Archives de Catégorie: C. Outre-Mer

2015. L’Hermione, le voyage aux USA

Chroniques sur Rochefort, son arsenal et ses radoubs, son jardin des plantes, son hôpital militaire, son école de médecine navale. Chronique sur la Guerre d’indépendance américaine. En 2015, la nouvelle Hermione a fait le voyage aller et retour aux USA. Depuis son retour à Rochefort, elle a fait un déplacement mouvementé à Sète : vidéo de 28’38. Son port d’attache est le radoub Napoléon III.

Diaporama de 24 photos (Pierre Dubois, octobre 2015).

2012 (6 juillet). Dossier de Presse. « 50 000 personnes sont attendues à Rochefort pour fêter la sortie de l’Hermione de la cale de construction, la double forme de radoub de l’arsenal de Louis XV où la coque était en chantier depuis 15 ans.

Tirée par quatre vedettes de remorquage du service des lamaneurs de l’Atlantique, la coque de l’Hermione, non mâtée, sortira de la double forme de radoub ouverte pour la première fois depuis la 2ème guerre mondiale à la navigation grâce à la réalisation à l’initiative de la ville de Rochefort d’un tout nouveau bateau-porte pour remplacer celui détruit en 1944 par les troupes d’occupation.

Reconstruire l’Hermione, c’est bâtir un navire de plus de 65 m de long hors tout, portant trois mâts et 2 200 m² de voilure de route. C’est concevoir une coque entièrement en chêne, avec des épaisseurs pouvant atteindre 70 cm, inimaginables aujourd’hui mais conçues au 18ème siècle pour résister aux boulets ennemis.

  • 1993-1996 : études préparatoires
  • 1997-2000 : construction de l’ossature de la charpente.
  • 2000-2008 :  construction des ponts et des superstructures.
  • 2009-2011 : bordage et calfatage de la coque ; début mâture, gréement, voiles.
  • 2012-2013 : suite mâture, gréement, voiles, montages et finitions.
  • 2014 : suite des essais en mer.
  • 2015 : départ pour le voyage transatlantique

1997 (août). Début de la reconstruction de la frégate historique  : pose de l’arcasse

« C’est au tour de l’arcasse et de l’étambot d’être révélés au public. Une fois relevé, cet ensemble complexe de plus de 4.5 tonnes de chêne est fixé sur l’extrémité arrière de la quille. L’étambot recevra plus tard le gouvernail ».

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1775-1783. La Guerre d’indépendance

1775-1783. La Guerre d’indépendance américaine (source : Wikipédia)

Pourquoi la France a-t-elle participé à la guerre d’indépendance américaine ? (source : Isabelle Bernier, Futura-Sciences, 13 septembre 2018).

1756-1763. Guerre de sept ans. « La décision d’aider les insurgés américains des treize colonies est un acte décisif dans la politique étrangère menée par Louis XVI puisqu’elle aboutit à la création et la reconnaissance des États-Unis. En déclarant la guerre à l’Angleterre, la France espère certainement récupérer le Canada et la Louisiane qu’elle a perdus en 1763, à l’issue du précédent conflit.

1763-1775. Eastern North America in 1775 : the British Province of Quebec, the British thirteen colonies on the Atlantic coast and the Indian Reserve (as of the Royal Proclamation of 1763).

Les treize colonies qui entrèrent en rébellion avec leur métropole (source : Wikipédia, Smehour)

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Le contexte de la guerre d’indépendance. « La Révolution américaine est le produit d’une évolution politique jumelée à un essor économique très important : l’économie de l’Amérique anglaise repose sur la production agricole des cinq colonies du Sud et le dynamisme commercial des huit colonies du Nord qui fournissent le tiers des navires de la marine marchande britannique. Contraintes de commercer exclusivement avec l’Angleterre, les colonies américaines pratiquent en fait une importante contrebande avec les Antilles françaises et l’Amérique espagnole. L’essor démographique est très important, lié à l’émigration européenne et au système esclavagiste (deux millions d’habitants vers 1770 dont un quart d’esclaves noirs). La rupture avec la Couronne britannique s’explique par la demande croissante de terres de la part des colons et l’alourdissement des prélèvements fiscaux depuis la guerre de Sept Ans (1756-1763), très coûteuse pour l’Angleterre.

