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Révolution à Strasbourg : 1789-1795

Georges-Daniel Arnold, né le 18 février 1780 à Strasbourg et mort dans cette même ville le 18 février 1829. Juriste et homme de lettres alsacien. Comment suivre des études de droit et devenir professeur des universités dans une période « agitée » ?

Sources. Citations de Wikipédia et de la Biographie de la Fédération des Sociétés d’Histoire et d’Archéologie d’Alsace.

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1787 (7 ans). Études au gymnase protestant de Strasbourg, interrompues à la suite de la fermeture dudit gymnase en 1794. Il souhaite poursuivre des études à la faculté de droit de Strasbourg.

1795 (15 ans). Il adhère aux idées libérales de la Société des jeunes amis de la Constitution. Alors que ses amis étudiants, dont Ehrenfried Stoeber, poursuivent leurs études en Allemagne à Tübingen ou à Erlangen, Georges Daniel trouve un emploi en 1795 à la Préfecture en qualité de sous-chef de bureau de la guerre et de l’administration départementale du Bas-Rhin. Il en profite pour écrire une Chronique de la Révolution à Strasbourg de 1789 à 1795.

1801-1803 (21-23 ans). Séjour d’études à Göttingen : droit, langues anciennes et modernes, philosophie, antiquités, beaux-arts, sciences naturelles, sciences exactes. Voyages pendant les vacances en Allemagne du Nord (Brême, Hambourg, Lübeck, Berlin, Dresde, Iéna ; à Weimar, il rend visite à Goethe.

1803 (23 ans). A l’automne, il rejoint son maître et professeur Koch (membre du Tribunat) à Paris pour parfaire ses études de droit. Koch l’introduit auprès de Chabot, Sédillez, Cuvier.

1804 (24 ans). Il attend sa nomination comme professeur à l’une des nouvelles Hautes écoles de droit, créées par ordonnance impériale.

1806 (26 ans). Le 1er septembre, par décret impérial, il est nommé professeur de code civil à la Faculté de droit de Koblenz et appelé comme conseiller juridique auprès de Lezay-Marnésia, préfet du département de Rhin-et-Moselle. Il écrit la même année ses Notices littéraires et historiques sur les poètes alsaciens.

1807-1808 (27-28 ans). Cours de pédagogie à l’École normale.

1809 (29 ans). Rentré en Alsace à la suite de Lezay-Marnésia, il est nommé titulaire de la chaire d’Histoire à l’Académie. Les projets audacieux exposés en 1809 en font le précurseur de l’École Historique du Droit dont la faculté de Droit de Strasbourg sera le porte-parole français jusqu’en 1870.

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18ème. Les fontaines de Rochefort

A. 1750. Rochefort, Fontaine du mariage de la Charente et de l’Atlantique. Source de la citation : Petit patrimoine. Diaporama de 13 photos.

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Le Groupe qui surmonte la fontaine, représentant l’Océan et la Charente, est dû au ciseau de Bourguignon, alors Maitre sculpteur du Port.

Une inscription concernant la Charente dit : Laeta diu varios errabam nympha per agros, Laetior in vestris mœnibus ecce fluo. Autrefois je coulais joyeuse dans les campagnes, plus joyeuse encore je coule maintenant dans vos murs.

  • Pour aller plus loin. J-T . Viaud et E-J. Fleury, Histoire de la ville et du port de Rochefort, 1845, Madame Honorine Fleury, Libraire Éditeur, pp. 146-148 (voir la capture de ces pages en fin de chronique).

B. 1759-1763. La fontaine-réservoir de Saint-Nazaire-sur-Charente, dite Fontaine Lupin. Source des citations : le Petit Patrimoine, les panneaux explicatifs à proximité du site. Diaporama de 20 photos.

1666. « Louis XIV et Colbert font le choix de Rochefort pour y établir un site propre à recevoir les grands vaisseaux de la marine du Ponant. Mais la ville a peu de ressources en eau potable. L’eau des marais, saumâtre, est impropre à la consommation. L’approvisionnement en eau douce est un problème pour les hommes et les bateaux de la flotte.

1667. L’Amiral Duc de Beaufort, petit-fils d’Henri IV et de Gabrielle d’Estrées, réclame la création d’une aiguade, fontaine réservoir destinée à remplir les tonneaux dont on charge les vaisseaux.

  • Aiguade. Une aiguade désigne à la fois la provision d’eau douce sur un navire et l’endroit d’une côte où l’on fait provision d’eau douce pour les navires. On emploie ce mot dans l’expression Faire aiguade, désignant l’action de ravitailler en eau douce un bateau. Le terme désigne aussi la corvée d’eau.

