Archives de Catégorie: AA. Universités et COVID 19

Blog. Fin de la Saison 7

Fin de la saison 7 : 72 chroniques du blog sur les Universités et la Covid 19 (présentation inversement chronologique)

Juin 2020. Quelle rentrée pour l’enseignement et la recherche ? Et si les universités mouraient ?

12 juin 2020. Lettre à Michel Deneken, président de l’université de Strasbourg.

Monsieur le Président, Le 5 mars, avant le confinement, un millier de personnels et d’étudiants de l’Université de Strasbourg se rassemblaient dans le Patio et manifestaient contre la Loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR). Sans attendre la levée de l’état d’urgence sanitaire, le gouvernement décide aujourd’hui de faire adopter cette loi dans les délais les plus courts, dans une version qui reprend et aggrave un projet largement rejeté par les acteurs de l’ESR.

Le projet a été envoyé aux membres du CNESER dimanche 7 juin pour une présentation en séance le 12 juin, ce qui témoigne d’un profond mépris de nos instances nationales. Un passage en Conseil des ministres est prévu le 8 juillet. Nous apprenons que la LPPR sera également mise à l’ordre du jour de la Commission de la Recherche de notre université le 17 juin prochain. Lire la suite…

Avril et mai 2020. Du confinement au déconfinement : les universités resteront fermées pour les étudiants, jusqu’à la rentrée (enseignements en ligne, modalités adaptées pour le contrôle des connaissances).

Le déconfinement commencé, j’arrête la rubrique Cuisiner facile en situation de confinement : 61 recettes.

13 mai. Frédérique Vidal adresse ses remerciements à la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche

Cette lettre mérite, selon moi, cinq critiques :

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BNU. Reprise des services

J’aime la BNU. 20 mai 2020, reprise des services. J’aime la BNU, l’importance de son fonds en Sciences humaines et sociales, ses expositions et ses conférences, son service de prêts et ses salles de lecture, la compétence et le dévouement de ses personnels.

J’ai voulu être parmi les premiers pour emprunter de nouveau des livres. J’aime la BNU et tant pis si j’ai passé une heure et cinq minutes pour retirer trois livres réservés en ligne. La semaine suivante, par deux fois, j’ai observé qu’il n’y avait plus d’attente. Je vous raconte.

10 photos prises le 20 mai 2020 dans l’après-midi.

Reprise des services à la Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg (BNUS).

Cliquer ici pour agrandir l’image

Après deux mois de confinement, la reprise des services, annoncée par courriel, est une excellente nouvelle : commandes en ligne des documents à partir du 18 mai, retraits des documents réservés le 19 mai à partir de 13 heures.

Je m’organise pour respecter les procédures. J’ai le temps : il y a bien longtemps en effet que j’ai terminé la lecture des trois livres empruntés, tous trois portant sur l’Histoire du 18ème siècle. Habitant à 13 minutes à pied de la BNU, ce n’est pas difficile d’y aller pour faire la première opération : rendre ces trois documents en les déposant dans l’automate extérieur, ouvert 24 heures sur 24. En panne ! Pas grave : la date ultime de rendu des livres empruntés a été repoussée au 30 septembre.

Lundi 18 mai matin, je décide de passer à l’étape suivante : réserver trois livres. Aucun problème pour accéder au catalogue, pour savoir si ces documents sont disponibles à la BNU et en combien d’exemplaires. Je fais la réservation : ça roule ! Cette fois l’automate extérieur fonctionne et je peux rendre les 3 livres empruntés.

Lors de la réservation de documents, l’heure de retrait est toujours indiquée : « retrait mercredi 20 mai à partir de 10 heures ». C’est la 1ère fois que le délai est aussi long. Je ne m’en étonne pas : les lecteurs sont privés de nouveaux emprunts depuis deux mois et sont, comme moi, impatients de pouvoir réserver ; il est normal que le temps pour la livraison s’allonge.

Mercredi 20 mai. Je ne me précipite pas pour aller retirer les livres réservés. Je pouvais y aller dès 10 heures. Je m’y rends en début d’après midi. Bonne surprise : il n’y a que 5 ou 6 personnes qui attendent fort tranquillement, en bas des marches du perron de la BNU. Je prends position à la queue de la file. Je consulte mon smartphone : il est 15 heures 04.

