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1798. Le Whisky Tobermory Ledaig

La distillerie Tobermory (source Wikipédia).

« La distillerie est située dans le village du même nom sur l’île de Mull, dans les Hébrides intérieures écossaises.

Martin Burns. Licence Creative Commons. Clicquer sur les images pour les agrandir

Fondée en 1798, la petite distillerie Tobermory est la seule de l’île. Elle ferme ses portes pour la première fois en 1826, et reprendra son activité par courtes périodes jusqu’au milieu du XXe siècle, handicapée par son éloignement (charbon et orge doivent être importés par bateau des Highlands ou des îles voisines). Elle rouvrira brièvement par deux fois dans les années 1970. Elle distille à nouveau régulièrement depuis 1990, et en 1993 elle est rachetée par le Groupe écossais Burn Stewart ». Épisodes financiers ultérieurs.

« La distillerie a produit au cours de son histoire des whiskies sous deux étiquettes, selon une logique parfois difficile à appréhender : Tobermory et Ledaig.

Aujourd’hui, elle embouteille sous l’étiquette Tobermory un single malt vieilli au moins 10 ans, floral et épicé. Elle produit également un autre single malt sous le label Ledaig, l’ancien nom du village et que l’établissement a également porté, qui se décline en plusieurs versions selon le vieillissement (15 ou 20 ans) et le type de fûts dans lequel il a été vieilli. Le Ledaig est plus tourbeux car à base de malt provenant de Port Ellen sur Islay.

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G.L. Buffon, 30 ans en 1737

Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon (1707-1788) : naturaliste, mathématicien, biologiste, cosmologiste, philosophe et écrivain (sources : citations des articles de Wikipédia, de Larousse).

1707 (7 septembre). « Georges-Louis Buffon est né à Montbard (Côte d’Or) dans une famille bourgeoise, anoblie par l’achat de charges. Son père est procureur du Roi au grenier à sel puis conseiller au Parlement de Bourgogne.

Ses parents sont mariés depuis un an lorsque Georges-Louis vient au monde. Il est prénommé ainsi en l’honneur de son parrain et grand-oncle maternel Georges-Louis Blaisot, seigneur de Saint-Étienne et Marigny, collecteur des impôts du duc de Savoie, et Louis en l’honneur de son grand-père, Louis Leclerc, écuyer, conseiller secrétaire du Roi, maire de Montbard et juge prévôt. Son bisaïeul était médecin et bailli de Grignon, son trisaïeul barbier chirurgien.

1717 (Georges à 10 ans). Le père Buffon, bénéficiant de la fortune accumulée par Georges-Louis Blaisot et héritée par sa femme et son fils, achète les propriétés de la seigneurie de Buffon.

1720 (13 ans). Le père acquiert également une charge de commissaire général des maréchaussées qu’il revend trois ans plus tard pour une charge de conseiller au parlement de Dijon.

Le fils Buffon fait ses humanités au collège des Jésuites de Dijon, où il a pour condisciple Charles de Brosses.

1726 (19 ans). Buffon s’inscrit à la faculté de droit de Dijon et y obtient sa licence en 1726.

1728 (21 ans). Préférant les sciences, et au grand mécontentement de sa famille, il part étudier à la faculté d’Angers. Il s’y plonge dans les mathématiques et la botanique, lit Newton et les éléments d’Euclide, suit des cours de médecine, mais, ayant tué en duel un jeune officier croate, il se voit contraint de quitter précipitamment l’université.

A Nantes, il rencontre le second duc de Kingston, jeune aristocrate anglais qui parcourt l’Europe avec son précepteur allemand le naturaliste Nataniel Hickman, et avec lequel il se lie d’amitié. Il décide de les suivre dans leur Grand Tour, qui les mène à La Rochelle, Bordeaux, Toulouse, Béziers, Montpellier, puis en Italie, par Turin, Milan, Gênes, Florence, Rome, et en Angleterre.

1731 (24 ans). Son voyage est interrompu à la mort de sa mère.

