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1783-1787. Calonne : réformer !

Calonne est un des personnages historiques, au centre du roman policier d’Anne Villemin-Sicherman, L’Abbé Grégoire s’en mêle, Éditions 10-18, Grands détectives, 2018  (juin 2020 pour l’édition de poche), 616 pages. L’intrigue se déroule au printemps 1787.

Charles-Alexandre de Calonne (1734-1802), une carrière typique de la Noblesse de robe sous les règnes de Louis XV et Louis XVI. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Il est récompensé pour ses remarquables talents d’administrateur en étant nommé à Metz, intendant des Trois-Évêchés en 1766 (à l’âge de 32 ans). Sous le règne de Louis XVI, il est nommé intendant de Flandre et Artois à Lille (1778). Il est contrôleur général des finances en novembre 1783, ministre d’État de janvier 1784 à 1787. Il est renvoyé le 10 avril 1787.

Le programme de Calonne. Trouver le vrai secret d’alléger les impôts dans l’égalité proportionnelle de leur répartition, aussi que dans la simplification de leur recouvrement. Il a d’abord cherché, de manière avant tout pragmatique, à rétablir le crédit pour se lancer dans une politique d’emprunts forcenée. Celle-ci a eu pour effet de relancer l’activité, mais aussi d’alimenter la spéculation. Redoutant un effondrement de la bourse et à bout d’expédients, Calonne s’est alors engagé, mais trop tard, dans une réforme de fond et de grande ampleur en convoquant l’Assemblée des notables, mais celle-ci l’a conduit à sa perte.

La relance de l’activité économique

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La réforme monétaire et le retournement de l’opinion.

Au bout du compte, l’état de grâce de Calonne n’aura guère duré plus d’un an. Très positive au départ, l’opinion publique commence à se retourner au début de 1785. Plusieurs facteurs se conjuguent : la réforme monétaire suscite le mécontentement ; les parlements grondent contre les emprunts, et notamment celui de la fin de 1785 ; le clergé s’inquiète de projets de taxation des biens de l’Église ; les chambres de commerce protestent contre le traité de commerce franco-britannique ; une partie de la finance, mécontente des mesures prises pour lutter contre l’agiotage, se détourne également du contrôleur général.

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Les prix du vin au 18ème siècle

A propos de l’Exposition de la BNUS, Deux mille vins.

Gilbert Larguier, Les prix du vin, XVIe-XVIIIe siècle. Le Midi et les grandes aires de production françaises, Annales du Midi, Année 2013, 125-281, pp. 9-27.

Cet article fait partie d’un numéro thématique : Le cours des vins en Catalogne et Languedoc-Roussillon. Fluctuations et portée des prix dans le temps long de l’histoire;

Bonnes feuilles de l’article de Gilbert Larguier :

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Turgot (1727-1781), 30 ans en 1757

Anne Robert Jacques Turgot, baron de l’Aulne (1727-1781), 30 ans en 1757. 30 années au cours desquelles Turgot suit une trajectoire fidèle à ses origines familiales. En tant que cadet, il est destiné à entrer dans les Ordres, mais y renonce à l’âge de 22 ans. Il commence alors une carrière juridico-administrative : maître des requêtes à l’âge de 26 ans, intendant de la Généralité de Limoges à l’âge de 34 ans. En parallèle, il publie de nombreux ouvrages en économie et en science politique.

Biographie (sources : Wikipédia ; JP. Poirier, Turgot.

1727. « Naissance à Paris. Anne Robert Jacques Turgot, baron de l’Aulne

  • est le plus jeune fils de Madeleine Françoise Martineau de Brétignolles et de Michel-Étienne Turgot, prévôt des marchands de Paris, un poste important où il est en contact tant avec le lieutenant général de police, qu’avec l’intendant de la généralité de Paris ou avec le ministre chargé de l’ordre public. Sa famille vient de Normandie.
  • son grand-père paternel  Jacques-Étienne a été intendant successivement à Metz, Tours et Moulins.
  • son frère aîné, Michel-Jacques, est magistrat au Parlement de Paris.
  • un autre frère, Étienne-François, fait une carrière dans l’armée.
  • sa sœur épouse le duc de Beauvillier de Saint-Aignan.

