Archives de Catégorie: E. Ingénierie, Architecture

L’Aisne, le canal des Ardennes

Asfeld : l’Aisne et le canal des Ardennes, l’église baroque Saint-Didier, le cimetière militaire allemand.

Diaporama de 23 photos (novembre 2007).

Partie 1. Le canal des Ardennes est un canal à bief de partage au gabarit Freycinet reliant les vallées de l’Aisne et de la Meuse. Source : article de Wikipédia. Autres chroniques et photos du blog portant sur les canaux construits au 18ème et 19ème siècles.

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« Long de 87,779 kilomètres, il comporte 44 écluses (37 sur le versant Aisne et 7 sur le versant Meuse), et un tunnel à Saint-Aignan.

Les premiers projets de canal datent de 1684, sous le ministère de Louvois et consistaient à utiliser et prolonger le cours de la Bar, alors navigable. Différentes propositions sont faites au cours des décennies, et des lettres patentes de juin 1776, presque un siècle plus tard, accordent au prince de Conti le privilège de sa construction et de son exploitation. Le prince décède peu de temps après et rien ne se fait.

Survient la Révolution de 1789. L’assemblée constituante, relance le projet, mais faute de retrouver les études précédentes et compte tenu des événements, le sujet n’avance pas. En l’an VIII (1800), les conseillers généraux rappellent le projet au gouvernement. Le préfet Joseph Frain les appuie et argumente sur l’intérêt du canal, sur la base d’un nouveau tracé, dans un rapport du 4 octobre au ministre de l’intérieur, Lucien Bonaparte. Le successeur de celui-ci, le scientifique Jean-Antoine Chaptal, accepte d’entreprendre la construction, mais n’accorde que des fonds très réduits. Les travaux commencent lentement.

Ils ne prennent vraiment d’importance que sous la seconde Restauration, avec le lancement en 1820 d’un emprunt pour financer ce projet.

L’ouverture du canal se fait entre 1827 et 1835, modernisation entre 1842 et 1846″.

Partie 2. L’église baroque Saint-Didier d’Asfeld. Source : article de Wikipédia.

« Vers les années 1680, Jean-Jacques de Mesmes, comte d’Avaux, nouveau maître des lieux, célèbre pour avoir participé à la signature du traité de Nimègue, décide de reconstruire l’église d’Asfeld.

L’érudit, aimant les voyages, particulièrement en Italie, est tombé amoureux de l’art baroque, ce qui le poussera à souhaiter l’édification d’un monument de ce style et à en confier la réalisation à un architecte connu à l’époque pour avoir résolu des problèmes techniques liés à la reconstruction du Pont Royal à Paris : le frère dominicain François Romain.

Ainsi, le comte d’Avaux lui demande-t-il de s’inspirer de ce nouvel art au XVIIe siècle et de créer un édifice ayant la forme d’un instrument de musique afin que les chants et les prières soient mieux portés encore vers le ciel.

C’est ce concept qui conduit le frère François Romain à établir ses plans en s’inspirant de la viole de gambe« .

Partie 3. Le Cimetière militaire allemand d’Asfeld. Source : Ardennes Patrimoine culturel.

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Ultime Km du Canal Marne au Rhin

L’ultime Kilomètre du Canal de la Marne au Rhin

Suite des chroniques sur le Canal de la Marne au Rhin. Les 5 précédentes :

Quiz. Saverne, le château et le canal. Schiltigheim (67), l’écluse n°51. L’Abbaye, le Canal, le Champagne. Tourisme fluvial de la Marne au Rhin. Le plan incliné de Saint-Louis Arzviller (Vidéo impressionnante de 6 minutes).

Diaporama de 30 photos.

La chronique d’aujourd’hui est dédiée au dernier kilomètre du Canal, du Parlement européen à l’écluse qui donne accès au Rhin. Trois parties. Les vedettes de Batorama l’empruntent chaque jour pour rejoindre l’Ill et pour rentrer à leur embarcadère. Depuis 2018, l’Église orthodoxe Russe a trouvé sa place dans le paysage. La dernière écluse avant le Rhin rappelle la nécessité pour naviguer de posséder un certificat restreint de radiotéléphoniste du service mobile fluvial.

Partie 1. Histoire de Batorama. « Naviguer au fil de l’eau pour découvrir l’histoire de Batorama depuis sa naissance au sein du Port Autonome de Strasbourg en 1937 !

1947. Démarrage de l’aventure avec 10 000 personnes qui firent usage de l’unique vedette d’alors, le Paris.

La navigation était alors cantonnée aux bassins du Port du Rhin et visait à faire découvrir les infrastructures et industries portuaires ».

Partie 2. Église Orthodoxe Russe (2014-2018). Source : Extraits d’Archi-Wiki.

« Architectes : Dmitriy Pschenichnikov, Yuri Kirs, Nicolas Berst.

Le terrain de l’église est situé à l’angle de deux bras d’eau : le bassin des Remparts et le canal de la Marne au Rhin.. L’ensemble comprend deux bâtiments : l’église et la paroisse-résidence du Patriarcat. La conception architecturale de l’église a été inspirée par l’église Saint-Nicolas des îles Valaam, en Russie..

