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V. Munier, la panthère des neiges

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Source : citation de la présentation de l’exposition sur le site de la région Grand-Est.

« En écho avec le film de Marie Amiguet, La Panthère des neiges, sorti en salle le 15 décembre 2021, l’exposition met à l’honneur des œuvres issues du livre – Tibet, mineral animal – de Vincent Munier, originaire des Vosges, coréalisateur et photographe ».

« La salle d’exposition accueille pas moins de 20 photographies de l’artiste« 

Vendredi 28 janvier 2022, dernier jour de l’exposition, je suis allé à l’Hôtel de région pour photographier… les photos de Vincent Munier. Regarder mon diaporama de 26 photos.

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38 Fuites en Égypte

Fuites en Égypte ou Repos pendant la fuite en Égypte, œuvres associées ou non à une autre scène de l’enfance de Jésus.

4ème et dernière carte de Vœux pour 2022. Art sacré, médiéval et moderne, pour la période de Noël et de l’Épiphanie. Les trois autres cartes : Vierges allaitant, Adorations des Mages, Massacres des Innocents.

Repos pendant la fuite en Égypte, Rome, Musée Doria Pamphilj, Le Caravage, vers 1595.

La fuite en Égypte. Source : article de Wikipédia. « L’évangéliste Matthieu raconte qu’à Bethléem, sous le règne du roi Hérode, Marie, femme de Joseph, mit au monde son fils Jésus, conçu de l’Esprit Saint, et que les mages d’Orient reconnurent en lui le roi des Juifs. Ils vinrent alors l’adorer et lui offrir des présents (Matthieu 1, 18-2, 12).

L’évangéliste poursuit : Après leur départ, voici que l’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte ; restes-y jusqu’à nouvel ordre, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. Joseph se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte. Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode (Matthieu, 2, 13-15).

Joseph et sa famille restèrent alors en Égypte, jusqu’à ce que l’ange lui ordonnât, après la mort d’Hérode : Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et mets-toi en route pour la terre d’Israël (…) Joseph se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, et il entra dans la terre d’Israël (Matthieu 2, 20-21).

Cependant, comme le fils d’Hérode, Archélaüs, régnait sur la Judée à la suite de son père, par prudence, Joseph s’installa avec sa famille à Nazareth en Galilée ».

Deux parties dans cette chronique. Dans la seconde, les Fuites en Égypte publiées en janvier 2021 ou avant. Dans la première, des œuvres inédites sur ce blog. Classement par ordre alphabétique de communes.

A. Première partie de la chronique

Archignac (Dordogne). Un prieuré du 12ème en Périgord. La vie de Jésus sur le mur gauche de la nef de l’église. Diaporama de 12 photos : nativité, adoration des bergers, adoration des mages, fuite en  Égypte.

« C’est peut-être pour régler une dette d’amitié profane envers le curé que Marcel Deviers, peintre paysan réalise une série de 18 tableaux et, en plus, une « descente de croix » (en mortiers) sur la vie de Jésus. Il en fait don à la commune d’Archignac en 1983″.

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Gand (Belgique). Le repos pendant la fuite en Égypte, vers 1650-1655, Musée des Beaux-arts, par Jacob Jordaens (1593-1678), peintre baroque flamand.

Moissac (Tarn-et-Garonne), Église abbatiale Saint-Pierre (1120-1130), Portail de l’Apocalypse, reproduit à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine (Paris), Galerie des moulages. « Ce portail marque l’apogée du décor monumental sculpté languedocien à l’époque romane. Il sert le thème de l’Apocalypse. Le sculpteur a traduit dans la pierre la vision prophétique de l’Apocalypse selon saint Jean (Apocalypse, 4, 1-8). Au tympan, le Christ en majesté est entouré des symboles des évangélistes. Bas-relief sur le mur latéral de droite : l’Enfance du Christ, Adoration des mages et Fuite en Égypte ».

Montpellier (Hérault), Musée Fabre, Retable de l’École de Bruges, 1563. Le repos pendant la fuite en Égypte (Vierge allaitant) et l’Adoration des mages.

