Archives de Catégorie: E. Médecine Pharmacie

1787, Metz. Un polar historique

L’Abbé Grégoire s’en mêle par Anne Villemin-Sicherman, Éditions 10-18, Grands détectives, 2018  (juin 2020 pour l’édition de poche), 616 pages.

Biographie de l’auteur sur Wikipédia et sur son site personnel. Anne Villemin Sicherman, née en février 1951 à Pont-à-Mousson, est un écrivain français. Elle est l’auteur d’une série de romans policiers historiques dont l’intrigue se déroule essentiellement à Metz, à la fin du XVIIIe siècle.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Son avant dernier roman, L’Abbé Grégoire s’en mêle a été récompensé en 2019 par le prix Historia du roman policier historique, et le dernier, Rumeur 1789 par le prix Littré du roman. Quatre autres romans les ont précédés depuis 2017.

Le roman, dont l’action se déroule essentiellement entre le 20 avril et le 31 mai 1787, met en scène des personnages de fiction et dix figures historiques. Leurs chemins s’entrecroisent, au plus grand plaisir du lecteur, curieux d’en connaître davantage sur les personnages réels. Aujourd’hui, vu la richesse de la toile qui permet de vérifier les informations, je pense que le roman historique bien fait peut devenir un outil pédagogique performant pour les élèves et les étudiants.

Le héros du roman est un personnage de fiction.  Augustin Duroch est vétérinaire à Metz et fait fonction de médecin légiste quand il s’agit d’enquêter sur des morts suspectes et quand le lieutenant de police Camus ne parvient pas à régler l’énigme. Choix intéressant car l’auteur était-elle-même médecin au cours de sa vie professionnelle.

L’action se déroulant principalement à Metz, l’auteur, Anne Villemin-Sicherman, donne un plan de la ville, localisant les édifices réels mentionnés dans le roman.

Bonnes feuilles. Page 13, 1ère page du chapitre 1. Vendredi 20 avril 1787, sur la route de Paris à Strasbourg.

Poster un commentaire

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), E. Arts Lettres Langues, E. Médecine Pharmacie

1749. 1ère variolisation à Genève

Se faire ou non vacciner contre le Covid 19 ? Les débats et les polémiques ne datent pas d’aujourd’hui. A Genève au 18ème siècle, – Suisse oblige -, les banquiers ont inventé un système de rentes viagères, limitant les risques financiers de la variolisation des enfants et intitulé Les Immortelles.

Bonnes feuilles de l’article d’Alexandre Wenger, “De petites considérations doivent-elles arrêter lorsqu’il s’agit d’un grand intérêt général ? L’inoculation à Genève au XVIIIe siècle », Canadian Bulletin of Medical History. Bulletin canadien d’histoire de la médecine, vol. 21/1, 2004, p. 103-120.

Introduction de l’article d’Alexandre Wenger

Cliquer sur les images pour les agrandir

Commentaires fermés sur 1749. 1ère variolisation à Genève

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, D. Suisse, E. Médecine Pharmacie, Non classé

1765. Encyclopédie, Manustupration

Gilles Barroux. La médecine de l’encyclopédie, CNRS Éditions, 2016, 279 pages, table des matières. Compte-rendu du livre par Adrien Paschoud.

1765. Parution du Livre X de l’Encyclopédie. Dans son livre, Gilles Barroux consacre un développement à : Le physique et le moral : passion, folie et sexualité. Il illustre sexualité par l’article Manustupration (pages 51-54 du livre X). Son auteur est non pas un théologien, mais, semble-t-il, un médecin. Il critique violemment la masturbation car elle provoque une multitude de maladies qui peuvent conduire à la mort. De larges extraits sont cités page 3 de cette chronique.

Pourquoi l’article Manustupration figure-t-il dans l’Encyclopédie ? Passe encore s’il avait été publié dans un livre de morale ou dans un catéchisme, mais pas dans un Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers ! Rien de scientifique dans le texte. Une gifle pour les progrès de la médecine dans la seconde moitié du 18ème.

Depuis 1750 (publication des premiers livres) et encore au début des années 1760, les encyclopédistes – on les appelle les philosophes – ont obtenu des privilèges royaux pour leur œuvre colossale. Et pourtant ils sont anti-religieux, voire même athées. Ils se félicitent ainsi de l’expulsion des Jésuites et de la suppression de leur Ordre.

