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Besançon et Dijon : vers un EPE ?

Rififi dans les universités de Bourgogne et de Franche-Comté : supprimer la COMUE et créer un établissement public expérimental (EPE) ? Les EPE sont aujourd’hui très tendance : ils permettent de supprimer la démocratie universitaire telle qu’elle a été fondée fin 1968 par la loi Faure, les élus enseignants, BIATSS et étudiants perdant  la majorité au Conseil d’administration au profit des présidents ou directeurs de chacun de établissements membres de l’EPE et de personnalités, éventuellement désignées par les ministères de tutelle.

Source : article d’Isabelle Brunarrius, France Info Bourgogne Franche-Comté, 28 avril 2022. Signalement par Michel Abhervé, Blog Alternatives Économiques.

« L’avenir de la COMUE, communauté d’universités et d’établissements, est au cœur d’une bataille qui risque d’affaiblir le financement de la recherche pour les deux universités de Bourgogne et de Franche-Comté. Explications.

En politique, le timing est une carte maîtresse. Juste entre les deux tours de l’élection présidentielle, ce moment suspendu où les ministères sont dans un entre-deux, Vincent Thomas, le président de l’université de Bourgogne intervient, le 14 avril 2022, devant les élus de Dijon Métropole. L’universitaire réitère sa volonté d’obtenir un « double siège » pour l’université de Bourgogne-Franche-Comté au nom de l’« équilibre territorial ».

Lors de la fusion des deux régions en 2015, il avait été convenu que le siège de l’université de Bourgogne-Franche-Comté et des instances éducatives comme le Rectorat et le Crous seraient à Besançon, et d’autres instances auraient leurs sièges à Dijon. Aujourd’hui l’université de Bourgogne veut un siège chez elle, en plus de celui octroyé à Besançon.

  • Soit nous obtenons un double siège, une demande très importante d’équilibre entre les deux villes Dijon et Besançon et, auquel cas, nous poursuivons avec moins pour poursuivre cette collaboration dans le cadre de la COMUE. Si nous n’obtenons pas ce double siège (et nous attendons une réponse du gouvernement avant le 31 mai 2022), nous avons pris la décision de transformer la COMUE en convention de coordination territoriale. Vincent Thomas, Président de l’université de Bourgogne .

Cette volonté des « deux sièges » est soutenue par François Rebsamen, le président de Dijon Métropole.  Depuis l’attribution à Besançon du siège de la COMUE, la gouvernance n’a jamais vraiment fonctionné. Un sentiment unanimement partagé.

  • Quand les deux partenaires ne veulent pas se mettre d’accord sur un lieu unique, la moindre des choses aurait été de le faire sur deux sites en même temps. François Rebsamen, président de Dijon Métropole .

A noter que Vincent Thomas s’exprime en utilisant un «nous » qui pourrait faire penser que cette demande émane des sept membres de la  COMUE mais le président de la COMUE, Dominique Grevey, se refuse à tout commentaire.

Un peu plus tard dans son intervention devant les élus de Dijon Métropole, le président de l’université de Bourgogne admet qu’il y a des « résistances » à son projet.

Vincent Thomas veut aller plus loin et c’est ce qui inquiète Anne Vignot, la présidente du Grand Besançon.

La convention territoriale qui pourrait prendre la place de la COMUE serait finalement une étape avant la création d’un établissement public expérimental unique.

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La Résurrection du Christ dans l’Art

Pâques. La Résurrection du Christ dans l’Art. Suite des chroniques sur la Semaine sainte dans l’art : Passion et Résurrection du Christ.

Représentations de la Résurrection. Par la suite, Jésus partage un repas avec deux disciples à Emmaüs ; Incrédulité de Saint-Thomas (il veut toucher les stigmates) ; Noli me tangere adressé à Marie-Madeleine.

Diaporama n°1 : 36 photos (10 œuvres, notices, et détails).

Besançon, Église Saint-Jean, Résurrection par Carle Van Loo.

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Brou, Monastère Royal, Le repas à Emmaüs.

Colmar, Musée Unterlinden. Le retable de Schongauer : Résurrection, Saint-Thomas, Marie-Madeleine (chronique : Noli me tangere).

Dijon, Musée des Beaux-arts. Saint-Sépulcre ; Résurrection par Pierre-Paul Rubens.

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Besançon. Passion et Résurrection

Besançon. Œuvres du Musée des Beaux-arts, de la cathédrale Saint-Jean et de l’église Sainte Madeleine, dédiées à la Passion et à la Résurrection du Christ.

