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Quiz. 8 peintures françaises 18ème

Huit peintures françaises du 18ème siècle, Musée des Beaux-Arts de Strasbourg. Elles sont rangées par ordre chronologique.

Quiz. Numéroter les réponses de 1 à 8, et découvrir le bonus en position 9. Les réponses : album de 21 photos.

  • nom du peintre ?
  • titre de la toile ?
  • date ? Première, deuxième ou troisième partie du siècle ?

Pour aller plus loin : la peinture française du 18ème siècle

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Dürrenmatt. La Satire angoissante

Friedrich Dürrenmatt, La satire dessinée. Strasbourg, Musée Tomi Ungerer, exposition du 3 juillet au 31 octobre 2020.

Autoportrait (sans date)

Une exposition d’une actualité troublante. Je l’aurais intitulée, pour ma part et en pensant à la pandémie Covid-19, Dürrenmatt. La Satire angoissante.

Album de 28 photos (3 juillet 2020).

Les dessins de Friedrich Dürrenmatt sur les dérives du pouvoir donnent froid dans le dos.

De même, dans un livre pour les enfants, La patrie dans l’affiche, illustre l’épidémie de typhus qui a contaminé en 1963 la célèbre station de Zermatt, et que les autorités ont voulu dissimuler. A travers ce fait d’actualité, il se livre à une critique acerbe de la société suisse.

Dans le même livre pour enfants, des dessins féroces contre les enseignants suisses, Devenez enseignants.

Biographie. « Friedrich Dürrenmatt, fils de pasteur, naît en 1921 à Konolfingen dans l’Emmental et décède à Neuchâtel en 1990, où il a vécu 38 ans. Il a avant tout acquis une notoriété internationale avec ses pièces de théâtre, Les fous de Dieu (1947), La Visite de la Vieille Dame (1956) et Les Physiciens (1962), ainsi qu’à travers les adaptations cinématographiques de ses romans policiers tels que Le Juge et son Bourreau (1952) ou La Promesse (1958). Ses essais philosophiques et son œuvre tardive autobiographique, de même que son œuvre picturale, sont moins connus ».

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Reims. Trésors du Palais du Tau

Visite du Palais du Tau, le samedi 27 juin 2020 : les trésors de la monarchie, sculptures, peintures, tapisseries, orfèvreries, habits liturgiques… Mais visite en situation de semi-confinement : pas plus de 20 personnes simultanément dans le musée (en fait beaucoup plus) ; des salles fermées ; port du masque obligatoire ; trajet fléché au sol, encadré par des cordes formant un couloir continu, plutôt étroit ; impossibilité de lire les cartouches disposés près des œuvres : ils sont trop éloignés des yeux ; les notices écrites, disponibles d’habitude dans les salles ouvertes, ont été rangées dans les tiroirs. Peur de la contagion. Le coronavirus est toujours là. Et là pour longtemps.

Trésors (tapisseries et peintures en particulier) livrés sans explications. Au final, une visite frustrante. Se documenter sur la toile devient indispensable. Problème: les sites consultés sont quelquefois bien touffus.

  • présentation du musée : vidéo de 2’35
  • album de 32 photos. Trésors du Palais : tapisseries, portraits de rois, sculptures, orfèvrerie…
  • album de 15 photos : sculptures de la façade Sud de la cathédrale (couronnement de la Vierge, un archer, la Synagogue, galerie de rois).

Histoire du Palais. « Palais épiscopal puis archiépiscopal à partir du VIIIe siècle, le monument n’est connu comme palais du Tau qu’à partir de 1138. Le nom fait référence à la lettre Tau de l’alphabet grec en raison de son plan en forme de T. Cette forme de T majuscule rappelle également celle des premières crosses épiscopales. Le palais est reconstruit et complété d’une chapelle palatine à deux niveaux à la suite de l’incendie de 1207 ou 1210.

