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V. Munier, la panthère des neiges

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Source : citation de la présentation de l’exposition sur le site de la région Grand-Est.

« En écho avec le film de Marie Amiguet, La Panthère des neiges, sorti en salle le 15 décembre 2021, l’exposition met à l’honneur des œuvres issues du livre – Tibet, mineral animal – de Vincent Munier, originaire des Vosges, coréalisateur et photographe ».

« La salle d’exposition accueille pas moins de 20 photographies de l’artiste« 

Vendredi 28 janvier 2022, dernier jour de l’exposition, je suis allé à l’Hôtel de région pour photographier… les photos de Vincent Munier. Regarder mon diaporama de 26 photos.

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38 Fuites en Égypte

Fuites en Égypte ou Repos pendant la fuite en Égypte, œuvres associées ou non à une autre scène de l’enfance de Jésus.

4ème et dernière carte de Vœux pour 2022. Art sacré, médiéval et moderne, pour la période de Noël et de l’Épiphanie. Les trois autres cartes : Vierges allaitant, Adorations des Mages, Massacres des Innocents.

Repos pendant la fuite en Égypte, Rome, Musée Doria Pamphilj, Le Caravage, vers 1595.

La fuite en Égypte. Source : article de Wikipédia. « L’évangéliste Matthieu raconte qu’à Bethléem, sous le règne du roi Hérode, Marie, femme de Joseph, mit au monde son fils Jésus, conçu de l’Esprit Saint, et que les mages d’Orient reconnurent en lui le roi des Juifs. Ils vinrent alors l’adorer et lui offrir des présents (Matthieu 1, 18-2, 12).

L’évangéliste poursuit : Après leur départ, voici que l’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte ; restes-y jusqu’à nouvel ordre, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. Joseph se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte. Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode (Matthieu, 2, 13-15).

Joseph et sa famille restèrent alors en Égypte, jusqu’à ce que l’ange lui ordonnât, après la mort d’Hérode : Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et mets-toi en route pour la terre d’Israël (…) Joseph se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, et il entra dans la terre d’Israël (Matthieu 2, 20-21).

Cependant, comme le fils d’Hérode, Archélaüs, régnait sur la Judée à la suite de son père, par prudence, Joseph s’installa avec sa famille à Nazareth en Galilée ».

Deux parties dans cette chronique. Dans la seconde, les Fuites en Égypte publiées en janvier 2021 ou avant. Dans la première, des œuvres inédites sur ce blog. Classement par ordre alphabétique de communes.

A. Première partie de la chronique

Archignac (Dordogne). Un prieuré du 12ème en Périgord. La vie de Jésus sur le mur gauche de la nef de l’église. Diaporama de 12 photos : nativité, adoration des bergers, adoration des mages, fuite en  Égypte.

« C’est peut-être pour régler une dette d’amitié profane envers le curé que Marcel Deviers, peintre paysan réalise une série de 18 tableaux et, en plus, une « descente de croix » (en mortiers) sur la vie de Jésus. Il en fait don à la commune d’Archignac en 1983″.

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Gand (Belgique). Le repos pendant la fuite en Égypte, vers 1650-1655, Musée des Beaux-arts, par Jacob Jordaens (1593-1678), peintre baroque flamand.

Moissac (Tarn-et-Garonne), Église abbatiale Saint-Pierre (1120-1130), Portail de l’Apocalypse, reproduit à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine (Paris), Galerie des moulages. « Ce portail marque l’apogée du décor monumental sculpté languedocien à l’époque romane. Il sert le thème de l’Apocalypse. Le sculpteur a traduit dans la pierre la vision prophétique de l’Apocalypse selon saint Jean (Apocalypse, 4, 1-8). Au tympan, le Christ en majesté est entouré des symboles des évangélistes. Bas-relief sur le mur latéral de droite : l’Enfance du Christ, Adoration des mages et Fuite en Égypte ».

Montpellier (Hérault), Musée Fabre, Retable de l’École de Bruges, 1563. Le repos pendant la fuite en Égypte (Vierge allaitant) et l’Adoration des mages.

Suite de la première partie : page 2

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1745 (11 juillet). Siège de Gand

A. Histoire de Gand à l’époque médiévale et moderne. Ville au confluent de la Lys et de l’Escaut (source : article de Wikipédia).

Diaporama de 30 photos (Pierre Dubois, janvier 2018).