Musée des Beaux-arts. Diaporama de 12 photos (5 œuvres, notices, et détails).

Cathédrale Saint-Jean et église Sainte Madeleine. Diaporama de 21 photos (8 œuvres, notices, et détails)

Œuvres des 16ème, 17ème et 18ème siècles, rangées selon la chronologie de la Passion et de la Résurrection. De la Cène à la Résurrection du Christ.

Claude Arnoux, dit Lulier (1510-1580). La Cène (1560)

Grand bas-relief (300 x 70 cm) de 1560 en marbre blanc du sculpteur franc-comtois Claude Arnoux, dit Lulier. La Cène était autrefois encastrée dans le fronton du Jubé Renaissance érigé en 1549 et détruit à la Révolution.

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D’après Jusepe de Ribeira (1591-1652), Le reniement et les larmes de Saint-Pierre, MBA de Besançon. Le musée possède deux autres œuvres représentant la même scène

Attribué à Marcello Venusti (vers 1512-1579), Le Christ en croix, d’après Michel Ange, huile sur bois

Francesco Trevisiani (1656-1746), Christ en Croix, 1699

Achat après commande effectuée par le biais du Comte de Grammont en 1698), huile sur toile

Charles-Joseph Natoire (1700-177), Descente de Croix, 1755, Abside du Saint-Suaire, Cathédrale Saint-Jean

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Dijon. Passion et Résurrection

La Semaine Sainte dans l’Art : Passion et Résurrection du Christ. Premier musée visité : Dijon, Musée des Beaux-arts, Chapelle des Élus, Église Saint-Étienne.

Diaporama de 39 photos (14 œuvres, notices, et détails).

  • Évènements de la Semaine sainte. L’Entrée du Christ à Jérusalem. Le lavement des pieds. La cène. Au jardin des oliviers. Devant le grand prêtre. Les outrages et la trahison de Pierre. La flagellation. Le couronnement d’épines. La condamnation à mort. Ecce homo. Le portement de la croix. Le voile de Véronique. La crucifixion. Le Christ et les deux larrons. La descente de croix. la Pietà. La mise au tombeau. La déploration.  La résurrection. Le Christ et les pèlerins d’Emmaüs. Le Christ à Thomas : Noli me tangere.

A. Le retable de Saint Rombault de Malines. L’entrée à Jérusalem et le lavement des pieds, par Rubens, 1632.

« Les deux petits panneaux de L’Entrée du Christ à Jérusalem et du Lavement des pieds formaient autrefois la prédelle, c’est à dire la partie inférieure, d’un grand retable où figurait, comme scène principale, une grande Cène aujourd’hui conservée à la Pinacothèque de la Brera à Milan.

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Cet ensemble fut commandé en 1632 par Catherine Lescuyer pour orner la chapelle du Saint-Sacrement de l’église Saint-Rombault de Malines où son père était enterré. L’iconographie de ces trois tableaux est très cohérente et traite de scènes de la vie du Christ précédant immédiatement la Passion : l’arrivée à Jérusalem le dimanche des rameaux, puis le lavement des pieds qui prend place immédiatement avant la Cène, dernier repas partagé entre le Christ et ses disciples.

L’exécution des deux panneaux sur chêne de la prédelle, plus rapidement brossés que le tableau central, peint sur toile, a parfois fait pencher les historiens en faveur d’une intervention de l’atelier dans leur réalisation. Aujourd’hui, cette exécution assez libre, surtout dans le panneau de L’Entrée du Christ à Jérusalem, semble plutôt plaider en faveur de la main de Rubens lui-même ».

B. Retable de la crucifixion. Retable des saints et martyrs. Notice de Sophie Jugie, musée des Beaux-arts de Dijon, 2002.

Jacques de Baerze (sculpteur), Melchior Broederlam (peintre), à partir de 1392, Bois peint et doré, et peinture à l’huile sur bois. Hauteur : 167 cm ; Largeur de la partie centrale : 252 cm ; Largeur de chaque volet : 125 cm.

« Le Retable de la Crucifixion, comme son pendant le Retable des saints et martyrs, qui porte les armoiries de Philippe le Hardi et de Marguerite de Flandre, provient de la chartreuse de Champmol.  

