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1717 (janvier). La Triple-Alliance

La Triple-Alliance est le nom donné à l’alliance signée à La Haye le 4 janvier 1717, conclue entre les états généraux des Provinces-Unies, Georges Ier, roi de Grande-Bretagne, et Philippe d’Orléans, régent du royaume de France.

Aimé Richard, La Régence 1715-1723, Tallandier, Sciences humaines et sociales, 2003, 333 pages. Bonnes feuilles de l’ouvrage, chapitre IX, pages 101 à 106.

La Triple-Alliance : diaporama de 8 photos.

Source de la citation : La Triple Alliance (Wikipédia). « Cette alliance a été scellée contre les projets ambitieux du ministre d’Espagne Albéroni qui voulait revenir sur les traités d’Utrecht, de Baden et de Rastatt et rendre à l’Espagne la totalité de ses anciennes possessions. La France s’engage à soutenir la succession en Angleterre de l’électeur de Hanovre, Georges 1er.

Alliance conclue à La Haye, contre l’Espagne, entre la France, l’Angleterre et les Provinces-Unies pour le maintien des traités d’Utrecht et de Rastatt (1714), et qui se transforma en Quadruple-Alliance en 1718 avec l’adhésion de l’Autriche ».

Portraits des 5 principaux protagonistes de l’Alliance

Philippe d’Orléans (1674-1723), Régent du Royaume de France à la mort de Louis XIV (Septembre 1715).

Peinture de Jean-Baptiste Santerre, 1717

Guillaume Dubois (1656-1723). La Régence marque le début de l’apogée de la carrière de Dubois. Il devient Premier ministre du Régent et est fait Cardinal.

Peinture de Hyacinthe Rigaud, 1723

George Ier (1660 -1727), roi de Grande-Bretagne du 1er août 1714 jusqu’à sa mort. Il fut antérieurement élevé à la condition de duc de Brunswick-Lunebourg (Hanovre) et de prince-électeur du Saint-Empire romain germanique à partir de 1698.

Peinture par Godfrey Kneller, 1714

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Maurice de Saxe. 1748-1751, la fin

Maurice de Saxe. 1748-1751 : la fin. Chronique en 3 parties : catafalques et mausolée (38 photos), deux années à Chambord, Mes Rêveries (ouvrage posthume).

Partie A. Catafalques pour les funérailles du maréchal de Saxe à Strasbourg le 8 février 1751 et monument pour sa commémoration (1752).

Dessins de Weis et de Striedbeck photographiés le 2 novembre 2021, au Cabinet des Estampes et des Dessins de Strasbourg.

Diaporama de 20 photos (3 œuvres, cartouches, détails).

Chronique du 25 mai 2021 : Mausolée de Maurice de Saxe, sculpté par Jean-Baptiste Pigalle, 18 photos.

« Une cérémonie funèbre fut célébrée à Paris pour le maréchal de Saxe, mais le grand militaire, protestant, ne pouvait être inhumé dans la capitale. Son corps fut donc envoyé à Strasbourg pour être inhumé dans le chœur de l’église protestante Saint-Thomas. Louis XV commanda alors à Jean-Baptiste Pigalle un magnifique mausolée, élevé à partir de 1771 et terminé en 1776.

C’est une œuvre monumentale, dont le thème est classique: la Mort appelle le maréchal au tombeau, tandis qu’une figure féminine en pleurs (la monarchie?) le retient du bras. Des drapeaux, un aigle, un lion, rappellent la gloire militaire et la bravoure du grand soldat, dont la statue altière, cuirassée, arbore un visage étonnement réaliste mais serein ».

Partie B. 1748-1750. La fin d’un grand Seigneur. Source : extraits du site Academic.com.

« Maurice de Saxe, fort de son prestige, contribua puissamment au remariage en 1747 du dauphin Louis-Ferdinand avec sa propre nièce Marie-Josèphe de Saxe.

Louis XV récompensa également le maréchal de Saxe de ses victoires militaires en le nommant gouverneur à vie de Chambord, en 1748″.

« Le vieux château, qui avait déjà accueilli Stanislas Leszczyński, était à l’époque totalement passé de mode, glacial, incommode, et implanté sur un domaine giboyeux mais infesté de moustiques. Il était en outre délabré : un véritable cadeau empoisonné ! De tempérament fougueux, le maréchal y organisa pourtant une vie princière et fantasque, entouré des soldats de trois régiments de cavalerie. Passionné de chevaux et de chasse, il ordonna l’achèvement des écuries commencées par Jules Hardouin-Mansart pour y installer un haras royal. Il jouissait des droits de basse, moyenne et haute justice, et il fit pendre, dit-on, certains de ses soldats pour manquement à la discipline.