L’architecte strasbourgeois Nicolas Berst a été chargé de la réalisation, en collaboration pour la partie liturgique avec l’atelier d’architecture Eidos à Saint-Pétersbourg, avec Yuri Kirs.

L’église mesure 41 mètres de haut, fait 30 mètres de long et possède un dôme de 10 mètres couronné d’une coupole dorée. L’église peut recevoir 300 fidèles.

Au sous-sol se trouve un bain rituel pour les baptêmes, décoré de mosaïques.

Les toitures ont une forme de kokochnik, sorte de pétales typiques de l’architecture des églises orthodoxes russes.

L’église est surmontée de trois bulbes dorés dont l’un au sommet de la flèche principale. Les bulbes sont surmontés de croix.

Le portail ainsi que l’entrée principale ont fait l’objet d’un traitement soigné avec ferronnerie et croix orthodoxe à intervalle régulier ».

Partie 3. Naviguer sur le canal de la Marne au Rhin. « Programme du certificat restreint de radiotéléphoniste du service mobile fluvial.

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Strasbourg. Braderie des musées

A propos de l’excellent article de Danae Corte et Jean-François Gérard, Les musées de Strasbourg fermeront deux jours par semaine et de 13h à 14h, Rue89 Strasbourg, 31 août 2022.

Je suis un inlassable visiteur de musées. A Strasbourg, en Alsace, en France et en Europe (je serai prochainement à Sarrebruck). Depuis 2009, 624 visites de Musées, chroniquées sur mon blog Histoires d’universités et plus de 10 000 photos d’œuvres.

Tout est mauvais dans la réforme pointilliste orchestrée par la Ville. Il faut la jeter. Sinon, la fréquentation des 8 musées, par les touristes étrangers en particulier, va inéluctablement diminuer, conduire à la fermeture de certains d’entre eux, ou à celle d’une partie de leurs salles, ou à l’enfermement dans les réserves d’une partie croissante des collections. Les expositions temporaires se raréfieront.

Le développement de la culture muséale n’est-il pas aussi bénéfique pour la Vie que celui des pistes cyclables ?

Une contre-proposition générale et 7 propositions particulières.

Je propose à la Ville et à l’Eurométropole d’abandonner leur projet et d’annoncer : toutes les salles des huit musées de Strasbourg seront ouvertes, tous les jours de la semaine de 10 à 18 heures de mars à octobre, de 11 à 17 heures de novembre à février.

Proposition 1. Accroître l’emploi. Il faut cesser de jeter la pierre aux personnels absentéistes (La Lapidation de Saint Étienne).

Il faut augmenter le nombre de fonctionnaires territoriaux, de contractuels de droit public, tout en allégeant le coût de la main-d’œuvre par le recrutement de jeunes apprentis de la fonction publique territoriale et de stagiaires rémunérés, choisis dans les filières de formation ad hoc de l’enseignement supérieur.

Proposition 2. Organiser des braderies chaque trimestre pour vendre, à des prix attractifs, les œuvres jamais ou rarement exposées.

Proposition 3. Proposer, en billetterie, d’acheter des bons de soutien aux 8 musées, en particulier aux visiteurs bénéficiant d’un accès gratuit (du type Pass Musées).

Propositions 4. Faire réaliser des audits indépendants et en attendre des bilans financiers et des propositions sur les points suivants :

Avenir du 5ème lieu ? Chronique du 19 février 2020.

Legs opérés pour des raisons fiscales ? Devenir des œuvres, passée leur présentation dans une exposition temporaire ? Chronique du 15 décembre 2019. La collection de Jeannine Poitrey et Marie-Claire Ballabio comprend 17 peintures et 40 dessins et gravures,

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Tourisme fluvial. Marne au Rhin

Tourisme fluvial de la Marne au Rhin. 3 parties et 68 photos dans cette chronique. Promenade touristique sur la Marne canalisée. Brève histoire du canal de la Marne au Rhin. Le plan incliné de Saint-Louis Arzviller.

Partie 1. Mai 2008. Promenade touristique sur la Marne canalisée, à proximité de l’écluse n°1 (Cumières).

Diaporama de 26 photos.

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Partie 2. Brève histoire du canal de la Marne au Rhin. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Les premiers projets de construction Du canal de la Marne au Rhin remontent aux années 1780, mais la mise à l’étude du canal fut réalisée par l’ingénieur des ponts et chaussées Barnabé Brisson à partir de 1826. Les travaux furent menés par l’ingénieur polytechnicien Charles-Étienne Collignon (1802-1885). Commencé en 1838, le canal fut mis en service en 1853.

La traction humaine et animale a fait place à la traction électrique à partir de 1895, sur rails ou sur route, et sur pneumatiques à partir de 1933, avant la généralisation des chalands automoteurs.

