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Le bureau de la CPU. Tristesse !

Communiqué de presse. Le 17 décembre 2020, l’assemblée générale de la Conférence des Présidents d’Université (CPU) a élu les trois membres de son bureau. Ils étaient les seuls candidats et ont été élus avec 90% des voix (ne sont pas indiqués le nombre d’électeurs inscrits, d’exprimés, le mode de scrutin – en présentiel, à distance, par correspondance). Liste unique et score à la soviétique : bonjour tristesse !

La profession de foi, en annexe du communiqué d’hier, me rend en effet fort triste, triste bien sûr à cause de la fermeture inédite des universités pendant deux confinements successifs. Elle ne comprend aucune proposition d’avenir, aucune innovation qui prendrait en compte les premières leçons de la pandémie. Résumé : « les défis auxquels sont confrontées les universités aujourd’hui sont majeurs. Le nouveau Bureau en a listé les principaux : des urgences liées à la crise sanitaire, en direction principalement des étudiants, et dont les effets se feront sentir sur toute l’Université ; l’insuffisante autonomie des universités françaises et leur retard de financement ; la nécessité de redonner à l’Université la place qu’elle mérite dans la société et sur la scène internationale ; son rôle actuel et à venir dans les territoires ; l’importance d’un dialogue exigeant avec l’État ; la nécessité pour la CPU, d’être l’interlocutrice des agences, conseils nationaux et des établissements qui interviennent dans les différentes missions portées par l’Université et celle de représenter les universités et de relayer leur parole auprès d’autres institutions ou organisations nationales ou internationales« .

L’idée de tenir des Assises sur l’avenir de l’enseignement supérieur – une idée qui ne mange pourtant pas de pain – n’est pas venue à l’esprit du bureau nouvellement élu. Est-ce étonnant ? En fin de mandat à la CPU, dans deux ans, les trois présidents auront été aux manettes de leur université depuis plus de 10 ans. Se sont-ils fait élire au bureau de la CPU parce qu’ils s’ennuyaient dans l’exercice de leurs responsabilités locales ? Ou pour envisager une nomination comme Recteur d’académie (chronique du 7 février 2020 : Sale temps pour les Recteurs), ou comme Inspecteur général de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR), voire une carrière politique ? Chronique du 16 mars 2020 : Municipales : échec de 8 ex-présidents ?

Quant à penser l’avenir en terme d’Instituts d’Enseignement Supérieur dédiés au 1er cycle et d’une quinzaine d’universités de recherche dédiées au Master et au Doctorat, j’imagine que l’idée ne mobilisera pas les pensées des 3 membres du nouveau bureau. Chronique du 6 janvier 2012 : les IES en 20 propositions. 216 chroniques du blog sur les IES depuis 2009.

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1774-1776. Turgot. Une épizootie

Le contexte (source : Wikipédia). Turgot (1727-1781), homme politique et économiste français, partisan des théories libérales de Quesnay et de Gournay. Après la mort de Louis XV (10 mai 1774) et l’avènement de Louis XVI, Turgot, alors intendant du Limousin, est nommé (sur proposition de Maurepas) ministre de la Marine en juillet 1774. Un mois plus tard, il est nommé contrôleur général des finances (1774 à 1776). Ses mesures pour tenter de réduire dans le long terme la dette nationale (« pas de banqueroute, pas d’augmentation de la taxation, pas d’emprunt ») et d’améliorer la vie du peuple n’ont pas porté leur fruit, et furent révoquées par son successeur.

C’est en tant que Contrôleur général des finances de Louis XVI que Turgot est confronté à une épizootie bovine. Il se met en première ligne pour la gérer.

Source : bonnes feuilles de l’excellent livre de Jean-Pierre Poirier, Turgot, Laisser-faire et progrès social, Éditions Perrin, 1999. L’épizootie du midi : pp. 244-249, 339-340. Diaporama des 7 pages mentionnées.

