Archives de Catégorie: AI. Art médiéval et moderne

1728. La maison d’un fermier général

Sarreguemines. La maison du fermier général, Alexandre d’Hausen, construite en 1728.

Diaporama de 18 photos

Partie 1. Histoire d’une maison patricienne à Sarreguemines. Source : Histoire d’un bâtiment.

« Sis en début de la Rue d’Or, le Conservatoire de musique de Sarreguemines a gardé intacte sa façade classique du XVIIIe siècle. La bâtisse date très précisément de 1728. Nul autre édifice privé de cette époque n’est mieux documenté quant à la construction.

C’est Alexandre d’Hausen (1691-1755) qui en est à la fois le concepteur, le commanditaire et le propriétaire. A 37 ans, le personnage manifeste par la pierre sa réussite éclatante. Sur les traces de son père, il s’est enrichi grâce au commerce du bois de Hollande.

Parallèlement, il s’est mis au service du duc Léopold comme receveur des finances. Bailleur de fonds, il devient l’un des fermiers généraux de Lorraine les plus en vue. C’est une puissance d’argent dont l’alliance est recherchée. Le maître des forges de Moyeuvre, Charles de Wendel, sera son futur gendre.

Courtisan zélé de Léopold, il donne un tour concret au plan d’embellissement de Sarreguemines préconisé par les architectes ducaux Jennesson et Palissot, en 1724″.

Partie 2. Développement urbanistique de Sarreguemines. Source : Ville de Sarreguemines.

« Alexandre d’Hausen procède par étapes. Le 4 janvier 1726, il acquiert la maison cossue des héritiers Knoepfler sise, côté cour, dans la Guldengasse et qui donne, côté jardin, sur la ruelle des cloutiers. Il avance la coquette somme de 2263 écus augmentée de 20 louis d’or d’épingles. Il fait démonter la bâtisse, en prenant soin de récupérer les matériaux de construction. Tout laisse croire qu’il a élaboré lui-même les plans de la demeure, puisant son inspiration lors de ses déplacements à Lunéville, Nancy, Deux-Ponts…

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1768 Sarreguemines, Saint-Nicolas

Sarreguemines, église Saint-Nicolas (1760-1768)

Diaporama de 21 photos

Partie 1. Église Saint-Nicolas. Source : Cirkwi.

« Église en grès des Vosges et de style néo-classique, elle fut édifiée de 1760 à 1768. Elle doit son nom à Saint Nicolas, patron des bateliers, des enfants et de la Lorraine.

Le monument fut construit selon les plans de l’architecte militaire Charles Martin. Son architecture est massive et en observant le fronton, on distingue des motifs évoquant les insignes militaires (casques, drapeaux…) à la gloire des Armées Divines.

Sur la partie supérieure de la porte d’entrée sont sculptées trois têtes d’anges, placées au-dessus et au-dessous d’un triangle contenant l’œil de Dieu. Cette figure représente la Sainte Trinité ».

« Au 18ème siècle, l’église représentait un édifice très imposant proportionnellement au nombre d’habitants de la ville (2000 personnes)

A l’intérieur, l’édifice renferme un intéressant mobilier du 18ème. Le Maître-Autel et la chaire à prêcher sont des œuvres caractéristiques de l’époque baroque. La chaire est intéressante par ses motifs en rocaille. Elle est ornée de la colombe, symbole de l’inspiration divine et des quatre évangélistes Luc, Matthieu, Marc et Jean qui sont réalisés en style naïf.

L’église est également dotée d’un orgue de style baroque, acquis en 1769, qui fut remanié à plusieurs reprises, en dernier lieu après l’incendie de 1990. Sa façade actuelle comprend un corps central du 18ème et les tours latérales (1850). La partie instrumentale a été reconstruite par le facteur Yves Koenig selon le cahier de charges établi par Norbert Petri.

