Archives de Catégorie: A. Histoire médiévale

Quand les étudiants fuyaient Paris

Un ouvrage remarquable : Georges Minois, La guerre de Cent Ans. Naissance de deux nations, éditions Perrin, Collection Tempus, 2008, 804 pages.

Quand les étudiants, du royaume de France et d’ailleurs étrangers fuyaient l’université de Paris (pages 548 et 549).

« La guerre a fortement ralenti, voire tari, les déplacements d’étudiants. Paris, principal centre universitaire d’Europe, est particulièrement touché. Les déplacements deviennent périlleux, les étudiants étrangers restent à l’écart ; la collaboration de l’Université à l’occupation anglaise, son rôle dans la condamnation de Jeanne d’Arc lui valent ensuite des mesures vexatoires qui affaiblissent son rayonnement : en 1437, le roi lui retire son privilège fiscal, puis son privilège judiciaire en 1445, et soutient la réforme de ses statuts en 1452.

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Complaisants au pouvoir établi

« Les maîtres universitaires donnaient des gages de complaisance au pouvoir établi ».

Histoire du Moyen Age : Tome 4, (XIIIe-XVe siècles), Robert Fossier, Jacques Verger, Éditions Complexe 1983 (réédition 2005). Bonnes feuilles de Jacques Verger : pour lire les pages 174 à 179, cliquer ici La chrétienté des professeurs.

« Les universitaires n’étaient en rien des révolutionnaires. Leur idéal était plutôt celui d’une réforme dont ils seraient les inspirateurs et qui rétablirait l’harmonie d’un ordre social et politique providentiel. A moyen terme pourtant, il apparaît que cet élargissement du champ d’action des universités ne leur fut guère profitable,… qu’il amena en définitive les princes à réduite leurs privilèges traditionnels et à les soumettre à un strict contrôle politique. Mais avant même d’en être réduits à cette situation domestique, les maîtres avaient eu largement le temps de donner des gages de complaisance au pouvoir établi »…

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Schongauer, le Jugement dernier

5ème chronique sur Martin Schongauer (Colmar vers 1450 – Breisach am Rhein, 1491). Collégiale Saint-Étienne.

Le peintre colmarien y a peint des fresques sur le Jugement dernier. Il avait été émerveillé par le Jugement dernier de Rogier Van der Weyden, peint pour les Hospices de Beaune entre 1443 et 1452, et en avait copié des parties.

Deux albums de la collégiale (extérieur, intérieur, fresques du jugement dernier). Février 2013 (27 photos) et avril 2014 (24 photos).

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Népotisme et emplois fictifs

Népotisme et emplois fictifs : cette chronique ne concerne pas la période contemporaine ! Elle se situe au 14ème siècle, quand les papes se sont installés à Avignon, qui n’était pas alors terre française.

Deux papes, parmi d’autres au cours du siècle, ont pratiqué le népotisme à grande échelle : Clément V et Jean XXII (bonnes feuilles en photos : biographie résumée dans J.N.D Kelly, Dictionnaire des papes, Brepols, 1994, pages 440 à 448).

Clément V (pape de 1305 à 1314). Bertrand de Got (1264-1314), premier des sept papes qui siégèrent en Avignon entre 1309 et 1377, naquit en Guyenne. Il fut évêque de Saint-Bertrand-de-Comminges puis archevêque de Bordeaux, avant de devenir pape sous le nom de Clément V. Lors de trois consistoires (en 1305, 1310 et 1312), il désigne 8 cardinaux au sein de sa famille (des neveux et un petit-cousin).

in Jean Favier, Les papes d’Avignon, Fayard, 2006. Cliquer sur les images pour les agrandir

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La vierge au buisson de roses

Martin Schongauer, La vierge au buisson de roses, 1473, Colmar, Église des Dominicains. Album de 21 photos (juin 2017). Trois autres chroniques sur Schongauer.