L’existence de plusieurs sources abondantes à Saint-Nazaire-sur-Charente est alors signalée à Colbert, qui décide de faire capter l’eau de la source des Morts et de la source de Font-Pourri, symbolisées sur le fronton ci-dessous.

1670-1675. Le Chevalier de Clerville (1610-1677), urbaniste du roi Louis XIV et ingénieur chargé des fortifications, fait édifier la 1ère Fontaine royale dans le lit de l’estuaire de la Charente.

1676. La Fontaine royale de Lupin est terminée. C’était une tour hexagonale de 14 mètres de haut. L’eau douce était amenée à l’aiguade au moyen d’une canalisation en grès, fabriquée à la Chapelle-de-Saintonge, mesurant environ 2 800 mètres de long, et rectiligne sur ses 650 derniers mètres jusqu’à la Charente.

1759-1763. La Fontaine est reconstruite en aval de fort Lupin. C’est un chainon important car il s’agit de l’une des trois seules aiguades, lieu d’approvisionnement des navires en eau douce, conservées de nos jours. Les deux autres sont à Brest et Belle-Ile.

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2015. L’Hermione, le voyage aux USA

Chroniques sur Rochefort, son arsenal et ses radoubs, son jardin des plantes, son hôpital militaire, son école de médecine navale. Chronique sur la Guerre d’indépendance américaine. En 2015, la nouvelle Hermione a fait le voyage aller et retour aux USA. Depuis son retour à Rochefort, elle a fait un déplacement mouvementé à Sète : vidéo de 28’38. Son port d’attache est le radoub Napoléon III.

Diaporama de 24 photos (Pierre Dubois, octobre 2015).

2012 (6 juillet). Dossier de Presse. « 50 000 personnes sont attendues à Rochefort pour fêter la sortie de l’Hermione de la cale de construction, la double forme de radoub de l’arsenal de Louis XV où la coque était en chantier depuis 15 ans.

Tirée par quatre vedettes de remorquage du service des lamaneurs de l’Atlantique, la coque de l’Hermione, non mâtée, sortira de la double forme de radoub ouverte pour la première fois depuis la 2ème guerre mondiale à la navigation grâce à la réalisation à l’initiative de la ville de Rochefort d’un tout nouveau bateau-porte pour remplacer celui détruit en 1944 par les troupes d’occupation.

Reconstruire l’Hermione, c’est bâtir un navire de plus de 65 m de long hors tout, portant trois mâts et 2 200 m² de voilure de route. C’est concevoir une coque entièrement en chêne, avec des épaisseurs pouvant atteindre 70 cm, inimaginables aujourd’hui mais conçues au 18ème siècle pour résister aux boulets ennemis.

  • 1993-1996 : études préparatoires
  • 1997-2000 : construction de l’ossature de la charpente.
  • 2000-2008 :  construction des ponts et des superstructures.
  • 2009-2011 : bordage et calfatage de la coque ; début mâture, gréement, voiles.
  • 2012-2013 : suite mâture, gréement, voiles, montages et finitions.
  • 2014 : suite des essais en mer.
  • 2015 : départ pour le voyage transatlantique

1997 (août). Début de la reconstruction de la frégate historique  : pose de l’arcasse

« C’est au tour de l’arcasse et de l’étambot d’être révélés au public. Une fois relevé, cet ensemble complexe de plus de 4.5 tonnes de chêne est fixé sur l’extrémité arrière de la quille. L’étambot recevra plus tard le gouvernail ».

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1778-1793. La Frégate Hermione

Chroniques sur Rochefort, son arsenal et ses radoubs, son jardin des plantes, son hôpital militaire, son école de médecine navale. Chronique sur la Guerre d’indépendance américaine.

Histoire de l’Hermione. Source : larges extraits du site éponyme.

1778-1779 : une construction éclair. « La décision de la mise en chantier de l’Hermione sur proposition du ministre De Sartine, est entérinée en novembre 1778, par le conseil du port de Rochefort.

Modèle de la Dédaigneuse, construite à Bordeaux en 1766 (Musée de la marine, Rochefort)
  • « Tout comme l’Hermione, la Dédaigneuse est une frégate de XII, c’est-à-dire comportant un pont unique muni de canons tirant des boulets de 12 livres. Son équipage est composé de 260 hommes. Entre 1748 et 1798, les arsenaux français mettent à l’eau une centaine de frégates semblables.
  • La frégate, navire de guerre léger et rapide, est au cœur des préoccupations stratégiques des nations maritimes. Trop faiblement armées pour participer aux combats dits en ligne, où s’affrontent les puissants vaisseaux à deux ou trois ponts, les frégates ont d’abord un rôle d’assistance et d’accompagnement.
  • Pour participer pleinement au combat, on les dote d’un armement plus efficace. La frégate de XII incarne dès lors cet idéal d’unité rapide réunissant la marche et la force. Elle connaît son heure de gloire durant la guerre d’indépendance américaine ».
  • Diaporama de 9 photos de la Dédaigneuse (musée de la marine à Rochefort).

