Archives de Catégorie: E. Droit et Sciences politiques

26 évènements en 1749

26 évènements en 1749. Suite des chroniques sur le 18ème siècle, année par année.

Entre la guerre de succession d’Autriche (1740-1748) et la guerre de Sept ans (1756-1763), des volontés de réformes centralisatrices. Réforme fiscale en France, réforme institutionnelle en Autriche, création d’un cadastre en Espagne pour fixer le montant des impôts directs. Début des antagonismes provinciaux avec les États de Bretagne.

France.   Le vingtième est un impôt établi par le contrôleur général des finances Jean-Baptiste de Machault d’Arnouville, par lit de justice le 19 mai 1749, pour remplacer le dixième. Il désire établir un impôt direct touchant l’ensemble de la population (tiers-état, nobles et clergé) dont le montant correspond à 5 % (1/20) des revenus. Visant à amortir les dettes du Royaume, le vingtième entre en vigueur le 19 mai 1749, le jour même de son enregistrement, tandis que l’édit pour la suppression du dixième ne sera établi qu’à compter du 1er janvier 1750.

Autriche. Haugwitz reforme les institutions en séparant les affaires administratives de l’exercice de la justice : il crée un directoire administratif divisé en sept sections qu’il préside et une cour suprême présidée par le chancelier d’Autriche Seilern. L’administration et le financement de l’armée sont centralisés.  

Espagne. Ferdinand VI met en place un cadastre en Castille dans le but de remplacer les recettes provinciales par une contribution unique.

Huit Chroniques du blog

Fiscalité : création du vingtième par Machault d’Arnouville

Le Comte d’Argenson (1694-1764). Au renvoi de Maurepas, il se voit confier le département de Paris. Il fait dresser les plans des Champs-Élysées et de la place Louis XV.

Première variolisation à Genève. Les banquiers ont inventé un système de rentes viagères, limitant les risques financiers de la variolisation des enfants et intitulé Les Immortelles.

Diderot emprisonné au château de Vincennes (24 juillet au 3 novembre).

Mort d’Émilie du Châtelet.

Émilie du Châtelet, mathématicienne et philosophe, et qui fut un moment  la maitresse de Voltaire, est inhumée sous une dalle noire, dans l’église Saint-Jacques de Lunéville.

Couvent des Récollets (Strasbourg), édifié entre 1746 et 1749 par les architectes Gaspard-Théodore Rabaliatti et Charles Hiski.

La maison des Imlin, dynastie d’Orfèvres, 30 place Kléber (Strasbourg).

Chronologie 1749, mois par mois : 26 évènements.

4 janvier. Victoire navale des corsaires de Tripoli sur Venise au combat de Céphalonie.

8 janvier : naufrage de l’Amsterdam près de Hastings en Angleterre à la suite d’une tempête, lors de son premier voyage.

mars : rapprochement diplomatique entre l’Autriche et la France lors d’une Conférence secrète avec Königsegg, grand maître de la cour, Khevenhüller, grand chambellan, Bartenstein et Kaunitz.

23 avril. Charles Alexandre de Lorraine entre à Bruxelles après le départ des Français le 28 janvier.

24 avril : disgrâce du ministre de la Marine Maurepas, soupçonné de « poissonnade » contre Madame de Pompadour.

30 avril : Rouillé succède à Maurepas comme secrétaire d’État de la Marine

Poster un commentaire

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, AA. Le 18ème, année par année, E. Arts Lettres Langues, E. Droit et Sciences politiques, E. Economie Gestion, E. Sciences

Cénotaphes de Professeurs luthériens

18ème siècle. Cénotaphes de professeurs dans l’Église Saint-Thomas, dite aussi Cathédrale protestante de Strasbourg,

  • Introduction de ma chronique du 20 juin 2021 : Épitaphes pour Schoepflin et Koch. « Jean-Daniel Schoepflin (1694-1771) et Christophe-Guillaume Koch (1737-1813) ont été professeurs d’Histoire à l’Académie de Strasbourg. Le second a succédé au premier, après en avoir été l’assistant et le bibliothécaire. Ils sont morts au même âge, 76 ans, et bénéficient tous deux d’un  monument funéraire dans Saint-Thomas ».