  • Message en ligne de la BNU : « Plus de 1000 demandes de documents ont été reçues, pour cette 1ère journée de reprise. Un très grosse affluence étant prévue mardi 19 mai après-midi, nous vous conseillons de décaler votre venue de 24 ou 48h pour éviter de trop longues attentes. Vos documents sont gardés une semaine ».

10 minutes plus tard, le premier de la file d’attente, en haut des marches du perron de la BNU, est toujours la même personne. Je commence à m’inquiéter. Connaissant bien les lieux et en particulier la banque de retrait n°2, j’échafaude plusieurs hypothèses : un seul poste de retrait et non deux, problème informatique, problème avec les emprunts réservés s’ils sont plus de 10, paiement de l’amende pour non respect du délai de retour de documents, amende déjà en cours avant le confinement.

Durant ce temps, un des agents de sécurité fournit, très aimablement, les consignes de placement dans la file (respectez le sens des petites flèches bleues et placez-vous toujours sur l’une d’entre elles aux fins de respecter la distanciation physique ; si vous ne suivez pas la file, vous allez déborder très dangereusement sur la piste cyclable). Autre intervention de la sécurité : certains d’entre vous ont-ils des livres à rendre ? Si oui, l’automate extérieur étant en panne, veuillez me suivre. Remarque : d’habitude, on peut rendre les livres au guichet de la banque de retrait. Réponse : aujourd’hui, ce n’est pas comme cela.

La file extérieure diminue d’une ou deux unités. Je reprends espoir. Il fait chaud, très chaud et, tout d’un coup, je me rends compte que je vais passer 30 à 35 minutes en plein soleil, sans guère bouger, sans chapeau, sans boire et avec un masque. Je me dis que j’ai plus de chances d’attraper une insolation que la Covid-19.

Animation dans la file d’attente externe. Arrivée de deux bibliothécaires. Elles nous disent : Oui, il y a hélas de l’attente ; nous allons positionner les panneaux qui en indiquent la durée. Un petit tour et puis s’en vont. Un petit tour, et puis reviennent, avec deux panneaux sur pied, 1/2 heure et 1 heure d’attente.

Je commente avec ma causticité habituelle : « plutôt que d’afficher un temps d’attente, ne serait-ce pas mieux d’afficher un message disant « nous faisons tout pour diminuer le temps d’attente ». L’une des deux me répond : « l’organisation de la reprise des services n’est pas dans notre fonction, personne nous a demandé ce qu’on en pensait ». Je n’avais pas à me plaindre auprès d’elles. Regrets !

La première demi-heure d’attente est passée et me voici en haut des marches du perron. C’est à mon tour d’entrer. Dans le Temple de la Raison ? Plus prosaïquement, l’ombre et la climatisation s’offrent à moi.

Un agent de sécurité m’invite à me désinfecter les mains avec le liquide hydro-alcoolique. Puis, je prends de ses nouvelles ; le confinement a été difficile pour lui. Je discute toujours avec un ou deux agents de sécurité, à chacune de mes visites à la BNU.

Pas plus de 5 personnes dans la file d’attente. Les distances marquées au sol sont supérieures à 2 mètres.

Au cours de ma montée des marches, je remarque qu’une personne sort de la banque de retrait et s’approche du deuxième de la file d’attente ; je réalise qu’elle lui demande son nom : le sésame (la carte d’abonné) est sorti de la poche ou du sac. Pourquoi ? Je ne sais.

Puis une surprise agréable. Une des deux bibliothécaires, qui ont placé les panneaux de temps d’attente, vient à ma rencontre, accompagnée d’un homme, sans doute plus haut gradé qu’elle. Monsieur, votre remarque sur la forte chaleur qui s’abat sur les gens lors de l’attente à l’extérieur est juste. Nous allons voir si, dans les jours qui viennent, nous pouvons créer un abri pour les protéger du soleil. Les personnels de la BNU, je l’ai constaté à de multiples reprises, sont dévoués, aimables, et efficaces.