Les sculptures de Jacques de Baerze, presque entièrement dorées, offrent une vision somptueuse, qui emprunte à l’orfèvrerie la dentelle des architectures, la moulure ornée de fleurettes ou les plis comme métalliques des drapés, rivalisant avec les émaux sur ronde-bosse d’or alors en vogue. Les rehauts de polychromie sont très soignés : visages peints au naturel et riches brocarts.

Ce triptyque de bois sculpté et doré compte parmi les plus anciens exemples conservés de ces retables flamands dont les villes de Bruxelles, Anvers et Malines se sont fait une spécialité tout au long du XVe siècle et au début du XVIe siècle.

Le fond or relevé de motifs poinçonnés, les couleurs éclatantes parmi lesquelles se détache le pigment le plus cher, le bleu outremer, font des peintures de Melchior Broederlam un travail raffiné et précieux.

Par leur exceptionnelle qualité, ces peintures sont des jalons essentiels de la peinture de la fin du XIVe siècle. Melchior Broederlam fut le peintre attitré du comte de Flandre Louis de Mâle, puis de son gendre Philippe le Hardi. Son activité est documentée de 1381 à 1410. Le Retable de la Crucifixion est sa seule œuvre conservée.

Encore marqué par l’art gothique international, le peintre témoigne de sa connaissance de la peinture italienne, perceptible dans le fond or et les rochers de tradition byzantine, mais aussi dans la composition de la « Présentation au Temple », qui dérive de modèles siennois. Il doit aussi beaucoup à l’art parisien pour l’élégance des gestes et des drapés ».

C. Retable de Saint-Georges. Dijon, milieu 15e siècle, Anonyme bourguignon, Peinture à l’huile sur bois transposé sur toile marouflée sur panneau. Hauteur : 161,5 cm ; Largeur : 211,5 cm. Notice de Sophie Jugie, l’Art à la cour de Bourgogne : Le mécénat de Philippe le Hardi et de Jean sans Peur (1364-1419).

« Le parallèle est évident entre le Retable de Saint Georges et le Retable de Saint Denis. Jusqu’à sa mise en dépôt à Dijon, en 1968, leur histoire les lie.

Les circonstances exactes de la commande du Retable de saint Georges nous échappent : la présence d’un chartreux sur le tableau laisse penser qu’il s’agit, plutôt que d’une commande ducale, de l’offrande d’un des religieux désireux de compléter un décor demeuré incomplet. On peut préciser leur emplacement d’origine, car on sait que deux tableaux de sujets identiques, peints en 1741 par Carle Van Loo, furent installés dans le chœur des convers, de part et d’autre de la porte qui donnait accès au chœur des pères. C’est sans doute à cette date que les deux retables quittèrent Champmol.

Un certain nombre de détails invitent à situer la réalisation du Retable de saint Georges au milieu du XVe siècle, comme la solidité des figures, les drapés aux plis cassés du manteau de la Vierge et de la veste du bourreau, ainsi que le traitement naturaliste de la végétation entre les figures. On peut rapprocher également les visages de la Vierge et des saintes femmes de fragments de vitraux provenant de la Sainte-chapelle de Dijon, qui datent du milieu du XVe siècle »…

… « Ces caractéristiques contradictoires rendent le tableau difficile à dater et le peintre difficile à situer dans une production bourguignonne du XVe siècle.  Le peintre n’est pas exempt d’une certaine maladresse, comme en témoignent le dessin peu heureux des mains, la sécheresse de certains drapés et l’entassement des figures dans un espace trop étroit. Mais il faut reconnaître chez lui la robustesse, la vigueur expressive et l’efficacité narrative qui font la saveur de la peinture bourguignonne à l’époque où le mécénat ducal s’est effacé ».

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Besançon. Peintures du 18ème

Musée des Beaux-arts et d’Archéologie de Besançon : peintures du 18ème siècle.

Diaporama de 52 photos (œuvres, cartels et détails).

  • Lire aussi. Besançon, Histoire du MBAA : le musée le plus ancien de France ; Louis Miquel, l’architecte du musée d’aujourd’hui ; la donation de la collection de Pierre-Adrien Pâris.

Points forts du musée : richesse du fonds de peintures, intérêt des informations données par les cartels, accrochage à l’ancienne qui permet d’exposer un nombre important d’œuvres, espaces lumineux, parcours pédagogiques, personnels discrets mais prêts à vous guider.