1732 (25 ans). Il s’installe à Paris soucieux de s’éloigner de son père, remarié à sa grande fureur à l’âge de cinquante ans avec une jeune fille de vingt-deux ans, Antoinette Nadault. Le menaçant d’un procès, il obtient la libre disposition de sa fortune et récupère des terres que son père avait aliénées. Il fait démolir la maison paternelle de Montbard et construire l’hôtel de Buffon, aménage une ménagerie, un laboratoire et son cabinet de travail.

Il est décidé à réussir, commençant à signer Buffon. Il se loge au faubourg Saint-Germain, chez Gilles-François Boulduc, premier apothicaire du roi, professeur de chimie au Jardin royal des plantes, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie de Stanislas. Ses premiers travaux portent sur les mathématiques, son domaine de prédilection.

1733 (26 ans). Il présente un mémoire à l’Académie des Sciences, Sur le jeu du franc-carreau. Il introduit pour la première fois le calcul différentiel et le calcul intégral en probabilité.

C’est à cette époque qu’il fait la connaissance de Voltaire et d’autres intellectuels.

1734 (27 ans). Il est élu à l’Académie des sciences comme adjoint mécanicien le 9 janvier. Il a de puissants protecteurs, notamment Maurepas, et Louis XV. Il se fait introduire dans plusieurs salons prestigieux.

Maurepas, ministre de la Marine, demande en 1733 à l’Académie une étude sur les bois utilisables pour la construction de navires. Faute de moyens, les commissaires nommés initialement se récusent, mais Buffon, exploitant forestier à Montbard, est là. Il multiplie les expériences et rédige un compte rendu des plus complets. Maurepas lui propose la surintendance de toutes les forêts de son domaine, mais il refuse.

1738 (31 ans). Anglophile, il correspond avec plusieurs savants et séjourne à Londres. 1739. Il est élu à la Royal Society.

Il montre à l’Académie son ouvrage Moyen facile d’augmenter la solidité, la force et la durée du bois rédigé à partir des expériences menées à Montbard. Mais Henri Louis Duhamel du Monceau, agronome éminent avec qui Maurepas souhaitait qu’il travaille en bonne intelligence, y voit un plagiat de son mémoire à venir : Diverses tentatives pour parvenir à augmenter la dureté ou l’intensité du bois. Il s’est fait là un ennemi de taille.

1739 (32 ans). Buffon, pour être élu Associé à l’Académie des sciences, passe de la section de mécanique à celle de botanique.

Après une admirable campagne de relations publiques auprès de son prédécesseur mourant, Dufay, il est nommé intendant du Jardin du roi le 26 juillet, supplantant une fois encore Duhamel du Monceau ; celui-ci obtiendra de Maurepas, comme lot de consolation, la responsabilité de réformer la Marine. Enfin établi, Buffon partagera désormais son temps, jusqu’à la fin de sa vie, entre sa propriété de Montbard, vivant tranquillement et rédigeant son œuvre, et Paris, où il administre le Jardin royal des plantes et entretient son image à la Cour.

1749 (42 ans). Les premiers volumes de L’Histoire Naturelle, générale et particulière, avec la description du Cabinet du Roi paraissent en 1749. Placé par cet ouvrage au premier rang des écrivains de son siècle aussi bien que des savants. La publication en 35 volumes s’étend de 1749 à 1804. C’est l’une des plus importantes entreprises de publication scientifique du Siècle des Lumières.

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Cinq jardins botaniques / des plantes

Cinq jardins botaniques, dits aussi jardins des plantes, créés au 17ème siècle et enrichis au 18ème.

  • Montpellier, jardin fondé en 1598 sous Henri IV. En 1762, Antoine Gouan fait paraître le catalogue des plantes du jardin botanique de Montpellier, sous le titre d’Hortus regius monspeliensis. Chronique Montpellier. Médecine et Chirurgie.
  • Strasbourg, jardin botanique fondé en 1619. Chronique partie A, ci-dessous.
  • Paris, jardin royal des plantes médicinales fondé en 1626. Chronique partie B, ci-dessous.
  • Nantes, jardin des apothicaires, fondé en 1687. Chronique partie C, ci-dessous.
  • Rochefort, jardin fondé en 1697. 1741. Un nouveau Jardin, le Jardin-reposoir. Chronique Expéditions maritimes et Botanique.

