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Jeux d’Histoire n°1. Louis XV

Histoire de Louis XV, roi de France de 1715 à 1774 (sources : en note finale)

  • Louis XV durant la guerre de succession d’Autriche (1741-1748)
  • durant sa maladie puis sa guérison à Metz (août-septembre 1744)
  • durant son séjour à Strasbourg (octobre 1744)

Le jeu éducatif (pour mes petits-fils) comprend

  • 5 mots manquants. Ils sont entre crochets [ ] dans le corps du texte. Les solutions et les définitions sont données en fin de jeu. Ce serait bien de retenir ces termes !
  • une question posée à un arbre généalogique
  • un jeu sur le Palais Rohan (Strasbourg) en 1744 et aujourd’hui.
  • un Quiz sur le barrage Vauban (Strasbourg)
  • gravures, photos (palais Rohan, barrage Vauban), arbre généalogique, graphique de fécondité peuvent être agrandis : powerpoint de 12 éléments (captures d’écran ou photos).

Louis XV est né le 15 février 1710 à Versailles où il est mort le 10 mai 1774. Membre de la maison de Bourbon, il règne sur le royaume de France du 1er septembre 1715 au 10 mai 1774.

1715. Le 1er septembre, à la mort de Louis XIV, après le règne le plus long de l’Histoire de France, le pays est riche et fort, mais épuisé par des guerres et des crises à répétition. Sa population est la plus importante d’Europe.

  • Pour étudier la démographie française de l’Ancien Régime, les historiens puisent leurs informations dans les sources fiscales et les [mot manquant et définition] plus ou moins bien tenus. Vers 1700, on estime à 20 millions le nombre d’habitants du royaume de France. Un Européen sur quatre est français. Les historiens démographes du XXe siècle supposent que les Français seraient 22 millions en 1715, plus de 25 millions vers 1760 et probablement 28 millions en 1790. On assiste à une hausse constante de la population française de 40 % en un siècle (source).

En France, la couronne revient légitimement, selon la loi [mot manquant et définition], à un descendant masculin en ligne directe. Louis XV est un descendant de Louis XIV.

  • Question. Quel est le lien de parenté entre Louis XIV et Louis XV ? Celui-ci est-il son fils, son petit-fils, son arrière petit-fils, son arrière-arrière petit fils ? Trouver la réponse dans cet arbre généalogique.

1723. Louis XV a 13 ans. La [mot manquant et définition] se clôt officiellement à la majorité du roi (13 ans). Mais Philippe d’Orléans demeure influent, avec le cardinal Dubois, jusque fin 1723.

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Premier Ministre de 73 à 89 ans

Quiz. Qui est ce Premier Ministre ? Qui a-t-il servi ? A quelles dates ? Qui a écrit le portrait critique ci-dessous, dans Mes pensées ou le Qu’en dira-t-on

  • Esprit timide, quoique ambitieux
  • Plus jaloux d’augmenter son pouvoir que d’étendre celui de la France
  • Connaissant les intérêts de la nation, mais incapable de s’y livrer
  • Trop imbu de préjugés pour corriger les abus
  • Trop sujet à de petites passions pour bien manier les grandes affaires
  • Profond dans quelques parties, mais n’ayant ni plan ni système pour le tout
  • Aimant la gloire et se refusant aux vrais moyens d’en acquérir
  • Trop occupé de l’accessoire pour réussir dans le principal
  • Minutieux jusqu’à la puérilité
  • Faisant prendre à l’autorité des voies détournées

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Municipales 2020. 7 ex-présidents

Suite de la chronique Municipales de 2014. 3 ex-présidents, 2 maires

Sept  ex-présidents d’université voudraient être maire ou adjoint au maire d’une grande ville ou d’une ville moyenne. Ils posent pour la première fois leur candidature : 1. Yvon Berland, 2. Pascal Olivard, 3. Alain Beretz, 4. Richard Lioger, 5. Luc Hittinger, 6. Jean-Emile Gombert, 7. Patrick Lévy.

1.Yvon Berland. 8 décembre 2019. Chronique Marseille. Berland, candidat LREM. Le 1 Janvier 2020, Yvon Berland aura 68 ans. Il aura présidé une université durant 15 ans et demi : un record ! Quatre mandats consécutifs de président : près de 8 ans à la tête de l’université de la Méditerranée, 8 ans à la tête d’Aix-Marseille Université (fusion des trois universités existantes). Le  9 décembre 2919, il est officiellement désigné comme candidat de la LREM à la mairie de Marseille (cf. trois articles de presse en seconde partie de chronique).