Après une petite heure d’attente, j’entre dans la Banque de retrait. Les deux guichets sont ouverts. Dans le bureau attenant, les livres réservés attendent d’être délivrés. Je salue un des deux guichetiers : comment va ? pourquoi occupez-vous un poste de travail qui n’est pas le vôtre ? Il me sourit, disant que les cadres doivent aussi occuper les postes plus pénibles. Le plus difficile, c’est de saisir des informations sur le clavier car il est recouvert d’une bande plastique, pas tout à fait transparente.

C’est à vous ! Celui qui prononce cette courte phrase tant attendue est le bibliothécaire qui est venu me rejoindre dans l’escalier pour imaginer des pare-soleil qui amélioreraient les conditions d’attente à l’extérieur. Je lui montre ma carte de lecteur.

Il se lève pour aller chercher les 3 livres que j’ai réservés. D’habitude, le temps de recherche est très court car le classement dans les rayons de la salle d’attente est fait selon l’ordre alphabétique des abonnés. Je vois le bibliothécaire parcourir tous les rayons. Rien. Il recommence. Rien.

Il revient au guichet. Vos livres ne sont pas là ; je ne comprends pas. Je lui demande de vérifier sur mon compte : ils pouvaient être retirés le mercredi 20 mai à partir de 10 heures. Mon smartphone indique 16 heures. Cet incident bloque un des deux guichets et allonge d’autant l’attente des abonnés suivants. Deux incidents sur les deux guichets et ce serait le blocage absolu.

Pourriez-vous revenir ? Je réponds que je préfère attendre. Un coup de téléphone est donné à une salariée en back-office. Elle arrive au bout de quelques minutes avec mes livres ; elle est allée les chercher dans les rayons des salles de lecture.

L’attente a été productive ; retraité, je pouvais attendre sans aucun problème. Mais, j’ai manifesté de l’énervement, perturbant les procédures. J’ai ainsi fait perdre du temps à tout le monde au lieu d’en faire gagner.

Que tous les personnels de la BNU veuillent bien accepter mes excuses ! J’ai voulu une fois encore jouer au lièvre, plutôt qu’à la tortue.

Cette chronique est ma dernière chronique qui porte sur les universités, l’enseignement supérieur et la recherche contemporains. Finie, la saison 7 du blog. Vive la saison 8.

Le blog sera désormais consacré à l’Histoire du XVIIIème siècle en France et en Europe : évènements, guerres et traités, rois et ordres, institutions et organisation des pouvoirs, universités et académies, architecture et arts, économie et développement, inventions et savants, population, épidémies, et mortalité, biographies…

Histoire privilégiant la période de la Guerre de Succession d’Autriche (1740-1748). Une place est alors donnée à l’image, images de villes par lesquelles Louis XV est passé : Lille, Metz, Nancy, Lunéville, Saverne, Strasbourg, Fribourg en Brisgau.

Et pour cette histoire et encore plus qu’avant, j’aurai besoin des services de la BNU. Que voulez-vous, je l’aime..

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Sauver l’apprentissage !

Rencontre, jeudi 4 juin, entre le chef de l’État et les partenaires sociaux : un plan pour l’emploi des jeunes. Après une année record dans la progression de l’apprentissage, en particulier dans l’enseignement supérieur (chronique : 37,9% des apprentis à Bac+2 ou plus), la Covid-19 freine dramatiquement les perspectives de l’apprentissage.

Revue de presse. L’étudiant, France Info, Aix-Marseille Université, Université de Strasbourg.

  1. L’étudiant, 4 juin 2020

« Une aide élargie aux grandes entreprises et aux formations post-bac jusqu’au niveau licence. Jusqu’ici, l’aide unique à l’embauche d’apprentis était réservée aux entreprises de moins de 250 salariés et pour préparer des diplômes de niveau inférieur ou égal au bac (CAP, BEP, bac pro). Le dispositif d’aide est désormais élargi à toutes les entreprises et pour préparer des diplômes jusqu’au niveau licence professionnelle« .

2. France Info. C’est galère de trouver un contrat » : la filière de l’apprentissage en grande difficulté suite au confinement, déplore Gnagna Diouf, 21 ans. 

