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7 fuites en Égypte à Rome

Sept fuites en Égypte ou Repos pendant la fuite en Égypte exposés à Rome dans le Palazzo Doria Pamphilj ou dans le Musée National Barberini-Corsini. Diaporama de 25 photos (mai 2017).

Chroniques antérieures sur le même sujet : 15 fuites en Égypte en Alsace, 7 fuites en Égypte en Catalogne

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1.Rome, Palazzo Doria Pamphilj, deux visions de la Fuite en Égypte (source Blog BlueLion).

« Deux tableaux ont particulièrement retenu notre attention. Il s’agit de ceux du Carrache et de Caravage, traitant à quelques années près la même thématique, celle religieuse et biblique de la Fuite en Égypte.

Annibale Carracci (1560-1609), Paysage avec la Fuite en Égypte, vers 1604.

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C’est après avoir admiré les fresques du Palais Farnèse peintes par Annibale Carracci, ou Carrache, que le Cardinal Pietro Aldobrandini commanda au célèbre peintre une œuvre afin de décorer sa chapelle privée. La Fuite en Égypte fera ainsi partie d’une série de six tableaux illustrant les épisodes marquants de la vie de la Vierge…

Dans cette œuvre, Carracci prend comme prétexte l’épisode biblique de la Fuite en Égypte pour établir l’un de ses plus beaux paysages. La masse imposante de la muraille d’une petite ville avec sa cascade attire le regard du spectateur… Au premier plan, les personnages de la Sainte famille sont montrés sans emphase. Ils ne se distinguent quasiment pas du batelier qui les a aidés à traverser la rivière, ni du pasteur sur la colline à l’arrière. Le peintre se concentre en effet sur ce qu’il affectionne le plus : la représentation du paysage.

La construction sur différents plans avec des diagonales reliées et des dégradés de couleurs pour marquer la perspective aérienne, sans point de fuite précis, donne un rythme au tableau et nous incite à admirer l’horizon. La rivière offre quant à elle un plan horizontal et son affluent s’impose comme un prétexte pour conduire notre regard vers le point central du tableau, la cascade adossée à la ville. Seuls les chameaux, visibles en arrière plan à gauche de la ville, nous rappellent que la scène de l’œuvre est censée se situer en Égypte »…

2. Caravaggio (Le Caravage), Repos durant la Fuite en Égypte, vers 1595

« Ce magnifique tableau, peint durant sa jeunesse (vers 1595-1596) fut destiné, pour son sujet et la liberté d’expression artistique qui le caractérise, à une demeure privée plutôt qu’à une Église. Propriété de l’une des descendants du Cardinal Vittrici, il fut acquis vers 1650 par Camillo Pamphilj et placé tout d’abord dans sa villa du Bel Respiro, avant d’intégrer la galerie du palais Pamphilj.

La différence avec l’œuvre de Carracci est saisissante. Alors que ce dernier construit un paysage et une nature idéalisée à travers l’épisode biblique, Le Caravage se concentre sur la représentation des personnages qui occupent tout l’espace du tableau et laisse peu de place à la nature.

Pour accentuer ce choix, le peintre a même opté pour une disposition de ses personnages à la fois audacieuse et inusuelle pour l’époque. L’Ange, jouant au violon, est en effet représenté de dos et scinde le tableau en deux pans distincts. Nu, il est lumineux et le voile blanc qui l’entoure accroche le regard tout en contrastant avec les couleurs sombres de ses ailes.

D’un côté, Joseph représenté sous les traits d’un humble homme du peuple, avec la peau brune, le visage marqué par l’âge, regarde admiratif l’Ange. Il porte dans ses mains une partition, dont les portées, parfaitement lisibles, sont celles d’un motet composé en 1519 par le compositeur flamand Noël Bauldewjin et inspiré du Chant des Cantiques. Un âne se tient derrière lui.

À droite de l’Ange, Marie, assise et endormie, tient dans ses bras l’enfant Jésus. Son visage est le portrait d’un modèle qui avait déjà posé pour Le Caravage. Avec sa peau claire et sa coiffure recherchée, elle contraste avec le personnage de Joseph.