Gand au 18ème siècle. Cliquer sur les images pour les agrandir

1500. Jeanne de Castille donna naissance à Charles Quint, futur empereur romain germanique et roi d’Espagne. Quoique natif de Gand, celui-ci prit des mesures brutales pour réprimer la révolte de 1539, exigeant que les notables de la ville défilent pieds nus avec une corde autour du cou : depuis cette époque, les Gantois sont surnommés Stroppendragers, les garrotés.

1678. La ville est prise par Vauban.

B. Guerre de succession d’Autriche. Prise de Gand par les troupes royales françaises (11 juillet 1745)

Source 1. Les deux premières pages de la Relation exacte de la prise de Gand.

Source 2. Citations de l’article de Wikipédia.

« La prise de Gand a lieu le 11 juillet 1745 lorsqu’une armée française de 5 000 hommes placée sous le commandement du comte de Lowendal surprend et capture la ville de Gand aux Pays-Bas autrichiens. La garnison alliée offre une faible résistance et la citadelle se rend le 15 juillet.

Le siège a lieu deux mois après la victoire française à Fontenoy, et la perte de Gand est un nouveau coup dur pour les Alliés. La ville avait été convertie en importante base pour l’armée habsbourgeoise depuis qu’elle avait été mobilisée en 1742. Gand est alors utilisé comme point de ravitaillement et les stocks qui y étaient entreposés étaient à leur niveau maximum.

Un régiment britannique, dans lequel était James Wolfe, quitte la ville peu de temps avant sa chute et échappe de peu à la détention. Une colonne de 4 000 à 5 000 Britanniques, Hanovriens, Hollandais et Autrichiens envoyés en renfort par le duc de Cumberland est battue par les Français à la bataille de Melle et seuls 1 000 hommes parviendront jusqu’à Gand.

La ville est investie par les armées françaises et tombe le 11 juillet. Lowendal ouvre des tranchés et place des sapes sous les murs de la citadelle. Sans plus aucun espoir de recevoir des recevoir des renforts et face à l’armée de Lowendal portée à 15 000 hommes, le moral de la garnison de la citadelle chute rapidement, jusqu’à ce qu’un coup de main du 15 juillet précipite la chute de la place. Quelque 3 000 Alliés sont faits prisonniers ainsi que d’importantes stocks d’armes et de ravitaillement.

L’année suivante (1746), Gand sert de point de départ pour la percée française qui culmine avec le siège de Bruxelles« .

C. Le 18ème siècle, âge d’or de l’architecture civile à Gand, Jean-Jacques Duthoy, Revue du Nord, Année 1971, 211, pp. 681-690.

1789. La ville de Gand est prise aux troupes de l’empereur d’Autriche par les révolutionnaires des États-Belgiques-Unis.

18ème et 19ème siècles. L’industrie textile se remet à prospérer. En 1800, Liévin Bauwens installe la première machine à tisser mécanique sur le continent, à partir de plans copiés en Angleterre.

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1745 (11 mai). Bataille de Fontenoy

A. Jean-Pierre Bois, Fontenoy 1745. Louis XV, arbitre de l’Europe, Collection Campagnes & stratégies, Les grandes batailles, Économica, 1996.

Diaporama de 22 photos : bonnes feuilles de l’ouvrage, portrait de Maurice de Saxe par Quentin de La Tour (1704-1788), gravure Les Illustres Français, Maurice de Saxe, bataille de Fontenoy (Cabinet des estampes et des dessins de Strasbourg).

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B. Avant la bataille de Fontenoy. Source : citations du site Histoire pour Tous.

6 avril 1745. « Maurice de Saxe (1696-1750) est à Lille, commandant une armée de 100 000 hommes. Il va conquérir d’abord Tournai, ville bien équipée en hôpitaux et à l’infrastructure suffisante pour nourrir et loger les soldats. Le plan de bataille a été élaboré en décembre 1744 et doit débuter au printemps 1745 : concentrer l’armée dans le nord, faire une diversion vers Mons et Charleroi et repartir soudainement vers Tournai et surprendre les Hollandais ».

« Pendant ce temps, le duc de Cumberland (1721-1765) débarque à Ostende à la tête d’une armée de 55 000 hommes composés de Hanovriens, d’Anglais, de Hollandais.

