Archives de Catégorie: AI. Art médiéval et moderne

Louis XV par Quentin de La Tour

Quentin de La Tour (1704-1788) et Louis XV (1710-1774) sont contemporains. 44 ans et 38 ans en 1848. Au milieu du siècle, ils sont au faîte de leur vie, de peintre ou de roi.

En 1748, Quentin de La Tour est au sommet de son art ; la reconnaissance royale lui est acquise ; il a 44 ans. En 1746, il avait été reçu Académicien comme peintre de portraits au pastel avec le Portrait de Restout, peintre. Biographie de Quentin de La Tour dans la chronique précédente.

« Quentin de La Tour participe aux expositions du Louvre. En 1748, le nombre des pastels envoyés par lui au Salon s’élève à 14, parmi lesquels 8 sont conservés au Louvre : entre autres les portraits du Roi, de la Reine, du Dauphin et du Maréchal de Saxe. En 1750, il est nommé conseiller de l’Académie royale ». 

En 1748, Louis XV est au sommet de sa puissance ; il a 38 ans. Il est vainqueur de la guerre de succession d’Autriche (1740-1748).

Louis XV

L’avenir des Bourbons sur le trône royal semble assuré. Louis de France, le fils de Louis XV (1729-1765), a 19 ans. Marié en secondes noces avec Marie-Josèphe de Saxe (1731-1767), celui-ci devient père d’un garçon dès 1751, Louis Joseph de France (1751-1761), duc de Bourgogne.

Louis de France, fils de Louis XV

Œuvres du Musée Antoine Lecuyer (dit aussi Musée Quentin de la Tour, Saint-Quentin, Aisne). Histoire du Musée. Portraits de la famille royale : diaporama de 15 photos

Marie-Josèphe de Saxe et le duc de Bourgogne

Pour aller plus loin. Portrait de Louis XV par Quentin de La Tour, Salon de 1748, Musée du Louvre, dans la série les Tableaux célèbres.

Analyse du portrait par le Musée du Louvre (non signée). « Le roi est représenté dans tout l’éclat de la jeunesse. Quentin La Tour a rendu avec bonheur cette tête charmante et fine qui faisait de Louis XV le plus beau gentilhomme de France. Le front, d’un dessin très pur, se développe entre les boucles d’une perruque poudrée ; sous des sourcils parfaits, les yeux bien ouverts ont de la finesse, de l’intelligence, de la bonté ; le nez, un peu charnu à la base, accuse cette courbure caractéristique dans la famille des Bourbons ; l’incarnat des lèvres trahit la sensualité bien connue du monarque ; le menton assez allongé termine agréablement ce beau visage et lui donne un grand air de distinction. Une fine cravate blanche enserre le cou. Le roi est revêtu d’une riche armure ornée de fleurs de lis d’or et doublée de velours bleu ; il porte en sautoir le grand cordon de l’ordre du Saint-Esprit, en moire bleue ; sur la poitrine s’étale un autre cordon, écarlate celui-là, auquel est attaché l’ordre de la Toison d’Or. Sur l’épaule droite est négligemment jeté le grand manteau royal fleurdelisé et doublé d’hermine.

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Compiègne du 11ème au 18ème siècle

Compiègne, du 11ème au 18ème siècle. Quelques édifices. Tour de Beauregard, Église Saint-Pierre des Minimes, Vieille Cassine, Hôtel de ville, Grenier à sel. Extraits de textes de François Callais, Société Historique de Compiègne.

Diaporama de 32 photos

La Tour de Beauregard

« Au palais carolingien, situé sur la hauteur dominant l’Oise, succéda, peut-être dès la fin du XIe siècle, le château capétien dont il reste ce donjon. C’est le plus ancien exemple connu de tour parfaitement circulaire (1120-1130). En bordure de la rivière, elle contribuait à défendre l’ancien pont dont les vestiges sont proches. Après les généreuses donations de saint Louis en faveur de l’Hôtel-Dieu et des jacobins, ce château fut abandonné comme résidence royale.

Cependant, jusque sous Louis XI, ce fut le siège du capitaine de la ville, ainsi que de l’Auditoire de la justice royale, avec sa prison. 