En septembre, elle va rentrer en deuxième année de BTS mécanique. Elle doit décrocher un contrat en alternance de 12 mois, dans une entreprise industrielle. Mais aucune de ses candidatures n’aboutit, dans un contexte économique délicat où les entreprises ressortent fragilisées de la période de confinement dû au coronavirus.

« Pour le moment j’ai envoyé 20 candidatures et je n’ai reçu qu’une seule réponse depuis le début du confinement. En plus elle était négative ». Gnagna Diouf,

3. Aix-Marseille Université (communiqué de presse du 4 juin 2020)

« La taxe d’apprentissage (TA) est une contribution financière que peut percevoir Aix-Marseille université chaque année via les entreprises qui souhaitent ainsi participer au financement de l’apprentissage et des formations technologiques et professionnelles qu’AMU déploie.

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Déconfinement dans la confusion

Courriel du SNASUB-FSU de l’université d’Orléans aux collègues BIATOSS, mercredi 3 juin 2020

  • Un déconfinement dans la confusion
  • Comité technique du 4 juin 2020
  • Conseil d’administration du 5 juin 2020
  • La confidentialité de nos messageries professionnelles en question ?

Courriel du SNASUB-FSU : diaporama en grand format

Chroniques du blog depuis 2009 sur

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SUP. Penser la pédagogie d’après

Comprendre les phases du confinement dans le supérieur pour préparer l’après, 21 mai 2020 par Jean-Marie Gilliot URL: https://www.innovation-pedagogique….

Depuis le début du confinement, les choses évoluent finalement très vite. Même si le fait de rester confiné chez soi semble rendre le temps particulièrement long, nous constatons qu’un changement rapide est en cours, et qu’il va se prolonger largement après cette « courte » période. Si dans un premier temps la communauté du supérieur s ‘est mobilisée pour gérer l’urgence, les sujets apparus dernièrement nous démontrent que « l’école d’après » reste à être définie aussi dans le supérieur.

Phase 1 : « l’urgence de la continuité pédagogique »

Mi mars, en quelques jours il a fallu passer d’un enseignement présentiel (mais aussi souvent déjà hybride, puisque souvent le numérique permet a minima de communiquer et partager des supports de cours) à un enseignement à distance. Il a donc fallu jongler entre outils existants, qui couvraient certains besoins et trouver des solutions pour compléter. Si certains s’inquiétaient de n’utiliser que des solutions « officielles », beaucoup de solutions alternatives ont été explorées, discutées, et retenues. Discord a ainsi fait une entrée remarquée dans les solutions intéressantes, car permettant de soutenir le travail en petits groupes.

Le passage du présentiel à la distance a posé comme question centrale l’organisation des séances synchrones (cours en amphi, TD, TP). Les établissements ont eu recours à des systèmes de visio, dans lesquels Zoom a pris une place importante. Plusieurs débats en ont découlé :

  • Techniques – est ce que les outils tiennent la charge, permettent l’interactivité ? La réponse est que oui globalement, si les infrastructures sont suffisantes. Dit autrement, il a souvent fallu passer par des solutions externes aux établissements pour cette raison. Et pour l’interactivité, beaucoup de solutions actuelles permettent de créer des petits groupes facilement.
  • Éthiques et sécurité – un large débat a eu lieu autour des failles de sécurité et des fuites de données liées à Zoom. Cet outil a de fait géré une crise de croissance exponentielle, qui démontre d’une part la capacité des solutions informatiques modernes a changer d’échelle, mais les limites des solutions proposées par des startups. Le débat est classique, avec toujours les mêmes arguments entre cloud, logiciel libre et directions des systèmes d’information, mais il ne trouve toujours pas d’issue satisfaisante ;
  • Pédagogiques – la distance met en avant le temps limité pendant lequel quelqu’un peut écouter de manière efficace, et les problèmes d’agenda. Il a fallu apprendre à limiter la durée des amphis, pour aller à l’essentiel, trouver des moyens pour renforcer les interactions, privilégier le travail en petits groupes. L’enregistrement de la séance est devenue indispensable pour les absents. L’absence n’est plus une faute, mais due à des causes multiples (techniques, obligation extérieure, décalage horaire, …). Beaucoup de choses ont été testées, et de nombreuses leçons en ont été retirées, sur lesquelles il va falloir capitaliser.

