Archives de Catégorie: B. Photos

Tourcoing. SHS et Réalité virtuelle

Suite de la chronique : Lille, Frédérique Vidal en visite à EuraTechnologies. 12 février 2018, Tourcoing (Plaine Images). Frédérique Vidal a inauguré un « dispositif inédit et innovant de réalité virtuelle réalisé dans le cadre du projet Irdive, Innovation et Recherche dans les Environnements Visuels Numériques et Interactifs« .

« IRDIVE est une plateforme technologique en Sciences Humaines et Sociales lauréate de l’appel à projets Équipements d’Excellence 2011 du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA).

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Lille, F. Vidal, Euratechnologies

12 février 2018, Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, est en déplacement pour s’enquérir des innovations en Hauts-de-France, à Lille (Euratechnologies) et à Tourcoing (Equipex Irdive, chronique à suivre). Sans lien avec la visite de la ministre, le 24 janvier 2018, un ami lillois, professeur de géographie-climatologie, me faisait découvrir in situ la reconversion des usines Le Blan Lafont : album de 30 photos.

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1.Du temps du coton, avant Euratechnologies. L’industrie cotonnière aux Bois blancs : de la prospérité à la fermeture des usines, en passant par la crise (Sources : Wikipédia et Euratechnologies). Lire Sociologie de Lille (page de couverture du livre et carte des projets d’aménagement de la métropole : photos).

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Bruges. Beffroi, Stadhuis, Églises

Suite de la chronique : Histoire de Bruges médiévale en Pays-bas. Chronique et 102 photos dédiées aux principaux édifices dont le début de la construction remonte au Moyen Age : le beffroi, l’hôtel de ville (Stadhuis), trois églises, la bourse.

1.Le beffroi (album de 43 photos)

Source Wikipédia. « À l’emplacement de l’actuel beffroi de Bruges se trouvait à l’origine une première construction surmontée d’une tour en bois érigée en 1240. La construction abritait les halles aux laines et aux draps et des entrepôts. La tour avait une fonction plus administrative et servait à l’époque aux magistrats de la ville. Elle comportait une salle de coffres ainsi que les archives de la ville.

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Un incendie détruisit la tour en 1280. Elle fut reconstruite au même emplacement, sur la halle aux draps, à la fin du XIIIe siècle, avec deux hauts soubassements quadrangulaires superposés en brique (photo), et la base des quatre tourelles aux angles avec flèches en pierre au sommet. C’est l’un des plus anciens exemples de l’architecture gothique en brique en Flandre.

Les halles de la ville se sont étendues au cours du XVe siècle et notamment entre 1482 et 1486. On abattit alors la flèche de bois pour construire à la place la saisissante partie supérieure de forme octogonale, en pierre blanche cette fois, puissante et élancée, surmontée d’une délicate couronne ajourée, dans le nouveau style gothique brabançon. Cette adjonction augmenta de plus d’un tiers la hauteur de la partie en maçonnerie de la tour.

Les halles se trouvant sous la tour avaient une fonction commerciale. Elles étaient composées de plusieurs salles où les artisans, avec l’aval de la ville, commercialisaient leurs produits. Au deuxième étage se trouvait une chambre forte (la salle du Trésor) et les archives de la ville.

Avant le XVIe siècle, les cloches du beffroi étaient actionnées manuellement. Le fait de sonner les cloches avait une signification particulière, notamment :

  • l’ouverture et la fermeture des portes de la ville ;
  • une « cloche de travail » qui indiquait le début et la fin du temps de travail. Il était alors interdit de travailler avec une luminosité insuffisante ;
  • une cloche qui annonçait quand il n’était plus permis d’être en rue sans torche ;
  • des cloches festives (par exemple, pendant la procession du Saint-Sang).

Après l’incendie de 1741 le carillon fut équipé de 47 cloches, fondues par Joris Dumery, pour un total de 27,5 tonnes. Elles sont encore utilisées actuellement ».

