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La Belle Strasbourgeoise pleure

Strasbourg, samedi 17 septembre 2022, place du château devant l’entrée du Palais Rohan, la belle Strasbourgeoise pleure.

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Toile de Nicolas de Largillierre (1656-1746), peintre français, l’un des portraitistes les plus réputés des 17ème et 18ème siècles. A sa mort, il aurait laissé plus de 4 500 portraits. Ma chronique du 9 septembre 2021 n’en présente que cinq !

Diaporama de 15 photos.

La centaine de manifestants semble chanter Brel : Ne nous quitte pas, Belle Strasbourgeoise !

Ne me quitte pas
Il faut oublier
Tout peut s’oublier
Qui s’enfuit déjà
Oublier le temps
Des malentendus
Et le temps perdu
À savoir comment
Oublier ces heures
Qui tuaient parfois
À coups de pourquoi
Le cœur du bonheur
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Il faut oublier la déraisonnable et assassine réforme des jours et des heures d’ouverture de 8 musées strasbourgeois, imposée par la mairie de Strasbourg. La rejeter en bloc et totalement. Maintenir le statu quo au-delà du 1er octobre 2022.  Ne commencer la négociation que lorsque sera sur la table un dossier-bilan écrit, reprenant chaque point de l’argumentaire de la mairie, et le publier sur le site de l’euro métropole.

J’ai publié ma contribution au débat dans la chronique Strasbourg. Braderie des musées : 1 proposition générale et 7 propositions particulières.

Partie 2. Comment et quand m’est venu l’Amour de l’Art ? C’était en 1965 grâce à Pierre Bourdieu.

In Memoriam, Pierre Bourdieu, Chronique d’Histoires d’universités, 7 février 2022.

« Pierre Bourdieus associait des étudiants aux recherches qu’il menait. Celle sur la fréquentation des musées, en 1965.

L‘enquête. Nous sommes trois étudiants, positionnés dans le hall d’entrée du musée des Beaux-arts de Lille. Pour chaque visiteur ou groupe, nous notons l’heure d’arrivée et les moyens de reconnaître chacun/e, une fois la visite terminée. Nous posons alors et rapidement quelques questions : fréquence de visite de musées, catégorie sociale d’appartenance, heure d’arrivée et de sortie. L’hypothèse générale de la recherche : les classes supérieures fréquentent davantage les musées que les classes populaires, ces dernières s’y ennuyant quelque peu (visite de durée plus longue que celle notée par nous). La problématique n’est pas originale mais les résultats en sont prouvés par des enquêtes. Ils ne procèdent pas d’opinions ».

Partie 3. Les résultats sont publiés dans Pierre Bourdieu et Alain Darbel, L’Amour de l’Art : les musées et leur public, Paris, Éditions de Minuit, 1966.

« L’accès aux trésors artistiques est à la fois ouvert à tous et interdit en fait au plus grand nombre. Qu’est-ce qui sépare des autres ceux qui fréquentent les musées ? Les amoureux de l’art vivent leur amour comme affranchi des conditions et des conditionnements. Ne fallait-il pas qu’ils fussent prédisposés à recevoir la grâce pour aller à sa rencontre et pour l’accueillir ? Pourtant, le musée est un des lieux où l’on ressent le plus vivement le poids des obligations mondaines : la pratique obligée peut-elle conduire à la vraie délectation ou bien le plaisir cultivé est-il irrémédiablement marqué par l’impureté de ses origines ? Chaque visiteur des musées est enclin à suspecter la sincérité des autres : mais ne trahit-il pas par là qu’il sait que son amour doit aux arguments de la raison et à la force de la coutume autant qu’à l’inspiration du cœur ?

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1717-1756. François-A. de Rohan

François-Armand-Auguste de Rohan (1717-1756) : une carrière ecclésiastique hors-pair. En partie 2 de la chronique : son discours de réception à l’Académie française en 1741.

Estampe allégorique de congratulation au Cardinal de Rohan Ventadour (François-Armand-Auguste de Rohan). Estampe photographiée en novembre 2021 au Cabinet des Estampes et des Dessins de Strasbourg

Diaporama de 9 photos.