25 avril 1745. 6 000 français se présentent devant Tournai en créant la surprise. Le lendemain le Maréchal de Saxe entame le siège de la ville avec 60 000 hommes.

28 avril 1745. Le duc de Cumberland se décide à marcher vers Tournai : il veut prendre les Français à revers, les pousser vers la ville, et ainsi les battre une fois qu’ils seront pris entre deux feux. De Saxe y avait pensé et s’était organisé en conséquence. Cumberland est mal obéi par ses subalternes, ne se met en action que le 30 à Bruxelles et met neuf jours pour atteindre Tournai.

De Saxe décide que le combat se passera dans la plaine de Fontenoy, hors de portée des canons de Tournai. Il réorganise son armée : 20 000 hommes pour le siège et 40 000 pour affronter les Alliés.

6 mai 1745. Le roi Louis XV quitte Versailles avec le Dauphin et prend la direction de Tournai pour assister à la capitulation de la ville ».

C. Fontenoy, déroulement de la bataille. Source : citations de l’article de Wikipédia.

« La bataille entre les deux armées se déroule le mardi 11 mai 1745 dans la plaine de Fontenoy, située entre Fontenoy, Antoing et Ramecroix, à 7 kilomètres au sud-est de Tournai.

Prévoyant l’arrivée de l’armée alliée, le maréchal de Saxe ordonne de construire des retranchements sur la rive droite de l’Escaut. Dès le 8 mai, le village de Fontenoy est fortifié et deux solides redoutes édifiées près de la corne du bois de Barry ; le 10 mai, trois nouvelles redoutes sont érigées entre Fontenoy et Antoing ».

Plan de la bataille de Fontenoy

Vers 5 heures 30. « La bataille débute le mardi 11 mai par des tirs d’artillerie, ouverts en premier lieu par les Hollandais.

Informé de la présence d’un ouvrage fortifié garni d’artillerie sur la lisière du bois de Barry, le jeune duc de Cumberland ordonne au lieutenant-général Richard Ingoldsby de s’emparer de la position ennemie avec une brigade de quatre régiments d’infanterie. Échec.

9 heures. Les premières attaques de la journée ne débutent que vers les neuf heures du matin. Les troupes hollandaises mènent deux attaques. Elles échouent sous les tirs de la puissante artillerie française. Vers les 10 heures, une seconde attaque, soutenue par des troupes hanovriennes et britanniques, est à nouveau repoussée, forçant les Hollandais à adopter une attitude désormais passive.

Vers 10 heures 30. Le duc de Cumberland ordonne à ses troupes d’attaquer par le nord de Fontenoy. Disposés sur trois lignes, les bataillons Anglo-Hanovriens, groupant quelque 15 à 16.000 hommes, s’avancent vers les positions françaises en remontant un sol légèrement pentu.

Vers les 11 heures. Ils apparaissent face à la première ligne française, après avoir subi de lourdes pertes occasionnées par l’artillerie.

Les troupes britanniques foudroyèrent de leurs tirs nourris les premiers rangs ennemis et les refoulèrent. Une brèche de quelque 250 mètres de largeur s’ouvrit leur permettant de pénétrer dans le périmètre français. La résistance des défenseurs de Fontenoy et des abords de la redoute du bois de Barry, jointe aux charges de la première ligne de cavalerie française, eurent pour conséquence de bloquer l’avance ennemie et forcèrent les britanniques à se réorganiser et à se redéployer sous la forme d’un rectangle fermé sur trois côtés.

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SUP privé. Frais de scolarité

Août 2021. Dans la cale 2 de l’île de Nantes, 10ème édition de l’expo de l’École de Design Nantes Atlantique.

Diaporama : 16 photos de l’exposition.

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1 janvier 2022, l’École de Design Nantes Atlantique est labellisée EESPIG. A ce titre, elle contractualise avec l’État : elle bénéficie d’un financement annuel de 587 euros par élève, montant bien inférieur au coût de la formation.

Des frais élevés de scolarité en sont la conséquence inéluctable. Qu’en résulte-t-il du point de vue du recrutement ? Deux possibilités pour les étudiants sélectionnés : avoir des parents qui ont les moyens financiers, emprunter auprès d’une banque. Les bourses obtenues sur critères sociaux ne couvrent le coût des études. Les contrats en alternance ne sont possibles qu’à partir de la 3ème année post-bac.