  • 1762. Expulsion des Jésuites. « Défiant le roi, le parlement de Paris, le 6 août 1762, déclare que la Compagnie de Jésus « nuit à l’ordre civil, viole la loi naturelle, détruit la religion et la moralité, corrompt la jeunesse » et la bannit de France. Certains parlements régionaux (comme celui de Flandre) refusent d’emboiter le pas ; la plupart temporisent. Le roi, de nouveau, obtient un délai, mais doit finalement s’incliner tout en mitigeant les mesures prises. En novembre 1764, Louis XV édicte ce qui devient la mesure pour toute la France : son édit royal entérine l’expulsion des Jésuites. La Compagnie de Jésus est proscrite en France, et ses biens sont confisqués. .. Une alliance de circonstance entre jansénistes, gallicans et philosophes des Lumières a raison des jésuites. En 1761, dans une lettre à Voltaire, D’Alembert écrit : « Que la canaille janséniste nous débarrasse des polissons jésuites. Ne fais rien pour empêcher que ces araignées se dévorent les unes les autres ». En 1763 il triomphe : « Les jésuites étaient les troupes régulières et disciplinées luttant sous l’étendard de la Superstition ».

La situation se retourne très rapidement contre les philosophes. Ils passent d’une position de force à une position de faiblesse. En quoi et pourquoi ?

  • 1762-1765. Les volumes 8 à 17 de l’encyclopédie paraissent, sans privilège et sous une adresse étrangère.
  • 1764. Diderot découvre la censure exercée par Le Breton lui-même sur les textes de l’Encyclopédie.
  • 1765. Diderot achève le travail de rédaction et de supervision, avec une certaine amertume, même si, en mars, Catherine II de Russie lui achète sa bibliothèque.

Commentaires fermés sur 1765. Encyclopédie, Manustupration

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, D. Suisse, E. Médecine Pharmacie, E. Sciences, E. Sciences humaines et sociales

1793. Table rase en Médecine

La médecine sous la Révolution (1789-1799). Source des citations de la chronique : site Medarus, Portraits de Médecins, La Médecine au 17ème et 18ème siècles.

« La Révolution allait faire table rase, mais seulement après avoir vainement tenté de réformer les vieilles méthodes et de les adapter au goût du jour. L’homme qui fut chargé de présenter un rapport sur la nécessité de réorganiser l’enseignement de la médecine en France s’appelait Félix Vicq d’Azyr, Membre de l’Académie française et de l’Académie des Sciences, professeur d’anatomie comparée à la Faculté de Paris.

Suppression des corporations, congrégations et confréries

La Loi Le Chapelier, promulguée en France le 17 juin 1791, supprime pour un siècle toute association professionnelle en France. Cette loi suit  le Décret d’Allarde des 2 et 7 mars 1791, qui abolit toute corporation ou jurande (groupement professionnel).

L’Assemblée Législative par la Loi du 18 août 1792 supprime les congrégations séculières (religieuses y compris enseignantes : universités, facultés, Sociétés médicales…)  et les confréries. La faculté de médecine est supprimée, mais celle-ci n’avait plus reçu de docteur depuis 1785, totalement dépassée par l’école de chirurgie.

Fermeture des Facultés et Académie

Le décret du 8 août 1793 (20 thermidor an I), la Convention nationale votait « Toutes les Académies et sociétés littéraires, patentées ou dotées par la nation, sont supprimées ». C’était le premier pas dans la voie nouvelle.

Le 15 septembre 1793, un décret de la Convention nationale décrétait la dissolution et la fermeture des facultés et organisations enseignantes. Toutes les Facultés de Médecine, Collège de Chirurgie et un Collège de Pharmacie disparaissent ainsi que l’Académie de Chirurgie et la société Royale de Médecine.

Le vieil édifice universitaire s’effondrait. La médecine, comme les autres professions, échappait ainsi à tout contrôle, l’exercice de la médecine devient libre, et peut, désormais, être exercée sans qu’il soit nécessaire d’avoir fait des études médicales ou de posséder un diplôme. La convention nationale fit la partie belle aux médecins improvisés ou peu scrupuleux. Une telle situation ne pouvait qu’engendrer l’anarchie… Les responsables de la santé publique (Cabanis, de Pinel, de Guillotin et de Fourcroy) comprirent l’urgence d’agir ».

