Archives de Catégorie: C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne)

Saint Georges, roué de coups

Saint Georges, roué de coups. Suite de la chronique : Supplice de la roue : Sainte Catherine d’Alexandrie.

Hans Baldung Grien, Le martyre de Saint-Catherine, vers 1504, panneau de résineux

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Source A. Georges de Lydda : extraits de l’article de Wikipédia dédié à la Légende dorée.

« La Légende de Saint Georges est mentionnée vers 1265 ou 1266 sous la plume de l’archevêque dominicain de Gênes, Jacques de Voragine, dans son célèbre ouvrage intitulé la Légende dorée.

Georges de Lydda naît en Cappadoce, dans une famille chrétienne. Militaire, il devient officier dans l’armée romaine ; il est élevé par l’empereur Dioclétien aux premiers grades de l’armée.

Un jour il traverse la ville de Silène dans la province romaine de Libye, sur son cheval blanc. La cité est terrorisée par un redoutable dragon qui dévore tous les animaux de la contrée et exige des habitants un tribut quotidien de deux jeunes gens tirés au sort. Georges arrive le jour où le sort tombe sur la fille du roi, au moment où celle-ci va être victime du monstre ».

Hans Baldung Grien et son Atelier, Saint Georges, vers 1528-1530, panneau de tilleul

« Georges engage avec le dragon un combat acharné ; avec l’aide du Christ, et après un signe de croix, il le transperce de sa lance. La princesse est délivrée et le dragon la suit comme un chien fidèle jusqu’à la cité. Les habitants de la ville ayant accepté de se convertir au christianisme et de recevoir le baptême, Georges tue le dragon d’un coup de cimeterre, car il les effrayait toujours puis le cadavre de la bête est traîné hors des murs de la ville, tiré par quatre bœufs.

Après la publication des édits de Dioclétien contre les chrétiens, Georges est emprisonné. Sa foi ne pouvant être ébranlée, il y subit un martyre effroyable : livré à de nombreux supplices, pelé vivant, ébouillanté, supplicié de la roue et écartelé. Il survit miraculeusement et finit par être décapité le 23 avril 303″.

Source 2. Rouer de coups : extraits du site Horore Humanum Est.

« Le supplice à l’origine de cette expression française est institué sous François Premier pour punir les bandits de grand chemin.

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La broderie : le bal de Madame B

Présentation sur le site des Ateliers ouverts 2022. Nathalie Berizzi-Graux. Atelier, 35 rue du Fossé des Treize, Strasbourg.

Youtube, février 2022, 4’08. L’atelier du Bal de Madame B, une découverte en forme de portrait.

Diaporama de 20 photos.

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Brodeuse de mode, chineuse de précieux. « Telle une passeuse de mémoire de notre patrimoine collectif, je chine mes matières premières nobles, naturelles, perles, tissu, vêtements anciens, linge de lit, pour en raconter des histoires et en faire des créations que l’on transmet et qui perpétuent le symbole même du trousseau de famille. Toiles ordinaires à usage domestique, humbles et modestes, pudiques et anonymes, habits austères, ils deviennent pour moi le prolongement d’une garde robe raffinée et sophistiquée. Sortir la toile de la coulisse pour la placer sur scène pleine d’artifices, grâce à l’impression de mes collages, personnages romanesques, dandy, androgynes et au décalage par le fil ».

Le site web : le Bal de Madame B.

« Telle une passeuse de mémoire de notre patrimoine collectif, le travail de Nathalie Berizzi-Graux commence à l’instant même où elle se met à chiner des matières premières nobles, anciennes et naturelles, perles, fils et paillettes, pour en raconter des histoires immuables, et en faire des créations que l’on transmet et qui perpétuent le symbole même du trousseau de famille »…

Collages papier, impression à l’encre, broderie main

« Le processus de réalisation est long et aléatoire. Il dépend essentiellement du butin, de la source première, des matériaux trouvés imparfaits et uniques, de la matière, du tissage et finition particulière et irrégulière, traces, tâches, de leur réaction à l’eau, à la pression de l’encre et poids des passementeries anciennes, qui y seront appliquées et à la part de hasard à laquelle le BAL DE MADAME B tient absolument.

