Archives de Catégorie: AE. Histoire médiévale

2000 vins pour garder goût et odorat

Gardons le sourire en cette période de pandémie ! Une exposition et une conférence bienvenues à la BNUS !

Deux mille vins. Exposition à partir du 18 septembre 2020

Rions un peu. Boire 2000 vins pour garder ou retrouver le goût et l’odorat ?

Article sur la Covid 19. « Les symptômes de perte d’odorat (anosmie) et de goût (agueusie) ont été mis en évidence par de nombreuses études. La plus récente, publiée dans le Journal of Intern Medicine, mi-avril 2020, indique qu’il s’agit bien de « symptômes spécifiques » qui pourraient être en partie liés à une obstruction ou un écoulement nasal.  Mais les troubles olfactifs et gustatifs pourraient aussi être liés au potentiel neuro-invasif du virus ».

« La perte du goût ne serait pas seulement la conséquence d’une obstruction nasale ou d’une rhinorrhée (écoulement nasal) ». 

« La capacité de la Covid-19 à envahir le bulbe olfactif et, par conséquent, le système nerveux central, est probablement une piste » pour expliquer l’anosmie, relèvent les chercheurs ».

Conférence de la BNU.  L’évolution de la dégustation des vins et la consécration de l’odorat au 20e siècle. Avec Olivier Jacquet. Mardi 22 septembre 2020 à 18h30. BNUS,  Auditorium 1er étage. Entrée libre, sur réservation.

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2020. Deux mille vins à la BNUS

Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg (BNUS). Initialement prévue en juin, l’exposition Deux mille vins, multitude et diversité est reportée du 18 septembre 2020 au 17 janvier 2021.

Pour en savoir plus

« Véritable phénomène de civilisation, le vin imprègne de nombreuses dimensions des sociétés qui le cultivent depuis plusieurs millénaires. Qu’il soit associé aux cultes, à l’économie, aux arts, aux traditions ou encore aux savoir-faire des multiples acteurs qui œuvrent à sa production, il revêt, au-delà de sa seule consommation, des significations complexes, aussi diverses que les terroirs et les cépages qui font sa richesse ».

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Musée de Marsal. Sels et Saints

Marsal. Le musée départemental du sel est « abrité dans l’une des deux anciennes portes fortifiées, dite Porte de France, vestige des fortifications de Vauban. Il est la propriété du Conseil Départemental de la Moselle et fait partie du réseau des sites Moselle Passion.

Marsal se situe au cœur du pays du Saulnois. Il y a 200 000 millions d’années, la mer du Nord descendait jusqu’en Lorraine. Dès l’âge du fer, une exploitation des mares salées s’est développée à une échelle quasi-industrielle : elle produisait 20 000 tonnes de sel par an.

Les nombreuses sources salées sur le territoire Marsal, fortifié dès le XIIIe siècle, suscite la convoitise des ducs de Lorraine, des évêques de Metz et des rois de France ».

Sels et Saints. Album de 30 photos (août 2020).

Nouvelle muséographie. » Le musée tente de restituer au visiteur le processus d’exploitation de « l’or blanc », à travers les techniques de production depuis la préhistoire et évoque également l’histoire de l’ancienne place forte de Marsal. Il présente une partie des collections provenant des fouilles du briquetage de la Seille, qui illustrent les relations complexes de l’homme au sel au cours de l’histoire ».

Trois œuvres religieuses exposées dans le Musée. Sels et Saints. Citations des cartels.

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1722. Portail du Poêle à la Fleur

Suite de la chronique du blog (30 novembre 2019) : Strasbourg. Corporations de bouche. Corporation des Bouchers dite A la Fleur (bouchers, tripiers, fabricants de saucisses). Emblème : le bœuf ou un outil de coupe.

1722. Portail du Poêle à la Fleur  (source Horizon nomade)

« Du XIV° siècle jusqu’en 1791, la corporation des Bouchers avait son Poêle dit A la Fleur au n°19, rue des Bouchers. La porte d’entrée était décorée d’une fleur sculptée dans la pierre et le bâtiment renfermait une écurie pour 120 chevaux.

Les Balades Strasbourgeoises font remonter la date du portail à 1722, et lui attribuent un style classique d’époque Louis XIV.

Diaporama de 19 photos du Portail (en grand format, juin et août 2020)

Lors des travaux de la Grande percée en 1933, le bâtiment du Poêle fut démoli mais son portail d’entrée fut conservé et remonté rue de Rohan en 1953″.

Corporation de la Fleur (source Archi-Wiki)

« Adresse citée depuis 1398 par Seyboth dans Das Alte Strassburg, sous l’appellation Der Metziger Trinkstube , maison reconnaissable par la présence d’une fleur sculptée et abritant le Poêle des Bouchers. Nouvelle construction en 1558.

