Archives de Catégorie: C. Nouvelle Aquitaine (Aquitaine Poitou Charentes)

Un prieuré du 12ème en Périgord

Archignac, église Saint-Étienne (citations de la présentation de l’édifice – site de la commune).

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L’église Saint-Étienne d’Archignac était à l’origine un prieuré dépendant de l’Abbaye de Saint Amand de Coly (chanoines réguliers de Saint-Augustin) (chronique et 62 photos). L’édifice, qui est cité en 1168, date de la première moitié du 12ème siècle, mais des éléments ont été rajoutés ou reconstruits.

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12ème, église fortifiée en Périgord

Abbaye Saint-Amand-de-Coly (Dordogne).

1.Histoire. Sources : citations de Wikipédia, du Guide de visite (Les amis de Saint-Amand-de-Coly, 4 pages) et explications in situ.

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Au 6ème siècle, un ermitage en forêt. Une première abbaye est détruite en 857 au cours d’incursions des Normands qui remontaient la Vézère… C’est probablement Odon, abbé de Cluny, qui la fait renaître. Au cours d’une visite, en 937, à l’abbaye de Saint-Sore, il constate qu’elle a été spoliée par les comtes de Périgord. Il obtient que l’abbaye soit placée sous la sujétion du Roi.

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Poitiers. Saint-Pierre, dès 1160

Poitiers. Cathédrale Saint-Pierre (source Wikipédia). Photos d’avril 2018

« Construite à l’initiative d’Aliénor d’Aquitaine et d’Henri II Plantagenêt à partir de 1160, consacrée en 1379, la cathédrale Saint-Pierre est de style gothique angevin (emploi de voûtes bombées sur plan carré) et s’apparente aux églises-halles par sa division en trois vaisseaux d’égale hauteur. La façade, cantonnée de deux tours inachevées, emprunte des éléments à la grammaire stylistique du nord de la France.

1.Le vaisseau. Des contreforts massifs en lieu et place des arcs-boutant soutiennent l’édifice.

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Poitiers. Le vitrail de la crucifixion

Source. 20 siècles en cathédrales, éditions Monum, 2001. Le vitrail dans les cathédrales par Françoise Perrot.

« Le vitrail de la crucifixion de la Cathédrale Saint-Pierre de Poitiers est l’un des chefs-d’œuvre de l’art du vitrail. Datation (cf. infra : entre 1161 et 1173).

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Il se décompose aisément en trois parties. La principale est la partie centrale où se tient la croix du Supplicié sur presque la moitié de la hauteur totale. La croix est en rouge surligné de bleu, ce qui la fait bien ressortir de l’ensemble de la composition. A gauche se tiennent la Vierge et Longin (le centurion romain qui plongea sa lance dans le flanc du Crucifié). A droite, on trouve saint Jean et Stéphaton (le légionnaire qui, selon la tradition, présenta à Jésus une éponge imbibée de vinaigre).

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Licence. Poitiers ouvre une voie

Certes, le partenariat poitevin dont il est question dans cette chronique n’est pas une réforme de l’ensemble du premier cycle des études supérieures, mais il mérite d’être salué et encouragé car il associe deux établissements proches géographiquement et ouvre une nouvelle voie vers une meilleure lisibilité des formations de 1er cycle, vers une réduction de la pléthore de formations.

Mais il demeure une ambiguïté : le partenariat ne crée pas un nouveau diplôme national de licence ; il permet seulement de délivrer aux diplômés le grade de licence. Ce qui n’est pas pareil du tout : cf. mes commentaires de l’article 1 de l’arrêté licence du 30 juillet 2018.

Communiqué de presse (12 septembre 2018). Première rentrée commune de l’IRTS Poitou-Charentes et de l’université de Poitiers pour 5 formations éducatives et sociales.

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Antigny. Fresques (15ème siècle)

Antigny (Vienne), Vallée de la Gartempe, Peintures de la Chapelle Sainte-Catherine de l’église paroissiale Notre-Dame, 15ème siècle.

