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Abbé Henri Grégoire, 50 ans en 1800

Source : extraits de la chronique de Wikipédia. Résumé. « L’abbé Henri Jean-Baptiste Grégoire (1750-1831) est un prêtre catholique, évêque constitutionnel et homme politique, l’une des principales figures de la Révolution française. Il se rallie au Tiers état et, à l’Assemblée constituante, il réclame non seulement l’abolition totale des privilèges et de l’esclavage mais prône aussi le suffrage universel masculin. Fondateur du Conservatoire national des arts et métiers et du Bureau des longitudes« .

1750. « L’époque est marquée par la ruralisation du bas clergé qui reste alors un moyen d’ascension sociale. Henri Grégoire commence ses études avec le curé de son village qui remarque ses dispositions intellectuelles dès l’âge de cinq ans.

1758 (8 ans). Il rejoint ensuite l’abbé Cherrier dans le village voisin d’Emberménil. Il étudie, en compagnie de fils de hauts fonctionnaires au service du duc de Lorraine.

1763-1768 (13 à 18 ans). Grégoire est ensuite orienté par l’abbé Cherrier pour suivre des études au collège jésuite de Nancy.

Il est ensuite orienté vers l’université de Pont-à-Mousson. Lorsque la Compagnie de Jésus est bannie de France en 1763, l’enseignement est réorganisé par le diocèse et Grégoire rejoint la toute neuve Université de Nancy où il a comme professeur Antoine-Adrien Lamourette, futur évêque constitutionnel de Lyon.

1769 à 1771 (19 à 21 ans). A Nancy, il étudie la philosophie et la théologie, pour faire suite aux humanités et à la rhétorique qu’il avait étudiées auparavant. Parallèlement, il suit des cours au séminaire de Metz tenu par les Lazaristes.

1773 (23 ans). Alors qu’il passe une année comme régent de collège hors du séminaire, Grégoire commence à se lancer dans le monde. Il consacre notamment une grande partie de son temps à la poésie. Son premier succès public est le prix de l’Académie de Nancy, décerné en 1773 pour son Éloge de la poésie.

1774 (24 ans). Voyageant constamment entre Nancy et Metz, il doit à l’automne de 1774, rentrer au séminaire de Metz pour la préparation à son ordination sacerdotale.

1775 (25 ans). Il est finalement ordonné prêtre le 1er avril. Durant ses années de formation, il est passé par une phase de doute sur sa foi et sa vocation religieuse… Il ne cache pas dans ses Mémoires avoir goûté aux philosophes des Lumières et être revenu à la foi après d’intenses réflexions. Il devient vicaire de paroisse, d’abord à Château-Salins

1776 (26 ans). Il devient membre de la Société philanthropique et charitable de Nancy.

1780 (30 ans). Les mauvaises conditions économiques de la décennie pré-révolutionnaire touchent de plein fouet les curés des paroisses modestes et accentuent une aigreur qui se fait plus grande encore quand la réaction nobiliaire ferme l’accès aux évêchés et même aux chapitres cathédraux (celui de Metz est anobli en 1780).

1787 (37 ans). L’Académie de Metz organise un concours intitulé Est-il des moyens de rendre les Juifs plus utiles et plus heureux ? L’Abbé Grégoire est candidat. Il reprend son premier mémoire en le remaniant. C’est son Essai sur la régénération physique, morale et politique des juifs. Il partage le prix avec deux autres candidats. Son intérêt pour la question juive pourrait trouver son origine dans une philanthropie d’inspiration piétiste mais aussi du fait de l’importance de la communauté juive en Lorraine.

  • Le concours de l’Académie de Metz est au cœur du roman historique, L’Abbé Grégoire s’en mêle, Anne Villemin-Sicherman, Éditions 10-18, Grands détectives, 2018  (juin 2020 pour l’édition de poche), 616 pages.

Dans cet essai, Grégoire affirme qu’il tient une partie de sa documentation de ses relations dans le milieu des érudits juifs, et notamment d’Isaac Berr Bing et Simon de Gueldres. Il fustige l’attitude des gouvernements européens, qu’il accuse de cruauté et d’injustice envers les Israélites. Il considère que la discrimination qui frappe les juifs est contraire à l’utilité sociale.