Représentés au second plan, Marie et Joseph semblent se fondre dans le paysage automnal. Les couleurs de leurs vêtements, le rouge, le gris et l’ocre, rappellent celles de la nature qui les entoure ».

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7 massacres des Innocents

Le massacre des Innocents est un épisode relaté dans l’Évangile selon Matthieu, chapitre 2, versets 16-18 : alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléem et dans tout son territoire, selon la date dont il s’était soigneusement enquis auprès des mages. Alors s’accomplit ce qui avait été annoncé par le prophète Jérémie : Ainsi parle l’Éternel : On entend des cris à Rama, des lamentations, des larmes amères ; Rachel pleure ses enfants ; elle refuse d’être consolée sur ses enfants, car ils ne sont plus.

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L’ensemble des Églises honore les Innocents comme martyrs au cours du Jour des Saints Innocents ; cet événement est fêté le 28 décembre en Occident.

Sept représentations du Massacre des Innocents : sculptures en bas relief, peintures, vitraux. Diaporama de 40 photos.

  • Édith Parmentier, Le massacre des Innocents, une construction mémorielle, Ékklèsia. Approches croisées d’histoire politique et religieuse, 104 | 2017, pp. 225-240.
  • « Le massacre des Innocents fixe la date de naissance de Jésus et donne le point de départ des persécutions. Cependant, l’évangile de Matthieu est le seul texte à évoquer cet événement qui joue un rôle fonctionnel dans la littérature chrétienne. Ni les autres évangélistes, ni l’historien juif Flavius Josèphe, qui partagent la même réprobation des crimes d’Hérode, n’en disent mot. Le seul témoignage qui pourrait l’attester indirectement est une plaisanterie d’Auguste, déclarant que mieux valait être le porc d’Hérode que son fils. Connue par l’anthologie tardive de Macrobe, ce bon mot doit son succès, dans le contexte culturel des calembours gréco-romains en vogue à la cour impériale, à la contamination entre un lieu commun pamphlétaire sur l’infanticide et une plaisanterie anti-juive sur l’abstinence du porc. L’amalgame chrétien entre les enfants de Bethléem et les fils d’Hérode n’est pas dû à Auguste, c’est une addition introduite a posteriori et popularisée par la mémoire collective ».

1.Chronique du 8 juillet 2018 : Antigny. Fresques (15ème siècle), .

Antigny (Vienne), Vallée de la Gartempe, Peintures de la Chapelle Sainte-Catherine de l’église paroissiale Notre-Dame, 15ème siècle. Diaporama de 12 photos

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« Dans la chapelle seigneuriale, adossée au sud du chœur de l’église Notre-Dame, sont représentés des cycles picturaux dédiés à l’Enfance et à la Passion du Christ et à la Résurrection. Ces thèmes avaient déjà été peints au 14ème siècle dans la nef de l’église ».

2. Strasbourg, Cathédrale Notre-Dame. Tympan du portail nord de la façade occidentale. Source : Centre régional de documentation pédagogique d’Alsace. Le tympan relate des scènes de l’enfance du Christ. L’action décrite par les trois registres se déroule de bas en haut et de gauche à droite. Au niveau inférieur sont représentés les rois mages rendant visite à Hérode puis la scène de l’Adoration. Au second registre sont représentés le massacre des Innocents – le roi Hérode apparaît au milieu de la scène du massacre qu’il a ordonné – et la fuite en Égypte.

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Noël Rome, 6 Vierges allaitant

Six Vierges allaitant, Musées de Rome : Doria Pamphilj (page 1 de la chronique), Écuries du Quirinal (page 2), Palazzo Barberini Corsini (page 3).

