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Colmar Unterlinden. 6 Rois mages

Biographie résumée de Martin Schongauer. Chronique du blog du 26 juin 2017, Martin Schongauer, 30 ans vers 1480.

Martin Schongauer, sculpté par Auguste Bartholdi, cloître du Musée Unterlinden, Grès des Vosges, entre 1858 et 1863

Colmar, Musée d’Unterlinden. Six adorations des mages, dont deux de Martin Schongauer ; trois peintures et trois bas-reliefs sur bois poly-chromé.

1.Martin Schongauer, Adoration des mages, 1470-1475, gravure au burin sur cuivre.

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Source : encyclopédie BSE éditions. « Schongauer pratique la gravure sur bois et sur cuivre et en fait une branche majeure de l’art : il devient le plus grand graveur de la seconde moitié du 15ème au nord des Alpes et exerce une énorme influence dans tout l’Empire, particulièrement sur Dürer. On possède aujourd’hui 116 de ses gravures, signées MS et une centaine de dessins : vie de la Vierge, passion du Christ, parabole des vierges folles.

Adoration des mages. L’artiste s’inspire ici du retable de Sainte Columba de Rogier van der Weyden (Munich, Alte Pinakothek) mais y introduit sa propre manière. Les modèles pour l’écurie ruinée et la figure centrale du roi sont en particulier facilement identifiables. La scène est très concentrée, comme celle de van der Weyden, mais plus naturaliste et moderne dans son développement spatial. Différentes couleurs et textures, comme la robe longue du velours du roi le plus âgé, sont très bien suggérées dans la gravure ».

2. Martin Schongauer, Adoration des rois, vers 1480. Panneau de l’autel de l’église des Dominicains de Colmar, aujourd’hui au Musée Unterlinden.

Source : Blog Itinéraire iconographique. « Retable fermé : 1er panneau : Chasse mystique, Visitation, Nativité ; 2e panneau : Adoration des Mages, Présentation au Temple, Jésus parmi les docteurs, Couronnement de la Vierge.

Les rois mages… des descendants des fils de Noé… ?

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1749. 1ère variolisation à Genève

Se faire ou non vacciner contre le Covid 19 ? Les débats et les polémiques ne datent pas d’aujourd’hui. A Genève au 18ème siècle, – Suisse oblige -, les banquiers ont inventé un système de rentes viagères, limitant les risques financiers de la variolisation des enfants et intitulé Les Immortelles.

Bonnes feuilles de l’article d’Alexandre Wenger, “De petites considérations doivent-elles arrêter lorsqu’il s’agit d’un grand intérêt général ? L’inoculation à Genève au XVIIIe siècle », Canadian Bulletin of Medical History. Bulletin canadien d’histoire de la médecine, vol. 21/1, 2004, p. 103-120.

Introduction de l’article d’Alexandre Wenger

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1765. Encyclopédie, Manustupration

Gilles Barroux. La médecine de l’encyclopédie, CNRS Éditions, 2016, 279 pages, table des matières. Compte-rendu du livre par Adrien Paschoud.

1765. Parution du Livre X de l’Encyclopédie. Dans son livre, Gilles Barroux consacre un développement à : Le physique et le moral : passion, folie et sexualité. Il illustre sexualité par l’article Manustupration (pages 51-54 du livre X). Son auteur est non pas un théologien, mais, semble-t-il, un médecin. Il critique violemment la masturbation car elle provoque une multitude de maladies qui peuvent conduire à la mort. De larges extraits sont cités page 3 de cette chronique.

Pourquoi l’article Manustupration figure-t-il dans l’Encyclopédie ? Passe encore s’il avait été publié dans un livre de morale ou dans un catéchisme, mais pas dans un Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers ! Rien de scientifique dans le texte. Une gifle pour les progrès de la médecine dans la seconde moitié du 18ème.

Depuis 1750 (publication des premiers livres) et encore au début des années 1760, les encyclopédistes – on les appelle les philosophes – ont obtenu des privilèges royaux pour leur œuvre colossale. Et pourtant ils sont anti-religieux, voire même athées. Ils se félicitent ainsi de l’expulsion des Jésuites et de la suppression de leur Ordre.

