Archives de Catégorie: E. Ingénierie

1765. Le château de Mareuil-sur-Ay

« L’origine du château de Mareuil-sur-Ay remonte au XVIIIe siècle. Le général Jean-Baptiste-Nicolas Thomas, seigneur de Domangeville, baron de Mareuil, hérite du domaine. Il est le fils cadet du marquis de Pange, et de Marie-Pauline Josèphe Chalvet de Rochemonteix de Vernassal, héritière d’une famille possessionnée en Auvergne. La famille vit surtout dans le quartier parisien où réside la fleur de l’aristocratie Française, le Marais, ainsi que dans son domaine de Mareuil-sur-Ay en Champagne que le baron a hérité de sa mère ».

Thomas de Domangeville décide d’offrir à sa jeune épouse une demeure digne d’elle : le château sera terminé en 1765. Les époux n’en profiteront guère : lui meurt à 46 ans le 29 août 1774, elle à 31 ans le 13 décembre suivant«  (source 2).

La construction au bord de la Marne, conçue par les architectes Chevotet et Chaussard, sera achevée en 1765, dans le style Louis XV, en souvenir du château Louis XIII à Pange que Thomas de Domangeville affectionnait enfant. Le château se caractérise par un décor qui utilise la brique dans les chaînages et les encadrements de baies (source 3).

Source 1. « En 1774, à la mort de leurs parents, leurs trois enfants continueront à vivre au château, recevant de nombreux amis, parmi lesquels le poète André Chenier dont les poèmes chantent les vins de Champagne.

En 1788, suite à une discorde familiale, le château sera mis en vente et racheté par le Duc d’Orléans, Philippe Egalité, lequel perdra la vie sur l’échafaud en 1793.

De multiples propriétaires lui succéderont jusqu’en 1830 où le fils aîné du Maréchal de Lannes, Napoléon-Auguste, Duc de Montebello, rachète le domaine et sa centaine d’hectares de vignes de Champagne. Il s’associe avec deux de ses frères, Alfred, le premier Comte de Montebello, et Gustave, Général-baron de Montebello, pour fonder en 1834 la Maison de champagne Alfred de Montebello, faisant prospérer le domaine, malgré les crises et les guerres. Les frères Montebello feront l’objet de sévères caricatures dans le journal satirique « Charivari » en particulier par Honoré Daumier ».

Armoiries des De Lannes

1929. A la suite de la crise, Domaine et Château sont rachetés par un jeune rémois, René Chayoux, qui sera ensuite choisi par ses collègues pour présider l’Union des Maisons de Champagne durant les pénibles années de la 2ème guerre mondiale. A ce titre, il organisera la création du Comité Champagne (CIVC).

Décédé sans héritier, René Chayoux désignera son collaborateur direct et Homme de confiance, Jean-Michel Ducellier, comme légataire universel.

Les héritiers de Jean-Michel Ducellier céderont ensuite le château à une autre famille de la Champagne (Jean-Jacques Frey) qui assure maintenant la sauvegarde du Château comme élément du patrimoine de la Champagne.

Lire la suite de la chronique : le canal latéral à la Marne

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1765. Reims, Place Royale, Louis XV

Reims, Place Royale avec, en son centre, la statue de Louis XV, sculptée par Pigalle et inaugurée en 1765. Citations d’extraits de l’article de Wikipédia

« La place royale porte ce nom en raison de la présence sur cette place de la statue de Louis XV ».

« La place actuelle faisait partie de l’emprise du forum romain. Elle en reprend les axes principaux (Cardo et Decumanus), mais, au fil du temps, elle se ferma sous la pression des constructions d’habitations, qui appartenaient en grande partie au chapitre de Notre-Dame regroupé sous l’appellation de Grand Credo.

1744. Au XVIIIe le lieutenant des habitants (1746-1751), Louis-Jean Levesque de Pouilly, proposa le percement du Grand Credo, rappelant qu’en 1744, la reine Marie Leszczyńska allant voir son mari le roi ne put traverser la ville en son carrosse.