Vers 1500, sous les archevêques Guillaume Briçonnet (1497-1507) et Robert de Lenoncourt (1508-1532), le palais est remanié dans le style gothique flamboyant dont subsistent la salle basse voûtée d’ogives et le décor reconstitué au XXe siècle de la salle du Tau avec sa voûte lambrissée en carène.

De la fin du XVIIe siècle sous la direction de l’architecte Robert de Cotte durant l’archiépiscopat de Charles-Maurice Le Tellier (1671-1710) datent les transformations qui donnent au bâtiment son aspect classique actuel ».

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1580-1765. Les Jésuites à Molsheim

Oswald (Grégory) et Schlaefli (Louis), Les Jésuites à Molsheim et ses environs (1580-1765), Société d’histoire et d’archéologie de Molsheim et environs, 2015, 128 pages.

1306. Jean de Dürbheim est chancelier de l’empereur Albert Ier, prince-évêque d’Eichstätt de 1305 à 1306 puis de Strasbourg de 1306 à sa mort (6 novembre 1328). Il fait construire un hôpital à Molsheim et y renforce les remparts. Il est représenté en gisant dans le transept sud de l’église des Jésuites.

1507-1541. Guillaume III de Hohnstein (mort à Saverne en 1541) est prince-évêque de Strasbourg sous le règne des empereurs Maximilien Ier de Habsbourg et Charles Quint, et les pontificats de plusieurs papes depuis Jules II à Paul III.  Durant plus de 20 ans (1518-1541), il est confronté à la Réforme ; il est en première ligne de l’opposition catholique.

1518. Les 24 propositions de Luther circulent dans Strasbourg.

1521-1529. Le protestantisme se répand en Alsace. Le Magistrat de Strasbourg y est favorable . Toutes les églises de la ville, même la cathédrale, passent à la Réforme. De ce fait, les ordres religieux mis en danger durent chercher un lieu de refuge dans une ville située au centre de l’Alsace, appartenant à l’évêque, suffisamment grande et bien protégée par un mur d’enceinte. Molsheim répondant à tous ces critères fut choisie. En 1529, une forte majorité du Magistrat de Strasbourg vote en faveur de l’interdiction de la messe catholique.

1539. Jean Calvin est accueilli dans la cathédrale de Strasbourg, devenu un temple protestant depuis 1529.

1549. Après sa victoire sur la ligue de Smalkalde (dont Strasbourg fait partie), l’empereur Charles Quint impose le maintien de trois paroisses catholiques dans Strasbourg.

1580. L’évêque de Strasbourg, Jean IV de Manderscheidt (né en 1538), appelle les Jésuites en Alsace. Il les installe dans la chapelle et le bâtiment de l’ancien hôpital. Ils fondent un Collège.

1592. Mort de Jean de Manderscheidt. Les factions catholiques et protestantes du Grand chapitre de la cathédrale choisissent chacune un évêque, l’un protestant, l’autre catholique. Il va en résulter une guerre entre ces deux évêques qui va ensanglanter la Basse Alsace.

1604. Le traité de Haguenau rétablit la paix. Charles de Lorraine devient évêque de Strasbourg

  • Charles de Lorraine, né à Nancy le 1er juillet 1567, mort à Nancy le 24 novembre 1607, est un prince de la maison de Lorraine qui fut cardinal, évêque de Metz de 1578 à 1607, primat de Lorraine de 1602 à 1607, et évêque de Strasbourg de 1604 à 1607.

1605. Les chanoines de la cathédrale de Strasbourg sont chassés par le Magistrat de la ville. Ils viennent trouver refuge derrière les murs de Molsheim. L’évêque de Strasbourg va alors s’appuyer sur les Jésuites se trouvant dans la ville épiscopale de Molsheim pour rétablir la foi catholique dans Strasbourg. La ville devient un bastion de de la Contre-Réforme (Concile de Trente, 1545-1563).

