Archives de Catégorie: AB. Art médiéval et moderne

Saint Laurent sur le gril

Laurent de Rome serait né vers 210 ou 220 à Osca (aujourd’hui Huesca). Il est mort martyr sur un gril, en 258 à Rome.

Citations de la chronique : extraits de Wikipédia. Martyre de Saint Laurent, 38 photos (libres de droit).

  • Musée Unterlinden, Colmar. Deux œuvres
  • Commanderie des Antonins d’Issenheim, fragments sculptés des stalles, chêne, 1493. Martyre de Saint Laurent, vers 1515-1520.

« Afin de compléter ses études humanistes et liturgiques, Laurent fut envoyé dans la ville de Cæsaraugusta (aujourd’hui Saragosse), où il fit la connaissance du futur pape Sixte II.

Sixte II l’établit le premier des sept diacres attachés au service de l’Église romaine. Il avait, en cette qualité, la garde du trésor de l’Église et était chargé d’en distribuer les revenus aux pauvres.

L’empereur Valérien ayant repris les persécutions contre les chrétiens, Sixte II et ses sept diacres se cachèrent mais furent découverts. Le pape fut immédiatement condamné à mort.

Le préfet de Rome, informé que l’église possédait des trésors, fit venir Laurent et lui enjoignit de les livrer pour les besoins publics (car l’Empereur en avait besoin pour ses troupes). Le saint diacre demanda un peu de temps : J’avoue que notre Église est riche et que l’empereur n’a point de trésors aussi précieux qu’elle ; je vous en ferai voir une bonne partie, donnez-moi seulement un peu de temps pour tout disposer.

Il fit venir les orphelins, puis dit au préfet en les lui montrant : Voilà les trésors de l’Église, que je vous avais promis. J’y ajoute les perles et les pierres précieuses, ces vierges et ces veuves consacrées à Dieu ; l’Église n’a point d’autres richesses.

À cette vue, le préfet entra en fureur, et, croyant intimider le saint diacre, il lui dit que les tortures qu’il aurait à souffrir seraient prolongées et que sa mort ne serait qu’une lente et terrible agonie. Ayant ordonné qu’on dépouillât Laurent de ses habits, il le fit d’abord déchirer à coups de fouet, puis étendre et attacher sur un gril, de manière que les charbons placés au-dessous et à demi allumés ne devaient consumer sa chair que peu à peu.

Les calendriers anciens retiennent la date de son martyre, qui correspond à sa fête liturgique : le 10 août 258.

Attributs. Saint Laurent est souvent représenté lors de son martyre près d’un gril ou attaché à celui-ci parmi d’autres diacres, sur ou à côté d’un gril rectangulaire, disposé sur des charbons ardents, tenant une palme (la palme du martyr), un encensoir et éventuellement d’autres accessoires du culte3.

Palais de l’Escurial. Le roi d’Espagne Philippe II remporta l’importante victoire de Saint-Quentin en 1557 le jour de la Saint-Laurent. Pour remercier le Ciel, il fit bâtir son palais de l’Escurial près de Madrid sur le plan, dit-on, du gril de saint Laurent.

Album de 7 photos en grand format, novembre 2004 par Pierre Dubois

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Noli me tangere (Ne me touche pas)

Noli me tangere (Ne me touche pas) est la traduction latine par saint Jérôme de l’adresse Μή μου ἅπτου dans l’Évangile selon Jean (Jean 20,17). L’adresse est faite par Jésus ressuscité à Marie-Madeleine (Marie de Magdala). Source des citations de la chronique : Wikipédia.

« Selon certains auteurs tel Maurice Zundel, en demandant à Marie Madeleine de ne pas le toucher, Jésus indique qu’une fois la résurrection accomplie, le lien entre l’humanité et sa divine personne n’est plus physique, mais passe désormais par le lien de cœur et la communion eucharistique. « Il faut qu’Il établisse cet écart, il faut qu’elle comprenne (et toute l’humanité) que la seule voie possible, c’est la Foi, que les mains ne peuvent atteindre la personne et que c’est du dedans, du dedans seulement, que l’on peut s’approcher de Lui ».

