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1789 Toulouse. Mort de l’université

Olivier Devaux, Entre la mort de l’Université et la naissance de l’École Centrale. L’Institut Paganel et la difficile survie de l’enseignement du droit à Toulouse en 1794, Université du  droit, Revue d’Histoire des Facultés de droit et de la science juridique, n° 5, 1987, pp. 23-32.

Premières pages de l’article d’Olivier Devaux. « Parmi les plus illustres et les plus florissantes de l’Europe, l’université de Toulouse attirait non seulement un grand nombre d’écoliers des provinces du royaume mais encore elle en faisait venir, par sa réputation, plusieurs des royaumes voisins. Dès 1792, certains se prennent à regretter le temps désormais révolu où Toulouse devait l’essentiel de son prestige à la présence dans ses murs, aux côtés du Parlement de Languedoc établi en 1444, de l’Université fondée en 1229 et singulièrement de la Faculté de droit civil et canonique.

En effet, lorsque surviennent les événements de l’été 1789, et bien que les vingt-quatre Universités françaises soient en règle générale assoupies dans une routine maussade, la décadence n’est pas aussi prononcée à Toulouse que dans d’autres villes ; l’enseignement du droit y est resté sérieux, en contact avec la pratique grâce à la chaire de Droit français créée par Louis XIV.

Pourtant, et bien qu’elle ne promulgue aucune loi scolaire proprement dite, l’Assemblée Constituante porte, dès le 4 août 1789, un coup décisif aux établissements d’instruction. L’abolition des privilèges et droits féodaux dont de nombreuses institutions tiraient profit sous forme de participation aux dîmes, gabelles et octrois, ruine l’Université toulousaine. En juillet 1792, Boyer, trésorier de l’Université, note également : outre ces revenus, chaque faculté avoit les siens propres qui constituaient dans les gages donnés par le Roy et qui se trouvent encore conférés quoiqu’ils ne soient pas payés depuis deux ans, dans les inscriptions et la graduation qui n’ont rien produit l’année passée ou presque rien et qui produiront encore moins cette année par la fausse idée où sont les étudiants que l’attestation du temps d’étude ainsi que le grade seront à l’avenir inutiles.

A la disparition des revenus s’ajoute bientôt la question du serment. Après avoir, par décret du 27 novembre 1790, imposé aux ecclésiastiques la soumission à la Constitution civile du clergé, la Constituante décide, le 22 mars 1791, que nul individu ne sera appelé à exercer et nul professeur ne pourra continuer aucune fonction ou remplir aucune place dans les établissements appartenant à l’instruction publique dans tout le royaume qu’auparavant il n’est prêté le serment civique et s’il est ecclésiastique le serment des fonctionnaires publics ecclésiastiques.

A la Faculté de droit, le professeur Rigaud se soumet le 6 mai 1791, bientôt imité par les agrégés Loubers, Bec et Turle-Larbrepin. Indécis, le professeur Labroquère et l’agrégé Maynard ont fait leur soumission qu’ils n’ont pas effectuée depuis.

Quant aux professeurs Briant, Gouazé, Ruffat et aux agrégés Fauqué et Daram, sommés de comparaître à la maison commune le 19 juillet, ils ne se déplacent pas.

Largement amputés par les défections, les effectifs sont hâtivement reconstitués dès le 19 novembre 1791. En revanche, le traitement qui doit se substituer aux anciennes sources de revenu – 1 800 livres pour les professeurs, 800 livres pour les agrégés – n’est alloué qu’à compter du 4 mai 1793.

A cette date, la Faculté de droit est déjà désorganisée. Nombre d’enseignants se sont en effet lancés dans une carrière politique qui les accapare.

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Canal du Midi. Lenain Garipuy Saget

Le Canal du Midi au 18ème : Lenain (intendant du Languedoc), Garipuy (astronome et inspecteur du Canal), Saget (aménageur de Toulouse et auteur du plan de 1777). Chronologie de l’aménagement et de l’entretien du Canal.

La dynastie des Riquet demeure propriétaire du Canal. Les États généraux du Languedoc sont amenés à le financer davantage. L’influence de l’évêque de Montpellier, neveu du grand Colbert, concurrence celle de l’intendant.

Nougaro, Toulouse, L’eau verte du Canal du midi (Youtube 4’23).

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1725. Arrêté de la Cour des comptes de Montpellier qui confirme la propriété héréditaire et incommutable du Canal aux Riquet, in André Maistre, Canal royal du Languedoc puis Canal des deux mers, 1666-1819, Privat, 1968, 308 pages. La notion d’intérêt public et son évolution au XVIIIème siècle à propos de la propriété du canal, de 1715 à 1789, pp. 137-149.