Fils cadet, Jacques Turgot est destiné à entrer dans les ordres. Jeune, il a un précepteur qui ne lui impose rien. La lecture le passionne et il observe ; surtout, il est doté d’une bonne mémoire.

1737 (10 ans). Il entre au collège du Plessis, puis étudie « la philosophie de Locke et la physique de Newton » au collège de Bourgogne. S’il étudie les auteurs classiques, il lit également des auteurs plus récents tels que Fénelon et Voltaire.

1743 (16 ans). Il commence les études en Sorbonne.

1747 (20 ans). Il devient bachelier. Trop jeune pour entamer une licence de théologie, il passe un an au séminaire de Saint-Sulpice où il étudie les œuvres de Descartes, Spinoza, Maupertuis et Buffon. C’est surtout John Locke qu’il loue pour être le premier à nous avoir appris que les idées viennent des sens.

1749 (22 ans). Il intègre la maison de Sorbonne, annexe de la faculté de théologie, qui accueille des membres du clergé et douze bacheliers. Nombre de ces bacheliers occuperont plus tard des postes importants, comme Loménie de Brienne, qui est cardinal et contrôleur général des finances. Il remet deux dissertations latines remarquées, Les avantages que la religion chrétienne a apportés à l’espèce humaine, et L’Histoire du progrès dans l’esprit humain.

1749 (22 ans). Le premier signe de son intérêt pour l’économie est une lettre sur le billet de banque, écrite à son camarade l’abbé de Cicé, et réfutant la défense par l’abbé Terrasson du système de Law. Sa traduction du quatrième livre de l’Énéide est accueillie par Voltaire comme la seule traduction en prose où il ait trouvé le moindre enthousiasme.

1750 (23 ans). Turgot décide de ne pas entrer dans les ordres et s’en justifie, selon Dupont de Nemours, en disant qu’il ne peut porter un masque toute sa vie.

1751 (24 ans). Plan de deux discours sur l’histoire universelle (texte en ligne). Plan d’un ouvrage sur la géographie politique (texte en ligne).

1752 (25 ans). Il devient substitut, et puis conseiller au Parlement de Paris,

1753 (26 ans). Il est maître des requêtes. Il traduit les Questions sur le commerce de l’anglais Josiah Tucker, et rédige ses Lettres sur la tolérance, et un pamphlet, Le Conciliateur, en défense de la tolérance religieuse.

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1774-1776. Turgot. Une épizootie

Le contexte (source : Wikipédia). Turgot (1727-1781), homme politique et économiste français, partisan des théories libérales de Quesnay et de Gournay. Après la mort de Louis XV (10 mai 1774) et l’avènement de Louis XVI, Turgot, alors intendant du Limousin, est nommé (sur proposition de Maurepas) ministre de la Marine en juillet 1774. Un mois plus tard, il est nommé contrôleur général des finances (1774 à 1776). Ses mesures pour tenter de réduire dans le long terme la dette nationale (« pas de banqueroute, pas d’augmentation de la taxation, pas d’emprunt ») et d’améliorer la vie du peuple n’ont pas porté leur fruit, et furent révoquées par son successeur.

C’est en tant que Contrôleur général des finances de Louis XVI que Turgot est confronté à une épizootie bovine. Il se met en première ligne pour la gérer.

Source : bonnes feuilles de l’excellent livre de Jean-Pierre Poirier, Turgot, Laisser-faire et progrès social, Éditions Perrin, 1999. L’épizootie du midi : pp. 244-249, 339-340. Diaporama des 7 pages mentionnées.