1613. Les Jésuites fondent un Séminaire.

1617. Ils créent l’Université de Molsheim.

Lire la suite, page 2, L’église des Jésuites. Page 3. Molsheim après l’expulsion des Jésuites.

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1765. Le château de Mareuil-sur-Ay

« L’origine du château de Mareuil-sur-Ay remonte au XVIIIe siècle. Le général Jean-Baptiste-Nicolas Thomas, seigneur de Domangeville, baron de Mareuil, hérite du domaine. Il est le fils cadet du marquis de Pange, et de Marie-Pauline Josèphe Chalvet de Rochemonteix de Vernassal, héritière d’une famille possessionnée en Auvergne. La famille vit surtout dans le quartier parisien où réside la fleur de l’aristocratie Française, le Marais, ainsi que dans son domaine de Mareuil-sur-Ay en Champagne que le baron a hérité de sa mère ».

Thomas de Domangeville décide d’offrir à sa jeune épouse une demeure digne d’elle : le château sera terminé en 1765. Les époux n’en profiteront guère : lui meurt à 46 ans le 29 août 1774, elle à 31 ans le 13 décembre suivant«  (source 2).

La construction au bord de la Marne, conçue par les architectes Chevotet et Chaussard, sera achevée en 1765, dans le style Louis XV, en souvenir du château Louis XIII à Pange que Thomas de Domangeville affectionnait enfant. Le château se caractérise par un décor qui utilise la brique dans les chaînages et les encadrements de baies (source 3).

Source 1. « En 1774, à la mort de leurs parents, leurs trois enfants continueront à vivre au château, recevant de nombreux amis, parmi lesquels le poète André Chenier dont les poèmes chantent les vins de Champagne.

En 1788, suite à une discorde familiale, le château sera mis en vente et racheté par le Duc d’Orléans, Philippe Egalité, lequel perdra la vie sur l’échafaud en 1793.

De multiples propriétaires lui succéderont jusqu’en 1830 où le fils aîné du Maréchal de Lannes, Napoléon-Auguste, Duc de Montebello, rachète le domaine et sa centaine d’hectares de vignes de Champagne. Il s’associe avec deux de ses frères, Alfred, le premier Comte de Montebello, et Gustave, Général-baron de Montebello, pour fonder en 1834 la Maison de champagne Alfred de Montebello, faisant prospérer le domaine, malgré les crises et les guerres. Les frères Montebello feront l’objet de sévères caricatures dans le journal satirique « Charivari » en particulier par Honoré Daumier ».

Armoiries des De Lannes

1929. A la suite de la crise, Domaine et Château sont rachetés par un jeune rémois, René Chayoux, qui sera ensuite choisi par ses collègues pour présider l’Union des Maisons de Champagne durant les pénibles années de la 2ème guerre mondiale. A ce titre, il organisera la création du Comité Champagne (CIVC).

Décédé sans héritier, René Chayoux désignera son collaborateur direct et Homme de confiance, Jean-Michel Ducellier, comme légataire universel.

Les héritiers de Jean-Michel Ducellier céderont ensuite le château à une autre famille de la Champagne (Jean-Jacques Frey) qui assure maintenant la sauvegarde du Château comme élément du patrimoine de la Champagne.

Lire la suite de la chronique : le canal latéral à la Marne

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1765. Reims, Place Royale, Louis XV

Reims, Place Royale avec, en son centre, la statue de Louis XV, sculptée par Pigalle et inaugurée en 1765. Citations d’extraits de l’article de Wikipédia

« La place royale porte ce nom en raison de la présence sur cette place de la statue de Louis XV ».

« La place actuelle faisait partie de l’emprise du forum romain. Elle en reprend les axes principaux (Cardo et Decumanus), mais, au fil du temps, elle se ferma sous la pression des constructions d’habitations, qui appartenaient en grande partie au chapitre de Notre-Dame regroupé sous l’appellation de Grand Credo.