Diaporama de 23 photos. Autres chroniques sur les Vierges allaitant : Noël. 16 Vierges allaitant, Noël Catalogne. 4 Vierges allaitant

1.Doria-Pamphilj (source Wikipédia). » La Galerie est un musée privé appartenant à la famille Doria Pamphilj Landi. En 1647, Olimpia Aldobrandini, veuve de Paolo Borghèse, épouse le prince Camillo Pamphilj, neveu du pape Innocent X et lui apporte l’actuel palais, qui fait toujours partie du patrimoine Pamphilj au XXIe siècle ».

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« Le palais a été conçu presque depuis le début pour permettre l’exposition des collections au public. L’aménagement actuel des tableaux est issu d’un plan d’accrochage du XVIIIe siècle retrouvé dans les archives de la famille.

Les collections sont présentées suivant le mode de présentation en vigueur au XVIIIe siècle : plusieurs tableaux sont superposés sur 2, 3, 4 voire 5 niveaux, dans de longues galeries souvent plus étroites que les espaces muséographiques modernes. Il n’y a pas de cartels, sauf (rare) exception ».

Scipione Pulzone (1544-1598), »dit aussi il Gaetano, est un peintre italien actif à Rome de la fin du maniériste, disciple de Jacopino del Conte. Il est surtout connu pour ses portraits en particulier de la famille Farnèse. À partir de 1570, ses sujets sont religieux directement liés à la Contre-Réforme« .

La Vierge allaitant

Fuite en Égypte. La Vierge allaitant durant un moment de repos

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Colmar Unterlinden. 6 Rois mages

Biographie résumée de Martin Schongauer. Chronique du blog du 26 juin 2017, Martin Schongauer, 30 ans vers 1480.

Martin Schongauer, sculpté par Auguste Bartholdi, cloître du Musée Unterlinden, Grès des Vosges, entre 1858 et 1863

Colmar, Musée d’Unterlinden. Six adorations des mages, dont deux de Martin Schongauer ; trois peintures et trois bas-reliefs sur bois poly-chromé.

1.Martin Schongauer, Adoration des mages, 1470-1475, gravure au burin sur cuivre.

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Source : encyclopédie BSE éditions. « Schongauer pratique la gravure sur bois et sur cuivre et en fait une branche majeure de l’art : il devient le plus grand graveur de la seconde moitié du 15ème au nord des Alpes et exerce une énorme influence dans tout l’Empire, particulièrement sur Dürer. On possède aujourd’hui 116 de ses gravures, signées MS et une centaine de dessins : vie de la Vierge, passion du Christ, parabole des vierges folles.

Adoration des mages. L’artiste s’inspire ici du retable de Sainte Columba de Rogier van der Weyden (Munich, Alte Pinakothek) mais y introduit sa propre manière. Les modèles pour l’écurie ruinée et la figure centrale du roi sont en particulier facilement identifiables. La scène est très concentrée, comme celle de van der Weyden, mais plus naturaliste et moderne dans son développement spatial. Différentes couleurs et textures, comme la robe longue du velours du roi le plus âgé, sont très bien suggérées dans la gravure ».

2. Martin Schongauer, Adoration des rois, vers 1480. Panneau de l’autel de l’église des Dominicains de Colmar, aujourd’hui au Musée Unterlinden.

Source : Blog Itinéraire iconographique. « Retable fermé : 1er panneau : Chasse mystique, Visitation, Nativité ; 2e panneau : Adoration des Mages, Présentation au Temple, Jésus parmi les docteurs, Couronnement de la Vierge.

Les rois mages… des descendants des fils de Noé… ?

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Strasbourg. 13 Adorations des Mages

Selon l’évangile de Mathieu, des mages (astronomes) se présentent devant Hérode, en Judée, à la recherche d’un nouveau-né dont une étoile leur a indiqué la naissance et le destin royal. Hérode les dépêche à la recherche de l’enfant. Suivant l’étoile, les mages arrivent près de Jésus qu’ils adorent et auquel ils offrent l’or, l’encens et la myrrhe. Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner vers Hérode, ils regagnent leur pays par un autre chemin (2, 12) Source Wikipédia : Adoration des mages

Source Wikipédia : Rois mages. « Ayant appris la naissance de Jésus, les rois mages viennent de l’Orient guidés par une étoile pour rendre hommage au Roi des Juifs et lui apporter à Bethléem des présents d’une grande richesse symbolique : or, myrrhe et encens.