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Partie 1. Brève biographie de François-Armand de Rohan, dit cardinal de Soubise. Source : article de Wikipédia.

« Homme d’Église français, né à Paris le 1er décembre 1717 et mort le 28 juin 1756 à Saverne, prince de Rohan. Jeune, on l’appelle prince de Tournon, puis abbé de Ventadour.

Il est le petit-neveu de son prédécesseur à Strasbourg, Armand Gaston Maximilien de Rohan dont il fut le coadjuteur et le frère de Charles de Rohan, prince de Soubise.

1730 (13 ans). Chanoine de l’église cathédrale de Strasbourg.

1736 (19 ans). Abbé de Saint-Epvre au diocèse de Toul.

1737 (20 ans). Abbé-prince de Murbach et de Lure.

1738 (21 ans). Louis XV offrant la Paix à l’Europe, esquisse du frontispice de la thèse soutenue en Sorbonne le 7 mars 1738 par François Armand de Rohan-Soubise. Musée des Arts Décoratifs (Palais Rohan, Strasbourg). Œuvre de François Lemoyne. Lire la chronique du blog.

1739 (22 ans). Recteur de l’université de Paris.

1741 (24 ans). Membre de l’Académie française le 15 juillet.

1742 (25 ans)Coadjuteur de Strasbourg puis quatre mois après, évêque in partibus de Ptolémaïde en Palestine.

1745 (28 ans). Louis XV le choisit comme grand aumônier de France.

1747 (30 ans). Cardinal.

1749 (32 ans). Prince-évêque de Strasbourg et abbé commendataire de La Chaise-Dieu. Il se défait de l’abbaye de Saint-Epvre. Chronique du blog : De Rohan, abbés commendataires.

1756 (39 ans). Meurt à Saverne d’une phtisie » ».

Partie 2. Discours de réception à l’Académie française par M. L’Abbé de ROHAN-VENTATOUR, lorsqu’il fut reçu à la place de M. le Duc Charles-Armand-René de la Trémoille. Discours prononcé le 30 Décembre 1741. Source : Académie française.

« Messieurs, 

JE me préfente à vous plein de vénération, de refpect & de reconnoiffance. Je fais tout ce qui eft dû à vos talens & à l’utilité dont ils font pour les Lettres & pour la gloire de la Nation Françoife. Je fais auffi tout ce que je vous dois perfonnellement ; & mon cœur eft pénétré de ces deux objets, qu’il m’eft impoffible de développer ici ce qui fe paffe en moi. Pourrois-je y parvenir, quand même pendant une longue fuite d’années j’aurois eu l’avantage de profiter des inftructions qu’on puife dans cette illuftre Compagnie, pour exprimer dignement ce que l’on fent & ce que l’on doit fentir ?

 Je n’entreprendrai donc point de porter aujourd’hui à l’Académie le jufte tribut des éloges qu’elle s’affure chaque jour de plus en plus par fes glorieux travaux, encore moins de lui expliquer toute l’étendue de mes fentimens pour elle. Si je ne fuis pas affez heureux pour les rendre tels qu’ils font, j’ai la consolation de pouvoir dire avec confiance qu’ils font tels qu’ils doivent être, & qu’ils ne s’effaceront jamais.

Au refte, lorfque le concours de vos fuffrages a déterminé votre choix en ma faveur, lorfqu’ajoutant un fecond bienfait au premier, vous m’avez autorifé à m’écarter de vos ufages, & à différer ma réception pour ne point interrompre le cours des études auxquelles j’étois livré, je crois avoir démêlé le motif de vos bontés, & la fageffe de vos vues.

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Strasbourg. Braderie des musées

A propos de l’excellent article de Danae Corte et Jean-François Gérard, Les musées de Strasbourg fermeront deux jours par semaine et de 13h à 14h, Rue89 Strasbourg, 31 août 2022.