« C’est l’ingénieur constructeur de marine, Pierre Chevillard dit l’aîné, qui est chargé de la construction de l’Hermione ainsi que d’une autre frégate, la Fée d’après le dessin qui a déjà servi à la Courageuse et à la Concorde, les deux premières de cette série de quatre.

L’Hermione est mise en chantier sur la rive droite de la Charente au sein de l’arsenal, à partir de décembre 1778. Outre les savoir-faire techniques, la rapidité de sa construction s’explique également par l’urgence de la guerre, une main d’œuvre importante et la disponibilité des matériaux sur le site de l’arsenal. Des centaines de charpentiers, forgerons, perceurs, cloueurs, calfats… bagnards sont ainsi mobilisés pour un total de plus de 35 000 journées de travail.

L’Hermione appartient à la catégorie des frégates, dites légères, caractérisées par leur vitesse et leur maniabilité. C’est une frégate de 12 armée de 32 canons : 26 canons de 12 sur son pont de batterie et 6 canons de 6 sur son pont de gaillards. Le chiffre de 12 correspond à 12 livres (unité de mesure au XVIIIe siècle), soit un peu moins de 6 kilos ».

Mesurant 66 mètres de long hors tout sur 11,5m de large, sa mâture est constituée de trois mâts verticaux aux dimensions modulables, d’une superficie de voiles pouvant atteindre 3 300m² et un gréement complexe de 26 km  de cordages, nécessitant un équipage de 250 à 300 personnes« .

1779-1780. Première campagne d’essai dans le golfe de Gascogne. L’Hermione effectue des missions de surveillance des côtes et de protection du commerce.  Cette campagne se conclut par la prise de trois navires de commerce et trois corsaires anglais. Au cours du mois de janvier 1780, la coque de l’Hermione reçoit un doublage de cuivre constitué de 1 100 feuilles de métal. Ce doublage est destiné à protéger la coque des attaques des tarets, et à éviter la fixation des algues et des coquillages sur la carène, ce qui améliore la vitesse de la frégate ».

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1775-1783. La Guerre d’indépendance

1775-1783. La Guerre d’indépendance américaine (source : Wikipédia)

Pourquoi la France a-t-elle participé à la guerre d’indépendance américaine ? (source : Isabelle Bernier, Futura-Sciences, 13 septembre 2018).

1756-1763. Guerre de sept ans. « La décision d’aider les insurgés américains des treize colonies est un acte décisif dans la politique étrangère menée par Louis XVI puisqu’elle aboutit à la création et la reconnaissance des États-Unis. En déclarant la guerre à l’Angleterre, la France espère certainement récupérer le Canada et la Louisiane qu’elle a perdus en 1763, à l’issue du précédent conflit.

1763-1775. Eastern North America in 1775 : the British Province of Quebec, the British thirteen colonies on the Atlantic coast and the Indian Reserve (as of the Royal Proclamation of 1763).

Les treize colonies qui entrèrent en rébellion avec leur métropole (source : Wikipédia, Smehour)

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Le contexte de la guerre d’indépendance. « La Révolution américaine est le produit d’une évolution politique jumelée à un essor économique très important : l’économie de l’Amérique anglaise repose sur la production agricole des cinq colonies du Sud et le dynamisme commercial des huit colonies du Nord qui fournissent le tiers des navires de la marine marchande britannique. Contraintes de commercer exclusivement avec l’Angleterre, les colonies américaines pratiquent en fait une importante contrebande avec les Antilles françaises et l’Amérique espagnole. L’essor démographique est très important, lié à l’émigration européenne et au système esclavagiste (deux millions d’habitants vers 1770 dont un quart d’esclaves noirs). La rupture avec la Couronne britannique s’explique par la demande croissante de terres de la part des colons et l’alourdissement des prélèvements fiscaux depuis la guerre de Sept Ans (1756-1763), très coûteuse pour l’Angleterre.

1776 (4 juillet). Les représentants du Congrès américain votent la Déclaration d’Indépendance des États-Unis d’Amérique : les députés des treize colonies créent ainsi un nouveau régime politique.

