Archives de Catégorie: C. Bourgogne Franche-Comté

18ème. 5 architectes pour Dijon

18ème siècle. Cinq architectes embellissent Dijon.

  • A. Aménagement de la Place Royale et Statue équestre de Louis XIV.
  • B. Transformations du Palais des Ducs et du Palais des États au 18ème siècle. Diaporama de 33 photos.
Cliquer sur les images pour les agrandir

A. Dijon, 1686-1792. Place Royale et Statue équestre de Louis XIV. Source : citations d’un document du Musée des Beaux-arts.

1686-1692. « Aménagement de la Place Royale par l’architecte Martin de Noinville, place en hémicycle constituée d’une succession d’arcades couronnées d’une balustrade devant servir d’écrin à la statue royale. Les Élus des États de Bourgogne avaient en effet décidé de faire élever une statue équestre de Louis XIV.

Le 18 mai 1686, un marché est passé avec Étienne Le Hongre (1628-1690), sculpteur ordinaire des bâtiments du roi, formé dans l’atelier de J. Sarrazin, bronzier réputé.

Le modèle est achevé en 1690. La fonte est entreprise immédiatement. En 1692, la statue du roi et le cheval sont acheminés par la Seine et l’Yonne jusqu’à Auxerre. Le mauvais état des routes et le poids de l’œuvre empêchent de continuer le transport ».

Source : Musée des Beaux-arts de Dijon

« Les sculptures sont alors remisées dans une grange du village de La Brosse pendant 27 années.

Ce n’est qu’en 1718 que l’on réussit à acheminer par route la statue jusqu’à Dijon : elle est déposée dans la Cour du Logis du Roi ; il faut attendre encore quatre années pour que les Etats décident de faire dessiner un socle, celui choisi à l’origine n’étant plus de leur goût. Ils s’adressent à Jacques-Ange Gabriel, architecte ordinaire du roi, pour le piédestal qui sera achevé en 1725 ; l’inauguration a enfin lieu le 15 avril 1725, mais le décor du socle ne sera complètement achevé et entouré d’une grille qu’en 1742 ; les plaques des inscriptions commémoratives ne seront posées qu’en 1747.

Pas moins de 62 ans et de nombreuses péripéties auront été nécessaires pour que le monument soit enfin achevé.

La statue va disparaître 45 ans plus tard, victime du vandalisme révolutionnaire. La sculpture est brisée le 15 août 1792. Le bronze est envoyé, partie à la Monnaie de Dijon, partie aux fonderies de canons du Creusot ».

B. Dijon, 18ème siècle. Palais des ducs et Palais des États. Source : Musée des Beaux-Arts, Histoire de l’Architecture.

En 1688, l’architecte Jules Hardouin-Mansart (1646-1708) propose de transformer les bâtiments disparates du palais en un ensemble cohérent, avec une cour d’honneur dans l’axe de la place et deux ailes en retour.

1710. A l’arrière, du côté du jardin des ducs, Robert de Cotte (1656-1735) édifie une nouvelle aile pour les appartements du Prince de Condé.

1731-1736. Jacques Gabriel (1667-1742) édifie le grand escalier des États et, en 1736-1738, la chapelle des Élus (chronique à venir).

Poster un commentaire

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, AF. Histoire 16-17èmes siècles, BA. Photos, C. Bourgogne Franche-Comté, E. Arts Lettres Langues, E. Ingénierie, Architecture

F. Rude (1784-1855), sculpteur

« François Rude, né le 4 janvier 1784 à Dijon et mort le 3 novembre 1855 à Paris, est un sculpteur, représentatif de la transition entre le néoclassicisme et le romantisme, dont il est un des maîtres ». Source : article Wikipédia.

« Il a débuté sa carrière artistique à l’École des Beaux-arts de Dijon. En 1815, il doit partir en exil à Bruxelles. Lors de son retour en France, il s’installe à Paris et devient un grand statuaire reconnu pour l’importance de son œuvre ». Source : notice du Musée des Beaux-arts de Dijon.

Le musée Rude occupe le transept et le chœur de l’église Saint-Étienne. Il abrite les moulages des œuvres monumentales du sculpteur dijonnais.

