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Strasbourg. Hôtel de l’Épine (1737)

A. La rue de l’Épine (ou Dornesgasse). Source : extraits de l’article des Maisons de Strasbourg. « La rue est citée sous son nom actuel dès le XIII° siècle (1266), Dornesgasse, strata quæ dicitur zume Dorne« .

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« Parallèle à la rue des Tonneliers, elle fait partie de ces nombreuses rues qui font communiquer les principales voies orientées d’est en ouest, en prolongeant la rue de la Lanterne et celle du Miroir à partir du croisement avec la rue des Serruriers. Elle aboutit dans la rue de l’Ail où la rue de l’Ecurie la prolonge jusqu’à la Halle (ancienne Douane). Sa proximité avec le centre politique (hôtel de Ville, ancienne Pfalz puis Neubau) en a fait le domicile de familles dirigeantes de la cité ».

B. L’Hôtel de l’Épine, au n°9. Source : Archiwiki.

« La maison primitive a donné son nom à la rue toute entière : il lui vient de la famille Dorn (citée en 1261) dite aussi Spina (1270), propriétaire jusqu’en 1281. L’édifice doit avoir été reconstruit en 1559.

Ensuite l’hôtel passa à la famille Schubart (riches négociants en draps, tissus et soierie) qui l’acquiert en 1735.

Construction du nouvel Hôtel, en 1737 : maçon Karl Hisky, sous la direction de Jean-Pierre Pflug. (1675-1748).

Biographie de Pflug, « maître maçon (1713), architecte de la ville de Strasbourg (1726), architecte de l’abbaye de Marmoutier. Fils de Jean-Pierre Pflug, François-Pierre Pflug succède en 1749 à son père dans la charge d’architecte de la ville de Strasbourg ».

Réalisations de Pflug qui ont fait l’objet d’une chronique de ce blog.

Description de l‘Hôtel de l’Épine. Ordonnance classique rehaussée d’un décor rocaille.

Portail baroque et rocaille, surmonté d’un cartouche rocaille qui fait le lien avec le fronton. Les pilastres sont géminés.

On peut lire l’inscription dans le cartouche L’EPINE Zum Dorn du nom de la famille qui habitait cet hôtel.

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Claude Bourgelat fonde l’hippiatrique

Chroniques sur l’Histoire de la médecine au 18ème siècle.

L’hippiatrique fondée par Claude Bourgelat (source principale de la biographie : extraits de l’article de Wikipédia). Celui-ci est né le 27 mars 1712 à Lyon et est mort le 3 janvier 1779 à Paris à l’âge de 67 ans.

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« Il est le précurseur de l’institutionnalisation de l’enseignement vétérinaire, à travers la fondation des deux premières écoles vétérinaires du monde, qu’il a impulsées à Lyon en 1761, puis à Maisons-Alfort en 1765. On peut également le regarder comme le fondateur de l’Hippiatrique en France (définition de l’Encyclopédie). Chronique à suivre : autres sources en ligne sur ces deux écoles)

1719. Le père de Claude Bourgelat est un riche commerçant qui partage ses activités entre Lyon, où son élection à l’échevinage le fait accéder à la noblesse, et Livourne en Italie. Après son décès en 1719, Claude voit l’aisance matérielle s’amenuiser et l’ambiance familiale se dégrader au fil des procès autour de l’héritage. Bourgelat démarre donc sa vie d’adulte avec très peu de moyens.

Entre 1724 et 1729. Il sert dans la troupe des mousquetaires.

1730-1740. On le retrouve à Lyon où il tient un cabinet d’avocat. Il plaide des affaires pour la haute bourgeoisie et la noblesse lyonnaise. Les relations qu’il se crée alors dans cette sphère du pouvoir local lui serviront pour la réalisation de ses ambitions professionnelles.

1740. Le 29 juillet, Bourgelat obtient le brevet d’Écuyer du roi tenant l’Académie d’équitation de Lyon. Il occupe cette fonction de 1740 à 1765.