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Points difficiles pour le photographe que je suis : l’accrochage vertical ne permet pas de respecter la géométrie des œuvres exposées en hauteur, l’éclairage plongeant à partir du plafond se reflète quelquefois dans les peintures elles-mêmes.

Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), Jeune couple à la fenêtre, vers 1775

Jean-Baptiste Greuse (1725-1805), Portrait du comte Paul Stroganov, vers 1777-1778

Hyacinthe Rigaud (1659-1743), Portrait de femme, vers 1700-1705

Nicolas de Largillière (1656-1746), Portrait du cardinal de Choiseul Daillecourt, non daté

Hyacinthe Rigaud (1659-1743), Portrait de magistrat, 1709

Portrait de la famille Boutin de Vaussigny, vers 1712

Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), Jeune femme et enfant, vers 1775

Nicolas Bertrand Lépicié (1735-1784), Tête de vieille femme, non daté

Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), Le Triomphe de Vénus, vers 1765-1770

Carle Vanloo (1705-1765), Thésée vainqueur du taureau de Marathon, vers 1732-1734

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Musée des Beaux-arts de Besançon

« Au cœur de la ville historique, dans la boucle du Doubs, le musée des Beaux-arts et d’Archéologie de Besançon possède une longue histoire ». Source : extraits du site du Musée.

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Trois parties dans cette chronique : le musée le plus ancien de France ; Louis Miquel, l’architecte du musée d’aujourd’hui ; la donation de la collection de Pierre-Adrien Pâris.  

Diaporama de 12 photos.

1694. La plus ancienne collection publique française

« Son origine remonte à 1694, soit un siècle avant la création des musées qui date de la Révolution française (Le Louvre ouvre en 1793).

En 1694, à Besançon, Jean-Baptiste Boisot, abbé de Saint-Vincent, lègue ses collections aux bénédictins de la ville, à condition qu’elles soient mises à la disposition du public selon des jours et horaires réguliers, sous contrôle de la Ville et des religieux ».

« Les ouvrages et œuvres d’art réunis proviennent des prestigieuses collections ayant appartenu à Nicolas Perrenot de Granvelle (1486-1550) et à son fils Antoine, hommes politiques de premier plan (Nicolas fut Premier ministre de Charles Quint), mécènes, grands collectionneurs. Cette collection privée ouverte aux visiteurs dans l’ancienne abbaye Saint-Vincent sera fréquentée durant tout le XVIIIe siècle.

C’est à partir de 1843 que les collections devenues publiques et augmentées des saisies révolutionnaires sont installées dans la nouvelle Halle aux grains, édifice conçu par l’architecte Pierre Marnotte« . (1797-1882) ».

Partie 2. 1967-1970. Louis Miquel architecte du Musée d’aujourd’hui. Source : extraits du site du Musée

« En 1963, George et Adèle Besson déposent au musée des Beaux-arts et d’Archéologie plus de 300 œuvres de leur prestigieuse collection, en contre partie les donateurs exigent des conditions d’exposition à la hauteur de leur présent. Un réaménagement du musée est privilégié. Le choix de l’architecte se porte sur Le Corbusier, connu des Francs-Comtois pour la chapelle Notre-Dame-Du-Haut à Ronchamp (1955), mais il est également l’une des rares personnalités à avoir mené un travail de réflexion profond sur les musées, initié vers 1929-1930 : c’est le principe du musée à croissance illimitée.

Malheureusement, celui-ci décline la proposition en raison d’engagements antérieurs. La Ville de Besançon demande alors que son suppléant soit l’un de ses disciples. Après le refus d’André Wogenscky, c’est finalement Louis Miquel (1913-1987) qui sera retenu.

Le projet est mis au point après la première visite à Besançon en 1964, le chantier s’ouvre en 1967 et se termine en 1970. La partie centrale, construite entièrement dans un espace vide et carré, est techniquement indépendante de l’édifice ancien, auquel elle se rattache par des passerelles ».

« Les matériaux choisis sont le béton brut de décoffrage pour les murs, une céramique noire pour les sols. L’éclairage, naturel et zénithal dans la partie supérieure, est artificiel ailleurs. L’ensemble est conçu comme une spirale carrée irrégulière, ascendante par une succession de plans inclinés scandés de paliers, prenant leur origine au centre du rez-de-chaussée ».

Partie 3. 1818, la donation de Pierre-Adrien Pâris (1745-1819). Source : extraits du site du Musée.