Video de TV7 Colmar 6’42. Présentation de l’œuvre par Pantxika De Paepe, directrice et conservateur en chef en charge des collections d’art ancien du Musée Unterlinden.

Source et citations de cette chronique : Wikipédia. « La Vierge au buisson de roses, retable sur bois de 1473, est une peinture religieuse de Martin Schongauer représentant la Vierge à l’Enfant assise dans un jardin ornée de végétaux et d’oiseaux, surmontée de deux anges portant une couronne. Le thème est populaire dans le Rhin supérieur au XVe siècle.

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L’université et le Grand Schisme

Suite de la chronique Avignon. Clément VII et les Rotuli. Le Grand Schisme d’Occident dura près de 40 ans (1378-1417) et a opposé papes à Rome et antipapes à Avignon. La chrétienté se partagea grosso modo en deux obédiences (cf. carte in Paul Payan, Entre Rome et Avignon. Une histoire du Grand schisme).

Les rois de France (Charles V, puis Charles VI), les rois d’Espagne, le royaume de Naples soutinrent Clément VII (1378-1394), puis Benoît XIII (1394-1417). Les autres princes d’Italie (dont les États pontificaux), l’Empire, l’Angleterre soutinrent Urbain VI (1378-1389), puis Boniface IX (1389-1404), Innocent VII (1404-1406), Grégoire XII (1406-1415). Tous souhaitaient, au moins en paroles, que soit mis fin au Grand Schisme. Mais la plupart différaient sur les moyens d’y parvenir.

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Rome. Santa Maria sopra Minerva

Basilique Santa Maria sopra Minerva dans le quartier du Panthéon. Source et citations : Rome Passion, Rubrique de Wikipédia.

Album de 17 photos (mai 2017)

« L’édifice actuel doit son existence aux dominicains, qui en reçurent la propriété du pape Alexandre IV au XIIIe siècle. Ils y bâtirent une église de style gothique et un couvent, pour abriter leur quartier général romain. Deux religieux, Fra Sisto Fiorentino et Fra Ristoro da Campi, qui avaient travaillé à la construction de l’église Santa Maria Novella de Florence, commencèrent la construction du nouvel édifice en 1280, sous le pontificat de Nicolas III. Le pape Boniface VIII finança largement les travaux, et l’église fut achevée en 1370.

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Avignon. Clément VII et les rotuli

Troisième chronique sur les papes en Avignon, leurs relations avec l’université éponyme. 1. Le pape Boniface VIII fonde l’université d’Avignon en 1303. 2. Le pape Urbain V et la contestation étudiante (1367). 3. Clément VII (antipape de 1378 à 1394) et les rotuli (note 1 : les deux Clément VII).

Les rotuli de suppliques ne sont pas chose nouvelle sous Clément VII. Anne-Marie Hayez (note 2) a analysé ceux présentés à Urbain V en 1362-1363 : 5908 suppliques dans 339 rotuli et 5026 suppliques isolées. « La plupart des suppliques étaient d’ordre bénéficial. Celles regroupées dans les rouleaux de parchemin ou de papier avaient une certain unité : étudiants appartenant à une même université, personnages dont la demande était appuyée par un même puissant protecteur, qu’il fût laïque ou ecclésiastique… Des demandes relativement modestes portent soit sur des expectatives de bénéfices à la collation d’un évêque ou d’un évêque et de son chapitre, soit sur des expectatives de prébendes. Or si Urbain V ne modifie que deux fois sur sept le collateur dans le premier cas, quitte à préciser parfois que le bénéfice ne sera pas dans une cathédrale, pour les prébendes il change trois fois sur cinq le lieu demandé et écarte résolument ses familiers des chapitres cathédraux, les dirigent vers des églises collégiales de bien moindre importance ou de bénéfices non désignés ».

Jacques Verger mentionne les suppliques adressées à Clément VII, en 1378 et 1379 lors de son installation à Avignon, et en 1393-1394 à la fin de son pontificat (note 3). « Les premiers contiennent 866 noms dont ceux de 7 professeurs de droit ou d’arts libéraux. Le nombre de quémandeurs est presque multiplié par deux dans les rotuli de 1393-1394 : 1581 noms dont 19 professeurs« .