Partie 6. Jean Le Nain (1698-1750), baron d’Asfeld par sa femme, intendant du Languedoc.

« À la fin d’avril 1718, Basville fut remplacé dans ses fonctions d’intendant de justice, police et finances en la province de Languedoc, par Louis de Bernage, chevalier, seigneur de Saint-Maurice, Vaux, Chaumont., conseiller d’État.

Le grand mouvement des Cévennes avait été apaisé ; l’administration n’avait plus besoin de la même fermeté dans le premier fonctionnaire de la province,  mais un autre genre de lutte venait de se produire. C’étaient les querelles du jansénisme et mieux du quesnellisme, et tous les regards du parti, durant près d’un demi-siècle, se portèrent, pour recevoir le mot d’ordre, sur Charles-Joachim Colbert (1667-1738), évêque de Montpellier, second fils du marquis de Croissy. L’influence de l’intendant fut presque annihilée par celle de l’évêque, neveu du grand Colbert ».

« Au mois de janvier 1725, Louis-Basile de Bernage (1691-1767), chevalier, seigneur de Saint-Maurice, Vaux, Chassy, conseiller du Roi, maître des requêtes ordinaire, grand-croix de l’ordre de Saint-Louis, prit les rênes de l’administration provinciale qu’il quitta en août 1743, bien que nommé, au commencement de la même année, aux fonctions de Prévôt, des marchands de Paris. Il ne fut guère plus heureux que son père auprès de l’évêque de Montpellier ».

« Jean Le Nain, chevalier, baron d’Asfeld, conseiller du Roi, maître des requêtes ordinaire, succéda, comme intendant de Languedoc, à Bernage de Saint-Maurice, au mois de septembre 1743. Nommé depuis plusieurs mois, il attendit, pour arriver à Montpellier, d’être remplacé à l’Intendance du Poitou. Il mourut le 28 décembre 1750« .

Partie 7. François Garipuy (1711-1782)

« De 1740 à 1752, François Garipuy concilie ses activités professionnelles et celles d’astronome. Mais en 1752, il doit prendre la suite de M. Carney, directeur des travaux publics de la Sénéchaussée de Carcassonne. Il a réalisé le pont du Sommail, près de Sallèles-d’Aude, érigé entre 1770 et 1774. Il a entrepris en même temps le début de la construction du pont de Rieucros permettant à la route reliant Pamiers à Mirepoix de franchir le Douctouyre. C’est son fils, Bertrand Garipuy qui a terminé la construction de ces ponts.

Parmi ses charges, Garipuy doit inspecter le Canal royal du Languedoc. Les États de Languedoc lui demandent même, en 1768, de tracer le plan de ce canal. La carte est achevée en 1771″.

« L’éloignement de François Garipuy contrarie assez nettement ses travaux astronomiques. De surcroît, en 1765, il devient capitoul, ce qui constitue une charge supplémentaire.François Garipuy avait pourtant aménagé un observatoire au-dessus de sa maison, et l’avait garni de nombreux instruments. Mais sa fonction l’empêche fréquemment d’être à Toulouse, lors de phénomènes célestes remarquables. Il tente malgré tout de poursuivre ses travaux et observe parfois loin de son observatoire, comme l’éclipse de Soleil du 1er avril 1764, dont rapporte le compte rendu de Narbonne.

En 1772, François Garipuy démissionne de sa charge en faveur de son fils, Bertrand, qui le seconde parfois dans ses recherches. Les deux hommes sont emportés, en 1782, par l’épidémie de suette qui sévit alors à Toulouse ».

Partie 8. Joseph-Marie de Saget (1725-1782). 1777, Plan de Toulouse et de ses canaux

« Dès 1748, l’intendant du Languedoc, Jean Lenain d’Asfeld, avait demandé à Garipuy de lui fournir des solutions pour améliorer l’aménagement urbain de la capitale du Haut-Languedoc. Les échanges entre l’intendant et son ingénieur avaient abouti au constat qu’un plan de la ville était nécessaire. Il permettrait de mieux appréhender l’espace urbain et les aménagements à y apporter. En effet, les seuls plans alors à disposition n’étaient pas à jour et ne rendaient donc pas pleinement compte de l’espace urbain ».

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Canal du Midi. Riquet Vauban Niquet

Le Canal du Midi au 17ème : Riquet, Vauban, Niquet. Chronologie de la construction et biographies des principaux concepteurs et ingénieurs du Canal.

Diaporama de 29 photos.

Michel Cotte, Le Canal du Midi, Merveille de l’Europe, Les destinées du patrimoine, Belin Herscher, 2003, 193 pages.

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Partie 1. Le canal du Midi : édit royal de 1766.

