Archives de Catégorie: AI. Art médiéval et moderne

38 Fuites en Égypte

Fuites en Égypte ou Repos pendant la fuite en Égypte, œuvres associées ou non à une autre scène de l’enfance de Jésus.

4ème et dernière carte de Vœux pour 2022. Art sacré, médiéval et moderne, pour la période de Noël et de l’Épiphanie. Les trois autres cartes : Vierges allaitant, Adorations des Mages, Massacres des Innocents.

Repos pendant la fuite en Égypte, Rome, Musée Doria Pamphilj, Le Caravage, vers 1595.

La fuite en Égypte. Source : article de Wikipédia. « L’évangéliste Matthieu raconte qu’à Bethléem, sous le règne du roi Hérode, Marie, femme de Joseph, mit au monde son fils Jésus, conçu de l’Esprit Saint, et que les mages d’Orient reconnurent en lui le roi des Juifs. Ils vinrent alors l’adorer et lui offrir des présents (Matthieu 1, 18-2, 12).

L’évangéliste poursuit : Après leur départ, voici que l’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte ; restes-y jusqu’à nouvel ordre, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. Joseph se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte. Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode (Matthieu, 2, 13-15).

Joseph et sa famille restèrent alors en Égypte, jusqu’à ce que l’ange lui ordonnât, après la mort d’Hérode : Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et mets-toi en route pour la terre d’Israël (…) Joseph se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, et il entra dans la terre d’Israël (Matthieu 2, 20-21).

Cependant, comme le fils d’Hérode, Archélaüs, régnait sur la Judée à la suite de son père, par prudence, Joseph s’installa avec sa famille à Nazareth en Galilée ».

Deux parties dans cette chronique. Dans la seconde, les Fuites en Égypte publiées en janvier 2021 ou avant. Dans la première, des œuvres inédites sur ce blog. Classement par ordre alphabétique de communes.

A. Première partie de la chronique

Archignac (Dordogne). Un prieuré du 12ème en Périgord. La vie de Jésus sur le mur gauche de la nef de l’église. Diaporama de 12 photos : nativité, adoration des bergers, adoration des mages, fuite en  Égypte.

« C’est peut-être pour régler une dette d’amitié profane envers le curé que Marcel Deviers, peintre paysan réalise une série de 18 tableaux et, en plus, une « descente de croix » (en mortiers) sur la vie de Jésus. Il en fait don à la commune d’Archignac en 1983″.

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Gand (Belgique). Le repos pendant la fuite en Égypte, vers 1650-1655, Musée des Beaux-arts, par Jacob Jordaens (1593-1678), peintre baroque flamand.

Moissac (Tarn-et-Garonne), Église abbatiale Saint-Pierre (1120-1130), Portail de l’Apocalypse, reproduit à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine (Paris), Galerie des moulages. « Ce portail marque l’apogée du décor monumental sculpté languedocien à l’époque romane. Il sert le thème de l’Apocalypse. Le sculpteur a traduit dans la pierre la vision prophétique de l’Apocalypse selon saint Jean (Apocalypse, 4, 1-8). Au tympan, le Christ en majesté est entouré des symboles des évangélistes. Bas-relief sur le mur latéral de droite : l’Enfance du Christ, Adoration des mages et Fuite en Égypte ».

Montpellier (Hérault), Musée Fabre, Retable de l’École de Bruges, 1563. Le repos pendant la fuite en Égypte (Vierge allaitant) et l’Adoration des mages.

Suite de la première partie : page 2

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16 massacres des Innocents

Le massacre des Innocents est un épisode relaté dans l’Évangile selon Matthieu, chapitre 2, versets 16-18. Alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléem et dans tout son territoire, selon la date dont il s’était soigneusement enquis auprès des mages. Alors s’accomplit ce qui avait été annoncé par le prophète Jérémie : Ainsi parle l’Éternel : On entend des cris à Rama, des lamentations, des larmes amères ; Rachel pleure ses enfants ; elle refuse d’être consolée sur ses enfants, car ils ne sont plus.

Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg

Édith Parmentier, Le massacre des Innocents, une construction mémorielle, Ékklèsia, Approches croisées d’histoire politique et religieuse, 104 | 2017, pp. 225-240.

« Le massacre des Innocents fixe la date de naissance de Jésus et donne le point de départ des persécutions. Cependant, l’évangile de Matthieu est le seul texte à évoquer cet événement qui joue un rôle fonctionnel dans la littérature chrétienne. Ni les autres évangélistes, ni l’historien juif Flavius Josèphe, qui partagent la même réprobation des crimes d’Hérode, n’en disent mot. Le seul témoignage qui pourrait l’attester indirectement est une plaisanterie d’Auguste, déclarant que mieux valait être le porc d’Hérode que son fils. Connue par l’anthologie tardive de Macrobe, ce bon mot doit son succès, dans le contexte culturel des calembours gréco-romains en vogue à la cour impériale, à la contamination entre un lieu commun pamphlétaire sur l’infanticide et une plaisanterie anti-juive sur l’abstinence du porc. L’amalgame chrétien entre les enfants de Bethléem et les fils d’Hérode n’est pas dû à Auguste, c’est une addition introduite a posteriori et popularisée par la mémoire collective ».

L’ensemble des Églises honore les Innocents comme martyrs au cours du Jour des Saints Innocents ; cet événement est fêté le 28 décembre en Occident.

A. Quatre massacres des Innocents découverts depuis l’an dernier.

Diaporama de 22 photos.

13ème siècle. Basilique Saint-Denis, retable de l’Enfance de Jésus : la Nativité, les Rois mages, Vierge à l’enfant, le massacre des Innocents, la fuite en Égypte, pierre peinte, chapelle de la Vierge.

1480. L’Adoration des Mages, attribué à Hans SCHÜECHLIN, vers 1480, ateliers de Franconie, triptyque, peinture, sculpture; bois stuqué et polychromé, Musée de la Cour d’Or de Metz.

« La fabrication d’un retable est une entreprise qui engage différents métiers : sculpteurs, peintres et doreurs sont réunis au sein d’un atelier dirigé par un Maître. Ce dernier se déplace en fonction des commandes qu’il reçoit, selon une pratique courante au XVe siècle. Le style de la sculpture et des panneaux peints du triptyque évoque le travail d’un Maître actif en Franconie (Nuremberg ou ses environs), et probablement itinérant en Souabe, autre région du sud de l’Allemagne. Hans Schüechlin s’est formé d’après les maîtres de Cologne et de l’école néerlandaise. Cologne, Nuremberg, la Bavière, l’Autriche sont les grands centres de la peinture allemande (la production est surtout celle de retables à volets sculptés et peints). Il a tenu une position honorable dans l’histoire de l’art du Moyen-Âge, bien que le temps en ait laissé seulement peu d’ouvrages certifiés ».

1543. Pont-à-Mousson, Église Saint-Laurent, Retable de Philippe de Gueldre, volets ouverts : largeur 4,8m, hauteur 2,4m. Diaporama de 27 photos.

« Ce retable a été commandé par la duchesse de Lorraine Philippe de Gueldre à un atelier anversois. 22 scènes principales. Le cycle marial et les scènes de la Passion du Christ, accompagnés de scènes des Évangiles et de l’Ancien Testament ainsi que de la Légende Dorée, sont le reflet de la spiritualité de sa commanditaire ».

1967. Fernando Botero associe le massacre des Innocents et la fuite en Égypte, exposition 2015, musée Würth à Erstein (Bas-Rhin). Chronique : Fernando Botero, 30 ans en 1962. Des dizaines d’œuvres dans une vidéo de Hugues Pénot (4’37).

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Les appartements du Palais Rohan

Musée des Arts décoratifs de Strasbourg, au rez-de-chaussée du Palais Rohan, dans les appartements des princes-évêques de Rohan reconstitués dans un état proche de l’aspect qu’ils présentaient  au 18ème siècle, avant les bombardements intervenus en 1870 et 1944.

