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1745. 1er mariage du dauphin Louis

Louis-Ferdinand de France (1729-1765), dauphin du Viennois, est l’aîné des fils du roi Louis XV et de son épouse Marie Leszczynska. Mort avant son père, il n’accéda jamais au trône, mais il est le père de trois rois de France : Louis XVI, Louis XVIII et Charles X.

Le 23 février 1745 dans la chapelle du château de Versailles, Louis-Ferdinand, dauphin de France (1729-1765), épouse Marie-Thérèse, infante d’Espagne (1726-1746). Le cardinal de Rohan, prince-évêque de Strasbourg, grand aumônier de France, est l’officiant.

Source de la gravure. Les lettres majuscules dans le bandeau du bas permettent de localiser et d’identifier les principales personnalités présentes. Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Source : citations de l’article de Wikipédia.

1729 (4 septembre). « Louis-Ferdinand est le quatrième enfant, le premier fils du couple royal. A sa naissance, le roi Louis XV n’a que dix-neuf ans. L’enfant est baptisé à Versailles huit ans plus tard, le 27 avril 1737 avec pour parrain le duc d’Orléans, et pour marraine, la princesse de Condé.

L’éducation du dauphin fut confiée à Jean-François Boyer, évêque de Mirepoix, homme vertueux mais au seuil de la vieillesse et de vues étroites. De fait, il eut pour sous-précepteur l’abbé Joseph de Giry de Saint Cyr, membre de l’Académie française. Il fut un élève très brillant. Ainsi, il avait une excellente connaissance du latin, il parlait couramment l’anglais, chose rare pour un prince de son époque et excellait dans nombre d’autres disciplines. En revanche, il détestait l’activité physique et renonça même à la chasse après avoir tué par mégarde un de ses hommes. Le prince devint, comme ses sœurs, un excellent musicien.

Seul fils survivant du couple royal, adulé par sa mère et ses sœurs, ce fut un enfant orgueilleux voire tyrannique, mais très pieux, désirant ressembler à son grand ancêtre, fondateur de sa lignée, Saint Louis.

1736 (le dauphin a 7 ans). Le roi fait paraître ouvertement à la cour sa première favorite, la comtesse de Mailly. Celle-ci est bientôt supplantée par sa sœur, la comtesse de Vintimille, laquelle meurt en couches en 1741. La sœur des deux précédentes, la marquise de La Tournelle (bientôt titrée duchesse de Châteauroux) lui succède.

1738 (9 ans). Les quatre plus jeunes sœurs du dauphin quittent la cour pour l’abbaye de Fontevraud où elles doivent être éduquées à moindre frais. Ne restent à la cour que ses aînées, les jumelles Mesdames Élisabeth et Henriette et sa cadette Madame Adélaïde ».

« Très affecté par la séparation officieuse de ses parents, l’adultère du roi et la résignation doloriste de sa mère, le dauphin s’escrime à ne pas ressembler à son père, optant dès son enfance pour une dévotion profonde et assumée.

1739 (10 ans). Désirant laver l’affront que le duc de Bourbon avait commis envers la cour d’Espagne en rompant arbitrairement les fiançailles du roi, Louis XV s’était engagé à marier sa fille aînée à un infant d’Espagne et son fils à une des infantes. Ainsi Madame Première fut-elle mariée dès qu’elle fut nubile (à douze ans) à l’infant Philippe en 1739, mariage peu brillant pour une princesse de France puisque l’infant, étant le troisième des fils survivants du roi, était un cadet sans réel avenir. Louise-Élisabeth de France (1727-1759), fille de France, puis infante d’Espagne et duchesse de Parme et de Plaisance ». Lire la chronique du blog : Fête pour un mariage royal.

1744 (15 ans). « Louis XV tombe malade à Metz. Avant de lui donner l’extrême-onction, l’aumônier de la cour, François de Fitz-James, évêque de Soissons, exige le renvoi de la favorite, ainsi qu’une confession publique. Entretemps, mené par son précepteur, le jeune Louis, qui est donc apte à accéder au trône, est venu au chevet de son père, ce que le roi, comprenant les manœuvres intrigantes du précepteur, trouve fort mauvais… L’humiliante confession publique que le roi se doit d’effectuer devant les menins du Dauphin et la population messine fait un très mauvais effet sur l’adolescent ». Lire la chronique du blog : le roi se meurt ?

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1727. A-G. de Rohan et R. de Cotte

1727. Décision de construire un Palais à Strasbourg, devenue française en 1681. Ce palais, c’est l’affaire du prince-évêque, Armand-Gaston de Rohan (1674-1749), et du premier architecte du Roi, Robert de Cotte (1656-1735).

Source. Cabinet des Estampes et des Dessins de Strasbourg

Source 1. La décision de construire un Palais. Citations de Noblesse & Royautés.