Deux scènes de la vie de Jésus, La passion du Christ, par Martin Schongauer, Retable des Dominicains, 1473, Musée Unterlinden, Colmar.

  • Album 18 photos (grand format). Du chemin de croix à l’Ascension du Christ en passant par sa Crucifixion, sa Résurrection, sa rencontre avec Marie-Madeleine puis avec l’apôtre Thomas (Noli me tangere)

« De même, plus tard, lorsque l’apôtre Thomas tiendra à toucher les plaies de Jésus (et il lui permettra de le faire à cause de son incrédulité première), il lui déclarera néanmoins : Heureux ceux qui croient sans avoir vu« .

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A Colmar, la Passion du Christ

Le Musée Unterlinden (Colmar) possède des trésors de l’Art médiéval et de la Renaissance. Le retable d’Issenheim de Matthias Grünewald est mondialement connu.

Dans un album de 23 photos, j’ai choisi des œuvres qui représentent des épisodes successifs de la Passion du Christ : la crucifixion, la descente de croix, la déploration, la mise au tombeau. Lire aussi la chronique du 10 avril 2020, Schongauer. La Passion du Christ

Crucifixion, bronze, 13ème siècle. L’œuvre proviendrait du couvent des dominicaines d’Unterlinden.

Crucifixion. Lucas Cranach l’Ancien, vers 1515, Huile sur bois de tilleul.

  • Lire aussi la chronique Lucas Cranach, le père et le fils.
  • 1505. Lucas Cranach l’Ancien, né en 1472, s’établit à Wittemberg et devient peintre de cour auprès de l’électeur de Saxe Frédéric le Sage. Il a 33 ans. Il est anobli en 1509 et reçoit du prince-électeur des armoiries représentant un dragon ailé portant un rubis, qui sera sa signature et celle de son atelier sur de très nombreux tableaux.
  • 1561. Lucas Cranach le jeune (1515-1586) peint le Christ vainqueur de la mort et du diable

Crucifixion et mise au tombeau, Matthias Grünewald, entre 1512 et 1516, tempera et huile sur bois de tilleul.

  • Lire aussi la chronique du blog Matthias Grünewald : 4 crucifixions
  • Le Retable de Tauberbischofsheim est une œuvre réalisée vraisemblablement entre 1523 et 1525. Il se compose d’une Crucifixion et d’un Portement de Croix, qui constituaient à l’origine les deux faces d’un même retable d’autel peint sur bois. Le panneau a été divisé en deux dans l’épaisseur du bois lors de sa première restauration en 1883, afin de permettre son exposition dans un musée. Depuis 1900, les deux œuvres, désormais séparées, sont exposées à la Staatliche Kunsthalle de Karlsruhe.

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Schongauer. La Passion du Christ

Martin Schongauer. Le retable des Dominicains (vers 1480). 16 scènes de la Passion du Christ.

  • Album 1 : 13 photos. De l’entrée du Christ dans Jérusalem (les Rameaux) à sa condamnation à mort.
  • Album 2 : 18 photos. Du chemin de croix vers le Golgotha à l’Ascension du Christ en passant par sa Crucifixion et sa Résurrection.

1480. Martin Schongauer n’a que 30 ans quand, lui et son atelier, livrent aux dominicains un retable en 24 panneaux représentant la Passion du Christ (sur seize panneaux en intérieur) et les Sept Joies de la Vierge (en huit peintures extérieures). C’est sa destination qui finira par lui donner son titre, le Retable des Dominicains.

CultureBox, octobre 2014. Après huit années de travaux, le retable sort de l’ombre. Cette œuvre majeure vient d’être restaurée. Une résurrection pour ce retable du XVe siècle longtemps éclipsé par celui d’Issenheim, lui aussi exposé au Musée Unterlinden de Colmar.

https://histoiresduniversites.files.wordpress.com/2017/06/p1070666.jpg?w=500&h=586

Extraits du Dossier de presse.

La Fondation BNP Paribas mécène de la restauration du Retable des Dominicains de Martin Schongauer conservé au musée Unterlinden de Colmar. Coût de la restauration : 217 K€ dont 100 K€ de la Fondation.