1748. Le 16 décembre, par délibération, le conseil municipal approuva le projet et fit dresser un plan par M. de Monthelon.

1751. Trudaine et Henri Louis de Barberie de Saint-Conteste firent une étude pour l’amélioration des routes royales.

1752. La municipalité et M. Jean-François Rogier, le lieutenant des habitants, demandèrent à Levesque le 3 décembre de relever un plan de la ville qui servit à adresser au roi une requête en ce sens.

1755. Le choix fut arrêté par l’arrêt du Conseil d’état du 20 mai qui posait la construction d’une place de 28 toises par 40 avec une rue de 1 200 de long, le Roi y joignant une aide pécuniaire pour l’exécution. Cette place serait alors le croisement des routes de Paris aux frontières de Champagne et des Flandres à la Bourgogne.

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1722-1728. Le Palais épiscopal

« En 1722, le prince de la Tour d’Auvergne fait construire la résidence du grand doyen du Chapitre de la cathédrale. Cet Ancien Hôtel du Grand-Doyenné loge aujourd’hui par  l’Archevêché de Strasbourg (3 rue du Parchemin, 16 rue Brûlée).

Album de 16 photos grand format

D’après le dictionnaire historique des rues de Strasbourg, cet hôtel est le premier construit dans le style demeure Parisienne. La façade est de style Régence, avec un archaïsme dans l’utilisation de tuiles en queue de castor.

On apprend dans l’ouvrage Panorama Monumental que l’édifice est dû à l’architecte exécutant Malo Auguste Saussard (biographie ci-dessous), architecte des bâtiments du Roi et ancien élève de l’Académie de France à Rome, et à l’entrepreneur Arnaud Lagardelle.

L’ouvrage précité ajoute même qu’il est probable que les extérieurs soient de Robert de Cotte, Premier Architecte du Roi. Cet architecte ayant été consulté sur les intérieurs et le jardin. Et de conclure « Les belles proportions de l’édifice, sa calme simplicité, portent en tout cas la marque de son influence » .

Malo Auguste Saussard, architecte (1690 – mort après 1737)

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1755. J-F. Blondel, architecte royal

Chroniques sur l’Histoire du 18ème siècle

Jacques-François Blondel, né à Rouen le 8 janvier 1705 et mort à Paris le 9 janvier 1774, est un architecte et théoricien français. Son père était marchand chapelier à Paris.

La chronique du blog cite deux sources : la rubrique de Wikipédia, les notices de l’exposition Jacques-François Blondel, architecte des Lumières, Metz, 12 avril au 13 juillet 2018. Les photos datent de ma visite de l’exposition messine.

Jacques François Blondel en 1770, Musée Carnavalet, Exposition de Metz

Années de formation de Jacques-François Blondel auprès de son oncle, Jean-François (1683-1756), architecte et graveur.

1729 (24 ans). Premier mariage : respect de la tradition du bâtiment qui scelle par le contrat une alliance de métiers. Marie-Anne Garnier est fille d’un maître serrurier parisien.

1737 (32 ans) et 1738 (33 ans). Publication De la distribution des maisons de plaisance, et de la déclaration des édifices en général.

1739 (34 ans). Blondel ouvre un premier cours à Paris, offrant ainsi un enseignement de remplacement à côté de celui de l’Académie royale d’architecture, jugé défaillant. Cette Académie a été créée le 30 décembre 1671 par Louis XIV.

1740 (35 ans). La bibliothèque Mazarine conserve un manuscrit de Blondel fils qui pourrait être daté aux environs de 1740. Abrégé d’Architecture concernant la distribution, la décoration et la construction des bâtiments civils. Il reprend et résume sa publication De la distribution des maisons de Plaisance…

1742 (37 ans). L’Académie refuse d’agréer l’École des Arts de Blondel.

1743 (38 ans). Une première fois refusé par l’Académie royale d’architecture, il compense en ouvrant une école privée d’architecture, l’École des Arts. Ouverte à la fois aux apprentis architectes, aux maîtres d’ouvrage et aux artisans, elle propose une formation complète, mêlant théorie, mathématique et pratique. Elle fermera à deux reprises !