« Le canal du Midi est un canal de navigation à bief de partage qui relie Toulouse à la mer Méditerranée depuis la fin du 17ème siècle. D’abord nommé Canal royal de Languedoc, les révolutionnaires le rebaptisent en 1789 Canal du Midi. À partir du 19ème siècle, le Canal latéral à la Garonne, qui double la Garonne de Bordeaux à Toulouse, prolonge le canal du Midi pour fournir une voie navigable de l’océan Atlantique à la mer Méditerranée : l’ensemble des deux canaux est dénommé Canal des Deux-Mers..

Ouvrage d’art exceptionnel, considéré par ses contemporains comme le plus grand chantier du 17ème siècle, le canal du Midi révolutionne le transport fluvial et la circulation dans le Midi de la France de l’Ancien Régime. Le défi, relevé par Pierre-Paul Riquet, son concepteur, est d’acheminer l’eau de la montagne Noire jusqu’au seuil de Naurouze, le point le plus élevé du canal.

Louis XIV autorise le début des travaux par un édit royal d’octobre 1666. Supervisé par Pierre-Paul Riquet, le chantier dure de 1666 à 1681, sous le contrôle de Jean-Baptiste Colbert« .

Longtemps utilisé pour le transport de marchandises, du courrier et de voyageurs, le canal du Midi est aujourd’hui reconverti au tourisme fluvial. Dès le milieu du 19ème siècle, il a été concurrencé par le train, puis par la route après la seconde guerre mondiale.

Partie 2. Pierre-Paul Riquet (1609-1680), le génial inventeur.  

« Affairiste comme son père, il est pendant de nombreuses années banquier privé, petit puis gros prêteur, puis, aspirant à l’anoblissement, se lance dans un grand projet, la construction du canal du Midi. La légende veut que son père, Francois-Guillaume Riquet, se soit opposé au début du siècle à la construction d’un canal reliant l’Atlantique à la Méditerranée. Le projet de Bernard Arribat, comme tant d’autres, ne parvenait pas à résoudre le problème de l’approvisionnement en eau du canal.

Pierre-Paul Riquet passe cet écueil grâce à sa connaissance de la Montagne Noire environnante et en reprenant le projet de Thomas de Scorbiac, conseiller à la Chambre de l’Édit de Castres dont le père et le grand-père en auraient déjà fait la proposition. Il connait un point de partage (le seuil de Naurouze) déjà identifié par ses prédécesseurs, de part et d’autre duquel les cours d’eau s’écoulent soit vers l’océan Atlantique, soit vers la mer Méditerranée. Riquet y positionne le point culminant du canal, à 48 mètres au-dessus du niveau de la Garonne ».

« Le 15 novembre 1662, Pierre-Paul Riquet propose son projet à Colbert sur l’injonction de l’archevêque de Toulouse, Charles-François d’Anglure de Bourlemont. Il avance des arguments économiques (enrichir le Languedoc, notamment en développant le commerce du blé) et politiques (canal suffisamment large pour faire passer les galères du roi en évitant de passer par Gibraltar, évitant ainsi l’Espagne et les Barbaresques). Quelques mois plus tard, le ministre nomme des commissaires chargés d’étudier la faisabilité de l’ouvrage. Après qu’une rigole d’essai entre le torrent de l’Alzeau, sur le versant méridional de la Montagne Noire, et le seuil de Naurouze a été réalisée avec succès, une première tranche des travaux est confiée par Colbert à Riquet (édit royal d’octobre 1666 qui décrète le début des travaux au 1er janvier 1667). Pierre-Paul Riquet est dès lors anobli par lettre de relief de dérogeance du 20 novembre 1666 puis maintenu noble en 1670.

Durant toute la durée des travaux, et profitant de sa fonction de fermier général des Gabelles de Languedoc et Roussillon, Riquet investira sur ses fonds propres deux millions de livres, sur un projet estimé entre 17 et 18 millions de livres de l’époque et qui constitue le deuxième chantier du royaume après celui du château de Versailles. En contrepartie, il reçoit les droits de péage du canal et bénéficie des retombées des échanges commerciaux, ce qui ne l’empêche pas d’être fortement endetté (en raison des retards de paiement de Colbert, les finances de l’État en guerre étant au plus bas), à tel point qu’à sa mort ses héritiers devront vendre la moitié de leurs parts du canal.

Lorsque son ouvrage est mis en doute, Riquet fait preuve d’une étonnante ténacité, allant jusqu’à désobéir aux ordres de Colbert. Ainsi, il n’hésite pas à détourner des ouvriers pour faire percer, malgré les ordres royaux, l’improbable tunnel de Malpas près de Béziers.