Octavio Castillo, stage de fin d’études 2020

L’École fournit quelques données pour l’accès à l’emploi de la promotion 2018 de Master : 31 150 euros en brut annuel, un an après l’obtention du diplôme, soit à peine plus de 2 000 euros nets par mois. Combien de temps faudrait-il aux diplômés emprunteurs durant trois à cinq années pour rembourser la banque ? Le crac boursier dû aux emprunts étudiants non remboursés est évoqué depuis quelques années. Les banques limitent leurs risques au maximum.

DN MADE, Diplôme National des Métiers d’Arts et du DEsign, Architecture de l’habitat et aménagement commercial.

Apprentissage et Voie scolaire, Enseigné en français, Nantes / En entreprise

Majeure Espace
Spécialité Architecture de l’habitat et aménagement commercial
Mineure Objet

Diplôme national Bac+3 en design d’espace, 2 années en voie scolaire et 1 année de perfectionnement en apprentissage, ou en voie scolaire en anglais

Nombre de candidats admis : 30

Frais de scolarité

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16 massacres des Innocents

Le massacre des Innocents est un épisode relaté dans l’Évangile selon Matthieu, chapitre 2, versets 16-18. Alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléem et dans tout son territoire, selon la date dont il s’était soigneusement enquis auprès des mages. Alors s’accomplit ce qui avait été annoncé par le prophète Jérémie : Ainsi parle l’Éternel : On entend des cris à Rama, des lamentations, des larmes amères ; Rachel pleure ses enfants ; elle refuse d’être consolée sur ses enfants, car ils ne sont plus.

Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg

Édith Parmentier, Le massacre des Innocents, une construction mémorielle, Ékklèsia, Approches croisées d’histoire politique et religieuse, 104 | 2017, pp. 225-240.

« Le massacre des Innocents fixe la date de naissance de Jésus et donne le point de départ des persécutions. Cependant, l’évangile de Matthieu est le seul texte à évoquer cet événement qui joue un rôle fonctionnel dans la littérature chrétienne. Ni les autres évangélistes, ni l’historien juif Flavius Josèphe, qui partagent la même réprobation des crimes d’Hérode, n’en disent mot. Le seul témoignage qui pourrait l’attester indirectement est une plaisanterie d’Auguste, déclarant que mieux valait être le porc d’Hérode que son fils. Connue par l’anthologie tardive de Macrobe, ce bon mot doit son succès, dans le contexte culturel des calembours gréco-romains en vogue à la cour impériale, à la contamination entre un lieu commun pamphlétaire sur l’infanticide et une plaisanterie anti-juive sur l’abstinence du porc. L’amalgame chrétien entre les enfants de Bethléem et les fils d’Hérode n’est pas dû à Auguste, c’est une addition introduite a posteriori et popularisée par la mémoire collective ».

L’ensemble des Églises honore les Innocents comme martyrs au cours du Jour des Saints Innocents ; cet événement est fêté le 28 décembre en Occident.

A. Quatre massacres des Innocents découverts depuis l’an dernier.

Diaporama de 22 photos.

13ème siècle. Basilique Saint-Denis, retable de l’Enfance de Jésus : la Nativité, les Rois mages, Vierge à l’enfant, le massacre des Innocents, la fuite en Égypte, pierre peinte, chapelle de la Vierge.

1480. L’Adoration des Mages, attribué à Hans SCHÜECHLIN, vers 1480, ateliers de Franconie, triptyque, peinture, sculpture; bois stuqué et polychromé, Musée de la Cour d’Or de Metz.

« La fabrication d’un retable est une entreprise qui engage différents métiers : sculpteurs, peintres et doreurs sont réunis au sein d’un atelier dirigé par un Maître. Ce dernier se déplace en fonction des commandes qu’il reçoit, selon une pratique courante au XVe siècle. Le style de la sculpture et des panneaux peints du triptyque évoque le travail d’un Maître actif en Franconie (Nuremberg ou ses environs), et probablement itinérant en Souabe, autre région du sud de l’Allemagne. Hans Schüechlin s’est formé d’après les maîtres de Cologne et de l’école néerlandaise. Cologne, Nuremberg, la Bavière, l’Autriche sont les grands centres de la peinture allemande (la production est surtout celle de retables à volets sculptés et peints). Il a tenu une position honorable dans l’histoire de l’art du Moyen-Âge, bien que le temps en ait laissé seulement peu d’ouvrages certifiés ».

