Archives de Catégorie: E. Arts Lettres Langues

Saint Georges, roué de coups

Saint Georges, roué de coups. Suite de la chronique : Supplice de la roue : Sainte Catherine d’Alexandrie.

Hans Baldung Grien, Le martyre de Saint-Catherine, vers 1504, panneau de résineux

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Source A. Georges de Lydda : extraits de l’article de Wikipédia dédié à la Légende dorée.

« La Légende de Saint Georges est mentionnée vers 1265 ou 1266 sous la plume de l’archevêque dominicain de Gênes, Jacques de Voragine, dans son célèbre ouvrage intitulé la Légende dorée.

Georges de Lydda naît en Cappadoce, dans une famille chrétienne. Militaire, il devient officier dans l’armée romaine ; il est élevé par l’empereur Dioclétien aux premiers grades de l’armée.

Un jour il traverse la ville de Silène dans la province romaine de Libye, sur son cheval blanc. La cité est terrorisée par un redoutable dragon qui dévore tous les animaux de la contrée et exige des habitants un tribut quotidien de deux jeunes gens tirés au sort. Georges arrive le jour où le sort tombe sur la fille du roi, au moment où celle-ci va être victime du monstre ».

Hans Baldung Grien et son Atelier, Saint Georges, vers 1528-1530, panneau de tilleul

« Georges engage avec le dragon un combat acharné ; avec l’aide du Christ, et après un signe de croix, il le transperce de sa lance. La princesse est délivrée et le dragon la suit comme un chien fidèle jusqu’à la cité. Les habitants de la ville ayant accepté de se convertir au christianisme et de recevoir le baptême, Georges tue le dragon d’un coup de cimeterre, car il les effrayait toujours puis le cadavre de la bête est traîné hors des murs de la ville, tiré par quatre bœufs.

Après la publication des édits de Dioclétien contre les chrétiens, Georges est emprisonné. Sa foi ne pouvant être ébranlée, il y subit un martyre effroyable : livré à de nombreux supplices, pelé vivant, ébouillanté, supplicié de la roue et écartelé. Il survit miraculeusement et finit par être décapité le 23 avril 303″.

Source 2. Rouer de coups : extraits du site Horore Humanum Est.

« Le supplice à l’origine de cette expression française est institué sous François Premier pour punir les bandits de grand chemin.

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La broderie : le bal de Madame B

Présentation sur le site des Ateliers ouverts 2022. Nathalie Berizzi-Graux. Atelier, 35 rue du Fossé des Treize, Strasbourg.

Youtube, février 2022, 4’08. L’atelier du Bal de Madame B, une découverte en forme de portrait.

Diaporama de 20 photos.

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Brodeuse de mode, chineuse de précieux. « Telle une passeuse de mémoire de notre patrimoine collectif, je chine mes matières premières nobles, naturelles, perles, tissu, vêtements anciens, linge de lit, pour en raconter des histoires et en faire des créations que l’on transmet et qui perpétuent le symbole même du trousseau de famille. Toiles ordinaires à usage domestique, humbles et modestes, pudiques et anonymes, habits austères, ils deviennent pour moi le prolongement d’une garde robe raffinée et sophistiquée. Sortir la toile de la coulisse pour la placer sur scène pleine d’artifices, grâce à l’impression de mes collages, personnages romanesques, dandy, androgynes et au décalage par le fil ».

Le site web : le Bal de Madame B.

« Telle une passeuse de mémoire de notre patrimoine collectif, le travail de Nathalie Berizzi-Graux commence à l’instant même où elle se met à chiner des matières premières nobles, anciennes et naturelles, perles, fils et paillettes, pour en raconter des histoires immuables, et en faire des créations que l’on transmet et qui perpétuent le symbole même du trousseau de famille »…

Collages papier, impression à l’encre, broderie main

« Le processus de réalisation est long et aléatoire. Il dépend essentiellement du butin, de la source première, des matériaux trouvés imparfaits et uniques, de la matière, du tissage et finition particulière et irrégulière, traces, tâches, de leur réaction à l’eau, à la pression de l’encre et poids des passementeries anciennes, qui y seront appliquées et à la part de hasard à laquelle le BAL DE MADAME B tient absolument.