L’audace de Pierre-Paul Riquet n’est pas seulement technique, il s’entoure d’hommes compétents comme François Andréossy, son cartographe et dessinateur technique. Il est aussi le premier à instituer la mensualisation des salaires et une mini sécurité sociale pour ses ouvriers (même malades ou s’il pleuvait, ils étaient payés) afin de les fidéliser ».

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18-19ème. Céramiques du Toulousain

3ème chronique sur les œuvres du Musée du Vieux-Toulouse : poteries, céramiques, porcelaines.

Diaporama de 25 photos.

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Partie 1. Les céramiques du Toulousain à l’époque moderne, Jean Catalo, INRAP.

« Le Midi toulousain, riche de l’argile du bassin de la Garonne et de ses affluents, est une région particulièrement productrice de poteries. 

Les ateliers du groupe de Cox-Lomagne, qui regroupent de nombreux villages près de Toulouse, ont produit de multiples types de vases entre le XVIe et le XIXe siècle. De l’écuelle au pot de fleurs en passant par la marmite, ils se caractérisent par l’utilisation d’une pâte plutôt claire. Cette nébuleuse d’ateliers artisanaux est liée à un réseau de marchands ambulants. Ces derniers organisent ainsi la production en fonction des marchés plus ou moins proches. Les fours et ateliers les mieux connus, car les seuls vraiment étudiés, sont ceux du village de Cox (Haute-Garonne).

L’autre spécialité de ces ateliers est la production céramique peinte sur engobe et recouverte de glaçure plombifère. Cette technique bien connue au Moyen Âge est en pleine désuétude à la fin du XVIe siècle quand se développe la production de faïence dans l’Europe entière. Pourtant, les produits de Cox-Lomagne trouvent le succès en ajoutant une nouvelle couleur, le bleu, aux vert et brun généralement utilisés jusque-là pour les décors sur engobe. Les écuelles, jattes ou cruchettes sont ornés de décors géométriques, parfois figuratifs et naïfs.

Au XVIIe siècle se développe une gamme très étendue de motifs réalisés au pinceau à deux brins. L’archéologie préventive a permis de constater l’utilisation de cette vaisselle décorée sur tous les sites urbains ou ruraux de cette période : Lycée Ozenne, Cité judiciaire, Hôtel Saint-Jean, École d’économie, Lycée Saint-Sernin, En Batut à Flourens.

À la fin du XVIIe siècle et au début du siècle suivant, d’autres ateliers du même type, mais situés autour de Giroussens dans le Tarn, viennent concurrencer les produits de Cox-Lomagne. Utilisant aussi la peinture sur engobe, ces ateliers fabriquent de grands plats polychromes intégrant la couleur jaune. L’essentiel de leur production présente pourtant des décors plus simples de lignes brunes ou de spirales de couleur verte sur le fond d’assiettes ou d’écuelles.

L’archéologie montre également que Toulouse et sa région ne constituent pas le seul marché de ces productions. Les poteries issues de ces deux groupes d’ateliers, pourtant de qualité modeste et de technologie limitée, se retrouvent tout le long de la Garonne jusqu’à Bordeaux, dans les ports de la façade atlantique, à Amsterdam et jusqu’au Canada, puisque le Québec est ravitaillé par le port de Bordeaux jusqu’au milieu du XVIIIe siècle. Les céramiques du Toulousain apparaissent donc comme un marqueur d’un considérable réseau économique du sud-ouest de la France dédié à la fourniture de produits pour les Amériques : vin, eau-de-vie, fruits séchés, farine, tissus…

L’ouverture du canal du Midi relie directement Toulouse à la Méditerranée en 1682. Par cette nouvelle voie, l’arrivée des faïences italiennes accentue l’ouverture de la métropole au commerce international. La technologie de cette céramique pénètre enfin à Toulouse par l’intermédiaire de potiers montpelliérains copiant la faïence de Moustiers dans le courant du XVIIIe siècle. C’est le cas de l’atelier de Théophile Collondre, fouillé en 1989 au port Saint-Étienne.

À la fin du XVIIIe siècle, les faïenceries apparaissent partout en Midi-Pyrénées. Seules subsistent les plus productives, à Toulouse et à Martres-Tolosane, qui fournissent la vaisselle de table recueillie sur les quelques sites d’époque moderne fouillés à Toulouse.

Cette tradition manufacturière trouve son aboutissement avec les fabriques de porcelaine et faïence fine de Fouque et Arnoux à Toulouse et Saint-Gaudens aux XIXe et XXe siècles« .

Partie 2. Emmanuelle Roqué, La faïence fine à Toulouse et la Maison Fouque et Arnoux, Histoire de l’art, Année 1997, 37-38, pp. 93-101.