A. Jardin botanique  de Strasbourg  (source : citations du site du Jardin Botanique).

1566. « Ville d’intellectuels et d’artistes, Strasbourg dispose dès 1566 de son Académie comprenant quatre Facultés : Théologie, Droit, Philosophie et Médecine. Cette dernière souhaite installer un Jardin botanique dans l’enceinte de la ville. Des négociations entre le Sénat et le couvent Saint-Nicolas-aux-Ondes permettent au recteur Storck d’obtenir une partie du jardin situé dans le quartier de la Krutenau. De par son origine maraîchère, ce nom alsacien signifie « plaine à choux ».

1619. Le Jardin botanique de Strasbourg est créé ; il est alors le deuxième sur l’ensemble du territoire aujourd’hui français (l’Alsace n’étant encore jamais été française à cette époque), après celui de Montpellier né en 1598. Situé à la place occupée actuellement par l’École des Arts Décoratifs, il est géré par les professeurs de la Faculté de Médecine. Plusieurs serres sont construites afin d’accroître la diversité des plantes à étudier.

1670. Le premier inventaire du Jardin, édité par le botaniste Marcus Mappus, recense 1600 espèces.  

1789. Suite à la Révolution Française, de nombreux jardins botaniques sont démantelés car leurs collections de plantes exotiques sont jugées trop aristocratiques par les révolutionnaires. Jean Hermann, alors directeur du Jardin botanique, lui sacrifie toute sa fortune personnelle pour sa survie. Il sauve aussi de la destruction une partie des statues de la Cathédrale de Strasbourg en les enterrant dans le Jardin.

1870. Les troupes prussiennes assiègent la ville au cours de la guerre de 1870. Les strasbourgeois encerclés n’ont plus accès aux cimetières situés en périphérie de la ville. Ils réquisitionnent alors le Jardin botanique, qui redevient un lieu de sépulture. Les corps ont été exhumés, mis à part les dépouilles non identifiées qui ont été placées dans un ossuaire situé sous le monument aux morts qui date de 1874. Il s’agit du seul monument aux morts de Strasbourg pour la guerre de 1870. Victorieuse, l’Allemagne impériale annexe l’Alsace et la Moselle en 1871.

Le Jardin botanique allemand. cliquer sur les images pour les agrandir

1884. Très vite, l’empereur Guillaume Ier a pour ambition de faire de Strasbourg la vitrine scientifique et culturelle de l’Allemagne, à l’Ouest de l’Empire. Il entreprend dans ce but la construction du campus wilhelmien où s’installe l’Université impériale à partir de 1884″.

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Expéditions maritimes et Botanique

Suite de la chronique Michel Bégon, intendant à Rochefort (1688-1710)

La Charente, vue de la Corderie de Rochefort. Cliquer sur les images pour les agrandir

A. Les Bégon, passionnés de botanique (source : eduquebec)

« Michel Bégon, quand il était encore intendant aux galères à Marseille, participe à l’envoi de navires d’exploration dont celui du père Charles Plumier, botaniste d’origine marseillaise avec pour objectif d’examiner les vertus des plantes et l’usage qu’on pourrait en faire dans la médecine. Lorsque le père Plumier revient, Bégon est parti pour Rochefort. La fleur qu’il ramène possède des pétales écarlates. En l’honneur de Michel Bégon, il la baptise : bégonia.

Source pour les photos des espèces botaniques : wikipédia.

L’arbre généalogique des Bégon est très lié au Canada car le petit-fils de Michel Bégon, Roland-Michel Barrin, marquis de la Galissonnière (1693-1756) en devient gouverneur à la fin du régime français (1747-1749).

Le goût des plantes et des découvertes semble s’être transmis avec le prénom Michel : le marquis de la Galissonnière donne son nom à une variété de fleurs, les Magnolia Galonniensis.

Il est également à l’origine de l’introduction en France de nombreuses plantes américaines comme le Tulipier de Virginie« .