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Supplice de la roue : C. d’Alexandrie

Supplice de la roue : Catherine d’Alexandrie. Deux œuvres exposées au Musée de l’Œuvre Notre-Dame (Strasbourg).

Diaporama de 30 photos (2 œuvres, notices, détails).

Conrad Witz. Sainte Madeleine et sainte Catherine, Bâle, vers 1440, Huile sur panneau de sapin

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Anonyme, Le martyre de sainte Catherine, Rhin Supérieur, vers 1450, Huile sur panneau de bois

Le supplice de la roue (source : Wikipédia)

« Dans La Légende dorée, Jacques de Voragine fait le récit du supplice qu’aurait subi Ca »therine d’Alexandrie pour avoir repoussé les avances de l’empereur romain Maxence au début du IVe siècle :

Alors un officier de l’empereur lui conseilla de faire faire quatre roues garnies de lames de fer et de clous très aigus, afin de la mettre en pièces, qu’un supplice aussi cruel effrayât les autres chrétiens. Et l’on disposa les roues de façon que deux tournaient dans un sens et deux dans un autre, afin que les unes déchirassent ce que les autres auraient épargné. 

Le récit de Voragine contient de telles invraisemblances (Et un ange brisa cette machine, et la fit éclater avec tant de force, que ses débris tuèrent quatre mille gentils) qu’on peut douter qu’une telle machine ait été un jour fabriquée et utilisée. L’existence historique de Catherine d’Alexandrie elle-même est très contestée, au point que, malgré sa popularité, l’Église catholique l’a officiellement retirée de son calendrier liturgique en 1969 au motif que le peuple chrétien ne peut être invité à une prière officielle que dans la vérité« …

… « La roue est un moyen de supplice utilisé depuis l’Antiquité jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Au cours de l’histoire, ce supplice a revêtu différentes formes.

Dans l’Antiquité, on attachait les condamnés aux rayons d’une roue pour les torturer ou les faire tourner parfois jusqu’à la mort.

Les hagiographies légendaires des martyrs chrétiens des premiers siècles font état de roues de fer garnies de pointes destinées à déchirer les chairs, dont l’histoire ne semble cependant pas avoir gardé de traces.

Au milieu du Moyen Âge, apparaît un nouveau mode d’exécution au cours duquel le condamné à mort, après avoir eu les membres et la poitrine brisés en étant écartelé sur le sol ou sur une croix en bois, reste exposé sur une roue jusqu’à ce que mort s’ensuive. Selon la résistance du patient, l’agonie sur la roue pouvait durer de quelques instants à plusieurs jours. Les juges atténuaient parfois la sentence par un retentum, enjoignant au bourreau d’étrangler le patient à un moment donné ».

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26 évènements en 1749

26 évènements en 1749. Suite des chroniques sur le 18ème siècle, année par année.

Entre la guerre de succession d’Autriche (1740-1748) et la guerre de Sept ans (1756-1763), des volontés de réformes centralisatrices. Réforme fiscale en France, réforme institutionnelle en Autriche, création d’un cadastre en Espagne pour fixer le montant des impôts directs. Début des antagonismes provinciaux avec les États de Bretagne.

France.   Le vingtième est un impôt établi par le contrôleur général des finances Jean-Baptiste de Machault d’Arnouville, par lit de justice le 19 mai 1749, pour remplacer le dixième. Il désire établir un impôt direct touchant l’ensemble de la population (tiers-état, nobles et clergé) dont le montant correspond à 5 % (1/20) des revenus. Visant à amortir les dettes du Royaume, le vingtième entre en vigueur le 19 mai 1749, le jour même de son enregistrement, tandis que l’édit pour la suppression du dixième ne sera établi qu’à compter du 1er janvier 1750.

