Archives de Catégorie: C. Ile-de-France

UPEC. L’université cède la main

En décembre 2017 et en janvier 2018, le Conseil d’administration de l’Université Paris-Est Créteil n’est pas parvenu à élire un nouveau président, pour remplacer le président démissionnaire. Le 9 février 2018, la moitié des administrateurs ont démissionné, mais il fallait une démission des 2/3 pour entraîner l’élection d’un nouveau CA. Face à cette impasse, le 15 février 2018, Françoise Moulin-Civil, rectrice de Lyon jusqu’en début de semaine et ancienne présidente de l’université de Cergy Pontoise, est nommée Administratrice provisoire de l’université. La communauté universitaire a cédé la main.

Ci-dessous le feuilleton cristolien en 10 dates.

19 janvier 2108. Chronique Présidence de l’UPEC, l’impasse. Le Conseil d’administration n’est pas parvenu à élire la/le président/présidente de l’université. Déjà  deux jours et huit tours de scrutin !

25 janvier 2018. Chronique UPEC, vers la démission du CA ? Penser l’avenir, agir ensemble, soutien de la candidature de Caroline Ollivier-Yaniv à la présidence, demande aujourd’hui une démission coordonnée de 22 des membres du CA, pour pouvoir organiser de nouvelles élections.

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Loi ORE. Revue des mobilisations

Foisonnement et répétition de mobilisations : 1er et 6 février 2018. Appel à une journée nationale de grève et de mobilisation, le 15 février.

Intensité de la mobilisation ? Pour ce que j’en ai vu à Strasbourg à deux reprises, elle demeure faible ; jeudi 8 et vendredi 9 février, l’assistance aux 7 heures de cours que je suis au Palais universitaire était on ne peut plus normale. Et après-demain ?

La mobilisation n’est pas unitaire (absence de la FAGE et du SGEN CFDT) ; elle est oppositionnelle (s’opposer aux réformes en cours) plutôt que propositionnelle (à part la revendication habituelle : plus de moyens pour l’enseignement supérieur et la recherche) ; elle donne surtout une image de défense du passé, du statu quo. Je ne pense pas aujourd’hui qu’il puisse y avoir le feu à la maison Université dans les semaines qui viennent.

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UPEM. Combien de places offertes ?

Parcoursup. Troisième test sur les taux de réussite en 1ère année de licence d’Histoire : le cas de l’université de Paris-Est Marne-la-Vallée (les cas précédents : Nantes, Nice).

Pourquoi l’Histoire ? Parce que j’étudie cette matière à l’université de Strasbourg en tant qu’auditeur libre. Pourquoi Marne-la-Vallée ? Parce que j’y ai enseigné dans l’UFR Histoire-Géographie-Sociologie et parce que j’y ai créé en 1999 l’Observatoire des Formations, Insertions Professionnelles, Évaluations (OFIPE).

Licence d’Histoire sur le site de l’université. Des informations existent, mais il faut les piocher à plusieurs endroits. 1. On apprend qu’il y a 380 étudiants en 1ère année de licence (ce n’est pas le chiffre de Parcoursup, cf. infra)

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Parcoursup. Paris contre Créteil ?

Suite de la chronique Parcoursup devant le Conseil d’État. « Je me permets de signaler que les élèves de Seine-Saint Denis n’ont pas la possibilité de sélectionner une université parisienne sur Parcoursup ». Ce serait là une des conséquences de l’article 1 de la loi ORE ? « Le recteur sera responsable de garantir la mobilité géographique à l’entrée dans le SUP… Sur la base de critères objectifs, il pourra fixer un pourcentage maximal [d’accès] de candidats relevant d’une autre académie« .

Une Note d’information récente de la DEPP (cf infra) a permis, dans le contexte passé d’APB et de ses premiers vœux, de mesurer les flux de mobilité sortante à partir des académies de Créteil (4 universités) et de Versailles (4 universités) vers l’académie de Paris (9 universités) et les flux de mobilité entrante dans l’académie de Paris à partir des académies de Créteil et de Versailles.

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Parcoursup, on le sait, a changé la donne : les vœux des bacheliers ne sont plus hiérarchisés. Plusieurs questions se posent dès lors.

  • quand le recteur de l’académie de Paris fixera-t-il le pourcentage maximal de bacheliers non parisiens pouvant s’inscrire dans une des neuf universités de Paris intra-muros ?
  • communiquera- t-il en toute transparence sur sa décision ?
  • quel sera ce pourcentage maximal ?
  • sera-t-il défini par université et/ou par formation ?
  • ce pourcentage d’admis de non parisiens dans Paris pourra-t-il être suivi en temps réel, au fur et à mesure des décisions de chacune des universités parisiennes ?

Je crains bien que ce soit un énorme bazar !

Extraits de la Note d’information (pages 4 et 5). « En métropole, le cas de la région parisienne est très spécifique. Ainsi, les académies de Créteil et Versailles voient plus de la moitié de leurs bacheliers faire un premier vœu hors académie (respectivement 53 % et 52%). On peut supposer que ce choix est fortement influencé par la proximité de Paris et de son offre de formations pléthorique.

Les jeunes peuvent poursuivre les études qu’ils souhaitent tout en restant au domicile parental et ainsi limiter le coût de l’entrée dans l’enseignement supérieur. En effet, plus de 80 % de ces vœux hors académie se font dans la même région (respectivement 86% pour Versailles et 91% pour Créteil) »…

… « Il est également possible d’aborder la question de la mobilité sous l’angle de la mesure de la mobilité entrante. Ainsi, si on observe les taux d’entrée potentielle dans les académies, c’est-à-dire la proportion de bacheliers qui fait un vœu dans une académie dans laquelle il ne réside pas l’année du baccalauréat, l’académie de Paris se distingue très largement : 77 % des premiers vœux faits à Paris concernent des bacheliers qui ne résident pas dans cette académie (Carte 2).