Suite de la première partie : page 2

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1745. 1er mariage du dauphin Louis

Louis-Ferdinand de France (1729-1765), dauphin du Viennois, est l’aîné des fils du roi Louis XV et de son épouse Marie Leszczynska. Mort avant son père, il n’accéda jamais au trône, mais il est le père de trois rois de France : Louis XVI, Louis XVIII et Charles X.

Le 23 février 1745 dans la chapelle du château de Versailles, Louis-Ferdinand, dauphin de France (1729-1765), épouse Marie-Thérèse, infante d’Espagne (1726-1746). Le cardinal de Rohan, prince-évêque de Strasbourg, grand aumônier de France, est l’officiant.

Source de la gravure. Les lettres majuscules dans le bandeau du bas permettent de localiser et d’identifier les principales personnalités présentes. Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Source : citations de l’article de Wikipédia.

1729 (4 septembre). « Louis-Ferdinand est le quatrième enfant, le premier fils du couple royal. A sa naissance, le roi Louis XV n’a que dix-neuf ans. L’enfant est baptisé à Versailles huit ans plus tard, le 27 avril 1737 avec pour parrain le duc d’Orléans, et pour marraine, la princesse de Condé.

L’éducation du dauphin fut confiée à Jean-François Boyer, évêque de Mirepoix, homme vertueux mais au seuil de la vieillesse et de vues étroites. De fait, il eut pour sous-précepteur l’abbé Joseph de Giry de Saint Cyr, membre de l’Académie française. Il fut un élève très brillant. Ainsi, il avait une excellente connaissance du latin, il parlait couramment l’anglais, chose rare pour un prince de son époque et excellait dans nombre d’autres disciplines. En revanche, il détestait l’activité physique et renonça même à la chasse après avoir tué par mégarde un de ses hommes. Le prince devint, comme ses sœurs, un excellent musicien.

Seul fils survivant du couple royal, adulé par sa mère et ses sœurs, ce fut un enfant orgueilleux voire tyrannique, mais très pieux, désirant ressembler à son grand ancêtre, fondateur de sa lignée, Saint Louis.

1736 (le dauphin a 7 ans). Le roi fait paraître ouvertement à la cour sa première favorite, la comtesse de Mailly. Celle-ci est bientôt supplantée par sa sœur, la comtesse de Vintimille, laquelle meurt en couches en 1741. La sœur des deux précédentes, la marquise de La Tournelle (bientôt titrée duchesse de Châteauroux) lui succède.

1738 (9 ans). Les quatre plus jeunes sœurs du dauphin quittent la cour pour l’abbaye de Fontevraud où elles doivent être éduquées à moindre frais. Ne restent à la cour que ses aînées, les jumelles Mesdames Élisabeth et Henriette et sa cadette Madame Adélaïde ».

« Très affecté par la séparation officieuse de ses parents, l’adultère du roi et la résignation doloriste de sa mère, le dauphin s’escrime à ne pas ressembler à son père, optant dès son enfance pour une dévotion profonde et assumée.

1739 (10 ans). Désirant laver l’affront que le duc de Bourbon avait commis envers la cour d’Espagne en rompant arbitrairement les fiançailles du roi, Louis XV s’était engagé à marier sa fille aînée à un infant d’Espagne et son fils à une des infantes. Ainsi Madame Première fut-elle mariée dès qu’elle fut nubile (à douze ans) à l’infant Philippe en 1739, mariage peu brillant pour une princesse de France puisque l’infant, étant le troisième des fils survivants du roi, était un cadet sans réel avenir. Louise-Élisabeth de France (1727-1759), fille de France, puis infante d’Espagne et duchesse de Parme et de Plaisance ». Lire la chronique du blog : Fête pour un mariage royal.

1744 (15 ans). « Louis XV tombe malade à Metz. Avant de lui donner l’extrême-onction, l’aumônier de la cour, François de Fitz-James, évêque de Soissons, exige le renvoi de la favorite, ainsi qu’une confession publique. Entretemps, mené par son précepteur, le jeune Louis, qui est donc apte à accéder au trône, est venu au chevet de son père, ce que le roi, comprenant les manœuvres intrigantes du précepteur, trouve fort mauvais… L’humiliante confession publique que le roi se doit d’effectuer devant les menins du Dauphin et la population messine fait un très mauvais effet sur l’adolescent ». Lire la chronique du blog : le roi se meurt ?

