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Rennes Université : la désunion

Rennes Université (projet UNIR) : la désunion institutionnalisée. En conclusion de cette chronique : les deux tentatives de regroupement d’établissements, au niveau de la Bretagne (en 2007), puis au niveau de la Bretagne et des Pays de Loire (en 2016) !

David Alis, né le 7 mars 1968, professeur de sciences de gestion, est réélu, en juin 2020, président de l’Université de Rennes 1. pour la mandature 2020-2024. Le président sortant a été réélu au premier tour de scrutin à la majorité absolue des voix (il a recueilli 23 voix, Yvan Lagadeuc 5 voix et 7 administrateurs se sont abstenus).

Entre 2008 et 2016, David Alis a été premier vice-président et vice-président du conseil d’administration de Rennes 1, en charge des ressources humaines depuis 2012. Chronique d’Histoires d’universités relative à la situation financière (1 mars 2017) : Rennes 1 : encore des efforts !

Si le projet UNIR (Université de Rennes) voit le jour en janvier 2023, si David Alis en est élu président et s’il est réélu 4 ans plus tard, il aura alors occupé les plus hautes fonctions administratives dans l’université de Rennes pendant une durée cumulée de 23 ans. En 2031, il aura 63 ans, bénéficiera d’une année sabbatique et pourra partir en retraite.

La loi française permet à un enseignant-chercheur de ne plus l’être durant la seconde partie de sa vie active. Faut-il changer la loi pour ne plus avoir de présidents, élus à l’âge de 40 ans, et qui sont désireux et décidés à l’être à vie ? Ma réponse est : OUI !

Les statuts du projet UNIR n’ont pas encore été votés. Certains Conseils d’administration des établissements, parties prenantes d’UNIR, vont peut-être entrer en résistance. La prétention d’UNIR de réunir sept établissements ne résiste pas aux faits : UNIR institutionnalise la désunion.  

Mercredi 19 janvier 2022, les deux universités et les cinq grandes écoles rennaises ont annoncé la création de l’Université de Rennes, un établissement public expérimental (EPE) qui verra le jour le 1er janvier 2023.

  • l’Université de Rennes 1 se transforme en EPE, ses composantes de formation et de recherche ainsi que ses services deviennent ceux de l’Université de Rennes,
  • l’École nationale supérieure de chimie de Rennes, l’ENS Rennes et Sciences Po Rennes se positionnent comme établissements-composantes au sein de l’EPE et conserveront à ce titre leur personnalité morale et juridique.

A quoi correspond le statut d’établissement-composante ?

  • l’Université Rennes 2, moteur pour l’interdisciplinarité sur le site, souhaite devenir université associée,
  • l’INSA Rennes opte pour le positionnement d’établissement associé,
  • l’EHESP envisage de devenir établissement-composante ou établissement associé de l’EPE et se positionnera d’ici la fin du premier trimestre.

Pour comprendre le constat de la désunion, il faut lire deux dossiers, disponibles sur le site de Rennes 1 : le modèle rennais et le dossier de presse qui l’accompagne.

La désunion, c’est la juxtaposition de cinq types d’établissements. Rennes 1 est seule à demander le statut d’établissement public expérimental (EPE), l’université de Rennes 2 n’étant qu’associée (c’est-à-dire sans aucune obligation réelle). L’échec de la fusion entre les deux universités va donc être gravé dans le marbre de la loi. 14 ans de retard pour UNIR ; les trois universités de Strasbourg n‘ont-elles pas fusionné au début de 2009 ?

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1745 (11 juillet). Siège de Gand

A. Histoire de Gand à l’époque médiévale et moderne. Ville au confluent de la Lys et de l’Escaut (source : article de Wikipédia).

Diaporama de 30 photos (Pierre Dubois, janvier 2018).

Gand au 18ème siècle. Cliquer sur les images pour les agrandir

1500. Jeanne de Castille donna naissance à Charles Quint, futur empereur romain germanique et roi d’Espagne. Quoique natif de Gand, celui-ci prit des mesures brutales pour réprimer la révolte de 1539, exigeant que les notables de la ville défilent pieds nus avec une corde autour du cou : depuis cette époque, les Gantois sont surnommés Stroppendragers, les garrotés.