1776 (4 juillet). Les représentants du Congrès américain votent la Déclaration d’Indépendance des États-Unis d’Amérique : les députés des treize colonies créent ainsi un nouveau régime politique.

1778. Premier traité d’alliance franco-américain. « Le Congrès constitue une armée de volontaires (15.000 hommes sous le commandement de George Washington) mais il pressent qu’elle ne tiendra pas longtemps face à l’excellente armée de métier britannique. Le 6 février 1778, Louis XVI et Charles Vergennes (ministre des Affaires étrangères) signent avec Benjamin Franklin nommé ambassadeur en France, un traité d’alliance avec les Provinces unies de l’Amérique (renforcement du soutien en armement et en mercenaires),

1779. Envoi de corps expéditionnaires (source : Wikipédia). « La Fayette est en France pour plaider la cause de l’insurrection. Louis XVI envoie un corps de 6.000 hommes outre-Atlantique sous le commandement du général de Rochambeau.

1780. La France donne un véritable appui financier, maritime et terrestre à l’armée américaine, qui va permettre la victoire définitive de l’alliance franco-américaine. C’est là qu’intervient La Fayette, major général dans l’armée des insurgés américains et proche collaborateur de leur commandant George Washington.

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1718. Mort du pirate Barbe noire

« La piraterie désigne une forme de banditisme pratiquée sur mer par des marins appelés pirates. Cependant, les pirates ne se limitent pas seulement aux pillages de navire, mais attaquent parfois de petites villes côtières ». Source : article de Wikipédia.

Source de la chronique : article de Wikipédia. « Edward Teach, plus connu sous le nom de Barbe, né vraisemblablement à Bristol vers 1680 et mort le 1718 sur l’île d’Ocracoke est un pirate anglais qui a opéré dans les Antilles et sur la côte Est des colonies britanniques en Amérique.

En 1716, il rejoint l’équipage de Benjamin Hornigold, pirate basé à New Providence dans la Caraïbe, puis, commandant son propre navire, le Queen Anne’s Revenge, comptant 40 canons et jusqu’à 350 hommes à son bord, il devient un pirate de renom dans les années 1717 et 1718. Son apparence inquiète en raison de son épaisse barbe noire qui lui vaut son surnom et de son habitude de mettre des mèches à canon allumées dans ses cheveux lors des combats.

Après s’être séparé de Hornigold, Teach forme une alliance de pirates avec laquelle il organise le blocus du port de Charleston, en Caroline du Sud, obtenant ainsi une rançon des habitants de cette colonie britannique. Peu après, il échoue son navire sur un banc de sable, près de Beaufort, en Caroline du Nord, dans un acte peut-être volontaire pour se séparer de ses hommes et se faire plus discret.

Il accepte une grâce royale pour une partie de ses équipages, mais reprend rapidement ses activités à bord d’un sloop plus léger. Celles-ci attirent l’attention du gouverneur de Virginie, Alexander Spotswood, qui confie à un détachement de soldats et de marins la mission de le capturer. Le 1718, lors d’une violente bataille, Teach est tué par un petit groupe de marins dirigé par le lieutenant Robert Maynard.

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2014. 3 ex-présidents, 2 maires

26 février 2014. Des présidents d’université se lancent dans la bagarre des municipales. Des candidats issus des milieux facultaires se présentent à Paris, au Havre et à Melun, Isabelle Rey-Lefebvre, Le Monde.

