Archives de Catégorie: C. Bourgogne Franche-Comté

Bruges. Beffroi, Stadhuis, Églises

Suite de la chronique : Histoire de Bruges médiévale en Pays-bas. Chronique et 102 photos dédiées aux principaux édifices dont le début de la construction remonte au Moyen Age : le beffroi, l’hôtel de ville (Stadhuis), trois églises, la bourse.

1.Le beffroi (album de 43 photos)

Source Wikipédia. « À l’emplacement de l’actuel beffroi de Bruges se trouvait à l’origine une première construction surmontée d’une tour en bois érigée en 1240. La construction abritait les halles aux laines et aux draps et des entrepôts. La tour avait une fonction plus administrative et servait à l’époque aux magistrats de la ville. Elle comportait une salle de coffres ainsi que les archives de la ville.

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Un incendie détruisit la tour en 1280. Elle fut reconstruite au même emplacement, sur la halle aux draps, à la fin du XIIIe siècle, avec deux hauts soubassements quadrangulaires superposés en brique (photo), et la base des quatre tourelles aux angles avec flèches en pierre au sommet. C’est l’un des plus anciens exemples de l’architecture gothique en brique en Flandre.

Les halles de la ville se sont étendues au cours du XVe siècle et notamment entre 1482 et 1486. On abattit alors la flèche de bois pour construire à la place la saisissante partie supérieure de forme octogonale, en pierre blanche cette fois, puissante et élancée, surmontée d’une délicate couronne ajourée, dans le nouveau style gothique brabançon. Cette adjonction augmenta de plus d’un tiers la hauteur de la partie en maçonnerie de la tour.

Les halles se trouvant sous la tour avaient une fonction commerciale. Elles étaient composées de plusieurs salles où les artisans, avec l’aval de la ville, commercialisaient leurs produits. Au deuxième étage se trouvait une chambre forte (la salle du Trésor) et les archives de la ville.

Avant le XVIe siècle, les cloches du beffroi étaient actionnées manuellement. Le fait de sonner les cloches avait une signification particulière, notamment :

  • l’ouverture et la fermeture des portes de la ville ;
  • une « cloche de travail » qui indiquait le début et la fin du temps de travail. Il était alors interdit de travailler avec une luminosité insuffisante ;
  • une cloche qui annonçait quand il n’était plus permis d’être en rue sans torche ;
  • des cloches festives (par exemple, pendant la procession du Saint-Sang).

Après l’incendie de 1741 le carillon fut équipé de 47 cloches, fondues par Joris Dumery, pour un total de 27,5 tonnes. Elles sont encore utilisées actuellement ».

2. Le Stadhuis sur la place centrale (album de 21 photos)

Source Visiter Bruges. « L’Hôtel de Ville (1376-1420) compte parmi les plus anciens des Pays-Bas. C’est d’ici que la ville est administrée depuis plus de 600 ans.

Après l’assassinat de Charles le Bon (1127), Bruges reçoit une charte de Ville, ce qui confère plus d’indépendance à sa politique et lui donne ses propres échevins. En 1376, l’on entame la construction sur le Burg d’une Schepenhuis (maison des Échevins). Sa construction va durer des siècles; l’on est aussi constamment confronté à un manque de place… Lors de la restauration de la façade en 1959, les statues se révèlent de piètre qualité et sont retirées. Jusqu’en 1989, Bruges se chamaille pour savoir comment remplir les niches vides. Finalement, la Ville demande à des sculpteurs de remettre en honneur la conception initiale, avec des personnages bibliques et des souverains laïques ».

3. Promenade dans la ville (album de 38 photos pour les points 3, 4, 5 et 6 de cette chronique)

Maisons de briques, couleur ocre ou rouge. « Le pignon à gradins ou pignon à échelons est un pignon ornemental constitué de gradins montants sur ses deux pentes, qui orne souvent le dessus des édifices de l’architecture gothique et Renaissance en Europe du Nord, en particulier dans les contrées germaniques, flamandes et néerlandaises, et scandinaves ».