« 1774. Réapparition dans le Pays Basque d’une maladie des bovins dont la dernière atteinte remontait à 1771…

L’épizootie gagne rapidement Pau, Bayonne, Dax, Bordeaux, puis le Centre. Partout les troupeaux de vaches offrent un tableau misérable… La mort survient vers le 6ème jour…

Claude Bourgelat, commissaire général des Haras, directeur des écoles vétérinaires d’Alfort et de Lyon, propose différents remèdes dont aucun n’est efficace…

L’intendant de Bordeaux, Esmangard, envisage alors des mesures drastiques : les propriétaires déclareront les bêtes malades, qui seront isolées, abattues contre dédommagement et enterrées. Les bêtes saines seront contrôlées deux fois par semaine par le vétérinaire pendant quarante jours…

A Paris, Turgot nomme une commission. L’académie des Sciences y détache un de ses plus jeunes membres, Félix Vicq d’Azyr, médecin et professeur d’anatomie à la faculté de médecine (chronique à venir). Il part pour Bordeaux le 2 décembre…

Sa mission : reconnaître par tous les moyens qu’on peut tirer de la physique et de la chimie s’il est possible de purifier l’air putride qui porte la contagion d’un lieu dans un autre, d’examiner et d’analyser avec tout le soin possible le véhicule de la contagion…

Trois jours après son arrivée et quelques autopsies, il propose un plan d’action à Turgot : « le meilleur moyen préservatif serait de tuer dans un pays sain les bestiaux sur lesquels les premiers signes de la contagion se manifestent… Mais il faudrait dédommager  financièrement les paysans »…

1774, 20 décembre. Turgot définit pour l’intendant de Bordeaux un programme en trois points : abattage des dix premières bêtes reconnues malades dans tout village, versement d’une indemnité égale au tiers de la valeur de tout animal abattu, isolement des régions contaminées.

Janvier 1775. Malgré les efforts déployés, l’épizootie continue ses ravages… Turgot compare la situation à celle du temps de guerre et recommande des mesures encore plus radicales : abattage de tous les animaux malades, interdiction du commerce des peaux, purification des étables infectées, interdiction de la vente et du transport du fumier…

Les paysans, désespérés de perdre leur bétail, et confiants dans les vertus d’une eau antiputride que prescrivent les charlatans, cachent les bestiaux malades… Turgot fait alors appel à la troupe…

Turgot lutte en même temps contre les conséquences économiques de l’épizootie, promet des gratifications aux marchands de bestiaux qui importeront des mulets et des chevaux…

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Hommage à Richard Biéganski (3)

Troisième chronique d’hommage à mon ami Richard : comment s’était-il préparé – certes inconsciemment – à la vie post covid-19, à un avenir durablement menacé par les pandémies ? Il pouvait être l’homme du passé rétif aux outils modernes de communication (chronique 2). Mais il était aussi et surtout un homme d’avenir consommant moins, achetant à proximité, fréquentant les puces pour y trouver des occasions inespérées et même des produits neufs, jamais utilisés.

Diaporama de 34 photos. Marseille et Kerblaise, Cuisine et Brocante

Richard, un homme d’avenir pratiquant la pluriactivité. Il exerçait le métier de sociologue et celui de maître-ouvrier polyvalent dans le logement ancien. Il avait d’autres potentialités : tenir un restaurant en étant en même temps chef de salle et cuisinier, créer une brocante aussi riche de produits qu’une caverne d’Ali Baba.

Kerblaise 2012. Petits farcis

Nous nous sommes plusieurs fois entretenus au téléphone cette année, durant et après le confinement. Richard ne sortait plus guère, vu ses difficultés respiratoires, accentuées par les sévères montées et descentes dans le quartier du Panier à Marseille, et par les deux étages pour atteindre, sans ascenseur, son appartement.

Quartier du Panier, La Vieille Charité, photographiée en 2009

Je lui disais qu’il regardait trop la télé, BFM TV en particulier ; quitte à être addict à l’information en continu, je l’incitais à regarder plutôt la chaîne publique, France Info Canal 27.