Selon les Mémoires du marquis d’Argenson, Maurice de Saxe, à la fin de sa vie, aurait demandé au roi de France  le don et la souveraineté de l’île de Madagascar pour la faire habiter par des familles allemandes pauvres et qui iraient bien s’y établir 

Il fit restaurer par l’architecte des Bâtiments du roi, Jean-Baptiste Collet, le théâtre du château où Molière avait joué. Malgré sa ferme volonté, il ne put obtenir que les Favart se rendent à son invitation au château, où il les aurait quasiment séquestrés.

Le maréchal de Saxe mourut à Chambord, le 30 novembre 1750, victime d’une blessure mortelle dans un duel avec le prince de Conti, ou plus vraisemblablement emporté par les suites d’un rhume mal soigné. Ses neveux, l’un, François-Xavier de Saxe, frère de la Dauphine, hérita d’une partie des archives du maréchal, tandis que l’autre, le comte de Frise prit la succession en tant que gouverneur de Chambord, où il résida durant cinq ans.

Maurice de Saxe est l’arrière-grand-père d’Aurore Dupin (1804–1876) dite George Sand, par sa fille naturelle Marie-Aurore de Saxe ».

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Le Maréchal De Lévis (1719-87)

Avril 1760, François Gaston de Lévis (1719-1787) vainc les Anglais à Sainte-Foy, près de Québec en Nouvelle-France.

Source 1 (Wikipédia). François Gaston de Lévis. Né le 1719 à Ajac (dans le Languedoc), mort le novembre 1787 à Arras.. Chevalier, puis duc de Lévis, militaire français qui s’est notamment illustré en Nouvelle-France. Il est élevé en 1783 la dignité de maréchal de France pour l’ensemble de sa carrière au sein des armées.

Le Duc de Lévis avec son bâton de maréchal de France (source Wikipédia)

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Partie 1 et Source 2. Extraits de la version abrégée de l’article d’Hélène Morot-Sir, Victoire du Chevalier de Levis à Sainte-Foy, Hérodote-net, avril 2022,

« Victoire remportée par les Français sur les Anglais à Sainte-Foy, près de Québec, en avril 1760. L’historien britannique Francis Packman l’a qualifiée de « plus grande victoire française en Amérique, parce qu’elle a fait un jour trembler le sort de la ville de Québec et de ce fait, trembler toute l’Amérique ».

Pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763), sous les règnes de Louis XV, George II et George III, Français et Anglais s’affrontèrent sur tous les continents et en particulier en Amérique du Nord où les seconds s’emparèrent de la ville de Québec après la bataille des plaines d’Abraham et la mort de Montcalm, le 13 septembre 1759.

Malgré cette défaite, la colonie de la Nouvelle-France restait toujours à la France ! Le gros des forces françaises n’avait pas été engagé dans la bataille des plaines d’Abraham. C’est alors qu’intervint le chevalier de Lévis… 

L’hiver qui suivit la défaite de Montcalm dans les plaines d’Abraham fut rude pour les colons mais plus encore pour les soldats du général James Murray enfermés dans Québec, qu’ils avaient dévastée et saccagée, y compris les provisions mises de côté pour passer l’hiver.

De petits détachements de miliciens français ou indiens empêchaient la garnison de se ravitailler à l’extérieur. Mais pour les Anglais, le pire fut le froid, auquel se rajouta le scorbut. La garnison tomba de sept mille cinq cents hommes à quatre mille, à peine valides.

Côté français, le chevalier François Gaston de Lévis, un militaire languedocien de quarante ans, prend alors le commandement des opérations à Montréal.

De Lévis réorganise les troupes en vue d’attaquer au printemps la garnison de Québec. Ayant tiré les leçons de la défaite des plaines d’Abraham, il intègre les miliciens canadiens et les Amérindiens aux troupes régulières

Le matin du 27 avril, son avant-garde s’établit sur la route de Sainte-Foy et découvre les Anglais à peine à deux cents toises de là.

Bataille de Sainte-Foy (source Wikipédia)

Mais James Murray, averti de l’approche ennemie, expulse de Québec les bouches inutiles, femmes, enfants, vieillards, sans excès de commisération pour les malheureux livrés au froid et à la disette. Renonçant à tenir Sainte-Foy, il fait sauter l’église du village et replie in extremis ses troupes sur les hauteurs de Québec.

Puis, le général laisse des troupes dans la ville pour en assurer la défense et se porte au-devant des Français, en terrain marécageux, avec 3.000 hommes, vingt-deux canons et des obusiers.