« 1774. Réapparition dans le Pays Basque d’une maladie des bovins dont la dernière atteinte remontait à 1771…

L’épizootie gagne rapidement Pau, Bayonne, Dax, Bordeaux, puis le Centre. Partout les troupeaux de vaches offrent un tableau misérable… La mort survient vers le 6ème jour…

Claude Bourgelat, commissaire général des Haras, directeur des écoles vétérinaires d’Alfort et de Lyon, propose différents remèdes dont aucun n’est efficace…

L’intendant de Bordeaux, Esmangard, envisage alors des mesures drastiques : les propriétaires déclareront les bêtes malades, qui seront isolées, abattues contre dédommagement et enterrées. Les bêtes saines seront contrôlées deux fois par semaine par le vétérinaire pendant quarante jours…

A Paris, Turgot nomme une commission. L’académie des Sciences y détache un de ses plus jeunes membres, Félix Vicq d’Azyr, médecin et professeur d’anatomie à la faculté de médecine (chronique à venir). Il part pour Bordeaux le 2 décembre…

Sa mission : reconnaître par tous les moyens qu’on peut tirer de la physique et de la chimie s’il est possible de purifier l’air putride qui porte la contagion d’un lieu dans un autre, d’examiner et d’analyser avec tout le soin possible le véhicule de la contagion…

Trois jours après son arrivée et quelques autopsies, il propose un plan d’action à Turgot : « le meilleur moyen préservatif serait de tuer dans un pays sain les bestiaux sur lesquels les premiers signes de la contagion se manifestent… Mais il faudrait dédommager  financièrement les paysans »…

1774, 20 décembre. Turgot définit pour l’intendant de Bordeaux un programme en trois points : abattage des dix premières bêtes reconnues malades dans tout village, versement d’une indemnité égale au tiers de la valeur de tout animal abattu, isolement des régions contaminées.

Janvier 1775. Malgré les efforts déployés, l’épizootie continue ses ravages… Turgot compare la situation à celle du temps de guerre et recommande des mesures encore plus radicales : abattage de tous les animaux malades, interdiction du commerce des peaux, purification des étables infectées, interdiction de la vente et du transport du fumier…

Les paysans, désespérés de perdre leur bétail, et confiants dans les vertus d’une eau antiputride que prescrivent les charlatans, cachent les bestiaux malades… Turgot fait alors appel à la troupe…

Turgot lutte en même temps contre les conséquences économiques de l’épizootie, promet des gratifications aux marchands de bestiaux qui importeront des mulets et des chevaux…

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Vigne et Vin en France au 18ème

Extraits de l’article d’Isabelle Bernier, La vigne et le vin en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, Futura Sciences, 15/09/2019.

« L’évolution du vignoble français à l’époque moderne se caractérise par une extension géographique et une spécialisation qualitative. Il existe très peu de nouvelles régions de vignobles à part le Beaujolais, créé essentiellement au cours du XVIIe siècle dans le prolongement des vignes du Lyonnais. La vigne progresse dans toute la Bourgogne et autour d’Avignon (Côtes du Rhône). Le canal du Midi favorise les exportations des vins du Languedoc qui sont acheminés vers le port de Bordeaux. La prospérité de la façade atlantique encourage l’extension des vignobles du Sud-Ouest  (Bordeaux, Armagnac, Bergerac, Jurançon) ».

Le vin, un marché en forte croissance

« Cette croissance n’est pas le fait des vignobles de qualité mais plutôt celui des petits vignerons qui profitent de la conjoncture économique et démographique favorable, pour planter des petites parcelles aux environs des villes où la consommation de vin s’accroît…

En 1789, la France compte près de 1,6 million d’hectares de vignes et produit une trentaine de millions d’hectolitres de vin (60 % de surface supplémentaire par rapport au XVIe siècle et doublement des volumes de vin) ».

La naissance des grands crus

« Cependant à partir du XVIIIe siècle, l’activité vinicole s’oriente vers la recherche de vins de plus grande qualité : choix des terroirs, réduction des rendements, amélioration de la vinification et possibilité de vieillissement des vins vont permettre la naissance de crus de très grande qualité.

Le vignoble bordelais est essentiellement détenu par des membres du Parlement de la ville, propriétaires de vastes domaines centrés autour d’un château. Dans les Graves et le Médoc, ils prennent conscience du potentiel de leurs vignes dont les cépages (Cabernet-Sauvignon) permettent le vieillissement du vin. Les grands crus apparaissent au début du XVIIIe siècle (Margaux, Lafite, Latour) et deviennent très recherchés par les Anglais qui en apprécient la couleur et la profondeur, favorisant le vieillissement et la mise en bouteilles »…

Le commerce du vin à Paris

« Au XVIIe siècle, les taxes prélevées sur le commerce du vin à Paris concernent les droits à payer pour faire entrer le vin dans la capitale. Acheminer frauduleusement du vin devient un exercice quotidien : on creuse même des tunnels clandestins pour installer des tuyaux ! 