1744. Au XVIIIe le lieutenant des habitants (1746-1751), Louis-Jean Levesque de Pouilly, proposa le percement du Grand Credo, rappelant qu’en 1744, la reine Marie Leszczyńska allant voir son mari le roi ne put traverser la ville en son carrosse.

1748. Le 16 décembre, par délibération, le conseil municipal approuva le projet et fit dresser un plan par M. de Monthelon.

1751. Trudaine et Henri Louis de Barberie de Saint-Conteste firent une étude pour l’amélioration des routes royales.

1752. La municipalité et M. Jean-François Rogier, le lieutenant des habitants, demandèrent à Levesque le 3 décembre de relever un plan de la ville qui servit à adresser au roi une requête en ce sens.

1755. Le choix fut arrêté par l’arrêt du Conseil d’état du 20 mai qui posait la construction d’une place de 28 toises par 40 avec une rue de 1 200 de long, le Roi y joignant une aide pécuniaire pour l’exécution. Cette place serait alors le croisement des routes de Paris aux frontières de Champagne et des Flandres à la Bourgogne.

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Quiz. Où sont ces mascarons ?

Quiz sur Strasbourg. Dix mascarons décorent la façade d’un édifice construit au 18ème siècle.

  • Le nom de cet édifice ?
  • Sa date de construction ?
  • Que symbolisent ces mascarons ?

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1757-1774. Collège royal et Séminaire

« Réunion » au royaume de France en 1681. Strasbourg, conservant sa foi protestante, est contrainte de s’ouvrir aux catholiques et notamment aux Jésuites que l’évêque loge au Bruderhoff. Ils y installent, dès la fin du 17ème un séminaire, un collège secondaire (chronique : 1685, le père Jean Dez est le premier proviseur) puis une Université (chronique : 1702, l’université catholique de Molsheim est transférée à Strasbourg). Ces trois institutions éducatives catholiques enserrent totalement le chevet de la cathédrale Notre-Dame.

Le prestige, la bonne marche de ces institutions ne peuvent s’accommoder de bâtiments hétéroclites et vétustes. Une reconstruction s’impose.

1757-1759. Le nouveau Collège Royal, devenu le Lycée public Fustel de Coulanges en 1919,

Album de 15 photos

Divers plans sont proposés entre 1755 et 1757 par les architectes Le Mire, Joseph Massol et Saint Martin. Finalement choisis, les plans de Le Mire sont exécutés de 1757 à 1759, sous la direction de Massol, architecte de l’évêché. L’expulsion des jésuites de France, en 1762, transforme l’établissement en collège royal.

Entièrement en pierre de taille de grès rouge, la façade sur la place est animée par des saillies matérialisées par des chaînages à refends, surmontée de frontons curvilignes.

L’harmonieuse combinaison des verticales (chaînages) et des horizontales (bandeaux de pierres entre les étages), la sobre mouluration des fenêtres, au cintre légèrement arqué, aux clés alternativement nues ou sculptées, illustrent le succès et la persistance de la diffusion à Strasbourg du Style « Régence » introduit dès 1725 par la construction de l’Hôtel du Grand Doyenné (évêché).

Un autre courant esthétique, le « rococo », également fort prisé à Strasbourg depuis 1745, y trouve sa place dans les frontons ornés de cartouches rocaille qu’entoure un décor de rayons, de végétaux, de nuages et d’angelots.

Enfin, le traitement différencié des façades du collège, riches et raffinées sur la place, sobre sinon austères, sur la rue de la Râpe et des Écrivains, témoigne des qualités d’urbanistes de Le Mire et de Massol qui réussissent l’intégration d’un aussi vaste bâtiment dans un quartier densément et anciennement construit ».

Album de 8 photos

Sur le fronton, l’origine catholique de l’établissement – JHS – a été martelée. Lors de la Révolution ?