Bref, cette remise en question soudaine, imposée mais légitime, a permis de se reposer beaucoup de questions sur nos pratiques, a généré énormément de travail, mais permet de dessiner de nouvelles perspectives.

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Confédération des jeunes chercheurs

Confédération des jeunes chercheurs (CJC), Communiqué de presse, Paris, 13 mai 2020.

Quelles mesures d’urgence COVID pour les jeunes chercheur-es ? Les demandes de la CJC et les réponses de la ministre.

La Confédération des jeunes chercheurs (CJC) s’est entretenue avec madame Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, aux côtés de l’Association nationale des docteurs (ANDès), le jeudi 9 avril dernier. Ce rendez-vous a été l’occasion pour la CJC d’alerter la ministre sur la situation difficile des jeunes chercheur-es dans cette période de crise et de faire valoir nos demandes de mesures d’urgence spécifiques.

  • Paiement des enseignant-es vacataires
  • Prolongation des contrats de recherche doctorale
  • Prolongation des CDD de recherche pour docteur-es (« postdocs ») et ATER
  • Réinscriptions administratives
  • Soutenances de thèse

Résumé. Un paquet interministériel budgétaire et réglementaire « jeunes chercheur-es » est en préparation et devra être précisé dans les semaines qui viennent. Ce paquet devrait inclure une enveloppe aux employeurs publics de jeunes chercheur-es (doctorant-es et chercheur-es contractuel-les docteur-es) afin de financer largement des prolongations de contrat sur tout le territoire, une enveloppe à l’ANRT afin de financer des prolongations de Cifre, et des mesures de neutralisation de la période vis-à-vis de la durée réglementaire de réalisation du doctorat.

La CJC sera vigilante quant au volume de ce paquet budgétaire, qui ne saurait être inférieur à plusieurs dizaines de millions d’euros, pour être crédible. Le risque serait, si le gouvernement ne prenait pas ses responsabilités, que les établissements employeurs arbitrent entre la prolongation des recherches mises à l’arrêt ces dernières semaines et les recrutements à venir, c’est-à-dire entre sacrifier une génération de jeunes chercheur-es ou la suivante.

La ministre nous a par ailleurs indiqué que toutes les heures de vacations qui avaient été prévues pour le semestre seraient, en dernière instance, payées, ce qui est une satisfaction. Nous demandons de plus que tou-tes les doctorant-es se réinscrivant en doctorat en 2020-2021 soient exempté-es du paiement des frais d’inscription, afin de ne pas faire porter le poids de la prolongation exceptionnelle des recherches sur leurs épaules.

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Mesures pour les Jeunes chercheurs

Communiqué de Frédérique Vidal, 23 avril 2020. Épidémie de Covid-19 : prolongation des thèses, contrats doctoraux et post-doctoraux impactés par la crise sanitaire.

  • Dans la chronique immédiatement à suivre, la Confédération des Jeunes Chercheurs (communiqué du 13 mai 2020) exprime sa satisfaction à l’égard des mesures annoncées par la Ministre. Toutefois, elle estime qu’un paquet interministériel budgétaire et réglementaire soit précisé dans les semaines qui viennent… Elle sera vigilante quant au volume de ce paquet budgétaire, qui ne saurait être inférieur à plusieurs dizaines de millions d’euros, pour être crédible.

Texte du communiqué de Frédérique Vidal. « Afin de préserver les activités de recherche négativement impactées par la pandémie de Covid-19, Frédérique Vidal autorise la prolongation si nécessaire des thèses, contrats doctoraux et post-doctoraux, ainsi que des contrats d’ingénieurs et techniciens.

La recherche et le personnel scientifique et universitaire français sont aujourd’hui pleinement mobilisés, de concert avec leurs homologues de par le monde, pour lutter contre la pandémie de Covid-19 et apporter des solutions aux graves problèmes médicaux, sociaux et économiques qu’elle soulève.