  • 1762. Expulsion des Jésuites. « Défiant le roi, le parlement de Paris, le 6 août 1762, déclare que la Compagnie de Jésus « nuit à l’ordre civil, viole la loi naturelle, détruit la religion et la moralité, corrompt la jeunesse » et la bannit de France. Certains parlements régionaux (comme celui de Flandre) refusent d’emboiter le pas ; la plupart temporisent. Le roi, de nouveau, obtient un délai, mais doit finalement s’incliner tout en mitigeant les mesures prises. En novembre 1764, Louis XV édicte ce qui devient la mesure pour toute la France : son édit royal entérine l’expulsion des Jésuites. La Compagnie de Jésus est proscrite en France, et ses biens sont confisqués. .. Une alliance de circonstance entre jansénistes, gallicans et philosophes des Lumières a raison des jésuites. En 1761, dans une lettre à Voltaire, D’Alembert écrit : « Que la canaille janséniste nous débarrasse des polissons jésuites. Ne fais rien pour empêcher que ces araignées se dévorent les unes les autres ». En 1763 il triomphe : « Les jésuites étaient les troupes régulières et disciplinées luttant sous l’étendard de la Superstition ».

La situation se retourne très rapidement contre les philosophes. Ils passent d’une position de force à une position de faiblesse. En quoi et pourquoi ?

  • 1762-1765. Les volumes 8 à 17 de l’encyclopédie paraissent, sans privilège et sous une adresse étrangère.
  • 1764. Diderot découvre la censure exercée par Le Breton lui-même sur les textes de l’Encyclopédie.
  • 1765. Diderot achève le travail de rédaction et de supervision, avec une certaine amertume, même si, en mars, Catherine II de Russie lui achète sa bibliothèque.

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1753. Rousseau par de La Tour

Portrait de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) par Maurice Quentin De La Tour, réalisé en 1753, reproduit quatre fois par le pastelliste lui-même, la quatrième en 1763.

Les multiples péripéties de ce portrait sont résumées ci-dessous dans la biographie partielle de Jean-Jacques Rousseau. Elle porte sur les années 1749 à 1763. Pour aller plus loin, lire le texte du Musée de Montmorency et celui de Patrick Aulnas (blog Rivage de Bohême)  

Biographie 1749 à 1763 : célébrité et tourments (citations d’extraits de la rubrique de Wikipédia)

1748. Le contexte historique. Le traité d’Aix-la-Chapelle, négocié d’avril à octobre, met fin à la guerre de Succession d’Autriche. La France l’a emporté, mais Louis XV veut être un prince de paix et décide de ne pas annexer de territoire (en particulier les Pays-Bas autrichiens, la Belgique d’aujourd’hui). Il n’est pas compris par tous : Bête comme la paix, Faire la guerre pour le Roi de Prusse. Néanmoins, la France est encore le royaume le plus puissant d’Europe.

Musée Antoine Lécuyer, dit aussi Musée Quentin de La Tour

1749 (Rousseau a 37 ans). « L’Académie de Dijon met au concours la question : Le progrès des sciences et des arts a-t-il contribué à corrompre ou à épurer les mœurs ? Encouragé par Diderot, Rousseau participe au concours. Son Discours sur les sciences et les arts soutient que le progrès est synonyme de corruption.

Il obtient le premier prix. L’ouvrage est publié en 1750 et son auteur acquiert immédiatement une célébrité internationale. Ce discours suscite de nombreuses réactions ; pas moins de 49 observations ou réfutations paraissent en deux ans, ce qui permet à Rousseau d’affiner son argumentation dans ses réponses.

Il abandonne alors ses emplois de secrétaire et précepteur pour se rendre indépendant, et vit grâce à ses travaux de transcription de partitions musicales. Mais ce sont ces idées développées dans le Discours qui vont progressivement éloigner Rousseau de Diderot et des philosophes de l’Encyclopédie.

1752 (40 ans). Son intermède en un acte, Le Devin du village, est représenté devant le roi Louis XV et la Pompadour. C’est un succès, mais Rousseau se dérobe le lendemain à la présentation au roi, refusant de ce fait la pension qui aurait pu lui être accordée.

1752 voit le début de la querelle des Bouffons. Rousseau y prend part auprès des encyclopédistes en rédigeant sa Lettre sur la musique française, dans laquelle il affirme la primauté de la musique italienne sur la musique française, celle de la mélodie sur l’harmonie, écorchant au passage Jean-Philippe Rameau« .

1753 (41 ans). Premier portrait au pastel de Jean-Jacques Rousseau par de La Tour, exposé au salon de 1753. Le peintre et le philosophe se rencontrent probablement vers 1750, au Salon de M. de la Poplinière, grand amateur de musique. Leurs liens vont se renforcer lors de la représentation du Devin du Village. En effet, mademoiselle Fel, maîtresse du peintre, tenait le rôle principal de l’opéra composé par le philosophe.

