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Abbé Henri Grégoire, 50 ans en 1800

Source : extraits de la chronique de Wikipédia. Résumé. « L’abbé Henri Jean-Baptiste Grégoire (1750-1831) est un prêtre catholique, évêque constitutionnel et homme politique, l’une des principales figures de la Révolution française. Il se rallie au Tiers état et, à l’Assemblée constituante, il réclame non seulement l’abolition totale des privilèges et de l’esclavage mais prône aussi le suffrage universel masculin. Fondateur du Conservatoire national des arts et métiers et du Bureau des longitudes« .

1750. « L’époque est marquée par la ruralisation du bas clergé qui reste alors un moyen d’ascension sociale. Henri Grégoire commence ses études avec le curé de son village qui remarque ses dispositions intellectuelles dès l’âge de cinq ans.

1758 (8 ans). Il rejoint ensuite l’abbé Cherrier dans le village voisin d’Emberménil. Il étudie, en compagnie de fils de hauts fonctionnaires au service du duc de Lorraine.

1763-1768 (13 à 18 ans). Grégoire est ensuite orienté par l’abbé Cherrier pour suivre des études au collège jésuite de Nancy.

Il est ensuite orienté vers l’université de Pont-à-Mousson. Lorsque la Compagnie de Jésus est bannie de France en 1763, l’enseignement est réorganisé par le diocèse et Grégoire rejoint la toute neuve Université de Nancy où il a comme professeur Antoine-Adrien Lamourette, futur évêque constitutionnel de Lyon.

1769 à 1771 (19 à 21 ans). A Nancy, il étudie la philosophie et la théologie, pour faire suite aux humanités et à la rhétorique qu’il avait étudiées auparavant. Parallèlement, il suit des cours au séminaire de Metz tenu par les Lazaristes.

1773 (23 ans). Alors qu’il passe une année comme régent de collège hors du séminaire, Grégoire commence à se lancer dans le monde. Il consacre notamment une grande partie de son temps à la poésie. Son premier succès public est le prix de l’Académie de Nancy, décerné en 1773 pour son Éloge de la poésie.

1774 (24 ans). Voyageant constamment entre Nancy et Metz, il doit à l’automne de 1774, rentrer au séminaire de Metz pour la préparation à son ordination sacerdotale.

1775 (25 ans). Il est finalement ordonné prêtre le 1er avril. Durant ses années de formation, il est passé par une phase de doute sur sa foi et sa vocation religieuse… Il ne cache pas dans ses Mémoires avoir goûté aux philosophes des Lumières et être revenu à la foi après d’intenses réflexions. Il devient vicaire de paroisse, d’abord à Château-Salins

1776 (26 ans). Il devient membre de la Société philanthropique et charitable de Nancy.

1780 (30 ans). Les mauvaises conditions économiques de la décennie pré-révolutionnaire touchent de plein fouet les curés des paroisses modestes et accentuent une aigreur qui se fait plus grande encore quand la réaction nobiliaire ferme l’accès aux évêchés et même aux chapitres cathédraux (celui de Metz est anobli en 1780).

1787 (37 ans). L’Académie de Metz organise un concours intitulé Est-il des moyens de rendre les Juifs plus utiles et plus heureux ? L’Abbé Grégoire est candidat. Il reprend son premier mémoire en le remaniant. C’est son Essai sur la régénération physique, morale et politique des juifs. Il partage le prix avec deux autres candidats. Son intérêt pour la question juive pourrait trouver son origine dans une philanthropie d’inspiration piétiste mais aussi du fait de l’importance de la communauté juive en Lorraine.

  • Le concours de l’Académie de Metz est au cœur du roman historique, L’Abbé Grégoire s’en mêle, Anne Villemin-Sicherman, Éditions 10-18, Grands détectives, 2018  (juin 2020 pour l’édition de poche), 616 pages.

Dans cet essai, Grégoire affirme qu’il tient une partie de sa documentation de ses relations dans le milieu des érudits juifs, et notamment d’Isaac Berr Bing et Simon de Gueldres. Il fustige l’attitude des gouvernements européens, qu’il accuse de cruauté et d’injustice envers les Israélites. Il considère que la discrimination qui frappe les juifs est contraire à l’utilité sociale.