1788-1789 (38-39 ans). Lettre du Roi Louis XVI (24 janvier) pour la convocation des États généraux à Versailles, le 26 avril 1789.

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1783-1787. Calonne : réformer !

Calonne est un des personnages historiques, au centre du roman policier d’Anne Villemin-Sicherman, L’Abbé Grégoire s’en mêle, Éditions 10-18, Grands détectives, 2018  (juin 2020 pour l’édition de poche), 616 pages. L’intrigue se déroule au printemps 1787.

Charles-Alexandre de Calonne (1734-1802), une carrière typique de la Noblesse de robe sous les règnes de Louis XV et Louis XVI. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Il est récompensé pour ses remarquables talents d’administrateur en étant nommé à Metz, intendant des Trois-Évêchés en 1766 (à l’âge de 32 ans). Sous le règne de Louis XVI, il est nommé intendant de Flandre et Artois à Lille (1778). Il est contrôleur général des finances en novembre 1783, ministre d’État de janvier 1784 à 1787. Il est renvoyé le 10 avril 1787.

Le programme de Calonne. Trouver le vrai secret d’alléger les impôts dans l’égalité proportionnelle de leur répartition, aussi que dans la simplification de leur recouvrement. Il a d’abord cherché, de manière avant tout pragmatique, à rétablir le crédit pour se lancer dans une politique d’emprunts forcenée. Celle-ci a eu pour effet de relancer l’activité, mais aussi d’alimenter la spéculation. Redoutant un effondrement de la bourse et à bout d’expédients, Calonne s’est alors engagé, mais trop tard, dans une réforme de fond et de grande ampleur en convoquant l’Assemblée des notables, mais celle-ci l’a conduit à sa perte.

La relance de l’activité économique

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La réforme monétaire et le retournement de l’opinion.

Au bout du compte, l’état de grâce de Calonne n’aura guère duré plus d’un an. Très positive au départ, l’opinion publique commence à se retourner au début de 1785. Plusieurs facteurs se conjuguent : la réforme monétaire suscite le mécontentement ; les parlements grondent contre les emprunts, et notamment celui de la fin de 1785 ; le clergé s’inquiète de projets de taxation des biens de l’Église ; les chambres de commerce protestent contre le traité de commerce franco-britannique ; une partie de la finance, mécontente des mesures prises pour lutter contre l’agiotage, se détourne également du contrôleur général.

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1729-1765. Louis de France, dauphin

1765. Louis de France, dauphin de Louis XV, meurt à l’âge de 36 ans. Il ne sera jamais roi : son père Louis XV meurt en 1774. Mais il sera père de trois rois : Louis XVI, Louis XVIII, Charles X. Source principale de cette chronique : article de Wikipédia.

1729 (4 septembre). Naissance de Louis de France, l’aîné des fils du roi Louis XV et de son épouse Marie Leszczynska. Son titre : dauphin du Viennois.

L’éducation du dauphin

1735 (Louis de France a 6 ans) – 1743. « Boyer de Mirepoix , évêque de Mirepoix de 1730 à 1736, est nommé précepteur du dauphin Louis Ferdinand, puis grand aumônier de la dauphine en 1743″. Source : Blog de ladormeuse.

« Docteur en théologie, l’abbé Joseph de Giry de Saint Cyr est sous-précepteur du dauphin de France, conseiller d’État et membre de l’Académie française élu en 1741 et enfin commendataire de l’abbaye Saint-Martin de Troarn de 1749 à sa mort ».  Source : article de Wikipédia sur Joseph de Giry.

« Louis de France fut un élève très brillant. Ainsi, il avait une excellente connaissance du latin, il parlait couramment l’anglais, chose rare pour un prince de son époque et excellait dans nombre d’autres disciplines. En revanche, il détestait l’activité physique et renonça même à la chasse après avoir tué par mégarde un de ses hommes ».