Photo d’avril 2010 par Pierre Dubois. Bureau du président de l’université de la Méditerranée

12 février 2020. Un ex-président sans distinction. Yvon Berland, candidat à la Mairie de Marseille a le soutien de la LREM. La liste qu’il conduit n’est pas en bonne position dans les sondages. Il n’évite pas les dérapages verbaux. Article de Benoît Gille, MarsActu Journal local d’investigation, Je vais te mettre la tête dans le cul : Yvon Berland dérape et menace un journaliste

2. Pascal Olivard, 5 février 2020. Chronique Brest. Carrière de Pascal Olivard, candidat à la mairie de Brest (son site de campagne). Né en 1966, il est ancien président de l’Université de Bretagne Occidentale (2007-2016), ancien président de l’Université Européenne de Bretagne (2012-2016), ancien président de la COMUE Université de Bretagne-Loire (2016-2019), ancien candidat à la direction de l’IFREMER (en 2018). Il est aujourd’hui candidat à la mairie de Brest pour le mandat 2020-2026.

Dans son CV pour la candidature à la mairie de Brest, il ne parle pas de l’échec de l’Université Bretagne Loire. La liste qu’il présente aux électeurs (Brest, imaginons demain) n’a pas le soutien d’un parti politique national. Il se définit comme un Centriste ouvert : « je n’ai jamais voulu exprimer publiquement mes opinions politiques : il me fallait en effet travailler avec des gouvernements de droite comme de gauche. Aujourd’hui, les choses sont différentes et je peux me revendiquer pleinement comme centriste ouvert. Des figures comme Simone Weil, Robert Badinter, ou encore Jacques Delors constituent pour moi des références ».

3. Alain Beretz, 65 ans, a été l’un des acteurs de la fusion des trois universités strasbourgeoises, fondées au début des années 1970. Il a été élu président de l’université fusionnée pour deux mandats (décembre 2008 – décembre 2012 – septembre 2016).

Le 15 septembre 2016, il est nommé directeur général de la recherche et de l’innovation et a de ce fait quitté la présidence quelques mois avant la fin de son mandat. Depuis cette date, il enchaîne des missions courtes, mission et voyages sur la création d’universités européennes, administrations provisoires de composante au sein de l’UNISTRA.

28 janvier 2020. Philippe Dossmann, L‘Alsace, Les 50 premiers membres de la liste conduite par Alain Fontanel. Alain Beretz figure en 3e position de cette liste.

« Le premier adjoint (socialiste) de la mandature sortante, a présenté les 50 premiers membres de sa liste aux élections municipales de Strasbourg. Parmi ceux-ci, figurent notamment 80% de nouveaux venus en politique, des personnalités éminentes de la société civile, mais aussi des personnes issues de cinq groupes politiques (LaREM, Agir, La Coopérative, MoDEM et PRSL).

Pour agrandir l’image, cliquer ici

Ci-dessous. Ce qu’Alain Beretz dit qu’il va impulser dans son rôle d’adjoint (de 1er adjoint ?) si la liste Fontanel gagne le 22 mars. Mais la victoire est encore loin d’être acquise !

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2014. 3 ex-présidents, 2 maires

26 février 2014. Des présidents d’université se lancent dans la bagarre des municipales. Des candidats issus des milieux facultaires se présentent à Paris, au Havre et à Melun, Isabelle Rey-Lefebvre, Le Monde.

Marie-Christine Lemardeley, ex-présidente de l’université Paris-III Sorbonne-Nouvelle se présente à la mairie du 5arrondissement de Paris sur la liste d’Anne Hidalgo (PS). Elle est élue. Elle est investie de nouveau pour les élections 2020. Pour aller plus loin : le blog Histoires d’universités chronique sur Marie-Christine Lemardeley

Camille Galap, ex-président de l’université du Havre, mène en 2014 une liste d’union de la gauche au Havre. Elle n’obtient qu’un peu plus de 15% des suffrages. Édouard Philippe est élu maire du Havre dès le 1er tour et est candidat à sa réélection en 2020. Cette année, Camille Galap ne figure sur aucune liste au Havre. Pour aller plus loin : le blog Histoires d’universités chronique sur Camille Galap.

Photo de 2013 par Pierre Dubois

Louis Vogel, ancien président de Paris II Panthéon Assas et ex-président de la CPU, est devenu maire de Melun en 2016, après avoir été maire-adjoint à l’issue des élections de 2014. Il est candidat à sa propre succession en 2020. Pour aller plus loin : Histoires d’universités chronique sur Louis Vogel.