« C’est en 1727 seulement qu’il fut question de construire, dans l’ancienne ville libre du Saint-Empire romain germanique rattachée à la France en 1681, un palais digne du rang qu’occupait, dans l’Alsace désormais province française, un des plus grands seigneurs de son temps : Armand-Gaston-Maximilien de Rohan-Soubise, prince-évêque de Strasbourg depuis1704, et en tant que tel landgrave de Basse-Alsace et prince du Saint-Empire, cardinal depuis 1712, grand aumônier de France en 1713, grand commandeur de l’Ordre du Saint-Esprit.

Armand-Gaston, cinquième fils de François de Rohan (prince de Soubise, lieutenant général des armées du roi) et d’Anne de Rohan-Chabot, laissait volontiers courir la rumeur, rapportée par tous les mémorialistes du temps, d’une liaison de sa mère avec le roi l’année précédant sa naissance, ce qui aurait expliqué la protection exceptionnelle que Louis XIV lui accordait et notamment son accession aux plus hautes charges ecclésiastiques du royaume. Prince avec toute sa famille par la grâce du roi et la beauté de sa mère, c’est ainsi que Saint-Simon résumait la situation.

Ayant obtenu en 1727, par lettres patentes du roi, l’autorisation de prélever un impôt sur les habitants de l’évêché pour la construction du nouveau palais épiscopal, c’est à Robert de Cotte que le cardinal en demanda les plans.

La mission qui incombait à l’architecte était complexe, dans la mesure où il fallait traduire dans la pierre la vocation à la fois ecclésiastique et politique de la fonction du prince-évêque. De par sa situation dans une province française de date assez récente et sa position aux marches du royaume, le palais Rohan se devait de signifier la puissance et le rayonnement artistique français, par-delà le goût très sûr du brillant prélat et homme de cour qu’était Le grand cardinal. Il fallait par ailleurs marquer avec éclat le retour du culte catholique dans une ville où il avait été réduit à la clandestinité depuis plus d’un siècle. Soulignons, enfin, que le palais allait être la résidence du premier prince-évêque français de Strasbourg ».

Source 2. Robert de Cotte, citations d’Archi-Wiki.

« Robert de Cotte architecte français, né en 1656, fils de Charles de Cotte, architecte du roi, et mort le 14 juillet 1735 à Passy, à l’âge de 79 ans.

Il fut l’un des grands architectes français dans la lignée des Mansart. Il sera l’élève de Jules Hardouin-Mansart, avant de devenir son beau-frère (par son mariage avec Catherine Bodin) et son principal collaborateur.

1687 (31 ans). Admis à l’Académie Royale d’Architecture.

1689 (33 ans). Nommé architecte du Roi et départ en Italie pour un voyage d’études.

1699 (43 ans). Nommé directeur de l’Académie Royale d’Architecture, directeur artistique de la manufacture des Gobelins.

1700 (44 ans). Intendant et ordonnateur des bâtiments.

1702 (46 ans). Anobli.

1708 (52 ans). A la mort de Mansart, Premier Architecte du Roi, jouissant à partir de cette époque d’une réputation européenne ».

Robert de Cotte peint par Hyacinthe Rigaud et par Nicolas de Largillière

« En Alsace, il fut le principal initiateur de l’art de cour versaillais et parisien, caractérisé par une solide tradition classique, mais aussi par une certaine concession au goût du jour, à savoir au style rocaille, surtout dans le décor intérieur.

A Strasbourg, il donna des plans pour le collège des Jésuites (non exécutés), pour la transformation du chœur de la cathédrale, pour l’hôtel du Grand Doyenné (l’actuel évêché), pour l’hôtel de Hanau-Lichtenberg (actuel hôtel de ville) et surtout, entre 1727 et 1731, pour son chef d’œuvre en Alsace, le palais épiscopal (palais Rohan), que Joseph Massol exécuta en retouchant certains détails.

Le plan établi par Robert de Cotte est celui des grands hôtels parisiens de l’époque, disposés entre cour et jardin. La construction du palais, sous la direction de Joseph Massol (1706-1771), s’échelonna de 1732 à 1742. Élevés sur un terrain trapézoïdal descendant en pente vers l’Ill depuis la cathédrale, les bâtiments sont disposés autour d’une vaste cour d’honneur ».

Source 3. Construction du Palais Rohan (1732-1742), citations de l’article de Wikipédia. Lire la suite page 2 de la chronique.

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Lyon. 4 adorations des mages

La création du musée des Beaux-arts de Lyon.

« Sous la Révolution, l’abbaye de Saint-Pierre-les-Nonnains doit à sa proximité avec l’Hôtel de Ville de ne pas être vendue ou détruite. En 1792, le Conseil municipal désigne l’édifice comme lieu de conservation des tableaux, médailles, bronzes et autres monuments des arts.

Le 14 Fructidor an IX (1801), le décret Chaptal instituant des collections de Peintures dans quinze villes de France est l’acte fondateur du musée de Lyon. L’institution répond aussi à des aspirations locales, comme rappeler le prestigieux passé romain de la ville et proposer des modèles à la Fabrique de la soie alors en crise.