Commentaires fermés sur 1793. Table rase en Médecine

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, AH. Histoire 19-20èmes siècles, E. Médecine Pharmacie

Desault, chirurgien (1738-1795)

Source : citations de l’article de Wikipédia. Pierre-Joseph Desault, né le 6 février 1738 et mort le 1er juin 1795, est un chirurgien et anatomiste français. Maitre des Bichat, des Dupuytren, des Larrey, des Chopart, Desault a été, à proprement parler, l’initiateur et le fondateur de l’école chirurgicale du XIXe siècle.

1766 (28 ans). « Les connaissances qu’il avait acquises lui ont permis d’ouvrir, à l’âge de vingt-huit ans, un enseignement public, suivi par plus de 300 élèves, d’anatomie en hiver et de chirurgie en été, enseignant l’anatomie sur des cadavres et non plus sur les planches murales ou sur des pièces de cire. Ce succès a monté contre lui les professeurs de la faculté et la confrérie des chirurgiens de Saint-Côme, mécontents de voir leurs écoles désertées au profit d’un jeune homme à peine sorti de l’école. Ils ont usé du droit que leur donnait le règlement pour lui interdire de faire des cours, qu’il a alors dû continuer sous le nom d’un médecin célèbre. Il a fallu l’appui de Antoine Louis et La Martinière, alors chefs de la chirurgie.

1776 (38 ans). Desault aspirait, après dix années de professorat, au poste de professeur à l’école pratique, mais il lui fallait au préalable être reçu membre de l’Académie Royale de chirurgie, ce que ne lui permettaient pas ses ressources. Le Collège a accepté de faire une exception, et le recevoir, sous la condition d’acquitter, aussitôt que possible, la somme exigée par le règlement. Louis, à la bourse duquel il a pareillement dû recourir, pour solder les frais de réception au collège des chirurgiens de Saint-Côme, a présidé sa thèse sur les calculs biliaires, proposant d’aplatir la concavité du gorgeret, pour le modifier de manière à rendre l’instrument le plus commode pour l’opération de la taille.

1782 (44 ans). Il monte en grade, chirurgien chef de l’Hôpital de la Charité,

1788 (50 ans). Promu chirurgien chef de l’Hôtel-Dieu, le plus vaste et le plus renommé de tous les hôpitaux de Paris, pour succéder à Ferrand et Moreau. C’est là qu’il a créé la clinique chirurgicale;

1791 (53 ans). Au moment où survient la Révolution française, il est acclamé comme « le premier chirurgien d’Europe ». En 1791, il a lancé un Journal de chirurgie, qui a duré jusqu’à 1794, dans lequel il n’a jamais écrit, mais qui exposait, au travers d’articles rédigé par ses élèves, sa doctrine, ses leçons sur les maladies des voies urinaires et les observations intéressantes recueillies à la clinique de l’Hôtel-Dieu.

Commentaires fermés sur Desault, chirurgien (1738-1795)

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, C. Ile-de-France, E. Médecine Pharmacie

1779. L’épidémie de dysenterie

Définition de la dysenterie. C’est une diarrhée accompagnée de sang et/ou de mucus, et potentiellement mortelle. Cette maladie est fréquente lorsque les conditions sanitaires sont insuffisantes, en particulier lorsque les aliments et l’eau ne sont pas propres. De manière générale, la prévention passe par l’amélioration des conditions d’hygiène.

L’épidémie de dysenterie de 1779, pages 175 à 182 du livre de François Lebrun, Se soigner autrefois. Médecins, saints et sorciers aux 17e et 18e siècles, Temps actuels, 1983. Cliquer ici pour accéder à l’intégralité des huit pages.

Résumé. Le nombre des victimes de l’épidémie de dysenterie de 1779 n’est pas comparable à celui des grandes épidémies pesteuses du 17ème siècle. Il est cependant le plus important observé entre la peste de 1720 et le choléra de 1832.

L’épidémie de 1779 a été particulièrement importante dans certaines régions : la Bretagne, le Maine, l’Aunis, la Saintonge, la Normandie, la Picardie et les Flandres… elle n’a été que sporadique dans les provinces méridionales et dans toutes les villes, mêmes celles des provinces les plus maltraitées.

Dès le mois d’octobre et après enquête, Vicq d’Azyr, secrétaire de la Société Royale de Médecine, diagnostique la dysenterie.

Les symptômes observés : fort cours de ventre avec tranchées violentes et ténesmes très douloureux, matières glaireuses et sanguinolentes devenant purulentes, puis vermineuses, vomissements continuels avec hoquet, fièvre accompagnée de sueurs froides. Dans les premiers temps de l’épidémie, l’issue fatale survient souvent au bout de quelques jours.