Photo de 2010 par Pierre Dubois

Suite de l’article du Monde (2014). A. Marie-Christine Lemardeley. Une aventure, pour cette pure universitaire, sans expérience politique, ni même carte du PS : « Quand on m’a proposé la tête de liste dans le 5e, j’ai hésité… mais pas longtemps. Je me suis dit qu’à 61 ans, je pouvais m’autoriser un choix pas très raisonnable, un engagement risqué mais qui va me permettre de faire de cet arrondissement un quartier plus mixte et solidaire », se promet-elle.

A son poste de présidente d’université, elle a beaucoup contribué à moderniser l’enseignement pour qu’il soit en prise avec l’emploi : « Lorsqu’on dirige une université, il faut à la fois une vision à long terme, une stratégie nationale et internationale et régler des problèmes très terre à terre. »

B. 2014. Camille Galap compte arracher la municipalité à l’UMP. A la surprise générale, il a remporté les primaires socialistes, lui qui n’a sa carte du PS que depuis un an. « J’aime Le Havre, où je suis né et travaille », explique cet ex-champion de France de karaté, à la carrure impressionnante. Antillais, il subit le racisme ordinaire et y fait face avec philosophie. Arrivé au volant de sa voiture à une réunion de présidents d’université, autour de Valérie Pécresse alors ministre, il se voit demander par le planton de service, qui le prend pour un chauffeur, qui il vient chercher… « Je veux me battre pour faire baisser le chômage des jeunes, de presque 40 % : il y a urgence », plaide-t-il.

A la tête d’une liste d’union de la gauche, il entend mobiliser le tissu associatif et les ressources de l’université, négligées, à ses yeux, par le maire de droite. « Lors d’une réunion, il était question de créer un soutien scolaire, mais les bénévoles manquaient. Or, il y a 7 000 étudiants au Havre, et personne n’avait songé à faire appel à eux. Je l’ai fait et ai reçu 200 candidatures dès le lendemain ».

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T. Coulhon veut présider le Hcéres

Pourquoi Thierry Coulhon veut-il présider le Haut Conseil de l’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur français ? Pourquoi quitte-t-il la fonction de conseiller d’Emmanuel Macron ? Plusieurs hypothèses pour expliquer cette volonté de mobilité. Je pense, au vu de sa trajectoire professionnelle, que l’ancien président de l’université de Cergy Pontoise aime enchaîner des missions de durée limitée et bien rémunérées. Dans l’immédiat, l’examen des candidatures à la présidence Hcéres est suspendu.

En effet, plus de 1300 chercheurs et enseignants-chercheurs sont candidats (point B de la chronique).

A. Questions orales posées au Sénat (3 mars 2020). Question concernant la Présidence du Hcéres. Intervention de Pierre Ouzoulias et réponse de Frédérique Vidal.

M. Pierre Ouzoulias. La présidence du Hcéres est vacante depuis le 31 octobre 2019.

Au moins cinq personnalités ont déposé leur candidature, mais votre Gouvernement a considéré qu’elles n’étaient pas recevables et a publié un nouvel appel au Journal officiel du 26 décembre 2019.

Selon la presse, confirmée par l’intéressé, M. Thierry Coulhon, conseiller à la présidence de la République, a fait acte de candidature, mais il aurait lui-même participé à l’examen des premières candidatures rejetées par votre ministère.

Plus de 1 300 chercheurs et enseignants-chercheurs ont déposé un dossier dans les formes. Selon quel protocole global seront-elles examinées, ainsi que celle de Thierry Coulhon ?

Mme Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.  Je tiens à rendre hommage à l’immense travail réalisé par Michel Cosnard à la présidence du Hcéres.

La nomination du président de cette instance en conseil des ministres est une compétence du Président de la République. Conformément à la loi organique précisant les dispositions de l’article 13 de la Constitution, un appel à candidatures a effectivement été ouvert par mon ministère pour préparer cette nomination, qui ne pourra intervenir qu’après consultation des commissions permanentes compétentes des deux assemblées et vous serez donc informés du nom de la personne pressentie.

Une candidature collective a été présentée, mais elle n’a pas été retenue, comme mon ministère l’a indiqué la semaine dernière.

En effet, le décret du 14 novembre 2014 qui régit l’organisation de la Hcéres désigne le président du collège comme une personne nommée par décret en conseil des ministres, sa fonction n’est donc pas collective et c’est donc bien le Haut Conseil lui-même qui est le lieu de la collégialité et non pas sa présidence.