Composé de vingt-quatre panneaux, ce célèbre retable est consacré à l’Enfance et à la Passion du Christ. Fermée, l’œuvre représente huit scènes de l’Enfance du Christ et de la Vie de la Vierge : la Chasse mystique (deux panneaux), la Visitation, la Nativité, l’Adoration des mages, la Présentation au temple, Jésus parmi les docteurs et le Couronnement de la Vierge. Ces panneaux – les plus altérés avant leur restauration – permettent de saisir le dessin sous-jacent à la peinture apposé par le peintre sur la préparation avant la mise en place des couleurs.

Le retable ouvert donne à voir seize scènes de la Passion depuis l’Entrée à Jérusalem jusqu’à la Pentecôte, incluant le Noli me tangere et l’Incrédulité de Saint-Thomas. Certains panneaux s’inspirent directement des gravures de Martin Schongauer tels que l’Arrestation du Christ ou le Christ devant Caïphe ».

https://histoiresduniversites.files.wordpress.com/2017/06/p1070675.jpg?w=500&h=387

Pour aller plus loin. Autres chroniques du blog Histoires d’universités sur Martin Schongauer

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Saint Georges et le dragon

Saint Georges et le dragon (source des citations : Wikipédia).

Colmar, Musée Unterlinden. Quatre œuvres représentant Saint Georges et la Dragon (album de 11 photos).

  • Martin Schongauer, Saint Georges combattant le dragon, 1480-1485, gravure sur cuivre
  • Albrecht Dürer, Saint Georges vainqueur du dragon, 1508, gravure sur cuivre
  • Anonyme, 16ème siècle, sculpture sur bois
  • Anonyme, Retable de Saint Georges et des deux Saint-Jean, entre 1475 et 1500, peinture à l’huile sur bois.

Karlsruhe, musée des Beaux-Arts. Trois Saint Georges (album de 14 photos), dont

  • Hans Baldung Grien et son atelier, Saint-Georges, vers 1528-1530, peinture sur panneau de tilleul.

Georges de Lydda (vers 275/280 – 23 avril 303), saint Georges pour les chrétiens, est un martyr du IVe siècle.

Il est principalement représenté en chevalier qui terrasse un dragon et fait ainsi figure d’allégorie de la victoire de la foi chrétienne sur le démon ou plus largement du bien sur le mal.

La Légende de Saint Georges apparait vers 1265 ou 1266, sous la plume de l’archevêque dominicain de Gênes, Jacques de Voragine dans un ouvrage intitulé la Légende dorée.

Georges de Lydda naît en Cappadoce, dans une famille chrétienne. Militaire, il devient officier dans l’armée romaine ; il est élevé par l’empereur Dioclétien aux premiers grades de l’armée.

Un jour il traverse la ville de Silène dans la province romaine de Libye, sur son cheval blanc. La cité est terrorisée par un redoutable dragon qui dévore tous les animaux de la contrée et exige des habitants un tribut quotidien de deux jeunes gens tirés au sort. Georges arrive le jour où le sort tombe sur la fille du roi, au moment où celle-ci va être victime du monstre. Georges engage avec le dragon un combat acharné ; avec l’aide du Christ et après un signe de croix, il le transperce de sa lance. La princesse est délivrée et le dragon la suit comme un chien fidèle jusqu’à la cité. Les habitants de la ville ayant accepté de se convertir au christianisme et de recevoir le baptême, Georges tue le dragon d’un coup de cimeterre car il les effrayait toujours, puis le cadavre de la bête est traîné hors des murs de la ville tiré par quatre bœufs.

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Sainte Catherine d’Alexandrie

Sainte Catherine d’Alexandrie

Colmar, Musée Unterlinden. Trois œuvres représentant le martyre de la Sainte (album de 12 photos).

  • Sainte Catherine et deux donateurs, peinture murale, vers 1300
  • Sainte Catherine refuse de sacrifier aux idoles, vers 1515-1520
  • Martyre de Sainte Catherine, bois polychromé, vers 1520-1530

Citations d’extraits de l’article de wikipédia. « La tradition situe sa naissance à Alexandrie et date sa mort dans la même ville, à dix-huit ans en 312, sous le règne de Maximin II Daïa.

Elle était très instruite compte tenu de son sexe et de son âge : à 18 ans elle convertit plusieurs philosophes qui avaient été chargés par l’empereur de la faire renoncer à sa foi.