Diaporama de 30 photos (Pierre Dubois, mai 2021). Réponses au Quiz d’hier.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Dans le musée, des œuvres sculptées par Rude, en mémoire d’évènements et d’hommes célèbres du 18ème siècle (chroniques du blog sur l’Histoire du 18ème siècle).

Jacques-Louis David (1748-1825), œuvre de 1826 (surmoulage en plâtre).

Jean-François de La Pérouse (1741-1788), œuvre de 1828 (surmoulage en plâtre).

Le Départ des volontaires de 1792 (plus connu sous son surnom populaire de La Marseillaise), œuvre de 1834-1836 (surmoulage en plâtre).

Le Maréchal de Saxe (1696-1750), œuvre de 1838. Lire également la chronique du blog : le Mausolée de Maurice de Saxe par Pigalle (Église Saint-Thomas Strasbourg).

Gaspard Monge (1746-1818), œuvre de 1849 (surmoulage en plâtre).

Biographie résumée. Source : citations de la notice du Musée des Beaux-arts de Dijon.

« La jeunesse dijonnaise. François Rude est né le 4 janvier 1784, rue Poissonnerie à Dijon, où son père est établi « maître poêlier ». Il entre en 1800 à l’École de Dessin de François Devosge pour suivre un enseignement fondé sur le dessin et le modelage d’après l’antique et le modèle vivant. En 1807, muni d’une lettre de recommandation de son maître auprès de Vivant Denon, directeur des Musées impériaux, François Rude quitte sa ville natale pour Paris.

Il travaille successivement dans l’atelier d’Edme Gaulle et de Pierre Cartellier avant d’être admis à l’École impériale des Beaux-arts en 1809 avec la figure de Marius méditant sur les ruines de Carthage, puis il obtient le premier Prix de Rome de 1812 avec Aristée déplorant la perte de ses abeilles. Ses premières compositions, très empreintes des leçons de l’Académie (portraits, drapés…) marquent un souci constant pour le fini des détails et le rendu des textures.

A la chute de l’Empire, Rude accompagne son protecteur dijonnais, Louis Fremiet, dans son exil bruxellois, et, de 1815 à 1827, réalise de nombreux travaux décoratifs. Les moulages d’après les bas-reliefs de l’Histoire d’Achille (Musée Rude, Dijon) et le fonds de dessins légué au Musée des Beaux-arts de Dijon par Albert Joliet en gardent le souvenir.

Un artiste parisien. Peu de temps après son retour définitif à Paris, le Mercure rattachant sa talonnière (Salon de 1828) et le Petit pêcheur napolitain (Salon de 1831 et de 1833) le désignent comme l’un des principaux sculpteurs de sa génération. L’équilibre des mouvements opposés du Mercure, et la modernité du sujet du Petit pêcheur napolitain, nourrissent les débats critiques du temps. Rude est associé au programme du sculpteur de l’Arc de Triomphe de l’Etoile, où il réalise en 1836 le haut relief du pied-droit, le Départ des volontaires de 1792 (plus connu sous son surnom populaire de La Marseillaise). Les caractères particuliers d’expressivité et de mouvement donnent à la composition sa ferveur d’épopée romantique. Ce sens de l’histoire, augmenté du goût archéologique du détail, est manifeste avec les figures du Maréchal de Saxe (Musée du Louvre) et de Louis XIII adolescent (Musée des Beaux-arts de Dijon)

Ses œuvres monumentales. Le Réveil de Bonaparte (Parc Noisot, Fixin), commandé en 1845 par Claude Noisot, ancien commandant des grenadiers de l’Ile d’Elbe, est dédié à l’empereur. La première esquisse représente Napoléon, mort, veillé par l’aigle impérial ; l’exécution définitive le montre s’éveillant à l’Immortalité. La Jeanne d’Arc (1852) semble, elle aussi, transfigurée. Rude renonce à l’image convenue de la Pallas chrétienne, lui préférant celle de la sainte visionnaire. Les statues du Général Bertrand (1850-52, Châteauroux), du Maréchal Ney (1852, Paris) et la figure gisante de Godefroy Cavaignac (1845-47 Cimetière Montmartre, Paris) concluent ce panthéon de héros anciens et modernes ».