Les trois grands tableaux du chœur sont l’œuvre de Januareus Zick, peintre officiel de la Cour du Prince-Évêque de Trêves. Ils représentent la Nativité, la descente de la Croix et la Résurrection.

La sculpture la plus précieuse et la plus chère du chœur des Sarregueminois est la Piéta de la chapelle de la Vierge (1663).

Partie 2. Église Saint-Nicolas. Source : texte d’Arlette, guide à l’office du tourisme, historienne de formation.  

En 1802, l’église appartient à la paroisse St Denis de Neunkirch.  Il y a 3 chapelles :

– St Nicolas, la plus ancienne, qui se trouvait à mi-pente du château (chapelle haute, 1ère mention en 1355, détruite en 1754

– Ste Catherine au pied du château, fin du 14ème siècle. Chapelle inférieure, appelée du nom de sa fondatrice : Catherine et Nicolas de Gersbach, nobles de Sarreguemines (détruite en 1764).

– Ste Croix, à l’extérieur de la ville (hors des murailles). Sans doute 15ème siècle. Elle servit de sépulture à différents prêtres et bourgeois de 1671 à 1768. Elle fut détruite en 1800. Cette chapelle renfermait la statue de la Pietà, Notre Dame des douleurs, actuel joyau de l’église saint Nicolas. La Piéta est un chef d’œuvre sculpté, réalisé en 1663,  à la suite d’un vœu formulé durant la guerre de 30 ans.

Sarreguemines méritait d’avoir une église propre, car la ville était le siège de l’administration militaire de la province de la Sarre ou de la Lorraine allemande, d’un hôtel de ville…. En juillet 1754, l’abbé Stein, prieur de l’abbaye de Wadgassen, et l’abbé Ferange, curé de la paroisse de Neunkirch décidèrent la construction d’une nouvelle église en remplacement des trois chapelles devenues trop vétustes et trop petites pour les 1650 paroissiens de Sarreguemines de l’époque.

L’église St Nicolas, réalisée en grès des Vosges, de style composite, néoclassique à l’extérieur et baroque à l’intérieur, fut conçue selon les plans d’un architecte militaire Charles Martin. Elle fut édifiée en 1762 et achevée en 1768.

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1733. Stengel, architecte des Nassau

Chroniques d’Histoires d’universités sur Sarrebruck et sur Sarreguemines au 18ème siècle.

Partie 1. Biographie de Friedrich Joachim Michael Stengel. Source 1. Article de Wikipédia.

Friedrich Joachim Michael Stengel est un architecte allemand, né le 29 septembre 1694 à Zerbst, mort le 10 janvier 1787 à Sarrebruck.

Au début du 18ème siècle, Nassau-Sarrebruck, Nassau-Ottweiler et Nassau-Usingen s’éteignirent au profit de la branche de Nassau-Usingen. En 1735, cette dernière fut de nouveau divisée entre la Nassau-Usingen et la Nassau-Sarrebruck, qui furent réunies en 1797. En 1806, sous la pression de Napoléon Ier, la Nassau-Weilbourg et la Nassau-Usingen fusionnèrent pour former le duché de Nassau et entrer dans la confédération du Rhin.

Stengel est l’architecte du duc de Gotha, des princes-abbés Constantin de Buttlar et Adolphe de Dalberg, puis des princes de Nassau-Usingen et Sarrebruck-Sarrewerden.

Directeur des constructions des princes de Nassau, il mène l’édification des églises de Harskirchen, Wolfskirchen, Weyer, Berg, Lorentzen et Oermingen. Ces constructions sont ordonnées en 1766 par le prince Guillaume Henri de Nassau-Sarrebruck afin de garantir l’harmonie et la paix entre les confessions catholique et protestante.

Le plus célèbre de ces édifices est la Ludwigskirche de Sarrebruck bâtie de 1762 à 1775.

Source 2. Espace culturel du Temple.