La bataille s’engage. Les Anglais tentent d’enlever le moulin Dumont, près de Sainte-Foy. Les Français qui l’occupent se replient vers un bois avant de repartir à l’offensive avec les colons et les Sauvages.

Le feu devient très vif, les miliciens canadiens se couchent pour recharger leurs armes et fusillent les canonniers sur leurs pièces.

Armés de leurs baïonnettes, ils fondent alors sur les Anglais, traversent leurs rangs et les mettent en fuite, leurs alliés amérindiens terrifiant particulièrement les Anglais avec leurs peintures de guerre et leurs cris effrayants, tomahawks brandis.

Le chevalier de Lévis, témoin de la débandade de l’adversaire, pousse son avantage. La déroute des Anglais est totale.

Ils trouvent moyen de se replier dans la ville de Québec mais laissent aux mains des vainqueurs leur artillerie, les munitions, les outils de retranchement, mais aussi leurs morts et la plus grande partie de leurs blessés, près de mille deux cents au total, ce qui fait plus du tiers de leur armée.

Les Français ont quant à eux plus de huit cents tués ou blessés. Les Indiens, comme toujours à la fin des combats, se précipitent pour scalper les ennemis, en dépit des instructions du chevalier de Lévis.

Reste à concrétiser la victoire. Le chevalier de Lévis compte sur l’arrivée des renforts de France pour chasser enfin les Anglais de Québec. De son côté, le général Murray espère également en l’arrivée de secours.  Chaque camp scrute le Saint-Laurent…

Le 9 mai 1760, tous les regards se tournent vers le fleuve au moment où se présente une première frégate. Elle arbore un pavillon anglais ! Les Français, trompés dans leur attente, doivent lever le siège de Québec.

L’avantage passe aux Anglais qui attaquent Montréal et contraignent la ville à la capitulation le 8 septembre 1760. Dans la nuit qui précède, le chevalier de Lévis choisit de brûler les drapeaux des régiments français plutôt que de les voir tomber entre les mains ennemies. C’en est désormais fini de la Nouvelle-France« .

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1748. Saxe et Lowendal, maréchaux

1748. Maurice de Saxe et Ulrich Woldemar de Lowendal, maréchaux de Louis XV.

Jean-Pierre Bois, Maurice de Saxe et Ulrich Woldemar de Lowendal, deux maréchaux d’origine étrangère au service de Louis XV, Revue Historique des Armées, 255 | 2009,  pp. 3-14. Source : extraits de l’article en ligne sous openedition.org.

Maurice de Saxe par François Rude, 1838, plâtre (surmoulage), musée Rude (Dijon)

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« Maurice de Saxe (1696-1750) et Ulrich Woldemar de Lowendal (1700-1755), maréchaux du roi Louis XV, sont deux parfaits modèles du service étranger dans l’armée royale. Leurs vies et leurs carrières sont étonnamment comparables. Le premier saxon, le second danois, d’ascendance illégitime, ils choisissent le service au profit d’un prince étranger, démarche commune aux grandes familles princières ou nobiliaires au XVIIIe siècle.

Ulrich Woldemar de Lowendal, in Wikipédia

L’un et l’autre ont parcouru l’Europe avant de choisir la France, Maurice de Saxe en 1720, Lowendal en 1743. Ils sont ensemble les vainqueurs des plus grandes campagnes de la guerre de Succession d’Autriche, à l’apogée de leur art, Maurice de Saxe à Fontenoy, mai 1745, victoire qui provoque l’admiration, et Lowendal au siège de Berg-op-Zoom en septembre 1747, qui provoque l’indignation après une mise à sac furieuse.

La jalousie des gens de cour et leur enrichissement personnel alimente aussi bien des critiques. L’un et l’autre donnent une image réussie de la conduite de la guerre avant le temps des armées nationales ».

Plan de l’article

Deux princes bâtards au service en Europe, puis en France

Les deux vainqueurs de la guerre de Succession d’Autriche : Fontenoy (1745) et Berg-op-Zoom (1747)

« Déçus l’un et l’autre par les clauses de la paix d’Aix-la-Chapelle qui oblige à abandonner leur conquête, ils se placent en retrait de la vie de cour, que ni l’un ni l’autre n’ont jamais aimée, que ce soit à Versailles, Marly ou Fontainebleau. Maurice de Saxe et son complice Lowendal sont exilés, écrit d’Argenson. Ils préfèrent les chasses autour du domaine de Chambord, et pour Maurice de Saxe plus que pour Lowendal, qui a acheté le château proche de La Ferté-Saint-Aubin, à portée aussi du château de Ménard où ils peuvent rencontrer la marquise de Pompadour, la fréquentation assidue d’actrices et de courtisanes qui égayent l’ennui d’une vie maintenant éloignée des champs de bataille.