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Supplice de la roue : C. d’Alexandrie

Supplice de la roue : Catherine d’Alexandrie. Deux œuvres exposées au Musée de l’Œuvre Notre-Dame (Strasbourg).

Diaporama de 30 photos (2 œuvres, notices, détails).

Conrad Witz. Sainte Madeleine et sainte Catherine, Bâle, vers 1440, Huile sur panneau de sapin

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Anonyme, Le martyre de sainte Catherine, Rhin Supérieur, vers 1450, Huile sur panneau de bois

Le supplice de la roue (source : Wikipédia)

« Dans La Légende dorée, Jacques de Voragine fait le récit du supplice qu’aurait subi Ca »therine d’Alexandrie pour avoir repoussé les avances de l’empereur romain Maxence au début du IVe siècle :

Alors un officier de l’empereur lui conseilla de faire faire quatre roues garnies de lames de fer et de clous très aigus, afin de la mettre en pièces, qu’un supplice aussi cruel effrayât les autres chrétiens. Et l’on disposa les roues de façon que deux tournaient dans un sens et deux dans un autre, afin que les unes déchirassent ce que les autres auraient épargné. 

Le récit de Voragine contient de telles invraisemblances (Et un ange brisa cette machine, et la fit éclater avec tant de force, que ses débris tuèrent quatre mille gentils) qu’on peut douter qu’une telle machine ait été un jour fabriquée et utilisée. L’existence historique de Catherine d’Alexandrie elle-même est très contestée, au point que, malgré sa popularité, l’Église catholique l’a officiellement retirée de son calendrier liturgique en 1969 au motif que le peuple chrétien ne peut être invité à une prière officielle que dans la vérité« …

… « La roue est un moyen de supplice utilisé depuis l’Antiquité jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Au cours de l’histoire, ce supplice a revêtu différentes formes.

Dans l’Antiquité, on attachait les condamnés aux rayons d’une roue pour les torturer ou les faire tourner parfois jusqu’à la mort.

Les hagiographies légendaires des martyrs chrétiens des premiers siècles font état de roues de fer garnies de pointes destinées à déchirer les chairs, dont l’histoire ne semble cependant pas avoir gardé de traces.

Au milieu du Moyen Âge, apparaît un nouveau mode d’exécution au cours duquel le condamné à mort, après avoir eu les membres et la poitrine brisés en étant écartelé sur le sol ou sur une croix en bois, reste exposé sur une roue jusqu’à ce que mort s’ensuive. Selon la résistance du patient, l’agonie sur la roue pouvait durer de quelques instants à plusieurs jours. Les juges atténuaient parfois la sentence par un retentum, enjoignant au bourreau d’étrangler le patient à un moment donné ».

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1751. Maison de l’orfèvre Spach

1751. Maison de l’orfèvre Frédéric Spach.

Suite des chroniques en photos portant sur les édifices privés et publics construits au XVIIIe siècle à Strasbourg. La plupart ont en commun d’avoir une façade en grès rose des Vosges.

Diaporama de 24 photos.

Source 1. Extraits de l’article de Wikipédia.

« La rue du Dôme va du no 21 de la place Broglie au no1 de la rue des Frères, à l’arrière de la cathédrale, d’où son nom. Rue principale orientée nord-sud (ou cardo) à l’époque romaine, au cœur du quartier canonial au Moyen Âge, bordée d’hôtels particuliers au XVIIIe siècle, elle est devenue une artère commerçante.

Au début du XVIII° siècle, la maison située à cet endroit abritait l’atelier d’André Schaaff, tailleur pour dames. La demeure, située à l’angle de l’impasse du Tiroir est reconstruite en 1751 par l’orfèvre Frédéric Spach dans le même style Rococo strasbourgeois que celui du n°17.

La construction a parfois été attribuée à Jacques Gallay, mais l’architecture de celui-ci est plus Régence que Rococo.

La Maison Spach est ornée d’un balcon central sur consoles sculptées, avec une grille que Roland Recht considère comme un véritable morceau de bravoure,  la décrivant faite de courbes et de contre-courbes rehaussées d’ornements en tôle repoussée où se retrouvent des semis de fleurs stylisées, des fèves en relief.