Marie-Christine Lemardeley, ex-présidente de l’université Paris-III Sorbonne-Nouvelle se présente à la mairie du 5arrondissement de Paris sur la liste d’Anne Hidalgo (PS). Elle est élue. Elle est investie de nouveau pour les élections 2020. Pour aller plus loin : le blog Histoires d’universités chronique sur Marie-Christine Lemardeley

Camille Galap, ex-président de l’université du Havre, mène en 2014 une liste d’union de la gauche au Havre. Elle n’obtient qu’un peu plus de 15% des suffrages. Édouard Philippe est élu maire du Havre dès le 1er tour et est candidat à sa réélection en 2020. Cette année, Camille Galap ne figure sur aucune liste au Havre. Pour aller plus loin : le blog Histoires d’universités chronique sur Camille Galap.

Photo de 2013 par Pierre Dubois

Louis Vogel, ancien président de Paris II Panthéon Assas et ex-président de la CPU, est devenu maire de Melun en 2016, après avoir été maire-adjoint à l’issue des élections de 2014. Il est candidat à sa propre succession en 2020. Pour aller plus loin : Histoires d’universités chronique sur Louis Vogel.

Photo de 2010 par Pierre Dubois

Suite de l’article du Monde (2014). A. Marie-Christine Lemardeley. Une aventure, pour cette pure universitaire, sans expérience politique, ni même carte du PS : « Quand on m’a proposé la tête de liste dans le 5e, j’ai hésité… mais pas longtemps. Je me suis dit qu’à 61 ans, je pouvais m’autoriser un choix pas très raisonnable, un engagement risqué mais qui va me permettre de faire de cet arrondissement un quartier plus mixte et solidaire », se promet-elle.

A son poste de présidente d’université, elle a beaucoup contribué à moderniser l’enseignement pour qu’il soit en prise avec l’emploi : « Lorsqu’on dirige une université, il faut à la fois une vision à long terme, une stratégie nationale et internationale et régler des problèmes très terre à terre. »

B. 2014. Camille Galap compte arracher la municipalité à l’UMP. A la surprise générale, il a remporté les primaires socialistes, lui qui n’a sa carte du PS que depuis un an. « J’aime Le Havre, où je suis né et travaille », explique cet ex-champion de France de karaté, à la carrure impressionnante. Antillais, il subit le racisme ordinaire et y fait face avec philosophie. Arrivé au volant de sa voiture à une réunion de présidents d’université, autour de Valérie Pécresse alors ministre, il se voit demander par le planton de service, qui le prend pour un chauffeur, qui il vient chercher… « Je veux me battre pour faire baisser le chômage des jeunes, de presque 40 % : il y a urgence », plaide-t-il.

A la tête d’une liste d’union de la gauche, il entend mobiliser le tissu associatif et les ressources de l’université, négligées, à ses yeux, par le maire de droite. « Lors d’une réunion, il était question de créer un soutien scolaire, mais les bénévoles manquaient. Or, il y a 7 000 étudiants au Havre, et personne n’avait songé à faire appel à eux. Je l’ai fait et ai reçu 200 candidatures dès le lendemain ».

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Univ. des Antilles. Nouvelle crise !

Université des Antilles : le rapport qui jette un pavé dans la mare, Lonete Sophie, France Info Martinique, 12 février 2020, signalement par Michel Abhervé, blogueur Alternatives économiques.

  • Plusieurs dizaines de chroniques du blog sur L’université des Antilles, de 2009 à 2019
  • Le président et son équipe. Monsieur Eustase Janky est Professeur des universités – Praticien hospitalier depuis le 1er juillet 1990. Agrégé de médecine à l’âge de 38 ans, il a été élu Président de l’Université des Antilles par le Conseil d’administration le 25 janvier 2017 pour un mandat de 5 ans non renouvelable.

« Fin janvier 2020, les députées Josette Manin et Danièle Hérin, remettaient leur rapport sur l’état actuel de l’université des Antilles. 56 pages accablantes relatant la guerre ouverte entre les pôles (Guadeloupe et Martinique) et dont les recommandations ont été mal vécues par certains…

30 pages, pas moins! C’est ce qu’il aura fallu aux deux rapporteures du dit rapport d’Information Parlementaire pour expliquer à quel point rien ne va plus à l’Université des Antilles. 