En plus de 150 ans, le canal de la Marne au Rhin a été transformé, amélioré et modernisé. Après la guerre de 1870 et la perte de l’Alsace et de la Moselle, il a fallu assurer les ressources en eau, en diminution avec la perte des étangs de Gondrexange, du Stock, de Réchicourt, et de la prise d’eau dans la Sarre. L’étang de Parroy fut ainsi construit (photo) ».

« Le canal franchit la ligne des Vosges par la trouée du col de Saverne. À l’origine, le mouillage était de 1,60 m et la longueur des écluses de 34,50 m. Le programme Freycinet (loi du 5 août 1879) le classe en voie de 1re catégorie, son mouillage est alors porté à 2,00 m et les écluses à 38,50 m.

En 1895, le mouillage fut porté à 2,20 m (essentiellement par élévation du plan d’eau). Ces dimensions permettent aux bateaux de 1,80 m d’enfoncement de porter 250 à 280 tonnes de marchandises ».

Statistiques de trafic. Source : Wikipédia.

Partie 3. Le plan incliné de Saint-Louis Arzviller (Moselle). Source : le Palais du Rhin à Strasbourg a accueilli du 7 au 28 juin 2019 l’exposition : 44.5 mètres de dénivelé, 41% de pente, 50ème anniversaire

Diaporama de 42 photos

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1763. Barr, la Folie Marco

1763. Barr (Bas-Rhin), la Folie Marco, aujourd’hui Musée des Arts décoratifs.

521ème chronique du Blog Histoires d’universités sur le 18ème siècle.

Diaporama de 39 photos.

Partie 1. Histoire de la Folie Marco. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Ce musée d’arts décoratifs est installé dans une demeure patricienne du XVIIIe siècle. Il abrite des collections de mobilier bourgeois alsacien du XVIIe au XIXe siècle. Achevé en 1763, l’édifice fait, partiellement, l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1935 et le musée, fondé en juin 1964, possède le label musée de France ».

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« Alors que Marco est le patronyme de son constructeur, le bailli strasbourgeois Louis-Félix Marco. L’appellation Folie suggère le type de résidences en vogue à partir du XVIIe siècle. Cependant l’historien d’art Hans Haug estime qu’il ne s’agit pas à proprement parler d’une folie, mais plutôt d’une maison de campagne assez vaste. D’autres conservateurs expliquent cette appellation par le caractère recherché de cet hôtel particulier et les fêtes mondaines dont il fut le cadre. Quant à ses concitoyens, les sommes – déraisonnables à leurs yeux – investies par l’avocat dans cette entreprise qui le laissa ruiné ont aussi pu les conduire à y voir une folie, au sens premier du terme.

Lorsque Louis Félix Marco (1718-1772), avocat au Conseil souverain d’Alsace, est nommé bailli de la seigneurie de Barr en 1750, il entreprend de faire construire une demeure à la hauteur de ses nouvelles fonctions, dont les travaux sont achevés en 1763. Après sa mort et à la suite de difficultés financières, son fils Louis Romain doit revendre la propriété à ses créanciers.

La veuve de l’un d’eux, Barbara Froehlich (1747-1816), s’y installe vers 1780 avec son second mari, le Strasbourgeois Jean-Christophe Kienlin (1747-1812), qui fait l’acquisition du vignoble situé face à la maison, lorsque celui-ci est vendu comme bien national après la Révolution ».

« Entre 1816 et 1922, la maison devient la résidence d’été de la famille strasbourgeoise Trawitz, des négociants de tabac prospères qui effectuent une série de transformations.

Créé au XVIIIe siècle, plusieurs fois modifié, puis rénové en 2001, le jardin couvre une superficie de 2 400 m2 et abrite de grands arbres aux essences variées datant de la première moitié du XIXe siècle, notamment un hêtre pourpre, des pins noirs et un if majestueux, ainsi que des plantes vivaces et grimpantes, telles chèvrefeuille, polygonum et rosiers grimpants, et diverses fleurs annuelles, pulmonaires, iris, hémérocalles, ou encore geranium.

Des gloriettes et divers éléments lapidaires agrémentent l’espace. Dans le mur de clôture situé à l’est est enchâssé un balcon à atlantes en provenance de l’abbaye d’Andlau« .

Pour aller plus loin. Hans Haug, Musée de la Folie Marco. Fondation Schwartz-Danner. 1960. Notice historique. Guide. Présentation d’objets, Société des amis du musée de la Folie Marco, Ville de Barr et DRAC, Barr, 1964 (livret mis à jour en 1993 par le Dr. M. Krieg, Conservateur), 25 p.

Partie 2. Les collections du Musée. Source : extraits du site du musée.

« La Folie Marco, grande demeure mi-seigneuriale mi-bourgeoise, est devenue un musée grâce à un legs fait en 1960 à la Ville de Barr. Les bâtiments et les collections qui y sont réunies constituent pour l’amateur comme pour le touriste un complément indispensable à la connaissance de la vie alsacienne. La Folie Marco est aujourd’hui un musée avec du mobilier bourgeois alsacien du 17e au 19e siècle, de la Renaissance rhénane à l’Empire et à la Restauration.