1694. Friedrich Joachim Michael Stengel naît le 29 septembre à Zerbst.

1708 (14 ans). Il commence des études de sciences mathématiques et d’architecture civile à l’Académie de Berlin.

1712 (18 ans). Il part en Italie afin de parfaire ses connaissances en architecture italienne.

1721 (27 ans). Le prince-évêque de Fulda lui confie la mission d’élaborer des plans. Un an plus tard, Stengel poursuit la construction du château résidentiel de Fulda jusqu’à son achèvement.

1729 (35 ans). Stengel n’est pas seulement expert en matière d’architecture mais il s‘intéresse également aux sciences physico-techniques. En 1729, il présente au prince-abbé de Zelle un baromètre lumineux.

1730 (36 ans). Il travaille à Gotha comme ingénieur.

1733 (39 ans). Il est nommé architecte auprès de la cour de Nassau-Usingen où la modernisation du château de Biebrich est une de ses premières missions.

1737 (43 ans). Il crée les plans pour le château résidentiel de Sarrebruck.

1739 (45 ans). La construction commence en 1739. La famille Stengel réside à Sarrebruck.

Vers 1750 (56 ans). La princesse Johanna Elisabeth de Anhalt-Zerbst (la mère de la Tsarine Katharina II de Russie) essaye de convaincre l’architecte Stengel pour la construction d’une résidence attractive de veuvage à Dornburg sur l’Elbe.

1751 (57 ans). Stengel voyage à Zerbst, au moment où commencent les travaux de construction du château de Dornburg. Il donne ses instructions aux artisans locaux et dirige cette construction par correspondance.

1753 (59 ans). Il est nommé au Conseil de chambre et Directeur général de construction.

1762 (68 ans). La première pierre de l’église Ludwigskirche est posée et les constructions du Ludwigsplatz commencent.

1775 (81 ans). Stengel assiste à l’inauguration de la Ludwigskirche.

La Tsarine Katharina II, qui entend parler du talent de Stengel, essaye de le recruter pour la Russie. Stengel décline cette offre, mais son fils Johann Friedrich part pour St Petersbourg où il occupera la fonction d’architecte à la cour impériale.

1787 (93 ans). Stengel décède le 10 janvier à Sarrebruck à l’âge de 93 ans.

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La toile qui cache les rois mages

Quelle représentation des Rois mages publier ce 6 janvier 2023, fête de l’épiphanie ?

J’ai choisi l’Adoration des mages qui figure sur le contrefort Est de la chapelle Saint Laurent de la cathédrale de Strasbourg.

Diaporama de 24 photos

Cette chapelle est cachée par une très grande toile car elle est en travaux. Le chantier de restauration-conservation devrait être terminé en 2024, l’année de mes 80 ans. Aurai-je le bonheur d’en voir les résultats ?

Republication partielle de la chronique du 20 septembre 2021. Restaurer le portail Saint-Laurent. Journées européennes du Patrimoine, Strasbourg, Cathédrale Notre Dame, Le portail Saint-Laurent,

Pour en savoir plus : larges extraits d’un dossier de l’Œuvre Notre-Dame.

« Le portail Saint-Laurent, situé sur le côté nord de la cathédrale, est érigé entre 1494 et 1505 sous la direction du maître d’œuvre Jacques de Landshut. Ce chef-d’œuvre est un parfait exemple de l’art gothique flamboyant où s’entremêlent prouesses techniques et artistiques.

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Chardin, œuvres entre 1725 et 1740

Jean Siméon Chardin (1699-1779). Source : extraits de l’article de Wikipédia. « Il est considéré comme l’un des plus grands peintres français et européens du XVIIIe siècle. Il est surtout reconnu pour ses natures mortes, ses peintures de genre et ses pastels ».

Chardin n’a pas eu l’occasion de faire le Voyage à Rome. Il n’a peint ni scènes religieuses, ni paysages, ni Grands de la Cour

« Il naît à Paris le 2 novembre 1699, d’un père artisan, fabricant de billards.