1744. A l’âge de 32 ans, il publie son premier ouvrage, Le Nouveau Newcastle. Ce traité d’équitation qui présente une nouvelle approche de l’art équestre lui vaut une notoriété considérable dans l’Europe entière.

À l’occasion de la rédaction de ce livre, Bourgelat remarque des anomalies dans les descriptions antérieures de la biomécanique du cheval. Il les attribue à des erreurs dans les connaissances anatomiques de l’époque. Il décide alors de se consacrer à des recherches dans ce domaine et réclame, pour ce faire, la collaboration des chirurgiens humains exerçant à l’Hôtel-Dieu. Claude Pouteau et Jean-Baptiste Charmetton, professeurs au collège de chirurgie de Lyon répondent avec intérêt et enthousiasme à sa demande.

À la faveur de cette collaboration avec les médecins de l’homme, l’Écuyer a trois révélations :

  •  la différence entre la démarche empirique et le raisonnement scientifique,
  •  la similitude entre la machine humaine et la machine animale,
  •  l’opportunité de créer le métier de médecin des animaux.

1750. Ainsi, Bourgelat se transforme en auteur scientifique. En 1750, il publie le tome I des Éléments d’hippiatrique. La conception du plan de cet ouvrage englobe toutes les notions d’anatomie, de physiologie, de pathologie, d’hygiène, de thérapeutique voire de zootechnie y compris la visite d’achat du cheval. L’auteur les aborde avec un esprit qui fait appel à l’expérience, à l’observation, au raisonnement, à l’analyse et à la déduction. Il s’agit d’une méthode novatrice qui repousse résolument l’empirisme et ses recettes.

1752. Bourgelat a 40 ans et est nommé correspondant de l’Académie des sciences de Paris. C’est la reconnaissance de sa valeur scientifique et de sa qualité de savant du siècle des Lumières.

L’arrivée à Lyon en 1754 d’Henri Léonard Bertin est une providence pour Bourgelat. Ce jeune haut fonctionnaire vient y exercer les fonctions d’intendant de la Généralité. Les deux hommes se lient rapidement d’une profonde amitié qui survivra au départ de Bertin pour la capitale lorsqu’il est nommé trois ans plus tard lieutenant général de police. Très vite admis à la Cour, il poursuivra sa brillante carrière en devenant contrôleur général des finances en 1763. Mais il n’attend pas cette haute promotion pour réussir à convaincre le roi Louis XV de l’intérêt, pour l’économie rurale du royaume, de créer une profession qui pourrait lutter contre les épizooties affectant le bétail.

1754-1757. Ami de d’Alembert, Bourgelat est choisi comme Collaborateur de l’Encyclopédie (environ 235 articles signés dans les tomes V, VI et VII). Il écrit plus de la moitié du contenu de l’Encyclopédie en matière d’équitation, de médecine et de chirurgie vétérinaire.

1760. Bourgelat est nommé Inspecteur de la Librairie à Lyon. Il le demeure jusqu’en juillet 1764. Source : Pol Jeanjot-Emery, Bourgelat en dehors des écoles vétérinaires. Les étapes de la célébrité. Extrait de SFHMSV.

« Un poste d’Inspecteur de la Librairie existait à Paris sous l’autorité de De Malesherbes. L’Inspecteur de la Librairie de Lyon sera en quelque sorte le délégué de De Malesherbes dans cette ville. Il est chargé de s’opposer aux fraudes nombreuses qui s’y commettent dans le commerce de l’imprimerie. C’est d’abord lui qui désigne les censeurs. De plus toute introduction de  livres en douane doit lui être signalée; tout ballot contenant des imprimés doit être visité, alors même qu’il serait à destination d’une autre ville du Royaume, ou de l’Étranger; à moins qu’il n’ait été expédié plombé et accompagné d’un acquit à caution. Bourgelat était pressenti à ce poste dès la fin de 1759, car, par une lettre datée du 28 Décembre, il demande à De Malesherbes des instructions sur ses fonctions, tout en précisant la façon dont il entend mener ses investigations de police, car c’est bien d’un rôle de police dont il s’estime investi.