1678. La ville est prise par Vauban.

B. Guerre de succession d’Autriche. Prise de Gand par les troupes royales françaises (11 juillet 1745)

Source 1. Les deux premières pages de la Relation exacte de la prise de Gand.

Source 2. Citations de l’article de Wikipédia.

« La prise de Gand a lieu le 11 juillet 1745 lorsqu’une armée française de 5 000 hommes placée sous le commandement du comte de Lowendal surprend et capture la ville de Gand aux Pays-Bas autrichiens. La garnison alliée offre une faible résistance et la citadelle se rend le 15 juillet.

Le siège a lieu deux mois après la victoire française à Fontenoy, et la perte de Gand est un nouveau coup dur pour les Alliés. La ville avait été convertie en importante base pour l’armée habsbourgeoise depuis qu’elle avait été mobilisée en 1742. Gand est alors utilisé comme point de ravitaillement et les stocks qui y étaient entreposés étaient à leur niveau maximum.

Un régiment britannique, dans lequel était James Wolfe, quitte la ville peu de temps avant sa chute et échappe de peu à la détention. Une colonne de 4 000 à 5 000 Britanniques, Hanovriens, Hollandais et Autrichiens envoyés en renfort par le duc de Cumberland est battue par les Français à la bataille de Melle et seuls 1 000 hommes parviendront jusqu’à Gand.

La ville est investie par les armées françaises et tombe le 11 juillet. Lowendal ouvre des tranchés et place des sapes sous les murs de la citadelle. Sans plus aucun espoir de recevoir des recevoir des renforts et face à l’armée de Lowendal portée à 15 000 hommes, le moral de la garnison de la citadelle chute rapidement, jusqu’à ce qu’un coup de main du 15 juillet précipite la chute de la place. Quelque 3 000 Alliés sont faits prisonniers ainsi que d’importantes stocks d’armes et de ravitaillement.

L’année suivante (1746), Gand sert de point de départ pour la percée française qui culmine avec le siège de Bruxelles« .

C. Le 18ème siècle, âge d’or de l’architecture civile à Gand, Jean-Jacques Duthoy, Revue du Nord, Année 1971, 211, pp. 681-690.

1789. La ville de Gand est prise aux troupes de l’empereur d’Autriche par les révolutionnaires des États-Belgiques-Unis.

18ème et 19ème siècles. L’industrie textile se remet à prospérer. En 1800, Liévin Bauwens installe la première machine à tisser mécanique sur le continent, à partir de plans copiés en Angleterre.

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1745 (11 mai). Bataille de Fontenoy

A. Jean-Pierre Bois, Fontenoy 1745. Louis XV, arbitre de l’Europe, Collection Campagnes & stratégies, Les grandes batailles, Économica, 1996.

Diaporama de 22 photos : bonnes feuilles de l’ouvrage, portrait de Maurice de Saxe par Quentin de La Tour (1704-1788), gravure Les Illustres Français, Maurice de Saxe, bataille de Fontenoy (Cabinet des estampes et des dessins de Strasbourg).

Cliquer sur les images pour les agrandir

B. Avant la bataille de Fontenoy. Source : citations du site Histoire pour Tous.

6 avril 1745. « Maurice de Saxe (1696-1750) est à Lille, commandant une armée de 100 000 hommes. Il va conquérir d’abord Tournai, ville bien équipée en hôpitaux et à l’infrastructure suffisante pour nourrir et loger les soldats. Le plan de bataille a été élaboré en décembre 1744 et doit débuter au printemps 1745 : concentrer l’armée dans le nord, faire une diversion vers Mons et Charleroi et repartir soudainement vers Tournai et surprendre les Hollandais ».

« Pendant ce temps, le duc de Cumberland (1721-1765) débarque à Ostende à la tête d’une armée de 55 000 hommes composés de Hanovriens, d’Anglais, de Hollandais.

25 avril 1745. 6 000 français se présentent devant Tournai en créant la surprise. Le lendemain le Maréchal de Saxe entame le siège de la ville avec 60 000 hommes.

28 avril 1745. Le duc de Cumberland se décide à marcher vers Tournai : il veut prendre les Français à revers, les pousser vers la ville, et ainsi les battre une fois qu’ils seront pris entre deux feux. De Saxe y avait pensé et s’était organisé en conséquence. Cumberland est mal obéi par ses subalternes, ne se met en action que le 30 à Bruxelles et met neuf jours pour atteindre Tournai.