1788-1789 (38-39 ans). Lettre du Roi Louis XVI (24 janvier) pour la convocation des États généraux à Versailles, le 26 avril 1789.

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1783-1787. Calonne : réformer !

Calonne est un des personnages historiques, au centre du roman policier d’Anne Villemin-Sicherman, L’Abbé Grégoire s’en mêle, Éditions 10-18, Grands détectives, 2018  (juin 2020 pour l’édition de poche), 616 pages. L’intrigue se déroule au printemps 1787.

Charles-Alexandre de Calonne (1734-1802), une carrière typique de la Noblesse de robe sous les règnes de Louis XV et Louis XVI. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Il est récompensé pour ses remarquables talents d’administrateur en étant nommé à Metz, intendant des Trois-Évêchés en 1766 (à l’âge de 32 ans). Sous le règne de Louis XVI, il est nommé intendant de Flandre et Artois à Lille (1778). Il est contrôleur général des finances en novembre 1783, ministre d’État de janvier 1784 à 1787. Il est renvoyé le 10 avril 1787.

Le programme de Calonne. Trouver le vrai secret d’alléger les impôts dans l’égalité proportionnelle de leur répartition, aussi que dans la simplification de leur recouvrement. Il a d’abord cherché, de manière avant tout pragmatique, à rétablir le crédit pour se lancer dans une politique d’emprunts forcenée. Celle-ci a eu pour effet de relancer l’activité, mais aussi d’alimenter la spéculation. Redoutant un effondrement de la bourse et à bout d’expédients, Calonne s’est alors engagé, mais trop tard, dans une réforme de fond et de grande ampleur en convoquant l’Assemblée des notables, mais celle-ci l’a conduit à sa perte.

La relance de l’activité économique

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La réforme monétaire et le retournement de l’opinion.

Au bout du compte, l’état de grâce de Calonne n’aura guère duré plus d’un an. Très positive au départ, l’opinion publique commence à se retourner au début de 1785. Plusieurs facteurs se conjuguent : la réforme monétaire suscite le mécontentement ; les parlements grondent contre les emprunts, et notamment celui de la fin de 1785 ; le clergé s’inquiète de projets de taxation des biens de l’Église ; les chambres de commerce protestent contre le traité de commerce franco-britannique ; une partie de la finance, mécontente des mesures prises pour lutter contre l’agiotage, se détourne également du contrôleur général.

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1787, Metz. Un polar historique

L’Abbé Grégoire s’en mêle par Anne Villemin-Sicherman, Éditions 10-18, Grands détectives, 2018  (juin 2020 pour l’édition de poche), 616 pages.

Biographie de l’auteur sur Wikipédia et sur son site personnel. Anne Villemin Sicherman, née en février 1951 à Pont-à-Mousson, est un écrivain français. Elle est l’auteur d’une série de romans policiers historiques dont l’intrigue se déroule essentiellement à Metz, à la fin du XVIIIe siècle.

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Son avant dernier roman, L’Abbé Grégoire s’en mêle a été récompensé en 2019 par le prix Historia du roman policier historique, et le dernier, Rumeur 1789 par le prix Littré du roman. Quatre autres romans les ont précédés depuis 2017.

Le roman, dont l’action se déroule essentiellement entre le 20 avril et le 31 mai 1787, met en scène des personnages de fiction et dix figures historiques. Leurs chemins s’entrecroisent, au plus grand plaisir du lecteur, curieux d’en connaître davantage sur les personnages réels. Aujourd’hui, vu la richesse de la toile qui permet de vérifier les informations, je pense que le roman historique bien fait peut devenir un outil pédagogique performant pour les élèves et les étudiants.

Le héros du roman est un personnage de fiction.  Augustin Duroch est vétérinaire à Metz et fait fonction de médecin légiste quand il s’agit d’enquêter sur des morts suspectes et quand le lieutenant de police Camus ne parvient pas à régler l’énigme. Choix intéressant car l’auteur était-elle-même médecin au cours de sa vie professionnelle.

L’action se déroulant principalement à Metz, l’auteur, Anne Villemin-Sicherman, donne un plan de la ville, localisant les édifices réels mentionnés dans le roman.