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1702, Strasbourg, Univ. catholique

1702. Université catholique de Strasbourg.

Source : citations de Historique de la formation des séminaristes du diocèse à Strasbourg de 1580 à 1945

Molsheim. Le collège des Jésuites avant 1607

Au cours du synode diocésain de 1549, l’évêque Érasme de Limbourg fit part de son grand désir d’ériger une école catholique.

Ce collège ouvrit ses portes le 25 mars 1580 sous l’épiscopat de Mgr Jean de Manderscheid. A la rentrée, le 3 novembre, on compta 84 écoliers issus des meilleures familles de la région avoisinant Molsheim.

En novembre 1581, on dénombre déjà 160 élèves. Mais la peste rendit obligatoire le transfert du collège le 23 novembre à Saverne, où l’épidémie n’avait pas encore sévi et dura durant cinq mois jusqu’au 18 avril 1582.

Dans le programme des cours, une part non négligeable revient à expliquer le catéchisme de Pierre Canisius qui servait de base à la formation théologique et spirituelle des jeunes élèves (Canisius dont l’action fut importante dans la lutte contre les idées de la Réforme).

En 1592, le père Théodore Busaeus, alors recteur du collège, ouvrit aussi des cours de théologie et son établissement devint un véritable Séminaire à part entière.

Molsheim entre 1607 et 1683

Le cardinal Charles de Lorraine, évêque de Strasbourg, reprit à cœur, la fondation d’un séminaire afin de répondre aux décisions du Concile de Trente pour la formation d’un clergé diocésain.

A Molsheim, une nouvelle construction fut menée pour se terminer en 1606. Le 30 mai 1607, le cardinal de Lorraine signa l’acte de fondation du séminaire ; le 31 juillet, il sollicita le provincial des Jésuites de la province du Rhin de Mayence pour la direction intellectuelle, morale et financière de ce séminaire. Le projet de séminaire est remis en cause à la mort de ce jeune cardinal le 24 novembre 1607.

L’archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg, son successeur, nouvel évêque de Strasbourg convertit en 1617, le collège de Molsheim en université investie du droit de conférer les grades académiques pour la philosophie et la théologie, ce qui valut au collège d’être dénommé Leopoldianum entre 1607 et 1684.

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BNU. Reprise des services

J’aime la BNU. 20 mai 2020, reprise des services. J’aime la BNU, l’importance de son fonds en Sciences humaines et sociales, ses expositions et ses conférences, son service de prêts et ses salles de lecture, la compétence et le dévouement de ses personnels.

J’ai voulu être parmi les premiers pour emprunter de nouveau des livres. J’aime la BNU et tant pis si j’ai passé une heure et cinq minutes pour retirer trois livres réservés en ligne. La semaine suivante, par deux fois, j’ai observé qu’il n’y avait plus d’attente. Je vous raconte.

10 photos prises le 20 mai 2020 dans l’après-midi.

Reprise des services à la Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg (BNUS).

Cliquer ici pour agrandir l’image

Après deux mois de confinement, la reprise des services, annoncée par courriel, est une excellente nouvelle : commandes en ligne des documents à partir du 18 mai, retraits des documents réservés le 19 mai à partir de 13 heures.

Je m’organise pour respecter les procédures. J’ai le temps : il y a bien longtemps en effet que j’ai terminé la lecture des trois livres empruntés, tous trois portant sur l’Histoire du 18ème siècle. Habitant à 13 minutes à pied de la BNU, ce n’est pas difficile d’y aller pour faire la première opération : rendre ces trois documents en les déposant dans l’automate extérieur, ouvert 24 heures sur 24. En panne ! Pas grave : la date ultime de rendu des livres empruntés a été repoussée au 30 septembre.

Lundi 18 mai matin, je décide de passer à l’étape suivante : réserver trois livres. Aucun problème pour accéder au catalogue, pour savoir si ces documents sont disponibles à la BNU et en combien d’exemplaires. Je fais la réservation : ça roule ! Cette fois l’automate extérieur fonctionne et je peux rendre les 3 livres empruntés.