Dans la chronique d’aujourd’hui, 3 autres cénotaphes de professeurs ayant exercé au cours du 18ème siècle : Jean-Georges Scherz (1678-1754), Joanne Henrico Boeclero (docteur en droit en 1728), Jean-Jacques Sachs (1686-1762). La langue utilisée est le latin.

Diaporama de 19 photos.

Cliquer sur les images pour les agrandir

A. Jean-Georges Scherz (source Wikipédia).

« Né le 29 mars 1678 à Strasbourg et mort dans la même ville le 1er avril 1754, est un juriste, philosophe, philologue, médiéviste et chanoine luthérien alsacien qui fut notamment doyen de l’université de Strasbourg et du chapitre de Saint-Thomas.

Il étudie le droit dans l’université de sa ville natale où il obtient son doctorat en 1702. De cette date à 1710, il y est professeur de philosophie pratique, puis professeur de droit jusqu’à sa mort en 1754.

Une étude expérimentale de la physique du son, au jour du 16 novembre 1731.

Linguiste et médiéviste passionné, il élabore pendant cinquante ans un dictionnaire de l’allemand médiéval, le Glossarium germanicum mediiaevi, que lui-même jugeait inachevé, mais que le Magistrat de la ville classa parmi les Biens précieux. L’œuvre fut complétée après sa mort et éditée en deux volumes par le philologue Jérémie-Jacques Oberlin.

Chanoine du chapitre de Saint-Thomas pendant 52 ans, il en fut également le doyen et le prévôt.

Jean-Georges Scherz eut trois filles et un fils. Celui-ci s’apprêtait à suivre les traces de son père, mais disparut prématurément, lui laissant un petit-fils.

À l’église Saint-Thomas de Strasbourg, un monument funéraire de style baroque, richement décoré, perpétue sa mémoire et contribue à l’établissement de sa biographie ».

1 commentaire

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, BA. Photos, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), E. Arts Lettres Langues, E. Droit et Sciences politiques, E. Médecine Pharmacie, E. Sciences humaines et sociales

17 évènements en 1748

Suite des chroniques sur le 18ème siècle, année par année.

17 évènements en 1748

  • Montesquieu publie De l’esprit des lois. L’ouvrage est attaqué à la fois par les jésuites et par les jansénistes. La faculté de théologie de Paris le censure. Le pape le met à l’Index. Voltaire publie Zadig.
  • Long pontificat de Benoît XIV (1740 à 1758). Ce pape a marqué le siècle des Lumières par son ouverture d’esprit. Pape moderne qui a tenté de calmer les querelles religieuses, de ramener l’Église grecque et l’Église arménienne dans le giron de Rome. Pape conservateur, il a confirmé la bulle Unigenitus, tout en adoucissant les rigueurs exercées contre les Jansénistes.
  • Fin de la guerre de Succession d’Autriche (1740-1748), après une dernière victoire française (prise de Maastricht). Par les traités d’Aix-la-Chapelle et malgré la situation favorable, Louis XV renonce à ses conquêtes (Pays-Bas autrichiens, Savoie, Nice),

Cinq chroniques du blog.  

Chronologie de l’année.

15 janvier : la Seine est complètement prise par les glaces (minimum de température -14°1 à Paris le 12 janvier. Les froids tardifs de mars retardent les travaux agricoles. L’hiver, très rigoureux, tue une partie des oliviers en Provence (-10° à Nîmes le 10 janvier).

Janvier : émission pour 6 millions à 5 % de rentes perpétuelles.

25 février : un édit crée des droits nouveaux sur la poudre à poudrer et sur les bougies, rétablit les anciens droits sur les suifs, et augmente les droits sur les papiers et le parchemin.

30 avril : préliminaires de paix entre la France et la Grande-Bretagne signés à Aix-la-Chapelle.

5 mai : Louis XV écrit à Ferdinand VI d’Espagne pour lui annoncer qu’il veut une paix sans annexions.

