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Toussaint Louverture, St. Domingue

18ème siècle. Saint-Domingue, une colonie disputée entre la France, l’Espagne et l’Angleterre, riche de ses cultures vivrières (sucre et café en particulier), cultivées par plus de 400 000 esclaves en 1788.

Saint-Domingue et ses conflits. 1800, Toussaint Louverture, général en chef de la colonie.

Le Conflit-clé. Législation Pour ou contre l’abolition de l’esclavage (chronique du blog : 1685-1802. De l’esclavage)

Conflits et guerres entre trois puissances coloniales : la France, l‘Espagne, l’Angleterre ; dans le dernier quart de siècle, dans les conflits commerciaux, intervient un quatrième acteur, les États-Unis, qui se sont déclarés indépendants de l’Angleterre en 1776 et qui ont gagné la Guerre d’indépendance (1775-1783). Chronique du blog.

Conflits entre différents groupes sociaux : conflits entre les 3 Ordres de l’Ancien Régime (ordres qui sont interdits à Saint-Domingue), conflits entre sujets de l’intérieur du Royaume et colons blancs, entre colons et esclaves, entre esclaves et esclaves affranchis, entre troupes expédiées du continent et troupes recrutées sur place.

Conflits de personnalités entre militaires blancs, noirs, et mulâtres.

Plan de cette chronique

  • La colonie de Saint-Domingue : page 1
  • Saint-Domingue au XVIIIe siècle : l’apogée économique : page 2
  • L’assistance militaire aux États-Unis et l’apparition d’officiers de couleur : page 3
  • La période de la Révolution française : page 4
  • Toussaint Louverture et les généraux mulâtres : page 5
  • Saint-Domingue sous l’autorité de Toussaint Louverture (1800-1802) : page 6.

A. La colonie de Saint-Domingue, située sur la partie occidentale de l’île d’Hispaniola, a été officiellement une possession française du 20 septembre 1697 (traité de Ryswick) au 1er janvier 1804, date de son indépendance sous le nom d’Haïti avec pour premier chef d’État un collaborateur de Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines.

Traité de Ryswick ou Traité de Nimégue (17 septembre 1678) ? Les droits de la France sur la colonie de Saint Domingue et le traité de Ryswick par François Blancpain, Outre-Mers. Revue d’histoire, Année 2007, 354-355, pp. 305-329.

De plus dès la fin des années 1620, les Français étaient déjà présents dans l’ouest d’Hispaniola, sous le ministère de Richelieu, notamment dans l’île de la Tortue. Jusqu’au début des années 1680, Saint-Domingue est principalement un repaire de flibustiers.

Entre 1680 et 1700, les gouverneurs français désarment progressivement ces flibustiers afin de développer une économie de plantation. Saint-Domingue va prendre une place de premier plan dans la production sucrière française et même mondiale comptant en 1788 plus de 400 000 esclaves et 22 000 affranchis.

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1685-1802. De l’esclavage

Législation Pour ou Contre l’abolition de l’esclavage

  • 1685. Le Code noir : condition juridique des esclaves et des affranchis.
  • 1794. Décret d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises.
  • 1802. Napoléon Bonaparte légalise l’esclavage dans les colonies sucrières.

A. Mars 1685. Le Code noir est le titre donné à l’Ordonnance royale de Louis XIV touchant la police des îles de l’Amérique française,

Condition juridique des esclaves et des affranchis. « Les articles 2 et suivants organisent le primat de la religion catholique, en la rendant obligatoire aux esclaves (art. 2 et 3), interdisant aux maîtres protestants de leur imposer leur religion ou des commandeurs appartenant à leur religion (art. 4 et 5). Le dimanche est un jour chômé (art. 6), le mariage (art.10) et la sépulture des esclaves baptisés (art.14) doivent se faire selon le rite catholique et le droit français. Le concubinage entre le maître et l’esclave est interdit, sous peine d’amende et de confiscation, mais le maître peut épouser sa concubine et l’affranchir par ce moyen (art. 9). Le maître doit consentir au mariage de ses esclaves mais ne peut pas le leur imposer (art.11).