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1745. Cinq chroniques du blog

Sources additionnelles : 1745 en Europe et 1745 en France.

Évènements principaux. Répression du protestantisme calviniste. Premier mariage du dauphin. Sixième année de la guerre de Succession d’Autriche (victoire de Fontenoy). La duchesse de Pompadour, favorite de Louis XV. Machault d’Arnouville, contrôleur général des finances.

8 janvier. Guerre de Succession d’Autriche : quadruple Alliance de Varsovie entre l’Autriche, la Grande-Bretagne, les Provinces-Unies et la Saxe contre l’extension de la Prusse.

1er février. Une ordonnance condamne aux galères à perpétuité ceux qui assistent aux assemblées protestantes. La répression anti-huguenote reprend entre 1745 et 1752, marquée par des envois aux galères pour calvinisme, des exécutions de pasteurs (Grenoble, Montpellier, Toulouse) et des rebaptisations forcées dans la région de Nîmes (1751-1752). La répression s’adoucira après 1756.

23 février. Marie-Thérèse d’Espagne (1726-1746) épouse le Dauphin Louis de France (1729-1765) dans la chapelle du château de Versailles. Elle mourra en couches en 1746.

15 avril. Victoire autrichienne sur la France à la bataille de Pfaffenhofen.

22 avril. Traité de Füssen entre l’Autriche et la Bavière. À la mort de Charles VII (20 janvier), son fils Maximilien III Joseph, le nouvel électeur de Bavière, traite avec Marie-Thérèse dont l’époux, François de Lorraine, est élu empereur en septembre. Maximilien III Joseph renonce, pour lui et sa postérité, à toutes prétentions sur les États de la maison d’Autriche, en échange de la restitution des places conquises en Bavière par les Autrichiens.

7 mai. Traité d’Aranjuez entre la France, l’Espagne, Naples et Gènes.

11 mai. Victoire française à la bataille de Fontenoy (Flandre). L’armée française, placée sous le commandement du maréchal Maurice de Saxe, remporte une victoire difficile sur les armées britanniques, Hanovrienne, Hollandaise et Autrichienne aux ordres du duc de Cumberland, général britannique et troisième fils du roi George. La France peut conquérir les Pays-Bas autrichiens.

18 mai. Alliance de Leipzig entre l’Autriche et la Saxe conclue dans l’intention de reprendre la Silésie à la Prusse.

4 juin. Victoire de Frédéric II de Prusse sur l’Autriche à la bataille de Hohenfriedberg en Silésie. Il envahit immédiatement la Bohême puis la Saxe fin novembre.

7 juillet. Jeanne Antoinette Poisson, dame Le Normant d’Étiolles, est faite marquise de Pompadour. Présentée à la cour en février, elle devient maîtresse officielle du roi. Aidée par un petit cercle de conseillers personnels (les frères Paris, le duc de Richelieu, futur maréchal de France, le cardinal de Tencin et sa sœur, son médecin François Quesnay), elle exerce une grande influence sur le monarque, et gouverne véritablement jusqu’à sa disparition (1764). Elle fait disgracier le contrôleur général Philibert Orry, hostile aux Pâris. Madame de Pompadour, peinte par François Boucher en 1750.

  • chronique du blog à venir.

9 juillet. Victoire française à la bataille de Melle.

11 juillet. Prise de Gand par les Français. Le château se rend le 15.

Second soulèvement en Écosse des Jacobites, partisans de Charles Édouard Stuart (Bonnie Prince Charlie), aux trônes d’Angleterre et d’Écosse. Charles Édouard Stuart débarque le 2 août, prend Édimbourg puis pénètre jusqu’au centre de l’Angleterre avec l’appui des tories.

Juillet-août. Les états de l’Enquête sur les facultés des peuples, lancée par le contrôleur général des finances Philibert Orry dans toutes les généralités du pays, sont remis à la Cour.

24 juillet. Un arrêt du conseil du roi accorde pour vingt ans à Charles Adam, prête-nom du marquis Orry de Fulvy, le privilège pour l’établissement de la Manufacture de porcelaine façon de Saxe, au château de Vincennes.