Partie 3. Josiane Villeroy, La Dépêche, Fouque & Arnoux, la saga de céramistes visionnaires : Moustiers, Apt, Toulouse, Saint-Gaudens, Stoke-on-Trent, de 1750 à 1950.

« La Provence a jusqu’au XVIIe siècle été le foyer d’ateliers de céramique. La longue tradition de potiers est principalement due à l’abondance des matières premières : l’argile, l’eau et le bois. C’est Louis XIV qui lancera la vaisselle en faïence lorsqu’il remplaça sa propre vaisselle d’argent fondue pour financer ses guerres. Originaire de Moustiers-Sainte-Marie en Provence, Joseph Fouque est le premier de la lignée. Il est d’abord apprenti dans un des ateliers de faïenciers du village avant d’y créer sa propre fabrique où ses trois fils seront formés. Gaspard restera en Provence où il continuera l’activité alors que son frère Joseph-Jacques, marié à la fille du faïencier Moulin d’Apt, quittera la Provence pour le Midi Toulousain.

Travaillant avec son neveu Antoine Arnoux, il fera prospérer leur atelier de Toulouse avant de construire en 1830 à Saint-Gaudens une grande manufacture où sera produite « la porcelaine dite de Valentine« . Céramiste, mais aussi chercheur et ingénieur, il invente un four de plusieurs étages à températures différentes. Avec Jean Abadie, ingénieur de la région de Saint-Gaudens, ils installent une roue à énergie hydro-mécanique qui remplacera le travail humain et animal, et va permettre de mécaniser toute la production. Les Arnoux ont une conscience sociale et les conditions de travail de leurs ouvriers sont bien meilleures qu’ailleurs à l’époque ».

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Tutelle financière royale à Toulouse

Dans la seconde moitié du 18ème siècle (sous Louis XV et Louis XVI), la tutelle financière royale est exercée par le Contrôleur général  des finances, qui a rang de ministre : Machault d’Arnouville (1745-1754), Terray (1769-1774), Turgot (1774-1776).

Comment s’articulent la tutelle royale et les pouvoirs municipaux (le Capitoulat) et provinciaux (États du Languedoc, Parlement) ? Cette chronique apporte des premiers éléments de réponse.

Partie A. La tutelle royale est relayée par l‘Intendant dans chacune des provinces.

Intendants du Languedoc

La résistance à une pression fiscale accrue peut être menée par la ville siège des États (Toulouse ou Montpellier), par les États (de Languedoc en l’occurrence), voire par le Parlement siégeant à Toulouse

Le trésorier de la ville est l’interlocuteur de l’Intendance.

Partie B. Toulouse et la tutelle financière royale au XVIIIe siècle : l’exemple d’une résistance (1688-1789), article de Mathieu Soula, Annales du Midi, Année 2007, 119-259, pp. 309-338. Article en ligne.

« Au cours du dernier siècle de l’Ancien Régime, la monarchie tente de rationaliser la pratique budgétaire des villes et des communautés dans l’espoir d’optimiser l’acquittement des impôts royaux, en s’appuyant prioritairement sur les intendants. Mais, à Toulouse, elle se heurte à la résistance des capitouls, jaloux de leurs prérogatives financières et peu enclins à accepter le contrôle de leur pratique budgétaire. La mainmise de l’intendant dépend surtout du degré de soumission du trésorier de la ville à son autorité. Ce rouage essentiel de l’administration capitulaire est ainsi, tout au long du XVIIIe siècle, l’enjeu d’une lutte de pouvoir à laquelle se mêle aussi le Parlement, créé au XVème ».

Bonnes feuilles de la 3ème partie de l’article (1748-1789). Une soumission négociée. Un consensus dans le choix des trésoriers (pages 331 à 338).

Début des Bonnes feuilles. « De 1748 à la Révolution, Toulouse n’a connu que deux trésoriers : Cominihan jusqu’en 1761, puis Prévost de Fenouilhet.

Leur nomination a chaque fois été l’occasion pour le pouvoir central de réaffirmer sa tutelle financière. À l’annonce de la prochaine démission d’Antoine Costos, le comte de Saint-Florentin (1705-1777) écrivit à l’intendant pour lui recommander Cominihan, homme qui a été subdélégué de l’intendance, avec une grande distinction, un grand nombre d’années sous M. de Bernage, plusieurs fois chef du Consistoire, et dans toutes les situations où il s’est trouvé, il a toujours été regardé comme un homme à talents et qui joignait à la probité et au désintéressement une capacité non commune.

Protégé par un ministre, estimé par l’ancien intendant, bon connaisseur de l’administration capitulaire pour avoir été capitoul à de nombreuses reprises (en 1719, 1728, 1739, 1740) et chef du Consistoire, Cominihan apparaissait comme l’homme idoine à une reprise en main des finances de la ville par le pouvoir central. Le Nain accéda naturellement à la requête du comte de Saint-Florentin et écrivit aussitôt aux capitouls pour leur demander de le nommer trésorier.