J’aurais l’occasion de m’exprimer sur ce sujet le 24 mars prochain, lorsque se tiendra le débat sur la politique de recherche publique que votre groupe a demandé.

M. Pierre Ouzoulias.  Vous n’avez pas infirmé que M. Coulhon a été juge et partie. Donc vous le confirmez. Je poserai donc de nouveau cette question à M. Coulhon en commission de la culture.

Quant aux autres candidatures, il ne s’agit pas, madame la ministre, d’une candidature collective, mais de 1 300 candidatures individuelles. Chacune doit être examinée, de la même façon que celle de M. Coulhon.

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Paris 1 et ses interdictions d’accès

Contre la répression à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Communiqué de l’intersyndicale (Ferc Sup CGT – Snasub-FSU – Snesup-FSU – SUD éduc Paris 1 – Solidaires étudiant·e·s – UNEF Paris 1).

« Ce mardi 25 février 2020, à 20 heures, les membres de l’intersyndicale ont été témoins d’une situation inacceptable. Celle-ci marque le point d’orgue d’une série d’événements ayant conduit ces dernières semaines à un tournant sécuritaire inadmissible au sein de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

En effet, les forces de l’ordre ont été plusieurs fois appelées par la présidence sur le Centre Pierre Mendès-France, dès hier matin, lundi 24 février. Les agent·e·s de sécurité et la police ont empêché le blocage des partiels par les étudiant·e·s.

Cet événement a été suivi d’une interdiction manifestement illégale d’entrée des étudiant·e·s mobilisé·e·s sur leur campus pendant plusieurs heures, celles et ceux-ci devant négocier longuement pour pouvoir entrer et passer leurs examens. Lors de cette même matinée, une BIATSS a également été bousculée par les forces de l’ordre et a violemment heurté une porte.

Durant la journée du 25 février, plusieurs étudiant·e·s se sont vu·e·s notifier qu’ils et elles étaient empêché·e·s d’entrer dans l’université car l’administration disposait d’une liste de noms des étudiant·e·s interdit·e·s d’accès. Pire encore, à 19H20, une étudiante, disposant de sa carte, a été empêchée de pénétrer sur son lieu d’étude par les agent·e·s de sécurité et par des individus n’ayant aucun signe les identifiant, alors même que d’autres étudiant·e·s y entraient sans difficulté.

Les membres de l’intersyndicale, sortant d’une réunion, ont souhaité savoir qui avait donné un tel ordre afin d’échanger avec le responsable juridique. Devant l’absence de réponse, ces dernièr·e·s ont exigé de pouvoir entrer de nouveau dans l’université afin de consigner ces manquements dans le registre santé et sécurité et travail, qui permet de faire remonter des incidents au Comité d’Hygiène, de Sécurité et de Conditions de Travail (CHSCT). Cela leur a été refusé.

Après plusieurs dizaines de minutes de dialogue de sourd, Florian Michel, directeur du centre Pierre Mendès-France, s’est présenté. Il a déclaré ignorer la provenance d’une telle décision, mais a tout de même empêché les membres de l’intersyndicale de pénétrer dans leur université.

Quelques minutes plus tard, deux voitures de la police nationale sont arrivées. Les forces de l’ordre, sur demande manifeste de l’administration, se sont positionnées devant l’entrée de l’université. De leur propre aveu, elles avaient été appelées pour « trouble à l’ordre public » – alors même que d’autres personnels et étudiant·e·s continuaient à sortir sans problème de l’établissement depuis 20 heures.

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L’université est-elle une entreprise ?

Comment caractériser l’organisation universitaire ? Une polémique stérile est engagée à Strasbourg. Elle oppose le président de l’université, Michel Deneken, et l’Assemblée générale des personnels de l’université résistante. Communiqué du 13 février 2020 : « Nous ne sommes pas une entreprise ».

Quand, dans la première moitié des années 90, une équipe de Travail et Mobilités (Université Paris X Nanterre et CNRS) a commencé à mener des recherches comparatives sur l’organisation des universités en Europe, nous ne savions pas que l’université était une organisation particulièrement complexe, une organisation qui devait tenir ensemble plusieurs dimensions. Elle doit être, pour réussir dans la durée :

  • une Institution qui doit incarner au quotidien des valeurs communes, d’intérêt collectif,
  • une Bureaucratie, univers de règles fixées par la puissance publique,
  • un Ensemble de corps professionnels, organisés en disciplines scientifiques, d’enseignement et de recherche, depuis presque un millénaire
  • une Organisation de production et de diffusion de savoirs, concrétisée par des activités, des moyens financiers et humains, et des résultats. Efficience et efficacité doivent pouvoir être évaluées, mesurées rigoureusement (diplomation, insertion professionnelle, publications, innovations)…

Deux articles de 1997, aujourd’hui en ligne, illustrent cette construction née de la recherche. Liens en fin de chronique.