1745. Portrait du dauphin par Maurice Quentin de la Tour

Musée de Saint Quentin, photo de Pierre Dubois (septembre 2020); cliquer sur l’image pour l’agrandir

1745 (15 ans). En février, mariage de Louis de France avec l’Infante Marie-Thérèse d’Espagne

1745 (15 ans). « 11 mai, la bataille de Fontenoy, décisive quant à l’issue de la guerre de la Succession d’Autriche, se déroule en présence du roi Louis XV et de son fils, le Dauphin. Le soir de la bataille, comme celui-ci manifeste une joie débordante à l’évocation des combats, son père l’admoneste avec une sagesse inaccoutumée : Voyez tout le sang que coûte un triomphe. Le sang de nos ennemis est toujours le sang des hommes. La vraie gloire, c’est de l’épargner ». Source : Hérodote.net, La Bataille de Fontenoy.

1746 (17 ans). Mort de Marie-Thérèse d’Espagne.

1747 (18 ans). Remariage du dauphin Louis de France avec Marie-Josèphe de Saxe, fille du roi de Pologne.

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18ème siècle. Médecine et Noblesse

 Guy Chaussinand-Nogaret, Nobles médecins et médecins de cour au XVIIIe siècle, Annales, Année 1977, 32-5, pp. 851-857. Fait partie d’un numéro thématique : Médecins, médecine et société en France aux XVIIIe et XIXe Siècles. Deux extraits de l’article.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Premier médecin du roi.

« C’est le chef de tous les officiers de santé au service du monarque. Il a l’autorité suprême pour l’organisation de la médecine dans tout le royaume.

Il entre tous les jours dans la chambre du roi pendant que celui-ci est encore au lit.

Le Premier médecin cumule en outre les charges de surintendant des eaux minérales et des fontaines du royaume, aux vertus thérapeutiques, de surintendant du Jardin royal des plantes médicinales, à Paris, et de contrôleur des remèdes secrets, c’est-à-dire de la sécurité des médicaments dont la composition est gardée jalousement par son inventeur, faute de brevets. Ces charges sont essentielles pour dénoncer les charlatans…

Sous Louis XIV, le premier médecin touche quarante-cinq mille livres par an, et ne paye pas d’impôts. À cela s’ajoutent les honoraires pour des consultations prises en dehors de la charge royale.

La charge de premier médecin assure aux descendants une noblesse. Le premier médecin a un brevet de conseiller d’État.

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1774. Lassone, médecin du Roi

Joseph-Marie-François de Lassone, né à Carpentras le 3 juillet 1717 et mort le 10 décembre 1788 à Paris, est un médecin français. Premier médecin du roi Louis XVI, il a été aussi médecin des reines Marie Leszczynska et Marie-Antoinette. Source Wikipédia.

« Joseph-Marie-François de Lassone est le fils d’Antoine Joachim de Lassone, médecin dans le Comtat Venaissin, et de Marguerite de Bagnole. Son père a quitté Carpentras pour donner la meilleure éducation à son fils. Il a alors accepté de venir dans la capitale pour remplir les fonctions de médecin ordinaire du roi. Il fait faire à son fils de solides études sous la direction du célèbre chirurgien Morand, à l’hôpital de la Charité.

1738 (21 ans). Lassone obtient un prix de l’Académie nationale de chirurgie pour son travail sur le cancer du sein. Il obtient une chaire à la Faculté de médecine de Paris.

1742 (25 ans). Il est admis adjoint anatomiste à l’Académie des sciences.

1748 (31 ans). Il devient associé anatomiste.

1751 (34 ans). Il devient médecin de la reine Marie Leszczynska.

1759 (42 ans). Il est nommé pensionnaire vétéran de l’Académie des Sciences.

1774 (57 ans). Après la mort de Louis XV, il devient médecin de Marie-Antoinette et dur Roi Louis XVI.  

1776-1778. « La Société Royale de Médecine est formée en 1778 par la fusion de la Commission de médecine à Paris pour tenir une correspondance avec les médecins de province pour tout ce qui peut être relatif aux maladies épidémiques et épizootiques, établie par arrêt du conseil du roi Louis XVI en date du 29 avril 1776, et de la Commission pour l’examen des remèdes secrets et des eaux minérales ».

1778 (61 ans). Des lettres patentes confient la présidence de la Société royale de médecine au Premier médecin du Roi, Lassone.