« Architecte néoclassique, Pierre-Adrien Pâris est né à Besançon le 25 octobre 1745, dans le quartier Battant. Il grandit à la cour du prince-évêque de Bâle, où son père fut nommé intendant des bâtiments ».

« 1760 (Pâris a 15 ans). Il s’installe à Paris pour étudier l’architecture.

1769 (24 ans). Après trois tentatives infructueuses pour remporter le Prix de Rome, il obtient finalement en 1769 une pension royale qui lui permet de se rendre à Rome. Là-bas, il est précepteur du fils de son professeur et assiste à l’Académie de France. 

Entre 1772 et 1774 (27-29 ans). Pâris dessine dans la campagne romaine aux côtés de peintres tels que François-André Vincent avec qui il s’initie aux dessins de vues. Il en profite également pour réaliser de nombreuses études de monuments antiques (Pompéi, Paestum, Herculanum…) et commence une petite collection de dessins et de contre-épreuves de sanguines de ses camarades peintres.

1778 (33 ans). De retour en France, ses dessins d’architecture lui apportent un emploi. Louis XVI le nomme dessinateur, et lui demande de concevoir le décor des divertissements de la cour.

1780 (35 ans). Il rejoint la prestigieuse Académie Royale et est retenu à Rome pour la direction des fouilles du Colisée ».

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Besançon, St-Jean. Décor grandiose

Cathédrale Saint-Jean de Besançon : une décoration intérieure très riche. Suite de la chronique du 1er mars 2022) : Saint-Jean de Besançon, histoire résumée et reconstruction, 1729-1734. Source : extraits du site Patrimoine-Histoire.

Diaporama de 39 photos.

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« Le clocher et l’abside ont été construits dans les années 1730 par l’architecte Jean-Pierre Galezot, après l’écroulement du précédent clocher en 1729 (ce qui entraîna l’effondrement de l’abside et de deux travées de la nef).

Le financement des travaux fut assuré d’une heureuse façon. La riche abbaye de Luxueuil, dans les Vosges, avait perdu son titulaire, l’abbé de Bauffremont, en 1733. Le cardinal de Fleury, premier ministre de Louis XV, accorda au chapitre de Saint-Jean les bénéfices de l’abbaye. Luxeuil n’eut ainsi plus de titulaire de 1733 à 1741.

Les travaux intérieurs de l’abside et des deux chapelles au nord et au sud s’étalent de 1740 à 1756. C’est l’architecte parisien Germain Boffrand (1667-1754), élève de Jules-Hardouin Mansart, qui fut choisi pour toute la structure de l’ornementation, qui est de modèle Régence.

Grâce à un don de deux mille livres du chanoine Boitouset, on put concevoir un décor grandiose, appuyé sur les principes baroques et enrichi de toiles de maître. À Besançon, ce fut une révolution esthétique.

Couples d’anges au sommet des pilastres dans l’abside du Saint-Suaire. Ils portent les instruments de la Passion et divers objets qui s’y rapportent (bourse de Judas, coq de saint Pierre…). Cette série d’anges est due au sculpteur Julien Chambert, chargé des travaux de l’abside en 1746″.

Partie 1. L’abside du Saint-Suaire, cinq peintures du 18ème siècle, Passion et Résurrection du Christ.

« Pour abriter le Suaire, Germain Boffrand opta pour un autel à la romaine, c’est-à-dire détaché du mur. Il y logea un coffre où fut déposée la relique. Le Suaire fut détruit pendant la Terreur ».

« Les tableaux de l’abside ont une histoire qui met en exergue la jalousie et la susceptibilité entre artistes, que leur grand talent semblait pourtant placer au-dessus de ces bas sentiments.

En 1748, le chapitre de Saint-Jean établit l’ornementation de l’abside et son iconographie : il fait choix de cinq tableaux illustrant les derniers moments de la vie du Christ, du jardin des Oliviers à la Résurrection.

Les chanoines s’adressent alors au peintre parisien considéré comme le meilleur de son temps : Carl Van Loo (1705-1765). Celui-ci demande 2500 livres par toile. Par manque de ressources, on se contenta au début d’une seule toile, la principale, celle de la Résurrection. Pour 2250 livres. Le chapitre lui demanda d’y faire figurer le Saint-Suaire (qui de fait est tenu par l’ange de droite dans le tableau). En 1750, la toile arriva à Besançon ».