Bonnes feuilles. Page 13, 1ère page du chapitre 1. Vendredi 20 avril 1787, sur la route de Paris à Strasbourg.

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1748. Carte de l’Europe

Carte de l’Europe après la Guerre de Succession d’Autriche (1740-1748), terminée par les négociations de paix à Aix-la-Chapelle (avril à octobre 1768) et la signature du Traité éponyme (17 octobre 1748).

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Il est important de signaler que cette guerre ne se déroule pas sur le territoire du Royaume de France mais au centre de l’Europe dans la première moitié de la période. Dans la seconde moitié (1744-1748), les combats ont lieu dans les Pays-Bas autrichiens (territoire au nord du Royaume, future Belgique). Sources : les articles de Wikipédia mentionnés dans la chronique.

Période 1 : 1740-1743.

  • La Prusse gagne. « Dès le début de la 1ère guerre de Silésie (décembre 1740-1742), la Prusse de Frédéric II occupe ce territoire de 30.000 km² au nord-est de l’Autriche : sa victoire militaire est consolidée par le Traité de Berlin (28 juillet 1742) : cession de la Haute et Basse Silésie par Marie-Thérèse d’Autrich ».
  • La France perd. « Les troupes franco-bavaroises prennent Prague le 21 novembre 1741 (siège de Prague). L’électeur de Bavière, Charles Albert, se fait couronner roi de Bohême ; le 24 janvier 1742, il est élu empereur sous le nom de Charles VII. Les forces autrichiennes attaquent alors la Bavière et réussissent à prendre Munich (février 1742). Puis l’effort autrichien se concentre sur la reprise de Prague (siège en juin 1742 par 28.000 hommes). En septembre, De Broglie réussit à quitter Prague avec une partie du corps expéditionnaire ; le 16 décembre, Belle-Isle s’échappe à son tour avec 14.000 hommes. Les 6.000 hommes, pour la plupart blessés ou malades, laissés à Prague négocient les conditions de leurs reddition et obtiennent un retrait avec les honneurs de la guerre. L’année 1743 sera marquée par la difficile retraite de l’armée française dans le sud de l’Allemagne… Fin avril, l’armée de Noailles forte de 70.000 hommes traverse le Rhin à Spire et s’avance à la rencontre de l’armée anglo-hanovrienne commandée par George II. Leur rencontre a lieu à Dettingen, à 10 km au sud-est de Francfort, le 27 juin 1743. Au départ, la position française est forte, la victoire paraît certaine, mais suite à une manœuvre intempestive de son neveu duc de Gramont, l’armée française est prise de panique et vaincue. Au début du mois de mai 1743, Marie-Thérèse peut être couronnée reine de Bohême, mettant fin à l’usurpation de Charles Albert de Bavière ».

Période 2 de la Guerre de Succession d’Autriche, 1744-1748

Satisfaite par la conquête de la Silésie, la Prusse de Frédéric II s’est retirée du conflit. En 1744, le Royaume de France a contre lui la coalition de trois pays (Autriche, Angleterre, Pays-Bas Provinces unies).

« Le Maréchal de Noailles propose un double plan qui fut adopté et partiellement réalisé : offensive vigoureuse dans les Pays-Bas autrichiens et défensive en Allemagne ».

« Le plan n’est que partiellement réalisé. En Allemagne, l’armée du Rhin doit se replier en territoire français. Louis XV, parti vers les Pays-Bas, doit se porter à son secours. Après être passé à Metz (il y tombe malade), Lunéville et Strasbourg, il franchit le Rhin. et fait le siège de la citadelle de Fribourg-en-Brisgau ; il obtient la capitulation après un siège de 47 jours. Louis XV assiste personnellement au bombardement de la ville et fait épargner la cathédrale. L’année suivante, en 1745, la ville doit être rendue aux Impériaux, et les Français détruisent les fortifications de Vauban ».

« En 1744, l’armée du Nord, malgré la prise de Courtrai, Menin, Ypres et Furnes, ne put servir à préparer un débarquement en Angleterre pour tendre la main aux Jacobites ».

Par contre, lors des campagnes de 1745 à 1748, l’armée royale court de victoire en victoire dans les Pays-Bas autrichiens, dont celle de Fontenoy (11 mai 1745), sous la conduite du Maréchal Maurice de Saxe.