4. La Basilique du Saint-Sang

Source Bruges Tourisme. « Le bâtiment ne ressemble pas à un édifice religieux car il est ne dispose pas de clocher et est de taille modeste.

Depuis le 12ème siècle se tient une chapelle initialement dédiée à Saint-Basile. Au retour de croisades en 1147, Léonius de Furnes abbé et aumônier du comte de Flandre Thierry d’Alsace rapporte de Jérusalem la relique du Saint-Sang. Il garde la relique avec lui en permanence puis en 1150, il dépose le précieux chargement dans l’église.

La façade, de couleur gris foncé rehaussé par des sculptures dorées, conjugue à la fois le style gothique et le style renaissance. Sur cette façade, une sculpture de Thierry d’Alsace avec en médaillon la femme qu’il épousa durant la croisade, Sibylle d’Anjou. cette scène est complétée par sept autres sculptures de bronze doré représentant Philippe d’Alsace ou encore Isabelle et Marie de Bourgogne ».

5. La Cathédrale Saint-Sauveur

Source Wikipédia. « Bâtie au Xe siècle, la cathédrale est la plus ancienne église de Bruges. Imposant édifice gothique, en brique, elle est flanquée d’une tour haute de 79 mètres, dont le couronnement a été achevé entre 1846 et 1849 en néoroman par un architecte anglais… En 1478, les chevaliers de la Toison d’or se réunissent dans l’église saint-Sauveur après la mort de Charles le Téméraire, pour élire son successeur ».

6. L’Église Notre-Dame

Source Wikipédia. « La construction de l’actuelle église Notre-Dame (Vrouwekerk) commence au XIIIe siècle sur l’emplacement d’une église romane, au cœur historique de la ville de Bruges. Son architecture est composite, trois styles gothiques successifs peuvent y être distingués.

C’est entre 1270 et 1340 que la partie la plus importante et massive de la haute tour est construite, en brique jaune (la couleur originelle de la brique est désormais visible depuis une récente restauration). Cette tour est typiquement flamande et représente un modèle pour de nombreux clochers des régions côtières de la Flandre. Ici elle est placée sur la nef collatérale nord.

Vers le milieu du XVe siècle une flèche de 54 mètres de haut en brique rouge et pierre blanche est ajoutée à l’édifice, portant la hauteur totale de la tour de 115,5 mètres, ce qui en fait l’une des plus hautes constructions en brique du monde ».

7. La Bourse

Source Universalis. « La création de la Bourse, en 1409, marque toutefois un tournant important, dans la mesure où elle initie le déplacement vers le nord de l’Europe des activités financières qui s’épanouiront ensuite sur les places d’Anvers, d’Amsterdam et de Londres. Le mot bourse viendrait d’ailleurs du nom de la famille van der Bourse (ou van den Burse), propriétaire d’un bâtiment dans la ville, près duquel ou dans lequel se tenaient les premières réunions d’échanges financiers.

La ville de Bruges disposait d’atouts précieux pour s’imposer comme le premier siège des investisseurs européens, à commencer par la renommée de ses foires, puis son port qui bénéficiait de l’essor du transport maritime. Mais également le climat de tolérance et de liberté offert aux marchands de toute nationalité et de toute religion ».

Pour aller plus loin : 199 chroniques du blog sur l’Art médiéval.

Site Aparences. Les villes d’art du duché de Bourgogne. Bruges, foyer des Arts.

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Bruges médiévale, en pays bas

Histoire de Bruges médiévale. 35 000 habitants en 1340, près de 100 000 en 1500. Pour la ville, un Age d’or au Bas Moyen-Age et au début de l’Ère moderne.

Bruges, apparue au 9ème siècle, a atteint le summum de son développement urbain, de son dynamisme économique dans l’industrie drapière, de ses activités portuaires, de ses innovations commerciales et bancaires, de son autonomie communale, s’intégrant, non sans conflits, non sans révoltes et non sans combats sanglants, dans le Comté de Flandre, vassalité du roi de France, puis dans les Pays-bas bourguignons, puis dans les Pays-bas espagnols, avant de tomber dans une léthargie certaine, l’ensablement de son chenal vers la mer ne l’expliquant qu’en partie.