1778. Premier traité d’alliance franco-américain. « Le Congrès constitue une armée de volontaires (15.000 hommes sous le commandement de George Washington) mais il pressent qu’elle ne tiendra pas longtemps face à l’excellente armée de métier britannique. Le 6 février 1778, Louis XVI et Charles Vergennes (ministre des Affaires étrangères) signent avec Benjamin Franklin nommé ambassadeur en France, un traité d’alliance avec les Provinces unies de l’Amérique (renforcement du soutien en armement et en mercenaires),

1779. Envoi de corps expéditionnaires (source : Wikipédia). « La Fayette est en France pour plaider la cause de l’insurrection. Louis XVI envoie un corps de 6.000 hommes outre-Atlantique sous le commandement du général de Rochambeau.

1780. La France donne un véritable appui financier, maritime et terrestre à l’armée américaine, qui va permettre la victoire définitive de l’alliance franco-américaine. C’est là qu’intervient La Fayette, major général dans l’armée des insurgés américains et proche collaborateur de leur commandant George Washington.

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Les aventures du jeune Voltaire

Les aventures du jeune Voltaire. Quatre épisodes sur france.tv/france- 2, jusqu’au 22 février 2021, avec  Thomas Solivérès, Bernard Le Coq, Victor Meutelet, Christa Théret, Hippolyte Girardot, Valérie Bonneton, Thibault de Montalembert, Pascal Demolon.

Dans la partie 2 de cette chronique : biographie des 42 premières années de François Marie Arouet, dit Voltaire

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Épisode 1. Jésuite et Libertin

« Roturier de naissance, le jeune Voltaire est éduqué chez les Jésuites. Une fois sa formation achevée, il fréquente les libertins et devient la honte de son père. Il séduit la jeune Olympe, à la grande fureur de sa mère, la journaliste-pamphlétaire Dunoyer, et de l’Ambassadeur de France à La Haye. Ces aventures ne l’empêchent pas de se consacrer à son œuvre littéraire. Cependant, la première mouture de son Oedipe est refusée par la troupe de la Comédie-Française »…

Épisode 2. La Bastille à 20 ans

« Impliqué, malgré lui, dans un complot contre le Régent Voltaire est confiné dans un beau château, où il rencontre une jeune et jolie aspirante comédienne. L’écrivain se retrouve finalement enfermé à la Bastille, mais réussit à en sortir. Oedipe, finalement joué à la Comédie-Française, est un succès, mais provoque scandale »…

Épisode 3. Courtisan ou rebelle ?

« Le complot contre le Régent se retourne contre la duchesse du Maine. Voltaire, naïf et vaniteux, manque de se faire tuer par un indicateur de la police. Sa vie amoureuse se partage entre une comédienne et une riche marquise. Tandis que la mort touche son ami Génonville, elle vient frôler Voltaire dangereusement. Il se remet cependant à l’écriture, revient en grâce à la cour malgré l’hostilité du jeune Louis XV, mais risque de tout perdre en défendant une cause et un homme »…

Épisode 4. La liberté et l’exil

« Voltaire découvre, à ses dépens, ce que vaut l’amitié des grands seigneurs qu’il fréquente et en devient fou de chagrin et de rage. Pour éviter une nouvelle fois la Bastille, il accepte un nouvel exil et découvre la démocratie anglaise. De retour à Paris, il devient riche et ne dépend plus du bon vouloir des puissants. A la mort de son amante, la comédienne Adrienne Lecouvreur, Voltaire est fou de chagrin lorsqu’il qu’il voit sa dépouille jetée dans un terrain vague »…

Biographie. Les 42 premières années de François Marie Arouet, dit Voltaire. Né à Paris en 1694, mort en 1778 à l’âge de 84 ans. Sources : citations de Wikipédia, photos de portraits de Voltaire, peints par Quentin de Latour en 1735 et 1736, exposés au Musée éponyme à Saint-Quentin (Aisne), et reproduits en fin de chronique.

1694. « François-Marie Arouet est le deuxième fils de François Arouet, notaire au Châtelet, marié avec Marie-Marguerite Daumart, fille d’un greffier criminel au Parlement. Son père revend en 1696 sa charge de notaire pour acquérir celle de conseiller du roi, receveur des épices à la Chambre des comptes.

1704-1711 (10-17 ans). François-Marie Arouet entre à dix ans au collège Louis-le-Grand chez les Jésuites. Il y reste durant sept ans. Les jésuites enseignent les langues classiques et la rhétorique mais, dans la ligne de leur Ratio Studiorum, veulent avant tout former des hommes du monde et initient leurs élèves aux arts de société : joutes oratoires, plaidoyers, concours de versification et théâtre.