7 mai : prise de Maastricht par Maurice de Saxe et Lowendal. De 1747 à 1748, elle passa une nouvelle fois sous domination française après la bataille de Lauffeld. Durant ces périodes françaises, les protestants de Maastricht perdirent les droits qui les rendaient égaux aux autres chrétiens.

10 mai : création de l’École royale du génie de Mézières.

6 juin : l’Assemblée du clergé réunie à Versailles accorde au roi un don gratuit de 16 millions de livres.

Commentaires fermés sur 17 évènements en 1748

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, C. Rhône-Alpes Auvergne, D. Italie, E. Arts Lettres Langues, E. Droit et Sciences politiques, E. Sciences humaines et sociales

1740-1758. Benoit XIV, pape

Prospero Lorenzo Lambertini, né le 31 mars 1675 à Bologne, est le troisième enfant d’une famille noble des États pontificaux. Il devient pape en 1740 sous le nom de Benoît XIV. Il meurt le 3 mai 1758 à Rome.

Cinq sources en ligne. L’article de Wikipédia structure la chronique. S’y ajoutent, en page 2, quatre focus (captures d’écran d’une petite partie d’un ouvrage ou d’un article).

Partie 1. 1740, Le conclave.

1732 et 1733. Encore cardinal Prospero Lambertini, il intervient en soutien à Laura Bassi pour sa soutenance de disputatio de philosophie. Elle devient en 1733 la seconde femme à être docteur en philosophie et enseigne la physique et les mathématiques à l’université de Bologne.

Le pape Clément XII meurt le 6 février 1740. Le conclave élit le cardinal Lambertini à l’unanimité le 17 août 1740, après un des plus longs conclaves depuis des siècles : en effet, il ne dure pas moins de six mois et nécessite 254 scrutins.

Olivier Descamps, L’ecclésiologie de Benoît XIV, p. 309-322, in Patrick Arabeyre (ed), Les clercs et les princes, Publications de l’École Nationale des Chartes, 2013.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Partie 2. Benoit XIV, pape de 1740 à 1758 (source Wkipédia).

Tableau de Pierre Subleyras (copie du portrait peint en 1740 par Giuseppe Maria Crespi), 1741

Quelques mois après son accession au trône de Saint Pierre, éclate la Guerre de succession d’Autriche (1740-1748). La guerre de Sept ans (1756-1763) en est à 2ème année quand il meurt.

Pape Moderne et Conservateur. Législateur de l’Église moderne, Benoit XIV a marqué le XVIIIe siècle par son long pontificat de dix-huit ans et par son ouverture d’esprit au siècle des Lumières. C’est un pape moderne qui tente de calmer les querelles religieuses, de ramener l’Église grecque et l’Église arménienne dans le giron de Rome, et, tout en confirmant la bulle Unigenitus, il adoucit les rigueurs que l’on exerçait sur les jansénistes.

1741. Féru de sciences (en particulier de physique, de chimie, de mathématiques), il autorise les œuvres sur les nouvelles représentations du monde (héliocentrisme à cette époque).

Devant la preuve optique de la trajectoire orbitale de la Terre apportée par James Bradley, il fait accorder par le Saint-Office l’imprimatur à la première édition des œuvres complètes de Galilée. Ce geste constitue une révision implicite des sentences de 1616 et 1633.

1742 et 1744. Benoit XIV sait aussi se montrer conservateur. Soupçonneux à l’égard des initiatives missionnaires des Jésuites, il condamne les Réductions du Paraguay et met fin à la querelle des rites en interdisant définitivement les rites chinois et malabars qu’il juge imprécis, par les lettres apostoliques Ex quo singulari (1742) et Omnium sollicitudinum (1744).

1745. Il se montre favorable aux Lumières et entretient des relations avec Frédéric II de Prusse par l’intermédiaire du savant Maupertuis. Voltaire lui dédie en 1745 sa tragédie Le Fanatisme ou Mahomet le Prophète. La lettre de remerciement du pape au philosophe témoigne l’excellence de leurs rapports. Voltaire admirait sincèrement ce pontife cultivé et ouvert aux idées de son temps.