2. Le Stadhuis sur la place centrale (album de 21 photos)

Source Visiter Bruges. « L’Hôtel de Ville (1376-1420) compte parmi les plus anciens des Pays-Bas. C’est d’ici que la ville est administrée depuis plus de 600 ans.

Après l’assassinat de Charles le Bon (1127), Bruges reçoit une charte de Ville, ce qui confère plus d’indépendance à sa politique et lui donne ses propres échevins. En 1376, l’on entame la construction sur le Burg d’une Schepenhuis (maison des Échevins). Sa construction va durer des siècles; l’on est aussi constamment confronté à un manque de place… Lors de la restauration de la façade en 1959, les statues se révèlent de piètre qualité et sont retirées. Jusqu’en 1989, Bruges se chamaille pour savoir comment remplir les niches vides. Finalement, la Ville demande à des sculpteurs de remettre en honneur la conception initiale, avec des personnages bibliques et des souverains laïques ».

3. Promenade dans la ville (album de 38 photos pour les points 3, 4, 5 et 6 de cette chronique)

Maisons de briques, couleur ocre ou rouge. « Le pignon à gradins ou pignon à échelons est un pignon ornemental constitué de gradins montants sur ses deux pentes, qui orne souvent le dessus des édifices de l’architecture gothique et Renaissance en Europe du Nord, en particulier dans les contrées germaniques, flamandes et néerlandaises, et scandinaves ».

4. La Basilique du Saint-Sang

Source Bruges Tourisme. « Le bâtiment ne ressemble pas à un édifice religieux car il est ne dispose pas de clocher et est de taille modeste.

Depuis le 12ème siècle se tient une chapelle initialement dédiée à Saint-Basile. Au retour de croisades en 1147, Léonius de Furnes abbé et aumônier du comte de Flandre Thierry d’Alsace rapporte de Jérusalem la relique du Saint-Sang. Il garde la relique avec lui en permanence puis en 1150, il dépose le précieux chargement dans l’église.

La façade, de couleur gris foncé rehaussé par des sculptures dorées, conjugue à la fois le style gothique et le style renaissance. Sur cette façade, une sculpture de Thierry d’Alsace avec en médaillon la femme qu’il épousa durant la croisade, Sibylle d’Anjou. cette scène est complétée par sept autres sculptures de bronze doré représentant Philippe d’Alsace ou encore Isabelle et Marie de Bourgogne ».

5. La Cathédrale Saint-Sauveur

Source Wikipédia. « Bâtie au Xe siècle, la cathédrale est la plus ancienne église de Bruges. Imposant édifice gothique, en brique, elle est flanquée d’une tour haute de 79 mètres, dont le couronnement a été achevé entre 1846 et 1849 en néoroman par un architecte anglais… En 1478, les chevaliers de la Toison d’or se réunissent dans l’église saint-Sauveur après la mort de Charles le Téméraire, pour élire son successeur ».

6. L’Église Notre-Dame

Source Wikipédia. « La construction de l’actuelle église Notre-Dame (Vrouwekerk) commence au XIIIe siècle sur l’emplacement d’une église romane, au cœur historique de la ville de Bruges. Son architecture est composite, trois styles gothiques successifs peuvent y être distingués.

C’est entre 1270 et 1340 que la partie la plus importante et massive de la haute tour est construite, en brique jaune (la couleur originelle de la brique est désormais visible depuis une récente restauration). Cette tour est typiquement flamande et représente un modèle pour de nombreux clochers des régions côtières de la Flandre. Ici elle est placée sur la nef collatérale nord.

Vers le milieu du XVe siècle une flèche de 54 mètres de haut en brique rouge et pierre blanche est ajoutée à l’édifice, portant la hauteur totale de la tour de 115,5 mètres, ce qui en fait l’une des plus hautes constructions en brique du monde ».