Bruges, les comtes de Flandre, les échevins de la commune, les ducs de Bourgogne, et enfin les empereurs germaniques y ont fait montre de leurs richesses, de leurs splendeurs, des fastes de leur Cour, de leurs goûts artistiques.

Trois d’entre eux, Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, Marie de Bourgogne, sa fille, Charles Quint, son arrière petit-fils, ont vécu des épisodes-clés de leur vie, en Flandre, à Bruges ou à Gand.

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Président Condé

Communiqué de la CPU. « Claude Condé est décédé dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 janvier à l’âge de 66 ans. Ancien président de l’Université de Franche Comté de 2006 à 2012, membre de la commission des relations internationales de la CPU, Claude Condé, président très investi, avait organisé en 2011, pour la CPU, au sein de son université à Besançon et avec l’université de Bourgogne, le sommet mondial des universités. La CPU adresse ses condoléances à sa famille, ses proches et toute la communauté universitaire du Grand Est ».

Photos de 2010. Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Claude Condé, trop jeune pour mourir, trop jeune pour ne pas vivre une retraite méritée.

Claude, je pense à toi, à ce que tu as fait, aux engagements de toute ta vie. Merci ! Ta mort est pour moi  particulièrement injuste. Parce que tu es mort à l’âge de 66 ans alors que j’en ai 73 et que je suis toujours là, à faire le blogueur caustique.

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Loi ORE : premiers toussotements

La Loi ORE (Orientation et Réussite des Étudiants) provoque des premiers toussotements : contre la sélection de fait pour entrer en licence, contre la définition locale des attendus, contre le délai de remontée des attendus dans ParcourSup, pour avoir les moyens nécessaires pour gérer des flux fort importants de dossiers. Prochaine étape : l’action directe (boycottage du traitement des dossiers) ?

Jaspal De Oliveira Gill, présidente de l’UNEF Paris 1.

Bonjour à toutes et à tous, je vous fais part d’un aperçu national des différentes mobilisations contre le Plan Étudiants partout en France. Sur demande du ministère, les CFVU des établissements devaient faire remonter les attendus locaux et les critères de sélection des formations avant le 15 janvier 2018 au ministère afin de pouvoir lancer la plateforme Parcours Sup.

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Répression anti-syndicale à l’UFC

Communiqué de la CNT du Doubs : Répression anti-syndicale à l’Université de Franche-Comté : un pas de plus !

« Camarades, MM. Mariage [directeur de l’UFR SLHS] et Bahi [président de l’université] ont décidé de saisir la section disciplinaire du conseil académique de l’Université de Franche-Comté, qui a convoqué notre camarade Boris, inscrit en 2e année d’allemand, accusé de « porter atteinte à l’ordre et au fonctionnement de l’Université ».

Les faits qui lui sont reprochés sont en rapport direct avec sa participation aux mobilisations syndicales des étudiant-es et personnels de l’année universitaire écoulée. Il est question de « mots pas très sympathiques », et d’affiches apposées en dehors des panneaux d’affichage… que l’administration a elle-même supprimé.

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Évaluer : autosatisfecit du HCERES

Hcéres (Haut Conseil de l’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur). Toutes les chroniques précédentes sur le Hcéres.

Le Hcéres vient de publier son Rapport d’activité 2016 (44 pages). Sur la première page, deux slogans : Partenaire de progrès ; Hcéres, évaluation et qualité. La mise en page du rapport est avenante ; on l’imagine sur papier glacé, comme dans les entreprises du CAC 40. Visiblement, le Hcéres a soigné sa communication !

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Réussir ensemble… sans les ATER ?

Cinquième chronique en deux jours sur la gestion de recrutements d’enseignants-chercheurs (professeurs, maîtres de conférences, ou ATER) ou de chercheurs en Franche-Comté, en Ile-de France, en Pays-de-Loire, en Lorraine.