Retour sur le communiqué de l’Assemblée générale résistante.

« Le président Deneken a dit « Nous sommes une entreprise qui a du mal à être heureuse d’avoir plus de clients ».

Propos simpliste ou provocateur. Mais il est logique que l’Assemblée générale soit montée rapidement au créneau.

  • « Non, Monsieur le Président, nous ne sommes pas une « entreprise », mais un Service public.
  • Les étudiants ne sont pas des « clients » : nous leur offrons une formation publique, des savoirs publics et une recherche publique.
  • Nous vous prions instamment de défendre les valeurs de la Fonction publique de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, et non celles du secteur privé, auquel nous n’appartenons pas et auquel nous ne voulons en aucun cas appartenir ».

La précipitation est mauvaise conseillère. Les propos tenus par l’AG sont tout aussi réducteurs que ceux de Michel Deneken.

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JF. Balaudé. 8 ans de présidence

Jean-François Balaudé a exercé deux mandats de président à la tête de l’université aujourd’hui dénommée Paris Nanterre. Qui sera son successeur ? Impossible de le dire, les résultats des élections récentes au Conseil d’administration ne dessinant une majorité (résultats très dispersés : chronique à suivre)

Entre 1988 et 1999, quand j’étais prof à Nanterre, l’université s’appelait Paris X Nanterre. Du temps de JFB entre 2012 et 2019, elle s’est appelée POND (Paris Ouest Nanterre la Défense) et sa Comue de rattachement PLUM (Paris LUMières). POND et PLUM : dans cette université à l’origine de mai 68, on revendique l’humour voire le ridicule… Ils n’ont jamais tué.

Je n’ai pas trouvé en ligne le bilan présidentiel de JF. Balaudé. Il pensait peut-être déjà à la suite : dès décembre 2019, il a en effet été élu Président du Campus Condorcet (cf. la fin de cette chronique).

Ce bilan, je l’ai reconstitué grâce aux chroniques du blog que je lui ai consacrées. Rappelons cependant que le blog est un blog critique ! Pour chaque chronique, un extrait du texte.

9 février 2012. Le président et la formation continue

Quelle est la place de la formation professionnelle continue (FPC) dans les professions de foi des candidats à la présidence d’université ? Mon attention a été attirée sur la situation de la FPC à Paris Ouest Nanterre La Défense (ex Paris 10), sur des pratiques peu transparentes. Qu’en disent les deux candidats à la présidence de l’université, Bernadette Madeuf, candidate à sa propre succession, et Jean-François Balaudé ?

Quid de la convention qui doit exister entre l’université et l’Institut Français de Gestion (IFG CNOF Formation et Conseil) ?

16 février 2012. Un président philosophe à Paris X ?

Selon nos premières informations, les listes Nanterre d’Avenir, conduites par Jean-François Balaudé, obtiendraient la majorité dans les deux collèges enseignants au conseil d’administration de Paris Ouest Nanterre la Défense. Bernadette Madeuf, candidate à sa propre succession, soutenue par les listes Unité, continuité, avenir, serait battue. Élection à la présidence de l’université : … 26 mars 2012. Le président de Nanterre sera-t-il un professeur de philosophie ?

11 juin 2012. Dany et le financement de Nanterre

Daniel Cohn-Bendit est, au titre des personnalités extérieures, membre du conseil d’administration de l’université de Paris Ouest Nanterre La Défense.

« Puisqu’il faut trouver de nouvelles ressources pour les universités en ces temps de disette, je suggère qu’on retourne le fameux principe de l’utilisateur-payeur des néo-libéraux en posant la question suivante : qui sont aujourd’hui les vrais bénéficiaires d’une université qui produit une main-d’œuvre hautement qualifiée et à bon prix…, sinon les entreprises qui les recrutent !… Pourquoi les entreprises qui recrutent un diplômé ne paieraient-elles pas leur écot aux établissements qui l’ont qualifié… Je lui suggère de demander au président Balaudé que soit inscrite à l’ordre du jour d’un prochain CA de Nanterre la convention qui lie, pour une période 4 ans à compter de septembre 2009, l’université et l’Institut Français de Gestion.