Nous avons discuté des résultats des élections municipales de mars et de juin, de notre contentement de la défaite de la LREM dans les grandes villes, même si nous ne sommes pas allés voter. Richard a souvent pratiqué l’abstention au cours de sa vie ; pour moi, c’était nouveau. Je m’en suis expliqué dans la chronique l’alliance inattendue.

Durant cette période de confinement, son second fils, Baptiste, lui a tenu compagnie. Que se sont dits le père et le fils ? Qu’a dit le père à son fils ?

A. La pluriactivité. Se développera-t-elle dans la société post-covid ? Pluriactivité : exercer deux ou trois métiers qualifiés au cours de la journée ou de la semaine ou dans des périodes rapprochées. Cela suppose de repenser le système de formation initiale, continue, et à distance, l’évaluation et la certification des acquis de l’expérience, les règles du marché du travail.

Tailler les haies, à Kerblaise, en 1999

Toute sa vie, Richard a mené de front deux activités principales. La sociologie (hommage à Richard 1). La rénovation d’appartements anciens. Il avait le don d’en dénicher, d’en estimer le prix et de prévoir l’importance des travaux à y effectuer. Il se devait d’être hyper-réactif quand une vente allait s’afficher chez un notaire ou dans une agence immobilière. Il avait la capacité de réaliser les travaux en partie lui-même. Il rénovait avant d’habiter, de louer ou de revendre. Une seule exception : arrivant à Marseille, il est devenu propriétaire d’un appartement dans la Cité radieuse construite par le Corbusier ; il n’était bien sûr pas autorisé à y modifier quoi que ce soit.

Richard avait un rêve : le Gaga-Club. Il en a parlé durant une vingtaine d’années. Plutôt que de terminer sa vie dans un EHPAD, il voulait vivre sa retraite dans un château avec une bande d’une dizaine de copains, qui auraient acquis chacun le même nombre de parts d’une société immobilière à créer ; ils auraient expérimenté l’autogestion. Il avait plusieurs arguments : plus un édifice est grand, moins il est cher au m² ; un château à 1 million d’euros se trouve ; y ajouter 200 ou 300 K€ pour la rénovation et l’aménagement adapté aux personnes âgées. Il se voyait déjà maître d’œuvre, chef de chantier et résidant, prenant son café dans le parc du château.

Richard préférait ne pas en avoir de voiture. Un temps, il avait eu une vieille camionnette brinquebalante : elle lui servait pour transporter ou entreposer les matériaux dont il avait ou allait avoir besoin sur « ses chantiers ».

Que de poussière avalée quand il fallait casser un mur ou un carrelage ! Son père mineur était mort de la silicose. Richard est mort de poumons devenus trop malades.

B. Richard le cuisinier. Il avait les qualités pour exercer d’autres métiers encore. Faire fonctionner un restaurant et y pratiquer une cuisine simple, goûteuse, de bonne qualité et à prix raisonnable. Richard aimait la bonne chère, et il était heureux quand on le félicitait pour les plats qu’il avait cuisinés.

Il aimait les fruits de mer et le poisson et s’assurait de leur fraicheur en allant les acheter chez les ostréiculteurs, ou sur les quais au retour des bateaux de pêche. Il faisait coup double : la dépense était moindre, la vente se faisant sans intermédiaires.

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Pour ou contre le 10 améliorable

Quelles modalités de contrôle des connaissances pour le second semestre universitaire 2019-2020 ? Université de Lorraine : débats et propositions. Deux chroniques. Celle ci-dessous : tous les étudiants ne sont pas d’accord entre eux ; celle immédiatement à suivre : la position de la direction de l’université.

1. Vers une annulation des partiels pour certains étudiants en droit à Nancy ? Lorraine Actu, Amandine Mehl, 11 avril 2020.

A Nancy, le Conseil de Collégium Droit, économie et gestion travaille sur les modalités de passage des examens dans le cas où le déconfinement n’aurait pas lieu avant fin mai.