1543. Pont-à-Mousson, Église Saint-Laurent, Retable de Philippe de Gueldre, volets ouverts : largeur 4,8m, hauteur 2,4m. Diaporama de 27 photos.

« Ce retable a été commandé par la duchesse de Lorraine Philippe de Gueldre à un atelier anversois. 22 scènes principales. Le cycle marial et les scènes de la Passion du Christ, accompagnés de scènes des Évangiles et de l’Ancien Testament ainsi que de la Légende Dorée, sont le reflet de la spiritualité de sa commanditaire ».

1967. Fernando Botero associe le massacre des Innocents et la fuite en Égypte, exposition 2015, musée Würth à Erstein (Bas-Rhin). Chronique : Fernando Botero, 30 ans en 1962. Des dizaines d’œuvres dans une vidéo de Hugues Pénot (4’37).

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Les appartements du Palais Rohan

Musée des Arts décoratifs de Strasbourg, au rez-de-chaussée du Palais Rohan, dans les appartements des princes-évêques de Rohan reconstitués dans un état proche de l’aspect qu’ils présentaient  au 18ème siècle, avant les bombardements intervenus en 1870 et 1944.

Suite des deux chroniques : Armand-Gaston de Rohan, prince-évêque, et Robert de Cotte, architecte du Roi ; Le palais Rohan en 46 photos.

Deux Diaporamas. 1 : 48 photos. 2 : 39 photos.

Source 1. Le Palais Rohan, citations de l’article de Wikipédia.

La salle du Synode « réunit en réalité deux salles jumelles, la Salle des gardes et la Salle à manger séparées par des arcades. Les deux vases à couvercle, en porcelaine de Chine à décor bleu et blanc, datent de la fin de l’époque Ming, soit du milieu du XVIIe siècle, et témoignent, parmi d’autres œuvres présentées, du goût du cardinal pour les arts d’Extrême-Orient ».

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Le Salon des évêques « joue le rôle de seconde antichambre avant la chambre du roi. Dans les boiseries blanc et or assez simples étaient enchâssés les portraits des sept prédécesseurs du cardinal et le sien propre. Seul celui-ci a été conservé, les autres ont été détruits en 1773 et furent remplacés plus tard par des allégories dues à Joseph Melling. Le palais ayant été transformé en hôtel de ville et le salon des évêques en salle des séances du conseil municipal, elles incarnent six vertus civiques : La Prudence, La Paix, L’Immortalité, La Concorde, Le Zèle et La Félicité publique. Pour les uns, les couleurs froides et le dessin très sobre marquent l’évolution du peintre – élève de Boucher – vers un style néo-classique, alors que d’autres jugent ces œuvres « fades ». Contrairement aux tableaux, les huit bustes d’empereurs romains – des copies du XVIIe siècle – ont conservé leur emplacement d’origine voulu par le cardinal ».

La chambre du Roi. Connue sous le nom de chambre du Dais sous l’Ancien Régime, c’est une pièce de prestige dont la fonction s’inspire directement de l’étiquette en usage au château de Versailles : servir de cadre à la cérémonie du lever et du coucher du prince. Elle se distingue par ses boiseries en chêne sculpté, peint et doré, et son plafond en stuc de style rocaille. Dans le fond de la pièce, l’alcôve royale fait face aux trois fenêtres donnant sur l’Ill.

« Elle est encadrée par des colonnes cannelées peintes en faux marbre, surmontées de chapiteaux corinthiens et reliées par une balustrade blanc et or. Trois tapisseries faisant partie de L’Histoire de Constantin – une suite de huit tapisseries d’après des cartons de Rubens présentes dans l’ensemble des grands appartements – ornent le fond de l’alcôve. Acquises par le cardinal de Rohan en 1738, elles sont issues des ateliers parisiens du Faubourg Saint-Marcel. Les tableaux des trumeaux d’entre-fenêtres sont des originaux de Pierre-Ignace Parrocel, un peintre issu d’une grande famille d’artistes avignonnais que le cardinal ramena en 1740 de Rome où le jeune homme se formait. Ces œuvres représentent Jésus et la Samaritaine et La Tentation du Christ« .