Des prisonniers illustres y furent détenus : le comte de Flandre qui y resta jusqu’à sa mort en février 1305, le maréchal de Rieux en 1437.

Dénommée aussi tour Jeanne d’Arc, en hommage à l’héroïne qui franchit l’ancien pont avant d’être capturée de l’autre côté de la rivière, le 23 mai 1430. Guillaume de Flavy, capitaine de la ville, a pu observer cette fatale escarmouche de sa plate-forme supérieure ».

Église Saint-Pierre des Minimes

« C’est l’église la plus ancienne de Compiègne, l’édifice actuel ayant été construit au cours du XIIe siècle, entre 1130 et 1160 plus précisément. Saint-Pierre fut d’abord un oratoire rural destiné aux habitants du domaine agricole concédé par Charles le Chauve à la future abbaye Saint-Corneille, elle en devint un prieuré en 1185. Au début du XVIIe siècle, les Minimes, ordre de bénédictins réformés par l’italien saint François de Paule, s’y installèrent et édifièrent les bâtiments claustraux voisins qui servent d’école depuis 1791 ».

En dépit des destructions de la Révolution, le tympan du portail de style gothique primitif et ses sculptures – le Christ en gloire, entouré des symboles des quatre évangélistes – sont toujours visibles, mais fort abîmés.

La vieille Cassine

« Le terme de cassine désigne, en picard, une maison d’aspect plutôt rustique. La Vieille Cassine remonte au XVe siècle, mais comporte une aile du XVIIe siècle. Ce fut assez longtemps la demeure des Maîtres du Pont qui dirigeaient une dizaine de pilotes, ou Compagnons de l’Arche, habiles à faire passer les bateaux sous l’ancien pont, dit de Saint-Louis, dont les multiples arches créaient des remous dangereux.

Le pont Louis XV n’ayant plus que trois arches, diminua beaucoup ces risques, qui disparurent avec la canalisation de la rivière, quasi achevée en 1831. L’Oise fut en effet longtemps la principale voie de commerce de Compiègne.

La corporation des Compagnons de l’Arche avait son siège en la chapelle Saint-Nicolas, patron des marins, dans l’église Saint-Jacques ; elle y suspendait des bateaux en ex-voto.

Ce quartier est le seul témoignage du Compiègne médiéval, avec ses rues tortueuses. Le nom de rue des Lombards rappelle qu’y logèrent ceux qui pratiquaient le commerce de l’argent et le prêt sur gages ; elle menait d’ailleurs à la place du Change où ils tenaient boutique, y vendant aussi de l’orfèvrerie, notamment lors de la Foire de Mi-Carême ».

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Musée de Marsal. Sels et Saints

Marsal. Le musée départemental du sel est « abrité dans l’une des deux anciennes portes fortifiées, dite Porte de France, vestige des fortifications de Vauban. Il est la propriété du Conseil Départemental de la Moselle et fait partie du réseau des sites Moselle Passion.

Marsal se situe au cœur du pays du Saulnois. Il y a 200 000 millions d’années, la mer du Nord descendait jusqu’en Lorraine. Dès l’âge du fer, une exploitation des mares salées s’est développée à une échelle quasi-industrielle : elle produisait 20 000 tonnes de sel par an.

Les nombreuses sources salées sur le territoire Marsal, fortifié dès le XIIIe siècle, suscite la convoitise des ducs de Lorraine, des évêques de Metz et des rois de France ».

Sels et Saints. Album de 30 photos (août 2020).

Nouvelle muséographie. » Le musée tente de restituer au visiteur le processus d’exploitation de « l’or blanc », à travers les techniques de production depuis la préhistoire et évoque également l’histoire de l’ancienne place forte de Marsal. Il présente une partie des collections provenant des fouilles du briquetage de la Seille, qui illustrent les relations complexes de l’homme au sel au cours de l’histoire ».

Trois œuvres religieuses exposées dans le Musée. Sels et Saints. Citations des cartels.