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Manufacture Sèvres. Trésors 18ème

Sèvres, manufacture et musée nationaux. Trésors du 18ème (source : captures d’écran des Actualités de janvier 2022). Biographie de Joseph-Marie Amiot (1718-1793).

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C’est Joseph-Marie Amiot qui a rapporté en France les deux albums peints présentés ci-dessus. Qui est-il ? Source : citations de l’article de Wikipédia.

« Joseph-Marie Amiot, né le 1718 à Toulon et décédé le octobre 1793 à Pékin (Chine), est un prêtre jésuite, astronome et historien français, missionnaire en Chine. Il fut l’un des derniers survivants de la Mission jésuite en Chine.

Amiot entra au noviciat de la Compagnie de Jésus à Avignon en 1737, et fut ordonné prêtre le 21 décembre 1746 à Lyon. Durant sa formation il avait demandé à être envoyé comme missionnaire en Chine. Cela lui fut accordé, et, en compagnie de deux novices (jésuites) chinois, il quitta le port de Lorient (France) en décembre 1749 pour arriver à Macao le 27 juillet 1750. L’année suivante il monta à Pékin où il entra le 22 août 1751. Il y resta jusqu’à sa mort, en 1793« .

Source : Wikipédia

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Lyon. 4 adorations des mages

La création du musée des Beaux-arts de Lyon.

« Sous la Révolution, l’abbaye de Saint-Pierre-les-Nonnains doit à sa proximité avec l’Hôtel de Ville de ne pas être vendue ou détruite. En 1792, le Conseil municipal désigne l’édifice comme lieu de conservation des tableaux, médailles, bronzes et autres monuments des arts.

Le 14 Fructidor an IX (1801), le décret Chaptal instituant des collections de Peintures dans quinze villes de France est l’acte fondateur du musée de Lyon. L’institution répond aussi à des aspirations locales, comme rappeler le prestigieux passé romain de la ville et proposer des modèles à la Fabrique de la soie alors en crise.

A partir de 1803, le Muséum du Louvre envoie 110 tableaux : P.P. Rubens, L’Adoration des Mages (cf. infra), Le Guerchin, La Circoncision, Philippe de Champaigne, L’Invention des reliques de saint Gervais et saint Protais« .

Lyon. Quatre adorations des mages. Diaporama de 20 photos (cartels, peintures dans leur encadrement, détails).

A. L’adoration des mages, Maître au monogramme A.H, 1505-1510, Huile sur toile, Hauteur en cm : 120, Largeur : 70.

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B. L’adoration des mages, attribué à Véronèse (dit Paolo Caliari, 1528-1588).

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1744. Charles Alexandre de Lorraine

« Charles Alexandre de Lorraine, né le 12 décembre 1712 à Lunéville et mort le 4 juillet 1780 au château de Tervueren, près de Bruxelles, fils du duc Léopold Ier de Lorraine et frère de l’empereur François Ier, est un prince lorrain au service de l’Autriche, qui a été gouverneur général des Pays-Bas autrichiens (de 1741 à 1744 et de 1749 à 1780) ». Source 1. Biographie pour les années 1740-1749 : extraits de l’article de Wikipédia.

« 1740. Le prince Charles-Alexandre est fait Maréchal d’Autriche.

1744. Il épouse l’archiduchesse Marie-Anne d’Autriche (1718-1744) à Vienne le 7 janvier, sœur cadette de l’impératrice Marie-Thérèse. Charles-Alexandre de Lorraine devint ainsi, à double titre, le beau-frère de Marie-Thérèse puisqu’il était à la fois le frère de son époux et le mari de sa sœur. Marie-Anne d’Autriche accouche d’une fille qui ne vivra pas. Elle-même s’éteindra en décembre 1744 quelques jours avant la duchesse douairière de Lorraine. En quelques jours, Charles-Alexandre perd sa fille, sa femme et sa mère.

1740-1748. Pendant la guerre de Succession d’Autriche, il est l’un des principaux commandants de l’armée autrichienne.

1741 (avril). Il est désigné comme successeur aux Pays-Bas de la gouvernante générale, l’archiduchesse Marie-Élisabeth.