Joseph de Cominihan était issu d’une ancienne famille noble de Toulouse. Son arrière-grand-père, Mathieu de Cominihan, était receveur payeur général des gages. Il y eut plusieurs Cominihan avocats et docteurs en droit aux XVe et XVIe siècles, mais aussi trésoriers généraux aux XVIIe et XVIIIe siècles »…

Partie C. Le capitoulat toulousain à l’époque moderne.

« Le capitoulat de Toulouse est la forme d’administration communale qui a dirigé la ville de Toulouse aux périodes médiévales et modernes, de 1147 à 1789. Les magistrats de la ville étaient les capitouls, élus chaque année par les différents quartiers (ou capitoulats) de la ville, afin de constituer le conseil municipal ou Consistoire ».

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Saint Georges, roué de coups

Saint Georges, roué de coups. Suite de la chronique : Supplice de la roue : Sainte Catherine d’Alexandrie.

Hans Baldung Grien, Le martyre de Saint-Catherine, vers 1504, panneau de résineux

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Source A. Georges de Lydda : extraits de l’article de Wikipédia dédié à la Légende dorée.

« La Légende de Saint Georges est mentionnée vers 1265 ou 1266 sous la plume de l’archevêque dominicain de Gênes, Jacques de Voragine, dans son célèbre ouvrage intitulé la Légende dorée.

Georges de Lydda naît en Cappadoce, dans une famille chrétienne. Militaire, il devient officier dans l’armée romaine ; il est élevé par l’empereur Dioclétien aux premiers grades de l’armée.

Un jour il traverse la ville de Silène dans la province romaine de Libye, sur son cheval blanc. La cité est terrorisée par un redoutable dragon qui dévore tous les animaux de la contrée et exige des habitants un tribut quotidien de deux jeunes gens tirés au sort. Georges arrive le jour où le sort tombe sur la fille du roi, au moment où celle-ci va être victime du monstre ».

Hans Baldung Grien et son Atelier, Saint Georges, vers 1528-1530, panneau de tilleul

« Georges engage avec le dragon un combat acharné ; avec l’aide du Christ, et après un signe de croix, il le transperce de sa lance. La princesse est délivrée et le dragon la suit comme un chien fidèle jusqu’à la cité. Les habitants de la ville ayant accepté de se convertir au christianisme et de recevoir le baptême, Georges tue le dragon d’un coup de cimeterre, car il les effrayait toujours puis le cadavre de la bête est traîné hors des murs de la ville, tiré par quatre bœufs.

Après la publication des édits de Dioclétien contre les chrétiens, Georges est emprisonné. Sa foi ne pouvant être ébranlée, il y subit un martyre effroyable : livré à de nombreux supplices, pelé vivant, ébouillanté, supplicié de la roue et écartelé. Il survit miraculeusement et finit par être décapité le 23 avril 303″.

Source 2. Rouer de coups : extraits du site Horore Humanum Est.

« Le supplice à l’origine de cette expression française est institué sous François Premier pour punir les bandits de grand chemin.

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La broderie : le bal de Madame B

Présentation sur le site des Ateliers ouverts 2022. Nathalie Berizzi-Graux. Atelier, 35 rue du Fossé des Treize, Strasbourg.

Youtube, février 2022, 4’08. L’atelier du Bal de Madame B, une découverte en forme de portrait.

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Brodeuse de mode, chineuse de précieux. « Telle une passeuse de mémoire de notre patrimoine collectif, je chine mes matières premières nobles, naturelles, perles, tissu, vêtements anciens, linge de lit, pour en raconter des histoires et en faire des créations que l’on transmet et qui perpétuent le symbole même du trousseau de famille. Toiles ordinaires à usage domestique, humbles et modestes, pudiques et anonymes, habits austères, ils deviennent pour moi le prolongement d’une garde robe raffinée et sophistiquée. Sortir la toile de la coulisse pour la placer sur scène pleine d’artifices, grâce à l’impression de mes collages, personnages romanesques, dandy, androgynes et au décalage par le fil ».

Le site web : le Bal de Madame B.

« Telle une passeuse de mémoire de notre patrimoine collectif, le travail de Nathalie Berizzi-Graux commence à l’instant même où elle se met à chiner des matières premières nobles, anciennes et naturelles, perles, fils et paillettes, pour en raconter des histoires immuables, et en faire des créations que l’on transmet et qui perpétuent le symbole même du trousseau de famille »…

Collages papier, impression à l’encre, broderie main

« Le processus de réalisation est long et aléatoire. Il dépend essentiellement du butin, de la source première, des matériaux trouvés imparfaits et uniques, de la matière, du tissage et finition particulière et irrégulière, traces, tâches, de leur réaction à l’eau, à la pression de l’encre et poids des passementeries anciennes, qui y seront appliquées et à la part de hasard à laquelle le BAL DE MADAME B tient absolument.