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Princes possessionnés en Alsace

Les princes possessionnés « étaient des princes allemands qui avaient conservé des fiefs enclavés dans le Royaume de France après l’annexion de l’Alsace par Louis XIV (traités de Westphalie de 1648 et traité de Ryswick de 1697) ». Parmi eux, les Hanau-Lichtenberg et les Hesse-Darmstadt étaient princes possessionnés à Strasbourg, propriétaires successifs de l’Hôtel de Hanau (aujourd’hui Hôtel de ville de Strasbourg, donnant sur la rue Brûlée et la place Broglie).

« À la Révolution française, la République voulut établir l’unité du territoire national. Ces sujets ou princes de l’Empire s’attachèrent alors à défendre légalement leurs propriétés, souvent d’importantes seigneuries, face aux initiatives révolutionnaires ».

Source essentielle des citations de cette chronique. Maryla Boutineau, Bernard Rohfritsch, A la découverte de l’Hôtel de ville de Strasbourg, L.D. L’Édition, 2017, 113 pages.

Dès le XIIIe siècle, la famille des Ochsenstein possédait un hôtel sur l’emplacement de l’actuel no 9, rue Brulée.

1573. Le Comte Philippe de Hanau, seigneur de Lichtenberg, devient propriétaire de cet hôtel.

1618-1648. La guerre de Trente Ans se solde par un affaiblissement du Saint Empire romain germanique. Louis XIV en a profité pour mettre en œuvre la politique des Réunions ; l’Alsace devient française. Le Comté de Hanau Lichtenberg (capitale Bouxwiller) se retrouve à cheval entre la France et l’Empire germanique, et le comte (landgrave) reçut le statut de prince possessionné. En Royaume de France, il possédait cent trente-six villages, regroupés en 6 bailliages. Cinq autres bailliages se trouvaient du côté allemand.

Le dernier descendant de la famille est Régnier III de Hanau-Lichtenberg (1665-1736). Il a reçu une formation correspondant à son rang. Après des études à Strasbourg, il entreprend un Grand tour, en compagnie de son frère, comme nombre de jeunes aristocrates de son époque. Ils visitent la Suisse, l’Italie, la Hollande, l’Angleterre et l’Autriche. Ils s’imprègnent des goûts et des manières du grand monde qui, à cette époque, était résolument francophile.

Peinture photographiée au Musée Historique de Strasbourg

1731-1736. L’hôtel de Hanau est édifié par Joseph Massol (1706-1771), architecte de l’Évêché et du Grand Chapitre.

1736. Régnier III de Hanau-Lichtenberg meurt sans descendant mâle. Sa fille Charlotte (1700-1726) épousa Louis VIII de Hesse-Darmstadt (1691-1768).

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Saint Laurent sur le gril

Laurent de Rome serait né vers 210 ou 220 à Osca (aujourd’hui Huesca). Il est mort martyr sur un gril, en 258 à Rome.

Citations de la chronique : extraits de Wikipédia. Martyre de Saint Laurent, 38 photos (libres de droit).

  • Musée Unterlinden, Colmar. Deux œuvres
  • Commanderie des Antonins d’Issenheim, fragments sculptés des stalles, chêne, 1493. Martyre de Saint Laurent, vers 1515-1520.

« Afin de compléter ses études humanistes et liturgiques, Laurent fut envoyé dans la ville de Cæsaraugusta (aujourd’hui Saragosse), où il fit la connaissance du futur pape Sixte II.

Sixte II l’établit le premier des sept diacres attachés au service de l’Église romaine. Il avait, en cette qualité, la garde du trésor de l’Église et était chargé d’en distribuer les revenus aux pauvres.

L’empereur Valérien ayant repris les persécutions contre les chrétiens, Sixte II et ses sept diacres se cachèrent mais furent découverts. Le pape fut immédiatement condamné à mort.

Le préfet de Rome, informé que l’église possédait des trésors, fit venir Laurent et lui enjoignit de les livrer pour les besoins publics (car l’Empereur en avait besoin pour ses troupes). Le saint diacre demanda un peu de temps : J’avoue que notre Église est riche et que l’empereur n’a point de trésors aussi précieux qu’elle ; je vous en ferai voir une bonne partie, donnez-moi seulement un peu de temps pour tout disposer.