Conclusion à développer dans des prochaines chroniques

Avant le Traité de la Chapelle, la France, qui a gagné la guerre de Succession d’Autriche par ses victoires dans les Pays-Bas autrichiens, est au sommet de sa puissance militaire, résultat de sa puissance politique, démographique et économique. Lors des négociations du Traité, la France ne revendique pas l’annexion des territoires conquis et occupés à sa frontière nord. Louis XV se veut magnanime, disant que les territoires annexés donneront, dans le futur, des guerres revanchardes. Il n’est guère compris par l’opinion.

L’Autriche s’en sort plutôt bien. Elle perd certes la Silésie au profit de la Prusse, mais elle a retrouvé et resserré ses liens avec la Hongrie.

La Prusse de Frédéric II est, déjà, la grande gagnante : elle est reconnue désormais comme puissance militaire, et agrandit nettement son territoire à sa frontière sud-ouest (Silésie). Mais elle est un allié versatile et ses possessions à l’Ouest sont fragmentées : elle n’aura de cesse que de les réunir et elle y parviendra, en gagnant la guerre de 1870 et en fondant l’Empire.

  • 18 octobre 1748, La Prusse triomphe au traité d’Aix-la-Chapelle (source : Hérodote.net). « Frédéric II, allié de circonstance de la France, apparaît comme le seul gagnant de la guerre. Aussi le traité d’Aix-la-Chapelle est-il à l’origine de plusieurs expressions populaires : bête comme la paix, travailler pour le roi de Prusse« .

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7 fuites en Égypte à Rome

Sept fuites en Égypte ou Repos pendant la fuite en Égypte exposés à Rome dans le Palazzo Doria Pamphilj ou dans le Musée National Barberini-Corsini. Diaporama de 25 photos (mai 2017).

Chroniques antérieures sur le même sujet : 15 fuites en Égypte en Alsace, 7 fuites en Égypte en Catalogne

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1.Rome, Palazzo Doria Pamphilj, deux visions de la Fuite en Égypte (source Blog BlueLion).

« Deux tableaux ont particulièrement retenu notre attention. Il s’agit de ceux du Carrache et de Caravage, traitant à quelques années près la même thématique, celle religieuse et biblique de la Fuite en Égypte.

Annibale Carracci (1560-1609), Paysage avec la Fuite en Égypte, vers 1604.

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C’est après avoir admiré les fresques du Palais Farnèse peintes par Annibale Carracci, ou Carrache, que le Cardinal Pietro Aldobrandini commanda au célèbre peintre une œuvre afin de décorer sa chapelle privée. La Fuite en Égypte fera ainsi partie d’une série de six tableaux illustrant les épisodes marquants de la vie de la Vierge…

Dans cette œuvre, Carracci prend comme prétexte l’épisode biblique de la Fuite en Égypte pour établir l’un de ses plus beaux paysages. La masse imposante de la muraille d’une petite ville avec sa cascade attire le regard du spectateur… Au premier plan, les personnages de la Sainte famille sont montrés sans emphase. Ils ne se distinguent quasiment pas du batelier qui les a aidés à traverser la rivière, ni du pasteur sur la colline à l’arrière. Le peintre se concentre en effet sur ce qu’il affectionne le plus : la représentation du paysage.

La construction sur différents plans avec des diagonales reliées et des dégradés de couleurs pour marquer la perspective aérienne, sans point de fuite précis, donne un rythme au tableau et nous incite à admirer l’horizon. La rivière offre quant à elle un plan horizontal et son affluent s’impose comme un prétexte pour conduire notre regard vers le point central du tableau, la cascade adossée à la ville. Seuls les chameaux, visibles en arrière plan à gauche de la ville, nous rappellent que la scène de l’œuvre est censée se situer en Égypte »…

2. Caravaggio (Le Caravage), Repos durant la Fuite en Égypte, vers 1595

« Ce magnifique tableau, peint durant sa jeunesse (vers 1595-1596) fut destiné, pour son sujet et la liberté d’expression artistique qui le caractérise, à une demeure privée plutôt qu’à une Église. Propriété de l’une des descendants du Cardinal Vittrici, il fut acquis vers 1650 par Camillo Pamphilj et placé tout d’abord dans sa villa du Bel Respiro, avant d’intégrer la galerie du palais Pamphilj.