Dépourvu de personnalité juridique, l’esclave est légalement approprié par son maître et soumis à sa volonté. Il ne peut rien posséder en propre et appartient au patrimoine de son maître (art.28). En tant qu’objet de propriété, l’esclave est transmis héréditairement, en principe à titre de bien meuble (art. 44 et s.). Le maître peut non seulement l’obliger à travailler gratuitement et le punir en cas de désobéissance (art. 42), mais aussi le vendre, le louer ou le prêter. Le prix de l’esclave mis à mort par décision de justice doit être remboursé à son maître non complice du crime commis (art. 40), lequel doit en revanche réparer les dommages causés par son esclave à autrui (art.37), mais aussi le représenter en justice et défendre ses intérêts, tant en matière civile que criminelle (art. 31).

Enfin, les esclaves sont soumis à un statut social héréditaire (par voie matrilinéaire – art.13), discriminatoire et humiliant au sein de la société coloniale, destiné à garantir leur soumission. Le Code Noir leur interdit de porter des armes (art. 15), de s’attrouper (art. 16), de faire du commerce sans la permission de leur maître (art.18, 19 et 30), ainsi que d’agir et de témoigner en justice (art. 30 et 31). Il punit sévèrement les vols (art. 35 et 36), l’agression contre des personnes libres (art. 34) — et plus durement encore celle contre les maîtres et leur famille (art. 33) —, ainsi que la fuite des esclaves (art. 38), qu’on appellera en pratique le marronnage, bien que ce terme recouvre des réalités fort diverses.

Cependant, l’esclave est par ailleurs protégé par la loi, qui oblige son maître à le nourrir (art. 22), le vêtir (art. 25) et ne pas l’abandonner, même en cas d’incapacité provisoire ou définitive de travail par « maladie, vieillesse ou autrement » (art. 27), et à ne pas le mettre à mort, le torturer, le mutiler (art. 42 et 43) ou lui infliger de traitements « barbares et inhumains » (art. 26).

En ce qui concerne l’affranchissement, hormis le cas déjà mentionné du mariage entre le maître et sa concubine (art. 9), le maître peut affranchir l’esclave soit de son vivant, soit par testament (art. 55). De plus, l’esclave sera considéré comme affranchi s’il est désigné par son maître, légataire universel, exécuteur testamentaire ou tuteur de ses enfants (art. 56).

En principe, l’affranchi possède les mêmes droits que les personnes nées libres (art. 59). Néanmoins il devra conserver un respect particulier à son ancien maître et à sa famille (art. 58). Toutefois il ne s’agit que d’un respect moral, l’ancien maître ne pouvant pas exiger de son ex-esclave des services ou des privilèges économiques en qualité de patron (art. 58) ».

Ile de Saint-Domingue en 1764 (source Wikipédia)

B. 26 août 1789. Adoption par l’Assemblée constituante de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Représentation, par le Barbier, de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. La Monarchie, tenant les chaînes brisées de la Tyrannie, et le génie de la Nation, tenant le sceptre du Pouvoir, entourent la déclaration. Source Wikipédia

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C. 15 mai 1791. Par décret de l’assemblée constituante, l’esclavage est confirmé, l’égalité des droits politiques est accordée aux mulâtres libres de deuxième génération.

D. 24 mars 1792. Par décret de l’assemblée législative, mesures en faveur de l’égalité politique de tous les libres.

E. 4 février 1794. « Le décret d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises, voté à l’unanimité par la Convention, confirme la déclaration des droits de l’homme de 1789. Il décide l’abolition de l’esclavage des Nègres (mais pas explicitement la traite) dans toutes les Colonies. Il suit et confirme l’initiative des commissaires civils de Saint Domingue, Sonthonax et Polverel, et prend valeur de loi générale.

Le texte ne prévoit d’indemnisation pour aucune des catégories sociales. Inégalement appliqué, il a été abrogé par la loi du 20 mai 1802″.

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Toussaint Louverture, 1743-1803

Napoléon et l’esclavage. A l’occasion du Bicentenaire de sa mort, republication de la chronique du 6 août 2018, Toussaint Louverture, mort à Joux en 1803.

Extraits de Toussaint Louverture (1743–1803), L’héritier noir des Lumières, Blog Hérodote.net

Diaporama de 28 photos (juillet 2018) : cellule de Toussaint Louverture au Fort de Joux et exposition au Musée municipal de Pontarlier.