1748. Il apporte son soutien à Maria Gaetana Agnesi pour qui il fait créer une chaire de mathématiques à l’université de Bologne.

1750. Il proclame l’Année sainte et charge (en vain) l’évêque de Mirepoix de faire cesser l’adultère du roi Louis XV.

1751. Il se montre favorable au projet d’encyclopédie de Diderot et d’Alembert

1751… mais il renouvelle les réserves pontificales à l’égard de la franc-maçonnerie, condamnée dans la bulle Providas romanorum.

1753… mais Il condamne la thèse soutenue à Paris par l’abbé de Prades.

1753 (9 juillet). Il réorganise l’Index dans un sens plus libéral, en donnant plus de garanties aux auteurs incriminés, par la constitution Sollicita ac provida.

1757. Les ouvrages favorables à l’héliocentrisme sont autorisés, par un décret de la Congrégation de l’Index, qui retire ces ouvrages du catalogue des livres interdits.

Partie 3. Trois focus sur Benoit XIV

Commentaires fermés sur 1740-1758. Benoit XIV, pape

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, D. Italie, E. Droit et Sciences politiques, E. Sciences, E. Sciences humaines et sociales

1748. Saxe et Lowendal, maréchaux

1748. Maurice de Saxe et Ulrich Woldemar de Lowendal, maréchaux de Louis XV.

Jean-Pierre Bois, Maurice de Saxe et Ulrich Woldemar de Lowendal, deux maréchaux d’origine étrangère au service de Louis XV, Revue Historique des Armées, 255 | 2009,  pp. 3-14. Source : extraits de l’article en ligne sous openedition.org.

Maurice de Saxe par François Rude, 1838, plâtre (surmoulage), musée Rude (Dijon)

Cliquer sur les images pour les agrandir

« Maurice de Saxe (1696-1750) et Ulrich Woldemar de Lowendal (1700-1755), maréchaux du roi Louis XV, sont deux parfaits modèles du service étranger dans l’armée royale. Leurs vies et leurs carrières sont étonnamment comparables. Le premier saxon, le second danois, d’ascendance illégitime, ils choisissent le service au profit d’un prince étranger, démarche commune aux grandes familles princières ou nobiliaires au XVIIIe siècle.

Ulrich Woldemar de Lowendal, in Wikipédia

L’un et l’autre ont parcouru l’Europe avant de choisir la France, Maurice de Saxe en 1720, Lowendal en 1743. Ils sont ensemble les vainqueurs des plus grandes campagnes de la guerre de Succession d’Autriche, à l’apogée de leur art, Maurice de Saxe à Fontenoy, mai 1745, victoire qui provoque l’admiration, et Lowendal au siège de Berg-op-Zoom en septembre 1747, qui provoque l’indignation après une mise à sac furieuse.

La jalousie des gens de cour et leur enrichissement personnel alimente aussi bien des critiques. L’un et l’autre donnent une image réussie de la conduite de la guerre avant le temps des armées nationales ».

Plan de l’article

Deux princes bâtards au service en Europe, puis en France

Les deux vainqueurs de la guerre de Succession d’Autriche : Fontenoy (1745) et Berg-op-Zoom (1747)

« Déçus l’un et l’autre par les clauses de la paix d’Aix-la-Chapelle qui oblige à abandonner leur conquête, ils se placent en retrait de la vie de cour, que ni l’un ni l’autre n’ont jamais aimée, que ce soit à Versailles, Marly ou Fontainebleau. Maurice de Saxe et son complice Lowendal sont exilés, écrit d’Argenson. Ils préfèrent les chasses autour du domaine de Chambord, et pour Maurice de Saxe plus que pour Lowendal, qui a acheté le château proche de La Ferté-Saint-Aubin, à portée aussi du château de Ménard où ils peuvent rencontrer la marquise de Pompadour, la fréquentation assidue d’actrices et de courtisanes qui égayent l’ennui d’une vie maintenant éloignée des champs de bataille.

Commentaires fermés sur 1748. Saxe et Lowendal, maréchaux

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, E. Droit et Sciences politiques, E. Mobilité internationale

1748. Siège de Maastricht

Siège de Maastricht (avril-mai 1748). Source : texte et illustrations de l’article de Wikipédia.