1779. Comédie critique. Lassone, ou la Séance de la Société royale de médecine, en 3 actes et en vers.

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Expo 2000 vins : visite virtuelle (1)

Présentation en visite virtuelle de l’exposition BNU : 2020. Deux mille vins. Multitude et diversité (4 septembre 2020). Quatre thématiques :

  • Esprit du vin, vin divin
  • L’or du vin.
  • Au bonheur du vin.
  • Et le vin fût.

Se référer, aussi et bien évidemment, au catalogue, en vente à l’accueil de la BNU (24 euros).

Pour cause de pandémie Covid-19, cette expo, initialement prévue en juin, a été reportée au 18 septembre et devait durer jusqu’au 17 janvier 2021. Une chronique pour patienter  (18 septembre) : 2000 vins pour garder goût et odorat.

Rebonds de la pandémie, 9 novembre 2020 : la salle d’exposition est fermée de nouveau et jusqu’à nouvel ordre. Qu’en est-il des conférences ?

Dans l’espoir d’une réouverture prochaine, m’est venue l’idée, non originale, d’une visite virtuelle de l’exposition, fondée sur deux visites successives, appareil photo en action.

Trois diaporamas

– le premier (34 photos grand format) couvre l’ensemble de l’histoire multi-millénaire du vin, du vignoble, des vignerons.

– le deuxième (à venir) est centré sur le vin au 18ème siècle. Chronique du 10 octobre 2020, Le petit vin alsacien au 18ème, chronique de la Saison 8 du blog.

le troisième (à venir) revient sur deux expositions antérieures de la BNUS : Mai 1968 en Alsace. Hors du Monde, La carte et l’imaginaire.

Au fil de l’exposition. L’ivresse de Noé. Les saints protecteurs de la vigne. Vue des remparts d’Ammerschwihr (vitrail). Familles de Vignerons : la Maison Beck-Hartweg.

A.L’ivresse de Noé, dans la Cité de Dieu de Saint-Augustin

Genèse 9, 18-27.

(18) Les fils de Noé qui sortirent de l’arche étaient Sem, Cham et Japhet. Cham fut le père de Canaan. 
(19) Ces trois-là sont les fils de Noé. C’est à partir d’eux qu’on se dispersa sur toute la terre.

(20) Noé devint cultivateur et il planta une vigne. 
(21) Il but du vin, s’enivra et s’exposa nu à l’intérieur de sa tente. 
(22) Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père et le raconta au dehors à ses deux frères. 
(23) Alors Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent tous deux sur leurs épaules, marchèrent à reculons et recouvrirent la nudité de leur père ; comme ils détournaient le visage, ils ne virent pas la nudité de leur père. 

(24) Lorsque Noé se réveilla de son vin, il apprit ce que lui avait fait son fils cadet. 
(25) Il dit alors : Maudit soit Canaan ! Qu’il soit l’esclave des esclaves de ses frères !
(26) Il dit encore : Béni soit le SEIGNEUR (YHWH) le Dieu de Sem, et que Canaan soit son esclave !
(27) Que Dieu mette Japhet au large ! Qu’il demeure dans les tentes de Sem, et que Canaan soit son esclave !

 Autres représentations de l’Ivresse de Noé.

Filippo Calendario (1315 – 1355). L’ivresse de Noé, San Marco, Palais des Doges, Venise. Sculpture

Fresque de Saint-Savin

Lire aussi la chronique du blog : Dieu et Bacchus

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Huysmans (1848-1907). Biographie

Joris-Karl Huysmans (1848-1907) est un écrivain et un critique d’art français.

Biographie. Diaporama 1. 32 photos en grand format

1900, Buste de Huysmans par Fernand Massignon, bronze

Bref commentaire : l’exposition est déroutante (440 œuvres et objets) ; elle l’est car elle est liée à une biographie elle-même improbable. Il faudrait donc revoir les 10 salles d’expo plusieurs fois. Je ne l’ai visitée que 2 fois avant le re-confinement.

D’où le titre général pour les 4 chroniques du blog que je lui consacre : Huysmans, une expo virtuelle en 140 photos.