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 … « La colonie française, troublée par la guerre civile, se voit, qui plus est, assaillie par les Espagnols et par les troupes de Toussaint Louverture d’un côté, par la flotte anglaise de l’autre. Le général en chef Étienne Laveaux obtient de la Convention qu’elle consente enfin à voter le décret d’abolition de l’esclavage qui permettra de rallier les Noirs. C’est chose faite le 16 pluviôse An II (4 février 1794).

Toussaint comprend que les Espagnols ne sont pas prêts à libérer les esclaves, choisit de rejoindre le camp républicain avec ses hommes.

Il combat désormais aux côtés du général Laveaux avec le grade de général de division. Il chasse les Anglais, devient le gouverneur de la colonie, encourage les planteurs à revenir et oblige ses frères de couleur à travailler comme salariés dans les plantations dont ils étaient auparavant les esclaves.

Fort de ses succès, il s’empare de la partie espagnole de l’île et se désigne Gouverneur général à vie le 8 juillet 1801, avec le droit de désigner son successeur. N’ayant plus qu’un lien virtuel avec l’ancienne métropole, il administre son île en toute indépendance et conclut même des accords de commerce avec les États-Unis et la Grande-Bretagne…

À Paris, le Premier Consul Bonaparte n’accepte pas les velléités autonomistes de Toussaint Louverture et son irritation déborde quand il reçoit de celui-ci une lettre intitulée : Du Premier des Noirs au Premier des Blancs. Décidé à le remettre à la raison, il lui envoie une puissante armée de 25 000 hommes sous les ordres de son beau-frère Leclerc.

Le 2 mai 1802, peu après la capitulation de la forteresse de Crête-à-Pierrot, Toussaint Louverture, traqué, propose sa soumission à Leclerc. Il obtient de se retirer sur l’une de ses plantations. Mais il est arrêté le 7 juin suivant, à la suite d’une dénonciation de son lieutenant Jean-Jacques Dessalines, et incarcéré au fort de Joux, dans le Jura, l’un des endroits les plus froids de France.

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1711. Duguay-Trouin prend Rio

21 septembre 1711. Duguay-Trouin s’empare de Rio de Janeiro, Alban Dignat, Hérodote.net, avril 2021.

Extraits de la 1ère partie de l’article. « Ancien corsaire de Saint-Malo, René Duguay-Trouin (1673-1736) est devenu officier de la Royale. Confronté à une coalition européenne dans le cadre de la guerre de la Succession d’Espagne, Louis XIV  lui confie une flotte de 15 vaisseaux et 6000 hommes en vue de s’emparer de Rio de Janeiro…

Source Wikipédia : Duguay-Trouin par Antoine Graincourt. Cliquer sur les images pour les agrandir

L’escadre quitte La Rochelle le 9 juin 1711. Elle entre dans la baie de Rio le 12 septembre. Les hommes entament le siège de la ville. Ils livrent l’assaut final le 21 septembre 1711…

Ce succès réconforte le roi à un moment crucial de la guerre. Il lui rapporte un colossal butin : 1,35 tonne d’or et 1,6 millions de livres de marchandises ».

Au final, la prise de Rio est plus une incursion pour s’emparer de butins qu’une conquête pour s’établir durablement sur un territoire

Source 2. Extrait de Wikipédia. La guerre de Succession d’Espagne (1702-1713). Duguay-Trouin : la grande expédition de Rio (1711). Le corsaire devenu capitaine de la marine royale. Le précédent de Duclerc et son échec. Une préparation minutieuse. Une expédition menée tambour battant. 92 % de profit et les félicitations du roi.

Duguay-Trouin devant Rio (source Wikipédia)

Source 3. Extrait de Wikipédia. L’ascension du corsaire : la guerre de la Ligue d’Augsbourg (1689-1697)

« La capture de l’amiral Wassenaër et l’entrée dans la Marine royale. En 1696, commandant un groupe de deux vaisseaux et trois frégates, Duguay-Trouin attaque un convoi hollandais, fait prisonnier l’amiral Wassenaër et prend trois vaisseaux et douze navires marchands…

Cet exploit lui vaut d’être admis dans la Marine royale comme Capitaine de frégate en avril 1697 (à l’âge de 24 ans) alors que se termine la guerre de la Ligue d’Augsbourg ».

Source 4. Extrait de NordNumérique-Université de Lille, Vie de monsieur Du Guay-Trouin, avec une introduction de Henri Malo, Paris, Éditions Bossard, 1922.