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Le siècle des Lumières. Diderot

Source. Version abrégée des articles du numéro spécial d’Hérodote.net (avril 2022), consacré au Siècle des Lumières.

Diderot (1713-1784). Un philosophe athée au Siècle des Lumières

« Parmi les philosophes des Lumières, on cite en priorité Voltaire le flamboyant ou Rousseau le boudeur. Ensuite seulement vient Diderot, le père de l’Encyclopédie. Pourtant le penseur mérite une place plus insigne dans ce panthéon, place que ce touche-à-tout aurait pu facilement conquérir s’il n’avait pas été si discret »…

Autres articles du numéro spécial

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R&I Europe. Manuel de l’influence

Recherche & Innovation en Europe. Pour la France… un Manuel de l’influence informelle.

  • Suite de la chronique du 26 mars 2022. Cabinets de Conseil : le brûlot du Sénat. Commission d’enquête, Influence des Cabinets de Conseil sur les politiques publiques, rapport final, mars 2022, 385 pages. Synthèse de 8 pages.

Les Cabinets de Conseil ne sont pas les seuls à influencer les politiques publiques. C’est également le cas des plus grandes entreprises françaises privées au niveau des politiques européennes de Recherche et d’Innovation.  Et ce dans le cadre d’un soi-disant partenariat Public/Privé.

Mars 2022. R&I, Manuel de l’influence informelle. Comprendre pour agir en faveur de la Recherche et l’Innovation en Europe. Fruit des travaux de la mesure 12 du PAPFE, Plan d’action national d’amélioration de la participation française aux dispositifs européens de financement de la recherche et de l’innovation (MESRI, 24 pages).

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Influenceurs et influencés : rire ou pleurer des flèches noires figurant sur la droite du schéma.

Extrait de l’introduction du Manuel. « Selon le rapport des inspections de Février 2016, l’influence française est très en-deçà de celle déployée par ses partenaires européens et ne peut être compensée au niveau institutionnel. C’est donc par une présence continue, active et diversifiée que l’influence française peut croître sur les orientations de la recherche et de l’innovation soutenues par l’Union européenne.

Dans le cadre de l’Axe 3 du PAPFE « Renforcer les capacités d’influence française sur le PCRI et sa mise en œuvre », l’objectif de la Mesure 12 est d’influencer la préparation des textes européens de manière informelle. Cette influence informelle doit respecter pleinement le fonctionnement des institutions (aspects éthiques et déontologiques) et doit être conduite en cohérence, voire en coopération, avec les structures de négociation formelle (comités de programme, SGAE, RPUE).

Le Manuel de l’influence, à destination des organismes publics et privés français, vise à assurer une bonne compréhension de ce que l’on entend sous « influence informelle », d’en étudier ses formes, ses limites, et de définir les méthodes, structures et profils des personnes les mieux à même de l’exercer ».

Ce Manuel de l’influence informelle est le fruit de la réflexion de bureaux bruxellois de grandes entreprises privées. La présence du secteur public aurait dû être orchestrée par l’Association nationale de la recherche et de la technologie (ANRT).

Mais ce n’est pas le cas :

  • le secteur public ne figure pas dans la liste des membres du groupe de travail sur le Manuel

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Sélestat. A l’école des Humanistes

Depuis 2018, la nouvelle Bibliothèque Humaniste de Sélestat dispose d’un espace (mitoyen du hall d’entrée) pour les expositions temporaires thématiques. La première fut dédiée aux curiosités de la Bibliothèque : c’est quoi ce Truc ? Au 1er trimestre 2019, des Trésors restaurés de la Renaissance furent mis en valeur (diaporama de 52 photos).

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En 2022, jusqu’au 30 juin, c’est la vie quotidienne d’une classe qui est mise en scène. Source : le site de la Bibliothèque Humaniste de Sélestat.

Diaporama de 27 photos : l’école de la renaissance innove mais les enseignants sont quelquefois moqués. Dans la prochaine chronique, j’en dirai plus sur les étapes de l’apprentissage des savoirs dans l’école latine, sur les auteurs anciens mobilisés par ses maîtres.