Le texte évangélique ne mentionne pas leur nombre, pas plus que leurs noms et ne les qualifie pas de rois. L’idée de leur origine royale apparaît chez Tertullien au début du IIIe siècle et celle de leur nombre est évoquée un peu plus tard par Origène. Certaines traditions chrétiennes, dont témoigne pour la première fois vers le VIIIe siècle l’Excerpta Latina Barbari, les popularisent sous les noms de Melchior, Gaspard et Balthazar.

  • Melchior, appelé le roi de Perse, est souvent représenté à genou comme un homme âgé, aux cheveux blanchis et à la barbe longue. Il apporte l’or qui est le symbole du caractère royal de Jésus.
  • Gaspard est originaire de l’Inde. C’est le plus jeune des rois mages. Il apporte l’encens représentant l’offrande faite à un Dieu.
  • Balthazar est le roi mage dont la peau est de couleur noire. Il vient d’Afrique et amène avec lui la myrrhe qui est une résine parfumée. Elle représente l’aspect mortel de Jésus ».

J’ai photographié, depuis 2015, une petite centaine de scènes de rois mages, soit plusieurs centaines de photos.

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Strasbourg arrive en tête dans ma collection. Diversité des lieux (Cathédrale, Œuvre Notre-Dame, Beaux-arts) et des supports (peintures sur bois ou sur toile, bois sculptés et peints, vitraux, sculptures en pierre, tapisseries). Trois diaporamas (un par lieu) et 75 photos. Une Chronique en 4 pages.

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Noël. 16 Vierges allaitant

Visites virtuelles de Musées. Photos d’œuvres en rapport au calendrier chrétien en cours : de Noël à l’Épiphanie. A noter : je n’ai jamais photographié l’adoration des Bergers, qui a suivi la naissance de Jésus.

  • la Vierge allaitant ou allaitante,
  • l’adoration des Mages,
  • le massacre des Innocents,
  • la fuite ou le repos en Égypte.

Liste des Musées. Ceux du Rhin supérieur : Œuvre Notre-Dame de Strasbourg, Beaux-arts de Strasbourg, Unterlinden de Colmar, Beaux-arts de Karlsruhe, Chapelle Saint-Jean de Schwäbisch Hall, Augustinermuseum de Fribourg-en-Brisgau, musée Historique de Bâle. Autres musées : Beaux-arts d’Angers, de Dijon, de Lille.

Chronique du jour : La Vierge allaitant (16 peintures). Pour en savoir plus. La maternité dans l’iconographie mariale. Les Vierges enceintes ou allaitantes dans l’art chrétien, par M. Christian Jouffroy, 34 pages, 2007. Les 3 autres épisodes de la 1ère année de la vie de Jésus : avant le 6 janvier 2021.

Musée des Beaux-Arts Strasbourg. Jan Provost, né à Mons vers 1465 et mort à Bruges en 1529.

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Ci-dessous plusieurs tableaux présentés à l’exposition de Karlsruhe sur Hans Baldung Grien (2019). Chronique du blog du 9 février 2020 : Baldung. Vierge / Vénus

Hans Baldung Grien,Vierge à l’Enfant (Vierge aux pierres précieuses), 1530, Panneau de tilleul, Nuremberg, Germanisches Nationelmuseum.

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Hans Baldung Grien.Vierge à l’enfant et aux perroquets, 1533, Panneau de tilleul, Nuremberg, Germanisches Nationelmuseum.

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« Baldung renouvelle ici le motif traditionnel de la Mère de Dieu allaitant : pour le public cultivé, la beauté immaculée de la Vierge Marie n’évoquait sans doute pas seulement la grâce intérieure de la Sainte Vierge, mais aussi les charmes physiques de Vénus, déesse antique de l’amour ».