B. Le Jardin Botanique de Rochefort, aujourd’hui Jardin des Retours (source : Parcs et Jardins)

1697. Michel Bégon, lorsqu’il est intendant maritime de Rochefort, crée un premier jardin botanique où il souhaite voir pousser des plantes intéressantes pour leur agrément et leur utilité.

1726 (9 septembre). « Gérard Mellier, maire de Nantes, est l’instigateur d’une ordonnance royale : Pour assujettir les capitaines des navires de Nantes d’apporter des graines et des plantes des colonies des pays étrangers pour le jardin des plantes médicales de Nantes (source : Le transport maritime des plantes au XVIIIe siècle).

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Fiscalité. 1749, création du Vingtième

Jean-Baptiste Machault d’Arnouville (1701-1794), successeur de Philibert Orry au Contrôle général des finances. Liste des 32 contrôleurs généraux des finances du 18ème siècle.

1701. « Naissance de Machault D’Arnouville. Issu d’une famille de parlementaires établie à Paris depuis le début du 16ème.

1721 (20 ans). Conseiller au Parlement de Paris.

1728 (27 ans). Maître des requêtes. En tant que Rapporteur du bureau de Législation, il est étroitement associé aux travaux de codification du chancelier d’Aguesseau« .

1738-1742 (37-41 ans). Il est un des 8 présidents du Grand Conseil, formation juridictionnelle du Conseil du Roi.

  • Source Wikipédia. Présidé de droit par le Chancelier de France, et composé d’un personnel spécifique d’officiers (propriétaires de leur charge), le Grand Conseil avait un ressort territorial étendu à l’ensemble du royaume. En revanche, il n’avait qu’une compétence d’attribution, dépendant de la volonté royale. 
  • Parfois critiqué comme juridiction d’exception, le Grand Conseil est une première fois supprimé sous Louis XV, par un Édit que le roi fait enregistrer en Lit de Justice en avril 1771. Les raisons invoquées étaient alors que le Grand Conseil n’avait plus d’utilité dans le cadre de la réforme judiciaire du chancelier Maupeou,
  • Rétabli par Louis XVI qui décide d’abandonner les réformes de Maupeou, il est définitivement supprimé par l’article13 de la loi des 6, 7 et 11 septembre 1790.

1743-1745 (42-44 ans). Machault D’Arnouvill, intendant de la province du Hainaut à Valenciennes. Il y accueille Louis XV à deux reprises au début de la Guerre de Succession d’Autriche.

1745-1754 (44-53 ans). Il est nommé  contrôleur général des finances de Louis XV, en remplacement de Philibert Orry. Les années de la guerre ayant vidé les caisses de l’État, il doit recourir à l’emprunt.

1746 (45 ans). Il devient membre honoraire de l’Académie des sciences.

1747 (46 ans). Il devient commandeur et trésorier des ordres du Roi.

1749 (48 ans). Nommé Ministre d’État le 24 mai.

1748-1751 (47-50 ans). Il tente une réforme des impôts directs pour les généraliser à tous, y compris au clergé. Il propose d’abolir le Dixième, auquel échappaient le clergé et la plus grande partie de la noblesse, et de le remplacer par un nouvel impôt, le Vingtième, qui ne souffrirait aucune exception.

1749. Le Vingtième : source Wikipédia

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1730-1736. L’état du Royaume

Sous le ministère d’Orry, Enquêtes annuelles du Contrôle Général des Finances auprès des Intendants des généralités. André J. Bourde, thèse complémentaire, Université de Paris, mars 1959, Imprimerie Louis-Jean, Gap, 196 pages.

Selon André J. Bourde, 37 intendants de Province / Généralité, intendants des Finances ont répondu à une ou plusieurs enquêtes entre 1730 et 1736. Les principales étapes de leur carrière sont résumées dans les notes de l’ouvrage.

Fonctions occupées ou non par ces 37 personnalités (tableau de 4 pages) : conseiller ou avocat au parlement, maitre des requêtes, intendant de généralité, conseiller d’État, intendant des finances, contrôleur général des finances, autres fonctions. Date d’entrée dans la fonction

Page 1 du tableau des fonctions : cliquer sur l’image pour l’agrandir

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1730-1745. Orry aux Finances

Carrière professionnelle de Philibert Orry (1689-1747).