Bourgelat montre là ce par quoi il se distinguera toujours : Faire preuve de l’autoritarisme le plus intransigeant envers les uns, et cultiver l’art des sollicitations les plus flatteuses avec d’autres.

1760. C’est le 20 Janvier que Bourgelat prête serment devant le Lieutenant général de police. Dès son entrée en fonction, il insiste pour qu’on examine d’une façon toute spéciale les envois venant de Genève, parce que c’est en Suisse qu’il s’imprime le plus de livres contre les mœurs, le gouvernement et la religion catholique.

Même recommandation pour les imprimés venant de Provence, et notamment d’Avignon parce qu’il s’y fait de nombreuses contrefaçons. Tout envoi suspect, alors même qu’il aurait été déclaré contenant des marchandises autres que des livres, doit être déposé à la chambre syndicale pour y être soumis à la visite. Toute cette période de Bourgelat Inspecteur de la Librairie de Lyon a donné lieu à un abondant échange de correspondance entre lui et ses supérieurs hiérarchiques. Bien étudiée par Moulé, cette correspondance a révélé nombre de péripéties auxquelles il fut confronté.

La première opération délicate fut la chasse à un pamphlet intitulé Histoire de Madame la Marquise de Pompadour, paru en Angleterre, puis traduit et publié par Heidegger en Suisse. Bourgelat a le privilège d’en informer De Malesherbes dans une lettre du 25 Janvier 1760.

Bourgelat adresse à Malesherbes un mémoire sur les contrefaçons d’Avignon et de Rouen (30 janvier 1760),  à Sartine un rapport sur l’état du commerce de la librairie lyonnaise (24 décembre 1763) ».

« 1761. Par arrêt du Conseil du Roi en date du 4 août, l’autorisation est donnée à Bourgelat (il a 49 ans) d’ouvrir une école vétérinaire dans les faubourgs de Lyonoù l’on enseignera publiquement les principes et la méthode de guérir les maladies des bestiaux, ce qui procurera insensiblement à l’agriculture du Royaume les moyens de pourvoir à la conservation du bétail dans les lieux où cette épidémie désole les campagnes… Bourgelat obtient du roi Louis XV l’autorisation et les moyens de créer, grâce à l’appui de son ami Henri-Léonard Bertin (1720-1792), alors Contrôleur Général des Finances, une École où l’on enseignerait publiquement les principes et les méthodes de guérir les maladies des bestiaux. Installée dans un ancien relais de poste dit le Logis de  l’Abondance, situé dans le quartier de la Guillotière, l’École accueille son premier élève le 13 février 1762.

1762. Claude Bourgelat, écuyer et chef de l’Académie d’équitation de Lyon, s’étant ménagé de puissants appuis politiques et financiers obtient que soit créée à Lyon une École pour le traitement des maladies des bestiaux. Cette école, la première en son genre, ouvre au début de l’année 1762. À la fin de l’année elle compte 38 élèves.

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Cénotaphes de Professeurs luthériens

18ème siècle. Cénotaphes de professeurs dans l’Église Saint-Thomas, dite aussi Cathédrale protestante de Strasbourg,

  • Introduction de ma chronique du 20 juin 2021 : Épitaphes pour Schoepflin et Koch. « Jean-Daniel Schoepflin (1694-1771) et Christophe-Guillaume Koch (1737-1813) ont été professeurs d’Histoire à l’Académie de Strasbourg. Le second a succédé au premier, après en avoir été l’assistant et le bibliothécaire. Ils sont morts au même âge, 76 ans, et bénéficient tous deux d’un  monument funéraire dans Saint-Thomas ».