De Saxe décide que le combat se passera dans la plaine de Fontenoy, hors de portée des canons de Tournai. Il réorganise son armée : 20 000 hommes pour le siège et 40 000 pour affronter les Alliés.

6 mai 1745. Le roi Louis XV quitte Versailles avec le Dauphin et prend la direction de Tournai pour assister à la capitulation de la ville ».

C. Fontenoy, déroulement de la bataille. Source : citations de l’article de Wikipédia.

« La bataille entre les deux armées se déroule le mardi 11 mai 1745 dans la plaine de Fontenoy, située entre Fontenoy, Antoing et Ramecroix, à 7 kilomètres au sud-est de Tournai.

Prévoyant l’arrivée de l’armée alliée, le maréchal de Saxe ordonne de construire des retranchements sur la rive droite de l’Escaut. Dès le 8 mai, le village de Fontenoy est fortifié et deux solides redoutes édifiées près de la corne du bois de Barry ; le 10 mai, trois nouvelles redoutes sont érigées entre Fontenoy et Antoing ».

Plan de la bataille de Fontenoy

Vers 5 heures 30. « La bataille débute le mardi 11 mai par des tirs d’artillerie, ouverts en premier lieu par les Hollandais.

Informé de la présence d’un ouvrage fortifié garni d’artillerie sur la lisière du bois de Barry, le jeune duc de Cumberland ordonne au lieutenant-général Richard Ingoldsby de s’emparer de la position ennemie avec une brigade de quatre régiments d’infanterie. Échec.

9 heures. Les premières attaques de la journée ne débutent que vers les neuf heures du matin. Les troupes hollandaises mènent deux attaques. Elles échouent sous les tirs de la puissante artillerie française. Vers les 10 heures, une seconde attaque, soutenue par des troupes hanovriennes et britanniques, est à nouveau repoussée, forçant les Hollandais à adopter une attitude désormais passive.

Vers 10 heures 30. Le duc de Cumberland ordonne à ses troupes d’attaquer par le nord de Fontenoy. Disposés sur trois lignes, les bataillons Anglo-Hanovriens, groupant quelque 15 à 16.000 hommes, s’avancent vers les positions françaises en remontant un sol légèrement pentu.

Vers les 11 heures. Ils apparaissent face à la première ligne française, après avoir subi de lourdes pertes occasionnées par l’artillerie.

Les troupes britanniques foudroyèrent de leurs tirs nourris les premiers rangs ennemis et les refoulèrent. Une brèche de quelque 250 mètres de largeur s’ouvrit leur permettant de pénétrer dans le périmètre français. La résistance des défenseurs de Fontenoy et des abords de la redoute du bois de Barry, jointe aux charges de la première ligne de cavalerie française, eurent pour conséquence de bloquer l’avance ennemie et forcèrent les britanniques à se réorganiser et à se redéployer sous la forme d’un rectangle fermé sur trois côtés.

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1701-1718. Traités de la Barrière

Traités de la Barrière. Source : citations de l’article de l’Encyclopédie des Gens du monde.

1701 (7 septembre). « Les Provinces-Unies, en concluant avec l’Angleterre et l’Empereur le traité d’alliance offensive appelé la grande alliance, et en déclarant en 1702 la guerre à la France et à l’Espagne (guerre de la succession d’Espagne), voulaient non seulement abaisser Louis XIV, mais surtout obtenir une barrière qui pût les protéger à l’avenir contre un ennemi puissant (art. 5 et 9).

1709 (29 octobre). Dès 1706, on avait essayé de jeter les bases d’un arrangement. Les conférences, plusieurs fois suspendues, furent reprises en 1709, sans que les ministres d’Autriche y fussent appelés ; et le premier traité de la Barrière fut conclu à La Haye en 21 articles, le 29 octobre l709. Les États-Généraux y garantissaient la succession britannique dans la ligne protestante (art. 2), et la Grande-Bretagne, de son côté, leur donnait (art. 6) le droit de tenir garnison dans Nieuport, Furnes, Ypres, Menin, Lille, Tournai, Condé, Valenciennes, le fort Knocke, et dans les villes que l’on pourrait conquérir sur la France. Aucune partie des Pays-Bas espagnols ne pouvait être donnée ou cédée à la France à quelque titre que ce fût (art. 12). Un article séparé promettait aux États, au nom de la Grande-Bretagne, la Haute Gueldre en toute souveraineté, et le droit de tenir garnison dans Liège, Huy et Bonn ».