Arouet est un élève brillant. Sa toute première publication est son Ode sur sainte Geneviève. Il apprend au collège Louis-le-Grand à s’adresser d’égal à égal aux fils de puissants personnages, et tisse de précieux liens d’amitié, très utiles toute sa vie : entre bien d’autres, René-Louis et Marc-Pierre d’Argenson, futurs ministres de Louis XV, et le futur duc de Richelieu.

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G.L. Buffon, 30 ans en 1737

Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon (1707-1788) : naturaliste, mathématicien, biologiste, cosmologiste, philosophe et écrivain (sources : citations des articles de Wikipédia, de Larousse).

1707 (7 septembre). « Georges-Louis Buffon est né à Montbard (Côte d’Or) dans une famille bourgeoise, anoblie par l’achat de charges. Son père est procureur du Roi au grenier à sel puis conseiller au Parlement de Bourgogne.

Ses parents sont mariés depuis un an lorsque Georges-Louis vient au monde. Il est prénommé ainsi en l’honneur de son parrain et grand-oncle maternel Georges-Louis Blaisot, seigneur de Saint-Étienne et Marigny, collecteur des impôts du duc de Savoie, et Louis en l’honneur de son grand-père, Louis Leclerc, écuyer, conseiller secrétaire du Roi, maire de Montbard et juge prévôt. Son bisaïeul était médecin et bailli de Grignon, son trisaïeul barbier chirurgien.

1717 (Georges à 10 ans). Le père Buffon, bénéficiant de la fortune accumulée par Georges-Louis Blaisot et héritée par sa femme et son fils, achète les propriétés de la seigneurie de Buffon.

1720 (13 ans). Le père acquiert également une charge de commissaire général des maréchaussées qu’il revend trois ans plus tard pour une charge de conseiller au parlement de Dijon.

Le fils Buffon fait ses humanités au collège des Jésuites de Dijon, où il a pour condisciple Charles de Brosses.

1726 (19 ans). Buffon s’inscrit à la faculté de droit de Dijon et y obtient sa licence en 1726.

1728 (21 ans). Préférant les sciences, et au grand mécontentement de sa famille, il part étudier à la faculté d’Angers. Il s’y plonge dans les mathématiques et la botanique, lit Newton et les éléments d’Euclide, suit des cours de médecine, mais, ayant tué en duel un jeune officier croate, il se voit contraint de quitter précipitamment l’université.

A Nantes, il rencontre le second duc de Kingston, jeune aristocrate anglais qui parcourt l’Europe avec son précepteur allemand le naturaliste Nataniel Hickman, et avec lequel il se lie d’amitié. Il décide de les suivre dans leur Grand Tour, qui les mène à La Rochelle, Bordeaux, Toulouse, Béziers, Montpellier, puis en Italie, par Turin, Milan, Gênes, Florence, Rome, et en Angleterre.

1731 (24 ans). Son voyage est interrompu à la mort de sa mère.

1732 (25 ans). Il s’installe à Paris soucieux de s’éloigner de son père, remarié à sa grande fureur à l’âge de cinquante ans avec une jeune fille de vingt-deux ans, Antoinette Nadault. Le menaçant d’un procès, il obtient la libre disposition de sa fortune et récupère des terres que son père avait aliénées. Il fait démolir la maison paternelle de Montbard et construire l’hôtel de Buffon, aménage une ménagerie, un laboratoire et son cabinet de travail.

Il est décidé à réussir, commençant à signer Buffon. Il se loge au faubourg Saint-Germain, chez Gilles-François Boulduc, premier apothicaire du roi, professeur de chimie au Jardin royal des plantes, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie de Stanislas. Ses premiers travaux portent sur les mathématiques, son domaine de prédilection.

1733 (26 ans). Il présente un mémoire à l’Académie des Sciences, Sur le jeu du franc-carreau. Il introduit pour la première fois le calcul différentiel et le calcul intégral en probabilité.

C’est à cette époque qu’il fait la connaissance de Voltaire et d’autres intellectuels.

1734 (27 ans). Il est élu à l’Académie des sciences comme adjoint mécanicien le 9 janvier. Il a de puissants protecteurs, notamment Maurepas, et Louis XV. Il se fait introduire dans plusieurs salons prestigieux.

Maurepas, ministre de la Marine, demande en 1733 à l’Académie une étude sur les bois utilisables pour la construction de navires. Faute de moyens, les commissaires nommés initialement se récusent, mais Buffon, exploitant forestier à Montbard, est là. Il multiplie les expériences et rédige un compte rendu des plus complets. Maurepas lui propose la surintendance de toutes les forêts de son domaine, mais il refuse.

1738 (31 ans). Anglophile, il correspond avec plusieurs savants et séjourne à Londres. 1739. Il est élu à la Royal Society.