Sept mascarons sur cartouches représentent :

  • au rez-de-chaussée des allégories (l’Espérance, le Temps, la Prudence) ;
  • au premier étage les Quatre Saisons ;
  • au deuxième étage, les Quatre Éléments (eau, terre, feu, air) ».

Source 2. Extraits de la notice du CRDP Strasbourg

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Louis XV offrant la Paix à l’Europe

Louis XV offrant la Paix à l’Europe, esquisse du frontispice de la thèse soutenue en Sorbonne le 7 mars 1738 par François Armand de Rohan-Soubise. Musée des Arts Décoratifs (Palais Rohan, Strasbourg)

Diaporama de 11 photos.

par François Lemoyne. Cliquer sur les images pour les agrandir

Sources. Biographie de François Armand de Rohan-Soubise (1717-1756). Une carrière dans le Clergé, étonnante et rapide, apportant des bénéfices ecclésiastiques de plus en plus rémunérateurs, mais interrompue par la mort à l’âge de 38 ans. Extraits de l’article de Wikipédia.

1729. Louis XV donnant la paix à l’Europe. Il tend un rameau d’olivier et reçoit ses deux filles jumelles, des mains de la Fécondité et de la Piété.

Château de Versailles

Le cardinal De Soubise in Les cardinaux français au 18ème siècle.

Biographie détaillée

1717 (1er décembre). Naissance de François-Armand de Rohan, dit cardinal de Soubise. Jeune, on l’appelle prince de Tournon, puis abbé de Ventadour. Il est le petit-neveu de son prédécesseur à Strasbourg, Armand Gaston Maximilien de Rohan dont il fut le coadjuteur et le frère de Charles de Rohan, prince de Soubise.

1729 (11 ans). Louis XV donnant la paix à l’Europe par François Lemoyne. Le jeune souverain, âgé de dix-neuf ans, tend un rameau d’olivier et reçoit ses deux filles jumelles, Louise-Elizabeth et Anne-Henriette (nées le 17 août 1727), des mains de la Fécondité et de la Piété. Dans le fond, la Discorde s’efforce vainement de rouvrir les portes du temple Janus.

1736 (18 ans). Il est abbé de Saint-Epvre au diocèse de Toul.

1737. Il est abbé-prince de Murbach et de Lure.

1738 (20 ans). Louis XV offrant la Paix à l’Europe, par François Lemoyne, esquisse du frontispice gravé de la thèse soutenue en Sorbonne le 7 mars 1738 par François Armand de Rohan-Soubise.

Comme en 1729. Louis XV offre la paix. Le Traité de Vienne est signé le 2 mai « 1738 entre la France et l’Autriche, confirmant les préliminaires de 1735 et concluant la guerre de la Succession de Pologne. Stanislas Leszczyński, beau-père de Louis XV, renonçait à la Pologne et recevait la Lorraine et le Barrois, qui passeraient à la France à sa mort ».

Cette allégorie était suspendue jusqu’à la Révolution dans la chambre à coucher de l’hôtel des évêques de Strasbourg à Paris. Elle est aujourd’hui exposée dans le Musée des Arts décoratifs (Palais Rohan, Strasbourg).

1738 (20 ans). Après avoir terminé ses études théologiques, François Armand de Rohan-Soubise est nommé prince de Tournon.

1740 (2 septembre). Il entre au chapitre de la cathédrale de Strasbourg, par l’influence de son grand-oncle, l’évêque du lieu.

1741 (15 juillet). Il est élu membre de l’Académie française, en remplacement de Charles Armand René de La Trémoille. Il est reçu le 30 décembre par l’évêque de Mirepoix, Boyer.

1741 (23 décembre). Il est ordonné prêtre dans la cathédrale.

1742 (24 ans). Il devient évêque in partibus de Ptolémaïs (Palestine) et coadjuteur de son oncle avec dispense papale, garantissant ainsi le droit à la succession à Strasbourg épiscopale.

1742 (4 Novembre). Consacré évêque dans la cathédrale de Strasbourg par le Cardinal Armand-Gaston-Maximilien de Rohan de Soubise son oncle et évêque, assisté de Scipion Bégon, évêque de Toul, et Claude-Antoine de Choiseul-Beaupré, évêque de Châlons.