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L’Abbaye, le Canal, le Champagne

L’abbaye, le canal, le champagne. L’Abbaye est celle de Saint-Pierre d’Hautvillers et de son moine le plus célèbre, Dom Pérignon (1638-1715).

Le canal est celui appelé latéral à la Marne. Il va de Dizy (en banlieue d’Épernay) à Vitry-le-François, en passant par Mareuil sur Ay.

  • Diaporama 1 (26 photos). Jonction entre la Marne et le Canal, photographiée de Hautvillers.
  • Diaporama 2 (17 photos). La Marne et le Canal à Mareuil-sur-Ay.

Le champagne est celui des coteaux de la Montagne de Reims, côté Épernay, et, en particulier, celui de sa principale Maison, Moët & Chandon, fondée en 1743 et détenue aujourd’hui par le groupe de luxe LVMH.

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Partie 1. Le Canal latéral à la Marne

« Il longe la rivière de Vitry-le-François à Dizy. Il est intégralement situé dans le département de la Marne et dessert les villes de Châlons-en-Champagne et Épernay ».

« Il mesure 67 kilomètres et comprend 15 écluses au gabarit Freycinet (39 m sur 5,10). Il a été ouvert au cours de la première moitié du XIXᵉ siècle.

Le canal a pour particularité de ne pas avoir de courant. Découpé en biefs, il  peut avoir des populations piscicoles différentes et variables suivant l’époque ou l’année. En effet, les carpes peuvent changer de biefs par les écluses ».

Propriété de l’État, le canal est géré par Voies navigables de France« .

Le Canal latéral : un film, un polar.

« C’est probablement l’écluse no 10, Juvigny (Marne), à quelques kilomètres en aval de Châlons-sur-Marne, qui est le lieu réel de la seconde partie de l’action du film de Jean Delannoy Le Baron de l’écluse, en 1960 avec Jean Gabin et Micheline Presle.

L’intrigue du livre Le Charretier de la Providence, deuxième roman de Georges Simenon de la Série des Commissaires Maigret se déroule le long du canal latéral à la Marne. L’histoire débute en effet par un meurtre à Dizy et se termine à Vitry-le-François, d’un bout à l’autre du canal que l’inspecteur Maigret parcourt totalement à vélo afin de résoudre le crime ».

Partie 2. L’Abbaye Saint-Pierre d’Hautvillers

« L’abbaye est fondée en 650 par saint Nivard, archevêque de Reims. D’après la légende, c’est une colombe qui lui aurait indiqué le lieu où édifier l’abbaye suivant la règle de saint Benoît et saint Colomban. Sous les Carolingiens, l’abbaye acquiert un rayonnement important, notamment grâce à ses manuscrits comme l’évangéliaire d’Ebbon et peut-être le psautier d’Utrecht.

« Saint Rieul y embrassa la vie monastique en 662 avant de succéder à saint Nivard en 669. Le monastère possédait la relique du corps de sainte Hélène volée à Rome en 841 par un prêtre de Reims, ce qui développa un important pèlerinage et des revenus qui lui permirent d’acquérir des terres et des vignobles de champagne (40 hectares). Cette abbaye était florissante jusqu’à la baisse à six religieux en 1634. Ce nombre remontait à vingt-quatre en 1689″.

Partie 3. Pierre Pérignon, dit dom Pérignon, « né à Sainte-Menehould en décembre 1638 ou janvier 1639 et mort dans l’abbaye Saint-Pierre d’Hautvillers le 24 septembre 1715, est un moine bénédictin qui, selon la légende, a importé de Limoux la méthode de la prise de mousse du vin dite méthode champenoise — il est de ce fait considéré comme l’inventeur du champagne. Presque exactement contemporain de Louis XIV, il n’était ni vigneron ni alchimiste. Au monastère d’Hautvillers, près d’Épernay, il assurait le contrôle des vignes et des pressoirs de l’abbaye. Son apport à la méthode était d’assortir avant de les pressurer des raisins de diverses origines.

En 1668, alors âgé de trente ans, il rejoint l’abbaye Saint-Pierre d’Hautvillers où, jusqu’à sa mort en 1715, il y tient la charge de procureur (cellérier-intendant), une charge de la plus haute importance à une époque où les monastères possèdent de vastes domaines d’où ils tirent toutes sortes de produits destinés à la vente. Et qui, surtout, lui donne la haute main sur les vignes et les pressoirs de l’abbaye.

C’est la connaissance du bon effet que produisent les raisins de trois ou quatre vignes de différentes qualités qui a porté à la perfection les fameux vins de Sillery, d’Ay et d’Hautvillers.

Il est enterré devant le chœur de l’église abbatiale de Hautvillers, aux côtés du prieur Dom Royer ».

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Schiltigheim (67), l’écluse n°51

Canal de la Marne au Rhin. Source : larges extraits du site Inventaire Strasbourg, écluse n°51.

Diaporama de 37 photos.