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1711-1713. « Les négociations qui suivirent entre la France et l’Angleterre, faisaient prévoir une courte durée au traité de l709. En effet, le 30 janvier 1713, il fut conclu à Utrecht, entre la Grande Bretagne et les Provinces-Unies, un deuxième traité de la Barrière, en 16 articles, plus 2 articles séparés. Celui de 1709 y fut aboli et annulé (art. 1); la succession protestante en Angleterre garantie (art. 2). Les États-Généraux obtenaient le droit de tenir garnison dans Furnes, Ypres, Menin, Namur, Tournai, Mons, Charleroi, Gand les forts Knocke, la Perle, Philippe et Damme (art. 4), et de nommer les commandants de ces places (art. 7). On retranchait ainsi de la barrière fixée en 1709, Lille, Condé, Valenciennes. On renouvelait (art. 10) les stipulations relatives à l’exclusion de la France. Par suite des traités d’Utrecht, de Rastadt et de Bade, celui du 30 janvier 1713 devait être modifié » .

1715 (15 novembre). « Pour terminer toutes les difficultés, il fut tenu un congrès à Anvers, sous la médiation de l’Angleterre, qui envoya Cadogan pour la représenter. Les autres plénipotentiaires furent, pour l’empereur Charles VI le comte de Koenigseck, pour les Provinces-Unies le comte de Nechteren, van der Dussen et de Gockinga. Ce troisième traité, en 29 articles, fut signé à Anvers le 15 novembre 1715 ; les États-Généraux y remettaient à l’Empereur les provinces et villes des Pays-Bas, tant celles qui avaient été possédées par Charles II, que celles qui avaient été cédées par la France à la paix d’Utrecht; mais à la condition qu’elles ne pourraient être soumises qu’aux seuls successeurs des états de la maison d’Autriche (art. 1 et 2). L’Empereur accordait aux États-Généraux le droit de tenir garnison dans Namur, Tournai, Menin, Ypres, Furnes, Warneton et le fort Knocke (art. 4).

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SUP privé. Frais de scolarité

Août 2021. Dans la cale 2 de l’île de Nantes, 10ème édition de l’expo de l’École de Design Nantes Atlantique.

Diaporama : 16 photos de l’exposition.

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1 janvier 2022, l’École de Design Nantes Atlantique est labellisée EESPIG. A ce titre, elle contractualise avec l’État : elle bénéficie d’un financement annuel de 587 euros par élève, montant bien inférieur au coût de la formation.

Des frais élevés de scolarité en sont la conséquence inéluctable. Qu’en résulte-t-il du point de vue du recrutement ? Deux possibilités pour les étudiants sélectionnés : avoir des parents qui ont les moyens financiers, emprunter auprès d’une banque. Les bourses obtenues sur critères sociaux ne couvrent le coût des études. Les contrats en alternance ne sont possibles qu’à partir de la 3ème année post-bac.

Octavio Castillo, stage de fin d’études 2020

L’École fournit quelques données pour l’accès à l’emploi de la promotion 2018 de Master : 31 150 euros en brut annuel, un an après l’obtention du diplôme, soit à peine plus de 2 000 euros nets par mois. Combien de temps faudrait-il aux diplômés emprunteurs durant trois à cinq années pour rembourser la banque ? Le crac boursier dû aux emprunts étudiants non remboursés est évoqué depuis quelques années. Les banques limitent leurs risques au maximum.

DN MADE, Diplôme National des Métiers d’Arts et du DEsign, Architecture de l’habitat et aménagement commercial.

Apprentissage et Voie scolaire, Enseigné en français, Nantes / En entreprise

Majeure Espace
Spécialité Architecture de l’habitat et aménagement commercial
Mineure Objet

Diplôme national Bac+3 en design d’espace, 2 années en voie scolaire et 1 année de perfectionnement en apprentissage, ou en voie scolaire en anglais

Nombre de candidats admis : 30

Frais de scolarité

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Forte croissance du SUP privé

Billet d’humeur : débattre. La progression continue de l’enseignement supérieur privé est-elle inexorable et souhaitable ? Les frontières entre SUP public et SUP privé sont-elles en train de s’estomper ? Public ou privé : créés en 2013, les Établissements d’enseignement supérieur privé d’intérêt général (EESPIG : cf partie 3 de cette chronique). Le contexte : Parcoursup 2021 : c’est parti !