Je suis un inlassable visiteur de musées. A Strasbourg, en Alsace, en France et en Europe (je serai prochainement à Sarrebruck). Depuis 2009, 624 visites de Musées, chroniquées sur mon blog Histoires d’universités et plus de 10 000 photos d’œuvres.

Tout est mauvais dans la réforme pointilliste orchestrée par la Ville. Il faut la jeter. Sinon, la fréquentation des 8 musées, par les touristes étrangers en particulier, va inéluctablement diminuer, conduire à la fermeture de certains d’entre eux, ou à celle d’une partie de leurs salles, ou à l’enfermement dans les réserves d’une partie croissante des collections. Les expositions temporaires se raréfieront.

Le développement de la culture muséale n’est-il pas aussi bénéfique pour la Vie que celui des pistes cyclables ?

Une contre-proposition générale et 7 propositions particulières.

Je propose à la Ville et à l’Eurométropole d’abandonner leur projet et d’annoncer : toutes les salles des huit musées de Strasbourg seront ouvertes, tous les jours de la semaine de 10 à 18 heures de mars à octobre, de 11 à 17 heures de novembre à février.

Proposition 1. Accroître l’emploi. Il faut cesser de jeter la pierre aux personnels absentéistes (La Lapidation de Saint Étienne).

Il faut augmenter le nombre de fonctionnaires territoriaux, de contractuels de droit public, tout en allégeant le coût de la main-d’œuvre par le recrutement de jeunes apprentis de la fonction publique territoriale et de stagiaires rémunérés, choisis dans les filières de formation ad hoc de l’enseignement supérieur.

Proposition 2. Organiser des braderies chaque trimestre pour vendre, à des prix attractifs, les œuvres jamais ou rarement exposées.

Proposition 3. Proposer, en billetterie, d’acheter des bons de soutien aux 8 musées, en particulier aux visiteurs bénéficiant d’un accès gratuit (du type Pass Musées).

Propositions 4. Faire réaliser des audits indépendants et en attendre des bilans financiers et des propositions sur les points suivants :

Avenir du 5ème lieu ? Chronique du 19 février 2020.

Legs opérés pour des raisons fiscales ? Devenir des œuvres, passée leur présentation dans une exposition temporaire ? Chronique du 15 décembre 2019. La collection de Jeannine Poitrey et Marie-Claire Ballabio comprend 17 peintures et 40 dessins et gravures,

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1725. Delft, Cavaliers et démons

Manufacture et Musée de Sèvres, Restauration. Cavaliers et démons. Panneau de 63 carreaux. Manufacture de Grieksche, faïence stannifère, décor de grand feu, Delft (Pays-Bas), vers 1720-1725, acquis en 1988. Extraits de la Lettre d’information, septembre 2022.

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« S’inspirant des paravents chinois, de grands panneaux de carreaux sont créés à Delft au XVIIIe siècle. Ils ornent alors piscines, luxueuses cuisines et salles de bains ou lieux de réception des palais européens. Les jardins et pagodes, peuplés de guerriers, de divinités, de démons et de dragons représentés sur ce panneau répondent parfaitement au goût de l’époque pour l’exotisme ».

« Jusqu’alors conservé dans les réserves du musée, ce panneau a fait l’objet d’une restauration de 6 mois, à Sèvres, coordonnée par la conservatrice Laure Chambert-Loir et effectuée par Célia Casado, Marie-Christine Nollinger et Agathe Petit ».

« Les 63 carreaux ont été nettoyés, consolidés, collés et, quand c’était nécessaire, comblés et repris sur la couleur. La perception d’ensemble de la scène a donc été restituée tout en conservant à l’œuvre les marques de son histoire ».


Découvrez en exclusivité la vidéo de l’accrochage du panneau
 
Vidéo Youtube de 2’26

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La Lapidation de Saint Étienne

La Lapidation de Saint Étienne par Hans Baldung Grien, 1522, musée de l’œuvre Notre-Dame, Strasbourg.

Diaporama de 24 photos (l’œuvre, des détails, les notices).

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Signature de Hans Baldung Grien et date du tableau

La Lapidation de Saint Étienne. Source : extraits de Wikipédia.