« De nouveaux dons permirent de concrétiser la suite du cycle. Carl Van Loo accepta de prendre en charge les quatre toiles qui restaient pour 1600 livres chacune. À condition que sa femme reçoive une reproduction du Saint-Suaire sur drap d’or. Le peintre accrut par la suite ses exigences, mais s’engagea néanmoins à peindre deux toiles pour le montant prévu (3200 livres en tout) : La Descente de croix et la Sépulture de Notre-Seigneur. Nous sommes en mars 1751.

Sans doute lassé de ces exigences, le chapitre se tourne vers un autre peintre, Jean-François de Troy (1679-1752), et lui commande deux toiles du cycle pour 1500 livres chacune : Le Christ au jardin des Oliviers et le Christ portant sa croix sur le Calvaire. Bien que le peintre ait dépassé les soixante-dix ans, ce choix a été expliqué par la réputation de de Troy de travailler rapidement. En effet, dès le mois de décembre 1751, les toiles sont expédiées depuis Rome (où vit de Troy) vers Besançon, via Marseille »

« Vers la même époque, de Troy reçoit la commande d’un Martyre de saint Étienne pour la chapelle du même nom, au nord de l’abside du Saint-Suaire ».

« Carl van Loo réagit fort mal. Il refuse d’honorer ses engagements au prétexte que les toiles de de Troy ont été peintes à Rome. En fait le chapitre comprend que le peintre cherche, par n’importe quel moyen, à se défaire de la commande. La concurrence d’un autre artiste lui a-t-elle déplu ? C’est probable.

Les chanoines se tournent donc vers un autre grand nom de la peinture française au XVIIIe siècle : Charles-Joseph Natoire (1700-1777). En avril 1753, celui-ci accepte, dans un premier temps, de peindre une grande toile illustrant la Prédication de saint Ferréol et saint Ferjeux pour la chapelle sud, attenante à l’abside du Saint-Suaire, pour 1500 livres. L’œuvre arrive à Besançon en 1755. En juin 1753, Natoire prend à sa charge l’exécution des deux dernières toiles du cycle : La Descente de croix et la Mise au tombeau, là encore pour 1500 livres chacune. Peintes à Rome, les deux œuvres arrivent à Besançon au début de l’année 1756″.

Partie 2. La Vierge des Jacobins, 17ème siècle, Domenico Cresti, dit Le Passignano.

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Besançon. Cathédrale St-Jean, 1729

Besançon. Histoire résumée et plan de la Cathédrale Saint-Jean. 1729-1734 : écroulement du chœur oriental, du clocher et de deux travées ; reconstruction selon les plans de l’architecte Germain Boffrand (1667-1754). Source : extraits du site Patrimoine-Histoire.

Diaporama de 14 photos (février 2022).

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« Après la construction, depuis le IVe siècle, de plusieurs églises se remplaçant les unes les autres, la cathédrale Saint-Jean fut restaurée et rénovée au XIe siècle par le grand bâtisseur que fut l’archevêque Hugues de Salins (1031-1066)…

Durant le Haut Moyen Âge, Besançon possédait deux cathédrales : Saint-Jean et Saint-Étienne. Les chanoines de ces deux édifices se jalousaient et réclamaient la primauté de leur église sur le diocèse.  À la fin du XIe siècle, ce conflit larvé aboutit à la querelle des chapitres dont Saint-Jean sortit vainqueur au début du siècle suivant, après l’intervention du pape franc-comtois Calixte II.

L’archevêque Anséric (1117-1134) décida alors de reconstruire sa cathédrale afin d’asseoir cette primauté par une taille qui en imposât (décennie 1120). L’architecture paléochrétienne du Haut Moyen Âge servit de modèle. En dépit d’un changement d’axe, la nouvelle construction resta sans transept à cause de contraintes topographiques.

La charpente en bois brûla en 1212, sans trop dégrader les murs. Il s’ensuivit d’importants travaux (voûte d’ogives en pierre, solidification des piliers, mise en place d’un faux triforium). L’architecte se livra à un véritable rhabillage gothique de la cathédrale pour la rapprocher au mieux du style en vogue.

À la Renaissance, on construisit des chapelles latérales au sud, la partie nord étant occupée par le cloître des chanoines.

La cathédrale de Besançon possède deux chœurs. Une réforme de Charlemagne imposa au clergé de célébrer l’office face à l’est tout en restant face aux fidèles. Il fallait donc construire un chœur à l’ouest. La réforme ne s’imposa guère. Cependant les villes de Besançon, Verdun et Nevers conservent toujours des cathédrales à deux chœurs.