La différence avec l’œuvre de Carracci est saisissante. Alors que ce dernier construit un paysage et une nature idéalisée à travers l’épisode biblique, Le Caravage se concentre sur la représentation des personnages qui occupent tout l’espace du tableau et laisse peu de place à la nature.

Pour accentuer ce choix, le peintre a même opté pour une disposition de ses personnages à la fois audacieuse et inusuelle pour l’époque. L’Ange, jouant au violon, est en effet représenté de dos et scinde le tableau en deux pans distincts. Nu, il est lumineux et le voile blanc qui l’entoure accroche le regard tout en contrastant avec les couleurs sombres de ses ailes.

D’un côté, Joseph représenté sous les traits d’un humble homme du peuple, avec la peau brune, le visage marqué par l’âge, regarde admiratif l’Ange. Il porte dans ses mains une partition, dont les portées, parfaitement lisibles, sont celles d’un motet composé en 1519 par le compositeur flamand Noël Bauldewjin et inspiré du Chant des Cantiques. Un âne se tient derrière lui.

À droite de l’Ange, Marie, assise et endormie, tient dans ses bras l’enfant Jésus. Son visage est le portrait d’un modèle qui avait déjà posé pour Le Caravage. Avec sa peau claire et sa coiffure recherchée, elle contraste avec le personnage de Joseph.

Représentés au second plan, Marie et Joseph semblent se fondre dans le paysage automnal. Les couleurs de leurs vêtements, le rouge, le gris et l’ocre, rappellent celles de la nature qui les entoure ».

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15 fuites en Égypte en Alsace

De Noël à l’épiphanie. Fuites en Égypte : suite des chroniques sur les œuvres d’art dédiées à l’adoration des Mages et au massacre des Innocents.

Œuvres d’Art représentant la fuite en Égypte ou le repos au cours de la fuite en Égypte : peintures sur bois, sur toile ou sur cuivre, sculptures sur bois peint, haut-reliefs en pierre, vitraux…

En Alsace, j’ai pu en photographier 15 dont 8 à Strasbourg (diaporama de 37 photos) et 7 à Colmar, Haguenau, Mulhouse, Sélestat, Koenigschoffen (diaporama de 26 photos). Ailleurs en France ou à l’étranger, images saisies dans une vingtaine de villes (prochaine chronique et photos : Barcelone).

La Galerie Doria-Pamphilj à Rome possède, selon moi, la plus belle et la plus originale des peintures du Repos pendant la fuite en Égypte, celle peinte par le Caravage en 1596-1597.

Cliquer sur les images pour les agrandir. Photos de Pierre Dubois (mai 2017)

Source Wikipédia. L’évangéliste Matthieu raconte qu’à Bethléem, sous le règne du roi Hérode, Marie, femme de Joseph, mit au monde son fils Jésus, conçu de l’Esprit Saint, et que les mages d’Orient reconnurent en lui le roi des Juifs. Ils vinrent alors l’adorer et lui offrir des présents (Matthieu 1, 18-2, 12).

L’évangéliste poursuit : Après leur départ, voici que l’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte ; restes-y jusqu’à nouvel ordre, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. Joseph se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte. Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode (Matthieu, 2, 13-15).

Joseph et sa famille restèrent alors en Égypte, jusqu’à ce que l’ange lui ordonnât, après la mort d’Hérode : Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et mets-toi en route pour la terre d’Israël (…) Joseph se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, et il entra dans la terre d’Israël (Matthieu 2, 20-21).

Cependant, comme le fils d’Hérode, Archélaüs, régnait sur la Judée à la suite de son père, par prudence, Joseph s’installa avec sa famille à Nazareth en Galilée.

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7 massacres des Innocents

Le massacre des Innocents est un épisode relaté dans l’Évangile selon Matthieu, chapitre 2, versets 16-18 : alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléem et dans tout son territoire, selon la date dont il s’était soigneusement enquis auprès des mages. Alors s’accomplit ce qui avait été annoncé par le prophète Jérémie : Ainsi parle l’Éternel : On entend des cris à Rama, des lamentations, des larmes amères ; Rachel pleure ses enfants ; elle refuse d’être consolée sur ses enfants, car ils ne sont plus.