Chroniques déjà publiées dans Histoires d’universités. SUP privé 2017-2018 : +2,9%, Progression constante des effectifs étudiants dans l’enseignement supérieur privé de 2000 à 2016.

Chronique à venir : Le financement public et bancaire du SUP privé.

Partie 1. CHAPITRE 6. LES ÉTUDIANTS (source RERS 2021). Les effectifs du supérieur : évolution Indicateur 6.01.

« À la rentrée 2019, on recense 2 725 300 inscriptions d’étudiants dans l’enseignement supérieur en France métropolitaine et dans les DROM, soit une hausse de 1,6 % par rapport à l’an dernier.

L’enseignement privé rassemble 561 100 étudiants en 2019, soit 20,6 % des effectifs du supérieur. À l’exception des rentrées 2014 et 2015, les inscriptions dans l’enseignement privé progressent proportionnellement, depuis 1998, plus rapidement que dans l’enseignement public. Depuis 1998, les inscriptions dans le privé ont doublé tandis qu’elles n’ont augmenté que de 15% dans le public. Entre 2018 et 2019, elles augmentent de 3,8% contre 1,1 % dans les établissements publics.

À la rentrée 2019, le nombre d’étudiants à l’université augmente de 1,3 % (+ 20 500 étudiants), ceci à périmètre constant. En effet, en 2020, de grands ensembles universitaires se sont créés ou modifiés par décrets, en application de l’ordonnance sur les établissements expérimentaux, intégrant, en tant que membres ou composantes, principalement d’autres établissements d’enseignement universitaire et des écoles d’ingénieurs ».

Source. RERS 2021. Cliquer sur les images pour les agrandir

Partie 2. Une croissance dynamique du SUP privé dans les formations d’ingénieurs et les écoles de commerce, gestion et vente.

« Entre 2018 et 2019, les effectifs progressent de 3,0 % dans la filière CPGE et préparations intégrées, mais restent stables en STS. Les inscriptions dans les formations d’ingénieurs (y compris en partenariat) restent très dynamiques (+ 2,1 %), dans le prolongement des années précédentes. La hausse est également très forte (+6,3 %) dans les écoles de commerce, gestion et vente (hors STS, DCG et DSCG) ».

Source : RERS 2021

Partie 3. Création en 2013 de la qualification EESPIG (Établissement d’enseignement supérieur privé d’intérêt général).

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1727. A-G. de Rohan et R. de Cotte

1727. Décision de construire un Palais à Strasbourg, devenue française en 1681. Ce palais, c’est l’affaire du prince-évêque, Armand-Gaston de Rohan (1674-1749), et du premier architecte du Roi, Robert de Cotte (1656-1735).

Source. Cabinet des Estampes et des Dessins de Strasbourg

Source 1. La décision de construire un Palais. Citations de Noblesse & Royautés.

« C’est en 1727 seulement qu’il fut question de construire, dans l’ancienne ville libre du Saint-Empire romain germanique rattachée à la France en 1681, un palais digne du rang qu’occupait, dans l’Alsace désormais province française, un des plus grands seigneurs de son temps : Armand-Gaston-Maximilien de Rohan-Soubise, prince-évêque de Strasbourg depuis1704, et en tant que tel landgrave de Basse-Alsace et prince du Saint-Empire, cardinal depuis 1712, grand aumônier de France en 1713, grand commandeur de l’Ordre du Saint-Esprit.

Armand-Gaston, cinquième fils de François de Rohan (prince de Soubise, lieutenant général des armées du roi) et d’Anne de Rohan-Chabot, laissait volontiers courir la rumeur, rapportée par tous les mémorialistes du temps, d’une liaison de sa mère avec le roi l’année précédant sa naissance, ce qui aurait expliqué la protection exceptionnelle que Louis XIV lui accordait et notamment son accession aux plus hautes charges ecclésiastiques du royaume. Prince avec toute sa famille par la grâce du roi et la beauté de sa mère, c’est ainsi que Saint-Simon résumait la situation.

Ayant obtenu en 1727, par lettres patentes du roi, l’autorisation de prélever un impôt sur les habitants de l’évêché pour la construction du nouveau palais épiscopal, c’est à Robert de Cotte que le cardinal en demanda les plans.