A partir de 1803, le Muséum du Louvre envoie 110 tableaux : P.P. Rubens, L’Adoration des Mages (cf. infra), Le Guerchin, La Circoncision, Philippe de Champaigne, L’Invention des reliques de saint Gervais et saint Protais« .

Lyon. Quatre adorations des mages. Diaporama de 20 photos (cartels, peintures dans leur encadrement, détails).

A. L’adoration des mages, Maître au monogramme A.H, 1505-1510, Huile sur toile, Hauteur en cm : 120, Largeur : 70.

Cliquer sur les images pour les agrandir

B. L’adoration des mages, attribué à Véronèse (dit Paolo Caliari, 1528-1588).

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1744. Charles Alexandre de Lorraine

« Charles Alexandre de Lorraine, né le 12 décembre 1712 à Lunéville et mort le 4 juillet 1780 au château de Tervueren, près de Bruxelles, fils du duc Léopold Ier de Lorraine et frère de l’empereur François Ier, est un prince lorrain au service de l’Autriche, qui a été gouverneur général des Pays-Bas autrichiens (de 1741 à 1744 et de 1749 à 1780) ». Source 1. Biographie pour les années 1740-1749 : extraits de l’article de Wikipédia.

« 1740. Le prince Charles-Alexandre est fait Maréchal d’Autriche.

1744. Il épouse l’archiduchesse Marie-Anne d’Autriche (1718-1744) à Vienne le 7 janvier, sœur cadette de l’impératrice Marie-Thérèse. Charles-Alexandre de Lorraine devint ainsi, à double titre, le beau-frère de Marie-Thérèse puisqu’il était à la fois le frère de son époux et le mari de sa sœur. Marie-Anne d’Autriche accouche d’une fille qui ne vivra pas. Elle-même s’éteindra en décembre 1744 quelques jours avant la duchesse douairière de Lorraine. En quelques jours, Charles-Alexandre perd sa fille, sa femme et sa mère.

1740-1748. Pendant la guerre de Succession d’Autriche, il est l’un des principaux commandants de l’armée autrichienne.

1741 (avril). Il est désigné comme successeur aux Pays-Bas de la gouvernante générale, l’archiduchesse Marie-Élisabeth.

1744 (juillet et août). Il attaque la ligne de fortifications de la Lauter – Wissembourg au nord de l’Alsace ; il ne réussit à s’en emparer que durant une journée. Le 23 août, il doit repasser le Rhin, après sa défaite.

Diaporama de 31 photos (source : estampes et dessins du Cabinet éponyme de Strasbourg).

1745-1748. L’invasion, puis l’occupation française des Pays-Bas empêchent Charles-Alexandre de Lorraine de remplir sa fonction sur place.

1746 (octobre). Il est  battu par Maurice de Saxe à la bataille de Roccoux.

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Condorcet. BU ouverte 2J / 7J

Suite de la chronique du 4 décembre 2021 : Campus Condorcet, un chaos durable

Poursuite du mouvement social au Campus Condorcet. Communiqué du SNPTES (14 décembre 2021) : compte rendu de la rencontre avec la Directrice générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle (Madame Anne-Sophie Barthez), confirmation des revendications et prolongation du préavis de grève jusqu’au 15 janvier 2022.

Le communiqué du SNPTES aborde la question du GED. Vous avez dit GED ? GED = l’acronyme insensé de Grand Équipement Documentaire. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Choisir BNUP (Bibliothèque Nationale et Universitaire de Paris), par analogie avec deux autres BU nationales, la BNF et la BNUS (Strasbourg).

Qu’apprend-on sur ce GED ? Qu’il est insuffisamment ouvert au public. Le communiqué du SNPTES revendique la « fin du jeu de passe de balle entre le MESRI et les établissements membres, en ce qui concerne l’annonce de postes dédiés au GED. Le constat est partagé, il manque 40 Emplois Équivalent Temps Plein. Le GED est le joyau des SHS en France, il se doit d’être ouvert 5 jours / 5 jours. Les chefs d’établissements doivent rendre d’ici cette fin de semaine une copie avec un nombre significatif de postes offerts au GED pour garantir cette ouverture. Les profils de postes restent à définir à ce stade »… « 20 postes GED et 5 en support. Ce sont des conditions « sine qua non » pour réussir à ouvrir plus de 2 jours par semaine !

Pour info, la BNUS Strasbourg est ouverte 7 jours sur 7, 80 heures par semaine.

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1697. Nicolas Lemery, Pharmacopée

Nicolas Lemery (1645-1715) est un chimiste apothicaire, contemporain du règne du roi Louis XIV. Source 1. Extraits de de l’article de Wikipédia.

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« Lemery est un empiriste qui toujours essaya de s’en tenir au mieux à l’expérience de laboratoire telle qu’elle pouvait être interprétée avec les hypothèses de la théorie des Cinq principes ou les modèles corpusculaires. La théorie des principes est une tentative de comprendre la structuration de la matière en éléments indécomposables par les seuls moyens de la chimie, pour ne plus à avoir à s’en remettre à la tradition philosophique des Quatre éléments remontant à l’Antiquité…

Colbert créa l’Académie royale des sciences en 1666 pour disposer d’une société savante dotée d’un budget suffisant pour pouvoir mener des expériences coûteuses. La création de l’Académie marque le début de la professionnalisation de la carrière scientifique.