Commentaires fermés sur F. Rude (1784-1855), sculpteur

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, AH. Histoire 19-20èmes siècles, BA. Photos, C. Bourgogne Franche-Comté, E. Droit et Sciences politiques

E. Bouchardon, 30 ans en 1728

Edme Bouchardon, né à Chaumont-en-Bassigny le 29 mai 1698 et mort à Paris le 27 juillet 1762, est un sculpteur et dessinateur réputé.

  • Citations de l’article de Wikipédia et de l’ouvrage d’Henriette Pforr, Edme Bouchardon, Éditions Prisma, 2016, 223 pages. Chronologie de la période (pages 7-8) et biographie du sculpteur (page 213-214).
  • Chronique du blog du 30 septembre 2020. Les Cris dans la ville, gravures d’après les dessins d’Edme Bouchardon. Exposition au musée des Beaux-arts de Caen, du 2 juin au 29 novembre 2020. 44 photos.
cliquer sur les images pour les agrandir

Edme Bouchardon (1698-1762) naît dans une famille d’artistes. Son père Jean-Baptiste et son frère Jacques-Philippe étaient sculpteurs. Il devient l’élève de Guillaume Coustou.

Cliquer sur les images pour les agrandir

1720 (22 ans). Il exécute le bas-relief La lapidation de Saint-Etienne pour l’église Saint-Étienne de Dijon.

1722 (24 ans). Il obtient le prix de Rome avec un relief ayant pour sujet Gédéon choisit ses soldats en observant leur manière de boire. 1722, Sacre et couronnement de Louis XV (né en 1710).

1723 (25 ans). Il part se perfectionner à l’Académie de France à Rome où il restera neuf ans. Il se trouve dans la cité papale au même moment que le sculpteur Adam l’aîné, et présente un projet pour la fontaine de Trévi.

1725. Mariage de Louis XV et de Marie Leszczynska.

1725-1737. Le peintre Nicolas Vleughels (1668-1737) est directeur de l’Académie.

1726-1730 (28-32 ans). Edme Bouchardon  profite de son séjour pour réaliser une copie du Faune endormi appartenant au cardinal Barberini.

Commentaires fermés sur E. Bouchardon, 30 ans en 1728

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, AI. Art médiéval et moderne, C. Bourgogne Franche-Comté, C. Ile-de-France, D. Italie, E. Arts Lettres Langues

Le rouge, c’est pour longtemps !

Dans ma chronique du 7 mai, Covid-19. Critères et Indicateurs, j’écrivais :

  • « quels indicateurs pour le 3ème critère d’accès au déconfinement en vert : la capacité de couverture des besoins en tests !
  • quant aux malades asymptomatiques, il faut tester pour en repérer. Et pour tester, il faut avoir des tests. Au début de l’épidémie, il n’y en avait guère. Et aujourd’hui ?
  • Si les « brigades d’anges gardiens » sont très rapidement performantes, la diffusion du virus se ralentira à terme, mais dans l’immédiat, il pourrait y avoir une accentuation des tensions sur les tests ».

Les 4 régions en rouge vont le rester longtemps car la capacité de couverture des besoins en tests est actuellement très mauvaise comme le révèle une enquête assassine de la cellule investigation de Radio France.

11 mai 2020. Dépistage du Covid-19 : pourquoi la France est encore loin de l’objectif de 700 000 tests virologiques par semaine ?

Extraits. « Pour réussir le déconfinement, le gouvernement table sur 700 000 tests virologiques par semaine. L’enquête de la cellule investigation de Radio France montre que cet objectif sera très difficile à atteindre. Révélations sur les véritables chiffres du dépistage, et sur des robots de test chinois installés dans la plus grande improvisation.

« Testez, testez, testez. » Depuis le 16 mars 2020, c’est le message très clair martelé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Mais en France, les retards s’accumulent dans l’organisation de ce dépistage, poussant même le gouvernement à mandater un cabinet privé afin de l’assister « dans le développement des capacités de production nationale » de tests. Le 28 avril 2020, le Premier ministre, annonce « 700 000 tests virologiques à partir du 11 mai » et la mise en place de « brigades » dans chaque département, chargées d’identifier les contacts des personnes présentant des symptômes du coronavirus Covid-19. « À la sortie du confinement, nous serons en capacité de massifier nos tests », assure Édouard Philippe. Mais qu’en est-il réellement ?