Pour échapper aux taxes, les cabaretiers tentent de sortir du périmètre de leur application : à partir de 1675, cabarets et guinguettes s’installent au-delà des limites nord de Paris (actuelle rue Saint-Lazare). Le même vin servi d’un côté ou de l’autre des barrières d’octroi, voit son prix multiplié par quatre. Dans les guinguettes, le vin provenant des campagnes environnantes n’est pas trafiqué, contrairement aux vins servis intra-muros. Le succès de ces établissements populaires ne se dément pas tout au long du siècle suivant.

En 1789, le mur des Fermiers généraux est étendu de plusieurs kilomètres, ce qui a pour conséquence d’annexer les guinguettes. Durant trois jours d’insurrection, une partie des barrières d’octroi sont prises d’assaut et détruites par les insurgés. Les octrois sont supprimés en 1791″…

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Lionel Larré, un nouveau président

Communiqué de l’université. Ce mercredi 20 mai 2020, Lionel Larré a été élu président de l’Université Bordeaux Montaigne à l’issue du 1er tour de scrutin. Il succède à Hélène Vélasco-Graciet, présidente depuis 2016 qui ne se représentait pas. Lionel Larré prend immédiatement ses fonctions, son mandat est de 4 ans.

  • La large victoire de Lionel Larré était pronostiquée dans la chronique du blog du 6 mai 2020, Qui présidera Bordeaux Montaigne ?
  • Les élus étudiants (5 sur 6) et les personnalités extérieures élues (4 sur 4) ont fait l’élection du président. Il y a là un problème de gouvernance dans les universités : 11 des 22 voix recueillies par Lionel Larré émanent d’administrateurs ne faisant pas partie des personnels de l’université ; Patrick Baudry n’en a recueilli que 2.
  • Nicolas Champ (MCF d’Histoire contemporaine) a été élu VP du Conseil d’Administration. Sa thèse. Religion et territoire. L’espace public entre présence confessionnelle et sécularisation dans la France du XIXe siècle. Le cas de la Charente-Inférieure (1801-1914).

« Les représentants des personnels et représentants des étudiants élus en février 2020, ainsi que les personnalités extérieures désignées en mars 2020 qui composent le nouveau Conseil d‘administration de l’université (36 membres) ont élu ce 20 mai 2020 le président de l’Université Bordeaux Montaigne.

Étaient candidats à cette élection

  • Lionel Larré, professeur de civilisation américaine, directeur de l’UFR Langues et civilisations
  • Patrick Baudry, sociologue, professeur en sciences de l’information et de la communication, directeur de la MSHA

Les votes

  • 22 voix pour Lionel Larré
  • 11 voix pour Patrick Baudry
  • 3 votes blancs »

Qui est Lionel Larré ? Quelle est la profession de foi de la liste qui a soutenu sa candidature à la présidence ?

Lire la suite…

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Bordeaux Montaigne et Covid-19

Troisième chronique du 6 mai 2020 sur l’université de Bordeaux Montaigne. Covid-19 : Foire aux questions ; Continuité pédagogique et Examens

Université Bordeaux-Montaigne. Covid-19 : Foire aux questions

Continuité pédagogique et Examens. Message de l’administratrice provisoire de l’université, 30 avril 2020.

Chères et chers étudiant.e.s.Depuis le 17 mars, vos conditions d’études ont été bouleversées par la crise sanitaire et le confinement. L’université a mis en place un plan de continuité pédagogique, actualisé chaque semaine, qui définit les modalités de poursuite du semestre et de validation de votre année universitaire.

Pour ce qui concerne le semestre 2, nous avons fait le choix d’une évaluation uniquement en contrôle continu.

Néanmoins certains d’entre vous, confrontés par exemple à des problèmes de connexion internet ou de matériel informatique, n’ont pas pu être évalués. Afin qu’ils puissent se signaler auprès de l’administration, un SMS sera envoyé à tous les étudiants le 04 mai. Les étudiants qui se seront manifestés se verront proposer une évaluation alternative par téléphone entre le 18 mai et le 3 juin.

Une deuxième session sera organisée à la fin du mois de juin pour offrir une seconde chance à tous les ajournés du semestre 1 et/ou du semestre 2. Cette session de rattrapage se déroulera à distance. Le calendrier et les modalités d’évaluation sont en cours d’élaboration et vous seront communiqués très prochainement.