Il montre à l’Académie son ouvrage Moyen facile d’augmenter la solidité, la force et la durée du bois rédigé à partir des expériences menées à Montbard. Mais Henri Louis Duhamel du Monceau, agronome éminent avec qui Maurepas souhaitait qu’il travaille en bonne intelligence, y voit un plagiat de son mémoire à venir : Diverses tentatives pour parvenir à augmenter la dureté ou l’intensité du bois. Il s’est fait là un ennemi de taille.

1739 (32 ans). Buffon, pour être élu Associé à l’Académie des sciences, passe de la section de mécanique à celle de botanique.

Après une admirable campagne de relations publiques auprès de son prédécesseur mourant, Dufay, il est nommé intendant du Jardin du roi le 26 juillet, supplantant une fois encore Duhamel du Monceau ; celui-ci obtiendra de Maurepas, comme lot de consolation, la responsabilité de réformer la Marine. Enfin établi, Buffon partagera désormais son temps, jusqu’à la fin de sa vie, entre sa propriété de Montbard, vivant tranquillement et rédigeant son œuvre, et Paris, où il administre le Jardin royal des plantes et entretient son image à la Cour.

1749 (42 ans). Les premiers volumes de L’Histoire Naturelle, générale et particulière, avec la description du Cabinet du Roi paraissent en 1749. Placé par cet ouvrage au premier rang des écrivains de son siècle aussi bien que des savants. La publication en 35 volumes s’étend de 1749 à 1804. C’est l’une des plus importantes entreprises de publication scientifique du Siècle des Lumières.

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Expéditions maritimes et Botanique

Suite de la chronique Michel Bégon, intendant à Rochefort (1688-1710)

La Charente, vue de la Corderie de Rochefort. Cliquer sur les images pour les agrandir

A. Les Bégon, passionnés de botanique (source : eduquebec)

« Michel Bégon, quand il était encore intendant aux galères à Marseille, participe à l’envoi de navires d’exploration dont celui du père Charles Plumier, botaniste d’origine marseillaise avec pour objectif d’examiner les vertus des plantes et l’usage qu’on pourrait en faire dans la médecine. Lorsque le père Plumier revient, Bégon est parti pour Rochefort. La fleur qu’il ramène possède des pétales écarlates. En l’honneur de Michel Bégon, il la baptise : bégonia.

Source pour les photos des espèces botaniques : wikipédia.

L’arbre généalogique des Bégon est très lié au Canada car le petit-fils de Michel Bégon, Roland-Michel Barrin, marquis de la Galissonnière (1693-1756) en devient gouverneur à la fin du régime français (1747-1749).

Le goût des plantes et des découvertes semble s’être transmis avec le prénom Michel : le marquis de la Galissonnière donne son nom à une variété de fleurs, les Magnolia Galonniensis.

Il est également à l’origine de l’introduction en France de nombreuses plantes américaines comme le Tulipier de Virginie« .

B. Le Jardin Botanique de Rochefort, aujourd’hui Jardin des Retours (source : Parcs et Jardins)

1697. Michel Bégon, lorsqu’il est intendant maritime de Rochefort, crée un premier jardin botanique où il souhaite voir pousser des plantes intéressantes pour leur agrément et leur utilité.

1726 (9 septembre). « Gérard Mellier, maire de Nantes, est l’instigateur d’une ordonnance royale : Pour assujettir les capitaines des navires de Nantes d’apporter des graines et des plantes des colonies des pays étrangers pour le jardin des plantes médicales de Nantes (source : Le transport maritime des plantes au XVIIIe siècle).

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18ème. Le cauchemar du Scorbut

Le cauchemar du Scorbut au 18ème siècle.

Photographié au Musée de l’École de médecine navale de Rochefort. Cliquer sur les images pour les agrandir

A. Le voyage du Commodore Anson est une circumnavigation (source : Wikipédia). « En 1740, pendant la Guerre de l’oreille de Jenkins qui opposa la Grande-Bretagne et l’Espagne de 1739 à 1748, le Commodore George Anson reçut du roi Georges II le commandement d’une escadre, avec la mission d’aller harceler les colonies espagnoles de l’océan Pacifique, et si possible de capturer le Galion de Manille.

Anson passa dans le Pacifique par le cap Horn, remonta le long des côtes de l’Amérique du Sud, puis traversa le Pacifique jusqu’à Macao. Il captura le galion de Manille près des côtes des Philippines, et revint en Grande-Bretagne (en 1744) par le cap de Bonne-Espérance.