1745 (27 ans). Nommé Grand Aumônier de France par Louis XV.

1747 (29 ans). Il est fait cardinal par le pape Benoit XIV.

1748. Traités d’Aix-la-Chapelle mettant fin à la Guerre de Succession d’Autrice. La guerre dans les Pays-Bas autrichiens (la Belgique aujourd’hui) se termine par la victoire des troupes royales. Néanmoins, Louis XV refuse d’annexer les territoires conquis par les armes. Naît l’expression : « bête comme la paix »;

1749-1756. Le cardinal de Soubise devient prince-évêque de Strasbourg en 1749, et abbé commendataire de La Chaise-Dieu la même année en se défaisant de celle de Saint-Epvre.

Il est Recteur de l’université de Paris.

1756 (38 ans). Il meurt à Saverne d’une phtisie, âgé de 39 ans seulement.

Pour aller plus loin (page 2) : deux chroniques de ce blog sur les Rohan, datées de juin 2020 + texte du discours de réception à l’Académie française.

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Maurice de Saxe. 1748-1751, la fin

Maurice de Saxe. 1748-1751 : la fin. Chronique en 3 parties : catafalques et mausolée (38 photos), deux années à Chambord, Mes Rêveries (ouvrage posthume).

Partie A. Catafalques pour les funérailles du maréchal de Saxe à Strasbourg le 8 février 1751 et monument pour sa commémoration (1752).

Dessins de Weis et de Striedbeck photographiés le 2 novembre 2021, au Cabinet des Estampes et des Dessins de Strasbourg.

Diaporama de 20 photos (3 œuvres, cartouches, détails).

Chronique du 25 mai 2021 : Mausolée de Maurice de Saxe, sculpté par Jean-Baptiste Pigalle, 18 photos.

« Une cérémonie funèbre fut célébrée à Paris pour le maréchal de Saxe, mais le grand militaire, protestant, ne pouvait être inhumé dans la capitale. Son corps fut donc envoyé à Strasbourg pour être inhumé dans le chœur de l’église protestante Saint-Thomas. Louis XV commanda alors à Jean-Baptiste Pigalle un magnifique mausolée, élevé à partir de 1771 et terminé en 1776.

C’est une œuvre monumentale, dont le thème est classique: la Mort appelle le maréchal au tombeau, tandis qu’une figure féminine en pleurs (la monarchie?) le retient du bras. Des drapeaux, un aigle, un lion, rappellent la gloire militaire et la bravoure du grand soldat, dont la statue altière, cuirassée, arbore un visage étonnement réaliste mais serein ».

Partie B. 1748-1750. La fin d’un grand Seigneur. Source : extraits du site Academic.com.

« Maurice de Saxe, fort de son prestige, contribua puissamment au remariage en 1747 du dauphin Louis-Ferdinand avec sa propre nièce Marie-Josèphe de Saxe.

Louis XV récompensa également le maréchal de Saxe de ses victoires militaires en le nommant gouverneur à vie de Chambord, en 1748″.

« Le vieux château, qui avait déjà accueilli Stanislas Leszczyński, était à l’époque totalement passé de mode, glacial, incommode, et implanté sur un domaine giboyeux mais infesté de moustiques. Il était en outre délabré : un véritable cadeau empoisonné ! De tempérament fougueux, le maréchal y organisa pourtant une vie princière et fantasque, entouré des soldats de trois régiments de cavalerie. Passionné de chevaux et de chasse, il ordonna l’achèvement des écuries commencées par Jules Hardouin-Mansart pour y installer un haras royal. Il jouissait des droits de basse, moyenne et haute justice, et il fit pendre, dit-on, certains de ses soldats pour manquement à la discipline.

Selon les Mémoires du marquis d’Argenson, Maurice de Saxe, à la fin de sa vie, aurait demandé au roi de France  le don et la souveraineté de l’île de Madagascar pour la faire habiter par des familles allemandes pauvres et qui iraient bien s’y établir 

Il fit restaurer par l’architecte des Bâtiments du roi, Jean-Baptiste Collet, le théâtre du château où Molière avait joué. Malgré sa ferme volonté, il ne put obtenir que les Favart se rendent à son invitation au château, où il les aurait quasiment séquestrés.