Lors de la réservation de documents, l’heure de retrait est toujours indiquée : « retrait mercredi 20 mai à partir de 10 heures ». C’est la 1ère fois que le délai est aussi long. Je ne m’en étonne pas : les lecteurs sont privés de nouveaux emprunts depuis deux mois et sont, comme moi, impatients de pouvoir réserver ; il est normal que le temps pour la livraison s’allonge.

Mercredi 20 mai. Je ne me précipite pas pour aller retirer les livres réservés. Je pouvais y aller dès 10 heures. Je m’y rends en début d’après midi. Bonne surprise : il n’y a que 5 ou 6 personnes qui attendent fort tranquillement, en bas des marches du perron de la BNU. Je prends position à la queue de la file. Je consulte mon smartphone : il est 15 heures 04.

  • Message en ligne de la BNU : « Plus de 1000 demandes de documents ont été reçues, pour cette 1ère journée de reprise. Un très grosse affluence étant prévue mardi 19 mai après-midi, nous vous conseillons de décaler votre venue de 24 ou 48h pour éviter de trop longues attentes. Vos documents sont gardés une semaine ».

10 minutes plus tard, le premier de la file d’attente, en haut des marches du perron de la BNU, est toujours la même personne. Je commence à m’inquiéter. Connaissant bien les lieux et en particulier la banque de retrait n°2, j’échafaude plusieurs hypothèses : un seul poste de retrait et non deux, problème informatique, problème avec les emprunts réservés s’ils sont plus de 10, paiement de l’amende pour non respect du délai de retour de documents, amende déjà en cours avant le confinement.

Durant ce temps, un des agents de sécurité fournit, très aimablement, les consignes de placement dans la file (respectez le sens des petites flèches bleues et placez-vous toujours sur l’une d’entre elles aux fins de respecter la distanciation physique ; si vous ne suivez pas la file, vous allez déborder très dangereusement sur la piste cyclable). Autre intervention de la sécurité : certains d’entre vous ont-ils des livres à rendre ? Si oui, l’automate extérieur étant en panne, veuillez me suivre. Remarque : d’habitude, on peut rendre les livres au guichet de la banque de retrait. Réponse : aujourd’hui, ce n’est pas comme cela.

La file extérieure diminue d’une ou deux unités. Je reprends espoir. Il fait chaud, très chaud et, tout d’un coup, je me rends compte que je vais passer 30 à 35 minutes en plein soleil, sans guère bouger, sans chapeau, sans boire et avec un masque. Je me dis que j’ai plus de chances d’attraper une insolation que la Covid-19.

Animation dans la file d’attente externe. Arrivée de deux bibliothécaires. Elles nous disent : Oui, il y a hélas de l’attente ; nous allons positionner les panneaux qui en indiquent la durée. Un petit tour et puis s’en vont. Un petit tour, et puis reviennent, avec deux panneaux sur pied, 1/2 heure et 1 heure d’attente.

Je commente avec ma causticité habituelle : « plutôt que d’afficher un temps d’attente, ne serait-ce pas mieux d’afficher un message disant « nous faisons tout pour diminuer le temps d’attente ». L’une des deux me répond : « l’organisation de la reprise des services n’est pas dans notre fonction, personne nous a demandé ce qu’on en pensait ». Je n’avais pas à me plaindre auprès d’elles. Regrets !

La première demi-heure d’attente est passée et me voici en haut des marches du perron. C’est à mon tour d’entrer. Dans le Temple de la Raison ? Plus prosaïquement, l’ombre et la climatisation s’offrent à moi.

Un agent de sécurité m’invite à me désinfecter les mains avec le liquide hydro-alcoolique. Puis, je prends de ses nouvelles ; le confinement a été difficile pour lui. Je discute toujours avec un ou deux agents de sécurité, à chacune de mes visites à la BNU.