Suite des deux chroniques : Armand-Gaston de Rohan, prince-évêque, et Robert de Cotte, architecte du Roi ; Le palais Rohan en 46 photos.

Deux Diaporamas. 1 : 48 photos. 2 : 39 photos.

Source 1. Le Palais Rohan, citations de l’article de Wikipédia.

La salle du Synode « réunit en réalité deux salles jumelles, la Salle des gardes et la Salle à manger séparées par des arcades. Les deux vases à couvercle, en porcelaine de Chine à décor bleu et blanc, datent de la fin de l’époque Ming, soit du milieu du XVIIe siècle, et témoignent, parmi d’autres œuvres présentées, du goût du cardinal pour les arts d’Extrême-Orient ».

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Le Salon des évêques « joue le rôle de seconde antichambre avant la chambre du roi. Dans les boiseries blanc et or assez simples étaient enchâssés les portraits des sept prédécesseurs du cardinal et le sien propre. Seul celui-ci a été conservé, les autres ont été détruits en 1773 et furent remplacés plus tard par des allégories dues à Joseph Melling. Le palais ayant été transformé en hôtel de ville et le salon des évêques en salle des séances du conseil municipal, elles incarnent six vertus civiques : La Prudence, La Paix, L’Immortalité, La Concorde, Le Zèle et La Félicité publique. Pour les uns, les couleurs froides et le dessin très sobre marquent l’évolution du peintre – élève de Boucher – vers un style néo-classique, alors que d’autres jugent ces œuvres « fades ». Contrairement aux tableaux, les huit bustes d’empereurs romains – des copies du XVIIe siècle – ont conservé leur emplacement d’origine voulu par le cardinal ».

La chambre du Roi. Connue sous le nom de chambre du Dais sous l’Ancien Régime, c’est une pièce de prestige dont la fonction s’inspire directement de l’étiquette en usage au château de Versailles : servir de cadre à la cérémonie du lever et du coucher du prince. Elle se distingue par ses boiseries en chêne sculpté, peint et doré, et son plafond en stuc de style rocaille. Dans le fond de la pièce, l’alcôve royale fait face aux trois fenêtres donnant sur l’Ill.

« Elle est encadrée par des colonnes cannelées peintes en faux marbre, surmontées de chapiteaux corinthiens et reliées par une balustrade blanc et or. Trois tapisseries faisant partie de L’Histoire de Constantin – une suite de huit tapisseries d’après des cartons de Rubens présentes dans l’ensemble des grands appartements – ornent le fond de l’alcôve. Acquises par le cardinal de Rohan en 1738, elles sont issues des ateliers parisiens du Faubourg Saint-Marcel. Les tableaux des trumeaux d’entre-fenêtres sont des originaux de Pierre-Ignace Parrocel, un peintre issu d’une grande famille d’artistes avignonnais que le cardinal ramena en 1740 de Rome où le jeune homme se formait. Ces œuvres représentent Jésus et la Samaritaine et La Tentation du Christ« .

La Bibliothèque. « Quatre autres tapisseries illustrant la vie de Constantin représentent Le Mariage de Constantin, L’Apparition du Chrisme, Sainte Hélène et la Vraie Croix et Le Baptême de Constantin6. Deux portraits de monarque en costume de sacre – Louis XIV et Louis XV se font face. Ce sont des copies d’œuvres de Hyacinthe Rigaud, réalisées par Pierre Legendre. Le buste est celui du cardinal de Rohan, exécuté par Edmé Bouchardon en 1730″.

Garde-Robe du Prince Évêque

Antichambre du Prince-Évêque, devenue petite salle à manger du couple impérial.

Source 2. Bibliothèque des cardinaux du palais Rohan, citations de l’article du Magazine Pro-antic.

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Rome. 4 adorations des mages

Vœux 2022 : visite virtuelle de musées et d’églises : Art sacré, médiéval et moderne, de Noël à La fuite en Égypte. Suite des chroniques et photos : 63 Adorations des mages.