Vierge aux raisins, vers 1539-1540, Panneau de tilleul, Berlin, Gemäldegalerie, Staatliche Museen

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1711. Cathédrale de St-Dié, façade

« L’origine de l’église de Saint-Dié remonte à Déodat, moine irlandais qui fonda au VIIe siècle la cité qui porte encore son nom. D’abord église abbatiale, elle devint la collégiale d’un chapitre de chanoines séculiers.

René II la considérait comme la quatrième cathédrale de son duché, après celles des Trois-Évêchés lorrains, Metz, Toul et Verdun. En 1777 l’église fut élevée au rang de cathédrale lorsque le pape Pie VI octroya la bulle d’érection de l’évêché de Saint-Dié.

Photos de Pierre Dubois, octobre 2020. Cliquer sur les images pour les agrandir

Plusieurs fois incendiée au cours de son histoire, la cathédrale fut dynamitée par les Allemands en novembre 1944 et perdit l’ensemble de sa voûte ». Photos des immeubles sinistrés : vidéo de 2’47.

« Reconstruite à l’identique, elle reçut un nouveau mobilier et fut à nouveau consacrée en 1974 ».

Intérieur et extérieur de la cathédrale : diaporama de 24 photos

  • Sources. Extraits de l’article de Wikipédia et photos inédites d’octobre 2020.
  • Visite guidée (office du tourisme) : vidéo de 8’15
  • page 1 de la chronique : extérieur de la cathédrale
  • page 2 : intérieur de la cathédrale (dont vitraux)
  • page 3 : cloître de la cathédrale et église romane Notre-Dame de Galilée accolée au cloître.

« La façade fut élevée de 1711 à 1714 par l’Italien Giovan Betto, qui participa par ailleurs à la construction de plusieurs églises lorraines (dont la cathédrale de Nancy).

La façade, sans les tours, possède des proportions palladiennes et son modèle le plus rapprochant est la basilique palladienne San Giorgio Maggiore à Venise.

Photo de Pierre Dubois, août 2015

Sobre et massive, de style classique, la façade est rythmée par un avant-corps encadré de quatre colonnes doubles supportant un fronton triangulaire. Deux tours surmontées de bulbes complètent l’ensemble.

La nef romane, élevée après le second des trois incendies qui ravagèrent l’édifice (1065, 1155 et 1554), possède un style caractéristique de la Lorraine du Sud. Elle est animée d’un décor de cordons et d’entrelacs. Les chapiteaux romans de la deuxième moitié du XIIe siècle ont été prodigieusement épargnés après le dynamitage criminel par les nazis fin novembre 1944.

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1757-1780. Soufflot, le Panthéon

« Prévu à l’origine, au XVIIIe siècle, pour être une église qui abriterait la châsse de sainte Geneviève, le Panthéon a depuis la Révolution française vocation à honorer de grands personnages ayant marqué l’Histoire de France. Les premiers à y être transférés en grande pompe furent Mirabeau, suivi de Voltaire et de Jean-Jacques Rousseau ».

Le Panthéon. Photos de Pierre Dubois, mars 2009. Cliquer sur les images pour les agrandir

Diaporama de 15 photos : le Panthéon, l’Église Sainte-Geneviève.

Architecture du monument (extraits de l’article de Wikipédia)

« Le Panthéon est un bâtiment long de 110 m et large de 84 m. La façade principale est décorée d’un portique aux colonnes corinthiennes, surmonté d’un fronton triangulaire réalisé par David d’Angers. Ce fronton représente la Patrie (au centre) donnant la Liberté et protégeant à sa droite les Sciences.

Le projet architectural de Jacques-Germain Soufflot est une église à dôme, en forme de croix grecque, c’est-à-dire avec quatre branches courtes, égales en longueur et en largeur.

L’édifice est couronné par un dôme haut de 83 mètres, coiffé d’un lanterneau.

La plupart des pierres viennent des carrières du Bassin parisien. Les parties inférieures, jusqu’à neuf pieds de hauteur, viennent des carrières d’Arcueil et sont constituées de banc franc réputé comme le cliquart pour sa finesse et la dureté de son grain ».