27 septembre 2012. Paris Nanterre : Assises a minima

“Une demi-journée de débats ouverte à tous sera organisée sur le campus le mercredi 26 septembre… Elle sera l’occasion de développer un axe où nous avons beaucoup à apporter, celui de la Responsabilité sociale et sociétale des universités (RSU)”. Le choix de la thématique RSU, inspirée par la communication des grandes entreprises privées (responsabilité sociale des entreprises), me fait doucement rigoler. Les universités ont de nombreuses missions fixées par la loi. Au cours de cette demi-journée, Nanterre n’aurait-elle pas mieux fait de réfléchir, par exemple, à sa mission de formation professionnelle continue, à sa convention avec l’Institut français de gestion ? Le président Balaudé n’a d’ailleurs toujours pas répondu aux questions posées dans ma chronique.

21 octobre 2012. Nanterre la Folie et la presse

Photos de 2010

Gare de Nanterre, sortie rue de la Folie. Quand j’empruntais celle-ci entre 1988 et 1999 pour me rendre à mon travail d’enseignant-chercheur et de directeur de labo associé au CNRS, je souriais du nom d’une des rues d’accès à l’université. En 2012, suite à la totale restructuration de la Gare, la Folie s’est-elle réfugiée sur le campus ? Dans la Tour centrale, siège de la présidence et de certains services centraux ?

J’ai dû me pincer à plusieurs reprises quand j’ai reçu ce matin une copie d’un courrier non daté, intitulé “Relation presse de l’université”, signé de Christophe Boisseau, vice-président Communication. Un canular ? Une provocation pour les personnels, les syndicalistes, les journalistes ?…

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Gustave Eiffel, Université fantôme

Fondée par le décret du 15 décembre 2019 pour une ouverture au 1er janvier 2020, l’université Gustave Eiffel n’a pas de gouvernance, sauf une présidence par intérim.

  • « Le directeur général de l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux en fonction à la date de publication du présent décret exerce, par intérim, les fonctions de président ». Le directeur concerné est Hélène Jacquot-Guimbal

Un mois et demi après son ouverture officielle, Gustave Eiffel est une université fantôme (lire la chronique du 15 janvier 2020, une Université sans président).

  • L’université n’a pas de président. Aucun appel à candidatures ne figure sur le site.
  • Elle n’a pas de conseils centraux. Aucune date n’est fixée pour leur élection au suffrage direct.
  • Elle n’a pas de budget.
  • Elle n’a pas de services centraux, et bien sûr pas d’organigramme.
  • Elle ne semble même pas avoir mis en place des groupes de travail pour discuter de la répartition des fonctions administratives entre les services centraux et les composantes.
  • Actualisation 13 février 2020. Par arrêté du 27 janvier 2020, Philippe Demange est nommé dans l’emploi de directeur général des services de l’université Gustave Eiffel (groupe I), pour une première période de quatre ans, du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2023. Avant sa nomination comme DGS, il était Directeur du Patrimoine Immobilier et Logistique de l’Université Paris Est Marne la Vallée.

Parce que fantôme, la dite Nouvelle université est obligée de maintenir en activité les sites web anciens : une sacrée honte pour une université que se dit à la pointe des innovations techniques.

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Paris-Est Créteil. Nouveaux campus

Les consultations et les négociations sur les Contrats de Plan Etat-Région (2021-2027) ont commencé. Pour l’université de Paris Est Créteil, c’est un démarrage sur les chapeaux de roues, et tous azimuts. Une boulimie de nouveaux campus.

Source : Localtis

L’université de Créteil renforce ses campus dans le grand est parisien, C. Dubois, 94Citoyens.com, Quotidien indépendant sur le Val-de-Marne, 6 février 2020. Signalement par Michel Abhervé, Blog Alternatives Économiques.

« Alors que l’université Paris Est Créteil (Upec) se prépare à fêter ses cinquante ans, son président, Jean-Luc Dubois-Randé, a développé sa stratégie de développement à l’occasion de ses vœux, misant notamment sur six campus allant de Créteil, étendu jusqu’à la future tour Arbre de vie, à Aubervilliers, en passant par la Seine-et-Marne.

La base cristolienne renforcée par les mutations urbaines autour de la ligne 15. Des campus qui seront appuyés « par une politique patrimoniale ambitieuse inscrite dans le CPER (Contrat Plan Etat Région) dès 2019 », a précisé le patron de l’université.

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