1745 (40 ans). Metz. Décor éphémère pour la porte Saint-Martin, célébrant le retour victorieux de Louis XV après la bataille de Fontenoy (11 mai 1745), pendant la guerre de Succession d’Autriche (1740-1748). Blondel est l’auteur du décor, mais les deux dessins sont signés par l’un de ses élèves, Pieter de Swart, hollandais alors en formation à Paris.

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Lausanne, Hermitage. 3 expositions

C’est en 1841 que le banquier Charles-Juste Bugnion achète le terrain de l’Hermitage, situé sur une colline surplombant Lausanne… Il y fait construire, entre 1842 et 1850, une maison de maître d’après des plans établis en collaboration avec l’architecte Louis Wenger, et il fait aménager le parc avec des essences rares.

Le Banquier et la Science. Charles-Juste Bugnion suit des études de droit mais devient banquier… Membre de la Société helvétique des sciences naturelles, il est aussi l’un des fondateurs de la Société entomologique de France. Léguée à la Bibliothèque cantonale et universitaire en 1999, sa bibliothèque entomologique est une collection comprenant 27 ouvrages formant 74 volumes relatifs aux insectes (notamment aux papillons) et aux oiseaux.

Trois expositions à la Fondation de l’Hermitage (2010, 2013, 2020)

2010. Exposition Edward Hopper. Album de 25 photos : Œuvres avant 1915, dont trois autoportraits de 1903, dont des dessins réalisés à Paris 1905-1906. Album de 29 photos : œuvres de 1925 à 1955.

2013. Lausanne, le banquier et Joan Miro, Miro, Poésie et Lumière. Album de 18 photos : la villa, le parc, la Cathédrale, le Léman, les Alpes.

2020. Du 24 janvier au 24 mai. Le Canada et l’impressionnisme. Nouveaux horizons

« Organisée en collaboration avec le Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, l’exposition montre comment les peintres canadiens découvrent l’impressionnisme à la fin du XIXe siècle en France, et comment ils réagissent, à travers leur style et leurs sujets, à cette révolution picturale. Nourris par ce mouvement international, bon nombre de ces artistes donnent, une fois de retour au pays, une impulsion cruciale à l’émergence de la peinture moderne canadienne ».

Pour aller plus loin. François Vallotton, L’Hermitage, une famille lausannoise et sa demeure, Lausanne, La Bibliothèque des Arts, 2001, 146 pages.

Extraits. ‘En retraçant l’histoire de l’Hermitage, un livre fait revivre les grandes heures de la Lausanne mondaine

Le domaine de l’Hermitage a peu changé depuis que Charles-Juste Bugnion en a posé les fondations. La maison de maître devient vite le passage obligé de la vie mondaine lausannoise. Elle sera rapidement un des lieux de rassemblement privilégiés du Parti libéral et des fidèles du culte protestant libre, refusant, dès 1847, de se soumettre à la tutelle du pouvoir radical.

Ce statut très mondain aura une importance sur la carrière professionnelle de Charles-Juste Bugnion, fêtes et autres réunions mondaines lui permettant en effet de fidéliser une clientèle locale ou de passage. Outre les mondanités, les réceptions organisées à l’Hermitage permettent aux familles de la société bourgeoise de l’époque d’arranger des rencontres entre leurs rejetons et de leur trouver de cette manière un conjoint issu du même milieu. Tout cela sous l’œil inquisiteur des mères de famille, chargées de s’assurer de la bonne réputation (morale et financière) du potentiel nouveau membre de leur clan. Même si l’amour entre deux époux constituait un élément dont il fallait tenir compte dans un mariage, il n’était alors pas le plus important. Des facteurs tels que le milieu social, la fortune et la religion devaient également être pris en compte. Un mariage se concluait moins entre deux individus qu’entre deux maisons.