Historique du chantier (extraits de l’article de Wikipédia)

1744. « Alors qu’il se trouve à Metz souffrant d’une grave maladie, Louis XV fait le vœu, s’il survit, de faire ériger une église dédiée à sainte Geneviève. Rétabli, et de retour à Paris, il charge le marquis de Marigny, directeur général des bâtiments, d’édifier le monument en lieu et place de l’ancienne abbaye Sainte-Geneviève, alors en ruine.

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1774 Paris. Soufflot, École de droit

Soufflot, architecte de l’École de droit de Paris, construite de 1771 à 1773, ouverte en 1774 et inaugurée en 1783.

Faculté de droit. Photos de Pierre Dubois, mars 2009. Cliquer sur les images pour les agrandir

Source 1. Wikipédia

Avec l’Édit de Saint-Germain d’avril 1679, rétablissant l’enseignement du droit romain à Paris (interdit depuis la décrétale Super Specula d’Honorius III), la faculté s’intitula Faculté de droit civil et canonique.

La Faculté de Décret de Paris, renommée Faculté des Droits, avait été logée, à titre provisoire, dans le Collège Royal. Cet arrangement dura près d’un siècle.

1753. Louis XV, par lettres patentes du 16 novembre, ordonne la construction, au sommet de la montagne Sainte-Geneviève, d’un édifice convenable et suffisant pour accueillir les étudiants en droit et leurs professeurs.

L’honneur en échut à Jacques-Germain Soufflot, architecte et contrôleur des bâtiments du Roi. Lire aussi sur ce blog : Soufflot, 30 ans en 1743. A 28 ans, au retour de son séjour en Italie, Jacques-Germain Soufflot est choisi comme architecte pour reconstruire l’Hôtel-Dieu de Lyon.

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Mobiliers par Le Corbusier, Prouvé

Saint-Dié-des-Vosges, exposition Le Corbusier / Jean Prouvé, proches à distance, prolongée jusqu’au 3 janvier 2021 inclus. 7ème chronique dédiée à une visite virtuelle dédiée aux mobiliers : chaises, fauteuils, chaises longues, tabourets, bureaux…

  • Le Corbusier (page 1 de la chronique)
  • Jean Prouvé (page 2)
  • Charlotte Perriand (page 3)

Diaporama de 40 photos

Le Corbusier, Pierre Jeanneret, Charlotte Perriand, Fauteuil B 301, 1928-1929 (expo Saint-Dié)

Le Corbusier (1887-1965). Fauteuil à dossier basculant avec structure en acier chromé brillant ou laqué noir opaque.

Source des extraits ci-dessous : Authentics Design

« L’un des plus célèbres et des plus emblématiques meubles de Le Corbusier, la chaise LC1 Cassina est une ode à la pureté et au design. Inspirée de la chaise coloniale utilisée par les officiers au XIXe siècle dans l’Empire britannique, la chaise voit le jour en 1928 et est dévoilée en 1929 au Salon d’Automne. De son origine, elle garde une simplicité et une élégance qui lui permettent de s’intégrer dans toutes les décorations.

Ce fauteuil à dossier basculant fait appel à plusieurs thématiques chères à Le Corbusier : simplicité des traits, fonctionnalité recherchée, dynamisme par l’immobilité et un design novateur, allant à l’inverse des normes de l’époque.

Il est composé d’une structure en tubes d’acier chromé qui constituent une structure résolument ouverte. Seul élément fermé, les accoudoirs prennent la forme de bandes de cuirs enroulées autour des tubes d’acier : le mariage des formes et des matières.

Il n’est pas qu’une œuvre d’art, c’est avant tout une véritable déclaration d’amour à la fonctionnalité. Structure de l’assise et du dossier assurent ainsi un confort de tous les instants sans pour autant sacrifier aux lignes de l’ensemble. Le dossier quant à lui bascule et permet de rester confortablement assis dans toutes les positions ».

Pour aller plus loin : autres photos du fauteuil à dossier basculant.

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