Elle remporta, dit saint Jérôme, la triple couronne de la virginité, de la science, et du martyr.

Un préfet conseille alors un supplice féroce pour la vierge, afin que l’exemple de cette mort effraye les autres chrétiens : quatre roues entourées de scies de fer et de clous doivent lui déchirer et broyer le corps. Alors la vierge pria le Seigneur de détruire cette machine. Et voilà qu’un ange du Seigneur frappa et brisa cette meule avec tant de force qu’il tua quatre mille païens.

La reine, son amant Porphyre, et un nombre important de soldats, ayant avoué leur conversion, sont exécutés. L’empereur propose une dernière fois à Catherine de devenir son épouse, cette fois-ci impératrice. Elle refuse et l’empereur la condamne à être décapitée. Décapitée, du lait jaillit de son cou en guise de sang.

Ses attributs sont :

  • des habits royaux et souvent une couronne,
  • la roue dentée de son supplice, parfois brisée,
  • l’anneau de ses noces mystiques,
  • la palme des martyres,
  • le livre, illustration de son érudition,
  • l’épée avec laquelle elle a finalement été décapitée,
  • à ses pieds, des cadavres de philosophes païens défaits dans ses disputes et tués par l’empereur.

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Tobias Stimmer, 30 ans en 1569

Pierre Kintz, communication au colloque Autour du livre de combat du strasbourgeois Joachim Meyer (1537-1571), Tobias Stimmer, l’illustrateur du Fechtbuch (Pierre Kintz est doctorant en histoire de l’art, ARCHE, Université de Strasbourg).

Album de 17 photos, projetées à l’écran au cours de la communication au Palais universitaire de Strasbourg.

Télécharger l’album photos pour visualiser les images en grand format (diaporama)

Source des citations de la chronique : Biographie de Tobias Stimmer (1539-1584), dessinateur, peintre et graveur d’origine suisse.

1539 (7 avril). « Naissance de Tobias Stimmer à Schaffhouse, Suisse. Son père, Christoffel Stimmer, était maître d’école.

1553 (14 ans). Fils aîné d’une fratrie de onze enfants, Tobias Stimmer, débuta probablement un apprentissage à 14 ans, à Schaffhouse ou à Zurich. Certains auteurs lui attribuent un contact avec la peinture vénitienne, mais sans précisions sur un éventuel séjour dans la cité des Doges.

1562 (23 ans). Il achète une maison à Schaffhouse avec son père et ses frères Abel et Loth. Après un passage à Bâle, il se rend à Strasbourg où étudie son frère Isaac, et noue ses premières relations avec l’imprimeur et éditeur Bernhard Jobin.

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J. Meyer. L’Art de l’escrime (1570)

A. Colloque Autour du Livre de combat du strasbourgeois Joachim Meyer (1537-1571)

« Joachim Meyer, un coutelier d’origine bâloise, bourgeois de Strasbourg, est l’auteur d’un des ouvrages les plus aboutis sur l’art du combat de son temps. La parution de Gründtliche Beschreibung der Kunst des Fechtens en février 1570, imprimé chez Thiebolt Berger place du Vieux marché aux Vins, n’a eu que peu de succès à Strasbourg même. Il n’y a pas même un seul exemplaire conservé dans les différents fonds patrimoniaux de la ville, et un seul en Alsace, à la bibliothèque Humaniste de Sélestat.

L’ouvrage a pourtant marqué son temps et a donné lieu à plusieurs rééditions au XVIIe siècle… Enfin le contenu allie la tradition des armes chevaleresques de la fin du moyen âge (dague, épée à deux mains, bâton), des armes de guerres employées dans le contexte du combat singulier (hallebarde, grande pique) et modernité avec la rapière et le poignard ».

Un exemple d’arme : l’épée longue.

Album de 14 photos : le colloque, les planches de l’ouvrage de Meyer

B. Joachim Meyer, article de la Fédération Française des Arts Martiaux Historiques Européens.

« Auteur du dernier ouvrage pouvant être attribué à la tradition martiale de Johannes Liechtenauer, Joachim Meyer est un auteur du milieu du XVIe siècle, et son œuvre demeure la seule tentative de modernisation de la tradition liechtenauerienne. Probablement originaire de la ville de Bâle (né en 1537) et coutelier de profession, son père aurait été papetier.