Quatre adorations des mages à Rome : Sainte-Marie du Trastevere, Sainte-Marie de la Paix, Galerie Doria Pamphilj. Diaporama de 17 photos.

A. Rome. Basilique Sainte-Marie du Trastevere.

« La basilique est l’une des plus anciennes églises de Rome, construite sous le pape Calixte 1er (217-222), avec l’accord de l’empereur Sévère Alexandre, elle fut probablement le premier lieu de culte chrétien officiellement ouvert au public ».

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Pietro Cavallini (1250 – 1330) est un peintre et mosaïste du Trecento. Il travailla à la décoration des plus importantes églises de Rome et de Naples.

« La scène de l’adoration des mages représente la Vierge vêtue d’un vêtement d’un bleu éblouissant, assise sur un trône dans une demeure suggérée par deux colonnes. L’Enfant Dieu, sur les genoux de sa Mère, se penche sur les présents, comme s’il voulait les saisir. Saint Joseph, à la barbe et aux cheveux blancs – montrant ainsi l’homme déjà âgé qu’il était en épousant Marie – se tient modestement à l’arrière.

Les Rois Mages, en habits persans, avec de riches manteaux et des couronnes royales, ploient le genou. A l’arrière-plan, une ville fortifiée représente Jérusalem. L’Étoile qui les a guidés ici se trouve au-dessus de la maison de la Sainte Famille.

Pietro Cavallini s’éloigne de la rigidité des mosaïques byzantines. Le mouvement des personnages est très fluide et la richesse des couleurs n’est pas dominée par le fond d’or.

B. Rome. Santa-Maria della Pace

« Cette petite église est une des œuvres majeures du baroque. Elle est proche de la Place Navone. Elle fut construite sur le site d’une chapelle dédiée à Saint-André-des-Porteurs-d’Eau. Sa construction fut décidée en 1482 par le pape Sixte IV, après le saignement miraculeux en ce lieu d’une icône de la vierge. Elle est attribuée à Baccio Pontelli ».

Adoration des mages (détail ci-dessous) par Baldassare Peruzzi (1481-1536), école florentine.

Le thème de l’Adoration des Mages a été traité à plusieurs reprises par cet artiste. Ch. L. Frommel (Baldassare Peruzzi als Maler und Zeichner, Vienne, 1967-1968, n° 45, p. 85) met en rapport un dessin du Louvre avec les fresques de la Cappella Ponzetti dans l’église de Santa Maria della Pace.

C. Rome, Galerie Doria Pamphilj.

Le bâtiment remonte au XVIe siècle. Il appartient à l’origine au cardinal Fazio Santoro, avant de passer aux Della Rovere puis, au début du XVIIe siècle, au cardinal Pietro Aldobrandini. Le palais fait ensuite partie de la dot d’Olimpia Aldobrandini. En 1647, celle-ci, veuve de Paolo Borghèse, épouse le prince Camillo Pamphilj, neveu du pape Innocent X et lui apporte l’actuel palais, qui fait toujours partie du patrimoine Pamphilj au XXIe siècle.

L’adoration des mages (détail ci-dessous) par Francesco Albani

« Né à Bologne en 1578, d’un marchand de soieries, et mort en 1660, ce peintre débuta dans sa ville natale avec le maniériste Denis Calvaert.

Vers 1595. Il rejoint l’Académie des Incamminati fondée par les Carrache.

En 1601, il est à Rome où il assiste Annibal Carraci dans quelques-unes de ses œuvres importantes telles les fresques de Saint-Jacques-des-Espagnols et les lunettes Aldobrandini de la Galerie Doria-Pamphilj.

Il fait la rencontre de Guido Reni et du Dominiquin avec qui il travaille à San Domenico (Mystères du Rosaire).

En 1614, de retour à Bologne, il y travaillera de façon pratiquement ininterrompue, exécutant des retables pour les églises de la ville.