Dans la chronique d’aujourd’hui, 3 autres cénotaphes de professeurs ayant exercé au cours du 18ème siècle : Jean-Georges Scherz (1678-1754), Joanne Henrico Boeclero (docteur en droit en 1728), Jean-Jacques Sachs (1686-1762). La langue utilisée est le latin.

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A. Jean-Georges Scherz (source Wikipédia).

« Né le 29 mars 1678 à Strasbourg et mort dans la même ville le 1er avril 1754, est un juriste, philosophe, philologue, médiéviste et chanoine luthérien alsacien qui fut notamment doyen de l’université de Strasbourg et du chapitre de Saint-Thomas.

Il étudie le droit dans l’université de sa ville natale où il obtient son doctorat en 1702. De cette date à 1710, il y est professeur de philosophie pratique, puis professeur de droit jusqu’à sa mort en 1754.

Une étude expérimentale de la physique du son, au jour du 16 novembre 1731.

Linguiste et médiéviste passionné, il élabore pendant cinquante ans un dictionnaire de l’allemand médiéval, le Glossarium germanicum mediiaevi, que lui-même jugeait inachevé, mais que le Magistrat de la ville classa parmi les Biens précieux. L’œuvre fut complétée après sa mort et éditée en deux volumes par le philologue Jérémie-Jacques Oberlin.

Chanoine du chapitre de Saint-Thomas pendant 52 ans, il en fut également le doyen et le prévôt.

Jean-Georges Scherz eut trois filles et un fils. Celui-ci s’apprêtait à suivre les traces de son père, mais disparut prématurément, lui laissant un petit-fils.

À l’église Saint-Thomas de Strasbourg, un monument funéraire de style baroque, richement décoré, perpétue sa mémoire et contribue à l’établissement de sa biographie ».

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Le siècle des Lumières. Diderot

Source. Version abrégée des articles du numéro spécial d’Hérodote.net (avril 2022), consacré au Siècle des Lumières.

Diderot (1713-1784). Un philosophe athée au Siècle des Lumières

« Parmi les philosophes des Lumières, on cite en priorité Voltaire le flamboyant ou Rousseau le boudeur. Ensuite seulement vient Diderot, le père de l’Encyclopédie. Pourtant le penseur mérite une place plus insigne dans ce panthéon, place que ce touche-à-tout aurait pu facilement conquérir s’il n’avait pas été si discret »…

Autres articles du numéro spécial

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Université de Paris Quartier Latin

Siège de l’Université de Paris : 12 rue de l’école de médecine, au cœur du Quartier latin. « Implantation stratégique au cœur de la capitale qui participe au rayonnement international de l’établissement… Un emplacement idéal, au barycentre des différents campus de l’université… Une vocation universitaire qui remonte à la Révolution française. Ancré au cœur du quartier latin étudiant, un lieu qui est un symbole fort de l’héritage universitaire français ».

Nouveau nom pour l’Université de Paris Quartier Latin, U P Q L ?

U P Q L, un drapeau qui Qlaque dans le vent et qui déploie les aiLes de toutes les énergies.

Changer de nom ? « L’Université de Paris sommée de changer de nom par le Conseil d’État«  (article de Soazig Le Nevé dans Le Monde du 30 décembre 2021). « L’établissement issu de la fusion de deux universités parisiennes (Paris V Descartes et Paris VII Diderot) est en effet accusé d’avoir capté une identification historique et géographique qui remonte au Moyen Age »…

L’université de Paris s’est mal défendue face à ce contentieux. Elle aurait pu dire que le ministère aurait dû contrôler de plus près la rédaction du décret, déposer sa marque auprès de l’Institut de la propriété intellectuelle (INPI), invoquer la banalisation de Paris dans les noms de la plupart des universités franciliennes, exiger un alinéa d’article du décret indiquant précisément quand, pourquoi, et par qui la décision du nom avait été prise.

La Nature se dévoilant devant les Sciences, œuvre d’Ernest Barrias (1841-1905).