1744 (juillet et août). Il attaque la ligne de fortifications de la Lauter – Wissembourg au nord de l’Alsace ; il ne réussit à s’en emparer que durant une journée. Le 23 août, il doit repasser le Rhin, après sa défaite.

Diaporama de 31 photos (source : estampes et dessins du Cabinet éponyme de Strasbourg).

1745-1748. L’invasion, puis l’occupation française des Pays-Bas empêchent Charles-Alexandre de Lorraine de remplir sa fonction sur place.

1746 (octobre). Il est  battu par Maurice de Saxe à la bataille de Roccoux.

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Duc de Boufflers (1706-1747)

Joseph Marie duc de Boufflers (1706-1747), pair de France. Source 1. Article de Wikipédia.

« Quand Louis XV vient à Lille, du 12 au 14 mai 1744, prendre le commandement de l’armée de Flandre, le duc de Boufflers a 38 ans. Il atteint le sommet de sa carrière militaire au cours de la Guerre de Succession d’Autriche (1740-1748).

En 1744, il est lieutenant général des armées du Roi, gouverneur des Flandres et du Hainaut, gouverneur et souverain bailli des ville, citadelle et châtellenie de Lille, gouverneur et grand bailli de Beauvais.

Nattier réalisa le portrait de Joseph Marie de Boufflers, alors qu’il était gouverneur et lieutenant général des provinces de Flandre et du Hainaut. Cette œuvre, sur laquelle il arbore l’écharpe bleue de l’ordre du Saint-Esprit est conservée dans les collections du Musée des Beaux-Arts de Valenciennes ».

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En fait, de Boufflers n’a pas eu à faire le choix du métier des armes. Celui-ci était induit par sa naissance : la Noblesse d’épée se transfère par la famille ; il a été doté d’un régiment d’infanterie, d’une charge de gouverneur dès la mort de son père et de son frère aîné en 1711 (il avait alors 5 ans).

Source 2 en ligne : Dictionnaire historique et biographique des généraux français, tome II, 1821, pages 492-494.

Ce n’est cependant qu’en 1727 (il a 21 ans) que le duc de Boufflers va exercer le métier des armes sur le terrain. La guerre… se déplace, imposant une mobilité géographique presque constante au niveau d’une partie de l’Europe (France – Alsace et Flandre -, Bavière, Autriche, Bohème, Empire romain germanique, Pays-Bas Autrichiens, République de Gênes).

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1744 (juillet). Combats sur la Lauter

Suite des chroniques sur la Guerre de succession d’Autriche (1740-1748).

Combats 1er & 5 juillet 1744. Combats sur les Lignes de la Lauter (dites aussi Lignes de Wissembourg ou Lignes de Lauterbourg). Les troupes impériales s’en emparent le 1er juillet ; elles sont reprises par les troupes royales le 5 juillet. Sources : extraits de l’article de Wikipédia ; gravure du Cabinet des estampes et des dessins de Strasbourg.

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« Les lignes de la Lauter sont des anciennes lignes de fortifications située sur la rivière Lauter en Alsace.

Cette ligne de défense était une levée de terre couvertes de palissades, renforcée d’une cinquantaine de redoutes afin d’assurer la protection des hommes et aménagée d’une trentaine de digues avec de petits bassins hydrographiques destinés à organiser un obstacle naturel non guéable et inondable pour inonder la vallée.

D’une longueur de 20 km environ, elle débutait, sur la gauche, à l’Ouest de Wissembourg, à partir d’une redoute située au col du Pigeonnier, puis descendait sur la Lauter, dont elle suivait ensuite la rive droite jusqu’au Rhin en s’appuyant sur des places fortes comme Wissembourg, Altenstadt, le château de Saint-Rémy, le moulin de Bienwalde, Scheibenhard, Lauterbourg et la rive gauche du Rhin.

1706. Pendant la guerre de Succession d’Espagne, les Français ont commencé la construction de cette chaîne de fortifications sous les ordres du maréchal de Villars.

1744. Pendant la guerre de succession d’Autriche, le roi de France Louis XV, à la tête d’une armée de 90 000 hommes, envahit les Pays-Bas autrichiens et capture Menin et Ypres ».