Son exploit maritime est assombri par les pertes humaines que ses équipages subirent (seulement 188 hommes revinrent sur les 2 000 environ qui avaient pris la mer), mais il annonce la suprématie maritime du Royaume-Uni, dont Anson sera un promoteur actif ».

Routes commerciales de l’Empire portugais (en bleu) et celles de l’Empire espagnol avec le galion de Manille (en blanc). Source Wikipédia

B. L’histoire du scorbut par P. Berghe, Revue de Biologie médicale, n°347, mars 2019.

Extraits de l’article. « Le scorbut est une avitaminose par carence en acide ascorbique ou vitamine C. Souvent associée à des épisodes de malnutrition et de famine, cette maladie est longtemps restée d’origine mystérieuse. Entre les XVIe et XXe siècles, elle a été un terrible fléau de la navigation à voile au long cours, entraînant une forte mortalité chez les marins. Le médecin de la marine James Lind fut le premier à démontrer expérimentalement l’efficacité du jus de citron sur le scorbut.

Tout indique que le scorbut était probablement une maladie assez rare dans l’Antiquité et au Moyen Âge. Les marins semblaient épargnés car on pratiquait une navigation de cabotage de courte durée, avec de nombreuses escales de ravitaillement en Méditerranée et sur les côtes d’Afrique et d’Arabie.

Au XVIIIe siècle, le scorbut frappait beaucoup plus les flottes de guerre que les navires de la marine marchande. En effet, les grandes compagnies commerciales britanniques et hollandaises apprirent à juguler le mal en embarquant des vivres frais et en organisant un réseau d’escales judicieusement disposées. On peut citer l’exemple des Portugais qui avaient planté des citronniers et des arbres fruitiers dans l’île de Sainte-Hélène, une étape sur le chemin de l’Asie. En revanche, les vaisseaux de guerre naviguaient souvent sur de longs parcours sans escale pour des raisons de discrétion et de sécurité.

Il existe d’innombrables relations d’épidémies de scorbut dans les vaisseaux de la marine de guerre au XVIIIe siècle. Certaines sont restées célèbres, telle que l’aventure malheureuse du Mercure du duc d’Anville en 1746 ou le voyage à l’Île-de-France (la Réunion), en partance de Lorient, de Bernardin de Saint-Pierre en 1768.

Cependant, le plus tristement célèbre désastre lié au scorbut dans la marine de guerre est celui du tour du monde du commodore George Anson entre 1740 et 1744, qui reste en mémoire comme l’une des pires tragédies en mer.

À cette époque, l’Angleterre disputait à l’Espagne le contrôle des Caraïbes et des Amériques. L’amirauté britannique confie à ce capitaine anglais la mission de dévaster la côte pacifique de l’Amérique du Sud, une importante zone de commerce espagnol. George Anson part en septembre1740 avec six vaisseaux et un équipage de 2 000 marins, qu’il a eu beaucoup de mal à recruter. Plus que les Espagnols, c’est le scorbut que redoutaient les Anglais. Certes, la Royal Navy avait fourni aux équipages plusieurs traitements parmi les plus populaires d’alors, mais en réalité tous inefficaces, tels que le vinaigre, l’élixir de vitriol (un mélange d’acide sulfurique et d’alcool) et un médicament laxatif appelé Ward’s drop and pill.

Les marins resteront plusieurs mois sans accès aux fruits frais et aux végétaux. La maladie frappa au pire moment possible, après le franchissement du Cap Horn à l’extrémité de l’Amérique du Sud. Essuyant de nombreuses tempêtes, le commodore perdit trois de ses vaisseaux et une épidémie de scorbut apparut. Il réussit à rallier l’île Juan Fernandez dans le Pacifique, un havre riche de fruits et de végétaux frais.

Après la traversée du Pacifique, un seul bateau arrivera à Canton ! L’équipage était réduit à 227 personnes. Par un coup de chance incroyable, le 20 juin 1743, Anson captura un riche galion espagnol venant des Philippines après un bref combat où il perdit seulement trois hommes.

Il  se souviendra toujours du fait que, parti avec un équipage de 2 000 hommes, il en a ramené à peine 200. Malgré les très fortes pertes en vies humaines, l’Amirauté a considéré cette mission comme un succès, notamment du fait de la capture du vaisseau espagnol. Le commodore Anson devint riche et célèbre, et sera nommé Premier Lord de l’Amirauté en 1751″.

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Rochefort 18è. Médecine, chirurgie

Suite de la chronique 1722. Médecine navale à Rochefort. Biographies de cinq personnalités qui ont enseigné dans l’école de médecine navale. Les 3 premières – Jean Cochon-Dupuy, Gaspard Cochon-Dupuy, Pierre Cochon-Duvivier – ont été nommées à la Direction de cette école. Les deux autres : René Primevère Lesson, Amédée Lefèvre.