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« Le canal de la Marne au Rhin a été mis en service en 1853, mais les écluses ont toutes été allongées à 38,50 mètres en 1895 par l’administration fluviale allemande.

L’écluse n°51 du canal de la Marne au Rhin et la maison d’éclusier, situées sur la commune de Schiltigheim, correspondent vraisemblablement à cette datation ».

« En 1943, un dépôt d’essence (aujourd’hui détruit) fut construit à proximité par l’administration allemande. Il contenait deux cuves d’une capacité de 3500 litres chacune.

La maison d’éclusier a fait l’objet de travaux d’extension dans les années 1950, mais le poste de commande abritant le boîtier de commande de la machinerie hydraulique remonte au début des années 1960.

Un halage électrique avec locotracteurs existait dans les années 1960.

La manœuvre automatisée des écluses du canal a été mise en place dans les années 1978 à 1981« .

« La passerelle piétonne avec rampe à vélos surmontant l’écluse a été aménagée par la municipalité en 1995« .

« Le site d’écluse 51 est situé juste avant le confluent du canal avec la rivière l’Aar, affluent de l’Ill, sur laquelle se trouve le barrage-écluse de la Robertsau à Strasbourg. Il s’agit d’une écluse à sas maçonné, ouvrant à deux battants métalliques à chaque extrémité« .

« La maison d’éclusier initiale est de plan rectangulaire régulier, en maçonnerie enduite, avec des chaînes d’angles en grès harpées irrégulières, et des baies rectangulaires encadrées de grès en rez-de-chaussée et baie cintrée à l’étage, sur le pignon. Une extension longitudinale sur le gouttereau ouest avec prolongement du toit, présente des percements modernes (fenêtre et porte d’entrée principale sur le pignon sud) ».

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Le dernier Château des Rohan

L’avant-dernier des châteaux des Rohan (1770)

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Le dernier château des Rohan à Saverne : de l’incendie de 1779 à l’arrêt de la reconstruction en 1790. Quatre parties dans cette chronique fondées sur quatre sources en ligne.

Trois diaporamas

Partie 1. Saverne. Le château des Rohan, le Versailles alsacien. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Le majestueux Château des Rohan, avec son immense façade néoclassique, témoigne du rôle de Saverne. La ville a été depuis le début du Moyen-âge la propriété et le siège de l’épiscopat strasbourgeois. Elle a servi de siège pour l’administration des biens et des vastes propriétés, de part et d’autre du Rhin ».

Façade orientale du château, donnant sur les jardins

« Plusieurs évêques vont particulièrement développer la cité. Albert puis Robert de Bavière au XVIe siècle, les princes de Furstenberg à la fin du XVIIe siècle et, surtout en ce qui concerne le château, les cardinaux de Rohan, au XVIIIe siècle, qui sont liés à l’âge d’or de la ville, dont les somptueuses fêtes épiscopales lui ont valu le titre de Versailles alsacien.

Le château actuel est le quatrième d’une série de monuments qui se sont succédé à cet emplacement depuis le Moyen-âge, le tout premier édifice seigneurial étant le Oberhof situé en surplomb du palais épiscopal.

Le bâtiment visible de nos jours est une restauration de l’édifice que le cardinal Louis-René-Edouard de Rohan-Guéméné (chroniques du blog) a commandé à l’architecte Nicolas Salins de Monfort, suite à l’incendie de 1779 qui a détruit le palais précédent. Les travaux sont interrompus par la Révolution ».

  • Nicolas-Alexandre Salins de Monfort, « né à Versailles en 1753 et mort à Nantes en 1839, est un architecte français. Après des études d’architecture à Paris, il part en Basse-Alsace en 1776 pour y exercer la fonction d’inspecteur des bâtiments publics. À la suite de l’incendie du château épiscopal de Saverne (8 septembre 1779), le prince-évêque Louis-René-Edouard de Rohan lui en confie la reconstruction. Il ne peut pourtant terminer complètement son œuvre puisqu’il émigre en Allemagne en 1790, participe activement à la contre-révolution puis s’installe à Francfort-sur-le-Main en 1797″.

« Pendant la première moitié du XIXe siècle, le château, en ruines, est menacé de démolition. Il est restauré par Napoléon III pour y installer des veuves d’officiers civils et militaires morts au service de la France ». Est-ce sous Napoléon III que la façade ouest du château est terminée ? Je n’ai pas trouvé de source !

Façade occidentale du château, donnant sur la ville

« Après la guerre franco-allemande de 1870, le château est transformé en caserne et accueille, après le retour à la France en 1918, le 10e Bataillon de chasseurs à pied. Depuis 1945, l’édifice est propriété de la Ville qui assure son entretien et y a installé de nombreux équipements culturels ».

Partie 2. Eric de Haynin. La Crosse et l’Épée. Histoire des princes et évêques de Strasbourg, I.D. l’Édition, 2020, Chapitre 14, Le Cardinal Collier (1779-1802). Capture d’écran de la page 164, le château, sa construction, ses caractéristiques.