1754 (42 ans). « L’Académie de Dijon lance un autre concours auquel il répond par son Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes. Rousseau y défend la thèse selon laquelle l’homme est naturellement bon et dénonce l’injustice de la société. L’œuvre suscite une vive polémique de la part notamment de Voltaire. Sans attendre le résultat du concours, Rousseau décide de se ressourcer à Genève. Célèbre et admiré, il est bien accueilli. Dans le domaine des idées, Rousseau s’éloigne des encyclopédistes athées qui croient au progrès, alors que lui prône la vertu et l’amour de la nature. Il reste fondamentalement croyant, mais abjure le catholicisme et réintègre le protestantisme, redevenant par là citoyen de Genève.

Rousseau ne s’adresse plus seulement à la société bourgeoise comme les artistes de cour ou les érudits des siècles précédents. Il n’a de cesse de s’adresser à un autre public, différent de celui de la haute société qui hante les salons littéraires. Progressivement, sa célébrité devient funeste selon ses propres termes, cette célébrité qu’il a cherchée comme une arme sociale se retourne contre lui, et il entre dans une paranoïa.

1756 (44 ans). Mme d’Épinay met à sa disposition l’Ermitage, une maisonnette située à l’orée de la forêt de Montmorency. Il s’y installe avec Thérèse Levasseur puis commence à rédiger son roman Julie ou la Nouvelle Héloïse et son Dictionnaire de la musique.

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Dürrenmatt. La Satire angoissante

Friedrich Dürrenmatt, La satire dessinée. Strasbourg, Musée Tomi Ungerer, exposition du 3 juillet au 31 octobre 2020.

Autoportrait (sans date)

Une exposition d’une actualité troublante. Je l’aurais intitulée, pour ma part et en pensant à la pandémie Covid-19, Dürrenmatt. La Satire angoissante.

Album de 28 photos (3 juillet 2020).

Les dessins de Friedrich Dürrenmatt sur les dérives du pouvoir donnent froid dans le dos.

De même, dans un livre pour les enfants, La patrie dans l’affiche, illustre l’épidémie de typhus qui a contaminé en 1963 la célèbre station de Zermatt, et que les autorités ont voulu dissimuler. A travers ce fait d’actualité, il se livre à une critique acerbe de la société suisse.

Dans le même livre pour enfants, des dessins féroces contre les enseignants suisses, Devenez enseignants.

Biographie. « Friedrich Dürrenmatt, fils de pasteur, naît en 1921 à Konolfingen dans l’Emmental et décède à Neuchâtel en 1990, où il a vécu 38 ans. Il a avant tout acquis une notoriété internationale avec ses pièces de théâtre, Les fous de Dieu (1947), La Visite de la Vieille Dame (1956) et Les Physiciens (1962), ainsi qu’à travers les adaptations cinématographiques de ses romans policiers tels que Le Juge et son Bourreau (1952) ou La Promesse (1958). Ses essais philosophiques et son œuvre tardive autobiographique, de même que son œuvre picturale, sont moins connus ».

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Enseigner à distance dans l’urgence

Enseigner à distance dans l’urgence, Edutech Wiki, université de Genève.

Extraits. 3.3 Outils pour proposer des activités participatives et collaboratives

Si vous désirez proposer des activités participatives et collaboratives, vous avez en principe deux choix :

  1. Vous appuyer sur des outils externes qui permettent aux apprenants de participer activement aux cours Par exemple à travers des systèmes de sondage, un chat ou une messagerie instantanée, des applications d’écriture collaborative comme le traitement de texte en ligne (e.g. Etherpad lite). Des services gratuits ou commerciaux sont également disponibles, comme Beekee Live, une application développée à l’Université de Genève, ou la suite d’outils Framasoft.
  2. Installer et configurer vos propres outils numériques Par exemple un wiki permet aux apprenants l’écriture collaborative de matériel qui est ensuite rendu disponible à d’autres utilisateurs. Vous avez deux exemples d’application de ce principe dans ce wiki, basé sur Mediawiki : les cours STIC I, un cours technique organisé par mini-projets, et Bases psychopédagogiques des technologies éducatives, basé sur une pédagogie co-constructive. Notez que si vous choisissez d’installer et configurer vos propres outils, il faut bien veiller à les mettre à jour régulièrement pour éviter des failles informatiques.

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Lausanne, Hermitage. 3 expositions

C’est en 1841 que le banquier Charles-Juste Bugnion achète le terrain de l’Hermitage, situé sur une colline surplombant Lausanne… Il y fait construire, entre 1842 et 1850, une maison de maître d’après des plans établis en collaboration avec l’architecte Louis Wenger, et il fait aménager le parc avec des essences rares.