Il fit venir les orphelins, puis dit au préfet en les lui montrant : Voilà les trésors de l’Église, que je vous avais promis. J’y ajoute les perles et les pierres précieuses, ces vierges et ces veuves consacrées à Dieu ; l’Église n’a point d’autres richesses.

À cette vue, le préfet entra en fureur, et, croyant intimider le saint diacre, il lui dit que les tortures qu’il aurait à souffrir seraient prolongées et que sa mort ne serait qu’une lente et terrible agonie. Ayant ordonné qu’on dépouillât Laurent de ses habits, il le fit d’abord déchirer à coups de fouet, puis étendre et attacher sur un gril, de manière que les charbons placés au-dessous et à demi allumés ne devaient consumer sa chair que peu à peu.

Les calendriers anciens retiennent la date de son martyre, qui correspond à sa fête liturgique : le 10 août 258.

Attributs. Saint Laurent est souvent représenté lors de son martyre près d’un gril ou attaché à celui-ci parmi d’autres diacres, sur ou à côté d’un gril rectangulaire, disposé sur des charbons ardents, tenant une palme (la palme du martyr), un encensoir et éventuellement d’autres accessoires du culte3.

Palais de l’Escurial. Le roi d’Espagne Philippe II remporta l’importante victoire de Saint-Quentin en 1557 le jour de la Saint-Laurent. Pour remercier le Ciel, il fit bâtir son palais de l’Escurial près de Madrid sur le plan, dit-on, du gril de saint Laurent.

Album de 7 photos en grand format, novembre 2004 par Pierre Dubois

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Noli me tangere (Ne me touche pas)

Noli me tangere (Ne me touche pas) est la traduction latine par saint Jérôme de l’adresse Μή μου ἅπτου dans l’Évangile selon Jean (Jean 20,17). L’adresse est faite par Jésus ressuscité à Marie-Madeleine (Marie de Magdala). Source des citations de la chronique : Wikipédia.

« Selon certains auteurs tel Maurice Zundel, en demandant à Marie Madeleine de ne pas le toucher, Jésus indique qu’une fois la résurrection accomplie, le lien entre l’humanité et sa divine personne n’est plus physique, mais passe désormais par le lien de cœur et la communion eucharistique. « Il faut qu’Il établisse cet écart, il faut qu’elle comprenne (et toute l’humanité) que la seule voie possible, c’est la Foi, que les mains ne peuvent atteindre la personne et que c’est du dedans, du dedans seulement, que l’on peut s’approcher de Lui ».

Deux scènes de la vie de Jésus, La passion du Christ, par Martin Schongauer, Retable des Dominicains, 1473, Musée Unterlinden, Colmar.

  • Album 18 photos (grand format). Du chemin de croix à l’Ascension du Christ en passant par sa Crucifixion, sa Résurrection, sa rencontre avec Marie-Madeleine puis avec l’apôtre Thomas (Noli me tangere)

« De même, plus tard, lorsque l’apôtre Thomas tiendra à toucher les plaies de Jésus (et il lui permettra de le faire à cause de son incrédulité première), il lui déclarera néanmoins : Heureux ceux qui croient sans avoir vu« .

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A Colmar, la Passion du Christ

Le Musée Unterlinden (Colmar) possède des trésors de l’Art médiéval et de la Renaissance. Le retable d’Issenheim de Matthias Grünewald est mondialement connu.

Dans un album de 23 photos, j’ai choisi des œuvres qui représentent des épisodes successifs de la Passion du Christ : la crucifixion, la descente de croix, la déploration, la mise au tombeau. Lire aussi la chronique du 10 avril 2020, Schongauer. La Passion du Christ

Crucifixion, bronze, 13ème siècle. L’œuvre proviendrait du couvent des dominicaines d’Unterlinden.

Crucifixion. Lucas Cranach l’Ancien, vers 1515, Huile sur bois de tilleul.