De l’éclatement de l’UAG (Université des Antilles et de la Guyane) en 2013 à l’instauration du cadre juridique de l’UA (Université des Antilles) avec la loi de 2015, tout y passe. Les deux premières parties établissent donc un état des lieux des plus déplorables : arrêts longues maladies à répétition, guerres intestines, rivalités entre les deux pôles, plaintes pour agressions, demande de mesures de protection »…

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Antilles CEREGMIA : 3 révoqués

L’affaire du Centre d’Étude et de Recherche en Économie, Gestion, Modélisation et Informatique Appliquée, laboratoire de l’Université des Antilles, n’en finit pas de rebondir depuis 2016 : lire les chroniques d’Histoires d’Universités sur le CEREGMIA.

Dernier épisode : Les trois responsables du Ceregmia révoqués de la fonction publique (France Info Martinique, Jean-Marc Party,

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Toussaint Louverture, mort à Joux

Extraits et citations de Toussaint Louverture (1743 – 1803), L’héritier noir des Lumières, Blog Hérodote.net

Diaporama de 28 photos (juillet 2018) : la cellule de Toussaint Louverture au Fort de Joux + exposition temporaire au Musée municipal de Pontarlier.

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 … « La colonie française, troublée par la guerre civile, se voit, qui plus est, assaillie par les Espagnols et par les troupes de Toussaint Louverture d’un côté, par la flotte anglaise de l’autre. Le général en chef Étienne Laveaux obtient de la Convention qu’elle consente enfin à voter le décret d’abolition de l’esclavage qui permettra de rallier les Noirs. C’est chose faite le 16 pluviôse An II (4 février 1794).

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L’affaire CEREGMIA rebondit

Université des Antilles, Martinique, l’affaire CEREGMIA rebondit. Suite des 12 chroniques du blog, publiées en 2015 et 2016, sur cette Affaire

Courriel reçu le 28 février 2018. Bonjour Monsieur Dubois. Nous avons besoin de votre soutien… A l’université des Antilles, depuis le départ de l’ex présidente Corinne Mencé-Caster, le nouveau Président Eustase JANKY fait tout pour remettre en place le système mafieux qui perdurait depuis plus de 20 ans, détournements de fonds en bande organisée qui ont créé un préjudice de 14 millions d’euros à l’Université des Antilles. Merci de publier ces informations. Cordialement, Christian Delbon, Président du collectif citoyen anti-corruption.

A ce courriel, sont joints cinq liens Web.

1.27 février 2018, France Info Martinique, Des professeurs de l’université redoutent la réintégration des trois mis en cause du Ceregmia.

« Plusieurs membres de la communauté universitaire de Martinique ont manifesté leur mécontentement sur les réseaux sociaux, mais aussi dans la presse. Ils redoutent la réintégration des trois professeurs d’université mis en cause dans le dossier de détournements de fonds au Ceregmia ». A suivre

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Martinique, l’accréditation Janky

Bulletin de l’intersyndicale du pôle Martinique de l’université des Antilles, n°1, 2 octobre 2017, 4 pages. Ce premier numéro est consacré à la nouvelle offre de formation en vue de son accréditation au sein du contrat de site quinquennal. Chroniques du blog sur l’offre de formation et au contrat de site. Chronique à venir sur « Les brouillards de l’accréditation ».

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Martinique : offre de formation ?

Accréditation de l’offre de formation : Lettre ouverte de l’intersyndicale du Pôle Martinique de l’Université des Antilles aux élus aux conseils (23 septembre 2017).

L’intersyndicale demande aux élus de mettre le nez dans l’offre de formation qui doit être envoyée au ministère dans la semaine qui suit. Le président de l’université des Antilles n’a pas tenu ses promesses de démocratie et de transparence : « nous nous engageons pour cinq années, notre offre doit être forte, cohérente et réaliste si l’on veut entamer de véritables négociations avec le Ministère et qu’elles soient fructueuses »

Dans la lettre ouverte, l’intersyndicale liste les promesses non tenues (extrait ci-dessous).

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