« Le patrimoine écrit conservé par la Bibliothèque s’est développé à partir des bibliothèques de la paroisse (fondée en 1452) et du savant Beatus Rhenanus. Les collections entretiennent des liens étroits avec le monde scolaire dès leur origine et sont notamment le reflet des décennies les plus brillantes, entre 1450 et 1520, de l’école latine qui, par son ouverture à la pédagogie humaniste, devint un modèle pour d’autres institutions alsaciennes ultérieures comme le Gymnase à Strasbourg. Ce sont ensuite les Jésuites qui ont poursuivi la tradition éducative de Sélestat (cf. ma chronique du 15 mars 2022, Sélestat. Collège jésuite et Chaire baroque).

Les ouvrages et documents présentés dans l’exposition sont à replacer dans une problématique plus large, qui parcourt toute l’Europe humaniste : quels sont les usages de l’écrit dans l’éducation de la Renaissance, de la part des maîtres comme de celle des élèves et étudiants, alors que les possibilités techniques, les corpus disponibles et leurs modalités d’étude se renouvellent ? »

Exposition réalisée en collaboration avec :

L’exposition en cours a été précédée d’un Colloque international : Pédagogies de la Renaissance et supports de l’écrit, 21-23 octobre 2021.

« Les liens entre le monde des pédagogues et celui du livre, à la Renaissance, sont multiples et bien documentés. Le colloque a examiné de quelles façons les supports de l’écrit – imprimé, manuscrit – interviennent dans la conception, la diffusion et la réception des pédagogies de la Renaissance.

Quelles évolutions dans la manière d’enseigner ou de suivre un cours peut-on déceler ? Quelles transformations, quelles réflexions pédagogiques suppose le passage d’un cours délivré dans un cadre précis, oralement, devant un auditoire limité et dans une performance singulière, à un ouvrage pédagogique, dont les lectorats peuvent être variés, et qui fige un contenu ? Dans quelle mesure les ouvrages pédagogiques produits sont-ils le reflet de cours délivrés in vivo, ou l’invention d’ouvrages spécifiques ? Comment les possibilités de l’imprimé conduisent-elles à l’invention de genres scolaires nouveaux ?

Les colloques scolaires : faire entendre le latin

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Sélestat. Collège jésuite. Chaire

Sélestat en Alsace n’est pas seulement célèbre pour son école latine et sa bibliothèque humaniste. Elle l’est également pour le devenir de son église Sainte-Foy au 18ème siècle ; affectée aux jésuites et à leur collège (1623-1765), elle accueille une splendide chaire baroque (1733), décrite dans la partie 2 de cette chronique.

Diaporama de 35 photos.

Le Lion qui représente l’évangéliste Saint Marc (chaire de Sainte-Foy)

Partie 1. Histoire des collèges jésuites en Alsace de 1580 à 1765. Source 1 : extraits d’un article de la BNUS.

« La Société de Jésus, fondée par Ignace de Loyola, est reconnue par Paul III en 1540. Aux trois vœux traditionnels d’obéissance, de pauvreté et de chasteté, les jésuites ajoutent celui d’obéissance au pape. Pierre Canisius (1521-1597), premier jésuite allemand, est appelé en 1551 par le Grand Chapitre de Strasbourg pour prêcher à la cathédrale, mais la venue ne se concrétise pas.

Ce n’est qu’à la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle que les jésuites s’installent en Alsace où ils ouvrent sept collèges : Molsheim en 1580, Haguenau en 1604, Ensisheim en 1614, Sélestat en 1623, Rouffach en 1656, puis après le rattachement à la France, Strasbourg en 1685, Colmar en 1698.

Les collèges jésuites de Strasbourg, Colmar et Ensisheim sont confiés à la province jésuite de Champagne et les régents y donnent les leçons également en allemand et en français. Ils sont sous le gouvernement d’un provincial français. Les quatre autres collèges jésuites de Sélestat, Rouffach, Molsheim et Haguenau continueront d’être confiés à la province d’Allemagne avec pour siège Mayence, qui les avait fondés. En 1722, le plan de réunir au sein d’une même congrégation les établissements des deux provinces échoue. Aux sept collèges cités, il est possible d’ajouter un huitième, Bouquenom, fondé en 1630.

Les jésuites offrent ainsi, à partir du XVIIe siècle, un réseau éducatif de haut niveau face à celui qu’a constitué la bourgeoisie protestante des grandes villes d’Alsace avec ses gymnases et son Université. L’organisation stricte des collèges jésuites, avec leur encadrement administratif et pédagogique, leurs enseignants qui ont subi une formation longue et variée, développe ce que le P. Delattre considère comme le caractère original de l’enseignement de la Compagnie : une progression annuelle par classes de niveau, de la Cinquième, Quatrième, Troisième avec la grammaire, des Humanités en Seconde et de la Rhétorique en Première, le tout en latin, qui est la seule langue pratiquée dans ces établissements, et imposée jusque dans les cours de récréation.