Il a traité autant de sujets mythologiques et allégoriques que de sujets pieux, et il a écrit sur son art. Il a peint dans un style classique gracieux des compositions mythologiques ou allégoriques privilégiant les formats ronds ou ovales. Son style léger, caractérisé par la présence de nymphes et de putti, jeunes angelots nus, souriants dans des paysages idéaux, inspira jusqu’aux peintres du XVIIIe siècle ».

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Paris Cluny. 6 adorations des mages

« L’histoire de l’hôtel de Cluny et la fondation du musée au 19e siècle sont intimement liées à la famille Du Sommerard. Conseiller-maître à la Cour des comptes, Alexandre Du Sommerard (1779-1842) compte parmi les amateurs de cette première moitié du 19e siècle qui suscitèrent un nouvel intérêt pour la période médiévale. Il réunit une vaste collection consacrée aux arts du Moyen Âge et s’installe en 1832 dans une partie de l’hôtel. Après sa mort, l’État acquiert en 1843 l’hôtel de Cluny et ses collections, riches de près de 1 500 objets. La même année, la Ville de Paris cède à l’État les thermes gallo-romains et le dépôt lapidaire qu’il contenait, dont le Pilier des nautes.

Durant la même décennie 1830, l’architecte Albert Lenoir (1801-1891) propose d’installer dans le palais des thermes et dans l’hôtel de Cluny un « musée d’antiquités nationales » ou « musée d’art français », préservant les bâtiments et s’inscrivant dans la lignée du musée des Monuments français (1795 – 1816). Responsable de la restauration des thermes dès 1838, de celle de l’hôtel de Cluny à partir de 1843, Albert Lenoir dégage les bâtiments antiques des ajouts postérieurs ».

Dans le musée de Cluny, six œuvres évoquant les rois mages.

Diaporama de 23 photos (dont 4 captures d’écran).

A. Plaque de l’Adoration des mages, 4e quart du 12e siècle. Source de la citation : Musée de Cluny.

« Cette plaque de l’adoration des mages était un élément d’un retable posé sur l’autel majeur de l’église abbatiale de Grandmont. Elle provient du foyer de Limoges, grand centre de production d’émaux sur cuivre selon la technique du champlevé.

A l’origine d’une abondante production, parfois en série, les ateliers limousins ont également créé des objets uniques dont cette Adoration des mages aux couleurs éclatantes, où les personnages émaillés contrastent avec le Christ, en réserve ».

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B. Châsse de l’Adoration des mages, 4e quart du 12e siècle / 1er quart du 13e siècle. Source de la citation: Musée de Cluny

« Ce coffret destiné à abriter des reliques est un bel exemple des créations des artistes de Limoges, à l’apogée de leur art.

Création rare, évocatrice et raffinée par son iconographie, précieuse et chatoyante par le travail des émaux, elle se distingue par un dynamisme particulier. Sur le toit les Rois mages et les chevaux en cuivre doré, gravés et ciselés, avec têtes appliquées en demi-relief, semblent engagés dans une course allègre ; sur le flanc, leur procession devant la Vierge et l’Enfant est calme et majestueuse ».

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Vœux 2022. 63 adorations des mages

2022. Les meilleurs vœux de Pierre Dubois (Blog Histoires d’universités)

Visite virtuelle d’une trentaine de Musées des Beaux-arts en France et en Europe

Art sacré, médiéval et moderne. Œuvres choisies pour la période de Noël et Épiphanie

Carte de vœux n°1 (chronique du 24 décembre 2021) : Vierge allaitant ou allaitante ou au lait

Carte de vœux n°2 (chronique du 31 décembre 2021. 63 Adorations des Mages (dans onze musées)

Cartes de vœux n° 3 et 4, à venir. Massacre des Innocents ; Fuite ou repos pendant la fuite en Égypte.