1724 (25 ans). Mis à part le fait qu’il a été l’élève du peintre d’histoire Pierre-Jacques Cazes et qu’il a peut-être été conseillé par Noël Nicolas Coypel, on n’a aucune certitude à propos de sa formation avant le 6 février 1724, date à laquelle il est reçu à l’Académie de Saint-Luc avec le titre de maître.1728 (29 ans). Il est probable que deux de ses tableaux, la Raie et Le Buffet, ont été remarqués par deux membres de l’Académie royale à l’Exposition de la Jeunesse en 1728 : Louis de Boullogne, Premier peintre du Roi, et Nicolas de Largillierre un des meilleurs peintres français de natures mortes.

Ces deux tableaux sont les morceaux de réception de Chardin à l’Académie royale. Il devient ainsi peintre académicien dans le talent des animaux et des fruits, c’est-à-dire au niveau inférieur de la hiérarchie des genres reconnus ».

Partie 1. Liste des 70 tableaux de Jean Siméon Chardin peints entre 1725 et 1740. Source Wikiwand.

Neuf œuvres photographiées en septembre 2021 (8 au musée du Louvre et une au musée Cognacq-Jay).

 Diaporama de 32 photos (œuvres avec et sans cadre, cartels, détails).

1725-1726 (26-27 ans). La Raie, Musée du Louvre.

« Chose rare chez Chardin, un animal vivant figure dans la Raie comme dans le Buffet. L’artiste peint très lentement, revient sans cesse sur son travail, ce qui n’est guère compatible avec la représentation d’animaux vivants.

Le tableau est divisé verticalement en deux parties : le vivant à gauche (chat, huîtres) et l’inanimé à droite (pichet, marmite et autres ustensiles), la raie faisant la transition entre ces deux parties. La composition du tableau est faite de pyramides imbriquées. La raie forme la première grande pyramide, tandis que le chat d’une part, les ustensiles d’autre part, forment deux petites pyramides imbriquées dans la grande.

Un angle sortant vertical apparait sur le mur, en contradiction avec le premier plan. Le manche du couteau suspendu au bord de la table semble sortir du tableau. Ces détails donnent une grande profondeur à la composition.

Le chat hérissé, les reflets sur les ustensiles, la raie sanguinolente sont autant de « flashs » qui attirent l’œil et donnent du rythme au tableau ».

1728 (29 ans). Le Buffet, Musée du Louvre

« Que voit on ? Par exception, l’Académie agréa et reçut Chardin le même jour, au vu de cette toile et de La raie. Ambitieuse par ses dimensions et l’accumulation d’objets de texture différente, cette œuvre se situe dans la tradition des buffets de Desportes. La description d’animaux vivants – un chien et un perroquet – est un fait rare chez l’artiste ».

1731 (32 ans). « L’année 1731 est marquée par des événements particulièrement importants. Il épouse Marguerite Saintard sept ans après un contrat de mariage passé avec elle. Le père de l’artiste meurt peu après, et son fils Jean Pierre naît en novembre. Cette même année, sous la direction de Jean-Baptiste van Loo (1684-1745), il participe à la restauration des fresques de la galerie François Ier du château de Fontainebleau ».

1733 (34 ans). Mais l’artiste est mis au défi de peindre autre chose que des natures morte. Il débute les premiers tableaux à figure en 1733.

1734-1735 (35-36 ans). Le jeune homme au violon. Portrait de Charles Théodose Godefroy (1718-1796), fils aîné du joaillier Charles Godefroy.