« Le nombre de dépistages a connu de fortes fluctuations au cours des dernières semaines. Il varie entre 200 000 et 270 000 tests par semaine », assure le ministère de la Santé à la cellule investigation de Radio France. Mais sur quoi reposent ces chiffres ? Difficile de le savoir »…

Commentaires fermés sur Le rouge, c’est pour longtemps !

Classé dans C. Bourgogne Franche-Comté, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), C. Hauts-de-France (Nord Pas-de-Calais Picardie), C. Ile-de-France, E. Médecine Pharmacie

Covid-19. Critères et Indicateurs

Rouge ou Vert ? La carte du déconfinement.

France Info, 7 mai. Déconfinement : quatre régions et Mayotte restent en rouge sur la carte sanitaire présentée par le gouvernement. « Nous sommes en mesure de valider le déconfinement sur l’ensemble du territoire métropolitain » à partir du 11 mai, a annoncé le Premier ministre, Édouard Philippe, lors d’une conférence de presse, jeudi 7 mai. 

Le ministre de la Santé a dévoilé la dernière version de la carte sanitaire de la France. Tous les départements de quatre régions restent en rouge : Ile-de-France, Hauts-de-France, Bourgogne Franche-Comté et Grand Est.

Problème. Premier Ministre (dans la séance de questions-réponses au gouvernement) et Ministre de la Santé confondent Critères et Indicateurs.

Olivier Véran. « Cette carte articule les trois indicateurs de circulation du virus, de tension hospitalière, de capacité de couverture des besoins en tests »

Les trois indicateurs qu’il énonce sont en fait des critères ; le troisième n’a d’ailleurs été annoncé par Édouard Philippe qu’avant hier. Pour les critères, la transparence aurait exigé de préciser ce que veut dire « articulation » : 1. Les critères ont-ils la même pondération (celui de la tension hospitalière est-il deux fois plus important que chacun des deux autres critères ?) 2. Pour être au vert, faut-il que les trois critères le soient, ou seulement deux d’entre eux ou seulement un ?

Tout critère doit pouvoir s’appuyer sur plusieurs indicateurs, c’est-à-dire des batteries de mesures, de données chiffrées.

1 commentaire

Classé dans C. Bourgogne Franche-Comté, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), C. Hauts-de-France (Nord Pas-de-Calais Picardie), C. Ile-de-France, E. Médecine Pharmacie, E. Mobilité internationale, E. Sciences humaines et sociales

Examens : Univ. Franche-Comté

Jacques Bahi, Président de l’Université de Franche Comté, à l’attention de tous les personnels de l’université de Franche-Comté, 16 avril 2020.

Extraits. « Concernant les examens, l’organisation de la première session se fera uniquement à distance avec une adaptation des modalités de contrôles des connaissances et des compétences (M3C). La deuxième session, lorsque celle-ci était prévue, devra être maintenue, en privilégiant là-aussi l’évaluation à distance et en respectant les bornes de l’année universitaire.

Dès à présent, il revient aux composantes de poursuivre les adaptations des M3C dans le cadre fixé par la CFVU.

Le document – Modalités d’application du règlement général des études et des examens de l’université pendant la crise sanitaire (CFVU du 15 avril 2020, 6 pages, page 2 de cette chronoque) – devient la référence pour les propositions de modifications. 

La CFVU s’est également prononcée sur le maintien des bornes de l’année universitaire, à savoir une fin d’année au 31 août. Concernant les stages pour les étudiants des années d’études diplômantes qui n’impliquent pas de poursuite d’étude, le délai pour leur réalisation peut être repoussé jusqu’au 31 décembre.

Dans ces conditions particulières, la démarche que nous vous demandons de suivre est celle privilégiant, systématiquement et en premier lieu, le contrôle continu et l’organisation d’évaluation à distance.

Nous comptons sur votre bienveillance à l’égard des étudiants dans l’organisation des épreuves et nous vous invitons à faire preuve de grande souplesse sans dénaturer la valeur des diplômes. Nous comptons également sur votre mobilisation pour proposer les adaptations concernant vos enseignements, modules, parcours, formations et accompagner cette mise en œuvre ». 