Autriche. Haugwitz reforme les institutions en séparant les affaires administratives de l’exercice de la justice : il crée un directoire administratif divisé en sept sections qu’il préside et une cour suprême présidée par le chancelier d’Autriche Seilern. L’administration et le financement de l’armée sont centralisés.  

Espagne. Ferdinand VI met en place un cadastre en Castille dans le but de remplacer les recettes provinciales par une contribution unique.

Huit Chroniques du blog

Fiscalité : création du vingtième par Machault d’Arnouville

Le Comte d’Argenson (1694-1764). Au renvoi de Maurepas, il se voit confier le département de Paris. Il fait dresser les plans des Champs-Élysées et de la place Louis XV.

Première variolisation à Genève. Les banquiers ont inventé un système de rentes viagères, limitant les risques financiers de la variolisation des enfants et intitulé Les Immortelles.

Diderot emprisonné au château de Vincennes (24 juillet au 3 novembre).

Mort d’Émilie du Châtelet.

Émilie du Châtelet, mathématicienne et philosophe, et qui fut un moment  la maitresse de Voltaire, est inhumée sous une dalle noire, dans l’église Saint-Jacques de Lunéville.

Couvent des Récollets (Strasbourg), édifié entre 1746 et 1749 par les architectes Gaspard-Théodore Rabaliatti et Charles Hiski.

La maison des Imlin, dynastie d’Orfèvres, 30 place Kléber (Strasbourg).

Chronologie 1749, mois par mois : 26 évènements.

4 janvier. Victoire navale des corsaires de Tripoli sur Venise au combat de Céphalonie.

8 janvier : naufrage de l’Amsterdam près de Hastings en Angleterre à la suite d’une tempête, lors de son premier voyage.

mars : rapprochement diplomatique entre l’Autriche et la France lors d’une Conférence secrète avec Königsegg, grand maître de la cour, Khevenhüller, grand chambellan, Bartenstein et Kaunitz.

23 avril. Charles Alexandre de Lorraine entre à Bruxelles après le départ des Français le 28 janvier.

24 avril : disgrâce du ministre de la Marine Maurepas, soupçonné de « poissonnade » contre Madame de Pompadour.

30 avril : Rouillé succède à Maurepas comme secrétaire d’État de la Marine

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1751. Maison de l’orfèvre Spach

1751. Maison de l’orfèvre Frédéric Spach.

Suite des chroniques en photos portant sur les édifices privés et publics construits au XVIIIe siècle à Strasbourg. La plupart ont en commun d’avoir une façade en grès rose des Vosges.

Diaporama de 24 photos.

Source 1. Extraits de l’article de Wikipédia.

« La rue du Dôme va du no 21 de la place Broglie au no1 de la rue des Frères, à l’arrière de la cathédrale, d’où son nom. Rue principale orientée nord-sud (ou cardo) à l’époque romaine, au cœur du quartier canonial au Moyen Âge, bordée d’hôtels particuliers au XVIIIe siècle, elle est devenue une artère commerçante.

Au début du XVIII° siècle, la maison située à cet endroit abritait l’atelier d’André Schaaff, tailleur pour dames. La demeure, située à l’angle de l’impasse du Tiroir est reconstruite en 1751 par l’orfèvre Frédéric Spach dans le même style Rococo strasbourgeois que celui du n°17.

La construction a parfois été attribuée à Jacques Gallay, mais l’architecture de celui-ci est plus Régence que Rococo.

La Maison Spach est ornée d’un balcon central sur consoles sculptées, avec une grille que Roland Recht considère comme un véritable morceau de bravoure,  la décrivant faite de courbes et de contre-courbes rehaussées d’ornements en tôle repoussée où se retrouvent des semis de fleurs stylisées, des fèves en relief.