Circonstance qui a favorisé la diffusion rapide de la dysenterie à partir de certains des foyers initiaux : les déplacements de troupes  convergeant vers la  Bretagne nord aux fins de débarquer en Angleterre pour  limiter l’envoi  de renforts en Amérique, dans le cadre de ce qui sera appelé la Guerre d’indépendance des colons anglais, soutenue par la France… La tentative de débarquement fut abandonnée en septembre à cause du constant mauvais temps sur la Manche, du retard de l’escadre espagnole alliée, de l’état sanitaire déplorable des troupes de terre et des marins décimés…

La tâche des médecins qui arrivent de toutes les villes du Nord-Ouest est immense. Que peuvent-ils faire ? L’épidémie est fille de la misère, non pas la misère exceptionnelle résultant d’une année de cherté (1779 est une année de bonne récolte céréalière), mais la misère structurelle résultat du sous-développement matériel et culturel de la plus grande partie des campagnes de l’Ouest…

Commentaires fermés sur 1779. L’épidémie de dysenterie

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, C. Bretagne Normandie, E. Médecine Pharmacie

1778. Le rob antisyphilitique

Deux articles sur le rob antisyphilitique, autorisé en septembre 1778. Le premier de 1923, le second de 2012. Le rob connaîtra une longue vie : 150 ans.

Maurice Bouvet, Un remède secret du XVIIIe siècle : le rob Boyveau-Laffecteur, Revue d’Histoire de la Pharmacie, Année 1923, 39, pp. 264-272.

Jacques Chevallier, Giraudeau de Saint-Gervais, la syphilis et le rob de Laffecteur, histoire des Sciences Médicales, Tome XLVI, n°4, 2012.

Bonnes feuilles de l’article de 1923

Bonnes feuilles de l’article de 2012. Giraudeau de Saint-Gervais, la syphilis et le rob de Laffecteur.

« Le plus célèbre remède, celui qui a connu le plus de succès sur une très longue période et dans le monde entier, fut le rob antisyphilitique de Boyveau-Laffecteur.

1 commentaire

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, AH. Histoire 19-20èmes siècles, E. Médecine Pharmacie

1778. Société Royale de Médecine

Louis XV meurt le 10 mai 1774. Lui succède son petit-fils le plus âgé, qui prend le nom de Louis XVI. Celui-ci, né le 23 août 1754, n’a pas vingt ans.

En matière de santé publique, Louis XVI poursuit les efforts menés sous Louis XV contre les épidémies, en accentuant le pilotage et le contrôle central. Source des citations ci-dessous : François Lebrun, Médecins, saints et sorciers aux 17ème et 18ème siècles, Temps actuels, 1983, pages 171 et 172.

  • 1776. Le roi demande à l’anatomiste Vicq d’Azyr (28 ans) de faire une enquête dans les régions les plus touchées et d’en communiquer les résultats à son Premier médecin, Lassone.
  • Les médecins auprès de chaque intendant demeurent isolés et ne peuvent unir leurs efforts pour enrayer les maladies.
  • Lassone propose la création d’une commission nationale chargée de correspondre avec les médecins du royaume. L’idée d’une telle commission date de 1732 ; elle ne fut pas créée car elle fit l’objet d’une violente opposition de la faculté de Médecine de Paris.
  • Le 29 avril 1776, un arrêt du Conseil du Roi crée une commission de huit membres ; le 29 juillet, le nombre est porté à quatorze. Lassone est président et Vicq d’Azyr commissaire général. Le Contrôleur Général des Finances (Turgot de 1774 au 13 mai 1776) veut faire de la commission un rouage gouvernemental.
  • Les commissaires peuvent être envoyés en province, en cas d’épidémie en particulier. Ils doivent se réunir chaque semaine pour répondre aux demandes de renseignements.
  • La Faculté de médecine de Paris tente de réduire la commission à l’impuissance. En vain.
  • Lettres patentes du 28 août 1778. La commission est remplacée par la Société Royale de Médecine, installée au Louvre.
Trois figures allégoriques (le zèle du bien public, l’observation et l’étude) contemplent le portrait de Louis XVI, fondateur et protecteur de la Société Royale de Médecine. Source Wikipédia

Commentaires fermés sur 1778. Société Royale de Médecine

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, C. Ile-de-France, E. Droit et Sciences politiques, E. Médecine Pharmacie