Le maréchal de Saxe mourut à Chambord, le 30 novembre 1750, victime d’une blessure mortelle dans un duel avec le prince de Conti, ou plus vraisemblablement emporté par les suites d’un rhume mal soigné. Ses neveux, l’un, François-Xavier de Saxe, frère de la Dauphine, hérita d’une partie des archives du maréchal, tandis que l’autre, le comte de Frise prit la succession en tant que gouverneur de Chambord, où il résida durant cinq ans.

Maurice de Saxe est l’arrière-grand-père d’Aurore Dupin (1804–1876) dite George Sand, par sa fille naturelle Marie-Aurore de Saxe ».

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Strasbourg. Marché-Gayot (1769)

Histoire de la Place du Marché-Gayot. Trois sources : articles de Wikipédia, Archi-Wiki, Maisons de Strasbourg.

Diaporama de 12 photos.

A. Histoire de la place. Du camp militaire romain à l’hôtel de Brunswick. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Le camp militaire romain d’Argentorate est divisé en quatre parties par le croisement de la voie prétorienne (via praetoria ou decumanus, l’actuelle rue des Hallebardes et rue des Juifs) et la voie principale (via principalis ou cardo, l’actuelle rue du Dôme). Le prétoire (habitation du commandant de la légion, praetorium) se trouve à l’intersection des deux voies et s’étend jusqu’à l’actuelle impasse de Bière (rue des Frères) où sont installés le secrétariat et les archives (librarium). Au sud-est du prétoire, l’emplacement de l’actuelle place du Marché-Gayot était occupé par l’hôpital des légionnaires (valetudinarium) dont des vestiges ont pu être retrouvés.

Sur l’emplacement de l’angle de la rue des Frères et de la rue des Écrivains s’élevait au début du XIVe siècle l’Hôtel canonial des chanoines Henri et Jean d’Arenberg. Peu après la Réforme, ce bâtiment fut transformé en une école de filles. En 1535, cette école, qui comptait 56 élèves, était dirigée par le musicien Hans Graber, de Landsperg ; en 1565, par Grégoire Graber, également musicien, et en 1587 par un certain Kilian Wyderlin. Mitoyen de cet emplacement, en descendant la rue des Écrivains se dressaient trois vieilles maisons qui avaient façade sur le Hasengesselin, une ruelle tortueuse qui s’enfonçait dans l’îlot de l’actuelle place du Marché-Gayot pour rejoindre la rue des Veaux.

À la Renaissance, le site est celui de l’Hôtel canonial des chanoines de Brunswick. Les membres de la famille de Brunswick se succèdent, en effet, au chapitre de Strasbourg et cet hôtel leur permet de s’acquitter de leur devoir de résidence. Georges de Brunswick, chanoine de Strasbourg à partir de 1520, sera aux côtés du doyen Sigismond de Hohenlohe de ceux qui favoriseront le passage de la ville à la Réforme.

Au début du XVIIe siècle, l’Hôtel de Brunswick est entouré d’un grand nombre de vieilles et noires masures, au centre desquelles se trouve une chapelle faisant partie de l’Auberge du Perdreau (Zum Rebhuhn). C’est dans cette auberge que s’arrêtent les premiers coches qui assurent le service de Paris à Strasbourg. Pendant une nuit de dimanche de l’année 1682, un incendie éclate dans l’auberge. Le feu se propage avec tant de violence que tous les habitants – hommes et chevaux – y trouvent la mort. Le quartier entier est gagné par les flammes et détruit. De là le nom qui lui restera jusqu’aujourd’hui de Cour-Brûlée (Der Verbrennt Hof) ».

B. Édification de la Place du Marché-Gayot en 1769. Source : extraits de l’article d’Archi-Wiki.

« La place du Marché-Gayot est créée en 1769 à l’initiative du préteur royal François Marie Gayot de Bellombre (1761-1768), conseiller d’état, intendant des armées du Roy, prêteur royal de la ville de Strasbourg, et par son fils et successeur Félix-Anne (1767-1769).

Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du plan d’agrandissement et d’embellissement urbain établi par l’architecte parisien Jacques-François Blondel (1705-1774) en 1765, sur les ordres du premier ministre Choiseul. La place, formant un quadrilatère régulier entièrement clos, est destinée à accueillir un marché aux herbes et à la volaille.

Autour d’elle s’élèvent des maisons : d’abord un grenier à sel sur le côté de la rue des Écrivains, puis une vaste auberge du côté de la rue des Sœurs ainsi que des boutiques et des maisons d’habitation à colombages. Les réalisations monumentales prévues à l’origine sont écartées du projet ».

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Strasbourg. Hôtel de l’Épine (1737)

A. La rue de l’Épine (ou Dornesgasse). Source : extraits de l’article des Maisons de Strasbourg. « La rue est citée sous son nom actuel dès le XIII° siècle (1266), Dornesgasse, strata quæ dicitur zume Dorne« .

Diaporama de 25 photos.

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« Parallèle à la rue des Tonneliers, elle fait partie de ces nombreuses rues qui font communiquer les principales voies orientées d’est en ouest, en prolongeant la rue de la Lanterne et celle du Miroir à partir du croisement avec la rue des Serruriers. Elle aboutit dans la rue de l’Ail où la rue de l’Ecurie la prolonge jusqu’à la Halle (ancienne Douane). Sa proximité avec le centre politique (hôtel de Ville, ancienne Pfalz puis Neubau) en a fait le domicile de familles dirigeantes de la cité ».

B. L’Hôtel de l’Épine, au n°9. Source : Archiwiki.

« La maison primitive a donné son nom à la rue toute entière : il lui vient de la famille Dorn (citée en 1261) dite aussi Spina (1270), propriétaire jusqu’en 1281. L’édifice doit avoir été reconstruit en 1559.

Ensuite l’hôtel passa à la famille Schubart (riches négociants en draps, tissus et soierie) qui l’acquiert en 1735.

Construction du nouvel Hôtel, en 1737 : maçon Karl Hisky, sous la direction de Jean-Pierre Pflug. (1675-1748).

Biographie de Pflug, « maître maçon (1713), architecte de la ville de Strasbourg (1726), architecte de l’abbaye de Marmoutier. Fils de Jean-Pierre Pflug, François-Pierre Pflug succède en 1749 à son père dans la charge d’architecte de la ville de Strasbourg ».

Réalisations de Pflug qui ont fait l’objet d’une chronique de ce blog.

Description de l‘Hôtel de l’Épine. Ordonnance classique rehaussée d’un décor rocaille.

Portail baroque et rocaille, surmonté d’un cartouche rocaille qui fait le lien avec le fronton. Les pilastres sont géminés.

On peut lire l’inscription dans le cartouche L’EPINE Zum Dorn du nom de la famille qui habitait cet hôtel.

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Les Imlin : une dynastie d’orfèvres

« Strasbourg est un centre important de production d’orfèvrerie durant le 18ème siècle. Cette production était destinée aux familles aristocratiques allemandes, Hanau-Lichtenberg ou Hesse-Darmstadt, mais certaines pièces à usage liturgique partaient en Angleterre ou ailleurs en Europe.

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L’afflux d’une société aristocratique venant occuper des postes militaires ou civils, créés depuis l’annexion de Strasbourg en 1681, eut pour conséquence les commandes de nécessaires de toilette, de couverts armoriés, d’écuelles à bouillon, de nécessaires de chasse, livrés en général dans d’ingénieux écrins de cuir, autre spécialité strasbourgeoise ».

Quatre parties dans cette chronique :

  • La maison Imlin (30 place Kléber). Diaporama de 20 photos.
  • Les Imlin, orfèvres.
  • Un portrait de la famille Imlin.
  • La corporation de l’Échasse.

A. La maison Imlin, 1748-1749, style Rocaille strasbourgeois;

« Les ateliers les plus réputés sont aux mains de dynasties familiales, comme celles des Imlin, des Kirstein, des Fritz, dont les échoppes sont concentrées en principe dans la rue des Orfèvres et dont les demeures d’habitation sont parfois fort belles, telle la maison des Imlin, 30 place Kléber, édifiée en 1748 dans le style rocaille strasbourgeois« .