Sept mascarons sur cartouches représentent :

  • au rez-de-chaussée des allégories (l’Espérance, le Temps, la Prudence) ;
  • au premier étage les Quatre Saisons ;
  • au deuxième étage, les Quatre Éléments (eau, terre, feu, air) ».

Source 2. Extraits de la notice du CRDP Strasbourg

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Maurice de Saxe. 1748-1751, la fin

Maurice de Saxe. 1748-1751 : la fin. Chronique en 3 parties : catafalques et mausolée (38 photos), deux années à Chambord, Mes Rêveries (ouvrage posthume).

Partie A. Catafalques pour les funérailles du maréchal de Saxe à Strasbourg le 8 février 1751 et monument pour sa commémoration (1752).

Dessins de Weis et de Striedbeck photographiés le 2 novembre 2021, au Cabinet des Estampes et des Dessins de Strasbourg.

Diaporama de 20 photos (3 œuvres, cartouches, détails).

Chronique du 25 mai 2021 : Mausolée de Maurice de Saxe, sculpté par Jean-Baptiste Pigalle, 18 photos.

« Une cérémonie funèbre fut célébrée à Paris pour le maréchal de Saxe, mais le grand militaire, protestant, ne pouvait être inhumé dans la capitale. Son corps fut donc envoyé à Strasbourg pour être inhumé dans le chœur de l’église protestante Saint-Thomas. Louis XV commanda alors à Jean-Baptiste Pigalle un magnifique mausolée, élevé à partir de 1771 et terminé en 1776.

C’est une œuvre monumentale, dont le thème est classique: la Mort appelle le maréchal au tombeau, tandis qu’une figure féminine en pleurs (la monarchie?) le retient du bras. Des drapeaux, un aigle, un lion, rappellent la gloire militaire et la bravoure du grand soldat, dont la statue altière, cuirassée, arbore un visage étonnement réaliste mais serein ».

Partie B. 1748-1750. La fin d’un grand Seigneur. Source : extraits du site Academic.com.

« Maurice de Saxe, fort de son prestige, contribua puissamment au remariage en 1747 du dauphin Louis-Ferdinand avec sa propre nièce Marie-Josèphe de Saxe.

Louis XV récompensa également le maréchal de Saxe de ses victoires militaires en le nommant gouverneur à vie de Chambord, en 1748″.

« Le vieux château, qui avait déjà accueilli Stanislas Leszczyński, était à l’époque totalement passé de mode, glacial, incommode, et implanté sur un domaine giboyeux mais infesté de moustiques. Il était en outre délabré : un véritable cadeau empoisonné ! De tempérament fougueux, le maréchal y organisa pourtant une vie princière et fantasque, entouré des soldats de trois régiments de cavalerie. Passionné de chevaux et de chasse, il ordonna l’achèvement des écuries commencées par Jules Hardouin-Mansart pour y installer un haras royal. Il jouissait des droits de basse, moyenne et haute justice, et il fit pendre, dit-on, certains de ses soldats pour manquement à la discipline.

Selon les Mémoires du marquis d’Argenson, Maurice de Saxe, à la fin de sa vie, aurait demandé au roi de France  le don et la souveraineté de l’île de Madagascar pour la faire habiter par des familles allemandes pauvres et qui iraient bien s’y établir 

Il fit restaurer par l’architecte des Bâtiments du roi, Jean-Baptiste Collet, le théâtre du château où Molière avait joué. Malgré sa ferme volonté, il ne put obtenir que les Favart se rendent à son invitation au château, où il les aurait quasiment séquestrés.

Le maréchal de Saxe mourut à Chambord, le 30 novembre 1750, victime d’une blessure mortelle dans un duel avec le prince de Conti, ou plus vraisemblablement emporté par les suites d’un rhume mal soigné. Ses neveux, l’un, François-Xavier de Saxe, frère de la Dauphine, hérita d’une partie des archives du maréchal, tandis que l’autre, le comte de Frise prit la succession en tant que gouverneur de Chambord, où il résida durant cinq ans.