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Diaporama de 12 photos

Citations. « Dans la chapelle seigneuriale, adossée au sud du chœur de l’église Notre-Dame, sont représentés des cycles picturaux dédiés à l’Enfance et à la Passion du Christ et à la Résurrection. Ces thèmes avaient déjà été peints au 14ème siècle dans la nef de l’église.

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Loi ORE. Échec de la contestation

Patrice Brun, université de Bordeaux Montaigne, Les raisons d’un échec de la contestation de la loi ORE (contribution reçue le 29 mai 2018).

En cette fin du mois de mai, chacun est forcé d’admettre que la contestation contre la loi ORE a totalement échoué dans sa tentative de faire abroger « par la rue » la dite loi. Et l’on est en droit dès à présent de tenter de comprendre l’échec des mouvements de contestation.

Que l’on soit bien clair : l’auteur de ces lignes persiste à considérer que, si cette loi n’est pas l’abomination de la désolation que certains de ses contempteurs ont bien voulu dessiner, elle n’a jamais eu son aval personnel. Je décris cette loi et les changements qu’elle opère comme bâclés, bien plus destinés à mettre, comme l’on dit, un coup de pied dans la fourmilière d’un système universitaire à bout de souffle, que de tenter de mettre fin à un prétendu principe de tirage au sort – qui n’a jamais concerné qu’un nombre très limité de candidats potentiels à une filière en tension – ou de régler, avec l’aide d’une baguette magique, la douloureuse question de l’échec en première année.

Pour espérer pareille conclusion, il eût fallu mettre à la disposition des universités des moyens supplémentaires en personnel et dotations de fonctionnement afin de permettre à tout le moins la création d’une véritable politique de mise à niveau des étudiants les plus fragiles. Mais l’État, préoccupé semble-t-il avant tout de permettre aux premiers de cordée de monter plus haut et plus vite, n’a jamais eu l’intention de les leur donner.

On ne peut pas non plus oblitérer les risques à terme de voir s’accentuer un fossé déjà existant entre universités, celles qui auront choisi d’établir de stricts classements de sélection – souvent celles qui sont déjà « prestigieuses » ou qui prétendent l’être – et d’autres qui, fidèles à leurs engagements, appliqueront a minima cette loi et accepteront la quasi-totalité de ceux que les premières auront refoulés.

Cela dit, comment peut-on expliquer l’acceptation résignée du système éducatif de l’enseignement supérieur dans sa très large majorité ? On n’éludera certes pas la détermination affichée du gouvernement et chacun aura probablement sa liste de raisons et la hiérarchie des raisons conduisant à cette acceptation – certains réfuteront même l’idée d’une défaite. Aussi vais-je tenter ici de dégager un nuage d’explications.

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Poitiers. Notre-Dame-la-grande

Poitiers. Église Notre-Dame-la-grande (XIe et XIIe siècles)

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Les citations de cette chroniques sont principalement extraites de l’article de Wikipédia. « Notre-Dame-la-Grande est mentionnée pour la première fois au Xe siècle, sous le nom latin de Sancta Maria Major en référence à la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome. Elle possédait alors un double statut, à la fois paroisse et collégiale, et dépendait des chanoines de la cathédrale.

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Un couronnement de la Vierge

La vallée des fresques de Saint-Savin à Montmorillon (page 115 à 123), sous la direction de Robert Favreau.

1. Architecture de l’église Notre-Dame de Montmorillon et de sa crypte (citations de Wikipédia)

« Accrochée au rocher escarpé qui domine la rive gauche de la Gartempe, l’église Notre-Dame apparaît dans les textes en 1093 ; c’est alors une chapelle qui dépend de la paroisse Saint-Hilaire de Concise et dont la possession est confirmée à l’abbaye de Saint-Savin.

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« L’église actuelle présente un plan en croix latine avec un désaxement très marqué de la nef. Construite sur une crypte rachetant la dénivellation du terrain la partie orientale comprend un sanctuaire à travée droite et abside en hémicycle orné, à l’extérieur, de petites arcatures à la base et de grandes arcades retombant sur des contreforts à doubles colonnes. Sur le transept sont greffées deux absidioles. Le décor reste d’une grande sobriété. Cette partie paraît remonter à la fin du 11e siècle ».