Pas plus de 5 personnes dans la file d’attente. Les distances marquées au sol sont supérieures à 2 mètres.

Au cours de ma montée des marches, je remarque qu’une personne sort de la banque de retrait et s’approche du deuxième de la file d’attente ; je réalise qu’elle lui demande son nom : le sésame (la carte d’abonné) est sorti de la poche ou du sac. Pourquoi ? Je ne sais.

Puis une surprise agréable. Une des deux bibliothécaires, qui ont placé les panneaux de temps d’attente, vient à ma rencontre, accompagnée d’un homme, sans doute plus haut gradé qu’elle. Monsieur, votre remarque sur la forte chaleur qui s’abat sur les gens lors de l’attente à l’extérieur est juste. Nous allons voir si, dans les jours qui viennent, nous pouvons créer un abri pour les protéger du soleil. Les personnels de la BNU, je l’ai constaté à de multiples reprises, sont dévoués, aimables, et efficaces.

Après une petite heure d’attente, j’entre dans la Banque de retrait. Les deux guichets sont ouverts. Dans le bureau attenant, les livres réservés attendent d’être délivrés. Je salue un des deux guichetiers : comment va ? pourquoi occupez-vous un poste de travail qui n’est pas le vôtre ? Il me sourit, disant que les cadres doivent aussi occuper les postes plus pénibles. Le plus difficile, c’est de saisir des informations sur le clavier car il est recouvert d’une bande plastique, pas tout à fait transparente.

C’est à vous ! Celui qui prononce cette courte phrase tant attendue est le bibliothécaire qui est venu me rejoindre dans l’escalier pour imaginer des pare-soleil qui amélioreraient les conditions d’attente à l’extérieur. Je lui montre ma carte de lecteur.

Il se lève pour aller chercher les 3 livres que j’ai réservés. D’habitude, le temps de recherche est très court car le classement dans les rayons de la salle d’attente est fait selon l’ordre alphabétique des abonnés. Je vois le bibliothécaire parcourir tous les rayons. Rien. Il recommence. Rien.

Il revient au guichet. Vos livres ne sont pas là ; je ne comprends pas. Je lui demande de vérifier sur mon compte : ils pouvaient être retirés le mercredi 20 mai à partir de 10 heures. Mon smartphone indique 16 heures. Cet incident bloque un des deux guichets et allonge d’autant l’attente des abonnés suivants. Deux incidents sur les deux guichets et ce serait le blocage absolu.

Pourriez-vous revenir ? Je réponds que je préfère attendre. Un coup de téléphone est donné à une salariée en back-office. Elle arrive au bout de quelques minutes avec mes livres ; elle est allée les chercher dans les rayons des salles de lecture.

L’attente a été productive ; retraité, je pouvais attendre sans aucun problème. Mais, j’ai manifesté de l’énervement, perturbant les procédures. J’ai ainsi fait perdre du temps à tout le monde au lieu d’en faire gagner.

Que tous les personnels de la BNU veuillent bien accepter mes excuses ! J’ai voulu une fois encore jouer au lièvre, plutôt qu’à la tortue.

Cette chronique est ma dernière chronique qui porte sur les universités, l’enseignement supérieur et la recherche contemporains. Finie, la saison 7 du blog. Vive la saison 8.

Le blog sera désormais consacré à l’Histoire du XVIIIème siècle en France et en Europe : évènements, guerres et traités, rois et ordres, institutions et organisation des pouvoirs, universités et académies, architecture et arts, économie et développement, inventions et savants, population, épidémies, et mortalité, biographies…

Histoire privilégiant la période de la Guerre de Succession d’Autriche (1740-1748). Une place est alors donnée à l’image, images de villes par lesquelles Louis XV est passé : Lille, Metz, Nancy, Lunéville, Saverne, Strasbourg, Fribourg en Brisgau.

Et pour cette histoire et encore plus qu’avant, j’aurai besoin des services de la BNU. Que voulez-vous, je l’aime..

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