« Le tableau représente une scène biblique décrite dans les Actes des Apôtres, chapitre 7 versets 54 à 60 : la mort du martyr Étienne, jeune diacre appartenant à la communauté chrétienne de Jérusalem, lapidé par l’assemblée du Sanhédrin, le grand conseil des chefs spirituels de la communauté juive ».

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Dole, Notre-Dame,15-18ème

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Diaporama de 23 photos (juin 2022).

Partie 1. Histoire de la Collégiale Notre-Dame du 15 au 17ème siècle. Source : larges citations du site Patrimoine – Histoire de la Franche-Comté.

« La lutte entre Louis XI et Charles le Téméraire s’est soldée par une invasion en règle de la Bourgogne par l’armée royale. La soldatesque met au pas toutes les villes rebelles à l’autorité du roi de France. Dole est mise à sac en 1479.

La collégiale Notre-Dame est gravement endommagée lors de cette mise à sac. Sa reconstruction durera près de deux siècles, avec bien, entendu, des évolutions de style architectural.

Avant de se lancer dans une nouvelle construction, quatre maîtres maçons sont envoyés à Dijon par la Fabrique pour y voir les églises et, en particulier, Saint-Michel, alors en travaux. Le style choisi pour la collégiale doloise sera le gothique flamboyant finissant« .

« Aux alentours de 1530, chœur et chapelles du chœur sont terminés. La nef et les bas-côtés sont à leur tour achevés vers 1572. Cependant le style architectural évolue très vite : si le portail nord est en gothique flamboyant, le portail occidental, dont le dessin est plus vieux de quatre ans, est déjà de style Renaissance.

Quant au clocher élevé au-dessus de la tour, il a connu bien des malheurs. Le premier, érigé par Hugues Sambin et Hughes Le Rupt en 1577, est détruit par l’artillerie française lors du douloureux siège de 1636. Il est reconstruit avec vingt mètres de moins en hauteur quelques années plus tard »…

« 1668. Le 3 février, un trompette de Louis XIV annonce la guerre à la porte d’Arans, à Dole. Pesmes, Rochefort, Marnay et Poligny sont prises rapidement. Dole est assiégée le 9. La résistance est symbolique et l’Espagne, qui devrait secourir la cité, a renoncé. Après avoir pris quelques assurances sur le maintien des privilèges – car Besançon veut devenir capitale de la province -, le Parlement décide d’offrir les clés de la ville aux assaillants français. Dole capitule le 14 février. Le soir même, le roi et toute sa suite font leur entrée dans la ville devant une population qui ne les acclame guère.

Stupéfaction : le 2 mai 1668, le traité d’Aix-la-Chapelle restitue la Franche-Comté à l’Espagne ! Dès le mois suivant, tous les Français sont partis. Les habitants, fort troublés, se retrouvent devant un vide administratif. Les étendards de la Bourgogne surgissent aux fenêtres et la révolte gronde. Les parlementaires qui, aux yeux du peuple, ont reculé un peu trop vite devant la France, sont agressés, leurs maisons mises à sac. Fin juin, un nouveau maire est élu et l’ordre revient peu à peu. Mais le pouvoir espagnol réagit : Dole est jugée traîtresse, indigne d’abriter le Parlement qui est suspendu par l’envoyé du roi. Une chambre de justice est créée à Besançon.

Cependant l’essentiel du problème reste financier : il faut renforcer les remparts et payer une garnison. Les Dolois, furieux d’être mis à contribution, organisent la résistance face à des représentants espagnols tantôt inflexibles, tantôt compréhensifs. La résistance n’aura guère le temps de se muscler car la guerre de Hollande éclate en 1672.