La Bibliothèque. « Quatre autres tapisseries illustrant la vie de Constantin représentent Le Mariage de Constantin, L’Apparition du Chrisme, Sainte Hélène et la Vraie Croix et Le Baptême de Constantin6. Deux portraits de monarque en costume de sacre – Louis XIV et Louis XV se font face. Ce sont des copies d’œuvres de Hyacinthe Rigaud, réalisées par Pierre Legendre. Le buste est celui du cardinal de Rohan, exécuté par Edmé Bouchardon en 1730″.

Garde-Robe du Prince Évêque

Antichambre du Prince-Évêque, devenue petite salle à manger du couple impérial.

Source 2. Bibliothèque des cardinaux du palais Rohan, citations de l’article du Magazine Pro-antic.

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Louis XV fêté à Strasbourg

1744 constitue une année clé de la Guerre de succession d’Autriche (1740-1748). Les troupes royales françaises renouent avec la victoire.

Cette chronique enrichit celle du 5 mai 2020 (1744. Strasbourg fête Louis XV)

Diaporama 1 (19 photos). 5 octobre 1744, Louis XV entre dans Strasbourg par la porte de Saverne.

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Diaporama 2 (10 photos). 6 octobre 1744, vin d’honneur sur la terrasse du Palais Rohan.

Diaporama 3 (21 photos). 7 et 8 octobre 1744, fête nautique sur la rivière Ill.

L’année 1744 en quelques dates clés. 10 avril 1744. Le maréchal de Saxe se rend à Valenciennes où il prend la tête de l’armée destinée à attaquer les Pays-Bas autrichiens.

Mai. Louis XV quitte Versailles pour rejoindre l’armée en Flandre.

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Rome. 4 adorations des mages

Vœux 2022 : visite virtuelle de musées et d’églises : Art sacré, médiéval et moderne, de Noël à La fuite en Égypte. Suite des chroniques et photos : 63 Adorations des mages.

Quatre adorations des mages à Rome : Sainte-Marie du Trastevere, Sainte-Marie de la Paix, Galerie Doria Pamphilj. Diaporama de 17 photos.

A. Rome. Basilique Sainte-Marie du Trastevere.

« La basilique est l’une des plus anciennes églises de Rome, construite sous le pape Calixte 1er (217-222), avec l’accord de l’empereur Sévère Alexandre, elle fut probablement le premier lieu de culte chrétien officiellement ouvert au public ».

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Pietro Cavallini (1250 – 1330) est un peintre et mosaïste du Trecento. Il travailla à la décoration des plus importantes églises de Rome et de Naples.

« La scène de l’adoration des mages représente la Vierge vêtue d’un vêtement d’un bleu éblouissant, assise sur un trône dans une demeure suggérée par deux colonnes. L’Enfant Dieu, sur les genoux de sa Mère, se penche sur les présents, comme s’il voulait les saisir. Saint Joseph, à la barbe et aux cheveux blancs – montrant ainsi l’homme déjà âgé qu’il était en épousant Marie – se tient modestement à l’arrière.

Les Rois Mages, en habits persans, avec de riches manteaux et des couronnes royales, ploient le genou. A l’arrière-plan, une ville fortifiée représente Jérusalem. L’Étoile qui les a guidés ici se trouve au-dessus de la maison de la Sainte Famille.

Pietro Cavallini s’éloigne de la rigidité des mosaïques byzantines. Le mouvement des personnages est très fluide et la richesse des couleurs n’est pas dominée par le fond d’or.

B. Rome. Santa-Maria della Pace

« Cette petite église est une des œuvres majeures du baroque. Elle est proche de la Place Navone. Elle fut construite sur le site d’une chapelle dédiée à Saint-André-des-Porteurs-d’Eau. Sa construction fut décidée en 1482 par le pape Sixte IV, après le saignement miraculeux en ce lieu d’une icône de la vierge. Elle est attribuée à Baccio Pontelli ».

Adoration des mages (détail ci-dessous) par Baldassare Peruzzi (1481-1536), école florentine.

Le thème de l’Adoration des Mages a été traité à plusieurs reprises par cet artiste. Ch. L. Frommel (Baldassare Peruzzi als Maler und Zeichner, Vienne, 1967-1968, n° 45, p. 85) met en rapport un dessin du Louvre avec les fresques de la Cappella Ponzetti dans l’église de Santa Maria della Pace.