Après le renouvellement de l’Académie royale des sciences le 20 janvier 1699, Louis XIV nomme Lemery chimiste associé le 28 janvier de la même année, puis chimiste pensionnaire le 23 novembre 1699. En 1712, il est nommé directeur, mais gravement malade, il est contraint de démissionner le 6 mars 1715. Il reçoit alors le titre de pensionnaire vétéran ».

  • Son fils, Louis Lemery (1677-1743), « prend sa place le 18 mars 1715 ; il est médecin, botaniste et chimiste. Il obtient la chaire de pharmacie à la Faculté de médecine, puis exerce comme médecin à l’Hôtel-Dieu de Paris de 1710 jusqu’à sa mort. De 1722 à 1743, il est aussi médecin auprès de Louis XV et de la princesse de Conti. Il occupe la chaire de chimie au Jardin du roi de 1731 à 1743 ».

1675. »Nicolas Lemery a 30 ans quand il publie Le cours de Chymie.

Il enseigna la chimie et la pharmacie à de nombreux étudiants qui venaient de toute l’Europe. Son Cours est d’une clarté et d’une précision remarquable pour l’époque. Il fut constamment réédité durant toute sa vie et même après sa mort jusqu’en 1757, ainsi que traduit en anglais, allemand, italien, espagnol et latin. Habile expérimentateur, Lemery présente sur près de mille pages dans les dernières rééditions, tout le savoir empirique de la chimie de la fin du XVIIe siècle.

La dernière édition est celle de Baron, publiée en 1756 et 1757 ; elle comporte de nombreux commentaires et remarques qui montrent l’évolution de la chimie, plus de 40 ans après la mort de Lmery. Bref , le Cours de Chymie a fait autorité pendant un siècle.

Ses autres publications n’en ont pas moins connu au siècle des Lumières un réel succès ».

1697. La Pharmacopée universelle.

1698. Le Traité universel des drogues simples (ou Dictionnaire universel des drogues).

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Mme du Barry, guillotinée fin1793

1774 (10 mai). « Dès la mort de Louis XV, son petit-fils et successeur Louis XVI, probablement influencé par sa femme, la jeune reine Marie-Antoinette et ses tantes, fait délivrer une lettre de cachet contre la comtesse du Barry. Le duc de La Vrillière est chargé de la faire conduire de nuit à l’abbaye du Pont-aux-Dames à Couilly ».

Louis XVI annule la réforme du système judiciaire introduite par Maupéou de 1770 à 1774. Il rappelle donc tous les Parlementaires.

Dans cette chronique, des développements sont également consacrés à des personnalités qui ont joué un rôle important dans les 19 dernières années de la vie de Madame du Barry (1774-1793).

  • Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac, son protecteur et son amant ;
  • Elisabeth Vigée Le Brun qui a peint par 3 fois son portrait ;
  • Antoine Fouquier-Tinville, président du Tribunal révolutionnaire qui l’a condamnée à mort ;
  • Charles-Henri Sanson, bourreau qui l’a guillotinée.

Source 1. Madame du Barry de 1774 à 1793 : extraits de l’article de Wikipédia.

1775 (avril). Jeanne du Barry est autorisée à quitter l’abbaye du Pont-aux-Dames.

1776 (octobre). Le comte de Maurepas obtient du roi qu’elle retourne au château de Louveciennes. Elle y mène une vie paisible et heureuse, marquée par sa longue liaison avec Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac (comte puis duc de Cossé-Brissac)

Sources 2. Madame Du Barry et le duc de Cossé-Brissac. « Né à Paris le 14 février 1734, assassiné à Versailles le 9 septembre 1792. Pair et grand panetier de France, capitaine-colonel des Cent-Suisses de la garde du roi, maréchal de camp en 1780, gouverneur de Paris de 1775 à 1791 ».

Carole Blumenfeld, L’amant de la Du Barry en majesté, Gazette-Drouot,18 janvier 2018.

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« 1783. Dans les Mémoires secrets pour servir à l’histoire de la République des Lettres en France, chronique des événements s’étant produits entre 17;62 et 1787, on affirmait déjà en 1783 que depuis longtemps on parle de la passion violente dont M. le duc de Cossé s’est trouvé épris pour Madame la comtesse du Barry.

1791. Cossé-Brissac est nommé commandant en chef de la Garde constitutionnelle du Roi Louis XVI.

1792. Le 29 mai, l’Assemblée décrète la dissolution de ce corps soupçonné d’opinions contre-révolutionnaires, accuse son chef d’en être responsable et d’avoir fait prêter à ses hommes le serment d’accompagner le roi partout où il se rendrait.

Brissac est alors accusé d’avoir introduit ou laissé introduire dans cette garde un esprit inconstitutionnel et contrerévolutionnaire et d’avoir ainsi attenté à la sûreté de l’État.