« Défenseur du naturalisme à ses débuts, Huysmans rompit avec cette école pour explorer les possibilités nouvelles offertes par le symbolisme, et devint le principal représentant de l’esthétique fin de siècle. Dans la dernière partie de sa vie, il se convertit au catholicisme. Par son œuvre de critique d’art, il contribua à promouvoir en France la peinture impressionniste ainsi que le mouvement symboliste, et permit au public de redécouvrir l’œuvre d’artistes des siècles précédents.

Vers 1878, Huysmans par Jean-Louis Forain, pastel

1848. Naissance de Huysmans à Paris. Son père était graveur et miniaturiste, issu d’une famille d’artistes hollandais. Sa mère était institutrice.

1866 (18 ans). Après une licence en droit, il entre comme employé de sixième classe au ministère de l’Intérieur, où il fera toute sa carrière.

1874 (26 ans). Huysmans fait paraître à compte d’auteur un recueil de poèmes, Le Drageoir aux épices. Il s’agit d’un mélange hétéroclite de pièces de prose poétique, où l’auteur rend hommage aux peintres hollandais et flamands.

1876 (28 ans). Il publie son premier roman, d’inspiration ouvertement naturaliste, Marthe, histoire d’une fille, qui a pour thème la vie et les déboires d’une jeune parisienne contrainte par une société cupide et sans scrupules.

La critique d’Art. A partir de cette date, il collabore à différents journaux pour lesquels il rédige des comptes rendus des Salons de peinture. Il découvre les tableaux de jeunes artistes indépendants qui exposent à l’écart des Salons officiels, où leurs œuvres sont systématiquement refusées par le jury (Huysmans et la peinture : chronique à suivre).

1879 (31 ans). Son deuxième roman, Les Sœurs Vatard suit également la veine naturaliste, accompagné d’une dédicace à Zola, qu’il reconnaît comme son maître en littérature. Dès lors, Huysmans appartient au petit groupe des jeunes écrivains reçus par Zola dans sa villa de Médan. Il y fréquente Guy de Maupassant.

1884 (36 ans). En publiant À rebours, Huysmans rompt brutalement avec l’esthétique naturaliste. Les tendances vers l’artifice de son héros, Jean des Esseintes, son rejet de la modernité, ses goûts décadents, ses manières de dandy excentrique et ses caprices d’esthète enthousiasment les lecteurs qui se reconnaissent dans l’esthétique fin de siècle. Huysmans a su faire la synthèse des influences morbides de Charles Baudelaire ou d’Edgar Poe, des propensions au rêve exprimées par les poèmes de Stéphane Mallarmé ou les tableaux de Gustave Moreau

Repas funèbre décrit par Huysmans dans A Rebours et constituant un sommet de l’esthétique décadente. Des Esseintes avait organisé un repas de deuil. Dans la salle à manger tendue de noir, ouverte sur le jardin de sa maison subitement transformé, montrant ses allées poudrées d e charbon, son petit bassin maintenant bordé d’une margelle de basalte et rempli d’encre, le dîner avait été apporté sur une nappe noir, garnie de corbeilles de violettes et de scabieuses.

A l’entrée de l’exposition Huysmans de Strasbourg, La fontaine d’encre, Many Spoken Words (2009), œuvre de l’artiste contemporaine luxembourgeoise Su-Mei Tse (née en 1973). Cette superbe et étrange fontaine d’où s’écoule en continu une eau teintée de noir rappelle l’intérêt de l’artiste pour le son. Avec un sens indéniable de la mise en scène, Su-Mei Tse procède à des détournements poétiques qui invitent à la contemplation, à une réflexion sur le temps, au questionnement des objets et des situations.

1890 (42 ans). La Bièvre.

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Turgot (1727-1781), 30 ans en 1757

Anne Robert Jacques Turgot, baron de l’Aulne (1727-1781), 30 ans en 1757. 30 années au cours desquelles Turgot suit une trajectoire fidèle à ses origines familiales. En tant que cadet, il est destiné à entrer dans les Ordres, mais y renonce à l’âge de 22 ans. Il commence alors une carrière juridico-administrative : maître des requêtes à l’âge de 26 ans, intendant de la Généralité de Limoges à l’âge de 34 ans. En parallèle, il publie de nombreux ouvrages en économie et en science politique.

Biographie (sources : Wikipédia ; JP. Poirier, Turgot.