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L’ensemble des Églises honore les Innocents comme martyrs au cours du Jour des Saints Innocents ; cet événement est fêté le 28 décembre en Occident.

Sept représentations du Massacre des Innocents : sculptures en bas relief, peintures, vitraux. Diaporama de 40 photos.

  • Édith Parmentier, Le massacre des Innocents, une construction mémorielle, Ékklèsia. Approches croisées d’histoire politique et religieuse, 104 | 2017, pp. 225-240.
  • « Le massacre des Innocents fixe la date de naissance de Jésus et donne le point de départ des persécutions. Cependant, l’évangile de Matthieu est le seul texte à évoquer cet événement qui joue un rôle fonctionnel dans la littérature chrétienne. Ni les autres évangélistes, ni l’historien juif Flavius Josèphe, qui partagent la même réprobation des crimes d’Hérode, n’en disent mot. Le seul témoignage qui pourrait l’attester indirectement est une plaisanterie d’Auguste, déclarant que mieux valait être le porc d’Hérode que son fils. Connue par l’anthologie tardive de Macrobe, ce bon mot doit son succès, dans le contexte culturel des calembours gréco-romains en vogue à la cour impériale, à la contamination entre un lieu commun pamphlétaire sur l’infanticide et une plaisanterie anti-juive sur l’abstinence du porc. L’amalgame chrétien entre les enfants de Bethléem et les fils d’Hérode n’est pas dû à Auguste, c’est une addition introduite a posteriori et popularisée par la mémoire collective ».

1.Chronique du 8 juillet 2018 : Antigny. Fresques (15ème siècle), .

Antigny (Vienne), Vallée de la Gartempe, Peintures de la Chapelle Sainte-Catherine de l’église paroissiale Notre-Dame, 15ème siècle. Diaporama de 12 photos

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« Dans la chapelle seigneuriale, adossée au sud du chœur de l’église Notre-Dame, sont représentés des cycles picturaux dédiés à l’Enfance et à la Passion du Christ et à la Résurrection. Ces thèmes avaient déjà été peints au 14ème siècle dans la nef de l’église ».

2. Strasbourg, Cathédrale Notre-Dame. Tympan du portail nord de la façade occidentale. Source : Centre régional de documentation pédagogique d’Alsace. Le tympan relate des scènes de l’enfance du Christ. L’action décrite par les trois registres se déroule de bas en haut et de gauche à droite. Au niveau inférieur sont représentés les rois mages rendant visite à Hérode puis la scène de l’Adoration. Au second registre sont représentés le massacre des Innocents – le roi Hérode apparaît au milieu de la scène du massacre qu’il a ordonné – et la fuite en Égypte.

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Colmar Unterlinden. 6 Rois mages

Biographie résumée de Martin Schongauer. Chronique du blog du 26 juin 2017, Martin Schongauer, 30 ans vers 1480.

Martin Schongauer, sculpté par Auguste Bartholdi, cloître du Musée Unterlinden, Grès des Vosges, entre 1858 et 1863

Colmar, Musée d’Unterlinden. Six adorations des mages, dont deux de Martin Schongauer ; trois peintures et trois bas-reliefs sur bois poly-chromé.

1.Martin Schongauer, Adoration des mages, 1470-1475, gravure au burin sur cuivre.

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Source : encyclopédie BSE éditions. « Schongauer pratique la gravure sur bois et sur cuivre et en fait une branche majeure de l’art : il devient le plus grand graveur de la seconde moitié du 15ème au nord des Alpes et exerce une énorme influence dans tout l’Empire, particulièrement sur Dürer. On possède aujourd’hui 116 de ses gravures, signées MS et une centaine de dessins : vie de la Vierge, passion du Christ, parabole des vierges folles.

Adoration des mages. L’artiste s’inspire ici du retable de Sainte Columba de Rogier van der Weyden (Munich, Alte Pinakothek) mais y introduit sa propre manière. Les modèles pour l’écurie ruinée et la figure centrale du roi sont en particulier facilement identifiables. La scène est très concentrée, comme celle de van der Weyden, mais plus naturaliste et moderne dans son développement spatial. Différentes couleurs et textures, comme la robe longue du velours du roi le plus âgé, sont très bien suggérées dans la gravure ».