Photo de 2011 par Pierre Dubois

Suite de l’article du Monde. « Cet établissement public expérimental (EPE), créé par le décret du 20 mars 2019, a été rappelé à l’ordre par un arrêt du 29 décembre qui annule son décret fondateur. Cette décision clôt juridiquement une bataille pas seulement sémantique tant les questions de noms et de marques sont devenues stratégiques dans l’enseignement supérieur. Exister à l’international est érigé en priorité notamment depuis que le classement de Shanghaï a imposé ses critères, en 2003″.

« La haute juridiction administrative a accédé à la requête de l’université Paris-II Panthéon-Assas, qui avait lancé une procédure en 2019, sitôt créée l’Université de Paris. Le président de Paris-II, à l’époque Guillaume Leyte, contestait la captation d’un nom collectif et d’une identification historique et géographique commune à toutes les universités issues de l’université de Paris.

Université de Paris. Mais quid de Sorbonne Université ? Un recours en contentieux pour captation du nom historique de Collège Robert de Sorbon, créé en 1257 avec l’aide et le soutien de Saint Louis ? C’est peu vraisemblable !

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Jean Castex, la CPU et l’innovation

Jean Castex, la CPU et l’innovation. Suite de ma chronique critique du 2 décembre 2021, Innovation : le serpent de mer.

Par définition, un serpent de mer se montre très régulièrement. C’est encore le cas en ce mois de décembre : il a réussi à se glisser entre les variants Delta et Omicron du Covid.

Le 1er ministre, Jean Castex, a rendu visite à la Conférence des présidents d’université : accélérer le transfert technologique, valoriser le rôle des universités dans l’innovation.

Communiqué de la CPU et textes des discours de Jean Castex et du président de la CPU, Manuel Tunon de Lara.

  • 50ème anniversaire de la CPU : lire aussi les 250 chroniques d’Histoires d’universités sur la CPU, publiées depuis 2009.
  • « Le jeudi 16 décembre 2021, Jean Castex a longuement échangé avec les présidentes et présidents d’université, et lancé trois dispositifs liés à France 2030 pour accélérer le transfert de technologie, les stratégies de développement des établissements d’enseignement supérieur et la formation aux métiers d’avenir ».

Le plan France 2030 ?

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1697. Nicolas Lemery, Pharmacopée

Nicolas Lemery (1645-1715) est un chimiste apothicaire, contemporain du règne du roi Louis XIV. Source 1. Extraits de de l’article de Wikipédia.

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« Lemery est un empiriste qui toujours essaya de s’en tenir au mieux à l’expérience de laboratoire telle qu’elle pouvait être interprétée avec les hypothèses de la théorie des Cinq principes ou les modèles corpusculaires. La théorie des principes est une tentative de comprendre la structuration de la matière en éléments indécomposables par les seuls moyens de la chimie, pour ne plus à avoir à s’en remettre à la tradition philosophique des Quatre éléments remontant à l’Antiquité…

Colbert créa l’Académie royale des sciences en 1666 pour disposer d’une société savante dotée d’un budget suffisant pour pouvoir mener des expériences coûteuses. La création de l’Académie marque le début de la professionnalisation de la carrière scientifique.

Après le renouvellement de l’Académie royale des sciences le 20 janvier 1699, Louis XIV nomme Lemery chimiste associé le 28 janvier de la même année, puis chimiste pensionnaire le 23 novembre 1699. En 1712, il est nommé directeur, mais gravement malade, il est contraint de démissionner le 6 mars 1715. Il reçoit alors le titre de pensionnaire vétéran ».

  • Son fils, Louis Lemery (1677-1743), « prend sa place le 18 mars 1715 ; il est médecin, botaniste et chimiste. Il obtient la chaire de pharmacie à la Faculté de médecine, puis exerce comme médecin à l’Hôtel-Dieu de Paris de 1710 jusqu’à sa mort. De 1722 à 1743, il est aussi médecin auprès de Louis XV et de la princesse de Conti. Il occupe la chaire de chimie au Jardin du roi de 1731 à 1743 ».