Partie 3. Le château des Rohan de Saverne. Source : blog du collège Poincaré (Saverne), chronique du jeudi 17 avril 2008.

« Au centre historique de Saverne, place du général de Gaule, se trouve un magnifique château datant du 18ème siècle : le château des Rohan. Il devient à travers les siècles un grand carrefour pour l’Alsace, accueillant un grand nombre de personnalités.

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De Rohan, abbés commendataires

Louis-René de Rohan (1734-1803), prince-évêque de Strasbourg de 1779 à 1790, a bénéficié, au cours de sa vie, d’abbayes commendataires : Sauxillanges, La Chaise Dieu, Montmajour, Saint Vaast.

L’abbaye commendataire n’est pas une charge royale (elle ne s’achète, ni ne se vend). Elle est souvent associée à une position dans la hiérarchie de l’église : des évêques coadjuteurs, des évêques, des archevêques, des cardinaux obtiennent des abbayes commendataires.

Elle est, pour le Clergé noble ou anobli, une marque de confiance royale, une récompense pour services rendus ou attendus. Ce qui veut dire que, quand la confiance n’existe plus, la commende est retirée (ce sera le cas pour Louis-René de Rohan au moment de l’affaire du Collier de la Reine, en 1784).

La commende constitue une source de revenus fort variable, entre 1 000 livres et 130 000 livres par an (ce dernier montant est celui de l’abbaye de Saint-Germain des Près quand le cardinal Charles-Antoine de la Roche-Aymon en obtint la commende en 1771). Ce revenu est cumulable avec d’autres commendes (le montant de la dernière obtenue étant plus élevé que celui de l’avant-dernière). J’ai noté 25 commendes dont le revenu est égal ou supérieur à 40 000 livres par an.

Les commendes ne constituent pas la seule source de revenus de Louis-René de Rohan. Il faut y ajouter le poste d’ambassadeur à Vienne durant deux ans, la principauté épiscopale de Strasbourg à partir de 1779, le provisorat de Sorbonne, l’Hôpital des Quinze-Vingts…

Autre avantage financier pour le Clergé : la non–imposition. Mais, à partir de Louis XIV, le don gratuit, contribution aux finances royales, devient coutumier et est exigé à chaque assemblée du clergé. Le montant des sommes versées a été très variable. Entre 1715 et 1788, le clergé aurait contribué pour 288 millions de livres, soit 2,7 % des revenus du Trésor royal d’après Necker.

L’Almanach Royal annuel existe depuis 1699 (une quinzaine d’années sont consultables à la BNU de Strasbourg). Celui de 1777 recense plus de 700 abbayes commendataires pour hommes.

De gauche à droite : année de la nomination du titulaire de la commende; nom de l’abbaye; nom du titulaire; nom du diocèse où se trouve l’abbaye; montant, en florins, de la somme versée à Rome pour la nomination; montant, en livres, du revenu annuel de l’abbaye.

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L’Almanach de 1777 recense près de 300 abbayes commendataires pour « filles ». La plus importante est l’Abbaye Royale de Fontevraud. Julie Pardaillon d’Antin, abbesse depuis 1766, est la 36e et dernière abbesse. L’Almanach affiche un revenu de 80 000 livres. Sept autres revenus d’abbayes féminines se situent entre 30 000 et 55 000 livres. Les Abbesses commendataires sont-elles pénalisées financièrement par rapport aux Abbés ? Je ne sais !

1789-1790. L’Assemblée nationale prend  les décisions qui mettent un terme à la vie monastique, et, de fait, au système de la commende. « Le 2 novembre, les biens ecclésiastiques sont mis à la disposition de la Nation ; le 13 novembre, les communautés doivent déclarer leurs biens mobiliers et immobiliers. Le 13 février 1790, les vœux monastiques sont interdits et les ordres religieux supprimés. En 1792, la République décide la vente des biens nationaux ».

Parties 1 à 4 : les commendes de Louis-René de Rohan. Cette chronique ne dit rien – hélas – de l’investissement personnel de l’abbé commendataire dans chacune d’entre elles. Revenus annuels : Sauxillanges (non mentionné dans l’Almanach), La Chaise Dieu (10 000 livres), Montmajour (20 000), Saint Vaast (40 000). En 1715, Armand-Gaston de Rohan, prince-évêque de Strasbourg, était abbé commendataire de Saint-Vaast ; le revenu annuel était déjà de 40 000 livres.

Partie 1. 1745 (11 ans). Louis-René de Rohan nommé prieur commendataire du monastère de Sauxillanges en Auvergne.

Source : Le prieur clunisien de Saxillanges

« L’histoire de Sauxillanges est liée à la puissante abbaye de Cluny, fondée en 910 par Guillaume le Pieux, duc d’Aquitaine et comte d’Auvergne. Monastère important qui accroît son patrimoine grâce aux donations de l’aristocratie locale : 41 églises, mais aussi champs, vignes et terres forment un important réseau de dépendances religieuses et de revenus agricoles. Le cartulaire est un inestimable recueil de 979 actes, précieuse ressource documentaire sur la vie de la communauté et le réseau clunisien.