La mission qui incombait à l’architecte était complexe, dans la mesure où il fallait traduire dans la pierre la vocation à la fois ecclésiastique et politique de la fonction du prince-évêque. De par sa situation dans une province française de date assez récente et sa position aux marches du royaume, le palais Rohan se devait de signifier la puissance et le rayonnement artistique français, par-delà le goût très sûr du brillant prélat et homme de cour qu’était Le grand cardinal. Il fallait par ailleurs marquer avec éclat le retour du culte catholique dans une ville où il avait été réduit à la clandestinité depuis plus d’un siècle. Soulignons, enfin, que le palais allait être la résidence du premier prince-évêque français de Strasbourg ».

Source 2. Robert de Cotte, citations d’Archi-Wiki.

« Robert de Cotte architecte français, né en 1656, fils de Charles de Cotte, architecte du roi, et mort le 14 juillet 1735 à Passy, à l’âge de 79 ans.

Il fut l’un des grands architectes français dans la lignée des Mansart. Il sera l’élève de Jules Hardouin-Mansart, avant de devenir son beau-frère (par son mariage avec Catherine Bodin) et son principal collaborateur.

1687 (31 ans). Admis à l’Académie Royale d’Architecture.

1689 (33 ans). Nommé architecte du Roi et départ en Italie pour un voyage d’études.

1699 (43 ans). Nommé directeur de l’Académie Royale d’Architecture, directeur artistique de la manufacture des Gobelins.

1700 (44 ans). Intendant et ordonnateur des bâtiments.

1702 (46 ans). Anobli.

1708 (52 ans). A la mort de Mansart, Premier Architecte du Roi, jouissant à partir de cette époque d’une réputation européenne ».

Robert de Cotte peint par Hyacinthe Rigaud et par Nicolas de Largillière

« En Alsace, il fut le principal initiateur de l’art de cour versaillais et parisien, caractérisé par une solide tradition classique, mais aussi par une certaine concession au goût du jour, à savoir au style rocaille, surtout dans le décor intérieur.

A Strasbourg, il donna des plans pour le collège des Jésuites (non exécutés), pour la transformation du chœur de la cathédrale, pour l’hôtel du Grand Doyenné (l’actuel évêché), pour l’hôtel de Hanau-Lichtenberg (actuel hôtel de ville) et surtout, entre 1727 et 1731, pour son chef d’œuvre en Alsace, le palais épiscopal (palais Rohan), que Joseph Massol exécuta en retouchant certains détails.

Le plan établi par Robert de Cotte est celui des grands hôtels parisiens de l’époque, disposés entre cour et jardin. La construction du palais, sous la direction de Joseph Massol (1706-1771), s’échelonna de 1732 à 1742. Élevés sur un terrain trapézoïdal descendant en pente vers l’Ill depuis la cathédrale, les bâtiments sont disposés autour d’une vaste cour d’honneur ».

Source 3. Construction du Palais Rohan (1732-1742), citations de l’article de Wikipédia. Lire la suite page 2 de la chronique.

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Université de Paris Quartier Latin

Siège de l’Université de Paris : 12 rue de l’école de médecine, au cœur du Quartier latin. « Implantation stratégique au cœur de la capitale qui participe au rayonnement international de l’établissement… Un emplacement idéal, au barycentre des différents campus de l’université… Une vocation universitaire qui remonte à la Révolution française. Ancré au cœur du quartier latin étudiant, un lieu qui est un symbole fort de l’héritage universitaire français ».

Nouveau nom pour l’Université de Paris Quartier Latin, U P Q L ?

U P Q L, un drapeau qui Qlaque dans le vent et qui déploie les aiLes de toutes les énergies.

Changer de nom ? « L’Université de Paris sommée de changer de nom par le Conseil d’État«  (article de Soazig Le Nevé dans Le Monde du 30 décembre 2021). « L’établissement issu de la fusion de deux universités parisiennes (Paris V Descartes et Paris VII Diderot) est en effet accusé d’avoir capté une identification historique et géographique qui remonte au Moyen Age »…

L’université de Paris s’est mal défendue face à ce contentieux. Elle aurait pu dire que le ministère aurait dû contrôler de plus près la rédaction du décret, déposer sa marque auprès de l’Institut de la propriété intellectuelle (INPI), invoquer la banalisation de Paris dans les noms de la plupart des universités franciliennes, exiger un alinéa d’article du décret indiquant précisément quand, pourquoi, et par qui la décision du nom avait été prise.