« Contexte général en 1747-1748. La guerre de Succession d’Autriche, commencée en 1740, est dans sa dernière phase. Des ouvertures de paix ont été transmises à Louis XV par Kaunitz, au nom de l’Autriche, dès la chute de Berg-op-Zoom à la fin de 1747″.

Cliquer sur les images pour les agrandir

« Les Hollandais redoutent une invasion de leur pays, les Anglais ne veulent plus continuer à financer une guerre coûteuse et perdue, et l’arrivée d’un corps de secours russe que l’impératrice Élisabeth s’apprête à envoyer à Marie-Thérèse d’Autriche inquiète autant les alliés que les Français.

Néanmoins, les premières ouvertures de paix ne sont suivies d’aucun accord. A Versailles, on décide au printemps 1748 de dénouer ce nœud diplomatique par une ultime effort militaire : le siège de la grande place hollandaise de Maastricht »…

… « Le siège de Maastricht. Une armée française placée sous le commandement du maréchal de Saxe et du maréchal de Lowendal assiège et capture la forteresse batave de Maastricht au cours des derniers mois de sa campagne aux Pays-Bas. Après un siège relativement long, la garnison de Maastricht capitule et sort de la ville avec les honneurs de guerre. Maastricht est rendue en même temps que les conquêtes françaises en Pays-Bas autrichiens conformément au Traité d’Aix-la-Chapelle signé en 1748″…

… « Le 29 avril 1748, Maurice de Saxe juge venu le moment d’en finir et de lancer l’attaque générale. Maastricht doit être enlevée au canon et à l’escalade des remparts, ce qui signifie qu’elle va subir le même sort que Berg-op-Zoom l’année précédente : le pillage et l’anéantissent de sa garnison.

L’assaut, cependant, n’aura pas lieu. Le même jour, l’accord s’est fait sur les préliminaires de paix. Aussitôt, lord Sackville, aide de camp du duc de Cumberland, porte au maréchal-général une proposition de reddition sans combat, pour épargner le sang. Maurice de Saxe accepte, Ayla signe la capitulation le 7 mai, après avoir consulté Guillaume d’Orange, le stathouder.

Commentaires fermés sur 1748. Siège de Maastricht

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, E. Droit et Sciences politiques, E. Ingénierie, Architecture

Le siècle des Lumières. Diderot

Source. Version abrégée des articles du numéro spécial d’Hérodote.net (avril 2022), consacré au Siècle des Lumières.

Diderot (1713-1784). Un philosophe athée au Siècle des Lumières

« Parmi les philosophes des Lumières, on cite en priorité Voltaire le flamboyant ou Rousseau le boudeur. Ensuite seulement vient Diderot, le père de l’Encyclopédie. Pourtant le penseur mérite une place plus insigne dans ce panthéon, place que ce touche-à-tout aurait pu facilement conquérir s’il n’avait pas été si discret »…

Autres articles du numéro spécial

Cliquer sur les images pour les agrandir

Commentaires fermés sur Le siècle des Lumières. Diderot

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, E. Arts Lettres Langues, E. Droit et Sciences politiques, E. Médecine Pharmacie, E. Mobilité internationale, E. Sciences

R&I sous le quinquennat de Macron

2017-2022. Recherche et Innovation sous le quinquennat d’Emmanuel Macron. Chroniques critiques d’Histoires d’universités : chroniques sur la Recherche, chroniques sur le Doctorat (tableaux statistiques : page 2). En fin de chronique, commentaires de fiscalistes sur la loi de finances 2022.

21 mars 2017. Guide Crédit Impôt Recherche

Guide du Crédit Impôt Recherche (CIR). Cette niche fiscale va-t-elle désormais de soi ? Le guide précise les modalités d’application du crédit d’impôt recherche. dispositif qui a été étendu à certaines dépenses d’innovation, hors R&D, afin de renforcer la compétitivité des PME françaises.… Lire la suite →

 3 mai 2017. Impact du CIR ? On ne sait pas !