1675. »Nicolas Lemery a 30 ans quand il publie Le cours de Chymie.

Il enseigna la chimie et la pharmacie à de nombreux étudiants qui venaient de toute l’Europe. Son Cours est d’une clarté et d’une précision remarquable pour l’époque. Il fut constamment réédité durant toute sa vie et même après sa mort jusqu’en 1757, ainsi que traduit en anglais, allemand, italien, espagnol et latin. Habile expérimentateur, Lemery présente sur près de mille pages dans les dernières rééditions, tout le savoir empirique de la chimie de la fin du XVIIe siècle.

La dernière édition est celle de Baron, publiée en 1756 et 1757 ; elle comporte de nombreux commentaires et remarques qui montrent l’évolution de la chimie, plus de 40 ans après la mort de Lmery. Bref , le Cours de Chymie a fait autorité pendant un siècle.

Ses autres publications n’en ont pas moins connu au siècle des Lumières un réel succès ».

1697. La Pharmacopée universelle.

1698. Le Traité universel des drogues simples (ou Dictionnaire universel des drogues).

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Apothicaires et Pharmaciens

Apothicaires & Pharmaciens. Remèdes aux maladies. Source 1. Archives de Loire-Atlantique : extraits.

Nantes, jusqu’au 23 décembre 2021. « Les Archives consacrent une exposition aux apothicaires et pharmaciens, aux remèdes et aux médicaments afin de retracer leur histoire au sein du département, éclairer l’évolution des métiers et des substances, interroger les parts d’empirique et scientifique. Exposition en partenariat inédit avec l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris ».

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Source 2. Blog Saint-Yrieix-la-Perche. Christophe Cesbron. L’exposition Remèdes. “Un apothicaire doit être prudent, sage, de bonnes mœurs, modéré en ses passions, sobre, craignant Dieu, laborieux, vigilant…”, écrivait Nicolas Lémery dans l’introduction de son ouvrage La Pharmacopée universelle.

L’exposition proposée par les Archives départementales de Nantes porte un regard riche, documenté sur l’histoire du médicament et celle du professionnel qui le délivre. Guérisseurs, apothicaires, charlatans, chercheurs, pharmaciens se partagent nos espoirs de guérisons mettant au point toutes sortes de pratiques, de potions, de remèdes, de médicament pouvant plus ou moins soulager nos souffrances. Au travers d’un parcours savamment scénographié, mettant en scène documents et objets “de curiosité”, s’appuyant sur l’histoire de Nantes, l’exposition propose avec rigueur, pédagogie et beaucoup d’humour, un parcours chronologique clair mais jamais dogmatique. Elle montre tout autant l’évolution d’une profession (qui peu à peu s’organise) que celle du rapport humain à la maladie et à la guérison (qui souvent oscille entre rationalisme et pensée magique). Passionnant ! »

Source 3. Charles-Henri Fialon. Histoire des mots « Pharmacien » et « Apothicaire ». Revue d’Histoire de la Pharmacie, Année 1920, 28, pp. 262-269.

 

Source 4. Deux vidéos à propos de l’exposition des Archives départementales de Loire-Atlantique.

Brève présentation (58 secondes).

La maison des apothicaires de Nantes (1 heure 21). « Au cœur de la ville, se trouve une maison emblématique, rare vestige d’un Moyen Âge tardif dans la ville : la Maison des apothicaires, ou Maison du Change. Pourquoi ces appellations ? Qui étaient les occupants successifs de cette maison ? Un bel exemple d’histoire foncière en zone urbaine ».

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Louis XV meurt le 10 mai 1774

Louis XV. Maladie et mort (26 avril – 10 mai 1774).