Cette sociabilité se raidira quelque peu avec la nomination de Charles-Auguste, fils de Charles-Juste, à la tête de la Banque Bugnion. Les réunions mondaines réunissant l’élite lausannoise laisseront la place à des petits goûters destinés à la clientèle internationale de l’institut bancaire lausannois. Le domaine de l’Hermitage finira même par se refermer sur lui-même lorsque Paul, neveu et successeur de Charles-Auguste, sera contraint de cesser toute activité professionnelle à la suite de problèmes de santé.

La Banque privée Bugnion est reprise en 1964 par l’UBS et l’Hermitage perd ainsi sa raison d’être en tant que vitrine de respectabilité. Le poids croissant des charges et la volonté affichée des descendants de la famille Bugnion de ne plus vivre à l’Hermitage conduiront les propriétaires à donner au domaine l’orientation culturelle que les Lausannois lui connaissent aujourd’hui ».

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Villa Cavrois. Un château moderne

Suite de la chronique Mallet-Stevens et la Villa Cavrois. Histoire de la Villa. Album 1 de 35 photos : vues extérieures de la villa et du jardin (30 novembre 2016).

Seconde chronique. Loger une famille bourgeoise nombreuse dans les années 30 : l’intérieur de la villa

Interview de Paul-Hervé Parsy, administrateur de la villa Cavrois, You Tube, 2’20

Un excellent article : Gilles Kraemer, Le Curieux des Arts, 4 Juin 2015, Après son calvaire, la villa Cavrois de Robert Mallet-Stevens à Croix retrouve ses splendeurs de 1932

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Mallet-Stevens et la Villa Cavrois

Histoire de la Villa Cavrois (Croix, 59). Architecte Robert Mallet-Stevens

Album de 35 photos (30 novembre 2016). Texte de la chronique : citations du site dédié à la Villa.

Le contexte. Au début du XXe siècle, le Nord est l’une des régions les plus industrialisées de France. Roubaix et Tourcoing sont alors un important centre de production textile, ce qui vaut à Roubaix le nom de « ville aux mille cheminées ». La société Cavrois-Mahieu, fondée en 1865 fabrique des tissus haut de gamme pour des maisons parisiennes. En 1923, l’entreprise, qui compte cinq usines, emploie près de 700 employés.

En 1992-1923, quand Paul Cavrois, le propriétaire de cette société, décide de faire bâtir une demeure pour sa famille qui comprend sept enfants, il acquiert un terrain au lieu dit de Beaumont, à quelques kilomètres de Roubaix. Depuis 1870, la bourgeoisie industrielle a éloigné ses résidences des usines, afin de bénéficier d’un environnement plus sain et d’un meilleur cadre de vie. La commune de Croix, en périphérie de Roubaix, voit fleurir d’imposantes demeures bourgeoises, véritables petits châteaux, qui se caractérisent par leur style néo-régionaliste.

La rencontre avec Mallet-Stevens.Dans un premier temps, Paul Cavrois fait appel à Jacques Gréber (1882-1962), un architecte prisé de l’élite locale, qui lui propose une demeure dans le goût néo-régionaliste, alors en vogue. Ce premier projet, que l’on connait par sept dessins, n’aboutit pas.

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Gae Aulenti. 30 ans en 1958

Gae Aulenti (décembre 1927 à Palazzolo dello Stella, dans la province d’Udine, et morte le 31 octobre 2012 à Milan) est une architecte, designer, muséographe, enseignante. Source des citations : Wikipédia.

Exposition Gae Aulenti, a Creative Universe, Vitra Design Museum, Pavillon Schaudepot, du 29 février au 28 juin 2020.

Album de 19 photos.

1953 (25 ans). « Gae Aulenti est diplômée en architecture de l’école polytechnique de Milan en 1953. Elle y a également obtenu le diplôme de la profession. Dans les années cinquante, l’architecture italienne est engagée dans une recherche culturelle historique sur la récupération des valeurs architecturales du passé et de l’environnement bâti existant qui se joindra au mouvement Neoliberty. Aulenti fait partie de cette tendance, qui est en désaccord avec le rationalisme.