Pour aller plus loin : trois excellents articles (en ligne). Lire la suite page 2…

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2015. L’Hermione, le voyage aux USA

Chroniques sur Rochefort, son arsenal et ses radoubs, son jardin des plantes, son hôpital militaire, son école de médecine navale. Chronique sur la Guerre d’indépendance américaine. En 2015, la nouvelle Hermione a fait le voyage aller et retour aux USA. Depuis son retour à Rochefort, elle a fait un déplacement mouvementé à Sète : vidéo de 28’38. Son port d’attache est le radoub Napoléon III.

Diaporama de 24 photos (Pierre Dubois, octobre 2015).

2012 (6 juillet). Dossier de Presse. « 50 000 personnes sont attendues à Rochefort pour fêter la sortie de l’Hermione de la cale de construction, la double forme de radoub de l’arsenal de Louis XV où la coque était en chantier depuis 15 ans.

Tirée par quatre vedettes de remorquage du service des lamaneurs de l’Atlantique, la coque de l’Hermione, non mâtée, sortira de la double forme de radoub ouverte pour la première fois depuis la 2ème guerre mondiale à la navigation grâce à la réalisation à l’initiative de la ville de Rochefort d’un tout nouveau bateau-porte pour remplacer celui détruit en 1944 par les troupes d’occupation.

Reconstruire l’Hermione, c’est bâtir un navire de plus de 65 m de long hors tout, portant trois mâts et 2 200 m² de voilure de route. C’est concevoir une coque entièrement en chêne, avec des épaisseurs pouvant atteindre 70 cm, inimaginables aujourd’hui mais conçues au 18ème siècle pour résister aux boulets ennemis.

  • 1993-1996 : études préparatoires
  • 1997-2000 : construction de l’ossature de la charpente.
  • 2000-2008 :  construction des ponts et des superstructures.
  • 2009-2011 : bordage et calfatage de la coque ; début mâture, gréement, voiles.
  • 2012-2013 : suite mâture, gréement, voiles, montages et finitions.
  • 2014 : suite des essais en mer.
  • 2015 : départ pour le voyage transatlantique

1997 (août). Début de la reconstruction de la frégate historique  : pose de l’arcasse

« C’est au tour de l’arcasse et de l’étambot d’être révélés au public. Une fois relevé, cet ensemble complexe de plus de 4.5 tonnes de chêne est fixé sur l’extrémité arrière de la quille. L’étambot recevra plus tard le gouvernail ».

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1775-1783. La Guerre d’indépendance

1775-1783. La Guerre d’indépendance américaine (source : Wikipédia)

Pourquoi la France a-t-elle participé à la guerre d’indépendance américaine ? (source : Isabelle Bernier, Futura-Sciences, 13 septembre 2018).

1756-1763. Guerre de sept ans. « La décision d’aider les insurgés américains des treize colonies est un acte décisif dans la politique étrangère menée par Louis XVI puisqu’elle aboutit à la création et la reconnaissance des États-Unis. En déclarant la guerre à l’Angleterre, la France espère certainement récupérer le Canada et la Louisiane qu’elle a perdus en 1763, à l’issue du précédent conflit.

1763-1775. Eastern North America in 1775 : the British Province of Quebec, the British thirteen colonies on the Atlantic coast and the Indian Reserve (as of the Royal Proclamation of 1763).

Les treize colonies qui entrèrent en rébellion avec leur métropole (source : Wikipédia, Smehour)

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Le contexte de la guerre d’indépendance. « La Révolution américaine est le produit d’une évolution politique jumelée à un essor économique très important : l’économie de l’Amérique anglaise repose sur la production agricole des cinq colonies du Sud et le dynamisme commercial des huit colonies du Nord qui fournissent le tiers des navires de la marine marchande britannique. Contraintes de commercer exclusivement avec l’Angleterre, les colonies américaines pratiquent en fait une importante contrebande avec les Antilles françaises et l’Amérique espagnole. L’essor démographique est très important, lié à l’émigration européenne et au système esclavagiste (deux millions d’habitants vers 1770 dont un quart d’esclaves noirs). La rupture avec la Couronne britannique s’explique par la demande croissante de terres de la part des colons et l’alourdissement des prélèvements fiscaux depuis la guerre de Sept Ans (1756-1763), très coûteuse pour l’Angleterre.