Le Banquier et la Science. Charles-Juste Bugnion suit des études de droit mais devient banquier… Membre de la Société helvétique des sciences naturelles, il est aussi l’un des fondateurs de la Société entomologique de France. Léguée à la Bibliothèque cantonale et universitaire en 1999, sa bibliothèque entomologique est une collection comprenant 27 ouvrages formant 74 volumes relatifs aux insectes (notamment aux papillons) et aux oiseaux.

Trois expositions à la Fondation de l’Hermitage (2010, 2013, 2020)

2010. Exposition Edward Hopper. Album de 25 photos : Œuvres avant 1915, dont trois autoportraits de 1903, dont des dessins réalisés à Paris 1905-1906. Album de 29 photos : œuvres de 1925 à 1955.

2013. Lausanne, le banquier et Joan Miro, Miro, Poésie et Lumière. Album de 18 photos : la villa, le parc, la Cathédrale, le Léman, les Alpes.

2020. Du 24 janvier au 24 mai. Le Canada et l’impressionnisme. Nouveaux horizons

« Organisée en collaboration avec le Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, l’exposition montre comment les peintres canadiens découvrent l’impressionnisme à la fin du XIXe siècle en France, et comment ils réagissent, à travers leur style et leurs sujets, à cette révolution picturale. Nourris par ce mouvement international, bon nombre de ces artistes donnent, une fois de retour au pays, une impulsion cruciale à l’émergence de la peinture moderne canadienne ».

Pour aller plus loin. François Vallotton, L’Hermitage, une famille lausannoise et sa demeure, Lausanne, La Bibliothèque des Arts, 2001, 146 pages.

Extraits. ‘En retraçant l’histoire de l’Hermitage, un livre fait revivre les grandes heures de la Lausanne mondaine

Le domaine de l’Hermitage a peu changé depuis que Charles-Juste Bugnion en a posé les fondations. La maison de maître devient vite le passage obligé de la vie mondaine lausannoise. Elle sera rapidement un des lieux de rassemblement privilégiés du Parti libéral et des fidèles du culte protestant libre, refusant, dès 1847, de se soumettre à la tutelle du pouvoir radical.

Ce statut très mondain aura une importance sur la carrière professionnelle de Charles-Juste Bugnion, fêtes et autres réunions mondaines lui permettant en effet de fidéliser une clientèle locale ou de passage. Outre les mondanités, les réceptions organisées à l’Hermitage permettent aux familles de la société bourgeoise de l’époque d’arranger des rencontres entre leurs rejetons et de leur trouver de cette manière un conjoint issu du même milieu. Tout cela sous l’œil inquisiteur des mères de famille, chargées de s’assurer de la bonne réputation (morale et financière) du potentiel nouveau membre de leur clan. Même si l’amour entre deux époux constituait un élément dont il fallait tenir compte dans un mariage, il n’était alors pas le plus important. Des facteurs tels que le milieu social, la fortune et la religion devaient également être pris en compte. Un mariage se concluait moins entre deux individus qu’entre deux maisons.

Cette sociabilité se raidira quelque peu avec la nomination de Charles-Auguste, fils de Charles-Juste, à la tête de la Banque Bugnion. Les réunions mondaines réunissant l’élite lausannoise laisseront la place à des petits goûters destinés à la clientèle internationale de l’institut bancaire lausannois. Le domaine de l’Hermitage finira même par se refermer sur lui-même lorsque Paul, neveu et successeur de Charles-Auguste, sera contraint de cesser toute activité professionnelle à la suite de problèmes de santé.

La Banque privée Bugnion est reprise en 1964 par l’UBS et l’Hermitage perd ainsi sa raison d’être en tant que vitrine de respectabilité. Le poids croissant des charges et la volonté affichée des descendants de la famille Bugnion de ne plus vivre à l’Hermitage conduiront les propriétaires à donner au domaine l’orientation culturelle que les Lausannois lui connaissent aujourd’hui ».

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E. Hopper. Paysages d’Amérique

Edward Hopper. Exposition à la Fondation Beyeler, 26 janvier – 17 mai 2020.

 » La Fondation présente un ensemble d’œuvres d’Edward Hopper (1882-1967). Ses  peintures sont l’expression du regard singulier qu’il porte sur la vie moderne. Il commença sa carrière comme illustrateur. Aujourd’hui, il est surtout connu pour ses peintures à l’huile, qui témoignent de son intérêt pour l’impact de la couleur et de sa virtuosité dans la représentation de l’ombre et de la lumière. Le thème central de l’exposition est fourni par ses images des immenses paysages naturels et urbains de l’Amérique.

L’exposition réunit des aquarelles et des huiles des années 1910 (28 ans) aux années 1960 (78 ans), offrant ainsi un large et passionnant panorama des multiples facettes de la peinture hoppérienne ». 