Le bâtiment de 1722. « Seul subsiste le portail d’entrée qui a été réinstallé au 3 rue de Rohan. Celui-ci est plutôt classique avec son fronton triangulaire, mais les consoles supportant le fronton, le cartouche naturaliste avec son décor floral qui orne le tympan, et le vase de fleurs qui le surmonte lui donnent une touche baroque. Ce portail est de style Louis XIV d’après la documentation de l’office du tourisme Sur les traces des corporations de métiers« .

Mais pourquoi la toute proche Fondation de l’Oeuvre Notre-Dame n’entreprend-elle pas la restauration de l’ensemble du tympan ? Couvert de vigne-vierge morte, le vase de fleurs n’est pas lisible ; de loin, il ressemble à un nid de cigogne déserté.

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1741. Strasbourg. Hôpital civil

Histoire résumée de l’Hôpital civil de Strasbourg, insistance étant mise sur le long bâtiment construit après l’incendie de 1716. Travaux de reconstruction effectués en deux temps entre 1717 et 1741. Cette chronique fait partie de la saison 8 du blog : Histoire du 18ème siècle.

1119. « La première trace écrite mentionnant l’existence d’un hôpital à Strasbourg date de 1143. Il s’agit de la charte de l‘évêque Burcard, situant la fondation en l’année 1119. Une confrérie religieuse, suivant probablement la règle de Saint Augustin, était chargée des soins des malades et des mendiants ».

1200-1250. Construction de la Tour, dite Porte de l’hôpital.

1398. L’hôpital devenu civil (fondé et agrandi par le magistrat-municipalité de Strasbourg) est définitivement installé sur les terrains qu’il occupe encore aujourd’hui dans la ville.

1428. La construction de la chapelle gothique est achevée. De l’hôpital de cette époque, il subsiste la belle cave à colonnes.

1537. Fondation de l’ancienne pharmacie, composée de trois bâtiments (source Archi-Wiki). La date figure au-dessus de la porte d’entrée (photo). L’imbrication de ces bâtiments s’explique par la création de passages de communication internes. Le bâtiment central (vers 1530) devait servir au départ à stocker des denrées dans sa cave voûtée et au rez-de-chaussée, avec des appartements pour religieuses à l’étage.

1673. « La Tour-Porte est remaniée au 17e siècle. De la terrasse, se faisaient les observations du ciel. En raison des intempéries, Julius Reichelt (1637-1719), alors titulaire de la chaire de mathématiques, s’en plaignit à la Municipalité, qui finalement, en 1673, protégea la tour par un toit à quatre pans muni d’une tourelle octogonale d’où pouvaient se faire les observations ».

1716. « Le 4 novembre, un incendie se déclare dans la chambre des copeaux, où une laveuse était allée chercher des copeaux avec une chandelle. Le feu s’étend de façon incontrôlable et tout le grand édifice est en cendres. A grand peine, on réussit à sauver les maisons situées face au bâtiment principal, l’économat, la chancellerie, la boulangerie, les écuries, le chœur polygonal gothique de la chapelle Saint Erhrard et enfin la cave, qui avait commencé à brûler, mais dont on a pu éteindre le feu avec de la bière (source CHRU).

1717. La ville entreprend la reconstruction de l’hôpital, qu’elle confie au chef des travaux de la ville, François-Rodolphe Mollinger, architecte.

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18ème siècle. Abbaye Saint-Étienne

Chroniques sur l’Histoire du 18ème siècle. En 1687, l’église de l’abbaye Saint-Étienne de Strasbourg est rendue au culte catholique. En 1718, les Visitandines y ouvrent un pensionnat pour l’éducation des jeunes filles nobles (chronique à venir).

Quatre albums (photos en grand format)

718. « Fondation du monastère Saint-Étienne (Strasbourg) par le duc d’Alsace Adalbert, frère de sainte Odile, décédé en 722. Celle-ci en devient la première abbesse. 12ème siècle (3ème quart). Les reliques de sainte Attale, fille d’Adalbert et première abbesse du lieu, attiraient tant de pèlerins que leurs dons permirent de reconstruire l’église durant le dernier quart du 12e siècle ». Source, Route romane d’Alsace, église Saint-Étienne

Vues générales de l’abbaye, hier et aujourd’hui. 16 photos

15ème siècle, deux tapisseries. 1450 (vers). Tenture de la vie de sainte Attale, laine et lin. 1470-1480. Tenture de la vie de sainte Odile, laine et lin.

15ème siècle. Tapisseries de sainte Odile et de sainte Attale. 29 photos

« Bâle et Strasbourg ont constitué au XVe siècle les deux grands centres de production de tapisserie du Rhin Supérieur. L’art réputé de la tapisserie strasbourgeoise subsiste en particulier à travers les longues bandes conçues pour l’ornementation des chœurs, des autels ou des stalles des églises. Les tentures de chœur, accrochées lors des jours de fête, relatent généralement l’histoire du saint patron de l’église. Par leurs dimensions considérables, elles se prêtent à d’importants développements narratifs.