Commentaires fermés sur Examens : Univ. Franche-Comté

Classé dans C. Bourgogne Franche-Comté

Covid-19. Vademecum statistique

Entre 1980 et 2008, à Lille, à Paris, à Marne-la-Vallée, rares étaient mes étudiants de sociologie qui aimaient les chiffres. Je n’avais pas l’ambition qu’ils deviennent statisticiens ou démographes, mais je voulais qu’ils soient capables de commenter les données statistiques fournies par les organismes dont c’était la mission. Lire, comprendre et mémoriser les définitions. Comparer les champs (pays, régions, département…) et/ou les périodes. Identifier les indicateurs et les raisons historiques de leur construction. Mesurer l’écart entre la date de collecte des données et celle de leur publication. Avoir la prudence de multiplier les données et les indicateurs, certes sous contrainte de temps et d’argent.

La plus « belle » perle que j’ai entendue dans ma vie, c’était lors du recrutement d’un ingénieur d’études pour l’Observatoire de Marne la Vallée : comment calculerez-vous le taux de chômage des diplômés interviewés pour chacune des formations ? Réponse : j’appuierai sur le bouton adéquat du logiciel utilisé pour traiter les données. Certes !

En cette période de pandémie, il faut être particulièrement attentif aux chiffres cités par les médias ou qui circulent dans les réseaux sociaux.

Première source de données de cette chronique (INSEE, 17 avril 2020). Nombre de global de décès par département, constaté entre le 1er mars et le 6 avril 2020 . Le but est de mesurer l’évolution de la mortalité (toutes causes confondues), en 2020 par rapport à la même période de 2009. Apprécier s’il y a ou non une surmortalité. La réponse est : « oui ! »

Ainsi, « Au niveau départemental, trois départements comptent au moins deux fois plus de décès (toutes causes confondues) d’une période à l’autre : le Haut-Rhin (+ 143 %), la Seine-Saint-Denis et les Hauts-de-Seine.

Neuf autres départements enregistrent un nombre de décès supérieur de 50 % à moins de 100 % à celui observé en 2019. Il s’agit de tous les autres départements franciliens – le Val-de-Marne (+ 78 %), le Val-d’Oise (+ 70 %), Paris (+ 62 %), l’Essonne (+ 61 %), la Seine-et-Marne (+ 55 %) et les Yvelines (+ 52 %) – mais également des Vosges (+ 74 %), de la Moselle (+ 60 %), du Bas-Rhin (+ 56 %) et de l’Oise (+ 53 %).

Trente-deux départements au total enregistrent un nombre de décès supérieur d’au moins 20 % à 2019.

À l’opposé, 29 départements ont moins de décès enregistrés entre le 1er mars et le 6 avril 2020 que sur la même période de 2019. Ces départements sont essentiellement situés dans l’Ouest et le Centre de la France.

Commentaires fermés sur Covid-19. Vademecum statistique

Classé dans C. Bourgogne Franche-Comté, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), E. Médecine Pharmacie, E. Sciences

Univ. Besançon. Duel sans vainqueur

Chroniques sur les élections des conseils centraux de l’université de Franche-Comté :  Président Jacques Bahi : bilan de deux mandats par Sudversion (20 février 2020) ; Duel électoral à Besançon (7 mars 2020).

Les élections ont eu lieu le 10 mars 2020. Deux candidats élus au Conseil d’administration brigueront la présidence de l’université, Macha Woronoff, 60 ans, diplômée de l’université de Franche-Comté, est professeure de pharmacie clinique, vice-présidente sortante en charge du conseil d’administration, et Daniel Gilbert, 50 ans, professeur en biologie et écologie, élu d’opposition au Conseil d’administration.

Le duel électoral du 10 mars 2020 n’a pas désigné de vainqueur. Au conseil d’administration (36 membres dont 8 personnalités extérieures) qui élira la/le président/e, Macha Woronoff et Daniel Gilbert pourront compter chacun sur 8 voix d’administrateurs, obtenues dans les collèges des enseignants (301 voix pour N. Woronoff, 131+170 ; 404 voix pour Daniel Gilbert, 93+311).