La crise financière subie par les établissements accentue-t-elle les conflits entre disciplines ou au sein des disciplines ? Le gel de nombreux emplois fait-il progresser le localisme dans le recrutement ? Une incroyable complexité pour composer et faire fonctionner les comités de sélection va-t-elle aboutir à une multiplication des contentieux et à la paralysie des recrutements ? La gouvernance par la confiance serait-elle en train d’abandonner l’Alma Mater ? Faut-il craindre l’avènement d’une sorte de barbarie ?

Université de Franche-Comté : Réussir ensemble… sans les ATER ? Lettre ouverte du 20 juin 2017, signée par une cinquantaine de responsables enseignants et administratifs.

« Dans sa profession de foi de mars 2016, lors des élections pour le CA de notre université qui allait le conduire à un second mandat à la tête de notre université, le président Jacques Bahi vantait les mérites de sa précédente mandature au cours de laquelle l’UFC avait « montré qu’elle était capable d’anticiper ». Ces belles qualités, celles du président-gestionnaire, se sont-elles dissipées dans les brumes de la chaleur du printemps ? Où sont passés les « efforts fondés sur une vision politique et stratégique anticipant l’avenir », ainsi que la « maîtrise des problématiques budgétaires » ? Certainement pas dans la gestion de la campagne ATER 2017.

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Évaluation et suivi de carrière

La vie de la recherche scientifique, n°408, Printemps 201, 52 pages. Revue en ligne

Dossier. Pourquoi une fonction publique de l’enseignement supérieur et de la recherche ?

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Article de Joël Mekhantar, professeur de droit public à l’Université de Bourgogne, « Évaluation et suivi de carrière de l’enseignant-chercheur : contribution au débat » (pages 38-41).

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Vers la disparition de l’italien ?

Fermeture du master MEEF et de la Licence d’Italien LLCER à l’université de Bourgogne.  Quelle université avons-nous ?

Texte du département d’Italien.

En l’espace de quelques semaines, la Présidence de l’Université de Bourgogne a décidé, sans consultation des enseignants, de fermer à la prochaine rentrée le Master MEEF d’Italien, puis sous la menace du déficit budgétaire révélé entre-temps, de liquider également la Licence de la même discipline (Italien LLCER). Cette décision précipitée, qui met à mal la Nouvelle Offre de Formation dont le chantier est ouvert depuis plus de deux ans, sera soumise à la CFVU du 10 mai.

Si cette décision est entérinée, la licence LLCER fermera progressivement en 3 ans : d’abord la L1 à la rentrée 2017, puis la L2 en 2018, et la L3 en 2019. Cela signifie que l’Italien ne sera plus enseigné à l’Université de Bourgogne que dans la filière LEA et peut-être dans des UE destinées aux débutants, actuellement ouvertes mais dont l’avenir est également incertain, vu le présent contexte. Les enseignants titulaires du département, tous très éloignés de la retraite, se retrouveraient ainsi en sous-service, sans qu’ils aient jamais été sollicités, sans qu’aucune discussion n’ait jamais été engagée sur leur avenir, et bien que la menace d’une fermeture de l’Italien soit agitée depuis plusieurs années.

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Le président joue l’apaisement

Université de Franche-Comté, suite de la chronique du 20 février 2017 : le président Jacques Bahi a appelé la police

14 avril 2017, dans un long courrier adressé à ses cher-e-s collègues et à ses cher-e-s étudiant-e-s, le président Bahi revient sur l’évènement du 14 février. Il confirme ce qu’il avait dit dans le feu de l’action : « les faits liés à cet évènement [faits de nature à porter atteinte à l’ordre ou au bon fonctionnement de l’université] relèvent du conseil de discipline ».

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Depuis le 14 février, le président fait observer que plusieurs réunions se sont déroulées et ont confirmé une « volonté d’apaisement au sein de la communauté universitaire »…

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