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Comte d’Argenson (1694-1764)

Le Comte d’Argenson (1694-1764)

Source 1. Présentation en ligne. Yves Combeau, Le comte d’Argenson, 1696-1764 : Ministre de Louis XV, École nationale des chartes, 1999, 534 pages.

Source 2. Extraits de l’article de Wikipédia.

Marc-Pierre de Voyer de Paulmy, comte d’Argenson, est un homme d’État français né à Paris le 1696 et mort dans la même ville le 1764 (à 68 ans).

Peint par Hyacinthe Rigaud. Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Il fut lieutenant général de police (1720, puis 1722-1724), à la suite de son père Marc-René de Voyer de Paulmy d’Argenson, chancelier du duc d’Orléans (1723-1740), puis ministre d’État (1742) et secrétaire d’État de la Guerre de Louis XV de janvier 1743 à février 1757.

1724. La mort de son protecteur la même année arrête son ascension pour une quinzaine d’années. Conseiller d’État (28 janvier 1724), d’Argenson entre alors dans les commissions du Conseil où il participe à la rédaction des ordonnances civiles du chancelier d’Aguesseau.

1726-1740. Il fut nommé membre honoraire de l’Académie des sciences en 1726 La disgrâce de Germain Louis Chauvelin, en 1737, le ramène aux affaires. Le cardinal de Fleury le nomme directeur de la Librairie, puis président du Grand Conseil (1738-1740), et intendant de Paris (1741). Il renonce à la chancellerie d’Orléans (1740).

1742-1745. Le 26 août 1742, il est nommé ministre d’État et appelé au Conseil comme adjoint au cardinal de Tencin. Il est nommé secrétaire d’État de la Guerre le 7 janvier 1743, au décès du marquis de Breteuil. En 1744, il est nommé surintendant des postes et relais de France. Il soutient les réformes engagées dans l’armée par le maréchal de Saxe, en particulier dans l’artillerie, qui contribuent aux succès de 1744 et 1745.

1748. Membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres

La paix d’Aix-la-Chapelle de 1748 n’arrête pas son ambition réformatrice : réunion du corps des fortifications (1743) puis de l’artillerie (1755) au département de la guerre, institution des grenadiers royaux (1744), réforme des hôpitaux militaires (1746-1747).

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1751. Maison de l’orfèvre Spach

1751. Maison de l’orfèvre Frédéric Spach.

Suite des chroniques en photos portant sur les édifices privés et publics construits au XVIIIe siècle à Strasbourg. La plupart ont en commun d’avoir une façade en grès rose des Vosges.

Diaporama de 24 photos.

Source 1. Extraits de l’article de Wikipédia.

« La rue du Dôme va du no 21 de la place Broglie au no1 de la rue des Frères, à l’arrière de la cathédrale, d’où son nom. Rue principale orientée nord-sud (ou cardo) à l’époque romaine, au cœur du quartier canonial au Moyen Âge, bordée d’hôtels particuliers au XVIIIe siècle, elle est devenue une artère commerçante.

Au début du XVIII° siècle, la maison située à cet endroit abritait l’atelier d’André Schaaff, tailleur pour dames. La demeure, située à l’angle de l’impasse du Tiroir est reconstruite en 1751 par l’orfèvre Frédéric Spach dans le même style Rococo strasbourgeois que celui du n°17.

La construction a parfois été attribuée à Jacques Gallay, mais l’architecture de celui-ci est plus Régence que Rococo.

La Maison Spach est ornée d’un balcon central sur consoles sculptées, avec une grille que Roland Recht considère comme un véritable morceau de bravoure,  la décrivant faite de courbes et de contre-courbes rehaussées d’ornements en tôle repoussée où se retrouvent des semis de fleurs stylisées, des fèves en relief.

Sept mascarons sur cartouches représentent :

  • au rez-de-chaussée des allégories (l’Espérance, le Temps, la Prudence) ;
  • au premier étage les Quatre Saisons ;
  • au deuxième étage, les Quatre Éléments (eau, terre, feu, air) ».

