Archives de Tag: Admission post-bac

APB a explosé en plein vol

Admission post-bac (APB). 14 juillet 2017, troisième vague de propositions aux bacheliers souhaitant poursuivre des études supérieures et aux étudiants en réorientation.

Après trois vagues, 541 204 jeunes ont reçu une proposition d’admission dans un cursus, soit un taux de satisfaction de 84,3 %. Ce qui veut dire que – mi-juillet – 86 969 candidats sont toujours sans proposition. C’est certes 4 000 de moins qu’en 2016 à la même période.

Mais c’est un grave échec pour APB : les modifications introduites pour 2017 (obligation de choisir parmi les vœux une licence non sélective – licence dite à pastille verte -, autorisation du tirage au sort quand la capacité d’accueil est atteinte, intervention tardive du ministère pour augmenter les capacités d’accueil en 1ère année des études de santé) n’ont pas introduit suffisamment d’huile dans les rouages.

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F. Vidal : faites ce que je dis et non…

Contrat de réussite étudiant. Dans son courrier du 29 juin 2017 aux présidents d’université, Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, a écrit

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La Ministre « encourage les présidents à afficher pour chacune des mentions de licence des éléments d’information pour les nouveaux bacheliers :

  • taux de réussite en fonction du baccalauréat obtenu
  • matières ou compétences pour lesquelles un niveau d’exigence particulier est attendu
  • description des cours proposés en première année de licence
  • poursuites d’études et principaux métiers auxquels la mention permet d’accéder
  • possibilités de réorientation offertes aux étudiants qui souhaiteraient en bénéficier ».

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Classé dans C. PACA Corse

APB en tension : libérer des places

Actualisation de la situation des candidats sur le site APB (communiqué du MESRI du 7 juillet 2017). Toutes les chroniques du blog sur Admission post-bac.

« Afin d’offrir au plus grand nombre une place sur APB, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a invité les futurs étudiants qui avaient accepté une formation proposée sur la plateforme et qui ont intégré depuis lors une formation qui n’est pas proposée sur APB, à actualiser leur situation.

Chaque année, plusieurs dizaines de milliers d’étudiants choisissent de suivre une formation qui n’est pas proposée sur APB, sans nécessairement libérer la place qu’ils avaient pu accepter via la plateforme (ex : Classes préparatoires aux grandes écoles). Ce sont autant de places qui ne peuvent pas être proposées à d’autres futurs étudiants.

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Quel post-bac pour les bacs pros ?

Suite des chroniques BTS, une attractivité en baisse ? et La réussite au BTS selon 5 facteurs.

La politique du gouvernement sortant, orientant (jusqu’à présent à la marge et sans contraintes majeures) les bacheliers professionnels vers les Sections de techniciens supérieurs (STS), les bacheliers technologiques vers les IUT et les bacheliers généraux vers les CPGE et les licences universitaires, se poursuivra-t-elle avec la nouvelle majorité ?

Priorité aux bacheliers professionnels par divers moyens :

  • incitation à aller jusqu’au bout de la procédure APB (hiérarchiser les vœux et les confirmer dans les délais impartis),
  • augmentation du nombre total de places dans les STS,
  • instauration de quotas,
  • limitation ou interdiction d’accès pour les bacheliers généraux,
  • prescription du recteur, aux lycées de l’académie, de prendre, au-delà ces capacités officielles d’accueil, quelques élèves supplémentaires dans chacun des BTS proposés…

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BTS, une attractivité en baisse ?

En marche ! Programme pour l’enseignement supérieure et la recherche.

Nous agirons pour promouvoir la mobilité sociale et professionnelle. Nous revaloriserons la formation professionnelle via la création de 100 000 places supplémentaires dans de nouvelles filières courtes professionnalisantes proposées par les lycées, les universités, les établissements consulaires en lien avec les branches professionnelles.

Cinq questions pour lever les imprécisions de ce programme. Filières courtes professionnalisantes en deux ou trois ans ? Le même diplôme préparé et délivré en classe supérieure des lycées et en université ? Le diplôme délivré par les établissements consulaires sera-t-il un diplôme national ? Et quid de la licence de technologie en 3 ans proposée par l’Assemblée des Directeurs d’IUT ? Et quid du Bachelor en 3 ans ?

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La CPU et la démocratisation

Communiqué de la conférence des présidents d’université, 23 mars 2017 : Protocole pour une démocratisation exigeante et ambitieuse de l’accès à l’enseignement supérieur. Une volonté commune en faveur de la mixité sociale.

Commentaires. Pour une démocratisation exigeante et ambitieuse. Pourquoi ces deux adjectifs ampoulés ? Parce que le mot « démocratisation » a été employé à toutes les sauces, parce qu’il a perdu de sa force politique. Ce protocole est ainsi d’une tristesse à pleurer : il peut se résumer à une action de communication et à des actions d’accompagnement de publics, sans que celles-ci soient précisément définies (qu’est exactement aujourd’hui une action de tutorat ?), et sans que l’impact de ces actions puisse être mesuré.

La démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur et de l’obtention de diplômes supérieurs doit être précisément mesurée pour pouvoir en suivre l’évolution dans le temps : quelle est la proportion d’enfants d’ouvriers et d’employés qui accèdent à l’enseignement supérieur, qui obtiennent un bac+2, un bac+3 ou un bac+5, qui obtiennent un emploi correspondant à leur niveau de diplôme ? Cet indicateur dit de « destinée » est plus pertinent que l’indicateur dit de « recrutement » (proportion d’étudiants qui ont des parents ouvriers ou employés dans l’ensemble des étudiants).

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Les IUT dans leur tour d’ivoire

50 ans de réussite. Le réseau des 113 IUT a fêté ses 50 ans en 2016 (autre site: le portail des IUT). J’ai participé avec plaisir au colloque des 50 ans de l’IUT de Reims (communication: Licences pros : quel avenir ?)

Pour l’avenir, le réseau propose, dans un document de 70 pages, d’expérimenter, à la rentrée 2017, 10 à 15 parcours technologiques du grade de licence en IUT (un engagement nouveau pour la formation des cadres intermédiaires* et pour contribuer à une meilleure employabilité au niveau Licence**). Le document fixe également 50 objectifs : pour une voie technologique universitaire d’avenir.

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Ce document est décevant. Le réseau pense son avenir à l’intérieur d’une tour d’ivoire, le bel et bon IUT. Il n’a pas compris qu’il n’est pas seul sur le territoire du 1er cycle. Il n’a pas compris qu’il faut aujourd’hui penser et réaliser une réforme de l’ensemble du premier cycle (DUT, BTS, Licence universitaire, CPGE). Pourquoi ? Parce que le quinquennat qui se termine a échoué à diplômer du supérieur 50% de jeunes dans les nouvelles générations (la France reste collée à 43-44%). Parce que ce quinquennat, recordman de la démagogie, a porté l’objectif de 50% à 60% ! Enterrer le rapport STRANES.

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1er cycle : échec gouvernemental

Depuis 2012, trois ministres et secrétaires d’État pour l’Enseignement supérieur et la recherche – Geneviève Fioraso, Najat Valaud-Belkacem, Thierry Mandon.

On peut dire aujourd’hui, au vu des tableaux statistiques 2012 – 2016 (2012-2017 pour les STS), qu’ils ont piteusement échoué à maîtriser, réorienter les flux post-bac. Leur discours a été centré sur la réussite d’étudiants plus nombreux en 1er cycle, sur la priorité aux bacheliers professionnels pour l’entrée dans les STS, aux bacheliers technologiques pour l’entrée dans les IUT. Les Rectrices et recteurs devaient veiller à la mise en œuvre de cette politique courageuse de démocratisation… sans cependant mettre en place des quotas de bacheliers par type d’établissements. Absence de courage politique, comme d’habitude.

Cette politique molle, inconséquente a conduit à un échec retentissant parce que la forte progression des poursuites d’études après le bac n’a pas été anticipée.

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La psychologie en forte tension

Communiqué de la FENEPSY, fédération nationale d’associations d’étudiants en psychologie, 19 septembre 2016, La formation en psychologie, une nouvelle fois sacrifiée.

La formation en psychologie, considérée par Admission post-bac comme filière sous tension, et de ce fait relevant de procédure spécifique quant à l’orientation des étudiants, se retrouve une nouvelle fois sacrifiée… Formation en psychologie, une des filières les plus demandées par les futurs étudiants… Ce sont les premiers sacrifiés lors de problèmes d’ordre financier, logistique ou pédagogique.

Trois cas particulièrement significatifs du désintérêt du Ministère, porté à la formation en psychologie : Reims, Toulouse Jean-Jaurès, Lille 3.

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Le choix de faire un bachelor

13 juillet 2016. Discussion entre un père, S, et son fils, E, bachelier technologique 2016, à propos du choix de ce dernier de faire, en post-bac, un Bachelor Affaires Internationales à l’École de Management de Strasbourg. Les autres filières possibles (faire un BTS, un DUT, une licence universitaire) ont été discutées et ont été éliminées. La licence universitaire est, de fait, inconnue d’une partie des élèves de terminale et donc délaissée.

S, père de E : mon fils, tu as obtenu ton bac Sciences et Technologies du Management et de la Gestion (STMG) avec mention Bien (et 18/20 en philo, c’est intéressant), tu as vu tous les cursus, l’université de l’extérieur, quand je t’avais montré la fac de droit à Strasbourg, puis les locaux de Sciences Économiques, les BTS de l’intérieur à Sainte Philo avec tes amis qui y sont, et les DUT en y faisant les tests d’admission.

S : pourquoi as-tu finalement choisi l’École de Management de Strasbourg, une école payante, pour y faire un Bachelor ?

E, fils de S : car ce n’est pas là qu’on m’attend, c’est différent. Ben, quand on est en STMG on te dit « fais un bts ou un dut ; le graal c’est un bts ou un dut. « Faire une grande école de commerce avec un concours parait impossible pour ces gens, car la majorité y est représentée par ES et S. Et que 4% de STMG. Rentrer à l’EM Strasbourg représente une réussite pour moi, d’avoir fallu faire un concours, oral, écrit. C’est beaucoup plus poussé que dans un bts ou un dut où c’est juste sur dossier.

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