Consciente que le contexte actuel ravive les situations d’isolement et augmente la précarité étudiante, l’université a mis en place plusieurs dispositifs pour vous accompagner au mieux dans cette période difficile. Vous en trouverez une présentation détaillée sur le site de l’université.

Je vous souhaite bon courage et prenez soin de vous. Hélène Velasco-Graciet.

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Bordeaux, printemps sans président

Deuxième chronique du 6 mai 2020 sur l’université de Bordeaux Montaigne.

Après l’élection des quatre représentants extérieurs le 9 mars 2020, le conseil d’administration de Bordeaux Montaigne, en formation complète (36 membres), devait élire le président de l’université, le 25 mars (chronique précédente : Qui présidera l’université Bordeaux Montaigne ?). En raison de la fermeture de l’université et du confinement, le recteur d’académie avait autorisé un vote électronique.

Les trois candidats à la présidence, réunis par Hélène Velasco-Graciet, présidente sortante non candidate à sa succession, ont préféré reporter l’élection. Hélène Velasco a été nommée Administrateur provisoire de l’université.

L’histoire se répète donc à Bordeaux Montaigne. En 2020, un printemps sans président. En 2012, un été sans président. En 2020 et en 2012, c’est la/le président/e sortant/e, qui s’était engagé/e à ne faire qu’un seul mandat, qui a été obligé/e de prolonger celui-ci parce qu’un successeur n’a pu être élu.

L’élection du président est programmée désormais le 20 mai 2020, après le dé-confinement.

Message du 26 mars 2020

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Qui présidera Bordeaux Montaigne ?

Trois chroniques de ce 6 mai 2020 sur l’université Bordeaux-Montaigne

Rappel des résultats des élections aux conseils centraux de l’université de Bordeaux Montaigne (11 et 12 février 2020). Chronique du blog : Deux gagnants ? L’élection du président, par le Conseil d’administration en formation complète (36 membres) devait avoir lieu le 25 mars. Suite à la crise sanitaire, elle a été reportée, un administrateur provisoire a été nommé par le Recteur (chronique à suivre)

Courriel reçu le 10 mars 2020. Source : un universitaire de Bordeaux Montaigne commente les résultats et prévoit l’élection de Lionel Larré à la présidence.

« Hier se sont déroulées les élections des quatre représentants extérieurs. Elles ont été favorables à Lionel Larré, qui s’oppose depuis le début de la campagne à l’équipe sortante.

Quelques chiffres : Lionel Larré disposait chez les enseignants de huit élus (6+2), Patrick Baudry de sept (1+6), Laurent Coste de un.

Les étudiants ont massivement suivi Lionel Larré : les quatre élus d’une association (rattachée à la FAGE), un élu de l’UNEF ont voté pour lui. Un élu d’extrême gauche a refusé de voter pour qui que ce soit. 5 voix pour Lionel Larré : les étudiants feront l’élection du président.

Les BIATSS n’avaient pas donné d’indication sur leur vote à l’exception de l’UNSA qui, avant les élections, avaient annoncé qu’ils voteraient Lionel Larré (2 élus). La CGT (1) la FSU (1) ont voté à coup sûr Patrick Baudry, le SGEN (1 élu) sans doute aussi. L’élu dont la liste s’était rattachée à celle de Laurent Coste a voté une fois pour un extérieur présenté par la CGC (qui n’a obtenu que deux voix), trois autres fois pour ceux présentés par Patrick Baudry.

Les quatre extérieurs institutionnels semblent s’être partagés à part égale, sans que l’on puisse être certains du sens de leur vote. La rumeur ambiante veut que le CNRS et le Conseil Régional aient voté pour les candidats de Patrick Baudry, la mairie de Bordeaux et Bordeaux Métropole pour ceux de Lionel Larré.

En tout cas, la configuration du CA tel que complétée hier donne des résultats très nets : une élection dès le premier tour pour Lionel Larré.

L’affaire n’est pas complètement jouée mais il faudrait de bien curieux retournements pour que le résultat final (prévu le 25 mars, hors coronavirus) s’inverse.

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Les universités abandonnées

Les universités sont abandonnées par la Ministre Frédérique Vidal. La Conférence des présidents d’université laisse faire ; où son président, Gilles Roussel, se confine-t-il ?