1727. « Naissance à Paris. Anne Robert Jacques Turgot, baron de l’Aulne

  • est le plus jeune fils de Madeleine Françoise Martineau de Brétignolles et de Michel-Étienne Turgot, prévôt des marchands de Paris, un poste important où il est en contact tant avec le lieutenant général de police, qu’avec l’intendant de la généralité de Paris ou avec le ministre chargé de l’ordre public. Sa famille vient de Normandie.
  • son grand-père paternel  Jacques-Étienne a été intendant successivement à Metz, Tours et Moulins.
  • son frère aîné, Michel-Jacques, est magistrat au Parlement de Paris.
  • un autre frère, Étienne-François, fait une carrière dans l’armée.
  • sa sœur épouse le duc de Beauvillier de Saint-Aignan.

Fils cadet, Jacques Turgot est destiné à entrer dans les ordres. Jeune, il a un précepteur qui ne lui impose rien. La lecture le passionne et il observe ; surtout, il est doté d’une bonne mémoire.

1737 (10 ans). Il entre au collège du Plessis, puis étudie « la philosophie de Locke et la physique de Newton » au collège de Bourgogne. S’il étudie les auteurs classiques, il lit également des auteurs plus récents tels que Fénelon et Voltaire.

1743 (16 ans). Il commence les études en Sorbonne.

1747 (20 ans). Il devient bachelier. Trop jeune pour entamer une licence de théologie, il passe un an au séminaire de Saint-Sulpice où il étudie les œuvres de Descartes, Spinoza, Maupertuis et Buffon. C’est surtout John Locke qu’il loue pour être le premier à nous avoir appris que les idées viennent des sens.

1749 (22 ans). Il intègre la maison de Sorbonne, annexe de la faculté de théologie, qui accueille des membres du clergé et douze bacheliers. Nombre de ces bacheliers occuperont plus tard des postes importants, comme Loménie de Brienne, qui est cardinal et contrôleur général des finances. Il remet deux dissertations latines remarquées, Les avantages que la religion chrétienne a apportés à l’espèce humaine, et L’Histoire du progrès dans l’esprit humain.

1749 (22 ans). Le premier signe de son intérêt pour l’économie est une lettre sur le billet de banque, écrite à son camarade l’abbé de Cicé, et réfutant la défense par l’abbé Terrasson du système de Law. Sa traduction du quatrième livre de l’Énéide est accueillie par Voltaire comme la seule traduction en prose où il ait trouvé le moindre enthousiasme.

1750 (23 ans). Turgot décide de ne pas entrer dans les ordres et s’en justifie, selon Dupont de Nemours, en disant qu’il ne peut porter un masque toute sa vie.

1751 (24 ans). Plan de deux discours sur l’histoire universelle (texte en ligne). Plan d’un ouvrage sur la géographie politique (texte en ligne).

1752 (25 ans). Il devient substitut, et puis conseiller au Parlement de Paris,

1753 (26 ans). Il est maître des requêtes. Il traduit les Questions sur le commerce de l’anglais Josiah Tucker, et rédige ses Lettres sur la tolérance, et un pamphlet, Le Conciliateur, en défense de la tolérance religieuse.

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Vicq d’Azyr, 30 ans en 1778

Félix Vicq d’Azyr, 1748-1794 (source : citations de Wikipédia). Une carrière et une reconnaissance scientifique fort précoces. A 30 ans, il est élu secrétaire perpétuel de la Société royale de médecine.

1748. « Fils d’un médecin normand estimé, Vicq d’Azyr devient lui-même un médecin brillant et un spécialiste renommé de l’anatomie animale et humaine.

1765 (17 ans). Arrivé à Paris, il se livre à l’étude des différentes branches des sciences physiques et naturelles, de l’anatomie comparée,

1773 (25 ans). Il enseigne au Jardin des plantes, à l’amphithéâtre des écoles de médecine, alors qu’il n’est encore que simple licencié…

1774 (26 ans). L’Académie des Sciences lui ouvre ses portes. Il enrichit les mémoires de recherches nouvelles sur des animaux étrangers.