1730 (Orry a 41 ans). « Le 1er janvier, Le Peletier des Forts, contrôleur général des finances, est promu Ministre d’État. Il n’avait pas craint de reprendre certaines des idées de son prédécesseur, John Law : rétablir l’équilibre des finances par la relance économique et provoquer celle-ci en utilisant la Bourse, y suscitant une hausse des actions de la Compagnie des Indes. Mais il eut tort de couvrir des manœuvres frauduleuses. Il fut renvoyé ». Sa succession était ouverte.

Grâce à la protection du cardinal Fleury, dont il partageait le goût de l’ordre et l’austérité, Orry est nommé contrôleur général des finances. Il le restera jusqu’en 1745.

Le Contexte. Le Ministre, l’époque, et le choix fiscal in Mireille Touzery, L’invention de l’impôt sur le revenu.

« La cour découvrit un bœuf échappé dans le parc de Versailles. Philibert Orry, nouveau Contrôleur général des finances, avait la réputation de posséder un caractère entier, une intégrité parfaite, une volonté sans détours qui le faisaient volontiers taxer de balourdise dans ce royaume de l’intrigue. Or ce bœuf , quinze ans après le duc de Noailles, relance avec persévérance le chantier de la réforme de la fiscalité directe, bénéficiant à cet égard d’un calme politique et financier particulièrement favorable.

Après trois banqueroutes en 1716 (Noailles), 1720 (Law) et 1726 (Le Peletier Des Forts), l’ordre monétaire s’installe en 1726 avec la fixation de la valeur du louis destinée à durer jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. A partir de l’arrivée aux affaires du cardinal de Fleury, commence une période d’égale stabilité du personnel politique propice aux réformes. Le principal ministre reste en place dix-sept ans (1726-1743). Orry garde quinze ans le Contrôle général (1730-1745).

C’est un véritable record en cet « hôtel des déménagements », hormis les vingt-deux ans du ministériat de Colbert achevé par la mort du titulaire (1661-1683). La durée permettra à Fleury de mettre fugitivement le budget en équilibre en 1728, pour l’unique fois du siècle. Mais tout autant que dans la stabilisation gouvernementale, la réforme fiscale trouve un aiguillon dans l’aspiration des finances provoquée par les guerres de succession de Pologne (1733-1738) et de succession d’Autriche (1740-1748). L’amélioration des recettes est plus que jamais nécessaire. L’urgence est toujours au rendez-vous du Contrôleur général ».

1730-1736. Sous le ministère d’Orry, Enquêtes annuelles du Contrôle Général des Finances auprès des Intendants des généralités. André J. Bourde, thèse complémentaire, Université de Paris, mars 1959, Imprimerie Louis-Jean, Gap, 196 pages. Ces enquêtes, leurs objectifs, leurs résultats seront analysés dans la chronique qui suit.

Livre en ligne : cliquer ici

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1779. Le Bowmore Single Malt

Suite des chroniques sur l’Histoire du 18ème siècle en Europe.

Écosse. « Bowmore est un village de 862 habitants sur l’île d’Islay (620 km²), sur les rives du Loch Indaal. Fondée en 1768, c’est aujourd’hui la capitale administrative de l’île. Elle a donné son nom à la célèbre distillerie de whisky qui produit le Bowmore Single Malt. Créée en 1779 par John Simpson, c’est la plus ancienne distillerie officielle de l’île. En 1963, elle passe entre les mains de l’entreprise Morrison Bowmore Distillers Ltd, elle-même rachetée en 1994 par la compagnie japonaise Suntory« . Source : citations et carte Wikipédia.

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Source de la chronique : site de la distillerie pour la traduction française.

« Bowmore se dresse sur les rives du Loch Indaal, un loch marin s’ouvrant sur l’océan Atlantique sauvage. Depuis plus de 240 ans, la distillerie fonctionne toujours de manière traditionnelle, honorant les techniques de fabrication du whisky d’origine.