« Selon l’évangile de Mathieu, des mages (astronomes) se présentent devant Hérode, en Judée, à la recherche d’un nouveau-né dont une étoile leur a indiqué la naissance et le destin royal. Hérode les dépêche à la recherche de l’enfant. Suivant l’étoile, les mages arrivent près de Jésus qu’ils adorent et auquel ils offrent l’or, l’encens et la myrrhe. Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner vers Hérode, ils regagnent leur pays par un autre chemin (2, 12). Source Wikipédia : Adoration des mages.

Source Wikipédia : Rois mages. Ayant appris la naissance de Jésus, les rois mages viennent de l’Orient guidés par une étoile pour rendre hommage au Roi des Juifs et lui apporter à Bethléem des présents d’une grande richesse symbolique : or, myrrhe et encens ».

Quiz du Nouvel an : où ai-je photographié cette adoration des mages en 2005 ?

« Le texte évangélique ne mentionne pas leur nombre, pas plus que leurs noms et ne les qualifie pas de rois. L’idée de leur origine royale apparaît chez Tertullien au début du IIIe siècle et celle de leur nombre est évoquée un peu plus tard par Origène. Certaines traditions chrétiennes, dont témoigne pour la première fois vers le VIIIe siècle l’Excerpta Latina Barbari, les popularisent sous les noms de Melchior, Gaspard et Balthazar.

  • Melchior, appelé le roi de Perse, est souvent représenté à genou comme un homme âgé, aux cheveux blanchis et à la barbe longue. Il apporte l’or qui est le symbole du caractère royal de Jésus.
  • Gaspard est originaire de l’Inde. C’est le plus jeune des rois mages. Il apporte l’encens représentant l’offrande faite à un Dieu.
  • Balthazar est le roi mage dont la peau est de couleur noire. Il vient d’Afrique et amène avec lui la myrrhe qui est une résine parfumée. Elle représente l’aspect mortel de Jésus ».

Strasbourg. 14 Adorations des Mages

Strasbourg arrive en tête dans ma collection d’Adoration des mages. Diversité des lieux (Cathédrale, Œuvre Notre-Dame, Beaux-arts) et des supports (peintures sur bois ou sur toile, bois sculptés et peints, vitraux, sculptures en pierre, tapisseries). Trois diaporamas (un par lieu) et 75 photos. Une chronique répartie sur 4 pages.

Strasbourg, cathédrale Notre-Dame, portail Saint-Laurent, gothique flamboyant, 1505

Karlsruhe. 9 Adorations des Mages

Neuf adorations des mages (46 photos) au Staatliche Kunsthalle Karlsruhe, datées du milieu du 15ème siècle au début du 17ème. Elles appartiennent aux Collections du musée ou ont été prêtées pour l’exposition dédiée fin 2019 à Hans Baldung Grien, Sacré / Profane.

Albrecht Dürer, vers 1503

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Tours. 5 adorations des mages

Cinq adorations des mages au musée des Beaux-arts de Tours.

Diaporama de 26 photos (cartels, peintures dans leur encadrement, détails). Trois autres adorations sur les vitraux de la cathédrale : elles figureront dans ma carte de vœux n°5.

Source Wikipédia. « Le musée est installé dans l’ancien palais des Archevêques de Tours, au pied de la cathédrale Saint-Gatien.

Photo d’août 2017. Cliquer sur les images pour les agrandir

« Le grand corps de logis classique, articulé à son beau jardin, englobe ou complète des éléments de plusieurs édifices présents sur ce site de l’Antiquité jusqu’au XVIIIe siècle : rempart et tour gallo-romains (IVe s.), vestiges de l’église Saint-Gervais-Saint-Protais (IVe-XIIe s.), salle des États, transformée en chapelle au XVIIIe siècle, ancien palais du XVIIe. La cour d’entrée, avec sa porte monumentale formant arc de triomphe, a été aménagée à la veille de la Révolution. Elle accueille en son centre un cèdre bicentenaire classé Arbre Remarquable ».

