Archives de Catégorie: D. Europe (autres)

Étudiants Transylvains à Strasbourg

Après la chute de l’Empire hongrois en 1526, la principauté de Transylvanie devint vassale de l’empire ottoman. Les Transylvains, de confession luthérienne, qui voulaient poursuivre des études de philosophie puis de théologie ont donc dû émigrer vers des universités situées en terre protestante.

C’est ainsi qu’au cours du 17ème siècle, une centaine de migrants transylvains furent accueillis à Strasbourg, devenue ville universitaire de plein exercice en 1621 (après avoir été promue au rang d’Académie en 1566).

Fabien Fischer a consacré à cette migration un article dans la revue l’Outre-Forêt, Revue du Cercle d’histoire et d’archéologie de l’Alsace du Nord, Revue Trimestrielle (III 2017), n°179, De la Transylvanie à l’Outre-Forêt : parcours pastoraux. Cette revue est consultable à la BNU, au 3ème étage.

Extraits de cet article :

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ESR. Évaluations internationales

Deux rapports. Ministère de l’éducation nationale, Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Les objectifs de l’organisation de l’action internationale au MEN et au MESRI, rapport n° 2018-001, janvier 2018, 44 pages.

MEN, MESRI, IGAENR, La fonction internationale au MESRI, rapport n°2018-017, février 2018, 26 pages, rapport complémentaire au rapport précédent.

Parmi les huit recommandations du premier rapport, la recommandation n°7. « Créer un pôle stratégique dédié aux comparaisons éducatives internationales placé sous l’autorité du secrétariat général avec pour double mission de favoriser les transformations de notre système éducatif en fonction des expériences internationales et de diffuser le modèle français d’éducation dans le monde ».

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L’Europe des universités

Conférence des présidents d’université, colloque annuel, 15 et 16 mars à Dijon, L’Europe des universités : donner du souffle à une Europe fragilisée.

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Le programme détaillé

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Nouvelle directrice du Céreq

Communiqué du Céreq. « Florence Lefresne, professeure agrégée en sciences sociales et docteure en économie du travail, est nommée directrice du Céreq à compter du 15 mars 2018.

Elle était jusqu’alors cheffe de la mission Relations européennes et internationales à la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) »…

Elle est l’auteure ou co-auteure de très nombreuses publications, dont, avec Yann Fournier Y, L’Europe de l’Éducation en Chiffres, 2016, nouvelle publication de la DEPP, Ministère de l’Éducation.

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Education Fisrt. Cambrige : 3 160 €

Education First, affichage sur deux tableaux du Palais U de l’université de Strasbourg, le jeudi 8 mars 2018. Cette publicité d’un organisme de formation privé et lucratif a-t-elle obtenu une autorisation de l’administration ? Si non, s’agit-il d’une campagne sauvage de publicité ?

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Votre réseau international commence dans un Campus EF, Education First

Comme souvent pour ce type d’organisme, il est difficile ou impossible de trouver en ligne le prix à payer pour la formation : la brochure des programmes et le devis sont gratuits, mais, pour les obtenir, il faut donner son adresse de courriel. Une base de données acquise gratuitement.

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Descartes, ses séjours en Hollande

René Descartes (1596-1650), suite de la chronique Universités des Provinces-Unies. Wikipédia, « en novembre 1616, Descartes obtient son baccalauréat et sa licence en droit civil et canonique à l’université de Poitiers. Après ses études, il part vivre à Paris. De cette époque date un probable traité d’escrime. Il finit par se retirer en solitaire dans un quartier de la ville pour se consacrer à l’étude pendant deux années de vie cachée : Heureux qui a vécu caché est alors sa devise ».

1618. Descartes a 22 ans. Il part en Hollande. Venu étudier l’art militaire en 1618 à l’armée du prince Maurice de Nassau, prince d’Orange, il se lie d’amitié avec Isaac Beckman, médecin et mathématicien qu’il considéra comme l’inspirateur et le père spirituel de ses études.

1619 (23 ans). Descartes quitte la Hollande pour le Danemark, puis l’Allemagne, où la guerre de Trente Ans éclate, et assiste au couronnement de l’Empereur Ferdinand à Francfort. Il s’engage alors dans l’armée du duc Maximilien de Bavière.

Bonnes feuilles de Christophe de Voogd, Histoire des Pays-Bas, pages 121 à 127 (cliquer ici pour lire ces pages).

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Universités des Provinces-Unies

Trois universités créées avant 1648 dans les futures Provinces-Unies (Leyde, Franeker, Utrecht). « Le traité de Münster (30 janvier 1648) officialise la scission des Pays-Bas espagnols en deux entités et octroie l’indépendance aux Provinces-Unies par rapport à leur souverain, le roi d’Espagne. Le traité fait partie de la paix de Westphalie qui mit fin à la guerre de Trente Ans et à la guerre de Quatre-Vingts Ans ». Dans la partie sud des Pays-Bas espagnols, appelés alors Pays-Bas bourguignons, une université avait été créée à Louvain (Brabant) en 1425.