1735, vers (36 ans). Nature morte au chaudron de cuivre (Paris, Musée Cognacq-Jay). Notice :

« Cette petite nature morte assemble dans un arrangement rigoureux, quasi géométrique, quelques ustensiles de cuisine posés sur une table. Ces objets de ménage, tirés de la propre cuisine de Chardin, se retrouvent dans de nombreuses œuvres de ce peintre. Quelques grandes lignes rythment ainsi cette composition ordonnée avec la plus grande économie de moyens : à l’horizontale de la table répondent la verticale du pilon et le cercle du chaudron de cuivre. Comme dans La Raie, Chardin s’est servi du motif du couteau posé en biais sur le bord de la table pour créer un effet de profondeur. Considérée comme le pendant de la Table de cuisine du musée du Louvre, cette huile sur bois résulte d’une recherche constante de simplicité ».

1737 (38 ans). Le jeune dessinateur taillant son crayon, exposé au Salon de 1738 avec pour pendant Une jeune ouvrière en tapisserie (disparu).

« Passé en ventes aux enchères entre 1741 et 1828 à Londres et certainement acquis par Auguste Casimir Périer (1811-1876), quand il était secrétaire de l’ambassadeur de France à Londres »

1738 (39 ans). L’enfant au toton (toupie).

Cartel du Louvre : « portrait d’Auguste-Gabriel (1728-1814), fils cadet du joaillier Charles Godefroy. Image intemporelle de l’enfant absorbé dans son monde de jeux et de rêves. Il évoque l’intérêt nouveau accordé au 18ème siècle à l’enfance par les artistes et les écrivains tel Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) ».

1739 (40 ans). La pourvoyeuse.

Musée des Beaux-arts du Canada. « Une servante dépose ses provisions, attentive à la fois à sa tâche et à la conversation se dé roulant dans l’autre pièce. Réputé pour ses tableaux de la vie domestique au sein de la bourgeoisie parisienne, Chardin traite ces sujets avec une rigueur remarquable, mettant à profit sa fine observation du vêtement de ses contemporains comme de leurs manières. Il privilégie les scènes intimes et paisibles et nous invite à y prendre part. Les connaisseurs appréciaient son sens des matières et des techniques picturales, qui s’exprime par une touche riche et généreuse. Quoiqu’inspiré de l’art hollandais du XVIIe siècle, le style de Chardin lui est propre ».

Vers 1739-1740 (40-41 ans). Le singe peintre

Filippo Villani, au XIVe siècle, s’exclamait Ars simia naturæ. La formule donnera lieu à l’expression de singe peintre, qui désignait ou la stupidité de l’imitation ou le mensonge sur lequel était fondée sa réussite (Daniel Arasse, Le Détail, p. 126-138).

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19 peintures de Jean-Baptiste Greuze

Jean-Baptiste Greuze (1725-1805) : trois diaporamas

Montpellier, Musée Fabre, 4 œuvres et 13 photos (dont cartels et détails) dans la chronique du 27 août 2017 : Jean-B. Greuze, 30 ans en 1755.

Besançon, Nancy, Nantes, Paris (Petit-Palais et Cognacq-Jay), 5 œuvres et 19 photos.

Paris, Musée du Louvre, 10 œuvres et 35 photos.

et un 20ème tableau au MBA de Strasbourg : Portrait de Pierre-Alexandre Wille, enfant

Liste des tableaux de Greuze (source Wikipédia).

Partie 1. 1725-1762. Source : citations de l’article de Wikipédia.

1725. Jean-Baptiste Greuze naît le 21 août à Tournus en Saône-et-Loire. Fils d’un entrepreneur et architecte, Jean-Baptiste Greuze fut dès sa plus tendre enfance attiré par le dessin, malgré la volonté de son père qui le destinait au commerce. Il fut soutenu dans sa vocation par le peintre lyonnais Charles Grandon, dont il sera l’élève.

1750 (25 ans). Greuze suit son professeur à Paris où il s’installe. Il devient l’élève de Charles-Joseph Natoire à l’Académie royale de peinture et de sculpture, professeur avec lequel il eut des démêlés.