Université de Nancy 2, Faculté de Droit et Sciences Économiques, 2010 (photos de Pierre Dubois)

Dans le cas où le déconfinement n’aurait pas lieu avant la fin du mois de mai, la mise en place du 10 améliorable s’imposera donc.

Mais, qu’est-ce que ce principe ? Hania Hamidi  (UNEF) l’explique :

Pour la Faculté de droit, c’est une sorte de 10 améliorable déguisé qui a été mis en place. En clair, les moyennes du second semestre seront basées sur les colles organisées avant le confinement. Si cette moyenne est supérieure à 10, imaginons un 15, alors elle restera à 15. Mais, si elle est inférieure à 10, la fac de droit augmentera la moyenne et la figera à 10. Enfin, si la moyenne du second semestre est supérieure à 10 mais inférieure à celle du semestre 1 alors elle sera alignée sur celui-ci.

Pour les étudiants qui souhaiteraient avoir de meilleures notes, une « session spéciale » sera organisée entre les 15 et 22 juin où ils auront l’occasion de choisir leurs épreuves.

Le 10 améliorable pour tous

Depuis le début du confinement, l’UNEF ne cesse de mettre en avant les étudiants en situation d’isolement numérique. Si l’Université de Lorraine a tenté de répondre à cette problématique en lançant un plan de lutte. Pour Hania Hamidi, même si c’est encourageant ce n’est pas suffisant.

Outre ces questions d’ordre numérique, certains étudiants sont également confrontés à d’autres difficultés. C’est le cas notamment de ceux qui travaillent et à qui on ne peut pas imposer un partiel sur un temps court, de ceux qui sont atteints par le coronavirus ou qui sont contraints de vivre dans des lieux inappropriés au travail universitaire explique Hania Hamidi. Autant de raisons qui motivent les membres de l’UNEF à réclamer l’adoption par l’Université de Lorraine du 10 améliorable pour l’ensemble des étudiants.

On revendique vraiment que l’Université de Lorraine prenne exemple sur ce qu’il s’est passé en droit et mette en place un 10 améliorable pour tous mais aussi la mise en œuvre de sessions spéciales pour celles et ceux qui peuvent passer leurs examens. 

L’institution l’entendra-t-elle de cette oreille ? Affaire à suivre !

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1715-1723. La Régence

La Régence (1715-1723). Le gouvernement controversé de Philippe d’Orléans, par Fabienne Manière, Hérodote.net

Extrait… « Dès le lendemain de la mort du vieux roi et de l’avènement de son arrière-petit-fils Louis XV (5 ans), Philippe d’Orléans fit casser le testament par le Parlement de Paris et se fit reconnaître comme régent « pour exercer pleinement l’autorité royale ». Sage mesure mais en contrepartie de laquelle le duc eut la maladresse de rendre aux parlementaires le droit de remontrances dont ils avaient été privés par Louis XIV et dont ils n’allaient pas tarder à abuser.

Au gouvernement, Philippe d’Orléans s’appuya sur son ancien précepteur l’abbé Dubois qu’il fit entrer au Conseil d’État et dont il fit son ministre des Affaires étrangères puis son principal ministre (ou Premier ministre), tout en lui obtenant la barrette de cardinal.  

En réaction contre l’absolutisme de Louis XIV, le Régent libéra les jansénistes emprisonnés et exila leur ennemi de toujours, le confesseur jésuite du roi défunt, le père Michel Le Tellier. Tirant profit de la paix retrouvée, il licencia aussi 25 000 soldats. Il nomma chancelier le procureur général d’Aguesseau…

… Durant les huit années de la Régence, la monarchie absolue instaurée par Louis XIV et ses grands ministres a connu de sévères secousses et, malgré la prospérité retrouvée et la paix intérieure, les rois Louis XV et Louis XVI n’allaient jamais renouer avec le prestige et l’autorité dont avait joui leur aïeul »…

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Décès quotidiens par département

Surmortalité due au Covid-19 ? Le temps du politique n’est pas le temps de la statistique. La communication politique s’exerce dans l’immédiateté. La communication statistique doit s’exercer dans le temps long, celui de la collecte exhaustive des données, de leur vérification, de leur traitement, de leur consolidation, de leur éventuel ajustement.