L’idée de cette chronique m’est venue de la lecture de l’Histoire des Pays-Bas. Des origines à nos jours (Christophe de Voogd, 2003, Fayard, pages 121 à 127). Une seconde chronique sera consacrée aux séjours de René Descartes dans les universités et écoles illustres présentées ci-dessous.

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1575. Université de Leyde. Wikipédia : « Pour remercier les habitants de Leyde de leur résistance héroïque contre les Espagnols, le prince Guillaume d’Orange leur offrit une université. Elle fut la première université néerlandaise et ouvrit officiellement le 8 février 1575 : le dies natalis. L’Observatoire de Leyde, créé en 1633, est l’un des plus vieux observatoires universitaires du monde ».

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Diplômés du supérieur en Europe

Observatoire des territoires, Éducation et enseignement supérieur, approches territoriales, Fiche d’analyse 2017, 36 pages.

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Introduction de la fiche d’analyse. « L’éducation des populations progresse de manière spectaculaire dans l’ensemble des pays européens. En France, ce sont désormais plus de 43 % des 30-34 ans qui détiennent un diplôme de l’enseignement supérieur, contre à peine plus de 27 % à l’aube des années 2000.

Malgré ce constat positif, de très fortes disparités demeurent encore entre les pays d’Europe. Alors qu’en Europe du Nord – au Royaume-Uni, en Irlande, au Danemark ou encore en Suède – près de la moitié des jeunes adultes sont titulaires d’un diplôme du supérieur, d’autres pays comme l’Italie ou la Roumanie comptent à peine plus de 25 % de diplômés du supérieur.

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Bruges. Beffroi, Stadhuis, Églises

Suite de la chronique : Histoire de Bruges médiévale en Pays-bas. Chronique et 102 photos dédiées aux principaux édifices dont le début de la construction remonte au Moyen Age : le beffroi, l’hôtel de ville (Stadhuis), trois églises, la bourse.

1.Le beffroi (album de 43 photos)

Source Wikipédia. « À l’emplacement de l’actuel beffroi de Bruges se trouvait à l’origine une première construction surmontée d’une tour en bois érigée en 1240. La construction abritait les halles aux laines et aux draps et des entrepôts. La tour avait une fonction plus administrative et servait à l’époque aux magistrats de la ville. Elle comportait une salle de coffres ainsi que les archives de la ville.

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Un incendie détruisit la tour en 1280. Elle fut reconstruite au même emplacement, sur la halle aux draps, à la fin du XIIIe siècle, avec deux hauts soubassements quadrangulaires superposés en brique (photo), et la base des quatre tourelles aux angles avec flèches en pierre au sommet. C’est l’un des plus anciens exemples de l’architecture gothique en brique en Flandre.

Les halles de la ville se sont étendues au cours du XVe siècle et notamment entre 1482 et 1486. On abattit alors la flèche de bois pour construire à la place la saisissante partie supérieure de forme octogonale, en pierre blanche cette fois, puissante et élancée, surmontée d’une délicate couronne ajourée, dans le nouveau style gothique brabançon. Cette adjonction augmenta de plus d’un tiers la hauteur de la partie en maçonnerie de la tour.

Les halles se trouvant sous la tour avaient une fonction commerciale. Elles étaient composées de plusieurs salles où les artisans, avec l’aval de la ville, commercialisaient leurs produits. Au deuxième étage se trouvait une chambre forte (la salle du Trésor) et les archives de la ville.

Avant le XVIe siècle, les cloches du beffroi étaient actionnées manuellement. Le fait de sonner les cloches avait une signification particulière, notamment :

  • l’ouverture et la fermeture des portes de la ville ;
  • une « cloche de travail » qui indiquait le début et la fin du temps de travail. Il était alors interdit de travailler avec une luminosité insuffisante ;
  • une cloche qui annonçait quand il n’était plus permis d’être en rue sans torche ;
  • des cloches festives (par exemple, pendant la procession du Saint-Sang).

Après l’incendie de 1741 le carillon fut équipé de 47 cloches, fondues par Joris Dumery, pour un total de 27,5 tonnes. Elles sont encore utilisées actuellement ».

2. Le Stadhuis sur la place centrale (album de 21 photos)

Source Visiter Bruges. « L’Hôtel de Ville (1376-1420) compte parmi les plus anciens des Pays-Bas. C’est d’ici que la ville est administrée depuis plus de 600 ans.

Après l’assassinat de Charles le Bon (1127), Bruges reçoit une charte de Ville, ce qui confère plus d’indépendance à sa politique et lui donne ses propres échevins. En 1376, l’on entame la construction sur le Burg d’une Schepenhuis (maison des Échevins). Sa construction va durer des siècles; l’on est aussi constamment confronté à un manque de place… Lors de la restauration de la façade en 1959, les statues se révèlent de piètre qualité et sont retirées. Jusqu’en 1989, Bruges se chamaille pour savoir comment remplir les niches vides. Finalement, la Ville demande à des sculpteurs de remettre en honneur la conception initiale, avec des personnages bibliques et des souverains laïques ».