Pour être élu-e président-e, il leur faudra obtenir la majorité absolue, soit 19 voix sur 36. Résultats du scrutin. Rien n’est jamais joué quand les professeurs et les autres enseignants votent pour des listes différentes, opposées. Je fais pour ma part l’hypothèse que les enseignants et les chercheurs de rang B n’ont plus les mêmes intérêts que ceux des rangs A ni dans le champ de la formation, ni dans le champ de la recherche. Les professeurs et directeurs de recherche souhaitent la continuité de la gouvernance, maintenir les réseaux constitués au cours du ou des deux mandats précédents.

Collège A
Collège B

Quelques commentaires. 1. Taux de participations. En 2020, ce taux a été supérieur à celui observé en 2016, et ce dans chacun des 3 collèges des personnels.

  • A (professeurs) : 87,68% (242/276). Participation très forte
  • B (autres enseignants) : 65,99% (685/1038). Participation moyenne
  • C (BIATSS) : 65,36% (751/1149). Participation moyenne
  • Usagers : 9,46% (2173/22969). Participation faible (moins de 10%)

Élections 2016. La participation au scrutin a été moyenne : 70,98% dans le collège des professeurs (203 votants sur 286 inscrits), 62,08% dans le collège des autres enseignants (542 sur 873), 60,18% dans le collège des BIATSS (671 sur 1115). La participation a été faible – c’est traditionnel –   dans le collège des usagers (2.461 votants sur 21.537 inscrits, soit 11,43%).

2. Listes en compétition. Nombre important dans chacun des différents collèges (8 listes chez les BIATSS !). Ce qui veut dire que toutes les listes n’auront pas de siège d’administrateur.

  • A (professeurs) : 3 listes
  • B (autres enseignants) : 5
  • C (BIATTS) : 8. Pas de liste portant le nom de l’une ou l’autre liste d’enseignants. Bien sûr, certaines listes se sont déclarées officieusement pour tel ou tel candidat à la présidence (2 élus pour Daniel Gilbert, 1 pour macha Woronoff
  • Usagers : 5

Commentaires fermés sur Univ. Besançon. Duel sans vainqueur

Classé dans C. Bourgogne Franche-Comté

Univ. Bourgogne. Président Thomas

9 mars 2020. Communiqué de l’université de Bourgogne. Le Conseil d’administration a procédé à l’élection du président de l’uB. Vincent THOMAS, porteur des listes Ensemble pour une université humaine, ouverte et ambitieuse, a été élu avec 17 voix sur 32. La durée de son mandat sera de 4 ans.

Article du Bien public. « Ancien doyen de la faculté de droit, sciences économique et politique de Dijon, Vincent Thomas endossera, ce mardi, le costume de président de l’université de Bourgogne. En concurrence avec Sébastien Chevalier et après un vote très serré les 4 et 5 février, Vincent Thomas a été élu, ce lundi, par le conseil d’administration de l’université, par 17 voix contre 13 (sur 32 votants).

« C’est la concrétisation d’un long travail et d’un projet qui a pour but de rassembler l’université », a réagi le nouveau président de l’uB, ce lundi après-midi. « Maintenant, mon objectif, c’est que l’on traite les grands dossiers qui intéressent l’université. […] La campagne a été assez longue et pendant ce temps-là, un certain nombre a été mis en suspens. Je pense notamment à celui de la Comue (communauté d’universités et établissements de Bourgogne-Franche-Comté), qu’il faudra défendre dès cet automne ».

11 février 2020. Chronique d’Histoires d’universités : Bourgogne, Président. Rien n’est joué

Après les élections des 4 et 5 février 2020 aux conseils centraux, la course à la présidence oppose eux candidats : Sébastien Chevalier, Vincent Thomas.

Qui est victorieux ? Il faut examiner précisément les résultats. Taux de participation aux élections du Conseil d’administration

  • collège A, professeurs et assimilés : 78,93 % (311 votants)
  • collège B. maîtres de conférences et assimilés : 68,27 % (695 votants)
  • collège C. BIATSS : 63,53 % (918 votants)
  • collège des étudiants : 13,22 % (4 133 votants)

Commentaires fermés sur Univ. Bourgogne. Président Thomas

Classé dans C. Bourgogne Franche-Comté

Coronavirus & Élection à l’université

Université de Franche Comté, élection des Conseils centraux, mardi 10 mars 2020. Point A. Le coronavirus (COVID 19) s’invite dans les élections. Message du Président : les personnels et les étudiants habitant le Haut-Rhin sont invités « à rester chez eux jusqu’à nouvel ordre ».