1744 (1er juillet). « En réplique, les troupes commandées par Charles Alexandre de Lorraine, Franz de Trenck et le général Nádasdy franchissent le Rhin à Philippsburg et lancent une opération en Alsace en s’emparant des lignes de la Lauter.

1744 (5 juillet). Le maréchal de Coigny rassemble alors toutes les troupes françaises dispersées le long du Rhin et marche jour et nuit pour gagner les lignes de Lauterbourg en se portant sur Wissembourg où après un dur combat les autrichiens sont contraints de se replier« .

Deux des participants aux combats.

1. Friedrich Heinrich von Seckendorf (1673-1763). Suite page 2.

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Mme du Barry, guillotinée fin1793

1774 (10 mai). « Dès la mort de Louis XV, son petit-fils et successeur Louis XVI, probablement influencé par sa femme, la jeune reine Marie-Antoinette et ses tantes, fait délivrer une lettre de cachet contre la comtesse du Barry. Le duc de La Vrillière est chargé de la faire conduire de nuit à l’abbaye du Pont-aux-Dames à Couilly ».

Louis XVI annule la réforme du système judiciaire introduite par Maupéou de 1770 à 1774. Il rappelle donc tous les Parlementaires.

Dans cette chronique, des développements sont également consacrés à des personnalités qui ont joué un rôle important dans les 19 dernières années de la vie de Madame du Barry (1774-1793).

  • Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac, son protecteur et son amant ;
  • Elisabeth Vigée Le Brun qui a peint par 3 fois son portrait ;
  • Antoine Fouquier-Tinville, président du Tribunal révolutionnaire qui l’a condamnée à mort ;
  • Charles-Henri Sanson, bourreau qui l’a guillotinée.

Source 1. Madame du Barry de 1774 à 1793 : extraits de l’article de Wikipédia.

1775 (avril). Jeanne du Barry est autorisée à quitter l’abbaye du Pont-aux-Dames.

1776 (octobre). Le comte de Maurepas obtient du roi qu’elle retourne au château de Louveciennes. Elle y mène une vie paisible et heureuse, marquée par sa longue liaison avec Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac (comte puis duc de Cossé-Brissac)

Sources 2. Madame Du Barry et le duc de Cossé-Brissac. « Né à Paris le 14 février 1734, assassiné à Versailles le 9 septembre 1792. Pair et grand panetier de France, capitaine-colonel des Cent-Suisses de la garde du roi, maréchal de camp en 1780, gouverneur de Paris de 1775 à 1791 ».

Carole Blumenfeld, L’amant de la Du Barry en majesté, Gazette-Drouot,18 janvier 2018.

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« 1783. Dans les Mémoires secrets pour servir à l’histoire de la République des Lettres en France, chronique des événements s’étant produits entre 17;62 et 1787, on affirmait déjà en 1783 que depuis longtemps on parle de la passion violente dont M. le duc de Cossé s’est trouvé épris pour Madame la comtesse du Barry.

1791. Cossé-Brissac est nommé commandant en chef de la Garde constitutionnelle du Roi Louis XVI.

1792. Le 29 mai, l’Assemblée décrète la dissolution de ce corps soupçonné d’opinions contre-révolutionnaires, accuse son chef d’en être responsable et d’avoir fait prêter à ses hommes le serment d’accompagner le roi partout où il se rendrait.

Brissac est alors accusé d’avoir introduit ou laissé introduire dans cette garde un esprit inconstitutionnel et contrerévolutionnaire et d’avoir ainsi attenté à la sûreté de l’État.

Emprisonné à Orléans en attendant d’être jugé par la Haute-Cour, Brissac est transféré à Versailles. Au cours de ce transfert, les prisonniers sont séparés de leur escorte, et livrés le 9 septembre à une bande d’égorgeurs qui les réclamaient. Homme de grande force et de grand courage, il résista longtemps à ses assassins, reçut plusieurs blessures et fut finalement tué par un coup de sabre. Son cadavre est mutilé et dépecé. Son cœur arraché est promené dans les rues de Versailles, et sa tête ensanglantée est lancée de l’extérieur dans le salon de la comtesse du Barry, sa maîtresse, à Louveciennes ».

