La sélection dans une L1 lorraine

Université de Lorraine, vendredi 13 Avril 2018. Objet : classement des dossiers d’entrée en L1. Destinataire du courriel : le responsable de la licence A (anonymisation des noms de la licence et de son responsable)

« Dans la mesure où vous avez refusé de classer les dossiers des lycéens souhaitant entrer en licence A, je vous serais reconnaissante de bien vouloir me notifier votre décision par écrit, et ce, afin que nous puissions justifier la mise en place d’une commission chargée de faire ce classement au niveau de l’établissement, puisque la loi nous impose de faire un tel classement.

Nous utiliserons pour cela un critère simple, à savoir la moyenne des notes aux épreuves anticipées du baccalauréat.

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Loi ORE. Le Recteur et le Président

Patrick Hetzel, député LR de Saverne (67) et ancien directeur de la DGESIP, a donné une interview à l’AEF. La question finale a porté sur la loi Orientation et Réussite des Étudiants : L’autre grande actualité du moment est le vote de la loi ORE et la mise en place de Parcoursup. Comment jugez-vous ce qui est sorti du Parlement ? Patrick Hetzel s’inquiète des ambiguïtés de la loi en matière de rapports entre l’autorité académique et la présidence d’université. L’autonomie des universités pourrait être de plus en plus battue en brèche.

Patrick Hetzel. « Je pense que c’est une occasion manquée, car nous ne sommes pas allés au fond des choses. On a voulu résoudre un problème juridique – et réel -, celui du tirage au sort, et on a créé un nouveau monstre juridique. Frédérique Vidal a dit dans l’Hémicycle, en réponse à une question que je lui avais adressée sur le sort des étudiants handicapés, que les recteurs pourraient inscrire ces derniers où ils le voudraient. Or, cela est juridiquement impossible ! L’autonomie juridique des établissements d’enseignement supérieur existe, comme l’a encore dit récemment le TA saisi par Paris-II.

Le texte de la loi ORE ne tranche pas entre autonomie de l’établissement et pouvoir du recteur. Mais juridiquement, le recteur n’a pas le pouvoir d’imposer une inscription. Un jour, un président d’université qui ne voudra pas se laisser imposer quelque chose pourra déposer un recours au TA. Le législateur a été lâche : in fine, c’est le juge qui prendra la décision, là où il aurait dû y avoir une décision politique. Il fallait trancher ce débat dans l’hémicycle. Mais cette question était le chiffon rouge des organisations étudiantes, et le législateur a joué sur l’ambiguïté. C’est de la procrastination, et c’est potentiellement explosif ».

Patrick Hetzel a raison. Les articles de la loi dédiés au pouvoir de l’autorité académique sont bien plus nombreux que je ne me le rappelais. Et pourtant personne ne parle des différents quotas fixés par cette autorité pour les différents types d’inscription. Opacité, manque de transparence.

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Candidat pour présider le CA de l’X

Avis de vacance d’emploi de président du conseil d’administration de l’École polytechnique (22 février 2018). « Le mandat du président du conseil d’administration de l’École polytechnique arrive à son terme le 30 juin 2018. Il sera donc procédé à une nouvelle nomination sur ce poste en vue de cette échéance… La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 30 mars 2018 ». Précisions sur la fonction de président et sur les compétences de la personne recherchée : lire la note finale de cette chronique.

Alexandre Moatti m’a fait part de sa candidature et m’a communiqué le texte de sa profession de foi (20 pages). Il est âgé de 58 ans. Il est ancien élève de Polytechnique (X78), ingénieur en chef des Mines (1983), docteur en Histoire de Paris 1 Sorbonne (2011). CV détaillé en pages 17 à 20.

Au cœur du projet d’Alexandre Moatti pour l’École Polytechnique : l’ingénieur scientifique

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Étudiants Transylvains à Strasbourg

Après la chute de l’Empire hongrois en 1526, la principauté de Transylvanie devint vassale de l’empire ottoman. Les Transylvains, de confession luthérienne, qui voulaient poursuivre des études de philosophie puis de théologie ont donc dû émigrer vers des universités situées en terre protestante.

C’est ainsi qu’au cours du 17ème siècle, une centaine de migrants transylvains furent accueillis à Strasbourg, devenue ville universitaire de plein exercice en 1621 (après avoir été promue au rang d’Académie en 1566).