Il me semble que l‘INSEE a été forcée, par le politique, de publier le nombre de décès quotidiens en France, par région, par département, pour montrer qu’entre le 1er et le 23 mars 2020, il y avait eu moins de décès que durant la même période de 2018. Rassurer les bonnes gens ! Le message des pouvoirs publics : le Covid-19, ce n’est donc pas si grave que cela !

L’INSEE, dans cette publication hors norme, multiplie les infos méthodologiques, les messages de prudence statistique. Mais qui prend le temps et le soin de les lire ? Elles sont tellement et structurellement arides qu’elles en sont souvent illisibles. Utiliser le confinement pour développer la culture statistique ?

La surmortalité, provoquée par le Covid-19, ne pourra être mesurée rigoureusement que plusieurs mois après la fin de la pandémie. On n’en est pas là !

Nombre de décès quotidiens par département, INSEE. Extraits.

Exceptionnellement, pendant la pandémie du covid-19, l’Insee diffuse le nombre de décès par jour et par département.

Au niveau national, le nombre de décès totaux enregistrés à la date du 2 avril 2020 et survenus entre le 1er et le 23 mars 2020 est dorénavant supérieur à celui enregistré sur la même période en 2019 : 40 684 décès ont été enregistrés en 2020, dont 39 707 pour la France hors Bouches-du-Rhône contre 39 141 en 2019 en France hors Bouches-du-Rhône. Ce nombre reste néanmoins encore inférieur aux décès enregistrés sur la même période en 2018 (44 443 décès en France hors Bouches-du-Rhône), année où la grippe saisonnière était encore virulente au mois de mars.

Au niveau régional, les régions Grand-Est et Île-de-France comptent désormais un nombre de décès totaux, survenus entre le 1er et le 23 mars, supérieur de plus de 10 % à celui enregistré sur la même période en 2019 (respectivement de 19 % et de 11 %) ; il avoisine le nombre de décès survenus au cours de la même période en 2018. Le nombre de décès survenus entre le 1er et le 23 mars 2020 est également supérieur à celui de 2019 en Corse (+ 6 %) ou dans les Hauts-de-France (+ 5 %), mais reste encore inférieur à 2018 dans ces régions.

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Et si on discutait enfin des IES ?

Le projet de créer de nouveaux établissements d’enseignement supérieur, à savoir des Instituts d’Enseignement Supérieur (IES), est proposé par mon blog Histoires d’Universités, depuis 2009.

IES dédiés au 1er cycle d’enseignement supérieur, la licence.

Cinq ans après cette proposition, en 2014, j’ai fait le point : propositions pour les IES. Chronique : Le combat du blog : créer des IES

Jean-Philippe Denis et Adrien de Tricornot (XERFI Canal) proposent d’engager la discussion sur les IES : décentraliser et décloisonner l’enseignement supérieur. Je les en remercie vivement. Il n’est jamais trop tard pour discuter !

Voir et écouter l’interview d’Adrien de Tricornot par Jean-Philippe Denis (9’18)

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Doctorat en gestion. Quelle valeur ?

Xerfi Canal a reçu Jean-Philippe Denis, professeur de Sciences de gestion à l’Université Paris Saclay et rédacteur en chef de la Revue française de gestion, pour parler de la valeur d’un doctorat en gestion.

Une interview menée par Mounia Van de Casteele. Vidéo de 6’30 (17 janvier 2020)

300 nouveaux docteurs en gestion par an. 150 font carrière dans l’enseignement supérieur et la recherche en dépit de la faible attractivité salariale du secteur.

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