2. Martin Schongauer, Adoration des rois, vers 1480. Panneau de l’autel de l’église des Dominicains de Colmar, aujourd’hui au Musée Unterlinden.

Source : Blog Itinéraire iconographique. « Retable fermé : 1er panneau : Chasse mystique, Visitation, Nativité ; 2e panneau : Adoration des Mages, Présentation au Temple, Jésus parmi les docteurs, Couronnement de la Vierge.

Les rois mages… des descendants des fils de Noé… ?

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Karlsruhe. 9 Adorations des Mages

Neuf Adorations des Mages au Staatliche Kunsthalle Karlsruhe, datées du milieu du 15ème siècle au début du 17ème. Elles appartiennent aux Collections du musée ou ont été prêtées pour l’exposition dédiée à Hans Baldung Grien, Sacré / Profane. Cinq d’entre elles sont attribuées à des Maitres de… (ville ou région), quatre à des Artistes précis.

Cartels et détails des peintures : diaporama de 43 photos

1.Friedrich Herlin (vers 1430- vers 1500). Source : Wikipédia. « Le peintre allemand a surtout exercé ses activités à Rothenburg ob der Tauber où l’on peut admirer son chef-d’œuvre, le Retable des douze apôtres, au-dessus du maître-autel de l’église Saint-Jacques (1466). On lui doit aussi un retable sur la Vie du Christ et l’Adoration des mages (Bopfingen, 1472) et un triptyque représentant une Madone, saint Luc et sainte Marguerite (Nördlingen, 1488). Toutes ces œuvres portent sa signature… Herlin n’a pas le génie de Schöngauer. Il n’a pas la délicatesse des disciples de Quentin Matsys mais il a probablement contribué au développement de l’art en Souabe ».

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Strasbourg. 13 Adorations des Mages

Selon l’évangile de Mathieu, des mages (astronomes) se présentent devant Hérode, en Judée, à la recherche d’un nouveau-né dont une étoile leur a indiqué la naissance et le destin royal. Hérode les dépêche à la recherche de l’enfant. Suivant l’étoile, les mages arrivent près de Jésus qu’ils adorent et auquel ils offrent l’or, l’encens et la myrrhe. Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner vers Hérode, ils regagnent leur pays par un autre chemin (2, 12) Source Wikipédia : Adoration des mages

Source Wikipédia : Rois mages. « Ayant appris la naissance de Jésus, les rois mages viennent de l’Orient guidés par une étoile pour rendre hommage au Roi des Juifs et lui apporter à Bethléem des présents d’une grande richesse symbolique : or, myrrhe et encens.

Le texte évangélique ne mentionne pas leur nombre, pas plus que leurs noms et ne les qualifie pas de rois. L’idée de leur origine royale apparaît chez Tertullien au début du IIIe siècle et celle de leur nombre est évoquée un peu plus tard par Origène. Certaines traditions chrétiennes, dont témoigne pour la première fois vers le VIIIe siècle l’Excerpta Latina Barbari, les popularisent sous les noms de Melchior, Gaspard et Balthazar.

  • Melchior, appelé le roi de Perse, est souvent représenté à genou comme un homme âgé, aux cheveux blanchis et à la barbe longue. Il apporte l’or qui est le symbole du caractère royal de Jésus.
  • Gaspard est originaire de l’Inde. C’est le plus jeune des rois mages. Il apporte l’encens représentant l’offrande faite à un Dieu.
  • Balthazar est le roi mage dont la peau est de couleur noire. Il vient d’Afrique et amène avec lui la myrrhe qui est une résine parfumée. Elle représente l’aspect mortel de Jésus ».

J’ai photographié, depuis 2015, une petite centaine de scènes de rois mages, soit plusieurs centaines de photos.

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Strasbourg arrive en tête dans ma collection. Diversité des lieux (Cathédrale, Œuvre Notre-Dame, Beaux-arts) et des supports (peintures sur bois ou sur toile, bois sculptés et peints, vitraux, sculptures en pierre, tapisseries). Trois diaporamas (un par lieu) et 75 photos. Une Chronique en 4 pages.

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