7. La Bourse

Source Universalis. « La création de la Bourse, en 1409, marque toutefois un tournant important, dans la mesure où elle initie le déplacement vers le nord de l’Europe des activités financières qui s’épanouiront ensuite sur les places d’Anvers, d’Amsterdam et de Londres. Le mot bourse viendrait d’ailleurs du nom de la famille van der Bourse (ou van den Burse), propriétaire d’un bâtiment dans la ville, près duquel ou dans lequel se tenaient les premières réunions d’échanges financiers.

La ville de Bruges disposait d’atouts précieux pour s’imposer comme le premier siège des investisseurs européens, à commencer par la renommée de ses foires, puis son port qui bénéficiait de l’essor du transport maritime. Mais également le climat de tolérance et de liberté offert aux marchands de toute nationalité et de toute religion ».

Pour aller plus loin : 199 chroniques du blog sur l’Art médiéval.

Site Aparences. Les villes d’art du duché de Bourgogne. Bruges, foyer des Arts.

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J-F. Millet et la photographie

3ème chronique sur Jean-François Millet. Portraits croisés, Millet et la photographie, exposition en cours dans la Maison natale du peintre (Gréville, Manche), jusqu’au 15 novembre 2018. Album de 15 photos

Un ouvrage de Luc Desmarquest-Ardi est à l’origine de l’exposition. « Jean-François Millet n’est pas connu pour s’être intéressé à la photographie. Cependant sa correspondance révèle de nombreuses lettres où il en est question ».

« Le peintre normand a 19 ans lors de la divulgation de l’héliographie. Les développements techniques se multiplient au cours de sa vie alors que l’artiste en perçoit finement la nature et les enjeux. Millet n’a jamais pratiqué la photographie, mais on découvre, à travers ses échanges épistolaires, qu’il collectionne des tirages mais aussi qu’il intègre la reproduction photographique dans la stratégie de diffusion de son œœuvre ».

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Jean-François Millet, 30 ans en 1844

Deux chroniques sur Jean-François Millet (1814-1875) : Millet, 30 ans en 1844, Millet et le travail paysan (à venir).

Biographie. Sources des citations : se référer à la note finale. 1. Maison natale à Gréville, Manche (album de 15 photos). 2. Exposition du Musée des Beaux-arts de Lille (album de 37 photos).

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1814. Naissance de Jean-François Millet à Gréville, au hameau de Gruchy. Il est le premier enfant de Jean-Louis Nicolas et de Aimée-Henriette Henry, qui possèdent et cultivent une terre d’un peu moins de cinq hectares. Un grand-oncle prêtre et une grand-mère fort pieuse vivent au foyer où règne une atmosphère d’austérité et de rigorisme moral. Le fils aîné va mordre au latin, et un vicaire lui fera aimer Virgile.

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Michaelis, une seconde mort

Adolf Michaelis (1835-1910), fondateur du musée éponyme de l’université de Strasbourg, est une des personnalités universitaires mises en valeur dans l’exposition Laboratoire d’Europe, Strasbourg 1880-1930 (863 photos). Il fait l’objet d’un film au MAMCS.

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J’en rendu compte de ce film dans ma chronique du 25 octobre 2017 : biographie et album de 35 photos

Adolf Michealis est enterré au cimetière Saint-Louis de la Robertsau. La stèle de la tombe, à peine lisible, ne comprend que son nom et ses dates de naissance et de mort. Elle a fait l’objet d’un entretien récent. Par qui ?

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Paul Klee, 30 ans en 1909

Dans la série Elles/ils ont eu 30 ans en… Paul Klee : né en 1879, 30 ans en 1909, mort en 1940. Fondation Beyeler. Klee, La dimension abstraite (jusqu’au 21 janvier 2018). Album de 58 photos : les œuvres de 1912 à 1918.