Jean et Gaspard Cochon-Dupuy. Cliquer les images pour les agrandir

Les trajectoires professionnelles s’organisent selon des strictes hiérarchies :

  • hiérarchie des Réseaux d’appui : Ministre ou secrétaire d’État, Intendant, Commandant de la marine.
  • hiérarchie des Ordres : Noblesse, Clergé, Tiers État. Aucune de ces personnalités ne fait, à l’origine, partie d’une famille noble. Le titre de Noblesse est accordé pour services rendus ; il se matérialise par un mariage et/ou par l’attribution d’un fief.
  • hiérarchie des Disciplines : médecine, pharmacie, chirurgie. Cette dernière n’est pas enseignée dans les facultés de médecine ; elle fait partie des Arts mécaniques.
  • hiérarchie des Fonctions : médecin en second au port de, premier médecin…
  • hiérarchie des Classes : de la 3ème à la 1ère classe dans la fonction.
  • hiérarchie des Organisations savantes : l’entrée dans une Académie est plus prestigieuse que la nomination comme professeur d’université.
  • hiérarchies des Récompenses : la Légion d’honneur plutôt que l’Ordre de Saint-Michel

Sources. Citations de Wikipédia, du livret École de médecine navale de Rochefort (les Carnets de bord du Musée national de la marine, 2006).

Diaporama de 27 photographies (Pierre Dubois, octobre 2014 et octobre 2015).

A. Jean Cochon-Dupuy (1674-1757), fondateur de la première école de santé navale de Rochefort, correspondant à l’Académie des sciences.

Cliquer sur les images pour les agrandir

« Fils d’un médecin originaire de La Rochelle et devenu maire de Niort, Jean Cochon-Dupuy reçut son grade de docteur à la faculté de médecine de Toulouse. Il s’installe comme médecin ordinaire du roi à La Rochelle où il gagne une solide réputation.

C’est alors que l’intendant de la marine, Michel Bégon, l’attire à lui. En 1704, Jean Cochon-Dupuy devient médecin en second au port de Rochefort, puis premier médecin en 1712. Il fonde la première école de santé navale (école d’anatomie et de chirurgie, 1715).

Sa renommée le conduit à devenir correspondant de l’Académie des sciences (1726) et le comte de Maurepas, secrétaire d’État de la marine, fait le déplacement depuis Versailles jusqu’à Rochefort pour assister à deux leçons d’anatomie du médecin, en 1727.

Cochon-Dupuy a les faveurs de la Cour. En 1753, il est anobli. Cette ascension sociale se concrétise par le mariage de sa fille qu’il donne au chef d’escadre, marquis de L’Estenduère.

La bibliothèque de l’ancienne école de médecine conserve les trois volumes de ses cours dispensés à ses élèves. Sur décision ministérielle, ils avaient été diffusés dans les autres arsenaux du royaume (Brest et Toulon). Malgré son savoir-faire, il ne peut rien contre l’épidémie de scorbut de l’escadre du bailli de Piosin, ramenée en 1745 depuis Louisbourg (île royale). L’hôpital perd alors 150 chirurgiens, apothicaires et aumôniers, pendant que Rochefort compte 3 000 victimes. La charge de médecin et de directeur de l’école de santé navale n’est pas une sinécure dans une ville qualifiée par ses contemporains de tombeau de la marine.

B. Gaspard Cochon-Dupuy (1710-1788), fils de Jean Cochon-Dupuy. « Docteur en médecine de la faculté de Paris. Directeur de l’École de médecine navale de Rochefort. Marié avec Marie Olive Desherbiers de Letanduere, fille d’Henri François, chef d’escadre, commandant de la Marine à Rochefort.

1735 : il est nommé médecin du port de Rochefort pour aider son père Jean et pour s’occuper de l’école d’anatomie et de chirurgie.

1741 : il est nommé Directeur du jardin botanique. Enseignant, son apport à l’École fut essentiel pour la botanique et le classement des plantes. 1743 : il est nommé second médecin du port en remplacement de Louis Gilet de Champoury.

1757 : au décès de son père, il est promu premier médecin du port et Directeur de l’École de chirurgie. Il le reste jusqu’à son décès en 1788.

1758 : il hérite du titre d’écuyer attribué à son père et il est fait chevalier de l’ordre de St Michel.

1768 : il rédige le règlement des Écoles de chirurgie qui fixe, articles VIII et IX, les modalités pratiques de l’enseignement de la botanique pour les médecins des Écoles. Associé régnicole de la Société royale de médecine ».

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