Ces deux séries provenant de l’église Saint-Étienne de Strasbourg, un couvent de chanoinesses nobles, sont consacrées à la vie de sainte Odile et à celle de sainte Attale, nièce d’Odile et fille du duc Adalbert, le fondateur de l’abbaye. Au-dessus des scènes qui décrivent les différents épisodes de la vie des saintes, des phylactères portent des inscriptions qui en expliquent le sens.

Les deux tentures, d’une seule pièce à l’origine, ont été séparées en deux par la suite. La tapisserie de sainte Attale raconte par le texte et par l’image l’histoire de la fondation du couvent au début du VIIIe siècle et celle des reliques qu’il possède. Celle de sainte Odile, plus tardive, présente différentes scènes de sa vie. Elle témoigne d’une évolution stylistique : son arrière-plan n’est plus purement ornemental, mais présente des décors architecturaux et paysagers qui tendent à plus de réalisme ».

Pour aller plus loin : Xavier Ohresser, Les tapisseries de l’église Saint-Étienne de Strasbourg, Lyon, 1968.

1501. Déploration du Christ par Nicolas de Haguenau

16ème siècle. Déploration du Christ. 9 photos

17ème et  18ème siècles. Schlaefli Louis, Cent cinquante images de Saint-Étienne à Strasbourg, Imprimerie Scheuer, 2011, 64 pages.

« Les dessins de J. J. Arhardt et de Silbermann, les lithographies de Sandmann ou d’A. Straub permettent de se faire une idée de l’église romane et de l’abbaye aux XVIIe et XVIIIe siècles.

1661. La crucifixion. Source : citation du cartel du tableau. Toile commandée en 1661 à un maître resté anonyme par la prieure du couvent saint Marguerite et Agnès. Restaurée en 1820 par un dénommé Diebold, elle a été acquise par l’abbé Mühe pour l’église Saint-Etienne.

17ème siècle. Crucifixion. 12 photos

S’inspirant de Rembrandt et de Dürer, l’artiste y présente plusieurs scènes différentes de la mise en croix du Christ dans lesquelles se répartissent une cinquantaine de personnages.

1687. Après la capitulation de Strasbourg en 1681, l’abbaye est rendue au culte catholique par la France. Des Antonins s’y installent.

1702. Ils sont remplacés par des Visitandines.

1710. Un orgue est attesté. 1716. Construction d’un orgue neuf par André Silbermann.

1718. Les Visitandines ouvrent un pensionnat pour l’éducation des jeunes filles nobles. Pour aller plus loin : Chantal Grell et Arnaud Ramière de Fortanier, L’éducation des jeunes filles nobles en Europe, XVII – XVIIIèmes siècles, Presses de l’université Paris-Sorbonne, 2004.

1792. Les Visitandines sont expulsées.

1944. Les bâtiments romans sont détruits au cours d’un bombardement aérien. Le transept et le chœur, moins endommagés, sont restaurés. La nef est moderne (1961).

Déjà très endommagée au cours du 19e siècle alors qu’elle servait de salle de spectacle, l’église romane fut victime des bombardements aériens de 1944. Seuls subsistent le transept et le chevet à trois absides voûtées en cul de four. Un beau linteau roman représentant deux dragons affrontés est visible dans le croisillon sud.

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Reims. Trésors du Palais du Tau

Visite du Palais du Tau, le samedi 27 juin 2020 : les trésors de la monarchie, sculptures, peintures, tapisseries, orfèvreries, habits liturgiques… Mais visite en situation de semi-confinement : pas plus de 20 personnes simultanément dans le musée (en fait beaucoup plus) ; des salles fermées ; port du masque obligatoire ; trajet fléché au sol, encadré par des cordes formant un couloir continu, plutôt étroit ; impossibilité de lire les cartouches disposés près des œuvres : ils sont trop éloignés des yeux ; les notices écrites, disponibles d’habitude dans les salles ouvertes, ont été rangées dans les tiroirs. Peur de la contagion. Le coronavirus est toujours là. Et là pour longtemps.

Trésors (tapisseries et peintures en particulier) livrés sans explications. Au final, une visite frustrante. Se documenter sur la toile devient indispensable. Problème: les sites consultés sont quelquefois bien touffus.

  • présentation du musée : vidéo de 2’35
  • album de 32 photos. Trésors du Palais : tapisseries, portraits de rois, sculptures, orfèvrerie…
  • album de 15 photos : sculptures de la façade Sud de la cathédrale (couronnement de la Vierge, un archer, la Synagogue, galerie de rois).