« Le fonds le plus ancien du musée est constitué de saisies révolutionnaires, provenant en particulier des grandes abbayes de Marmoutier, de Bourgueil et de La Riche, ainsi que de tableaux et des meubles provenant des châteaux de Chanteloup et de Richelieu. Des dépôts de l’État ont enrichi les collections initiales, avec notamment les deux célèbres panneaux de Mantegna« .

« Les primitifs italiens sont particulièrement bien représentés, grâce notamment au legs consenti en 1963 par le peintre et collectionneur Octave Linet « .

A. Naddo Ceccarelli est un peintre italien de l’école siennoise, actif entre 1330 et 1360. Tableaux exposés dans quelques musées européens. Le Christ en homme de pitié ou Ecce Homo, 1347, musée Liechtenstein, Vienne, Vierge à l’Enfant et quatre saints, polyptyque, Pinacothèque nationale de Sienne, L’Annonciation et L’Adoration des mages, 2e quart du XIVe siècle, musée des beaux-arts de Tours, La Crucifixion, milieu du XIVe siècle, Fitzwilliam Museum, Cambridge.

B. Anonyme, Adoration des mages, Flandres, vers 1520-1525.

C. Mechteld Lichtenberg toe Boecop (vers 1520-1598), Adoration des mages avec un groupe de donatrices, huile sur bois.

« C’est l’une des rares peintres hollandais du nord de l’époque dont le nom est connu. On ne sait pas comment elle a appris à peindre, bien qu’il soit possible qu’elle ait été l’apprentie de Jan van Scorel. Œuvres au musée d’Utrecht Pietà avec Mary Magdalene (1546), Adoration du berger (1572). Également, une grande peinture de La Cène sur deux panneaux (1574). La Dernière Cène présente des membres de la famille Boecop comme des apôtres ».

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Lyon. 4 adorations des mages

La création du musée des Beaux-arts de Lyon.

« Sous la Révolution, l’abbaye de Saint-Pierre-les-Nonnains doit à sa proximité avec l’Hôtel de Ville de ne pas être vendue ou détruite. En 1792, le Conseil municipal désigne l’édifice comme lieu de conservation des tableaux, médailles, bronzes et autres monuments des arts.

Le 14 Fructidor an IX (1801), le décret Chaptal instituant des collections de Peintures dans quinze villes de France est l’acte fondateur du musée de Lyon. L’institution répond aussi à des aspirations locales, comme rappeler le prestigieux passé romain de la ville et proposer des modèles à la Fabrique de la soie alors en crise.

A partir de 1803, le Muséum du Louvre envoie 110 tableaux : P.P. Rubens, L’Adoration des Mages (cf. infra), Le Guerchin, La Circoncision, Philippe de Champaigne, L’Invention des reliques de saint Gervais et saint Protais« .

Lyon. Quatre adorations des mages. Diaporama de 20 photos (cartels, peintures dans leur encadrement, détails).

A. L’adoration des mages, Maître au monogramme A.H, 1505-1510, Huile sur toile, Hauteur en cm : 120, Largeur : 70.

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B. L’adoration des mages, attribué à Véronèse (dit Paolo Caliari, 1528-1588).

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Gand. 6 adorations des mages

Six adorations des mages : diaporama de 36 photos (cartels, peintures dans leur encadrement, détails).

Musée des Beaux-arts de Gand (Belgique, MSK Gent).

« C’est un des plus anciens musées de Belgique. Son origine remonte en 1798, à l’époque où Gand est devenue la capitale du département français de l’Escaut, lorsque la France décida de rassembler une collection d’œuvres d’art accessible au public. Il est initialement établi en l’église Saint-Pierre de Gand. 

En 1809, il est transféré dans un bâtiment plus approprié, dans une salle de l’Académie municipale située dans un ancien couvent des Augustins. Plus tard, la ville de Gand tentera vainement de récupérer certaines œuvres importantes emmenées en France, dont certaines se trouvent toujours au Louvre.

C’est en 1898 qu’est prise la décision de construire un nouvel édifice capable d’accueillir les nouvelles œuvres achetées par la ville, le plus souvent aux salons qu’elle organisait. Le nouveau complexe muséal a été dessiné par l’architecte Charles Van Rysselberghe« .