Fabien Fischer a consacré à cette migration un article dans la revue l’Outre-Forêt, Revue du Cercle d’histoire et d’archéologie de l’Alsace du Nord, Revue Trimestrielle (III 2017), n°179, De la Transylvanie à l’Outre-Forêt : parcours pastoraux. Cette revue est consultable à la BNU, au 3ème étage.

Extraits de cet article :

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Sorbonne nouvelle : 37 920 vœux

Paris 3 Sorbonne nouvelle contre le Plan étudiant

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37 920 vœux adressés pour les 1ères années de licence à Paris 3

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ParcourSup va-t-il imploser ?

Idéologique, injuste, infaisable: Parcoursup, largement refusé, va-t-il imploser ? par Philippe Blanchet, Médiapart, Le blog de Philippe Blanchet, 7 avril 2018.

La plateforme Parcoursup d’admission à l’Université fait l’objet de fortes critiques. Au moment où les demandes sont transmises aux universités pour réponse sous 6 semaines, de nombreux universitaires, départements, UFR et même universités entières refusent de le mettre en œuvre, soutenus par la plupart des syndicats du secondaire et du supérieur. Pourquoi ? Et si Parcoursup implosait?

La mise en place de la plateforme Parcoursup et de ses critères d’orientation par le gouvernement est présentée comme soutenue par trois arguments principaux :

  • il y a trop de demandes d’inscription dans certaines filières, localement ou nationalement, qui n’ont pas les capacités d’accueil suffisantes et que le gouvernement nomme « en tension » ;
  • du coup la plateforme précédente de préinscriptions nommée Admission Post-Bac (APB) aboutissait à ce que des bacheliers et bachelières ne trouvent pas de places, d’autres étant tiré·e·s au sort, procédés injustes ;
  • le taux d’inscrit·e·s en première année à l’université qui ne terminent pas cette première année est très élevé (environ 50% en moyenne) et on pourrait éviter ces inscriptions « erronées » ou « inutiles », pour réduire la charge des universités et « améliorer » l’orientation initiale des étudiant·e·s.

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Pétition. Contester la loi ORE

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L’ange qui trie les bons et les méchants. Cliquer pour agrandir

Van der Weyden, Jugement dernier, peint entre 1443 et 1452. 20 photos, + 8 photos

Nous appelons les enseignants du second degré, les lycéens, les parents d’élèves, et tous les citoyens à soutenir notre action en signant cette pétition !

Nous, universitaires, soutenons et accompagnons les étudiants dans leur contestation de la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE) et de Parcoursup depuis le début de leur mouvement. Notre prise de position s’explique d’abord par notre rejet de toute forme de sélection à l’entrée de l’université. Or, la nouvelle loi instaure une sélection hypocrite : d’un côté, les responsables gouvernementaux refusent catégoriquement d’utiliser ce mot, mais de l’autre, on nous demande de classer les candidatures de sorte qu’un couperet tombera une fois les capacités d’accueil des filières saturées.

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Blocages et com’ de crise

Communications de crise ? Il me semble intéressant de signaler, dans le contexte de blocages restreints ou étendus, sept prises de position de présidents ou de conseils d’administration des universités concernées. Classement par ordre alphabétique.

1.Université de Lorraine. Blocage : message du président Pierre Mutzenhardt (10 avril). Extrait : « Hier, 9 avril 2018, une consultation auprès des étudiants du CLSH a permis de dégager une majorité de choix en faveur de la levée du blocage et du respect de calendrier des examens. A la suite de ces résultats, j’ai proposé à l’UNEF, ainsi qu’au comité de lutte dont elle fait partie, d’engager des discussions pour trouver une modalité de sortie de crise ne pénalisant pas les étudiants. Contactée, l’UNEF m’a informé que le comité refusait de former une délégation permettant de tenir des échanges productifs et qu’il refusait également de discuter des modalités d’une sortie de crise. Publiquement, l’UNEF et le comité, soutenus tout aussi publiquement par des partis politiques, ont déclaré maintenir le blocage sans perspective de date de levée. Dans ces conditions, la réouverture du campus demain ferait courir un risque majeur de confrontation entre étudiants. Les enseignements ne reprendront donc pas sur le campus ce mercredi 11 avril ».