Études d’impact du crédit d’impôt recherche (OFCE). Il est intéressant de lire la conclusion de cette revue de la littérature académique. Il faut, en premier lieu, observer qu’elle est basée sur des données comptables et fiscales qui ne sont pas de la dernière fraicheur ! La conclusion peut être ainsi résumée : Impact du CIR ? On ne sait rien de sérieux ! Et pourtant, chaque année qui passe, l’État y consacre des milliards d’euros… Lire la suite →

14 novembre 2017. Le CIR en 2018 : 5,5 Mds €

Projet de loi de finances 2018 en vue du débat à l’Assemblée nationale, Recherche et Enseignement supérieur, Rapporteure, Mme Amélie de MONTCHALIN, députée. Le principal instrument de l’État pour accroître la R&D des entreprises est le Crédit Impôt Recherche dont l’ampleur place la France en tête des pays de l’OCDE (pages 45 à 49).… Lire la suite →

30 mai 2018. Les 40 milliards du CIR : impact ?

Cour des Comptes, Rapport sur la Mission MIRES, Note d’analyse de l’exécution budgétaire 2017, 112 pages. Analyse des effets du Crédit Impôt Recherche (pp. 66 et suivantes) : 40 milliards d’euros de dépense fiscale de 2008 à 2017. Quelle efficacité du CIR sur l’évolution de la dépense intérieure de recherche et développement des entreprises ? La Cour des comptes avoue ne pas savoir.… Lire la suite →

22 février 2019. Les démolisseurs de la recherche

Délégation de RogueEsr, reçue à l’Élysée, au siège du CNRS et au Ministère de l’ESRI. 50 postes rétablis au CNRS dès cette année, soit 5 millions d’euros par an : « cette demande de RogueESR était si minime rapportée au budget d’une nation aussi riche que la France, si ridicule rapportée au 5,5 milliards annuels du CIR), mais c’était déjà trop. Notre démarche aura au moins eu le mérite de montrer que la volonté politique d’en finir avec l’emploi scientifique pérenne est indiscutable »… Lire la suite →

15 mars 2019. Docteurs : impact du CIR ?

Voici enfin de nouveaux résultats sur l’impact du Crédit Impôt Recherche (CIR) ! Le CIR, c’est une dépense fiscale d’environ 6 milliards d’euros, soit les trois cinquièmes de l’ensemble des aides publiques à l’innovation… Lire la suite →

3 juillet 2019. Vous avez dit Campus d’innovation ?

Jean-Lou Chameau, membre de l’Académie des technologies, Rapport de la Mission sur les campus d’innovation. Je me suis dit que répéter les mêmes choses depuis des années ne servait à rien : ce rapport est déjà oublié dans les tiroirs. Il ne peut en être autrement car il n’essaie même pas de définir Innovation et donner une vision un peu réaliste de ce qu’est ou pourrait être un Campus d’innovationLire la suite

Septembre 2020. Évaluation des effets du dispositif Cifre sur les entreprises et les doctorants participants, Institut des Politiques publiques.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Avril 2021. Évolution du nombre de doctorats et de docteurs.

Commentaires fermés sur R&I sous le quinquennat de Macron

Classé dans AA. Universités : billets d'humeur, E. Droit et Sciences politiques, E. Economie Gestion

1775. La guerre du blé

Suite de la chronique 1774. Le Commerce des grains. Partie 2. La guerre du blé (avril-mai 1775).

Source 1. La guerre des farines, in Les essentiels de Gallica BNF.

« Suite à de mauvaises récoltes de blé, certaines régions françaises souffrent d’une véritable famine, tandis que d’autres, mieux approvisionnées, sont épargnées. En 1774, Turgot provoque une flambée des prix du pain et une disette généralisée en libéralisant le commerce des grains.

C’est l’agitation sur les lieux de distribution des farines, et la révolte gronde contre les commerçants spéculateurs. Une vague d’émeutes, appelée la « guerre des farines », a lieu dans la moitié nord du royaume en avril et mai 1775 : pillages, attaques de dépôts et de boulangeries, entrave des axes fluviaux et routiers. Marchands et fermiers sont généralement visés, mais aussi les représentants directs du pouvoir, meuniers affairistes ou conseillers aux parlements.