En 1729, le chœur oriental de Saint-Jean s’écroula. Il fut reconstruit (tout comme le clocher et deux travées) selon les normes du temps. C’est actuellement le magnifique chœur du Saint-Suaire, embelli de toiles d’art religieux du XVIIIe siècle (chronique à venir sur l’intérieur de la cathédrale).

Sous la Révolution, Saint-Jean ne subit guère de dommages.

Le plan

Vu la présence de deux absides (comme à Nevers et à Verdun) et l’exiguïté du terrain, qui a entraîné de fortes contraintes sur les extensions de l’édifice au cours des siècles, un plan semble nécessaire pour comprendre la disposition générale du monument. Les contraintes topographiques font aussi qu’il n’y a jamais eu de transept à Saint-Jean.

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1678. Louis XIV annexe Besançon

Les traités de Nimègue (1678 et 1679) concluent la Guerre de Hollande (1672-1678). La Franche-Comté espagnole et Besançon, longtemps ville libre d’Empire, sont rattachées définitivement au Royaume de France.

Sous Louis XIV, les guerres s’enchainent  les unes aux autres. La Guerre de dévolution (1667-1668) précède la Guerre de Hollande (1672-1678). S’ensuivent la Trêve de Ratisbonne (1684), la Guerre de la Ligue d’Augsbourg (1688-1697) conclue par le traité de Ryswick, la Guerre de Succession d’Espagne (1701-1713).

Partie 1. Guerre de dévolution (1667-1668) et Traité d’Aix-la-Chapelle. Source : Université de Perpignan.

« Louis XIV, à la suite du décès du roi d’Espagne, Philippe IV, dont il était à la fois le gendre et le neveu, réclame la dot (500 000 écus d’or) de la reine, Marie-Thérèse, épousée à la suite du traité des Pyrénées de 1659, et non versée. Il invoque aussi les coutumes de Brabant, selon lesquelles les possessions du défunt reviennent aux enfants du premier lit, dont Marie-Thérèse est la seule survivante.

La guerre sera ainsi désignée comme la guerre de Dévolution. Le roi de France attaque les Pays-Bas espagnols le 24 mai 1667. Pour disposer d’une monnaie d’échange en vue des négociations, il fait aussi occuper la Franche-Comté. La médiation du Pape permet aux belligérants de conclure rapidement un traité de paix à Aix-la-Chapelle, le 2 mai 1668″.

Besançon à l’époque moderne. Source : article de Wikipédia.

« 8 février 1668, l’armée de Condé se voit ouvrir les portes de la ville après que les autorités locales eurent capitulé. L’occupation française est plutôt mal vécue et les troupes françaises rebroussent chemin dès le 9 juin. La défense de la cité ayant été mal assurée, on entreprend alors l’amélioration des fortifications : la première pierre de la citadelle est posée au mont Saint-Étienne le 29 septembre 1668 et à l’autre extrémité, d’importants travaux sont entrepris autour de Charmont (sur les hauteurs de Battant).

Besançon perd son statut de ville libre impériale et devient possession de la couronne d’Espagne. Cependant, cette annexion est mal acceptée par la population. Celle-ci se constituera (ou du moins se considèrera) en ville libre de Besançon jusqu’en 1678″.

Partie 2. La guerre de Hollande (1672-1678) et les Traités de Nimègue (1678 et 1679). Source : article de Wikipédia.

« La guerre de Hollande se déroule de 1672 à 1678. Elle oppose la France et ses alliés (Angleterre, Münster, Liège, Bavière, Suède) à la Quadruple-Alliance comprenant les Provinces-Unies, le Saint-Empire, le Brandebourg et la Monarchie espagnole. Triomphant de ses adversaires, la France, par le traité de Nimègue qui met fin à la guerre, confirme son rang de première puissance européenne en acquérant la Franche-Comté et de nombreuses places-fortes flamandes.

La guerre déclarée le 6 avril 1672, et marquée notamment par la rupture des digues afin de provoquer l’inondation du pays afin d’empêcher l’avancée des troupes françaises, permet à Guillaume d’Orange de rétablir le stathoudérat et d’obtenir le soutien de l’Espagne, de l’Autriche et de la Lorraine.