« Les quatre travées de la nef reçoivent au début du 13ème siècle un voûtement de type gothique angevin. Au 14ème siècle ou au début du 15ème, la façade est dotée d’un nouveau portail décoré de feuillage et de deux niches ».

2. Les peintures murales de la crypte (fin du 12ème). Diaporama de 32 photos.

La crypte a été construite en même temps que l’église. Elle se situe sous le sanctuaire (chœur). Les peintures murales sont de la fin du 12ème et sont consacrées à la vie de sainte Catherine d’Alexandrie.

Source : larges extraits de Véronique Dujardin, conservateur, in Inventaire du Poitou-Charentes. Une partie non citée du texte est dédiée aux techniques utilisées.

Scène 1 : le Couronnement de la Vierge

« La Vierge à l’Enfant est peinte au centre de l’abside. Six saintes se répartissent de chaque côté. Catherine d’Alexandrie tient une place particulière, à cheval sur la mandorle, la main de Jésus, agrandie, est posée sur sa couronne. Assise dans un fauteuil, Marie tient Jésus assis sur son bras droit. Elle lui embrasse tendrement la main gauche et l’Enfant semble agiter ses jambes.

Catherine d’Alexandrie tient dans sa main gauche un objet circulaire, peut-être le globe surmonté d’une croix qui sera son attribut le plus courant à l’époque gothique. Elle est représentée debout, comme les cinq autres saintes. Elles sont séparées par des vases posés à leurs pieds.

Les personnages sont vêtus à la mode des années 1200. Marie porte une longue tunique blanche, un bliaud plus court orné de galons, et un long voile qui tombe jusqu’aux genoux en lui couvrant le cou mais en laissant apparaître ses cheveux au niveau du front. Catherine d’Alexandrie et la sainte qui lui fait face sont nu-tête et portent une robe très ajustée avec des manches démesurément longues.

Les quatre autres saintes ont les cheveux cachés par de longs voiles ou la capuche de leur manteau et portent des vêtements amples qui masquent leurs formes ».

Scène 2 : la dispute de sainte Catherine avec les docteurs païens

« Catherine d’Alexandrie est représentée assise, de trois quarts. Elle tient une grande croix dans la main gauche. Le doigt levé de sa main droite suggère la prise de parole. Une colombe semble lui souffler des conseils à l’oreille. Un décor d’architecture, figurant une ville, prend place au-dessus de cette partie de la scène.

À la droite de la sainte, la foule des docteurs est composée de vingt-deux personnages assis et tournés vers elle. Les visages sont peints de profil ou de trois-quarts, pour la plupart tête nue avec des cheveux longs et bouclés, généralement barbus, avec des nez très droits et des sourcils aux formes variées. Certains portent des phylactères dont le texte est devenu illisible ».

Scène 3 : le martyre des docteurs convertis

« La scène est mal conservée et a perdu la plupart des rehauts de peinture. Les docteurs sont regroupés dans une grande marmite et seules leurs têtes et quelques mains, tendues dans un geste de prière, dépassent du rebord du récipient. Deux âmes, à forme humaine, s’échappent au-dessus des têtes et sont recueillies par des anges. À gauche de la marmite, un personnage attise le feu ».

Scène 4 : l’Agneau mystique

« Situées sur la voûte de la nef, devant l’arc qui la sépare de l’abside, les trois dernières scènes représentent l’Agneau mystique, entouré de part et d’autre de Vieillards de l’Apocalypse ».

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Fresques carolingiennes

L’église Saint-Pierre-les-Églises est située au bord de la Vienne, sur la commune de Chauvigny. Source principale des citations de cette chronique : Wikipédia ; autres sources : cf. la note finale. « Par son plan, sa technique de construction et les fresques qui décorent l’abside, cette église est un témoin remarquable de l’art carolingien« .

Diaporama de 26 photos (31 mars 2018)

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A. La question de la datation des fresques (la peinture a fresco consiste à appliquer des couleurs sur un enduit frais à base de chaux)…

« C’est Paul Deschamps, archiviste-paléographe et directeur du musée des Monuments Français, vers 1950 qui a su reconnaître des fresques carolingiennes, donc antérieures à l’an mil.

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