  • Lire aussi la chronique Lucas Cranach, le père et le fils.
  • 1505. Lucas Cranach l’Ancien, né en 1472, s’établit à Wittemberg et devient peintre de cour auprès de l’électeur de Saxe Frédéric le Sage. Il a 33 ans. Il est anobli en 1509 et reçoit du prince-électeur des armoiries représentant un dragon ailé portant un rubis, qui sera sa signature et celle de son atelier sur de très nombreux tableaux.
  • 1561. Lucas Cranach le jeune (1515-1586) peint le Christ vainqueur de la mort et du diable

Crucifixion et mise au tombeau, Matthias Grünewald, entre 1512 et 1516, tempera et huile sur bois de tilleul.

  • Lire aussi la chronique du blog Matthias Grünewald : 4 crucifixions
  • Le Retable de Tauberbischofsheim est une œuvre réalisée vraisemblablement entre 1523 et 1525. Il se compose d’une Crucifixion et d’un Portement de Croix, qui constituaient à l’origine les deux faces d’un même retable d’autel peint sur bois. Le panneau a été divisé en deux dans l’épaisseur du bois lors de sa première restauration en 1883, afin de permettre son exposition dans un musée. Depuis 1900, les deux œuvres, désormais séparées, sont exposées à la Staatliche Kunsthalle de Karlsruhe.

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Schongauer. La Passion du Christ

Martin Schongauer. Le retable des Dominicains (vers 1480). 16 scènes de la Passion du Christ.

  • Album 1 : 13 photos. De l’entrée du Christ dans Jérusalem (les Rameaux) à sa condamnation à mort.
  • Album 2 : 18 photos. Du chemin de croix vers le Golgotha à l’Ascension du Christ en passant par sa Crucifixion et sa Résurrection.

1480. Martin Schongauer n’a que 30 ans quand, lui et son atelier, livrent aux dominicains un retable en 24 panneaux représentant la Passion du Christ (sur seize panneaux en intérieur) et les Sept Joies de la Vierge (en huit peintures extérieures). C’est sa destination qui finira par lui donner son titre, le Retable des Dominicains.

CultureBox, octobre 2014. Après huit années de travaux, le retable sort de l’ombre. Cette œuvre majeure vient d’être restaurée. Une résurrection pour ce retable du XVe siècle longtemps éclipsé par celui d’Issenheim, lui aussi exposé au Musée Unterlinden de Colmar.

https://histoiresduniversites.files.wordpress.com/2017/06/p1070666.jpg?w=500&h=586

Extraits du Dossier de presse.

La Fondation BNP Paribas mécène de la restauration du Retable des Dominicains de Martin Schongauer conservé au musée Unterlinden de Colmar. Coût de la restauration : 217 K€ dont 100 K€ de la Fondation.

Composé de vingt-quatre panneaux, ce célèbre retable est consacré à l’Enfance et à la Passion du Christ. Fermée, l’œuvre représente huit scènes de l’Enfance du Christ et de la Vie de la Vierge : la Chasse mystique (deux panneaux), la Visitation, la Nativité, l’Adoration des mages, la Présentation au temple, Jésus parmi les docteurs et le Couronnement de la Vierge. Ces panneaux – les plus altérés avant leur restauration – permettent de saisir le dessin sous-jacent à la peinture apposé par le peintre sur la préparation avant la mise en place des couleurs.

Le retable ouvert donne à voir seize scènes de la Passion depuis l’Entrée à Jérusalem jusqu’à la Pentecôte, incluant le Noli me tangere et l’Incrédulité de Saint-Thomas. Certains panneaux s’inspirent directement des gravures de Martin Schongauer tels que l’Arrestation du Christ ou le Christ devant Caïphe ».

https://histoiresduniversites.files.wordpress.com/2017/06/p1070675.jpg?w=500&h=387

Pour aller plus loin. Autres chroniques du blog Histoires d’universités sur Martin Schongauer

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Saint Georges et le dragon

Saint Georges et le dragon (source des citations : Wikipédia).

Colmar, Musée Unterlinden. Quatre œuvres représentant Saint Georges et la Dragon (album de 11 photos).

