Archives de Catégorie: E. Droit et Sciences politiques

Univ Grenoble fondée en 1339

Nouvelle série de chroniques : les universités fondées dans la guerre de Cent ans, sur le territoire la France d’aujourd’hui. La première fondée, au début de la guerre (la défaite de Crécy n’aura lieu qu’en 1346) et en dehors du royaume de France, est Grenoble, en 1339.

Frédéric II de Hohenstaufen fonde l’université de Naples en 1224 (il a alors 30 ans). Un peu plus d’un siècle plus tard, en 1339, Humbert II, dauphin du Viennois, demande à Benoît XII, docteur en théologie de l’université de Paris, pape en Avignon de 1335 à 1342, de pouvoir fonder l’université de Grenoble, ville de quelques milliers d’habitants. Celui-ci a 27 ans. Un record de jeune âge pour un fondateur ? Sans doute. Mais peut-être un record de faible durée pour l’université : les sources ne parlent plus de l’université de Grenoble dès la fin des années 1340. Dix ans d’existence seulement pour la 1ère université du Dauphiné.

Trois sources mobilisées dans cette chronique. 1. Article de Paul Fournier, Le dauphin Humbert II (1312-1355), in Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Année 1912, Volume 56, Numéro 8, pp. 581-599.

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Universités, Guerre de 100 ans

Plusieurs chroniques du blog vont être consacrées aux conséquences de la Guerre de Cent ans sur les universités (sur leur nombre, leur localisation, leur fonctionnement, leurs privilèges, le nombre et la pratique de leurs étudiants, la carrières de leurs maîtres, devenus par exemple évêques disposant d’un temporel).

Des universitaires en fonction ou d’anciens diplômés de l’université interviennent dans le conflit ou dans les guerres civiles qu’il entraîne au moment des négociations de paix ou de trêve. Ils sont la pièce centrale de certains procès, fruits des guerres, Jean Petit pour légitimer l’assassinat du duc d’Orléans, Pierre Cauchon pour faire condamner Jeanne d’Arc.

Ils sont enfin directement parties prenantes dans les conflits entre l’église – la papauté – et le roi et les princes (reddition ou soustraction d’obédience, participation aux conciles de Pise et de Constance pour mettre fin au Grand Schisme d’Occident, puis au concile de Bâle pour réformer l’église – primauté du concile sur le pape ou inversement).

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Sciences sociales en CPGE

Arrêté du 16 mars 2017 modifiant l’arrêté du 25 mars 2013, Objectifs de formation et programme de sciences sociales de première et seconde années des classes préparatoires littéraires Lettres et sciences sociales.

L’enseignement de sciences sociales est une formation générale dont l’objet est l’analyse des sociétés contemporaines. Il associe principalement trois approches complémentaires (la science économique, la sociologie et la science politique) et a pour ambition de faire acquérir aux étudiants les savoirs fondamentaux de ces trois sciences ainsi que des compétences d’analyse et d’argumentation.

L’horaire hebdomadaire est de six heures. Le programme est défini sur l’ensemble de la formation de deux ans.

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Professorat en science politique

Communiqué de Thierry Mandon, 22 mars 2017. A la demande du ministre, Frédéric Sawicki a fait un état des lieux approfondi des modalités de recrutement et de carrière des enseignants chercheurs en science politique.

Rapport Sawicki, Pour une réforme des modalités d’accès au corps des professeurs de science politique, mars 2017, 26 pages. Il en résulte que les modalités spécifiques de recrutement en science politique, différentes des autres disciplines de sciences humaines et sociales, conduisent aujourd’hui à des blocages dans le recrutement et le déroulement de carrière des professeurs des universités et des maîtres de conférences dans cette discipline.

La règle du contingentement des postes de professeur [selon laquelle Le nombre total des emplois mis aux concours dans la discipline ouverts en application de l’article 46.1 ne peut être supérieur au nombre des emplois offerts au concours d’agrégation] affecte le recrutement en science politique et conduit à ce que des postes de professeurs vacants proposés par les universités ne soient pas pourvus  alors même que la science politique est classée parmi les disciplines « minoritaires » (moins de 400 enseignants-chercheurs, rapport sur les disciplines rares par F. Blaise, P. Mutzenhardt, G. Roussel, 2014).

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Avenir de la profession d’avocat

L’avenir de la profession d’avocat, rapport confié par Monsieur Jean-Jacques Urvoas, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, à Monsieur Kami Haeri, Avocat au Barreau de Paris, février 2017, 135 pages.

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Sur le site du Ministère de la Justice. « A l’heure où la profession d’avocat est confrontée à de nombreux défis, tels que la croissance de ses effectifs de 40% en dix ans ou le développement accéléré des nouvelles technologies dans la pratique du droit, il paraît essentiel que les avocats réfléchissent à ce que leur métier est et doit être au 21e siècle.

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Karl Marx, 30 ans en 1848

Suite des chroniques sur : Elles / Ils ont eu 30 ans en… Sources et citations : biographie de Karl Marx, article de Wikipédia, visite du Musée de la maison natale de Karl Marx à Trèves : album de 38 photos.

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Karl Marx, « historien, journaliste, philosophe, économiste, sociologue, essayiste, théoricien de la révolution, socialiste et communiste allemand ». Il faut ajouter qu’il a publié, seul ou avec Engels, un nombre impressionnant d’ouvrages avant d’atteindre ses trente ans. Dans cette même période, et pour reprendre des termes contemporains, on peut dire qu’il a été migrant ou exilé pour des raisons politiques (il doit quitter l’Allemagne, Paris, Bruxelles ; Londres est la seule capitale à ne pas avoir sévi contre lui, mais, les premières années, il y vit dans la misère).