Maurice de Saxe est l’arrière-grand-père d’Aurore Dupin (1804–1876) dite George Sand, par sa fille naturelle Marie-Aurore de Saxe ».

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Strasbourg. Hôtel de l’Épine (1737)

A. La rue de l’Épine (ou Dornesgasse). Source : extraits de l’article des Maisons de Strasbourg. « La rue est citée sous son nom actuel dès le XIII° siècle (1266), Dornesgasse, strata quæ dicitur zume Dorne« .

Diaporama de 25 photos.

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« Parallèle à la rue des Tonneliers, elle fait partie de ces nombreuses rues qui font communiquer les principales voies orientées d’est en ouest, en prolongeant la rue de la Lanterne et celle du Miroir à partir du croisement avec la rue des Serruriers. Elle aboutit dans la rue de l’Ail où la rue de l’Ecurie la prolonge jusqu’à la Halle (ancienne Douane). Sa proximité avec le centre politique (hôtel de Ville, ancienne Pfalz puis Neubau) en a fait le domicile de familles dirigeantes de la cité ».

B. L’Hôtel de l’Épine, au n°9. Source : Archiwiki.

« La maison primitive a donné son nom à la rue toute entière : il lui vient de la famille Dorn (citée en 1261) dite aussi Spina (1270), propriétaire jusqu’en 1281. L’édifice doit avoir été reconstruit en 1559.

Ensuite l’hôtel passa à la famille Schubart (riches négociants en draps, tissus et soierie) qui l’acquiert en 1735.

Construction du nouvel Hôtel, en 1737 : maçon Karl Hisky, sous la direction de Jean-Pierre Pflug. (1675-1748).

Biographie de Pflug, « maître maçon (1713), architecte de la ville de Strasbourg (1726), architecte de l’abbaye de Marmoutier. Fils de Jean-Pierre Pflug, François-Pierre Pflug succède en 1749 à son père dans la charge d’architecte de la ville de Strasbourg ».

Réalisations de Pflug qui ont fait l’objet d’une chronique de ce blog.

Description de l‘Hôtel de l’Épine. Ordonnance classique rehaussée d’un décor rocaille.

Portail baroque et rocaille, surmonté d’un cartouche rocaille qui fait le lien avec le fronton. Les pilastres sont géminés.

On peut lire l’inscription dans le cartouche L’EPINE Zum Dorn du nom de la famille qui habitait cet hôtel.

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Les Imlin : une dynastie d’orfèvres

« Strasbourg est un centre important de production d’orfèvrerie durant le 18ème siècle. Cette production était destinée aux familles aristocratiques allemandes, Hanau-Lichtenberg ou Hesse-Darmstadt, mais certaines pièces à usage liturgique partaient en Angleterre ou ailleurs en Europe.

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L’afflux d’une société aristocratique venant occuper des postes militaires ou civils, créés depuis l’annexion de Strasbourg en 1681, eut pour conséquence les commandes de nécessaires de toilette, de couverts armoriés, d’écuelles à bouillon, de nécessaires de chasse, livrés en général dans d’ingénieux écrins de cuir, autre spécialité strasbourgeoise ».

Quatre parties dans cette chronique :

  • La maison Imlin (30 place Kléber). Diaporama de 20 photos.
  • Les Imlin, orfèvres.
  • Un portrait de la famille Imlin.
  • La corporation de l’Échasse.

A. La maison Imlin, 1748-1749, style Rocaille strasbourgeois;

« Les ateliers les plus réputés sont aux mains de dynasties familiales, comme celles des Imlin, des Kirstein, des Fritz, dont les échoppes sont concentrées en principe dans la rue des Orfèvres et dont les demeures d’habitation sont parfois fort belles, telle la maison des Imlin, 30 place Kléber, édifiée en 1748 dans le style rocaille strasbourgeois« .