  • Martin Schongauer, Saint Georges combattant le dragon, 1480-1485, gravure sur cuivre
  • Albrecht Dürer, Saint Georges vainqueur du dragon, 1508, gravure sur cuivre
  • Anonyme, 16ème siècle, sculpture sur bois
  • Anonyme, Retable de Saint Georges et des deux Saint-Jean, entre 1475 et 1500, peinture à l’huile sur bois.

Karlsruhe, musée des Beaux-Arts. Trois Saint Georges (album de 14 photos), dont

  • Hans Baldung Grien et son atelier, Saint-Georges, vers 1528-1530, peinture sur panneau de tilleul.

Georges de Lydda (vers 275/280 – 23 avril 303), saint Georges pour les chrétiens, est un martyr du IVe siècle.

Il est principalement représenté en chevalier qui terrasse un dragon et fait ainsi figure d’allégorie de la victoire de la foi chrétienne sur le démon ou plus largement du bien sur le mal.

La Légende de Saint Georges apparait vers 1265 ou 1266, sous la plume de l’archevêque dominicain de Gênes, Jacques de Voragine dans un ouvrage intitulé la Légende dorée.

Georges de Lydda naît en Cappadoce, dans une famille chrétienne. Militaire, il devient officier dans l’armée romaine ; il est élevé par l’empereur Dioclétien aux premiers grades de l’armée.

Un jour il traverse la ville de Silène dans la province romaine de Libye, sur son cheval blanc. La cité est terrorisée par un redoutable dragon qui dévore tous les animaux de la contrée et exige des habitants un tribut quotidien de deux jeunes gens tirés au sort. Georges arrive le jour où le sort tombe sur la fille du roi, au moment où celle-ci va être victime du monstre. Georges engage avec le dragon un combat acharné ; avec l’aide du Christ et après un signe de croix, il le transperce de sa lance. La princesse est délivrée et le dragon la suit comme un chien fidèle jusqu’à la cité. Les habitants de la ville ayant accepté de se convertir au christianisme et de recevoir le baptême, Georges tue le dragon d’un coup de cimeterre car il les effrayait toujours, puis le cadavre de la bête est traîné hors des murs de la ville tiré par quatre bœufs.

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Sainte Catherine d’Alexandrie

Sainte Catherine d’Alexandrie

Colmar, Musée Unterlinden. Trois œuvres représentant le martyre de la Sainte (album de 12 photos).

  • Sainte Catherine et deux donateurs, peinture murale, vers 1300
  • Sainte Catherine refuse de sacrifier aux idoles, vers 1515-1520
  • Martyre de Sainte Catherine, bois polychromé, vers 1520-1530

Citations d’extraits de l’article de wikipédia. « La tradition situe sa naissance à Alexandrie et date sa mort dans la même ville, à dix-huit ans en 312, sous le règne de Maximin II Daïa.

Elle était très instruite compte tenu de son sexe et de son âge : à 18 ans elle convertit plusieurs philosophes qui avaient été chargés par l’empereur de la faire renoncer à sa foi.

Elle remporta, dit saint Jérôme, la triple couronne de la virginité, de la science, et du martyr.

Un préfet conseille alors un supplice féroce pour la vierge, afin que l’exemple de cette mort effraye les autres chrétiens : quatre roues entourées de scies de fer et de clous doivent lui déchirer et broyer le corps. Alors la vierge pria le Seigneur de détruire cette machine. Et voilà qu’un ange du Seigneur frappa et brisa cette meule avec tant de force qu’il tua quatre mille païens.

La reine, son amant Porphyre, et un nombre important de soldats, ayant avoué leur conversion, sont exécutés. L’empereur propose une dernière fois à Catherine de devenir son épouse, cette fois-ci impératrice. Elle refuse et l’empereur la condamne à être décapitée. Décapitée, du lait jaillit de son cou en guise de sang.

Ses attributs sont :

  • des habits royaux et souvent une couronne,
  • la roue dentée de son supplice, parfois brisée,
  • l’anneau de ses noces mystiques,
  • la palme des martyres,
  • le livre, illustration de son érudition,
  • l’épée avec laquelle elle a finalement été décapitée,
  • à ses pieds, des cadavres de philosophes païens défaits dans ses disputes et tués par l’empereur.

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