Source 1. Site du Château de Versailles. Extraits de l’article : Mort de Louis XV (1710-1774)

« Parti le 26 avril 1774 au Petit Trianon avec Mme » Du Barry (1743-1793) et quelques intimes, le roi se réveille le lendemain incommodé. Il est courbaturé et a mal à la tête. Il entend, cependant, maintenir la chasse prévue. Le soir même, toujours indisposé, il se couche sans souper. Le mal augmente.

On fait venir, le 28, son Premier chirurgien qui ordonne son transfert à Versailles. Prétextant que « c’est à Versailles qu’il faut être malade », les médecins se querellent sur le diagnostic et les remèdes à apporter. Vers 10h30, plus de doute possible : le roi a la petite vérole, maladie qu’il n’a pas contractée précédemment et contre laquelle il n’est pas immunisé. On écarte la famille royale pour éviter tout risque de contagion. Paradoxalement, une partie de la Cour est soulagée. La maladie est connue, et le roi s’en remettra. D’autres au contraire sont plus pessimistes.

Le fait est que les maux de tête persistent et que la fièvre augmente. Le corps se couvre de boutons. Le 1er mai, l’état du roi semble stationnaire. Il s’améliore progressivement à mesure de la suppuration du corps et du visage.

Arrive le 8 mai, moment-clé d’évolution de la maladie : elle peut s’accroître ou décroître. Elle redouble. La fièvre augmente, le pouls s’emballe. Le roi délire et la suppuration diminue. Les médecins le considèrent comme perdu.

Le 9 mai, le mal ne cesse de progresser. Les croûtes et les boutons séchés virent au noir et ceux formées dans la gorge empêchent toute déglutition. On fait venir le Confesseur et le Premier aumônier du roi qui lui administre l’extrême onction. On lui prescrit, sans espoir, un ultime remède. Le roi a le visage noirci et déformé par les croûtes.

Le matin du 10 mai, il est prostré, mais encore conscient. Il entame son agonie à 11h00. Elle ne s’achèvera qu’à 15h15.

Aux cris de Vive le roi !, la foule des courtisans dévale la galerie des Glaces pour se rendre dans l’appartement du Dauphin au rez-de-chaussée. Louis XVI (1754-1793) et Marie-Antoinette (1755-1793), selon Mme Campan, se mettent à genoux et murmurent, enlacés : Mon Dieu, guidez-nous, protégez-nous, nous régnons trop jeunes ! »

Louis XVI, petit-fils de Louis XV, a 20 ans. Son règne commence : il durera 18 ans et 4 mois.

« Quand le roi Louis XV tombe malade, victime de la variole noire, la comtesse reste à son chevet, sincèrement affectée, tandis que s’éloignent la plupart des courtisans. Mais le roi, soucieux de mourir en bon chrétien, s’oblige à l’éloigner et lui demande de quitter Versailles pour le domaine du duc d’Aiguillon, à Rueil ».

Source 2. Jeanine Huas, Madame du Barry, Tallandier, 2011, 341 pages. Books Google reproduit largement les chapitres 1 à 18, et non les chapitres suivants.

Madame du Barry en Flore. Peinture de François Hubert Drouais (1727-1775), Musée des Beaux-arts d’Agen.

La maladie et la mort du Roi sont exposées dans le chapitre XIX, Adieu Versailles ! pp. 201-210.

Captures des pages 207 à 210.

4ème de couverture du livre de Jeanine Huas. « L’origine modeste de la comtesse du Barry et l’amour profond que lui portait Louis XV ont rapidement provoqué l’hostilité d’une partie de la Cour, si bien que Jeanne du Barry eut longtemps mauvaise réputation. Rien ne prédestinait Jeanne Bécu, certes fort jolie mais fille d’une domestique, à une ascension aussi soudaine qu’incroyable. Présentée au roi, elle le séduit et devient sa dernière favorite. Mais, à Versailles, ses ennemis, la dauphine Marie-Antoinette et Choiseul la jugent frivole et intrigante. Or, intelligente et femme de goût, elle parvient à imposer son influence et son style. Jeanne doit pourtant quitter la Cour à la mort du roi. Et, quelques années plus tard, c’est sur l’échafaud que s’achève sa vie tumultueuse. Nombre de grands seigneurs et leurs commensaux l’ont vilipendée par écrit, mêlant le vrai et le faux avec tant d’habileté que bien des historiens s’y sont laissé prendre. Avec l’aide de documents non encore exploités, Jeanine Huas a fait justice de ces inexactitudes et montré le vrai visage de Mme du Barry : celui d’une femme au destin exceptionnel, généreuse et véritablement indépendante ».