Emprisonné à Orléans en attendant d’être jugé par la Haute-Cour, Brissac est transféré à Versailles. Au cours de ce transfert, les prisonniers sont séparés de leur escorte, et livrés le 9 septembre à une bande d’égorgeurs qui les réclamaient. Homme de grande force et de grand courage, il résista longtemps à ses assassins, reçut plusieurs blessures et fut finalement tué par un coup de sabre. Son cadavre est mutilé et dépecé. Son cœur arraché est promené dans les rues de Versailles, et sa tête ensanglantée est lancée de l’extérieur dans le salon de la comtesse du Barry, sa maîtresse, à Louveciennes ».

Sources 3. Madame du Barry Elisabeth et Elisabeth Vigée Le Brun

1781-1782. Mme Élisabeth Vigée Le Brun (1755-1842) rend régulièrement visite à Madame Du Barry. Elle devient son amie et laisse d’elle trois portraits.

« Née en 1755 à Paris et morte dans la même ville en 1842, Élisabeth Vigée Le Brun est considérée comme une grande portraitiste de son temps. Fervente royaliste, elle sera successivement peintre de la cour de France, de Marie-Antoinette et de Louis XVI, du Royaume de Naples, de la Cour de l’empereur de Vienne, de l’empereur de Russie et de la Restauration. La Révolution la fera émigrer dès octobre 1789″.

Trois portraits de Madame du Barry.

Élisabeth Vigée Le Brun, une vie d’artiste au féminin, La Tribune de Louveciennes, 10 août 2012.

1781 et 1782. 1er et 2ème portraits.

1789 (septembre). Le troisième portrait, « je l’ai commencé vers le milieu de septembre 1789. De Louveciennes, nous entendions des canonnades à l’infini, et je me rappelle que la pauvre femme me disait : si Louis XV vivait, sûrement tout cela n’aurait pas été ainsi. J’avais peint la tête et tracé la taille et les bras, lorsque je fus obligée de faire une course à Paris ; j’espérais pouvoir retourner à Louveciennes pour finir mon ouvrage ; mais on venait d’assassiner Berthier et Foulon ».

« Mon effroi était porté au comble, et je ne songeais plus qu’à quitter la France ; je laissai donc ce tableau à moitié terminé. Je ne sais pas par quel hasard M. le comte Louis de Narbonne s’en trouva possesseur pendant mon absence ; à mon retour en France, il me l’a rendu, et je viens de le terminer... Il a en effet été achevé en 1814, soit 25 ans plus tard ».

Source 4. Jeanne du Barry sous la Révolution. Wikipédia

« Son ancienne condition de maîtresse royale fait de la Comtesse  du Barry une cible de choix pour certains révolutionnaires.

1791. Dans la nuit du 10 au 11 janvier, grâce à une échelle trouvée à proximité, des cambrioleurs venus de Paris s’introduisent dans son château de Louveciennes, et emportent ses diamants et bijoux. Elle en retrouve la trace à Londres où elle fait quatre séjours successifs pour tenter en vain de les récupérer.

1793. Après l’exécution de Louis XVI le 21 janvier 1793, à la veille de la déclaration de guerre avec la Grande-Bretagne, Madame du Barry revient précipitamment en France pour éviter l’apposition des scellés sur sa propriété de Louveciennes.

1793 (17 septembre). Malgré une pétition signée en sa faveur par cinquante-neuf habitants de Louveciennes, elle devient Suspecte dès le vote de la Loi des suspects. Ses séjours en Angleterre sont dénoncés comme une aide aux émigrés contre-révolutionnaires. Dénoncée par son ancien page Zamor, qu’elle avait renvoyé, déclarée ennemie de la Révolution, elle est emprisonnée à Sainte-Pélagie le 22 septembre.

1793 (décembre). Son procès s’ouvre le 6 devant le Tribunal révolutionnaire présidé par Fouquier-Tinville. Le 7 décembre, elle est condamnée à mort. Elle est guillotinée le 8 décembre« .

Source 5. Antoine Fouquier-Tinville (1746-1795). Source : Wikipédia. « Né le 10 juin 1746 et mort guillotiné à Paris en place de Grève le mai 1795. Homme de loi et révolutionnaire français, accusateur public du Tribunal révolutionnaire.  

Fouquier-Tinville écrivit ces dernières lignes : Je n’ai rien à me reprocher : je me suis toujours conformé aux lois, je n’ai jamais été la créature de Robespierre ni de Saint-Just ; au contraire, j’ai été sur le point d’être arrêté quatre fois. Je meurs pour ma patrie et sans reproche. Je suis satisfait : plus tard, on reconnaîtra mon innocence« .

Estampe de François Bonneville, Paris, BnF, département des estampes et de la photographie, 1796.

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Louis XV meurt le 10 mai 1774

Louis XV. Maladie et mort (26 avril – 10 mai 1774).