Le temps est investi à chaque étape. Et ce soin et cette attention aux détails créent le style de maison unique et intemporel de Bowmore. Des single malts inégalés qui ne sont pas limités et vieillissent comme aucun autre sur Islay

Abritant l’un des plus anciens entrepôts de maturation Scotch au monde, le n°1 Vaults. C’est dans cet entrepôt légendaire que les single malts Bowmore ont été méticuleusement affinés.

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Expo 2000 vins : visite virtuelle (1)

Présentation en visite virtuelle de l’exposition BNU : 2020. Deux mille vins. Multitude et diversité (4 septembre 2020). Quatre thématiques :

  • Esprit du vin, vin divin
  • L’or du vin.
  • Au bonheur du vin.
  • Et le vin fût.

Se référer, aussi et bien évidemment, au catalogue, en vente à l’accueil de la BNU (24 euros).

Pour cause de pandémie Covid-19, cette expo, initialement prévue en juin, a été reportée au 18 septembre et devait durer jusqu’au 17 janvier 2021. Une chronique pour patienter  (18 septembre) : 2000 vins pour garder goût et odorat.

Rebonds de la pandémie, 9 novembre 2020 : la salle d’exposition est fermée de nouveau et jusqu’à nouvel ordre. Qu’en est-il des conférences ?

Dans l’espoir d’une réouverture prochaine, m’est venue l’idée, non originale, d’une visite virtuelle de l’exposition, fondée sur deux visites successives, appareil photo en action.

Trois diaporamas

– le premier (34 photos grand format) couvre l’ensemble de l’histoire multi-millénaire du vin, du vignoble, des vignerons.

– le deuxième (à venir) est centré sur le vin au 18ème siècle. Chronique du 10 octobre 2020, Le petit vin alsacien au 18ème, chronique de la Saison 8 du blog.

le troisième (à venir) revient sur deux expositions antérieures de la BNUS : Mai 1968 en Alsace. Hors du Monde, La carte et l’imaginaire.

Au fil de l’exposition. L’ivresse de Noé. Les saints protecteurs de la vigne. Vue des remparts d’Ammerschwihr (vitrail). Familles de Vignerons : la Maison Beck-Hartweg.

A.L’ivresse de Noé, dans la Cité de Dieu de Saint-Augustin

Genèse 9, 18-27.

(18) Les fils de Noé qui sortirent de l’arche étaient Sem, Cham et Japhet. Cham fut le père de Canaan. 
(19) Ces trois-là sont les fils de Noé. C’est à partir d’eux qu’on se dispersa sur toute la terre.

(20) Noé devint cultivateur et il planta une vigne. 
(21) Il but du vin, s’enivra et s’exposa nu à l’intérieur de sa tente. 
(22) Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père et le raconta au dehors à ses deux frères. 
(23) Alors Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent tous deux sur leurs épaules, marchèrent à reculons et recouvrirent la nudité de leur père ; comme ils détournaient le visage, ils ne virent pas la nudité de leur père. 

(24) Lorsque Noé se réveilla de son vin, il apprit ce que lui avait fait son fils cadet. 
(25) Il dit alors : Maudit soit Canaan ! Qu’il soit l’esclave des esclaves de ses frères !
(26) Il dit encore : Béni soit le SEIGNEUR (YHWH) le Dieu de Sem, et que Canaan soit son esclave !
(27) Que Dieu mette Japhet au large ! Qu’il demeure dans les tentes de Sem, et que Canaan soit son esclave !

 Autres représentations de l’Ivresse de Noé.

Filippo Calendario (1315 – 1355). L’ivresse de Noé, San Marco, Palais des Doges, Venise. Sculpture

Fresque de Saint-Savin

Lire aussi la chronique du blog : Dieu et Bacchus

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Les prix du vin au 18ème siècle

A propos de l’Exposition de la BNUS, Deux mille vins.

Gilbert Larguier, Les prix du vin, XVIe-XVIIIe siècle. Le Midi et les grandes aires de production françaises, Annales du Midi, Année 2013, 125-281, pp. 9-27.

Cet article fait partie d’un numéro thématique : Le cours des vins en Catalogne et Languedoc-Roussillon. Fluctuations et portée des prix dans le temps long de l’histoire;

Bonnes feuilles de l’article de Gilbert Larguier :

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