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Rome. San Stefano in Rotondo

16ème balade dans Rome (les 15 précédentes) : San Stefano in Rotondo sur la colline du Celio. Source et citations : Wikipédia.

Album de 32 photos.

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« Les fouilles, de 1969 à 1975, ont révélé que San Stefano in Rotondo n’a jamais été reconverti à partir d’un temple païen, mais a toujours été une église, érigée sous Constantin Ier, dans la première moitié du IVe siècle.

L’édifice a été consacré par le pape Simplice entre 468 et 483 à saint Étienne, martyr dont le corps avait été retrouvé quelques décennies auparavant en Terre sainte et transporté à Rome. L’église a été la première de Rome à avoir un plan circulaire, inspiré de l’église du Saint-Sépulcre, à Jérusalem.

À l’origine, l’église avait trois déambulatoires concentriques flanqués de 22 colonnes ioniques, qui entouraient le centre de l’espace circulaire surmonté d’un tambour de 22 m de haut. Les colonnes ont été empruntées à des monuments antiques. Les chapiteaux décorés de croix portent un coussinet au-dessus de l’abaque, marque de l’influence orientale dans l’art romain.

En 1130, Innocent II ajouta trois arcs transversaux pour soutenir le dôme.

Le plan d’origine, d’un diamètre total de 65 mètres, coupait les quatre bras d’une croix grecque. Au XVe siècle, le cercle extérieur et trois bras de la croix furent détruits. Le diamètre est aujourd’hui de 40 mètres.

En 1454, le pape Nicolas V avait confié les ruines de l’église à la garde des Pères Paulins, seul ordre catholique fondé par les Hongrois. C’est la raison pour laquelle Saint-Étienne-le-Rond est devenu plus tard l’église non officielle des Hongrois à Rome..

En 1579, les jésuites hongrois prirent la suite des pères paulins. Le Collegium Hungaricum, établi par István Arator cette année-là en cette église, fusionna rapidement avec le Collegium Germanicum en 1580, devenant ainsi le Collegium Germanicum et Hungaricum, parce que très peu d’étudiants hongrois pouvaient se rendre à Rome, depuis que les Turcs occupaient le royaume de Hongrie.

Les murs de l’église sont décorés de nombreuses fresques, notamment celles de Niccolò Circignani (Niccolò Pomarancio) et Antonio Tempesta représentant 34 scènes de protomartyrs, commandées par Grégoire XIII, au XVIe siècle. Toutes les peintures comportent une inscription relatant la scène représentée, avec le nom de l’empereur qui a ordonné l’exécution, ainsi que des citations de la Bible. Les peintures sont un peu morbides, et les représentations très naturalistes des tortures et exécutions (bouillis, écartelés, concassés, etc.) ne peuvent qu’inspirer l’horreur.

Autres images de San Stefano in Rotondo.

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Toul. Cathédrale Saint-Etienne

Toul. Cathédrale Saint-Étienne, chef-d’œuvre du gothique flamboyant, célèbre par sa façade occidentale et par son cloître gothique. Trois albums : extérieur (30 photos), intérieur (54 photos), cloître (35 photos).

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Sources et citations : rubrique de Wikipédia, et ouvrage (en vente, soldé, au Musée d’Art et d’Histoire de Toul) de Jean-Louis Jolin, Toul, La collégiale Saint-Gengoult, la Cathédrale Saint-Étienne, Éditions de la Serpenoise, 2004.

L’édifice gothique. « Sa construction s’étale sur trois siècles. Elle débute probablement avant 1220, avec plusieurs phases de construction plutôt rapides et d’arrêts assez longs liés à la vie de la cité épiscopale, pour finalement s’achever en 1497 par la façade flamboyante, la cathédrale romane étant détruite petit à petit pour laisser place à l’élévation gothique ».

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