Pour autant, comme de nombreux secteurs, la recherche est également fortement affectée par cette crise. Un grand nombre de projets et de travaux de recherche à l’échelle nationale, européenne et internationale sont ralentis voire arrêtés. Le confinement et la fermeture des établissements ont forcé de nombreux techniciens, ingénieurs, chercheurs et doctorants, dans l’ensemble des disciplines, à interrompre leurs travaux expérimentaux en laboratoire ou encore à suspendre leurs enquêtes et études de terrain.

Prolongation des thèses, contrats doctoraux et post-doctoraux lorsque jugé nécessaire, jusqu’à 1 an

Afin de tenir compte de ce contexte exceptionnel lié à la pandémie de Covid-19 et de limiter ses effets négatifs sur la recherche et l’activité des laboratoires, Frédérique Vidal a décidé d’autoriser les organismes et établissements qui accueillent des doctorants à prolonger la durée de thèse ainsi que celle du contrat doctoral, lorsque l’impact de la crise actuelle l’aura rendu nécessaire. Cette prolongation, pouvant aller jusqu’à 1 an, permettra de compenser l’impact des interruptions des travaux de recherche dues à cette crise.

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OVE. Changement de tutelle

31 ans pour changer la tutelle de l’Observatoire de la Vie étudiante ! Exit la tutelle de Jean-Michel Blanquer ; remplacement par celle de Frédérique Vidal. En avril, période de confinement, était-ce un évènement politiquement important ou n’était-ce qu’une querelle d’ego ou encore un non-évènement ? Je ne sais. Mais était-ce urgent de changer la tutelle de l’OVE ?

Pourquoi les deux ministres ne se sont-ils pas plutôt mis d’accord sur : comment faire face au Sale temps pour les enquêtes (sur les conditions de vie des étudiants et sur le devenir professionnel des diplômés) ?

Observatoire de la vie étudiante, BO du 21 mai 2020, arrêté du 23 avril 2020 modifiant l’arrêté du 14 février 1989

Vu Code de l’éducation, notamment articles L. 811-3, L. 822-1 à L. 822-4 ; arrêté du 14-2-1989 modifié

Article 1. Dernier alinéa de l’article 2 de l’arrêté susvisé, les mots : ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des sports sont remplacés par les mots : ministre chargé de l’enseignement supérieur.

Article 2. Au septième alinéa du même article les mots le directeur général pour l’enseignement supérieur et l’insertion professionnelle et le directeur du centre national des œuvres universitaires et scolaire sont remplacés par les mots le directeur général de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle et le président du centre national des œuvres universitaires et scolaire.

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ParcourSup épinglé par la Cour

19 mai 2020, les candidats à la poursuite d’études dans l’enseignement supérieur reçoivent ou ne reçoivent pas de propositions d’admission décidées par les établissements

Chroniques critiques sur ParcourSup dont

Cour des Comptes. Un premier bilan de l’accès à l’enseignement supérieur dans le cadre de la loi Orientation et Réussite des Étudiants. Communication au comité d’évaluation et de contrôle des politiques publique de l’Assemblée nationale, février 2020, 200 pages.

Critiques de la Cour des Comptes sur la faible transparence du Code source de ParcourSup. Dans les extraits ci-dessous, les phrases en gras ont été effectuées par l’informaticien qui a transmis.

« En dépit des actions de mise en transparence du ministère, le code source de Parcoursup reste à 99% fermé. La partie publiée demeure d’un intérêt limité pour comprendre, expertiser, et évaluer le processus d’affectation des candidats dans les formations. Les données de Parcoursup, particulièrement riches, ne font pas l’objet d’une valorisation à la hauteur des enjeux, non seulement par les acteurs de la recherche et de l’innovation, mais aussi par l’administration elle-même, tant les moyens matériels et humains pour permettre leur exploitation sont insuffisants. 

Les résultats ainsi produits suggèrent que l’application Parcoursup présente une qualité médiocre, avec un niveau de risque élevé et de nombreuses violations critiques identifiées. Parcoursup se situe à un niveau de qualité plus faible que d’autres logiciels d’ancienneté similaire. Plus précisément, les indices d’efficience et de sécurité ainsi évalués montrent que le risque de rupture du fonctionnement normal de Parcoursup est élevé. 