1776 (4 juillet). Les représentants du Congrès américain votent la Déclaration d’Indépendance des États-Unis d’Amérique : les députés des treize colonies créent ainsi un nouveau régime politique.

1778. Premier traité d’alliance franco-américain. « Le Congrès constitue une armée de volontaires (15.000 hommes sous le commandement de George Washington) mais il pressent qu’elle ne tiendra pas longtemps face à l’excellente armée de métier britannique. Le 6 février 1778, Louis XVI et Charles Vergennes (ministre des Affaires étrangères) signent avec Benjamin Franklin nommé ambassadeur en France, un traité d’alliance avec les Provinces unies de l’Amérique (renforcement du soutien en armement et en mercenaires),

1779. Envoi de corps expéditionnaires (source : Wikipédia). « La Fayette est en France pour plaider la cause de l’insurrection. Louis XVI envoie un corps de 6.000 hommes outre-Atlantique sous le commandement du général de Rochambeau.

1780. La France donne un véritable appui financier, maritime et terrestre à l’armée américaine, qui va permettre la victoire définitive de l’alliance franco-américaine. C’est là qu’intervient La Fayette, major général dans l’armée des insurgés américains et proche collaborateur de leur commandant George Washington.

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1718. Mort du pirate Barbe noire

« La piraterie désigne une forme de banditisme pratiquée sur mer par des marins appelés pirates. Cependant, les pirates ne se limitent pas seulement aux pillages de navire, mais attaquent parfois de petites villes côtières ». Source : article de Wikipédia.

Source de la chronique : article de Wikipédia. « Edward Teach, plus connu sous le nom de Barbe, né vraisemblablement à Bristol vers 1680 et mort le 1718 sur l’île d’Ocracoke est un pirate anglais qui a opéré dans les Antilles et sur la côte Est des colonies britanniques en Amérique.

En 1716, il rejoint l’équipage de Benjamin Hornigold, pirate basé à New Providence dans la Caraïbe, puis, commandant son propre navire, le Queen Anne’s Revenge, comptant 40 canons et jusqu’à 350 hommes à son bord, il devient un pirate de renom dans les années 1717 et 1718. Son apparence inquiète en raison de son épaisse barbe noire qui lui vaut son surnom et de son habitude de mettre des mèches à canon allumées dans ses cheveux lors des combats.

Après s’être séparé de Hornigold, Teach forme une alliance de pirates avec laquelle il organise le blocus du port de Charleston, en Caroline du Sud, obtenant ainsi une rançon des habitants de cette colonie britannique. Peu après, il échoue son navire sur un banc de sable, près de Beaufort, en Caroline du Nord, dans un acte peut-être volontaire pour se séparer de ses hommes et se faire plus discret.

Il accepte une grâce royale pour une partie de ses équipages, mais reprend rapidement ses activités à bord d’un sloop plus léger. Celles-ci attirent l’attention du gouverneur de Virginie, Alexander Spotswood, qui confie à un détachement de soldats et de marins la mission de le capturer. Le 1718, lors d’une violente bataille, Teach est tué par un petit groupe de marins dirigé par le lieutenant Robert Maynard.

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2014. 3 ex-présidents, 2 maires

26 février 2014. Des présidents d’université se lancent dans la bagarre des municipales. Des candidats issus des milieux facultaires se présentent à Paris, au Havre et à Melun, Isabelle Rey-Lefebvre, Le Monde.

Marie-Christine Lemardeley, ex-présidente de l’université Paris-III Sorbonne-Nouvelle se présente à la mairie du 5arrondissement de Paris sur la liste d’Anne Hidalgo (PS). Elle est élue. Elle est investie de nouveau pour les élections 2020. Pour aller plus loin : le blog Histoires d’universités chronique sur Marie-Christine Lemardeley

Camille Galap, ex-président de l’université du Havre, mène en 2014 une liste d’union de la gauche au Havre. Elle n’obtient qu’un peu plus de 15% des suffrages. Édouard Philippe est élu maire du Havre dès le 1er tour et est candidat à sa réélection en 2020. Cette année, Camille Galap ne figure sur aucune liste au Havre. Pour aller plus loin : le blog Histoires d’universités chronique sur Camille Galap.