Facettes de l’abandon, de la maltraitance

  • les universités sont fermées jusqu’à la rentrée, ce qui veut dire qu’aucun cours en présentiel n’aura lieu avant septembre. Pourquoi les classes supérieures des Lycées (STS et CPGE) vont-elles être rouvertes et non les licences et les IUT ?
  • les universités sont fermées, ce qui veut dire qu’elles ne peuvent organiser de contrôle des connaissances en présentiel.
  • fermées, les universités doivent pourtant « assurer la continuité pédagogique ». Ce n’est pas l’enseignement à distance qui pose problème.
  • ce qui pose problème, c’est le contrôle des connaissances, la validation du second semestre. Rappelons que celui-ci a commencé en janvier 2020; 5 à 7 semaines de cours (sur un total de 12) ont donc eu lieu ; des contrôles continus se sont déroulés durant cette période. Auditeur libre en Histoire et en Histoire de l’art, j’en ai été témoin à l’université de Strasbourg.

Les universités sont abandonnées. La Ministre et la CPU les laissent aller au casse-pipe, comme si elles étaient en mesure d’exercer leur pleine autonomie.

Aucun conseil, aucune consigne, aucune règle, aucun cadre : le silence absolu. Tout se passe comme si, en donnant aux universités la responsabilité de faire tout et n’importe quoi, au nom de l’égalité de traitement entre étudiants, Ministre et CPU fermaient les yeux sur les risques évidents de contentieux en Tribunal administratif et d’annulations de décisions universitaires qui s’ensuivraient.

Comme l’indiquent les deux pages d’accueil des sites du MESRI et de la CPU, la Ministre ne s’intéresse qu’aux examens nationaux, aux concours de recrutement des grandes écoles… ; la CPU s’intéresse à la recherche sur le Covid-19 et à l’offre sportive riche, proposée par les universités.

Cliquer ici pour accéder au site du MESRI

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Poitiers. Semestre neutralisé si…

COVID19 : l’université de Poitiers adapte l’organisation des examens au contexte de la crise sanitaire, Communiqué de Presse, 14 avril 2020, 3 pages.

L’université adapte l’organisation de ses examens avec pour priorité l’égalité de traitement entre ses étudiants. Les examens en présentiel sont annulés et l’objectif est d’éviter un report en septembre. La priorité est donnée aux évaluations garantes d’une égalité de traitement…

Pour la validation du semestre, priorité est donnée aux évaluations garantes d’une égalité de traitement

La continuité des formations n’implique pas une évaluation automatique sur les contenus proposés à distance pendant la période de confinement.

En raison de l’impossibilité d’organiser d’examens en présentiel, le principe retenu au sein de l’université de Poitiers est la validation du semestre par le calcul d’une moyenne à partir : des notes obtenues avant le confinement et/ou des notes obtenues par évaluation à distance pendant le confinement, dans des conditions garantissant l’égalité de traitement entre les étudiants.

Pour les formations où ce principe n’est pas applicable, en raison de l’absence de note ou d’impossibilité d’organiser une évaluation à distance dans des conditions d’égalité de traitement, alors le semestre sera neutralisé et ne sera pas pris en compte dans le calcul de la moyenne.

Les sessions de rattrapage sont remplacées par un jury sur dossier.

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Formations paramédicales à distance

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Favoriser la poursuite des formations au sein des instituts de formation paramédicale de Nouvelle-Aquitaine 

Depuis le 1er avril 2020, la plateforme e-Notitia est ouverte à tous les instituts de formation paramédicale et à leurs étudiants. Elle propose aux instituts de formation paramédicale de Nouvelle-Aquitaine une solution numérique de partage de ressources pédagogiques et d’organisation de classes virtuelles. 

Tous les instituts de formation sanitaire sont en effet fermés en raison du confinement. En Nouvelle-Aquitaine, cela représente une centaine d’instituts regroupant plus de 11 000 étudiants et élèves, au sein de 13 filières de formation*. L’enjeu pour tous ces instituts est d’organiser la poursuite des parcours de formations pendant cette période de fermeture physique, dont la durée reste incertaine. 

Pour Françoise JEANSON, conseillère régionale déléguée à la santé : « Il était urgent d’agir pour offrir une solution aux étudiants dans les instituts de formation paramédicale : la Région s’est rapprochée de l’université de Poitiers qui développe déjà la plateforme pédagogique actuellement utilisée par instituts infirmiers. Je remercie l’université de Poitiers pour son implication et sa réactivité ». 

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