Source 2. Extraits de la notice du CRDP Strasbourg

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Louis XV offrant la Paix à l’Europe

Louis XV offrant la Paix à l’Europe, esquisse du frontispice de la thèse soutenue en Sorbonne le 7 mars 1738 par François Armand de Rohan-Soubise. Musée des Arts Décoratifs (Palais Rohan, Strasbourg)

Diaporama de 11 photos.

par François Lemoyne. Cliquer sur les images pour les agrandir

Sources. Biographie de François Armand de Rohan-Soubise (1717-1756). Une carrière dans le Clergé, étonnante et rapide, apportant des bénéfices ecclésiastiques de plus en plus rémunérateurs, mais interrompue par la mort à l’âge de 38 ans. Extraits de l’article de Wikipédia.

1729. Louis XV donnant la paix à l’Europe. Il tend un rameau d’olivier et reçoit ses deux filles jumelles, des mains de la Fécondité et de la Piété.

Château de Versailles

Le cardinal De Soubise in Les cardinaux français au 18ème siècle.

Biographie détaillée

1717 (1er décembre). Naissance de François-Armand de Rohan, dit cardinal de Soubise. Jeune, on l’appelle prince de Tournon, puis abbé de Ventadour. Il est le petit-neveu de son prédécesseur à Strasbourg, Armand Gaston Maximilien de Rohan dont il fut le coadjuteur et le frère de Charles de Rohan, prince de Soubise.

1729 (11 ans). Louis XV donnant la paix à l’Europe par François Lemoyne. Le jeune souverain, âgé de dix-neuf ans, tend un rameau d’olivier et reçoit ses deux filles jumelles, Louise-Elizabeth et Anne-Henriette (nées le 17 août 1727), des mains de la Fécondité et de la Piété. Dans le fond, la Discorde s’efforce vainement de rouvrir les portes du temple Janus.

1736 (18 ans). Il est abbé de Saint-Epvre au diocèse de Toul.

1737. Il est abbé-prince de Murbach et de Lure.

1738 (20 ans). Louis XV offrant la Paix à l’Europe, par François Lemoyne, esquisse du frontispice gravé de la thèse soutenue en Sorbonne le 7 mars 1738 par François Armand de Rohan-Soubise.

Comme en 1729. Louis XV offre la paix. Le Traité de Vienne est signé le 2 mai « 1738 entre la France et l’Autriche, confirmant les préliminaires de 1735 et concluant la guerre de la Succession de Pologne. Stanislas Leszczyński, beau-père de Louis XV, renonçait à la Pologne et recevait la Lorraine et le Barrois, qui passeraient à la France à sa mort ».

Cette allégorie était suspendue jusqu’à la Révolution dans la chambre à coucher de l’hôtel des évêques de Strasbourg à Paris. Elle est aujourd’hui exposée dans le Musée des Arts décoratifs (Palais Rohan, Strasbourg).

1738 (20 ans). Après avoir terminé ses études théologiques, François Armand de Rohan-Soubise est nommé prince de Tournon.

1740 (2 septembre). Il entre au chapitre de la cathédrale de Strasbourg, par l’influence de son grand-oncle, l’évêque du lieu.

1741 (15 juillet). Il est élu membre de l’Académie française, en remplacement de Charles Armand René de La Trémoille. Il est reçu le 30 décembre par l’évêque de Mirepoix, Boyer.

1741 (23 décembre). Il est ordonné prêtre dans la cathédrale.

1742 (24 ans). Il devient évêque in partibus de Ptolémaïs (Palestine) et coadjuteur de son oncle avec dispense papale, garantissant ainsi le droit à la succession à Strasbourg épiscopale.

1742 (4 Novembre). Consacré évêque dans la cathédrale de Strasbourg par le Cardinal Armand-Gaston-Maximilien de Rohan de Soubise son oncle et évêque, assisté de Scipion Bégon, évêque de Toul, et Claude-Antoine de Choiseul-Beaupré, évêque de Châlons.

1745 (27 ans). Nommé Grand Aumônier de France par Louis XV.

1747 (29 ans). Il est fait cardinal par le pape Benoit XIV.

1748. Traités d’Aix-la-Chapelle mettant fin à la Guerre de Succession d’Autrice. La guerre dans les Pays-Bas autrichiens (la Belgique aujourd’hui) se termine par la victoire des troupes royales. Néanmoins, Louis XV refuse d’annexer les territoires conquis par les armes. Naît l’expression : « bête comme la paix »;

1749-1756. Le cardinal de Soubise devient prince-évêque de Strasbourg en 1749, et abbé commendataire de La Chaise-Dieu la même année en se défaisant de celle de Saint-Epvre.

Il est Recteur de l’université de Paris.

1756 (38 ans). Il meurt à Saverne d’une phtisie, âgé de 39 ans seulement.

Pour aller plus loin (page 2) : deux chroniques de ce blog sur les Rohan, datées de juin 2020 + texte du discours de réception à l’Académie française.

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