1818 (5 mai). Karl Marx est né à Trèves (devenue Prussienne après 1815). Il est mort le 14 mars 1883 à Londres.

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Classement QS des universités

QS World University Rankings by Subject, un classement des universités selon 46 disciplines (4 nouvelles dans le classement de 2017) : le degré de précision n’est pas mal du tout pour les étudiants, pour les enseignants. Méthodologie : classement selon quatre indicateurs, ceux- ci étant pondérés différemment d’une discipline à l’autre.

11 ans après la création des PRES, 4 ans après la création des COMUE, les regroupements d’établissements (sauf les fusions) sont ignorés par le classement.

Quiz.

  • Dans quelle discipline, un établissement français enseignement supérieur et de recherche est-il le mieux classé ?
  • En théologie et sciences des religions, la France existe-t-elle ?

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Echternach, villa romaine

Villa romaine du 1er siècle après Jésus-Christ, mise au jour en 1975/76. Album de 27 photos. Vidéo de 3’31″.

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Villa modifiée et agrandie à plusieurs reprises entre le 1er et le 5ème siècle, avant de tomber en ruines et de servir de carrière pour des pierres de remploi.

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A 27 ans, il fonde une université

Frédéric II de Hohenstaufen fonde l’université de Naples en 1224 (il a alors 30 ans). Un peu plus d’un siècle plus tard, en 1339, Humbert II, dauphin du Viennois, crée l’université de Grenoble, ville de quelques milliers d’habitants. Celui-ci a 27 ans. Un record de jeune âge pour un fondateur ? Sans doute. Mais peut-être un record de faible durée pour l’université : les sources ne parlent plus de l’université de Grenoble dès la fin des années 1340. Dix ans d’existence seulement pour la 1ère université du Dauphiné.

Trois sources mobilisées dans cette chronique. 1. Article de Paul Fournier, Le dauphin Humbert II (1312-1355), in Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Année 1912, Volume 56, Numéro 8, pp. 581-599.

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Dix ans plus tard, Humbert devint archevêque et le Dauphiné fut intégré dans le royaume de France

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2. Françoise Autrand, Charles V, Fayard, 1994, chapitre III, Charles, dauphin de Viennois, le premier dauphin de France, pages 52 à 76.

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3. Article de Wikipédia. « L’existence d’un enseignement supérieur à Grenoble est bien antérieure à la création de l’université, car plusieurs décennies avant sa création, alors que Grenoble s’appelle encore Gratianopolis, un certain Jacques Borgarel s’intitule professeur de droit (professor legum) en 1277. Un titre repris par la suite en 1282, par Berenger Chevalier, et en 1322, par Nicolas Constant. L’enseignement du droit à Grenoble se poursuit puisqu’en 1333, Amblard de Beaumont, protonotaire du dauphin Humbert II, prend la qualité de professor juris civilis. Cet enseignement permet de créer, quatre ans plus tard, le conseil delphinal, cour de justice à vocation judiciaire et militaire du Dauphiné de Viennois.

L’université de Grenoble est créée le 12 mai 1339 par le dauphin Humbert II, qui obtient une bulle pontificale du pape Benoît XII, lors d’un séjour à Avignon. Dans un document traduit du latin par l’historien Nicolas Chorier, on apprend « que la ville de Grenoble aura toujours une université où l’on enseignera droit civil, droit canon, médecine et arts » (en latin : ut in ea essent perpetuó generalia studia in utriusque juris, médicinæ, et artium facultatibus, etc). Humbert II, influencé par sa vie à la cour de Naples, prend diverses dispositions dans des lettres du 25 juillet, promettant et jurant sur l’évangile, une protection vigilante aux étudiants, de la nourriture et un abri sans frais, pour au moins une centaine d’entre eux. On installe alors l’université dans une maison de la rue Neuve appartenant à Jean Chaunais. Le premier recteur est Amédée Alleman, également prieur au monastère Saint-Laurent. L’enseignement du droit canonique et du droit civil est assuré par des membres du Conseil delphinal. Le dernier recteur connu est Bernard de Croysllis en 1346, également archidiacre de Besalú.

L’absence de documents les années suivantes semble montrer que l’Université de Grenoble a disparu, probablement vers l’année 1349 : période de crise économique pour le Dauphiné de Viennois, dont le dauphin ruiné par une croisade en Palestine et confronté à une épidémie de peste, est contraint de vendre sa principauté au Royaume de France. L’acte est signé le 30 mars 1349 et les diplomates chargés du protocole, ménagent les susceptibilités en lui donnant le nom de transport du Dauphiné ».

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Échec pitoyable de la loi ESR

Enfin ! L’échec pitoyable de la loi de juillet 2013 sur l’enseignement supérieur et la recherche éclate en plein jour : les regroupements d’établissements à marche forcée (par fusion, par COMUE ou par association), c’était du n’importe quoi ! Je m’y suis opposé dès le départ : j’ai mal aux regroupements.

Face à cet échec retentissant, le gouvernement a tellement la queue basse qu’il essaie de sauver les meubles en cachette. Heureusement, certains lanceurs d’alertes, comme Yann Bisiou sur son blog Le SUP en maintenance, sont capables de démontrer, avec une grande connaissance et rigueur juridiques, que la loi ne sert plus l’intérêt général, mais des intérêts purement particuliers (par exemple, obtenir, des Conseils d’administration des 4 universités membres de Sorbonne Paris Cité, un vote positif sur la feuille de route pour le 1 janvier 2020. Chronique SPC, enterrement le 16/12).

Yann Bisiou, La LRU3 par amendement à la loi sur le Grand Paris, 12 décembre 2016.

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