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Pont-à-Mousson. Abbaye Prémontrés

Pont-à-Mousson. Abbaye des Prémontrés (site).

Diaporama de 33 photos : Abbaye vue du pont sur la Moselle, Façade située à l’Est.

Diaporama de 29 photos : Intérieur de l’Abbatiale, 3 nefs de même hauteur (église halle), blason des Prémontrés, 3 évangélistes.

Diaporama de 30 photos : Cloître, 3 escaliers (carré, rond, ovale) : lustre, atlante et mascarons.

A. Histoire de l’Abbaye au 17ème et 18ème siècles

A1. Frédéric Maguin, Merveilles & trésors de Pont-à-Mousson, Éditions Koidneuf, 2009, 36 pages.

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A2. Extraits de l’article de Wikipédia.

« L’abbaye des Prémontrés de Pont-à-Mousson, connue aussi sous le nom de Sainte-Marie-Majeure, est un vaste bâtiment du XVIIIe siècle situé dans le quartier Saint-Martin, en bordure de la Moselle. Anciennement occupée par l’ordre des Prémontrés, l’abbaye est aujourd’hui un centre culturel de la région Lorraine.

À la suite de la décision de l’abbé de Sainte-Marie-au-Bois, Servais de Lairuelz, de transférer son abbaye à Pont-à-Mousson, une première abbaye fut construite au début du XVIIe siècle sur l’emplacement actuel, à proximité de l’Université de Pont-à-Mousson fondée par les Jésuites (chronique à venir).

Les travaux de l’abbaye actuelle ont commencé en 1705, sous le règne de Léopold Ier, duc de Lorraine et se sont terminés en 1735. Thomas Mordillac, architecte classique, fut chargé de la conception de l’abbaye. L’architecte Nicolas Pierson prit le relais. Ces deux architectes étaient eux-mêmes Prémontrés. Entre-temps la réforme de l’ordre des Prémontrés, dite aussi Réforme de Lorraine, initiée par l’abbé Servais de Lairuelz s’est propagée en France.

Au moment de la construction, l’abbaye de Sainte-Marie-Majeure était la maison mère de la congrégation prémontrée de l’antique rigueur, soit une quarantaine d’abbayes, qui a peut-être contribué financièrement à la réalisation de cet édifice.

L’abbaye fut partiellement détruite en 1771 par un incendie. En 1792, les Pères Prémontrés furent expulsés.

Au 19ème siècle, l’ancienne abbaye abrita le Petit Séminaire diocésain ; elle servit d’hôpital pendant la guerre franco-prussienne de 1870. Après 1906, elle devint la propriété de la ville de Pont-à-Mousson.

B. Architecture et mobilier. L’église abbatiale est un mélange des styles baroque et classique. Elle est composée de trois nefs de même hauteur, séparées par des rangées de colonnes (église-halle). Conséquence du Concile de Trente, de grandes verrières font entrer a lumière à profusion

Le chœur n’est pas orienté (le chevet est face à l’Ouest), afin de renforcer l’effet de supériorité produit par la façade sur le quartier.

Les tours de l’abbatiale sont situées de part et d’autre du chevet et sont invisibles depuis la façade qui possède les proportions très équilibrées du baroque (trois ordres superposés, influence de l’architecture jésuite).

Les principaux bâtiments s’organisent autour du cloître. On peut signaler le chauffoir, la salle saint-Norbert, le réfectoire, la grande sacristie…

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