Source 1. Site du Château de Versailles. Extraits de l’article : Mort de Louis XV (1710-1774)

« Parti le 26 avril 1774 au Petit Trianon avec Mme » Du Barry (1743-1793) et quelques intimes, le roi se réveille le lendemain incommodé. Il est courbaturé et a mal à la tête. Il entend, cependant, maintenir la chasse prévue. Le soir même, toujours indisposé, il se couche sans souper. Le mal augmente.

On fait venir, le 28, son Premier chirurgien qui ordonne son transfert à Versailles. Prétextant que « c’est à Versailles qu’il faut être malade », les médecins se querellent sur le diagnostic et les remèdes à apporter. Vers 10h30, plus de doute possible : le roi a la petite vérole, maladie qu’il n’a pas contractée précédemment et contre laquelle il n’est pas immunisé. On écarte la famille royale pour éviter tout risque de contagion. Paradoxalement, une partie de la Cour est soulagée. La maladie est connue, et le roi s’en remettra. D’autres au contraire sont plus pessimistes.

Le fait est que les maux de tête persistent et que la fièvre augmente. Le corps se couvre de boutons. Le 1er mai, l’état du roi semble stationnaire. Il s’améliore progressivement à mesure de la suppuration du corps et du visage.

Arrive le 8 mai, moment-clé d’évolution de la maladie : elle peut s’accroître ou décroître. Elle redouble. La fièvre augmente, le pouls s’emballe. Le roi délire et la suppuration diminue. Les médecins le considèrent comme perdu.

Le 9 mai, le mal ne cesse de progresser. Les croûtes et les boutons séchés virent au noir et ceux formées dans la gorge empêchent toute déglutition. On fait venir le Confesseur et le Premier aumônier du roi qui lui administre l’extrême onction. On lui prescrit, sans espoir, un ultime remède. Le roi a le visage noirci et déformé par les croûtes.

Le matin du 10 mai, il est prostré, mais encore conscient. Il entame son agonie à 11h00. Elle ne s’achèvera qu’à 15h15.

Aux cris de Vive le roi !, la foule des courtisans dévale la galerie des Glaces pour se rendre dans l’appartement du Dauphin au rez-de-chaussée. Louis XVI (1754-1793) et Marie-Antoinette (1755-1793), selon Mme Campan, se mettent à genoux et murmurent, enlacés : Mon Dieu, guidez-nous, protégez-nous, nous régnons trop jeunes ! »

Louis XVI, petit-fils de Louis XV, a 20 ans. Son règne commence : il durera 18 ans et 4 mois.

« Quand le roi Louis XV tombe malade, victime de la variole noire, la comtesse reste à son chevet, sincèrement affectée, tandis que s’éloignent la plupart des courtisans. Mais le roi, soucieux de mourir en bon chrétien, s’oblige à l’éloigner et lui demande de quitter Versailles pour le domaine du duc d’Aiguillon, à Rueil ».

Source 2. Jeanine Huas, Madame du Barry, Tallandier, 2011, 341 pages. Books Google reproduit largement les chapitres 1 à 18, et non les chapitres suivants.

Madame du Barry en Flore. Peinture de François Hubert Drouais (1727-1775), Musée des Beaux-arts d’Agen.

La maladie et la mort du Roi sont exposées dans le chapitre XIX, Adieu Versailles ! pp. 201-210.

Captures des pages 207 à 210.

4ème de couverture du livre de Jeanine Huas. « L’origine modeste de la comtesse du Barry et l’amour profond que lui portait Louis XV ont rapidement provoqué l’hostilité d’une partie de la Cour, si bien que Jeanne du Barry eut longtemps mauvaise réputation. Rien ne prédestinait Jeanne Bécu, certes fort jolie mais fille d’une domestique, à une ascension aussi soudaine qu’incroyable. Présentée au roi, elle le séduit et devient sa dernière favorite. Mais, à Versailles, ses ennemis, la dauphine Marie-Antoinette et Choiseul la jugent frivole et intrigante. Or, intelligente et femme de goût, elle parvient à imposer son influence et son style. Jeanne doit pourtant quitter la Cour à la mort du roi. Et, quelques années plus tard, c’est sur l’échafaud que s’achève sa vie tumultueuse. Nombre de grands seigneurs et leurs commensaux l’ont vilipendée par écrit, mêlant le vrai et le faux avec tant d’habileté que bien des historiens s’y sont laissé prendre. Avec l’aide de documents non encore exploités, Jeanine Huas a fait justice de ces inexactitudes et montré le vrai visage de Mme du Barry : celui d’une femme au destin exceptionnel, généreuse et véritablement indépendante ».

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1768-1774. Louis XV et son « Ange »

Source 1. Extraits de l’article de Wikipédia, Madame du Barry. Louis XV qualifiait quelquefois sa Favorite du doux nom d’Ange. Durant six ans, de 1768 à 1774, l’ex-roturière et ex-jeune femme de petite vertu, Jeanne Bécu, connut une ascension sociale fulgurante. Louis XV et le Royaume de France n’eurent qu’à s’en féliciter (réforme du système judiciaire par le chancelier de Maupéou de 1771 à 1774).