2.Université de Montpellier Paul Valery. Le président Patrick Gilli et les examens à distance (6 avril). « Comme annoncé, les examens se sont tenus toute cette semaine et se tiendront les semaines prochaines à distance, pour la plupart d’entre eux. Nous avons été avisés qu’un recours déposé par la CGT, Solidaires Etudiants et Sud Education vise à mettre en cause la légalité de nos dispositifs d’examens à distance. En réalité, l’analyse de divers services juridiques consultés à ce propos nous conforte dans la pertinence et la légalité des décisions prises dans des circonstances exceptionnelles. Ni ce recours, ni une éventuelle fermeture du site ne sauraient remettre en cause la validité et la tenue des épreuves »… Contre-communiqué du syndicat de combat universitaire : Tout sur les examens à l’université Paul-Valéry

3. Université de Paris Nanterre. Trois communiqués du président Jean-François Balaudé dans la journée d’hier, 9 avril. « Dans un contexte de risques avérés au niveau national et local pendant tout le week-end, ce lundi 9 avril 2018 à 6h30, un groupe d’une trentaine d’individus non identifiés s’est introduit par effraction dans l’un des bâtiments de l’établissement. Ce groupe nous a fait parvenir au préalable dans la nuit de dimanche à lundi un texte anonyme d’annonce de l’occupation pour des raisons ayant peu de rapport avec la loi ORE. Des dégradations et tags « ACAB » évoquent une appartenance à des groupes radicaux. Parallèlement, les étudiant-e-s de Nanterre mobilisé-e-s contre la loi ORE ont entamé le blocage non-violent de cinq des six bâtiments de la barre historique, puis du bâtiment Ricœur »…

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CPU. Le bon petit soldat Roussel

C’est, à ma connaissance, la première fois en neuf ans de blog qu’un président de la CPU envoie une lettre publique et personnelle à ses collègues : 9 avril 2018, lettre du président Gilles Roussel aux présidentes et présidents d’université.

Cette lettre est profondément choquante, pour plusieurs raisons :

  • il s’agit d’une personnalisation du pouvoir au sein de la Conférence : lettre personnelle et non communiqué collectif (du bureau – un président et deux vice-présidents – ou du conseil d’administration ou encore de la réunion plénière mensuelle). Cette lettre démontre d’ailleurs un isolement au sein de l’organisation.
  • il s’agit d’un coup de couteau dans les statuts de la Conférence. La lettre est la reproduction de la communication ministérielle sur la réforme Orientation et Réussite des étudiants (chroniques du blog sur la loi ORE). Elle fait fi de l’indépendance de l’organisation à l’égard du pouvoir politique
  • il s’agit d’une lettre ridiculisant encore plus celui qui l’a écrite : « Pour que cette réforme soit une réussite et que l’on puisse accueillir tous les bacheliers qui veulent venir à l’Université, il faut y mettre les moyens ! ». Il faut oser écrire cette phrase quand on a laissé son université – l’université de Paris-Est Marne-la-Vallée – connaître quatre déficits financiers successifs !

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UPEC. Une impasse aggravée

Huitième chronique sur l’élection de la présidence de Paris-Est-Créteil.

UPEC, conseil d’administration, vendredi 6 avril 2018. « L’université de Créteil (Upec) restera sans présidence. La troisième tentative d’élection à la présidence de l’UPEC est restée vaine. Les trois prétendants sont restés en lice durant les quatre tours de vote » (in 94.citoyens.com).

L’administratrice provisoire, Françoise Moulin-Civil, ex-rectrice et ex-présidente de l’université de Cergy Pontoise, devrait maintenant demander la démission des deux tiers des administrateurs pour pouvoir organiser l’élection d’un nouveau conseil d’administration.

Actualisation 10 avril. Monsieur, j’ai lu votre article avec grand intérêt. Je me permets de vous demander une rectification. En effet, vous indiquez : L’administratrice provisoire, Françoise Moulin-Civil, ex-rectrice et ex-présidente de l’université de Cergy Pontoise, devrait maintenant demander la démission des deux tiers des administrateurs pour pouvoir organiser l’élection d’un nouveau conseil d’administration.

Cette phrase est erronée car Françoise Moulin Civil ne demande pas et ne peut pas demander la démission des deux tiers des administrateurs car le choix d’organiser un quatrième scrutin ou de démissionner revient entièrement aux administrateurs et que rien n’a encore été décidé dans un sens ou dans l’autre. Lors du prochain CA ordinaire prévu le 13 avril prochain, Mme Moulin Civil fera le point sur la situation avec les administrateurs.

Je vous remercie de bien vouloir corriger cette mention et suis à votre disposition si besoin. Cordialement, Bénédicte Ray – Le Corre, directrice adjointe de la communication en charge des médias et des partenaires.

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