Les Hollandais, rapidement envahis par les Français, s’allient à l’Espagne et aux Impériaux. La question, chère à la France, de la frontière naturelle ressurgit. Avec la Franche-Comté en première ligne. Dès le début de 1674, l’armée royale, commandée par le duc de Navailles, s’empare de Gray, de Besançon et se rapproche de Dole par l’est. Le 27 mai, Louis XIV est devant la ville. Les remparts, restés inachevés, sont insuffisants pour repousser l’attaque. Et Vauban est de la partie…

Le siège s’installe avec ses escarmouches et sa tactique des mines et des contre-mines. Forte de trois mille hommes, la garnison doloise ne peut rien face à la puissante armée de Louis XIV. La ville capitule le 7 juin 1674. Pour calmer les Dolois, le roi rétablit le parlement le 17 juin, mais, contrairement à 1668, il n’entre pas dans la ville.

Le vitrail du Dolois Louis Rossigneux, verrier et receveur des Finances à Paris, montrant Louis XIV et sa cour adorant la sainte hostie dans la chapelle le 9 juin 1674 est un fait imaginaire.


« Privilégiant Besançon et sa situation géographique, Louis XIV va y transférer le Parlement dès 1676, ainsi que l’hôtel des Monnaies. Les Dolois recevront une compensation de cent mille écus d’or payés par les Bisontins qui voyaient leur ville devenir capitale de province à part entière. Dole, définitivement intégrée à la France, disait adieu à son époque de grandeur, mais au moins la paix était assurée ».

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Saint Georges, roué de coups

Saint Georges, roué de coups. Suite de la chronique : Supplice de la roue : Sainte Catherine d’Alexandrie.

Hans Baldung Grien, Le martyre de Saint-Catherine, vers 1504, panneau de résineux

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Source A. Georges de Lydda : extraits de l’article de Wikipédia dédié à la Légende dorée.

« La Légende de Saint Georges est mentionnée vers 1265 ou 1266 sous la plume de l’archevêque dominicain de Gênes, Jacques de Voragine, dans son célèbre ouvrage intitulé la Légende dorée.

Georges de Lydda naît en Cappadoce, dans une famille chrétienne. Militaire, il devient officier dans l’armée romaine ; il est élevé par l’empereur Dioclétien aux premiers grades de l’armée.

Un jour il traverse la ville de Silène dans la province romaine de Libye, sur son cheval blanc. La cité est terrorisée par un redoutable dragon qui dévore tous les animaux de la contrée et exige des habitants un tribut quotidien de deux jeunes gens tirés au sort. Georges arrive le jour où le sort tombe sur la fille du roi, au moment où celle-ci va être victime du monstre ».

Hans Baldung Grien et son Atelier, Saint Georges, vers 1528-1530, panneau de tilleul

« Georges engage avec le dragon un combat acharné ; avec l’aide du Christ, et après un signe de croix, il le transperce de sa lance. La princesse est délivrée et le dragon la suit comme un chien fidèle jusqu’à la cité. Les habitants de la ville ayant accepté de se convertir au christianisme et de recevoir le baptême, Georges tue le dragon d’un coup de cimeterre, car il les effrayait toujours puis le cadavre de la bête est traîné hors des murs de la ville, tiré par quatre bœufs.

Après la publication des édits de Dioclétien contre les chrétiens, Georges est emprisonné. Sa foi ne pouvant être ébranlée, il y subit un martyre effroyable : livré à de nombreux supplices, pelé vivant, ébouillanté, supplicié de la roue et écartelé. Il survit miraculeusement et finit par être décapité le 23 avril 303″.

Source 2. Rouer de coups : extraits du site Horore Humanum Est.

« Le supplice à l’origine de cette expression française est institué sous François Premier pour punir les bandits de grand chemin.

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Supplice de la roue : C. d’Alexandrie

Supplice de la roue : Catherine d’Alexandrie. Deux œuvres exposées au Musée de l’Œuvre Notre-Dame (Strasbourg).

Diaporama de 30 photos (2 œuvres, notices, détails).