Photo de 2013 par Pierre Dubois

Louis Vogel, ancien président de Paris II Panthéon Assas et ex-président de la CPU, est devenu maire de Melun en 2016, après avoir été maire-adjoint à l’issue des élections de 2014. Il est candidat à sa propre succession en 2020. Pour aller plus loin : Histoires d’universités chronique sur Louis Vogel.

Photo de 2010 par Pierre Dubois

Suite de l’article du Monde (2014). A. Marie-Christine Lemardeley. Une aventure, pour cette pure universitaire, sans expérience politique, ni même carte du PS : « Quand on m’a proposé la tête de liste dans le 5e, j’ai hésité… mais pas longtemps. Je me suis dit qu’à 61 ans, je pouvais m’autoriser un choix pas très raisonnable, un engagement risqué mais qui va me permettre de faire de cet arrondissement un quartier plus mixte et solidaire », se promet-elle.

A son poste de présidente d’université, elle a beaucoup contribué à moderniser l’enseignement pour qu’il soit en prise avec l’emploi : « Lorsqu’on dirige une université, il faut à la fois une vision à long terme, une stratégie nationale et internationale et régler des problèmes très terre à terre. »

B. 2014. Camille Galap compte arracher la municipalité à l’UMP. A la surprise générale, il a remporté les primaires socialistes, lui qui n’a sa carte du PS que depuis un an. « J’aime Le Havre, où je suis né et travaille », explique cet ex-champion de France de karaté, à la carrure impressionnante. Antillais, il subit le racisme ordinaire et y fait face avec philosophie. Arrivé au volant de sa voiture à une réunion de présidents d’université, autour de Valérie Pécresse alors ministre, il se voit demander par le planton de service, qui le prend pour un chauffeur, qui il vient chercher… « Je veux me battre pour faire baisser le chômage des jeunes, de presque 40 % : il y a urgence », plaide-t-il.

A la tête d’une liste d’union de la gauche, il entend mobiliser le tissu associatif et les ressources de l’université, négligées, à ses yeux, par le maire de droite. « Lors d’une réunion, il était question de créer un soutien scolaire, mais les bénévoles manquaient. Or, il y a 7 000 étudiants au Havre, et personne n’avait songé à faire appel à eux. Je l’ai fait et ai reçu 200 candidatures dès le lendemain ».

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Univ. des Antilles. Nouvelle crise !

Université des Antilles : le rapport qui jette un pavé dans la mare, Lonete Sophie, France Info Martinique, 12 février 2020, signalement par Michel Abhervé, blogueur Alternatives économiques.

  • Plusieurs dizaines de chroniques du blog sur L’université des Antilles, de 2009 à 2019
  • Le président et son équipe. Monsieur Eustase Janky est Professeur des universités – Praticien hospitalier depuis le 1er juillet 1990. Agrégé de médecine à l’âge de 38 ans, il a été élu Président de l’Université des Antilles par le Conseil d’administration le 25 janvier 2017 pour un mandat de 5 ans non renouvelable.

« Fin janvier 2020, les députées Josette Manin et Danièle Hérin, remettaient leur rapport sur l’état actuel de l’université des Antilles. 56 pages accablantes relatant la guerre ouverte entre les pôles (Guadeloupe et Martinique) et dont les recommandations ont été mal vécues par certains…

30 pages, pas moins! C’est ce qu’il aura fallu aux deux rapporteures du dit rapport d’Information Parlementaire pour expliquer à quel point rien ne va plus à l’Université des Antilles. 

De l’éclatement de l’UAG (Université des Antilles et de la Guyane) en 2013 à l’instauration du cadre juridique de l’UA (Université des Antilles) avec la loi de 2015, tout y passe. Les deux premières parties établissent donc un état des lieux des plus déplorables : arrêts longues maladies à répétition, guerres intestines, rivalités entre les deux pôles, plaintes pour agressions, demande de mesures de protection »…

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Antilles CEREGMIA : 3 révoqués

L’affaire du Centre d’Étude et de Recherche en Économie, Gestion, Modélisation et Informatique Appliquée, laboratoire de l’Université des Antilles, n’en finit pas de rebondir depuis 2016 : lire les chroniques d’Histoires d’Universités sur le CEREGMIA.

Dernier épisode : Les trois responsables du Ceregmia révoqués de la fonction publique (France Info Martinique, Jean-Marc Party,

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