Madame du Barry par Élisabeth Vigée Le Brun, 1782, Corcoran Gallery of Art (Washington). En 1782, Madame du Barry a 39 ans.

Source : Wikipédia.

« Jeanne Bécu (née le 19 août 1743 à Vaucouleurs et morte le 8 décembre 1793 à Paris) est de 1768 à 1774 la dernière favorite du roi de France Louis XV.

Une chronique à suivre concernera Madame du Barry, la maladie du Roi et sa mort ; le devenir de celle-ci de 1774 à 1793 ; son procès et sa condamnation à mort qui la conduira à la guillotine.

1749-1758. La petite Jeanne Bécu est mise en pension chez les dames de Saint-Aure, dans un couvent de la rue Neuve-Sainte-Geneviève dans le quartier du Val-de-Grâce. Elle y reste neuf ans, y souffre d’une règle sévère mais y apprend l’écriture et l’orthographe, la lecture, le calcul, la musique, le dessin, la danse, la broderie, l’histoire et, bien sûr, la religion.

Jeune femme roturière, sa grande beauté la fait remarquer par un proxénète, monsieur du Barry, qui devient son amant et l’exploite pour ses clients de la noblesse, dont le duc de Richelieu. Ce dernier a l’idée de la faire venir à la cour de Versailles, pour disposer d’un moyen de réduire l’influence du duc de Choiseul auprès de Louis XV ».

L’année 1768 avait clos pour Louis XV une décennie ponctuée de décès dont les victimes étaient souvent encore jeunes :

  • Décembre 1759. Mort de sa fille aînée, la duchesse de Parme, qui n’avait que 32 ans.
  • Avril 1764. Mort de la favorite, la marquise de Pompadour, une amie de vingt ans.
  • Décembre 1765. Mort du dauphin à l’âge de 36 ans.
  • Février 1766. Mort de son beau-père Stanislas Leszczynski, duc viager de Lorraine et de Bar. En vertu du traité de Vienne (18 novembre 1738) signant la fin de la guerre de la Succession de Pologne, la Lorraine devient française.
  • Mars 1767. Mort de la dauphine Marie-Josèphe de Saxe, âgée de 36 ans comme son mari.
  • Juin 1768. Mort de la reine, Marie Leszczynska, à l’âge de 65 ans ».

En 1768, le roi Louis XV, alors âgé 58 ans, est « libre » : il est veuf et sa dernière favorite est morte depuis 4 ans.

« Le ministre Étienne-François de Choiseul essaie en vain de placer alors auprès du roi sa sœur, la duchesse de Gramont.

Jean-Baptiste du Barry présente Jeanne, sa protégée, désormais âgée de 24 ans, au maréchal de Richelieu qui lui fait rencontrer discrètement Louis XV, par l’intermédiaire de Dominique Lebel, premier valet de chambre. En peu de temps, le roi s’éprend vivement de Jeanne, dotée d’un charme infini ».

Mémoires de Mme Du Barri sur la ville, la cour et les salons de Paris sous Louis XV, chapitres 8 et suivants Les mémoires se composent de 142 chapitres, 315 pages.

Cliquer sur les images pour les agrandir

« Devenir la favorite officielle du Roi ne peut s’accomplir sans une présentation officielle à la Cour par une personne y ayant ses entrées et sans que la personne présentée soit mariée.

Juin 1768. Jean-Baptiste Dubarry fait épouser à Jeanne son frère cadet, le comte Guillaume Dubarry. Il écrit à celui-ci de venir à Paris où il lui promet la fortune. Moyennant compensation, Guillaume accepte de contracter un mariage blanc.

1er septembre 1768. Le père franciscain Gomard de Vaubernier – père putatif de Jeanne – bénit l’union de Guillaume et de Jeanne en l’église Saint-Laurent (Paris).

22 septembre 1769. Madame la comtesse du Barry est présentée à la cour. Pour marraine, on a recours à la comtesse de Galard de Béarn. Veuve, issue d’une très ancienne famille, très âgée et surtout très endettée, elle accepte de présenter Jeanne à la cour contre le paiement de ses dettes ».

1769. Louis XV cède à sa favorite l’usufruit du château de Louveciennes.

Nicolas Ledoux, Maquette du Pavillon du Barry à Louveciennes, 1770-1771

« À la différence de Madame de Pompadour, Jeanne du Barry s’adapte parfaitement aux usages de la Cour, mais ne s’intéresse guère aux affaires et ne cherche pas à y jouer de rôle politique, ce dont Louis XV lui sait gré.

Madame du Barry s’est intéressée aux arts. Elle contribua à l’essor du néo-classicisme en révélant l’architecte Claude-Nicolas Ledoux qui bâtit son pavillon de musique de Louveciennes, ou en passant des commandes de biscuits, de bustes en marbre ou de gravures et dessins paysagers aux sculpteurs ou dessinateurs Augustin Pajou et Antoine Humblot, ainsi que des commandes de tableaux à de nombreux peintres tels que Joseph-Marie Vien, François-Hubert Drouais, Jean-Baptiste Greuze ou Jean-Honoré Fragonard.

