ses douze années de fonctionnement, l’école a formé entre 60 et 70 élèves. L’invasion sarde de 1814 interrompt le fonctionnement de l’école.

Après les événements de 1814, avec le même personnel, l’école est définitivement reconstituée à Paris, par l’ordonnance du 6 décembre 1816, et établie à l’hôtel de Vendôme, longeant le jardin du Luxembourg,

Pour aller plus loin. Alexis Chermette, Un ingénieur des mines au XVIIIe siècle : Johann Gottfried Schreiber (1746-1827), publications de la Société Linnéenne de Lyon, Année 1975, 44-10, pp. 33-42.

Ivan Cadenne et  Patrick Givelet, L’École des Mines de Peisey-Nancroix en Savoie (1802-1814), Le Monde alpin et rhodanien. Revue régionale d’ethnologie, Année 1996, 24-2-4, pp. 169-182.

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