1955-1965 (27-37 ans). Elle fait partie de la rédaction de Casabella-continuità dirigée par Ernesto Nathan Rogers, qu’elle considère comme son « père spirituel ». Ses premiers projets de mobilier sont partagés entre la comparaison avec les formes et les matériaux du passé et les expériences allant dans le sens de la pensée rogérienne de l’architecte en tant qu’intellectuel, capable de comprendre les transformations sociales et culturelles du pays.

1960-1962 (32-34 ans). Aulenti enseigne en tant qu’assistante en composition architecturale à l’université IUAV de Venise.

1962 (34 ans). Sgarsul Poltronova

1964-1967 (36-39 ans). Elle enseigne cette même matière au Politecnico de Milan ».

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Municipale & transports en commun

Les municipales de mars 2020 donnent l’occasion de faire le point sur les politiques de mobilités du mandat qui se finit (2014-2020) et sur les programmes à venir des différentes listes en compétition à Strasbourg

« Avec plus de 600 km d’itinéraires cyclables, Strasbourg propose le 1er réseau vélo de France. Pour faire du sport, pour ses loisirs ou du shopping : à Strasbourg, la ville se vit à vélo ».

Centre ville de Strasbourg, aujourd’hui vers 14 heures 45, je rentre chez moi. Le feu étant vert, je m’engage sur le passage pour piétons. Une cycliste arrive sur ma gauche. Elle ne s’arrête pas alors que le feu est rouge pour elle. Elle me coupe le passage, à moins d’un mètre de moi. Je lui crie qu’elle est en infraction. Sa réponse : « ta gueule, pépé ». La cohabitation paisible entre les mobilités douces, phrase programmatique, subit des accrocs au quotidien. Euphémisme!

Strasbourg est aussi une ville très dense en transports en commun (tramways et bus). Depuis le lundi 24 février 2020, une nouvelle ligne de bus, la ligne H (Gare centrale – Parlement européen) : « c’est direct & c’est 100% électrique ».

« C’est direct ». Eh oui, pendant quelques dizaines d’années, la gare (et donc le train qui arrive de l’aéroport) n’était pas reliée au Parlement européen par une ligne directe de transport en commun. Un changement était nécessaire Place de la République. Incroyable mais vrai ! Il faut dire que les parlementaires européens ne viennent pas tous les jours à Strasbourg. Euphémisme !

Pourquoi est-ce devenu une priorité ? « C’est 100 % électrique« . C’est vert ! C’est bon pour lutter contre le réchauffement climatique ! C’est également bon pour l’emploi : ce bus H est fabriqué par Alstom. Aptis : une nouvelle expérience de mobilité électrique

Voici le bus ! Je l’attendais à la station Place de Pierre, depuis 3 minutes, pour faire mon aller-retour inaugural. Album de 16 photos.

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Strasbourg. La flèche de Notre-Dame

1399 à 1419 : Construction de la haute tour (source citée : Œuvre Notre-Dame).

« Dès 1399, l’architecte Ulrich d’Ensingen dresse le plan d’une haute tour rehaussée d’une flèche ajourée. L’octogone est composé de huit baies monumentales, rythmées par des contreforts saillants. Au-dessus s’ouvre le petit étage de l’octogone qu’Ulrich n’achèvera qu’à moitié. Il meurt en 1419 avant d’avoir terminé son œuvre ». Lire la suite…

Photos du 7 février 2020

1419 à 1439 : Achèvement de la flèche

« Après la mort de maître Ulrich d’Ensingen en 1419, son parlier (ou appareilleur) Jean Hültz de Cologne, est choisi comme architecte. Confirmé par une commission d’experts invités à Strasbourg pour examiner les candidatures, Jean Hültz occupera ce poste jusqu’à sa mort en 1449″.

« Jean Hültz modifie le plan de son prédécesseur. Il révolutionne la conception de la flèche par une approche différente…

 Au moment de l’achèvement de la flèche en 1439, la cathédrale est, avec ses 142 m, le plus haut monument chrétien que l’homme ait jamais construit. Ses contemporains la qualifient de « huitième merveille du monde ». Lire la suite…

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