1775 (27 ans). Vicq d’Azyr est chargé d’aller étudier les causes de l’épizootie qui touche les provinces méridionales (lire la chronique du blog : 1774-1776. Turgot. Une épizootie).

Il publie l’Instruction sur la manière de désinfecter les Cuirs des Bestiaux morts de l’Epizootie, et de les rendre propres à être travaillés dans les Tanneries sans y porter la contagion (texte en ligne).

1776 (28 ans). Exposé des moyens curatifs et préservatifs qui peuvent être employés contre les maladies pestilentielles des bêtes à cornes (texte en en ligne).

1778 (30 ans). Une société est créée, sous son impulsion, pour l’étude des maladies épidémiques. C’est de là que sort la même année la Société royale de médecine, qu’il fonde avec Lassone (1717-1788) et dont les travaux s’étendent bientôt à toutes les branches des sciences médicales et spécialement à la topographie médicale et à l’hygiène publique, connaissances jusqu’alors négligées.

Élu secrétaire perpétuel de la Société royale de médecine, il se retrouve en butte aux pamphlets et aux attaques passionnées de la faculté, qui voit avec déplaisir s’élever une institution rivale.

 Il traduit en français Essai sur les lieux et les dangers des sépultures de Scipione Piattoli.

Il est chargé par arrêt du Conseil d’État de concevoir un questionnaire sur les problèmes d’épidémies et d’épizootie destiné à tous les médecins de province. Plus de 150 médecins de province y répondront. Ces documents sont une source primordiale pour étudier, entre autres, les maladies régnantes et l’hygiène publique. Il compilera sur seize années un grand nombre d’informations variées sur les maladies, les médecins, les ressources économiques et alimentaires, les conditions climatiques.

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J-B. de La Salle (1651-1719)

Jean-Baptiste de La Salle (1651-1719). Source de la biographie : article de Wikipédia

1651. Né dans une famille noble de juristes, aîné de onze enfants, il est le fils de Louis de La Salle, conseiller au Présidial de Reims, et de Nicole de Moët de Brouillet. La famille vit dans l’Hôtel de La Salle, encore visible, actuellement.

1662 (11 ans). Jean se sent la vocation religieuse. Tonsuré à 11 ans, il se destine à la prêtrise. Formé à la Sorbonne et au séminaire de Saint-Sulpice à Paris, dont la spiritualité le marque profondément.

1667 (16 ans). Il devient dès janvier chanoine à Reims.

1670 (19 ans).  Il étudie la théologie à Paris à partir de 1670

1678 (27 ans). Il est ordonné prêtre le 9 avril.

1679 (28 ans). Dans sa ville natale, on lui confie la fondation d’écoles paroissiales pour enfants pauvres.

1680 (29 ans). Il est reçu docteur en théologie.

1683 (32 ans). Il résigne son canonicat.

1684 (33 ans). Il fonde la congrégation des Frères des Écoles chrétiennes (chronique du blog). Par la suite, il ouvre des écoles professionnelles, des écoles du dimanche, des maisons d’éducation pour les enfants des rues. Beaucoup s’opposent à la fondation des Frères des écoles chrétiennes, mais Jean-Baptiste de La Salle insiste et va jusqu’au bout de son projet.

1688 (37 ans). Il ouvre les premières écoles à Paris, la première au 12 rue Princesse dans le VIe arrondissement, où il vient s’installer.

1692 (41 ans). Il ouvre à Vaugirard le premier noviciat. Il recrute de jeunes maîtres auxquels il propose une forme de vie consacrée à Dieu qui leur laisserait cependant leur caractère laïque. À leur intention, il rédige une sorte de règle dans cet esprit. Ainsi se forme le noyau du futur Institut des Frères des écoles chrétiennes, voué à l’instruction et à l’éducation des enfants des milieux populaires.

1694 (43 ans). Il est élu supérieur de la nouvelle congrégation et la dote d’une règle plus élaborée. Il poursuit son œuvre pédagogique et spirituelle, rédigeant notamment un ensemble d’ouvrages à l’intention des maîtres.

1695 (44 ans). Un des plus anciens traités de politesse, Les Règles de la bienséance et de la civilité chrétienne.

1698 (47 ans). Il achève de mettre au point les règles de la Congrégation.

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