Sources 3. Madame du Barry Elisabeth et Elisabeth Vigée Le Brun

1781-1782. Mme Élisabeth Vigée Le Brun (1755-1842) rend régulièrement visite à Madame Du Barry. Elle devient son amie et laisse d’elle trois portraits.

« Née en 1755 à Paris et morte dans la même ville en 1842, Élisabeth Vigée Le Brun est considérée comme une grande portraitiste de son temps. Fervente royaliste, elle sera successivement peintre de la cour de France, de Marie-Antoinette et de Louis XVI, du Royaume de Naples, de la Cour de l’empereur de Vienne, de l’empereur de Russie et de la Restauration. La Révolution la fera émigrer dès octobre 1789″.

Trois portraits de Madame du Barry.

Élisabeth Vigée Le Brun, une vie d’artiste au féminin, La Tribune de Louveciennes, 10 août 2012.

1781 et 1782. 1er et 2ème portraits.

1789 (septembre). Le troisième portrait, « je l’ai commencé vers le milieu de septembre 1789. De Louveciennes, nous entendions des canonnades à l’infini, et je me rappelle que la pauvre femme me disait : si Louis XV vivait, sûrement tout cela n’aurait pas été ainsi. J’avais peint la tête et tracé la taille et les bras, lorsque je fus obligée de faire une course à Paris ; j’espérais pouvoir retourner à Louveciennes pour finir mon ouvrage ; mais on venait d’assassiner Berthier et Foulon ».

« Mon effroi était porté au comble, et je ne songeais plus qu’à quitter la France ; je laissai donc ce tableau à moitié terminé. Je ne sais pas par quel hasard M. le comte Louis de Narbonne s’en trouva possesseur pendant mon absence ; à mon retour en France, il me l’a rendu, et je viens de le terminer... Il a en effet été achevé en 1814, soit 25 ans plus tard ».

Source 4. Jeanne du Barry sous la Révolution. Wikipédia

« Son ancienne condition de maîtresse royale fait de la Comtesse  du Barry une cible de choix pour certains révolutionnaires.

1791. Dans la nuit du 10 au 11 janvier, grâce à une échelle trouvée à proximité, des cambrioleurs venus de Paris s’introduisent dans son château de Louveciennes, et emportent ses diamants et bijoux. Elle en retrouve la trace à Londres où elle fait quatre séjours successifs pour tenter en vain de les récupérer.

1793. Après l’exécution de Louis XVI le 21 janvier 1793, à la veille de la déclaration de guerre avec la Grande-Bretagne, Madame du Barry revient précipitamment en France pour éviter l’apposition des scellés sur sa propriété de Louveciennes.

1793 (17 septembre). Malgré une pétition signée en sa faveur par cinquante-neuf habitants de Louveciennes, elle devient Suspecte dès le vote de la Loi des suspects. Ses séjours en Angleterre sont dénoncés comme une aide aux émigrés contre-révolutionnaires. Dénoncée par son ancien page Zamor, qu’elle avait renvoyé, déclarée ennemie de la Révolution, elle est emprisonnée à Sainte-Pélagie le 22 septembre.

1793 (décembre). Son procès s’ouvre le 6 devant le Tribunal révolutionnaire présidé par Fouquier-Tinville. Le 7 décembre, elle est condamnée à mort. Elle est guillotinée le 8 décembre« .

Source 5. Antoine Fouquier-Tinville (1746-1795). Source : Wikipédia. « Né le 10 juin 1746 et mort guillotiné à Paris en place de Grève le mai 1795. Homme de loi et révolutionnaire français, accusateur public du Tribunal révolutionnaire.  

Fouquier-Tinville écrivit ces dernières lignes : Je n’ai rien à me reprocher : je me suis toujours conformé aux lois, je n’ai jamais été la créature de Robespierre ni de Saint-Just ; au contraire, j’ai été sur le point d’être arrêté quatre fois. Je meurs pour ma patrie et sans reproche. Je suis satisfait : plus tard, on reconnaîtra mon innocence« .

Estampe de François Bonneville, Paris, BnF, département des estampes et de la photographie, 1796.

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