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Notices de salles, mises à disposition de la Fondation pour focaliser l’attention sur certaines œuvres lors de la visite de l’expo. De 1879 à 1912, la plupart des citations concernant la biographie de l’artiste sont extraites de la présentation dans le hall de la Fondation.

1879. Paul Klee naît le 18 décembre à Münchenbuchsee, près de Berne. Il est le second enfant de Hans (1849-1940), de nationalité allemande, et d’Ida Klee (1855-1921), née Frick. Sa sœur Mathilde (1876-1953) est de trois ans son aînée. Son père est professeur de musique à l’école cantonale de formation des instituteurs de Hofwil, sa mère est cantatrice.

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Sculpteur grès. Sculpteur bois

Jean-Désiré Ringel d’Illzach (1847-1916) et François-Rupert Carabin (1862-1932)  Album de 15 photos, prises au Musée d’Art Moderne et Contemporain, dans le cadre de l’ensemble exceptionnel d’expositions, Laboratoire d’Europe, Strasbourg 1880-1930.

1.Jean-Désiré Ringel d’Illzach (1847-1916). Source des citations ci-dessous : Les Amis du Cercle Saint-Léonard

« Ringel d’Illzach est dessinateur, sculpteur, céramiste et médailleur. Fils d’un pasteur protestant et archéologue, Jean Ringel, pionnier de la recherche archéologique en Alsace Bossue… En 1870, il s’installe à Strasbourg où la guerre franco-allemande le surprend. Engagé volontaire dans l’armée, il en revient officier mais le bras gelé, ce qui l’handicape fortement. Il travaille alors des matériaux légers comme le verre, la terre cuite, l’émail, la cire et le cuivre. Ses expérimentations sur les métaux et les matières vitrifiables aboutissent à des résultats étonnants…

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Denise Naville, 30 ans en 1926

Denise Naville (1896-1969). Album de 28 photos, prises au Musée d’Art Moderne et Contemporain, dans le cadre de l’ensemble exceptionnel d’expositions, Laboratoire d’Europe, Strasbourg 1880-1930.

« Figure dominée comme épouse, traductrice militante ou encore brillante égérie, c’est le lot alors des femmes en Alsace comme ailleurs. Comme le souligne Isabelle Kalinowsky dans un ouvrage consacré à Pierre Naville, Denise incarne de façon exemplaire la contradiction entre la possession d’un fort capital savant, propriété encore improbable pour une femme, et l’occupation d’une position socialement très dominée, assortie d’une image confuse mais persistante d’une femme légère dont la stabilité de son statut d’épouse ne suffit pas à l’affranchir » (Jean-Claude Richez, cf. bibliographie et sources des citations en fin de chronique).

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En langage contemporain, une offre d’emploi correspondant à cette description pourrait être : Recherche Secrétaire de direction (H/F) ou ingénieur d’études, bac+5, bilingue (traduction d’allemand en français de textes politiques ou philosophiques).

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René Schickele, 30 ans en 1913

Un projet culturel d’exception : Laboratoire d’Europe, Strasbourg 1880-1930 (jusqu’au 28 février 2018). Dans le cadre de cet ensemble d’expositions, à voir au Musée d’Art Moderne et Contemporain l’espace consacré à René Schickele. C’est un romancier, essayiste, poète alsacien de langue allemande, et journaliste, né à Obernai (Bas-Rhin) en 1883. Son projet : « la vocation médiatrice de l’Alsace entre la France et l’Allemagne ».

Album de 33 photos. Source des citations à la base de cette chronique : cf. la note finale.

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1901 (18 ans). Le père de René Schickele est issu d’une famille de viticulteurs de Mutzig. Sa mère, francophone, est originaire du Territoire de Belfort. En même temps qu’il poursuit des études d’histoire de la littérature, de sciences et de philosophie, à Strasbourg, Munich, Paris et Berlin, avec quelques amis, il fonde à Strasbourg la revue d’avant-garde Der Stürmer  (l’assaillant).

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