Album de 23 photos : œuvres de 1909 à 1929

Album de 30 photos : œuvres de 1930 à 1950

Pour les différentes œuvres commentées ci-dessous, citations du livret mis à disposition du visiteur.

1899 (17 ans) – 1901 (19 ans). Hopper étudie tout d’abord l’illustration commerciale.

1901 (à partir de). Il étudie la peinture à la New York School of Art

1906 (24 ans) – 1910 (28 ans). Trois voyages en Europe : Hopper séjourne principalement à Paris. Ses esquisses d e l’époque reflètent un intérêt accru pour la couleur et les effets d’ombre et de lumière.

1912 (à partir de). Hopper passe souvent ses étés sur les côtes du Maine et du Massachusetts.

1905 (23 ans) – 1925 (43 ans). Hopper travaille à son compte en tant qu’illustrateur et graphiste pour des agences publicitaires à New York. Ce n’est que passé 40 ans qu’il rencontre le succès en tant peintre.

1914 (32 ans). Rocher carré, Ogunquit

Cette peinture sur toile à l’huile datant de ses jeunes années ne montre qu’un petit extrait du paysage. La composition nous amène à cherche inéluctablement à imaginer commet se poursuit le paysage en dehors de l’espace pictural. L’océan, les rochers et le ciel semblent s’étendre au-delà des bords latéraux du tableau.

L’artiste crée sur place plusieurs vues de la côte. Dans ces peintures d’exécution rapide, il étudie les effets d’ombre et de lumière. Il restitue les blocs rocheux avec des coups de pinceau audacieux, leur conférant corporalité plastique, chaleur et froideur. Les parties claires et les parties sombres se côtoient directement, dans un orientation de lumière saisissante.

A gauche, l’image est dominée par le rocher carré. Il dépasse la ligne d’horizon et surplombe les autres formations rocheuses, barrant même la vue sur la surface bleutée de l’océan ».

1924 (42 ans). Mariage avec Joséphine Nivison. Le couple entreprend plusieurs voyages transcontinentaux en train vers le Colorado et le Nouveau Mexique. Succès d’exposition et réussite commerciale croissants avec ses aquarelles et ses peintures à l’huile.

1927 (45 ans). Le phare sur la colline

« Lors d’un séjour dans le Maine en 1927, Edward Hopper a consacré toute une série d’œuvres à l’un des deux phares de Cape Elizabeth, dont les murs de fondation datent du 18ème siècle.

La prédilection de Hopper pour les phares est probablement liée à sa notion de représentations de paysages illimités : les phares offrent un repère dans une nature incommensurable en évolution permanente ».

1928 (46 ans). Granite à Cape Ann

« La toile montre un paysage côtier de Cape Ann, Massachusetts. Sur un versant de pâturages verts se dressent d’impressionnantes formations de granite projetant des ombres obliques et créant ainsi des effets de lumière dramatiques. Le ciel bleu qui les surplombe est traversé de voiles nuageux.

A droite, le terrain descend en pente rapide, ouvrant le regard vers la profondeur et faisant deviner la proximité de l’océan.

Pendant son séjour à Cape Ann à l’été 1928, il crée également de nombreuses aquarelles représentant les paysages environnants.

Cape Ann Granite illustre bien l’intérêt de Hopper pour la corporalité des paysages et pour l’intensité de sa perception individuelle des paysages américains ».

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Bâle. Musée médiéval (13-16ème)

Le Musée historique de Bâle a été fondé en 1894. Il a pris place dans la Barfüsserkirche, nom qui dérive de l’Ordre des frères mineurs, également appelés Barfüsser (les déchaussés) en allemand et cordeliers en français.

Le chœur de l’église est aujourd’hui consacré à la période médiévale : œuvres du 13ème au 16ème siècle (vitraux, orfèvrerie, sculptures, fresques, retables – peintures sur bois – ).

13ème siècle. Croix d’autel (vers 1250-1270). En savoir plus sur les Croix émaillées.

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Bâle. La Cathédrale Notre-Dame

Millénaire de la Cathédrale de Bâle (1019-2019).

La cathédrale protestante Notre-Dame est construite principalement en bloc de grès rose. Elle se trouve à l’emplacement de l’ancien oppidum des Rauraques sur la colline du Münsterhügel qui surplombe le Rhin. L’édifice est construit sur une terrasse artificielle appelé Pfalz soutenue par un mur monumental. L’origine exacte de la cathédrale demeure inconnue.

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805-823. Cathédrale carolingienne. Elle fait l’objet de modifications par l’évêque Hatton.

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