Mai 1770. Arrivée en France de la jeune dauphine, Marie-Antoinette, fille de Marie-Thérèse d’Autriche ».

Lire la chronique du blog : Goethe et Marie-Antoinette.

« Marie-Antoinette, âgée de 15 ans, a un caractère entier. Elle voue d’emblée une vive inimitié envers la comtesse du Barry. Encouragée par le clan Choiseul et Mesdames, filles de Louis XV, elle la traite avec un mépris affiché, refusant de lui adresser la parole, ce qui constitue une grave offense, indisposant le roi et jusqu’aux chancelleries puisqu’il faut que l’impératrice Marie-Thèrèse elle-même impose de Vienne à sa fille un comportement plus diplomatique.

1771. Choiseul voulait la guerre contre l’Angleterre. Louis XV, toujours partisan de la paix du royaume, décide de son renvoi et le remplace par le duc d’Aiguillon, ce qui accroît encore la rancœur de Marie-Antoinette ».

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Campus Condorcet, un chaos durable

Le Campus Condorcet Paris-Aubervilliers (Cité des sciences humaines et sociales) a été créé par le décret n° 2017-1831 du 28 décembre 2017 relatif à l’organisation et au fonctionnement de l’établissement public.

Le projet date en fait de 2008. Le chaos d’aujourd’hui a demandé beaucoup de temps pour se mettre en place. Surprenant !

Deux parties dans cette chronique. Page 1.  Revendications des personnels et préavis de grève. Page 2 (cliquer ici). En savoir plus sur le Campus : le projet stratégique, les 11 établissements, les instances (conseil d’administration, comité de site), le rapport d’activité 2020.

La Campus Condorcet fêtera son 4ème anniversaire le 1 janvier 2022. Les personnels n’en peuvent plus d’alerter leurs tutelles sur de graves dysfonctionnements. Leur mécontentement est croissant (grève reconduite du 1/12 au 15 janvier 2022). Ils demandent à ce que leurs revendications légitimes soient satisfaites rapidement.

Préavis de grève. Les revendications du personnel de l’Établissement Public du Campus Condorcet restent inchangées. Signer la pétition

  • Donner les moyens humains à l’EPCC de remplir les missions et objectifs qui lui sont confiés par le ministère et les établissements membres, en augmentant le plafond d’emploi et la masse budgétaire salariale,
  • Pérenniser l’emploi au sein du Campus Condorcet : permettre l’embauche directement par l’EPCC d’agents fonctionnaires et mettre fin à la précarité des contrats contractuels qu’ils soient agent EPCC ou mis à disposition (fin des CDD, des contrats de projet, etc.),
  • Proposer des rémunérations correspondant aux grilles votées par le CA, à la réalité des postes occupés et aux expertises des agents,
  • Proposer une compensation salariale suite à la mise en place du règlement du temps de travail,
  • Octroyer une prime annuelle exceptionnelle pour l’ensemble des agents travaillant sur le projet de Campus (UMS compris) suite à l’ouverture des bâtiments du GED et de l’EHESS.

« Les personnels en fonctions à Condorcet (EPCC) sont à bout ! Ils ont tenu et réalisé leurs engagements sur 6,5 ha ; leurs tutelles, non ! Réponses floues, différées et insuffisantes :

  • Politique indemnitaire, horaires supplémentaires non compensés,
  • Politique des carrières pour les titulaires et contractuels selon les établissements d’origine,
  • Coexistence ingérable de personnels affectés par les 11 établissements, mis à disposition et gérés selon des principes indemnitaires ou de carrières différents (! ), créant l’ambiance dysfonctionnelle qu’on imagine !
  • Graves retards du nombre de postes affectés : 50% insuffisants au Grand équipement documentaire  qui abouti à ne pouvoir ouvrir le cœur scientifique de Condorcet que… deux jours par semaine !! Insuffisances pour les autres directions (architecture patrimoine, informatique et autres…) !
  • Une petite centaine de personnels Biatos au lieu des 200 nécessaires, ce qui explique en partie aussi un management impossible, les départs et le sur-travail associés !

Mon analyse. Les personnels et leurs syndicats, les étudiants peuvent-ils espérer gagner ? Je ne le crois pas. Les Sciences Humaines et Sociales n’ont jamais été la priorité scientifique des pouvoirs publics. Le décret de décembre 2017 prévoit de fait une organisation et un fonctionnement structurellement chaotiques : plusieurs sites géographiques, 11 membres fondateurs, un conseil d’administration dans lequel les personnels enseignants, chercheurs, techniciens et administratifs et les étudiants sont minoritaires, un comité de site composé des douze représentants élus du CA mais qui n’est que consultatif, fort peu de personnels en propre et donc des inégalités objectives de traitement.

De plus, le président de l’EPCC, Jean-François Balaudé, a moins de pouvoir que celui qu’il avait quand il était président de Paris X Nanterre de 2012 à 2020. Pourquoi d’ailleurs a-t-il accepté ce strapontin ? Chroniques du blog sur JFB

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