3. Promenade dans la ville (album de 38 photos pour les points 3, 4, 5 et 6 de cette chronique)

Maisons de briques, couleur ocre ou rouge. « Le pignon à gradins ou pignon à échelons est un pignon ornemental constitué de gradins montants sur ses deux pentes, qui orne souvent le dessus des édifices de l’architecture gothique et Renaissance en Europe du Nord, en particulier dans les contrées germaniques, flamandes et néerlandaises, et scandinaves ».

4. La Basilique du Saint-Sang

Source Bruges Tourisme. « Le bâtiment ne ressemble pas à un édifice religieux car il est ne dispose pas de clocher et est de taille modeste.

Depuis le 12ème siècle se tient une chapelle initialement dédiée à Saint-Basile. Au retour de croisades en 1147, Léonius de Furnes abbé et aumônier du comte de Flandre Thierry d’Alsace rapporte de Jérusalem la relique du Saint-Sang. Il garde la relique avec lui en permanence puis en 1150, il dépose le précieux chargement dans l’église.

La façade, de couleur gris foncé rehaussé par des sculptures dorées, conjugue à la fois le style gothique et le style renaissance. Sur cette façade, une sculpture de Thierry d’Alsace avec en médaillon la femme qu’il épousa durant la croisade, Sibylle d’Anjou. cette scène est complétée par sept autres sculptures de bronze doré représentant Philippe d’Alsace ou encore Isabelle et Marie de Bourgogne ».

5. La Cathédrale Saint-Sauveur

Source Wikipédia. « Bâtie au Xe siècle, la cathédrale est la plus ancienne église de Bruges. Imposant édifice gothique, en brique, elle est flanquée d’une tour haute de 79 mètres, dont le couronnement a été achevé entre 1846 et 1849 en néoroman par un architecte anglais… En 1478, les chevaliers de la Toison d’or se réunissent dans l’église saint-Sauveur après la mort de Charles le Téméraire, pour élire son successeur ».

6. L’Église Notre-Dame

Source Wikipédia. « La construction de l’actuelle église Notre-Dame (Vrouwekerk) commence au XIIIe siècle sur l’emplacement d’une église romane, au cœur historique de la ville de Bruges. Son architecture est composite, trois styles gothiques successifs peuvent y être distingués.

C’est entre 1270 et 1340 que la partie la plus importante et massive de la haute tour est construite, en brique jaune (la couleur originelle de la brique est désormais visible depuis une récente restauration). Cette tour est typiquement flamande et représente un modèle pour de nombreux clochers des régions côtières de la Flandre. Ici elle est placée sur la nef collatérale nord.

Vers le milieu du XVe siècle une flèche de 54 mètres de haut en brique rouge et pierre blanche est ajoutée à l’édifice, portant la hauteur totale de la tour de 115,5 mètres, ce qui en fait l’une des plus hautes constructions en brique du monde ».

7. La Bourse

Source Universalis. « La création de la Bourse, en 1409, marque toutefois un tournant important, dans la mesure où elle initie le déplacement vers le nord de l’Europe des activités financières qui s’épanouiront ensuite sur les places d’Anvers, d’Amsterdam et de Londres. Le mot bourse viendrait d’ailleurs du nom de la famille van der Bourse (ou van den Burse), propriétaire d’un bâtiment dans la ville, près duquel ou dans lequel se tenaient les premières réunions d’échanges financiers.

La ville de Bruges disposait d’atouts précieux pour s’imposer comme le premier siège des investisseurs européens, à commencer par la renommée de ses foires, puis son port qui bénéficiait de l’essor du transport maritime. Mais également le climat de tolérance et de liberté offert aux marchands de toute nationalité et de toute religion ».

Pour aller plus loin : 199 chroniques du blog sur l’Art médiéval.

Site Aparences. Les villes d’art du duché de Bourgogne. Bruges, foyer des Arts.

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Bruges médiévale, en pays bas

Histoire de Bruges médiévale. 35 000 habitants en 1340, près de 100 000 en 1500. Pour la ville, un Age d’or au Bas Moyen-Age et au début de l’Ère moderne.

Bruges, apparue au 9ème siècle, a atteint le summum de son développement urbain, de son dynamisme économique dans l’industrie drapière, de ses activités portuaires, de ses innovations commerciales et bancaires, de son autonomie communale, s’intégrant, non sans conflits, non sans révoltes et non sans combats sanglants, dans le Comté de Flandre, vassalité du roi de France, puis dans les Pays-bas bourguignons, puis dans les Pays-bas espagnols, avant de tomber dans une léthargie certaine, l’ensablement de son chenal vers la mer ne l’expliquant qu’en partie.

Bruges, les comtes de Flandre, les échevins de la commune, les ducs de Bourgogne, et enfin les empereurs germaniques y ont fait montre de leurs richesses, de leurs splendeurs, des fastes de leur Cour, de leurs goûts artistiques.

Trois d’entre eux, Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, Marie de Bourgogne, sa fille, Charles Quint, son arrière petit-fils, ont vécu des épisodes-clés de leur vie, en Flandre, à Bruges ou à Gand.

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