Histoire du Palais. « Palais épiscopal puis archiépiscopal à partir du VIIIe siècle, le monument n’est connu comme palais du Tau qu’à partir de 1138. Le nom fait référence à la lettre Tau de l’alphabet grec en raison de son plan en forme de T. Cette forme de T majuscule rappelle également celle des premières crosses épiscopales. Le palais est reconstruit et complété d’une chapelle palatine à deux niveaux à la suite de l’incendie de 1207 ou 1210.

Vers 1500, sous les archevêques Guillaume Briçonnet (1497-1507) et Robert de Lenoncourt (1508-1532), le palais est remanié dans le style gothique flamboyant dont subsistent la salle basse voûtée d’ogives et le décor reconstitué au XXe siècle de la salle du Tau avec sa voûte lambrissée en carène.

De la fin du XVIIe siècle sous la direction de l’architecte Robert de Cotte durant l’archiépiscopat de Charles-Maurice Le Tellier (1671-1710) datent les transformations qui donnent au bâtiment son aspect classique actuel ».

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Terribles épidémies

Terribles épidémies. Entre la peste et le choléra, par Charlotte Chaulin ; Herodote.net Le Media de l’Histoire, 1 mars 2020.

Peste bubonique, grippe espagnole, choléra ou Sida… ces termes nous font frémir à leur évocation car ils résonnent en nous comme synonymes de mort brutale…

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1120. Naissance de l’Ordre du Temple

Chroniques du blog sur l’Histoire médiévale. Alban Dignat, 23 janvier 1120 Naissance officielle de l’Ordre du Temple, Herodote.net, Le Média de l’histoire, mis à jour 8 février 2020.

Le 23 janvier 1120, un concile réuni à Naplouse, en Palestine, reconnaît officiellement la « milice des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon » (pauperes commilitones Christi Templique Solomonici).

Plus tard appelé Ordre du Temple, il ne s’agit pour l’heure que d’une fraternité combattante vouée à la protection des pèlerins et au combat contre les infidèles. Elle n’a pas le statut d’un ordre monastique.

Cette fraternité a été fondée deux ans plus tôt par le Champenois Hugues de Payns et Godefroy de Saint-Omer, ainsi que six autres chevaliers de la croisade. Ils se sont inspirés de l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem ou Ordre de l’Hôpital, fondé vers 1113. Les Hospitaliers sont des moines-chevaliers qui se consacrent au soin des pèlerins  venus prier à Jérusalem. Ils ne mènent pas de guerre offensive. Il en va de même des chevaliers du Saint-Sépulcre, un ordre fondé par Godefroy de Bouillon dès la prise de Jérusalem, en 1099, pour protéger le Saint-Sépulcre, autrement dit le tombeau du Christ.

Hugues de Payns et Godefroy de Saint-Omer se donnent quant à eux pour mission de sécuriser les routes des pèlerins contre les brigands et les Turcs et de mener donc des guerres offensives tout en s’imposant une discipline monastique. Comme les moines, ils font vœu de chasteté, d’obéissance et de pauvreté.

Leur initiative participe de l’extraordinaire renouveau monastique qui a lieu au même moment en Occident avec la fondation de Cîteaux, Clairvaux, Fontevraud…. Réunissant les deux fonctions les plus prestigieuses de la chrétienté médiévale, celles de moine et de chevalier, ils reçoivent d’emblée un accueil très favorable. C’est au point qu’en 1125, le comte de Champagne, ancien suzerain d’Hugues de Payns, abandonne ses titres et rejoint les Templiers !

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Baldung. Vierge / Vénus

Suite des chroniques et photos sur l’exposition de Karlsruhe. Hans Baldung Grien, Sacré / Profane : Vierge / Venus. Citations : cartouches des œuvres exposées.

Album de 33 photos

Représentations de la Vierge pendant la Réforme. « La Vierge à l’enfant est l’un des sujets les plus traités de l’Art chrétien, et Baldung n’a cessé, lui aussi, d’en donner de nouvelles interprétations ».

La Vierge à l’enfant endormi, Strasbourg, 1520

« Il peut paraître étonnant que même après l’adoption de la réforme à Strasbourg en 1529, il ait encore peint une série de tableaux sur ce thème, dans la mesure où beaucoup des adeptes de la nouvelle foi rejetaient tout autant les images religieuses que le culte marial.

Nous ne savons pas pour qui Baldung a peint ces madones : pour des commanditaires restés fidèles à l’ancienne foi ? Ou pour des protestants modérés ? Ou pour des amateurs d’art de culture humaniste. Résidaient-ils à Strasbourg ou dans des villes catholiques de la Région du Rhin supérieur, par exemple à Fribourg ?

Sacré / Profane. La vision idéalisée, parfois même teintée d’érotisme, de la Vierge n’est pas sans lien avec l’iconographie antique de Vénus, et les anges rappellent de petits cupidons »…

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