L’empreinte monastique. De forme rectangulaire, la place centrale du bourg traduit toute l’emprise du monastère, autrefois bordée des bâtiments des moines, écuries, hôtellerie, infirmerie, dortoir, salle capitulaire, château du prieur. Si l’abbatiale Saint-Pierre et Saint-Paul a disparu, une partie de l’ancien cloître est intégrée dans une propriété privée. La chapelle Notre-Dame du Bois du 15e siècle, conserve des clefs de voûtes aux armes de France, de Cluny et de prieurs de Sauxillanges.

Au pied du monastère, un bief dérive l’eau de la rivière Eau-Mère pour irriguer les jardins, alimenter les moulins fariniers et fournir force motrice à tout un quartier d’artisans, tanneurs, tisserands, qui ont fait la richesse du bourg au 18e siècle ».

Partie 2. Nommé évêque coadjuteur en 1759, le dernier des Rohan reçoit du roi Louis XV, en commende, l’abbaye de La Chaise-Dieu en Auvergne.

Sources : extraits du site de l’Abbaye de la Chaise-Dieu et de l’article de Wikipédia.

« Devenu roi en 1515, François Ier (1494-1547) signe un an plus tard, à Bologne, un concordat avec le Pape Léon X par lequel le roi de France peut nommer les évêques et abbés. Les rois abusent rapidement de cette facilité pour récompenser des proches, en particulier à La Chaise-Dieu. Les abbés nommés par le roi n’étaient pas tous ordonnés. S’ils venaient à La Chaise-Dieu au moins une fois pour prendre possession de leur charge, ils ne s’intéressaient guère à l’abbaye et se faisaient représenter par un vicaire général. Ainsi Henri d’Angoulême, fils naturel d’Henri II, fut abbé de 1562 à 1586.

Le cardinal Richelieu, devenu abbé commendataire de la Chaise-Dieu en 1629, a décidé en 1640 d’attacher les monastères sous la Chaise-Dieu à la Congrégation de Saint-Maur, qu’il avait fait créer en 1618, mais en gardant pareillement l’ancienne communauté, qui était autorisée d’y rester. Il s’agissait d’une réforme liturgique avec ce que les Mauristes ont apporté, à savoir le bréviaire de Saint-Maur approuvé par le pape Paul V et le missel romain tridentin de Pie V.

En même temps, ils entreprenaient de remettre en état l’abbatiale ravagée par les huguenots. Le tombeau du pape Clément VI fut reconstruit au milieu du chœur et le gisant put y être replacé. Le maître-autel, ceux des chapelles latérales ainsi que les retables datent de cette époque

La doctrine du jansénisme apparaît en 1640. L’abbaye devint un foyer d’accueil pour les jansénistes. Elle accueillit notamment Jean Soanen, évêque de Senez, l’un des plus farouches appelants, qui avait été suspendu de ses fonctions épiscopales et que le roi avait contraint à se retirer à La Chaise-Dieu, où il vécut de 1727 à sa mort en 1740 à l’âge de 93 ans.

L’abbé Hyacinthe Serroni fit construire un orgue, qui fut amélioré au début du XVIIIe siècle.

1695. Un incendie a détruit la plupart des bâtiments conventuels. Ils ont été reconstruits aux XVIIe et XVIIIe siècles.

1759. Devenu évêque-coadjuteur de Strasbourg, Louis-René de Rohan reçoit en commende La Chaise-Dieu. Il en devient le dernier abbé.

1785-1786. Il est mêlé à l’affaire du collier de la reine Marie-Antoinette. Valeur estimée de ce collier : 1 600 000 livres payables par tranche en deux ans.

En dépit de l’arrêt du 31 mai 1786 le déchargeant de toute accusation, il est exilé à la Chaise Dieu. En fait, son séjour n’a duré que trois mois et demi. A la Chaise, on ne voulait pas de lui. Dès lors, les moines lui donnent la maison qu’on voit encore près de l’escalier qui mène à l’église.

Arrêté en raison de sa compromission dans l’affaire du collier, il démissionne également de sa charge de grand aumônier. La charge en est transmise le 9 juin 1786 à Louis-Joseph de Montmorency-Laval, évêque de Metz.

1789. L’abbaye de La Chaise-Dieu compte encore une quarantaine de moines à la Révolution. Elle ne lui a pas survécu.

1790. La fermeture de l’abbaye de la Chaise-Dieu se fit sans incident en février 1790. Le dernier prieur, dom Pierre Terrasse, et tous les moines furent relevés de leurs vœux. La plupart se dispersèrent. Dom Pierre Terrasse fut désigné maire. Il veilla à ce que l’Inventaire fut établi en mars 1790 dans le calme. Il organisa la dispersion de l’importante bibliothèque de 5 853 volumes soit à l’évêché de Saint-Flour soit à la municipalité de Brioude. Le 3 mai 1790, jour de la prise de possession du monastère par le corps municipal, il demanda de s’abstenir des fonctions municipales.