1755 (30 ans). Ses débuts au Salon furent un triomphe. Son Père de famille lisant la Bible à ses enfants connaît un grand succès. Il devient membre associé de l’Académie.

Le petit paresseux, Musée Fabre, Montpellier.

1755-1757 (30-32 ans). Il part étudier à Rome et il y peint Les Œufs cassés peu de temps après son arrivée.

« Aux couleurs claires et lumineuses, à l’attitude légère de la peinture du XVIIIe siècle, Greuze introduit un réalisme d’influence néerlandaise dans la peinture de genre et le portrait français. Par des expressions faciales vives et des gestes dramatiques, ces peintures moralisantes illustrent l’idée selon laquelle la peinture doit se rapporter à la vie. Il capture les détails des décors et des costumes, parle au cœur, éduque les observateurs et cherche à les rendre vertueux ».

1759 (3 février) (34 ans). Il épouse Anne-Gabrielle Babuty, fille d’un libraire du quai des Augustins, François Babuty,

1761 (36 ans). Il en expose le portrait. Cette même année, il suscite l’engouement du public et de la critique au Salon, avec son Accordée de village.

1762 (37 ans). Le 16 avril, à Paris, son épouse donne naissance à une première fille qu’ils prénomment Anna-Geneviève. Elle embrassa la carrière de son père qu’elle soutiendra jusqu’à sa mort.

Partie 2. 1769-1805. Source : Encyclopédie Larousse

1769 (44 ans). Greuze rêve des lauriers du peintre d’histoire et se brouille avec l’Académie quand celle-ci ne le reçoit que comme peintre de genre, malgré son Septime Sévère et Caracalla (Louvre), inspiré de Poussin.

1769 (vers). Autoportrait.

1773 (48 ans). Il donne la Cruche cassée, d’une sensualité ambiguë.

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Le crépuscule des Fêtes vénitiennes

Venise au 18ème siècle. Deux tableaux de Canaletto (1697-1768) et de Michele Marieschi (1710-1743). Six de Francesco Guardi (1712-1793) : série dédiée aux fêtes vénitiennes, peinte entre 1770 et 1780.

Diaporama de 40 photos (musée du Louvre, octobre 2022). Huit œuvres (+ détails et cartels).

Le départ du Bucentaure vers le Lido de Venise, le jour de l’Ascension (vers 1770-1780)

Quiz :  le premier tableau (ci-dessous, en noir et blanc) est aussi un tableau de Guardi, mais il n’appartient pas au Louvre. Dans quel musée des Beaux-arts peut-on l’admirer ?

1797 : La fin de Venise. Source : extrait de l’article de Wikipédia. « Après environ un millénaire d’indépendance, la république de Venise fut occupée par les troupes de Napoléon Bonaparte, le mai 1797, au terme de la campagne d’Italie. L’invasion des Français mit ainsi un terme aux libertés politiques des patriciens vénitiens.

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Meilleurs vœux de Pierrot !

Jean-Antoine Watteau, Pierrot, dit autrefois Gilles, vers 1718-1719

Musée du Louvre, Diaporama de 38 photos (11 œuvres de Watteau, cartels, détails). Cliquer sur les images pour les agrandir

Chronique du 5 septembre 2021. Watteau meurt à l’âge de 37 ans. 2021 est donc l’année du tricentenaire de sa mort. La grande exposition qui lui sera consacrée est celle de Berlin

L’Enseigne de Gersaint, l’une des œuvres majeures de Watteau, sera au cœur de l’exposition. Acquise en 1756 par Frédéric le Grand (1712-1786), cette peinture est considérée comme un chef-d’œuvre depuis sa création. Elle a été créée à l’origine pour servir de panneau publicitaire à la galerie parisienne du marchand Gersaint,

Chronique du 6 septembre 2021. Trois tableaux de Watteau (1684-1721) : Arlequin empereur dans la lune (Nantes),  L’écureuse de cuivres (Strasbourg), La Chute d’eau (Valenciennes).