La maison Imlin fait partie des 39 édifices strasbourgeois, construits au 18ème siècle et photographiés par mes soins. Cliquer ici pour découvrir ces édifices dans quelques dizaines de chroniques et quelques centaines de photos.

B. Les Imlin. Source : extraits d’un article de Wikipédia.

« Plusieurs membres de la famille sont connus comme orfèvres d’art à Strasbourg, certaines de leurs œuvres inscrites aux Inventaire du Patrimoine culturel se trouvent dans des églises ou des musées, notamment au musée des arts décoratifs de Strasbourg.

Jean-Louis Imlin I (1663-1720), orfèvre.

Jean-Louis Imlin II (1694-1764), époux de Marie Boch, père de Jean-Louis III et grand-père de François Daniel, est reçu maître en 1720.

Jean Louis Imlin III, fils de Jean-Louis II Imlin, reçu maître orfèvre à Strasbourg en 1746, et actif jusqu’à sa mort en 1768 (ou 1769).

  • Jean Henri Alberti, qui était employé d’Imlin entre 1756 et 1764 a tenu l’atelier après la mort de Jean Louis, jusqu’à ce que François Daniel Imlin devienne orfèvre. Aussi, plusieurs objets qui portent le poinçon de Jean Louis sont-ils posthumes. Ainsi, un calice d’argent réalisé par son atelier et daté de 1779 se trouve-t-il dans les collections du Victoria and Albert Museum.

François Daniel Imlin, petit-fils de Jean-Louis II Imlin, neveu de Jean-Louis III.

Emmanuel Frédéric Imlin, né en 1757, devient maître orfèvre en 1780″.

C. Un Portrait de la famille Imlin. Source : extrait d’une notice des Musées du Grand-Est.

Scheibner, vers 1818, Verre églomisé, Largeur : 28, Hauteur : 23, Musée Historique de Strasbourg.

« Ce portrait de famille du dernier orfèvre connu de la dynastie des Imlin a été réalisé selon la technique des églomisés par Fr. W. Scheibner (né Potsdam en 1786). Les portraits des deux parents se détachent sur un fond d’or et sont encadrés par une frise de fleurs et feuilles dorées sur fond noir. Les silhouettes en noir de leurs 6 enfants s’inscrivent dans un médaillon ovale doré entourant le portrait des parents, le tout se détachant sur un fond noir.

L’auteur a rendu avec beaucoup de finesse les détails du costume, des bijoux et de la coiffure de chaque silhouette. La délicatesse du trait est rare dans l’art de la silhouette qui se répand au milieu du 18ème siècle et est considéré comme l’ancêtre de la photographie. Elle s’explique probablement par le statut social et la profession d’Emmanuel Frédéric Imlin qui a fait appel à un maître particulièrement raffiné pour effectuer ce précieux portrait ».

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Cénotaphes de Professeurs luthériens

18ème siècle. Cénotaphes de professeurs dans l’Église Saint-Thomas, dite aussi Cathédrale protestante de Strasbourg,

  • Introduction de ma chronique du 20 juin 2021 : Épitaphes pour Schoepflin et Koch. « Jean-Daniel Schoepflin (1694-1771) et Christophe-Guillaume Koch (1737-1813) ont été professeurs d’Histoire à l’Académie de Strasbourg. Le second a succédé au premier, après en avoir été l’assistant et le bibliothécaire. Ils sont morts au même âge, 76 ans, et bénéficient tous deux d’un  monument funéraire dans Saint-Thomas ».

Dans la chronique d’aujourd’hui, 3 autres cénotaphes de professeurs ayant exercé au cours du 18ème siècle : Jean-Georges Scherz (1678-1754), Joanne Henrico Boeclero (docteur en droit en 1728), Jean-Jacques Sachs (1686-1762). La langue utilisée est le latin.