Point B. Daniel Gilbert, candidat à la présidence de l’université : « Cet empêchement de se rendre à l’université, même s’il est justifié par la situation actuelle, constituerait une grave rupture d’égalité qui serait susceptible d’entrainer un report ou une annulation des élections »

Les chroniques précédentes :

4ème chronique sur les élections franc-comtoises. A. Message du président Bahi, 6 mars 2020.

« A l’attention des personnels et étudiants résidant dans le département du Haut-Rhin.
En raison du caractère très évolutif de l’épidémie de coronavirus (COVID-19) sur le territoire français, le Président de l’université de Franche-Comté demande à tous les personnels et étudiants résidant sur Mulhouse (cluster stade 2 renforcé) de bien vouloir suivre les consignes reçues du Haut Fonctionnaire à la Défense et à la Sécurité à savoir : ne pas se rendre dans leurs établissements d’enseignement supérieur situés hors de la zone. Ainsi, nous si vous êtes concernés, nous vous demandons de bien vouloir rester chez vous et ne pas vous rendre à l’Université jusqu’à nouvel ordre.

Par ailleurs, la Préfecture du Haut-Rhin a communiqué à 13h sur le renforcement des mesures pour tout le département. Ainsi, on peut penser que les recommandations valables pour les résidents de la commune de Mulhouse soient étendues à l’ensemble des résidents du département du Haut-Rhin ».

B. Communiqué de Daniel Gilbert, candidat à la présidence de l’université, 7 mars 2020.

« Monsieur le Recteur, Monsieur le président de l’UFC. Plusieurs collègues et étudiants travaillant dans le nord-Franche-Comté m’alertent sur un message envoyé hier vendredi 06 mars par la présidence de l’université et indiquant que « tous les personnels et étudiants résidant sur Mulhouse (cluster stade 2 renforcé) ne devront pas se rendre dans leurs établissements d’enseignement supérieur situés hors de la zone » et  « de bien vouloir rester chez vous et ne pas vous rendre à l’Université jusqu’à nouvel ordre ».

Comme vous le savez, des élections auront lieu le 10 mars à l’université. Or ces collègues m’informent qu’ils ne seront pas en mesure de voter comme de nombreux autres enseignants, BIATSS et étudiants. Cette situation concerne de nombreuses personnes de l’IUT Belfort Montbéliard et de l’UFR STGI et plus généralement de toute notre université. En particulier, de nombreux étudiants de Mulhouse sont inscrits dans notre établissement. Il semblerait par exemple que plus de 10%  des étudiants de l’IUT ne seraient pas en mesure de voter et qu’à l’échelle de l’UFC ce sont probablement plusieurs centaines de personnes qui seraient susceptibles d’être concernées. Par ailleurs, comme l’indique le message ci-dessous, il n’est pas exclu que la zone de confinement s’étende à l’ensemble du département du Haut-Rhin, voire plus d’ici mardi.

Cet empêchement, même s’il est justifié par la situation actuelle, constituerait une grave rupture d’égalité qui serait susceptible d’entrainer un report ou une annulation des élections, d’autant plus que certains votants habitant Mulhouse sont des soutiens affichés de candidatures, voire même sont candidats à l’élection.

En tant que membre de la commission électorale, je vous demande donc de prendre des mesures exceptionnelles pour permettre à ces personnes de voter le 10 mars. Il pourrait s’agir d’un vote par correspondance (impression du bulletin de vote, vote par envoi d’une double enveloppe), d’un vote électronique en utilisant l’adresse mail en univ-fcomte.fr, ou au minimum d’autoriser les personnes concernées à faire des procurations y compris le jour du vote en envoyant un mail et une copie scannée de leur pièce d’identité. La situation des différents bassins de vie actuellement en confinement ou potentiellement confinés dans les heures à venir fait qu’il serait sans doute judicieux d’ouvrir cette possibilité à toutes les personnes concernées par des décisions préfectorales.

Cordialement, Daniel Gilbert,

Commentaires fermés sur Coronavirus & Élection à l’université

Classé dans C. Bourgogne Franche-Comté