La maison Imlin fait partie des 39 édifices strasbourgeois, construits au 18ème siècle et photographiés par mes soins. Cliquer ici pour découvrir ces édifices dans quelques dizaines de chroniques et quelques centaines de photos.

B. Les Imlin. Source : extraits d’un article de Wikipédia.

« Plusieurs membres de la famille sont connus comme orfèvres d’art à Strasbourg, certaines de leurs œuvres inscrites aux Inventaire du Patrimoine culturel se trouvent dans des églises ou des musées, notamment au musée des arts décoratifs de Strasbourg.

Jean-Louis Imlin I (1663-1720), orfèvre.

Jean-Louis Imlin II (1694-1764), époux de Marie Boch, père de Jean-Louis III et grand-père de François Daniel, est reçu maître en 1720.

Jean Louis Imlin III, fils de Jean-Louis II Imlin, reçu maître orfèvre à Strasbourg en 1746, et actif jusqu’à sa mort en 1768 (ou 1769).

  • Jean Henri Alberti, qui était employé d’Imlin entre 1756 et 1764 a tenu l’atelier après la mort de Jean Louis, jusqu’à ce que François Daniel Imlin devienne orfèvre. Aussi, plusieurs objets qui portent le poinçon de Jean Louis sont-ils posthumes. Ainsi, un calice d’argent réalisé par son atelier et daté de 1779 se trouve-t-il dans les collections du Victoria and Albert Museum.

François Daniel Imlin, petit-fils de Jean-Louis II Imlin, neveu de Jean-Louis III.

Emmanuel Frédéric Imlin, né en 1757, devient maître orfèvre en 1780″.

C. Un Portrait de la famille Imlin. Source : extrait d’une notice des Musées du Grand-Est.

Scheibner, vers 1818, Verre églomisé, Largeur : 28, Hauteur : 23, Musée Historique de Strasbourg.

« Ce portrait de famille du dernier orfèvre connu de la dynastie des Imlin a été réalisé selon la technique des églomisés par Fr. W. Scheibner (né Potsdam en 1786). Les portraits des deux parents se détachent sur un fond d’or et sont encadrés par une frise de fleurs et feuilles dorées sur fond noir. Les silhouettes en noir de leurs 6 enfants s’inscrivent dans un médaillon ovale doré entourant le portrait des parents, le tout se détachant sur un fond noir.

L’auteur a rendu avec beaucoup de finesse les détails du costume, des bijoux et de la coiffure de chaque silhouette. La délicatesse du trait est rare dans l’art de la silhouette qui se répand au milieu du 18ème siècle et est considéré comme l’ancêtre de la photographie. Elle s’explique probablement par le statut social et la profession d’Emmanuel Frédéric Imlin qui a fait appel à un maître particulièrement raffiné pour effectuer ce précieux portrait ».

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1er mai 2022, manif à Strasbourg

Depuis 2009 et chaque année, chroniques et photos du blog dédiées à la manifestation du 1er mai à Strasbourg.

Temps maussade, 14 degrés. Départ de la place Kléber. Fin de la manif : place Broglie, deux heures plus tard.

Diaporama de 48 photos.

La bannière « Résistance » a déjà servi. Quiz : en quelle année ?

Celle pour la retraite à 60 ans est nouvelle. Mais il ne s’agit pas d’une bannière syndicale mais d’une bannière portée par des jeunes affiliés ou sympathisants d’un des partis de gauche.

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1 500 participants selon les nouvelles données à la radio à 13 heures.

Je me rends compte que d’une manif à l’autre depuis 2009, la première partie du défilé, celle conduite par les syndicats, est devenue minoritaire, faute d’être intersyndicale (absence de drapeaux de la CFDT, de la CFTC, de la CFE-CGC, du SNPTES). Parmi les présents, les militants cégétistes demeurent les plus nombreux. Les autres, militants de FO, de Sud-Solidarité, de l’UNSA, du SNES et de ses différentes branches, ne font pas masse.

Les salariés d’une entreprise privée (une seule), syndiqués à la CGT, affichent leurs objectifs, leurs revendications : Punch Powerglide. La formulation est offensive : ils demandent un partage équitable de la bonne santé de l’entreprise.

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