La Nature se dévoilant devant les Sciences, œuvre d’Ernest Barrias (1841-1905).

Photo de 2011 par Pierre Dubois

Suite de l’article du Monde. « Cet établissement public expérimental (EPE), créé par le décret du 20 mars 2019, a été rappelé à l’ordre par un arrêt du 29 décembre qui annule son décret fondateur. Cette décision clôt juridiquement une bataille pas seulement sémantique tant les questions de noms et de marques sont devenues stratégiques dans l’enseignement supérieur. Exister à l’international est érigé en priorité notamment depuis que le classement de Shanghaï a imposé ses critères, en 2003″.

« La haute juridiction administrative a accédé à la requête de l’université Paris-II Panthéon-Assas, qui avait lancé une procédure en 2019, sitôt créée l’Université de Paris. Le président de Paris-II, à l’époque Guillaume Leyte, contestait la captation d’un nom collectif et d’une identification historique et géographique commune à toutes les universités issues de l’université de Paris.

Université de Paris. Mais quid de Sorbonne Université ? Un recours en contentieux pour captation du nom historique de Collège Robert de Sorbon, créé en 1257 avec l’aide et le soutien de Saint Louis ? C’est peu vraisemblable !

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Rome. 4 adorations des mages

Vœux 2022 : visite virtuelle de musées et d’églises : Art sacré, médiéval et moderne, de Noël à La fuite en Égypte. Suite des chroniques et photos : 63 Adorations des mages.

Quatre adorations des mages à Rome : Sainte-Marie du Trastevere, Sainte-Marie de la Paix, Galerie Doria Pamphilj. Diaporama de 17 photos.

A. Rome. Basilique Sainte-Marie du Trastevere.

« La basilique est l’une des plus anciennes églises de Rome, construite sous le pape Calixte 1er (217-222), avec l’accord de l’empereur Sévère Alexandre, elle fut probablement le premier lieu de culte chrétien officiellement ouvert au public ».

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Pietro Cavallini (1250 – 1330) est un peintre et mosaïste du Trecento. Il travailla à la décoration des plus importantes églises de Rome et de Naples.

« La scène de l’adoration des mages représente la Vierge vêtue d’un vêtement d’un bleu éblouissant, assise sur un trône dans une demeure suggérée par deux colonnes. L’Enfant Dieu, sur les genoux de sa Mère, se penche sur les présents, comme s’il voulait les saisir. Saint Joseph, à la barbe et aux cheveux blancs – montrant ainsi l’homme déjà âgé qu’il était en épousant Marie – se tient modestement à l’arrière.

Les Rois Mages, en habits persans, avec de riches manteaux et des couronnes royales, ploient le genou. A l’arrière-plan, une ville fortifiée représente Jérusalem. L’Étoile qui les a guidés ici se trouve au-dessus de la maison de la Sainte Famille.

Pietro Cavallini s’éloigne de la rigidité des mosaïques byzantines. Le mouvement des personnages est très fluide et la richesse des couleurs n’est pas dominée par le fond d’or.

B. Rome. Santa-Maria della Pace

« Cette petite église est une des œuvres majeures du baroque. Elle est proche de la Place Navone. Elle fut construite sur le site d’une chapelle dédiée à Saint-André-des-Porteurs-d’Eau. Sa construction fut décidée en 1482 par le pape Sixte IV, après le saignement miraculeux en ce lieu d’une icône de la vierge. Elle est attribuée à Baccio Pontelli ».

Adoration des mages (détail ci-dessous) par Baldassare Peruzzi (1481-1536), école florentine.

Le thème de l’Adoration des Mages a été traité à plusieurs reprises par cet artiste. Ch. L. Frommel (Baldassare Peruzzi als Maler und Zeichner, Vienne, 1967-1968, n° 45, p. 85) met en rapport un dessin du Louvre avec les fresques de la Cappella Ponzetti dans l’église de Santa Maria della Pace.