D’après le ministère, le code Java public, qui « n’a pas été produit selon les standards professionnels », ne peut être analysé avec les métriques de l’audit car elles ne sont pas adaptées à ce mode de production artisanal. 

Le dispositif présente ainsi un risque de rupture de service. Il n’est pas non plus à l’abri d’une intrusion comme en témoigne un autre audit de sécurité du code source, réalisé en juillet 2018 à la demande du ministère, et qui souligne un risque de sécurité « très élevé » pour l’application. Cette situation doit être corrigée rapidement. À la fin 2019, le ministère souligne qu’une « démarche de certification du code Parcoursup a été initiée avec les équipes de recherche du laboratoire de recherche en informatique de Saclay ainsi que du laboratoire bordelais de recherche en informatique ». 

[…] d’autant que l’échantillonnage n’a pas permis de trouver les traces d’un processus de développement mené dans les règles de l’art. Le code actuel est en effet d’une facture plus artisanale. Il serait souhaitable d’introduire un processus de développement moderne et éprouvé afin d’assurer une évolution fiable et maitrisée de l’application. 

Le code de Parcoursup présente un niveau de complexité anormalement élevé. Les composantes complexes représentent 27 % du volume de code, ce qui est bien plus élevé que le plafond de 5 à 7 % recommandé par les standards des professionnels du secteur. Avec un tel niveau de complexité, la mise en œuvre d’évolutions fonctionnelles risquent d’introduire des erreurs. Le ministère ne partage pas cet avis et invoque la complexité du système d’enseignement français et la variété des parcours proposés. Pour la Cour, le code source devrait être restructuré afin de réduire le nombre de ses composantes complexes. 

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Univ. Nantes. O. Laboux toujours là !

14 mai 2020. Mediacités Nantes. Olivier Laboux, président depuis 2012, joue les prolongations à la tête de l’Université de Nantes.

« L’un part, l’autre reste… Destins divergents pour les deux duettistes de l’enseignement supérieur nantais, un temps partenaire dans le projet I‑Site. Alors qu’Arnaud Poitou, l’ancien patron de Centrale a quitté, il y a peu, les murs de l’école d’ingénieurs ; Olivier Laboux, président depuis 2012, s’incruste dans ceux de l’Université. Le 31 mars, son second mandat présidentiel était pourtant arrivé à son terme »…

Pourquoi Olivier Laboux est-il encore là ? Parce que le processus électoral engagé le 14 février 2020 n’est pas allé à son terme. Élections aux conseils centraux de l’université de Nantes. Pas de vainqueur

« Quatre listes se partageaient les 20 postes du conseil d’administration réservés aux personnels. Cinq pour la liste « Université demain » soutenue par Carine Bernault, actuellement dans l’équipe du président Olivier Laboux, deux pour la liste intersyndicale « Ensemble pour le service public d’enseignement supérieur et de recherche » (FSU, CFDT, FO, CGT) pour le collège A (enseignants-chercheurs). Pour le collège B (enseignants, chercheurs et enseignants-chercheurs), c’est l’inverse. Les deux listes en fait, sont au coude à coude : 921 voix sur 2 233 pour « Université demain », 861 pour la liste intersyndicale.

Pour le collège des personnels administratifs, techniques et de service, ces deux listes remportent chacune deux sièges. L’Unsa Éducation et le SNPTES, un siège chacun. Le taux de participation se situe entre 53 et 65 %.

Le futur président, ou présidente, sera élu en mars par le conseil d’administration »

  • Enjeu de ces élections : rebondir après la Fusion mort-née de Nantes Université (chronique du 18 octobre 2019). Le Conseil d’administration de l’École centrale de Nantes avait rejeté, par un vote de 17 voix contre, 12 voix pour, et 1 abstention, les statuts de Nantes Université. La majorité absolue des 31 membres en exercice, soit 16 voix, était requise. Pas de Nantes Université en janvier 2020 !

La fermeture de l’université suite à la pandémie Covid-19 et au confinement du pays qu’elle a entraîné a eu raison des élections universitaires en cours. L’élection présidentielle par le conseil d’administration de l’université de Nantes n’a pu avoir lieu.

Il était logique qu’elle soit reportée par arrêté. Celui-ci est daté du 26 mars 2020

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