Signe avant-coureur de la Révolution, ces émeutes seront finalement enrayées par l’intervention massive des soldats du roi. L’ordre est rétabli par un contrôle des prix du blé et par l’organisation d’un approvisionnement des provinces en difficulté ».

Le Fermier brûlé ou la famille pauvre par François Philippe Charpentier (1734-1817). graveur, BnF, département des Estampes et de la Photographie.

Source 2. La guerre des farines. Larges extraits de l’article de Wikipédia.

« La guerre des farines (l’expression, contemporaine des événements, fut retenue par l’historiographie) désigne une vague d’émeutes survenues d’avril à mai 1775 dans les parties nord, est et ouest du royaume de France. Elle fait suite à une hausse des prix des céréales et consécutivement du pain, supposément du fait de la suppression de la police des grains royale, et des mauvaises récoltes des étés 1773 et 1774. Cette révolte singulière par son échelle fut réglée par un contrôle des prix du blé (avant le retour de l’abondance) et l’intervention de la troupe.

À travers la révolte frumentaire de l’Ancien Régime, se manifeste une crise sociale et politique. Ainsi, ces événements peuvent se lire comme une réaction envers l’édit de Turgot, qui rétablit la libéralisation du commerce des grains sous l’Ancien Régime le 13 septembre 1774 : en effet, cette libéralisation apparaît comme contraire à l’économie morale, rupture par rapport au principe qui exige du roi de veiller à la sécurité de ses sujets et à leur approvisionnement en denrées.

Des analyses récentes tendent à voir cet événement non pas seulement comme une révolte de la faim, mais également comme un prélude à la Révolution française. La guerre des farines peut être considérée, à ce titre, comme un événement prérévolutionnaire ou comme un signe avant-coureur de la Révolution. La guerre dite des farines s’inscrirait dans un mouvement frumentaire plus ancien, et annoncerait les révoltes frumentaires de l’An II ».

La guerre du blé au XVIIIe siècle. La critique populaire de la liberté économique. Florence Gauthier et Guy-Robert Ikni (eds), éditions Kimé, mai 2019, 332 pages.

Causes et étapes de la violence frumentaire

« Lors de la soudure du printemps 1775, les réserves de céréales s’épuisent alors que les nouvelles récoltes ne sont pas encore arrivées. Au printemps 1775, la disette se manifeste dans ce contexte nouveau : avant l’édit de Turgot, chaque région aurait fait face à sa propre pénurie, de sorte que certaines auraient souffert d’une véritable famine tandis que d’autres auraient été totalement épargnées et approvisionnées à des prix stables ; une intervention royale aurait été demandée, et sans doute obtenue, pour assurer l’approvisionnement des régions les plus touchées.

Commentaires fermés sur 1775. La guerre du blé

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, C. Hauts-de-France (Nord Pas-de-Calais Picardie), C. Ile-de-France, E. Agriculture, E. Droit et Sciences politiques, E. Economie Gestion

Cartes de l’Europe au 18ème siècle

Les cartes de l’Europe en 1700, 1715, 1748, 1772, 1795, 1799 montrent une très importante évolution des frontières en Europe orientale (disparition de la Pologne et de la Lituanie, recul de l’Empire Ottoman, forte progression de l’Empire de Russie), et en Europe centrale (progression du Royaume de Prusse, stabilisation de l’Empire d’Autriche, affaiblissement du Royaume de Suède – repli dans ses frontières contemporaines).

1795-1799. Carte de la France en Europe

Cliquer sur les images pour les agrandir

1772, 1793, 1795. Pologne et Lituanie partagées entre la Russie, la Prusse et l’Autriche.

1772. La République des deux nations (Pologne et Lituanie)

1772. Le Premier partage

1795. Le troisième partage fait disparaître la Pologne et la Lituanie.

1748. Carte de l’Europe (chronique du blog)

Commentaires fermés sur Cartes de l’Europe au 18ème siècle

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, D. Allemagne, D. Italie, D. Suisse, E. Droit et Sciences politiques