Un grand nombre d’élèves était pensionnaire et subissait la règle d’une discipline toute religieuse que viennent seulement interrompre des grandes vacances inaugurées par la cérémonie de la distribution des prix et la représentation d’une pièce de théâtre : à cette occasion seule, le collège s’ouvre au public.

C’est  l’archiduc Léopold qui favorise l’installation des jésuites à Sélestat. Ils arrivent le 15 janvier 1615. L’archiduc leur remet la lettre de fondation le 23 mars 1616, laquelle met à leur disposition l’ancien prieuré bénédictin de Sainte-Foy en même temps qu’une propriété épiscopale, appelée Schnellenbühl  et située dans le ried local. Le 27 août 1616, il y ajoute le prieuré de Saint-Valentin à Rouffach. Le pape ratifie la fondation et les dotations en 1618.

Le collège ouvre ses portes en 1623. Le pape donne son assentiment officiel en 1629. L’enseignement est confié à des magistri, maîtres-professeurs, jeunes religieux qui, au sortir du noviciat de deux ans, s’adonnent durant deux ans à des études littéraires, puis pendant trois ans à des études philosophiques. Ils instruisent les élèves du collège durant plusieurs années, puis se consacrent pendant quatre années aux études théologiques qui aboutissent à l’ordination sacerdotale. En 1623, il y a à Sélestat deux maîtres ; en 1630, six« .

Source 2 sur l’histoire du collège jésuite de Sélestat : article de Marie-Philippe Scheurer dans Wikipédia.

« Les jésuites, installés à Sélestat depuis 1615, ouvrent une école en 1621 en demandant un terrain de construction au magistrat qui tente de résister malgré l’insistance de l’archiduc Léopold, protecteur des jésuites ; en 1623 le magistrat achète deux maisons et fait détruire la chapelle Saint-Jean-Baptiste pour aménager une cour sur son emplacement ; un bâtiment d’école est construit en 1687.

En 1731, les jésuites voudraient construire une école plus vaste et demandent l’autorisation à l’intendant qui refuse ; en 1737 une nouvelle demande est acceptée ; un projet et un devis sont dressés par l’architecte communal Jean Martin Diringer.

Il est revu en 1740 et la construction est entreprise en 1742 après que l’inspecteur principal des ponts et chaussées, M. François, ait examiné le projet et revu le devis ; les travaux de maçonnerie, de plâtrage et de couverture sont confiés à l’entrepreneur Gallay de Strasbourg ; les travaux se poursuivent de 1742 à 1745. L’école est inaugurée le 28 juillet 1745 ; elle comprend 3 salles de classe au rez-de-chaussée, 4 salles à l’étage et une salle de théâtre au 2e étage.

Il ne reste aujourd’hui que la cage d’escalier du 18e siècle : d’après Alexandre Dorlan, la rampe en fer forgé serait signée par le ferronnier Michel Schultz et datée de 1743.

L’école est fermée en 1765 lors du départ des jésuites.

Le bâtiment abrite le tribunal de 1791 à 1800, puis le collège communal de 1803 à 1806 et de nouveau le tribunal de 1806 à 1870. De 1872 à 1921, il abrite l’école normale d’institutrices, puis la cité administrative.

Un campanile avait été ajouté sur le toit au 19e siècle et a été supprimé au 20e siècle ».

Partie 2. 1733 : la chaire baroque de l’église Sainte-Foy. Source : article de Wikipédia.

« La chaire, en bois polychrome, est réalisée en 1733, d’après le programme iconographique du père jésuite Ignace Saint-Lô, mais le sculpteur est inconnu » (à suivre page 2).

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Musée des Beaux-arts de Besançon

« Au cœur de la ville historique, dans la boucle du Doubs, le musée des Beaux-arts et d’Archéologie de Besançon possède une longue histoire ». Source : extraits du site du Musée.

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Trois parties dans cette chronique : le musée le plus ancien de France ; Louis Miquel, l’architecte du musée d’aujourd’hui ; la donation de la collection de Pierre-Adrien Pâris.  

Diaporama de 12 photos.

1694. La plus ancienne collection publique française

« Son origine remonte à 1694, soit un siècle avant la création des musées qui date de la Révolution française (Le Louvre ouvre en 1793).

En 1694, à Besançon, Jean-Baptiste Boisot, abbé de Saint-Vincent, lègue ses collections aux bénédictins de la ville, à condition qu’elles soient mises à la disposition du public selon des jours et horaires réguliers, sous contrôle de la Ville et des religieux ».