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A. Maître MS, L’adoration des mages, 1506, Huile et feuille d’or sur bois (chêne).

« Le Maître MS est un peintre anonyme hongrois actif durant la première décennie du XVIe siècle. Son monogramme a été retrouvé sur l’un des panneaux du retable de Banskà Štiavnica (Slovaquie). Il a été rapproché de Martin Schwarz, un artiste connu pour avoir travaillé à Cracovie avec le sculpteur germanique Veit Stoss en 1477″.

B. Maître du Wenemaer, Triptyque, Scènes de la vie du Christ, 1475, Huile sur toile: 84 cm x 68,8 cm.

« Le Triptyque de Wenemaer emprunte son nom à l’ancien hospice Wenemaer, situé à la Veerleplein à Gand, où l’œuvre est conservée à l’époque. Fondé en 1323 par Guillaume Wenemaer, un patricien gantois des plus influents, et son épouse Marguerite de Brune, l’hospice soigne et accueille des vieillards indigents. Le triptyque nous fait découvrir des scènes de l’enfance de Jésus. Sur le panneau central on aperçoit L’Adoration des bergers, sur le volet gauche, La Présentation au temple et sur le volet droit L’Adoration des Mages. De par sa palette lumineuse et décorative et son emploi d’or, le triptyque rappelle les miniaturistes gantois de la fin du XVe siècle. Remarquons les attitudes élégantes et l’allongement contre nature des personnages ».

C. Maître du Prélat Mur, L’Adoration des Mages, 15ème siècle, huile sur toile, 124,5 cm x 112,5 cm.

« Le thème de L’Adoration des Mages est emprunté à l’évangile selon saint Matthieu. Leur représentation comme des rois constitue toutefois un développement ultérieur dans la tradition chrétienne s’étant généralisé à partir du 12ème siècle. Les présents offerts par les Rois mages ont une valeur symbolique: l’or représente le royaume du Christ, la myrrhe sa nature humaine et l’encens sa nature divine. Le Maître du Prélat Mur fait partie de l’École Aragonaise. La mise en œuvre d’or et de relief, si caractéristique de la peinture sur bois espagnole ancienne, se limite ici aux vases et à quelques motifs décoratifs vestimentaires ».

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Vœux 2022. Musée, visite virtuelle

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Visite virtuelle d’une vingtaine de Musées des Beaux-arts en France et en Europe

Art sacré, médiéval et moderne. Œuvres choisies pour cette période de Noël et Épiphanie

Vierge allaitant ou allaitante ou au lait,

Adoration des Mages,

Massacre des Innocents,

Fuite ou repos en Égypte,

Retables et vitraux comprenant plusieurs des scènes précédentes.

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1er thème : La Vierge allaitant

La maternité dans l’iconographie mariale. Les Vierges enceintes ou allaitantes dans l’art chrétien, par M. Christian Jouffroy, 34 pages, 2007.

Lille, Caen, Dijon, Metz, Paris le Louvre, Strasbourg, Toul, Tours (musées des Beaux-arts), 11 vierges allaitant, de 2014 à 2021.

Caen. Rogier van der Weyden (1400-1464), La vierge à l’Enfant, musée des Beaux-arts

Dijon, Maître au brocart d’or, seconde moitié du 15ème, Vierge à l’enfant, Musée des Beaux-arts

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Angers, Musée des Beaux-arts, 7 vierges allaitantes, 27 août 2016.

Gand, Musée des Beaux-arts, 4 Vierges allaitant, 23 janvier 2018.

KarlsruheHans Baldung, Vierge / Vénus, 9 février 2020.

Musées divers, La Vierge allaitant, 16 peintures, 21 décembre 2020.

Rome, 6 Vierges allaitantes, 21 décembre 2020.

Catalogne, 4 vierges allaitant, 25 décembre 2020.

Dijon, Musée des Beaux-arts, 4 vierges allaitant, 29 mai 2021.

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