Antoine Watteau a 23 ans quand il peint, vers 1707, Arlequin empereur dans la lune.

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Art sacré, Noël et Épiphanie

Dans ma collection de photos d’Art sacré, j’ai choisi, pour présenter, aux lectrices et lecteurs du blog, mes vœux pour Noël et l’année nouvelle, quatre évènements liés à la naissance de Jésus : la Vierge Allaitant, l’Adoration des Mages, le Massacre des Innocents, la Fuite en Égypte.

Ces quatre épisodes pris en compte par les évangélistes illustrent encore les paradoxes du monde contemporain. D’un côté, la joie de pouvoir fonder une famille et d’être respecté par les plus riches. D’un autre côté, l’horreur de la violence au quotidien, le massacre des innocent(e)s, la folie de l’exil forcé.

En février 2022, dans le seul musée des Beaux-arts de Besançon, j’ai eu l’opportunité de pouvoir photographier deux Vierges Allaitant, une Adoration des Mages, un Massacre des Innocents, trois Fuites en Égypte.

Diaporama de 26 photos (œuvres, cartels, détails). Cliquer sur les images pour les agrandir.

Le Louvre possède un tableau d’Orazio Gentileschi (vers 1628) qui associe deux des quatre scènes mentionnées : lors du repos de la Sainte Famille pendant la fuite en Égypte, la Vierge allaite Jésus..

Collections des années passées, publiées sur le blog :

Six chroniques sur la Vierge Allaitante (dite aussi la Vierge du lait, Galaktotrophousa, ou encore Madonna del latte ou Maria che allatta).

Andrea di Bartolo, dit Solario, La Vierge Marie allaitant l’enfant, vers 1507-1510, Le Louvre (photo d’octobre 2022)

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6 décembre, fêter Saint Nicolas

6 décembre, fêter Saint Nicolas. Source : article de Wikipédia.

Dans les Pouilles, la Basilique Saint-Nicolas de Bari (1087-1197). Source : article de Wikipédia.

Diaporama de 12 photos (mai 2014).

« La basilique Saint Nicolas de Bari a été construite entre 1087 et 1197, à la suite du siège de Bari, lors de la Conquête normande de l’Italie du Sud à la suite de laquelle les Pouilles furent rattachées au royaume de Sicile. La zone était précédemment occupée par le Catépanat d’Italie dépendant de l’Empire byzantin, dont Bari était le siège.

Sa fondation est liée à l’arrivée des reliques de saint Nicolas depuis le temple originel du saint à Myre, en Asie mineure. Lorsque Myre passa aux mains des Turcs seldjoukides, les reliques du saint furent emportées par des chrétiens qui voulaient les mettre à l’abri en terre chrétienne. Selon une légende, le saint, en passant sur le chemin de Rome, avait choisi Bari comme lieu de sa sépulture. Il y avait alors une grande concurrence entre Venise et Bari pour l’accueil des reliques.

Celles-ci ont été emportées à l’insu des gardiens byzantins et de leurs maîtres musulmans, et le 1087, ont été débarquées sans problème à Bari. Une nouvelle église a été construite pour les abriter, honorée de la présence du pape Urbain II lors la consécration de la crypte en 1089.

L’édifice a été officiellement consacré en 1197, en présence du vicaire impérial, l’évêque Conrad de Hildesheim, et de nombreux évêques, prélats et des nobles. Elias, abbé du monastère voisin de Saint-Benoît, a été le premier archevêque. Sa cathèdre (trône épiscopal) est encore aujourd’hui dans l’église.

Architecture. L’église a un aspect plutôt carré, apparemment plus adaptée à un château qu’à une église. Cette impression est renforcée par la présence de deux tours massives à faible encadrement dans la façade. Elle a donc été utilisée à plusieurs reprises comme un château au cours de son histoire ».

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