« Les ouvrages et œuvres d’art réunis proviennent des prestigieuses collections ayant appartenu à Nicolas Perrenot de Granvelle (1486-1550) et à son fils Antoine, hommes politiques de premier plan (Nicolas fut Premier ministre de Charles Quint), mécènes, grands collectionneurs. Cette collection privée ouverte aux visiteurs dans l’ancienne abbaye Saint-Vincent sera fréquentée durant tout le XVIIIe siècle.

C’est à partir de 1843 que les collections devenues publiques et augmentées des saisies révolutionnaires sont installées dans la nouvelle Halle aux grains, édifice conçu par l’architecte Pierre Marnotte« . (1797-1882) ».

Partie 2. 1967-1970. Louis Miquel architecte du Musée d’aujourd’hui. Source : extraits du site du Musée

« En 1963, George et Adèle Besson déposent au musée des Beaux-arts et d’Archéologie plus de 300 œuvres de leur prestigieuse collection, en contre partie les donateurs exigent des conditions d’exposition à la hauteur de leur présent. Un réaménagement du musée est privilégié. Le choix de l’architecte se porte sur Le Corbusier, connu des Francs-Comtois pour la chapelle Notre-Dame-Du-Haut à Ronchamp (1955), mais il est également l’une des rares personnalités à avoir mené un travail de réflexion profond sur les musées, initié vers 1929-1930 : c’est le principe du musée à croissance illimitée.

Malheureusement, celui-ci décline la proposition en raison d’engagements antérieurs. La Ville de Besançon demande alors que son suppléant soit l’un de ses disciples. Après le refus d’André Wogenscky, c’est finalement Louis Miquel (1913-1987) qui sera retenu.

Le projet est mis au point après la première visite à Besançon en 1964, le chantier s’ouvre en 1967 et se termine en 1970. La partie centrale, construite entièrement dans un espace vide et carré, est techniquement indépendante de l’édifice ancien, auquel elle se rattache par des passerelles ».

« Les matériaux choisis sont le béton brut de décoffrage pour les murs, une céramique noire pour les sols. L’éclairage, naturel et zénithal dans la partie supérieure, est artificiel ailleurs. L’ensemble est conçu comme une spirale carrée irrégulière, ascendante par une succession de plans inclinés scandés de paliers, prenant leur origine au centre du rez-de-chaussée ».

Partie 3. 1818, la donation de Pierre-Adrien Pâris (1745-1819). Source : extraits du site du Musée.

« Architecte néoclassique, Pierre-Adrien Pâris est né à Besançon le 25 octobre 1745, dans le quartier Battant. Il grandit à la cour du prince-évêque de Bâle, où son père fut nommé intendant des bâtiments ».

« 1760 (Pâris a 15 ans). Il s’installe à Paris pour étudier l’architecture.

1769 (24 ans). Après trois tentatives infructueuses pour remporter le Prix de Rome, il obtient finalement en 1769 une pension royale qui lui permet de se rendre à Rome. Là-bas, il est précepteur du fils de son professeur et assiste à l’Académie de France. 

Entre 1772 et 1774 (27-29 ans). Pâris dessine dans la campagne romaine aux côtés de peintres tels que François-André Vincent avec qui il s’initie aux dessins de vues. Il en profite également pour réaliser de nombreuses études de monuments antiques (Pompéi, Paestum, Herculanum…) et commence une petite collection de dessins et de contre-épreuves de sanguines de ses camarades peintres.

1778 (33 ans). De retour en France, ses dessins d’architecture lui apportent un emploi. Louis XVI le nomme dessinateur, et lui demande de concevoir le décor des divertissements de la cour.

1780 (35 ans). Il rejoint la prestigieuse Académie Royale et est retenu à Rome pour la direction des fouilles du Colisée ».

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Besançon, St-Jean. Décor grandiose

Cathédrale Saint-Jean de Besançon : une décoration intérieure très riche. Suite de la chronique du 1er mars 2022) : Saint-Jean de Besançon, histoire résumée et reconstruction, 1729-1734. Source : extraits du site Patrimoine-Histoire.

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« Le clocher et l’abside ont été construits dans les années 1730 par l’architecte Jean-Pierre Galezot, après l’écroulement du précédent clocher en 1729 (ce qui entraîna l’effondrement de l’abside et de deux travées de la nef).

Le financement des travaux fut assuré d’une heureuse façon. La riche abbaye de Luxueuil, dans les Vosges, avait perdu son titulaire, l’abbé de Bauffremont, en 1733. Le cardinal de Fleury, premier ministre de Louis XV, accorda au chapitre de Saint-Jean les bénéfices de l’abbaye. Luxeuil n’eut ainsi plus de titulaire de 1733 à 1741.