Conrad Witz. Sainte Madeleine et sainte Catherine, Bâle, vers 1440, Huile sur panneau de sapin

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Anonyme, Le martyre de sainte Catherine, Rhin Supérieur, vers 1450, Huile sur panneau de bois

Le supplice de la roue (source : Wikipédia)

« Dans La Légende dorée, Jacques de Voragine fait le récit du supplice qu’aurait subi Ca »therine d’Alexandrie pour avoir repoussé les avances de l’empereur romain Maxence au début du IVe siècle :

Alors un officier de l’empereur lui conseilla de faire faire quatre roues garnies de lames de fer et de clous très aigus, afin de la mettre en pièces, qu’un supplice aussi cruel effrayât les autres chrétiens. Et l’on disposa les roues de façon que deux tournaient dans un sens et deux dans un autre, afin que les unes déchirassent ce que les autres auraient épargné. 

Le récit de Voragine contient de telles invraisemblances (Et un ange brisa cette machine, et la fit éclater avec tant de force, que ses débris tuèrent quatre mille gentils) qu’on peut douter qu’une telle machine ait été un jour fabriquée et utilisée. L’existence historique de Catherine d’Alexandrie elle-même est très contestée, au point que, malgré sa popularité, l’Église catholique l’a officiellement retirée de son calendrier liturgique en 1969 au motif que le peuple chrétien ne peut être invité à une prière officielle que dans la vérité« …

… « La roue est un moyen de supplice utilisé depuis l’Antiquité jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Au cours de l’histoire, ce supplice a revêtu différentes formes.

Dans l’Antiquité, on attachait les condamnés aux rayons d’une roue pour les torturer ou les faire tourner parfois jusqu’à la mort.

Les hagiographies légendaires des martyrs chrétiens des premiers siècles font état de roues de fer garnies de pointes destinées à déchirer les chairs, dont l’histoire ne semble cependant pas avoir gardé de traces.

Au milieu du Moyen Âge, apparaît un nouveau mode d’exécution au cours duquel le condamné à mort, après avoir eu les membres et la poitrine brisés en étant écartelé sur le sol ou sur une croix en bois, reste exposé sur une roue jusqu’à ce que mort s’ensuive. Selon la résistance du patient, l’agonie sur la roue pouvait durer de quelques instants à plusieurs jours. Les juges atténuaient parfois la sentence par un retentum, enjoignant au bourreau d’étrangler le patient à un moment donné ».

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La Résurrection du Christ dans l’Art

Pâques. La Résurrection du Christ dans l’Art. Suite des chroniques sur la Semaine sainte dans l’art : Passion et Résurrection du Christ.

Représentations de la Résurrection. Par la suite, Jésus partage un repas avec deux disciples à Emmaüs ; Incrédulité de Saint-Thomas (il veut toucher les stigmates) ; Noli me tangere adressé à Marie-Madeleine.

Diaporama n°1 : 36 photos (10 œuvres, notices, et détails).

Besançon, Église Saint-Jean, Résurrection par Carle Van Loo.

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Brou, Monastère Royal, Le repas à Emmaüs.

Colmar, Musée Unterlinden. Le retable de Schongauer : Résurrection, Saint-Thomas, Marie-Madeleine (chronique : Noli me tangere).

Dijon, Musée des Beaux-arts. Saint-Sépulcre ; Résurrection par Pierre-Paul Rubens.

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Paris (Louvre). La Passion du Christ

Paris. Œuvres du Musée du Louvre, dédiées à la Passion du Christ.

Musée du Louvre. Diaporama de 46 photos (15 œuvres, notices, et détails).

Œuvres des 15ème, 16ème, et 17ème siècles (école française), rangées selon la chronologie de la Passion (pas d’œuvre représentant la Résurrection). De la Cène au Christ couché sur son linceul.

  1. Philippe de Champaigne (1602-1674), La Cène (vers 1652), huile sur toile.
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2. Maître de Dreux Budé (connu à Amiens, Tournai, Mons entre 1428 et 1450. Le baiser de Judas et l’Arrestation du Christ.

3. Jacquemart de Hesdin, actif entre 1384 et 1413, Le Portement de Croix (vers 1408), parchemin marouflé sur toile.

4. Jean de Beaumetz, connu de 1361 à 1396, Le calvaire avec un moine chartreux (entre 1388 et 1396), peint sur bois.

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