Cependant si l’attirance pour Paris est marquée, elle reste assez limitée à la région Ile-de-France puisque les trois-quarts de ces vœux sont le fait de bacheliers issus des académies de Créteil et de Versailles (77%) ».

Note finale. Cosima Bluntz, Choix d’orientation en terminale et mobilité géographique, DEPP, Note d’information, n°18.01, janvier 2018, 7 pages.

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Paris 1. Jeunes chercheurs en colère

Doctorants mobilisés. Lettre à la Présidence de l’université Paris I Panthéon Sorbonne, juillet 2017. Cette lettre circule de nouveau sur les réseaux sociaux.

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Parcoursup devant le Conseil d’État

Courriels reçus dans la nuit. 1. « Je me permets de signaler à toutes fins utiles que les élèves de Seine-Saint Denis (et sans doute beaucoup d’autres) n’ont pas la possibilité de sélectionner une université parisienne sur Parcoursup ».

Il s’agit là d’une des conséquences possibles de l’article 1 de la loi ORE « Le recteur sera responsable de garantir la mobilité géographique à l’entrée dans le SUP… Sur la base de critères objectifs, il pourra fixer un pourcentage maximal [d’accès] de candidats relevant d’une autre académie« . Rappelons qu’il y a trois académies en région parisienne : Créteil, Paris et Versailles.

2. « Un recours en urgence va être déposé devant le Conseil d’État pour demander l’annulation de l’arrêté Parcoursup. Le recours est porté par le cabinet d’avocats Lyon-Caen et Thiriez à la demande   de plusieurs sénateurs.

3. Dans la série « la charrue avant les bœufs », la CNIL, confrontée à une loi non votée, a donné un feu vert « provisoire et précaire » pour la collecte des données personnelles des élèves (notamment les bulletins scolaires de 1ère et terminale, les notes anticipées au baccalauréat, le CV… ), la CNIL a clairement expliqué que les données personnelles des lycéen-nes ne peuvent en aucun cas être utilisées ou exploitées, tant que la loi n’est pas votée ; ces données sont seulement collectées pour l’instant mais inexploitables.

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UPEC. Retourner aux urnes

Suite des chroniques du 19 janvier 2018 (Présidence de l’Université Paris-Est Créteil : l’impasse) et du 25 janvier (UPEC. Vers la démission du CA ?).

L’impasse : le 19 janvier 2018, au 4ème et dernier tour de scrutin de la journée, aucun des deux candidats restés en lice n’a obtenu la majorité absolue (17 voix) : Jean-Luc Dubois Randé a obtenu 14 voix, Caroline Ollivier-Yaniv, 13 voix (nuls : 5 voix).

Communiqué de la liste « Stoppons la fusion et décidons ensemble » (reçu aujourd’hui à 16 heures 30) : « Blocage institutionnel à l’UPEC : c’est à la communauté universitaire de trancher. Les membres du CA doivent démissionner rapidement, seule solution pour un retour aux urnes. Le communiqué renvoie au texte de l’accord de retrait établi entre les listes dites 1 et 2. Il expose les différents cas de figure qui avaient été envisagés et qui éclairent ce qui s’est passé lors du scrutin du 19 janvier ».

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UPEC. Vers la démission du CA ?

Suite de la chronique du 19 janvier 2018. Présidence de l’Université Paris-Est Créteil : l’impasse. Le 19 janvier 2018, au 4ème et dernier tour de scrutin de la journée, aucun des deux candidats restés en lice n’a obtenu la majorité absolue (17 voix) : Jean-Luc Dubois Randé a obtenu 14 voix, Caroline Ollivier-Yaniv, 13 voix (nuls : 5 voix).

Penser l’avenir, agir ensemble, soutien de la candidature de Caroline Ollivier-Yaniv à la présidence, demande aujourd’hui une démission coordonnée de 22 des membres du CA, pour pouvoir organiser de nouvelles élections.

« Dans ces conditions, se trouve confirmé ce qui constitue le troisième point : il est plus que jamais nécessaire de trancher cette situation par un retour devant les électeurs. Ceci n’est possible que par la démission coordonnée de 22 des membres du conseil d’administration qui entraînera, comme le prévoit le code de l’éducation, la dissolution des conseils centraux et l’organisation d’élections générales. Celles-ci sont nécessaires pour qu’un choix clair puisse être fait par les électrices et les électeurs des différents collèges et pour qu’une direction puisse se mettre en place avec un horizon de temps – quatre ans – plus propice à l’engagement d’une action ambitieuse que l’achèvement d’un court mandat de transition ».

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Présidence de l’UPEC : l’impasse

19 janvier 2108, communiqué de Paris-Est Créteil. Le Conseil d’administration n’est pas parvenu à élire la/le président/présidente de l’université. Déjà  deux jours et huit tours de scrutin !

Comment interpréter les surprenants résultats des 4 tours de scrutin de ce jour ?

  • 1er tour : Vérène Chevalier 10 : Caroline Ollivier-Yaniv 10, Jean-Luc Dubois-Randé : 12
  • 2e tour : VC 9, COY 11, JLDR : 12
  • 3e tour : retrait de VC, COY 16, JLDR 12, 4 abstentions
  • 4e tour : COY 13, JLDR 14, 5 abstentions.

Le communiqué officiel

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Un président autrement (vidéo)

Dominique Perrin, ancien président de l’université de Marne-la-Vallée de 1997 à 2002 :

Sur son site, une vidéo hilarante : je dois penser à ma succession. Cliquer sur Les Présidents autrement

Avec mon meilleur souvenir. Bienvenue, Dominique parmi les retraités !

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