Les travaux intérieurs de l’abside et des deux chapelles au nord et au sud s’étalent de 1740 à 1756. C’est l’architecte parisien Germain Boffrand (1667-1754), élève de Jules-Hardouin Mansart, qui fut choisi pour toute la structure de l’ornementation, qui est de modèle Régence.

Grâce à un don de deux mille livres du chanoine Boitouset, on put concevoir un décor grandiose, appuyé sur les principes baroques et enrichi de toiles de maître. À Besançon, ce fut une révolution esthétique.

Couples d’anges au sommet des pilastres dans l’abside du Saint-Suaire. Ils portent les instruments de la Passion et divers objets qui s’y rapportent (bourse de Judas, coq de saint Pierre…). Cette série d’anges est due au sculpteur Julien Chambert, chargé des travaux de l’abside en 1746″.

Partie 1. L’abside du Saint-Suaire, cinq peintures du 18ème siècle, Passion et Résurrection du Christ.

« Pour abriter le Suaire, Germain Boffrand opta pour un autel à la romaine, c’est-à-dire détaché du mur. Il y logea un coffre où fut déposée la relique. Le Suaire fut détruit pendant la Terreur ».

« Les tableaux de l’abside ont une histoire qui met en exergue la jalousie et la susceptibilité entre artistes, que leur grand talent semblait pourtant placer au-dessus de ces bas sentiments.

En 1748, le chapitre de Saint-Jean établit l’ornementation de l’abside et son iconographie : il fait choix de cinq tableaux illustrant les derniers moments de la vie du Christ, du jardin des Oliviers à la Résurrection.

Les chanoines s’adressent alors au peintre parisien considéré comme le meilleur de son temps : Carl Van Loo (1705-1765). Celui-ci demande 2500 livres par toile. Par manque de ressources, on se contenta au début d’une seule toile, la principale, celle de la Résurrection. Pour 2250 livres. Le chapitre lui demanda d’y faire figurer le Saint-Suaire (qui de fait est tenu par l’ange de droite dans le tableau). En 1750, la toile arriva à Besançon ».

« De nouveaux dons permirent de concrétiser la suite du cycle. Carl Van Loo accepta de prendre en charge les quatre toiles qui restaient pour 1600 livres chacune. À condition que sa femme reçoive une reproduction du Saint-Suaire sur drap d’or. Le peintre accrut par la suite ses exigences, mais s’engagea néanmoins à peindre deux toiles pour le montant prévu (3200 livres en tout) : La Descente de croix et la Sépulture de Notre-Seigneur. Nous sommes en mars 1751.

Sans doute lassé de ces exigences, le chapitre se tourne vers un autre peintre, Jean-François de Troy (1679-1752), et lui commande deux toiles du cycle pour 1500 livres chacune : Le Christ au jardin des Oliviers et le Christ portant sa croix sur le Calvaire. Bien que le peintre ait dépassé les soixante-dix ans, ce choix a été expliqué par la réputation de de Troy de travailler rapidement. En effet, dès le mois de décembre 1751, les toiles sont expédiées depuis Rome (où vit de Troy) vers Besançon, via Marseille »

« Vers la même époque, de Troy reçoit la commande d’un Martyre de saint Étienne pour la chapelle du même nom, au nord de l’abside du Saint-Suaire ».

« Carl van Loo réagit fort mal. Il refuse d’honorer ses engagements au prétexte que les toiles de de Troy ont été peintes à Rome. En fait le chapitre comprend que le peintre cherche, par n’importe quel moyen, à se défaire de la commande. La concurrence d’un autre artiste lui a-t-elle déplu ? C’est probable.

Les chanoines se tournent donc vers un autre grand nom de la peinture française au XVIIIe siècle : Charles-Joseph Natoire (1700-1777). En avril 1753, celui-ci accepte, dans un premier temps, de peindre une grande toile illustrant la Prédication de saint Ferréol et saint Ferjeux pour la chapelle sud, attenante à l’abside du Saint-Suaire, pour 1500 livres. L’œuvre arrive à Besançon en 1755. En juin 1753, Natoire prend à sa charge l’exécution des deux dernières toiles du cycle : La Descente de croix et la Mise au tombeau, là encore pour 1500 livres chacune. Peintes à Rome, les deux œuvres arrivent à Besançon au début de l’année 1756″.

Partie 2. La Vierge des Jacobins, 17ème siècle, Domenico Cresti, dit Le Passignano.

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