Helvétius et les remèdes du Roi

Les épidémies demeurent nombreuses au 18ème siècle, mais une politique nationale de santé publique se dessine. Une organisation est mise en place pour accélérer la circulation des informations, des décisions et des remèdes. A la base, un système d’observation décentralisé sur le territoire : faits observés par les médecins de campagne (peu nombreux) et surtout les curés de paroisse. Collecte et traitement des données par les intendants des Généralités, ceux-ci assurant la transmission vers le haut : Faculté de médecine (puis dans la 2nde partie du siècle, vers la Société Royale de Médecine), Contrôle Général des finances, tel ou tel Conseil du Roi.

A. Une gestion en boucle : de la Cour au territoire, du territoire à la Cour

Cette organisation de bas en haut est bien sûr doublée d’une organisation de haut en bas. Un de ses aspects est l’envoi de « valises » contenant les remèdes dits d’Helvétius. Leur nombre ira croissant au fil du siècle. Dès le 18ème siècle, la France a cherché à combiner une gestion centralisée et une gestion décentralisée des crises épidémiques.

  • Conseil du roi. Arrêts en commandement (1721-1722)
  • « Pour organiser la lutte contre l’épidémie de peste qui, née à Marseille, ravagea la Provence à partir de la fin de l’été 1720peste qui, née à Marseille, ravagea la Provence à partir de la fin de l’été 1720, le Régent créa en janvier 1721 un bureau, puis Conseil de Santé, qu’il laissa présider par le chancelier ou le garde des sceaux, mais dont les délibérations lui étaient soumises. C’est là que fut concertée l’action énergique grâce à laquelle la peste, qui menaçait au départ la France tout entière et les états voisins, fut cantonnée dans le Midi provençal, où elle s’éteignit à la fin de 1722.
  • Le Conseil de Régence se trouvait ainsi concurrencé par la résurgence des anciens Conseils de Louis XIV et par l’apparition de Conseils nouveaux. Aussi son rôle devint-il de plus en plus effacé : il ne tenait plus qu’une séance par semaine, le dimanche, consacrée presque exclusivement à la diplomatie ».

B. Les remèdes d’Helvétius, diffusion de 1710 à 1770. Pages 171 et 172 du livre de François Lebrun, Médecins, saints et sorciers aux 17éme et 18ème siècles, Temps actuels, 1983.

Pour en savoir plus. Jean Hossard, Les remèdes du Roi et l’organisation sanitaire rurale au XVIIIe siècle, Revue d’Histoire de la Pharmacie, Année 1975, 226, pp. 465-472, Fait partie d’un numéro thématique : Communications du congrès international d’histoire de la pharmacie de Paris (24-29 septembre 1973).

Commentaires fermés sur Helvétius et les remèdes du Roi

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, AF. Histoire 16-17èmes siècles, E. Médecine Pharmacie, E. Sciences, E. Sciences humaines et sociales

18ème siècle. Médecine et Noblesse

 Guy Chaussinand-Nogaret, Nobles médecins et médecins de cour au XVIIIe siècle, Annales, Année 1977, 32-5, pp. 851-857. Fait partie d’un numéro thématique : Médecins, médecine et société en France aux XVIIIe et XIXe Siècles. Deux extraits de l’article.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Premier médecin du roi.

« C’est le chef de tous les officiers de santé au service du monarque. Il a l’autorité suprême pour l’organisation de la médecine dans tout le royaume.

Il entre tous les jours dans la chambre du roi pendant que celui-ci est encore au lit.

Le Premier médecin cumule en outre les charges de surintendant des eaux minérales et des fontaines du royaume, aux vertus thérapeutiques, de surintendant du Jardin royal des plantes médicinales, à Paris, et de contrôleur des remèdes secrets, c’est-à-dire de la sécurité des médicaments dont la composition est gardée jalousement par son inventeur, faute de brevets. Ces charges sont essentielles pour dénoncer les charlatans…

Sous Louis XIV, le premier médecin touche quarante-cinq mille livres par an, et ne paye pas d’impôts. À cela s’ajoutent les honoraires pour des consultations prises en dehors de la charge royale.

La charge de premier médecin assure aux descendants une noblesse. Le premier médecin a un brevet de conseiller d’État.

Commentaires fermés sur 18ème siècle. Médecine et Noblesse

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, E. Médecine Pharmacie