La guerre en Franche Comté. Le 26 avril 1674, Henri-Jules de Bourbon-Condé, duc d’Enghien et fils du Grand-Condé, prend position devant la cité à la tête d’une armée composée de 15 000 à 20 000 hommes. Vauban participe également au siège. Afin d’écourter la prise de la ville, ce dernier décide de faire monter de nuit, quasiment à dos d’homme, sur le mont Chaudanne grande artillerie de 36 bouches à feu. Au terme d’un siège de vingt-sept jours auquel assistent Louis XIV et Louvois, la citadelle tombe finalement entre les mains des assiégeants le 22 mai.

Siège de Besançon par Vauban en 1674

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Besançon, après plusieurs tentatives vaines, devient enfin la capitale de la Franche-Comté au détriment de Dole par lettres patentes du 1er octobre 1677 : un grand nombre d’administrations, parmi lesquelles le gouvernement militaire, l’intendance, le parlement ou encore l’université, sont progressivement implantées dans la nouvelle capitale.

Louis XIV décide de faire de Besançon un des maillons essentiels du système de défense de l’Est de la France et confie à Vauban le soin de réaliser les améliorations nécessaires. La citadelle est ainsi entièrement remaniée entre 1674 et 1688, les autres fortifications sont édifiées de 1689 à 1695 et de nombreuses casernes sortent de terre à partir de 1680.

La construction de la citadelle coûta très cher, à tel point que Louis XIV aurait demandé si ses murailles n’étaient pas en or« .

Partie 3. 1678 et 1679, Traités de Nimègue : Besançon française. Source : article de Wikipédia.

« Le congrès de paix est réuni à Nimègue dès 1676. Mais les traités de Paix sont seulement signés en 1678 et 1679. Les traités de Nimègue rattachent définitivement la ville de Besançon et la région de Franche-Comté au royaume de France ».

« Louis XIV se débarrasse des enclaves en territoires étrangers et rend :

  • la ville de Maastricht et la principauté d’Orange, occupée militairement par les Français depuis 1672, sont rendues à Guillaume III. De plus, par le traité de commerce et de navigation souhaité par les Provinces-Unies, celles-ci bénéficient de la suppression du tarif douanier français de 1667 et de celle du droit d’aubaine, ce qui favorise les échanges commerciaux de la France ;
  • quelques places fortes telles que Charleroi, Binche, Ath, Audenarde et Courtrai sont restituées à l’Espagne.

Le grand perdant de la guerre est l’Espagne qui cède à la France :

  • la Franche-Comté  et sa capitale Besançon
  • les places fortes flamandes de Cassel, Bailleul, Ypres, Wervick et Warneton, ainsi que Aire, Saint-Omer, Cambrai, Bouchain, Condé-sur-l’Escaut, Bavay, Maubeuge et la place forte de Valenciennes.

En mer des Caraïbes, les Français étendent leurs possessions :

  • aux dépens des Hollandais qui cèdent Tobago ;
  • aux dépens des Espagnols qui cèdent la Trinité ;
  • et des Britanniques qui reconnaissent laisser à la France Saint-Vincent, La Dominique et Sainte-Lucie, possessions souvent effectives mais disputées depuis le début du XVIIe siècle.

Au total, la frontière du nord de la France est lissée, et comprend moins d’enclaves. Et la Franche-Comté relie la France à la Haute-Alsace« .

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La Bière Warsteiner depuis 1753

Bière Warsteiner depuis 1753. Bière ambrée bue en terrasse de la Brasserie Granvelle (Besançon, 26 février 2022). Quatre photos.

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Source 1 : article de Wikipédia

« En l’an 1753, un agriculteur du nom de Konrad Cramer paie pour la première fois la taxe sur la bière. Warsteiner Brauerei Haus Cramer KG est ainsi une histoire de famille depuis des générations de brasseurs et qui se perpétue jusqu’à aujourd’hui.

Mais le véritable essor ne date que de 1884 avec l’arrivée du chemin de fer qui sort la brasserie de son contexte local.

Avec la découverte de la source Kaiserquelle, la brasserie basée à Warstein en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, se concentre à partir de 1928 sur la production de Pils.

Avec une capacité de brassage de plus de 100 000 hectolitres par an, Warsteiner se place dès 1960 parmi les plus grandes brasseries allemandes. Avec plus de 2 millions d’hectolitres produits en 1984, Warsteiner devient la troisième plus grande marque de bière allemande ».

Source 2 : article de The Beer Lantern.

« La  Premium Verum. La mousse est fine et peu persistante, mais la robe est très jolie, dorée, claire avec une très belle carbonatation.

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