Diaporama de 19 photos.

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A. Jean-Georges Scherz (source Wikipédia).

« Né le 29 mars 1678 à Strasbourg et mort dans la même ville le 1er avril 1754, est un juriste, philosophe, philologue, médiéviste et chanoine luthérien alsacien qui fut notamment doyen de l’université de Strasbourg et du chapitre de Saint-Thomas.

Il étudie le droit dans l’université de sa ville natale où il obtient son doctorat en 1702. De cette date à 1710, il y est professeur de philosophie pratique, puis professeur de droit jusqu’à sa mort en 1754.

Une étude expérimentale de la physique du son, au jour du 16 novembre 1731.

Linguiste et médiéviste passionné, il élabore pendant cinquante ans un dictionnaire de l’allemand médiéval, le Glossarium germanicum mediiaevi, que lui-même jugeait inachevé, mais que le Magistrat de la ville classa parmi les Biens précieux. L’œuvre fut complétée après sa mort et éditée en deux volumes par le philologue Jérémie-Jacques Oberlin.

Chanoine du chapitre de Saint-Thomas pendant 52 ans, il en fut également le doyen et le prévôt.

Jean-Georges Scherz eut trois filles et un fils. Celui-ci s’apprêtait à suivre les traces de son père, mais disparut prématurément, lui laissant un petit-fils.

À l’église Saint-Thomas de Strasbourg, un monument funéraire de style baroque, richement décoré, perpétue sa mémoire et contribue à l’établissement de sa biographie ».

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17 évènements en 1748

Suite des chroniques sur le 18ème siècle, année par année.

17 évènements en 1748

  • Montesquieu publie De l’esprit des lois. L’ouvrage est attaqué à la fois par les jésuites et par les jansénistes. La faculté de théologie de Paris le censure. Le pape le met à l’Index. Voltaire publie Zadig.
  • Long pontificat de Benoît XIV (1740 à 1758). Ce pape a marqué le siècle des Lumières par son ouverture d’esprit. Pape moderne qui a tenté de calmer les querelles religieuses, de ramener l’Église grecque et l’Église arménienne dans le giron de Rome. Pape conservateur, il a confirmé la bulle Unigenitus, tout en adoucissant les rigueurs exercées contre les Jansénistes.
  • Fin de la guerre de Succession d’Autriche (1740-1748), après une dernière victoire française (prise de Maastricht). Par les traités d’Aix-la-Chapelle et malgré la situation favorable, Louis XV renonce à ses conquêtes (Pays-Bas autrichiens, Savoie, Nice),

Cinq chroniques du blog.  

Chronologie de l’année.

15 janvier : la Seine est complètement prise par les glaces (minimum de température -14°1 à Paris le 12 janvier. Les froids tardifs de mars retardent les travaux agricoles. L’hiver, très rigoureux, tue une partie des oliviers en Provence (-10° à Nîmes le 10 janvier).

Janvier : émission pour 6 millions à 5 % de rentes perpétuelles.

25 février : un édit crée des droits nouveaux sur la poudre à poudrer et sur les bougies, rétablit les anciens droits sur les suifs, et augmente les droits sur les papiers et le parchemin.

30 avril : préliminaires de paix entre la France et la Grande-Bretagne signés à Aix-la-Chapelle.

5 mai : Louis XV écrit à Ferdinand VI d’Espagne pour lui annoncer qu’il veut une paix sans annexions.

7 mai : prise de Maastricht par Maurice de Saxe et Lowendal. De 1747 à 1748, elle passa une nouvelle fois sous domination française après la bataille de Lauffeld. Durant ces périodes françaises, les protestants de Maastricht perdirent les droits qui les rendaient égaux aux autres chrétiens.

10 mai : création de l’École royale du génie de Mézières.

6 juin : l’Assemblée du clergé réunie à Versailles accorde au roi un don gratuit de 16 millions de livres.

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