1793. Si l’église abbatiale fut relativement protégée par la population de La Chaise-Dieu, en revanche les bâtiments abbatiaux, abandonnés, furent pillés. En 1793, la plupart furent vendus aux enchères à des habitants du pays, dont certains moines rendus à la vie civile.

1801. Le Concordat signé en 1801 par le Premier Consul Bonaparte et le Pape Pie VII permet de rétablir une relative sérénité ».

Partie 3. 1759. Nommé évêque coadjuteur, Louis René  reçoit du roi Louis XV, en commende, l’abbaye de Montmajour en Provence.

Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« L’abbaye Saint-Pierre de Montmajour est une abbaye bénédictine fondée en 948, à environ quatre kilomètres du centre historique d’Arles.

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Louis-René de Rohan, de 45 à 69 ans

Louis-René de Rohan : sa vie de 45 à 69 ans, prince-évêque de Strasbourg de 1779 à 1790, exilé à Ettenheim (pays de Bade) de 1790 à 1803. Source principale de la chronique : extraits de l’article de Wikipédia.

1779 (45 ans). « Louis-René de Rohan est ordonné évêque de Strasbourg le 11 mars. Il devient ainsi prince-évêque, à la mort de son grand-oncle, Louis-Constantin de Rohan-Guéméné (1697-1779) ».

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1779. « Le château de Saverne, d’abord château médiéval, est transformé en résidence princière par Robert de Cotte au XVIIIe siècle.

Il est détruit par un incendie le 8 septembre 1779. Louis-René de Rohan décide de le faire reconstruire en résidence plus fastueuse. Il fait appel à l’architecte Nicolas-Alexandre Salins de Montfort, pour concevoir les plans du nouveau palais ».

1782 (48 ans). Source : Les Rohan, Histoire d’une grande famille, page 98. « Pour les Rohan Rohan, les choses tournent mal à la fin du siècle. Le Prince de Guéméné, criblé de dettes fait une faillite retentissante, dépose le bilan d’une banque qu’il a fondée à Brest, et ruine un grand nombre de ses créanciers. Les Guéméné et les Soubise s’unissent pour tenter de rembourser les dettes selon un plan de liquidation dont ils confient la direction au cardinal René-Louis René de Rohan. Le roi vient à la rescousse en rachetant les droits séculaires de la famille sur le port de Lorient ».

1783 (49 ans). Source : blog Histoire de l’Europe. » Jeanne de Valois Saint-Rémy fait un voyage à Saverne pour rejoindre une amie qui lui présente Louis-René de Rohan. Elle fait appel à lui pour sortir de la misère avec laquelle elle continue de se débattre plus ou moins, puis devient sa maîtresse ».

1784-1786 (50-52 ans). Source : article de Wikipédia. « Arrêté en août 1785 en raison de sa compromission dans l’affaire du collier de la Reine, le prince-évêque doit démissionner de sa charge de grand aumônier. Celle-ci est transmise le 9 juin 1786 à Louis-Joseph de Montmorency-Laval, évêque de Metz.

En dépit de l’arrêt du 31 mai 1786 le déchargeant de toute accusation, le roi exile de Rohan en son abbaye de la Chaise-Dieu.

1788 (54 ans). Ce n’est qu’au bout de trois ans, le 17 mars que le roi l’autorise à retrouver son diocèse de Strasbourg ».

1788. Source : blog Haspres et son histoire. « Par un arrêt du 20 décembre, le conseil d’état établit le séquestre des biens et revenus de la prévôté d’Haspres et place les religieux sous l’autorité et l’administration de Louis Marie Joseph Liger, directeur des économats au département d’Artois.

Cet arrêt ordonne la mise sous scellé des titres, papiers, vases sacrés et effets de la dite prévôté. Il est également spécifié aux religieux ainsi qu’au Cardinal de Rohan alors abbé commendataire de Saint Vaast de ne pas troubler le Sieur Liger dans sa mission d’économe séquestre de la prévôté. Cet arrêt provoque de vives réactions chez les religieux de la prévôté.

Louis XVI appuie son arrêt sur le fait que l’abbaye est de fondation royale transmise par ses ancêtres. Il semble que cet arrêt ait été sollicité par le cardinal de Rohan, qui vise par ce moyen l’augmentation de ses propres revenus. D’ordinaire l’abbé commendataire touche le tiers des revenus de l’abbaye ».

1789 (55 ans). Source : extraits de l’article de Wikipédia. « Le nouveau château et son parc sont pratiquement achevés. L’architecte Nicolas-Alexandre Salins de Montfort n’a pas pu terminer complètement son œuvre puisqu’il a émigré en Allemagne en 1790, pour participer activement à la contre-révolution.

Louis-René est élu député de l’Assemblée nationale aux États Généraux par le clergé de Haguenau-Wissembourg, et à l’Assemblée constituante le 23 juillet. Il refusa la constitution civile du clergé, ne reconnut donc pas comme successeur l’évêque constitutionnel François-Antoine Brendel. Il s’opposa également à l’abolition de la monarchie.

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