C. Rome, Galerie Doria Pamphilj.

Le bâtiment remonte au XVIe siècle. Il appartient à l’origine au cardinal Fazio Santoro, avant de passer aux Della Rovere puis, au début du XVIIe siècle, au cardinal Pietro Aldobrandini. Le palais fait ensuite partie de la dot d’Olimpia Aldobrandini. En 1647, celle-ci, veuve de Paolo Borghèse, épouse le prince Camillo Pamphilj, neveu du pape Innocent X et lui apporte l’actuel palais, qui fait toujours partie du patrimoine Pamphilj au XXIe siècle.

L’adoration des mages (détail ci-dessous) par Francesco Albani

« Né à Bologne en 1578, d’un marchand de soieries, et mort en 1660, ce peintre débuta dans sa ville natale avec le maniériste Denis Calvaert.

Vers 1595. Il rejoint l’Académie des Incamminati fondée par les Carrache.

En 1601, il est à Rome où il assiste Annibal Carraci dans quelques-unes de ses œuvres importantes telles les fresques de Saint-Jacques-des-Espagnols et les lunettes Aldobrandini de la Galerie Doria-Pamphilj.

Il fait la rencontre de Guido Reni et du Dominiquin avec qui il travaille à San Domenico (Mystères du Rosaire).

En 1614, de retour à Bologne, il y travaillera de façon pratiquement ininterrompue, exécutant des retables pour les églises de la ville.

Il a traité autant de sujets mythologiques et allégoriques que de sujets pieux, et il a écrit sur son art. Il a peint dans un style classique gracieux des compositions mythologiques ou allégoriques privilégiant les formats ronds ou ovales. Son style léger, caractérisé par la présence de nymphes et de putti, jeunes angelots nus, souriants dans des paysages idéaux, inspira jusqu’aux peintres du XVIIIe siècle ».

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Paris Cluny. 6 adorations des mages

« L’histoire de l’hôtel de Cluny et la fondation du musée au 19e siècle sont intimement liées à la famille Du Sommerard. Conseiller-maître à la Cour des comptes, Alexandre Du Sommerard (1779-1842) compte parmi les amateurs de cette première moitié du 19e siècle qui suscitèrent un nouvel intérêt pour la période médiévale. Il réunit une vaste collection consacrée aux arts du Moyen Âge et s’installe en 1832 dans une partie de l’hôtel. Après sa mort, l’État acquiert en 1843 l’hôtel de Cluny et ses collections, riches de près de 1 500 objets. La même année, la Ville de Paris cède à l’État les thermes gallo-romains et le dépôt lapidaire qu’il contenait, dont le Pilier des nautes.

Durant la même décennie 1830, l’architecte Albert Lenoir (1801-1891) propose d’installer dans le palais des thermes et dans l’hôtel de Cluny un « musée d’antiquités nationales » ou « musée d’art français », préservant les bâtiments et s’inscrivant dans la lignée du musée des Monuments français (1795 – 1816). Responsable de la restauration des thermes dès 1838, de celle de l’hôtel de Cluny à partir de 1843, Albert Lenoir dégage les bâtiments antiques des ajouts postérieurs ».

Dans le musée de Cluny, six œuvres évoquant les rois mages.

Diaporama de 23 photos (dont 4 captures d’écran).

A. Plaque de l’Adoration des mages, 4e quart du 12e siècle. Source de la citation : Musée de Cluny.

« Cette plaque de l’adoration des mages était un élément d’un retable posé sur l’autel majeur de l’église abbatiale de Grandmont. Elle provient du foyer de Limoges, grand centre de production d’émaux sur cuivre selon la technique du champlevé.

A l’origine d’une abondante production, parfois en série, les ateliers limousins ont également créé des objets uniques dont cette Adoration des mages aux couleurs éclatantes, où les personnages émaillés contrastent avec le Christ, en réserve ».

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B. Châsse de l’Adoration des mages, 4e quart du 12e siècle / 1er quart du 13e siècle. Source de la citation: Musée de Cluny

« Ce coffret destiné à abriter des reliques est un bel exemple des créations des artistes de Limoges, à l’apogée de leur art.

Création rare, évocatrice et raffinée par son iconographie, précieuse et chatoyante par le travail des émaux, elle se distingue par un dynamisme particulier. Sur le toit les Rois mages et les chevaux en cuivre doré, gravés et ciselés, avec têtes appliquées en demi-relief, semblent engagés dans une course allègre ; sur le flanc, leur procession devant la Vierge et l’Enfant est calme et majestueuse ».

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