Ce serait au cours de son compagnonnage que J. Meyer se serait rendu dans la ville de Strasbourg. En 1560, il accède officiellement à la bourgeoisie. C’est également autour de 1560 qu’il semble diriger la rédaction de son premier ouvrage, un manuscrit dédié au comte Otto de Sulms, Minzenberg et Sonnenwaldt,

En février 1561, puis en septembre 1563, en juin 1566, en février 1567 et en juin 1568, on trouve dans les archives de Strasbourg des demandes de Joachim Meyer, afin de pouvoir organiser des « fechtschulen ».

Son œuvre majeure, « Discours détaillé sur l’Art de l’Escrime », est datée du 24 février 1570, visiblement à la fin d’une décennie d’enseignement et de pratique de l’escrime.

L’année 1570 semble également être liée à la rédaction de son second manuscrit, dédié au comte Heinrich von Eberst, aujourd’hui conservé à Rostock.

 Durant cette année, il parvient également à se faire engager comme maître d’armes (fechtmeister) par le duc Jean-Albert 1er de Mecklembourg. Il quitte Strasbourg un jeudi de janvier 1571, arrive à la cour du duc de Mecklembourg le 10 février et y meurt le 24, à l’âge de 34 ans« .

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Baldung. Saintes et saints martyrs

Suite et fin des chroniques et photos sur l’exposition de Karlsruhe. Hans Baldung Grien. Sacré / Profane, Saintes (Catherine d’Alexandrie, Dorothée) et Saints (Christophe, Jérôme, Georges).

Saintes : album de 24 photos. Saints : album de 24 photos

Hans Baldung Grien, Sainte Catherine, vers 1504, Panneau de résineux, Schwabach, Stadtpfarrkirche St. Martin

« La tradition situe la naissance de Sainte Catherine à Alexandrie et date sa mort dans la même ville, à dix-huit ans en 312, sous le règne de Maximin II Daïa. Elle était très instruite compte tenu de son sexe et de son âge : à 18 ans elle convertit plusieurs philosophes qui avaient été chargés par l’empereur de la faire renoncer à sa foi.

Un préfet conseille alors un supplice féroce pour la vierge, afin que l’exemple de cette mort effraye les autres chrétiens : quatre roues entourées de scies de fer et de clous doivent lui déchirer et broyer le corps. Alors la vierge pria le Seigneur de détruire cette machine : « et voilà qu’un ange du Seigneur frappa et brisa cette meule avec tant de force qu’il tua quatre mille païens ».

Hans Baldung Grien, Sainte Catherine, vers 1505/1507, Gravure sur bois, Karlsruhe, Staatliche Kuntshalle

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Baldung. Vierge / Vénus

Suite des chroniques et photos sur l’exposition de Karlsruhe. Hans Baldung Grien, Sacré / Profane : Vierge / Venus. Citations : cartouches des œuvres exposées.

Album de 33 photos

Représentations de la Vierge pendant la Réforme. « La Vierge à l’enfant est l’un des sujets les plus traités de l’Art chrétien, et Baldung n’a cessé, lui aussi, d’en donner de nouvelles interprétations ».

La Vierge à l’enfant endormi, Strasbourg, 1520

« Il peut paraître étonnant que même après l’adoption de la réforme à Strasbourg en 1529, il ait encore peint une série de tableaux sur ce thème, dans la mesure où beaucoup des adeptes de la nouvelle foi rejetaient tout autant les images religieuses que le culte marial.

Nous ne savons pas pour qui Baldung a peint ces madones : pour des commanditaires restés fidèles à l’ancienne foi ? Ou pour des protestants modérés ? Ou pour des amateurs d’art de culture humaniste. Résidaient-ils à Strasbourg ou dans des villes catholiques de la Région du Rhin supérieur, par exemple à Fribourg ?

Sacré / Profane. La vision idéalisée, parfois même teintée d’érotisme, de la Vierge n’est pas sans lien avec l’iconographie antique de Vénus, et les anges rappellent de petits cupidons »…

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