C. Rome, Galerie Doria Pamphilj.

Le bâtiment remonte au XVIe siècle. Il appartient à l’origine au cardinal Fazio Santoro, avant de passer aux Della Rovere puis, au début du XVIIe siècle, au cardinal Pietro Aldobrandini. Le palais fait ensuite partie de la dot d’Olimpia Aldobrandini. En 1647, celle-ci, veuve de Paolo Borghèse, épouse le prince Camillo Pamphilj, neveu du pape Innocent X et lui apporte l’actuel palais, qui fait toujours partie du patrimoine Pamphilj au XXIe siècle.

L’adoration des mages (détail ci-dessous) par Francesco Albani

« Né à Bologne en 1578, d’un marchand de soieries, et mort en 1660, ce peintre débuta dans sa ville natale avec le maniériste Denis Calvaert.

Vers 1595. Il rejoint l’Académie des Incamminati fondée par les Carrache.

En 1601, il est à Rome où il assiste Annibal Carraci dans quelques-unes de ses œuvres importantes telles les fresques de Saint-Jacques-des-Espagnols et les lunettes Aldobrandini de la Galerie Doria-Pamphilj.

Il fait la rencontre de Guido Reni et du Dominiquin avec qui il travaille à San Domenico (Mystères du Rosaire).

En 1614, de retour à Bologne, il y travaillera de façon pratiquement ininterrompue, exécutant des retables pour les églises de la ville.

Il a traité autant de sujets mythologiques et allégoriques que de sujets pieux, et il a écrit sur son art. Il a peint dans un style classique gracieux des compositions mythologiques ou allégoriques privilégiant les formats ronds ou ovales. Son style léger, caractérisé par la présence de nymphes et de putti, jeunes angelots nus, souriants dans des paysages idéaux, inspira jusqu’aux peintres du XVIIIe siècle ».

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Paris Cluny. 6 adorations des mages

« L’histoire de l’hôtel de Cluny et la fondation du musée au 19e siècle sont intimement liées à la famille Du Sommerard. Conseiller-maître à la Cour des comptes, Alexandre Du Sommerard (1779-1842) compte parmi les amateurs de cette première moitié du 19e siècle qui suscitèrent un nouvel intérêt pour la période médiévale. Il réunit une vaste collection consacrée aux arts du Moyen Âge et s’installe en 1832 dans une partie de l’hôtel. Après sa mort, l’État acquiert en 1843 l’hôtel de Cluny et ses collections, riches de près de 1 500 objets. La même année, la Ville de Paris cède à l’État les thermes gallo-romains et le dépôt lapidaire qu’il contenait, dont le Pilier des nautes.

Durant la même décennie 1830, l’architecte Albert Lenoir (1801-1891) propose d’installer dans le palais des thermes et dans l’hôtel de Cluny un « musée d’antiquités nationales » ou « musée d’art français », préservant les bâtiments et s’inscrivant dans la lignée du musée des Monuments français (1795 – 1816). Responsable de la restauration des thermes dès 1838, de celle de l’hôtel de Cluny à partir de 1843, Albert Lenoir dégage les bâtiments antiques des ajouts postérieurs ».

Dans le musée de Cluny, six œuvres évoquant les rois mages.

Diaporama de 23 photos (dont 4 captures d’écran).

A. Plaque de l’Adoration des mages, 4e quart du 12e siècle. Source de la citation : Musée de Cluny.

« Cette plaque de l’adoration des mages était un élément d’un retable posé sur l’autel majeur de l’église abbatiale de Grandmont. Elle provient du foyer de Limoges, grand centre de production d’émaux sur cuivre selon la technique du champlevé.

A l’origine d’une abondante production, parfois en série, les ateliers limousins ont également créé des objets uniques dont cette Adoration des mages aux couleurs éclatantes, où les personnages émaillés contrastent avec le Christ, en réserve ».

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B. Châsse de l’Adoration des mages, 4e quart du 12e siècle / 1er quart du 13e siècle. Source de la citation: Musée de Cluny

« Ce coffret destiné à abriter des reliques est un bel exemple des créations des artistes de Limoges, à l’apogée de leur art.

Création rare, évocatrice et raffinée par son iconographie, précieuse et chatoyante par le travail des émaux, elle se distingue par un dynamisme particulier. Sur le toit les Rois mages et les chevaux en cuivre doré, gravés et ciselés, avec têtes appliquées en demi-relief, semblent engagés dans une course allègre ; sur le flanc, leur procession devant la Vierge et l’Enfant est calme et majestueuse ».

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