Archives de Tag: Collectivités territoriales

V. Munier, la panthère des neiges

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Source : citation de la présentation de l’exposition sur le site de la région Grand-Est.

« En écho avec le film de Marie Amiguet, La Panthère des neiges, sorti en salle le 15 décembre 2021, l’exposition met à l’honneur des œuvres issues du livre – Tibet, mineral animal – de Vincent Munier, originaire des Vosges, coréalisateur et photographe ».

« La salle d’exposition accueille pas moins de 20 photographies de l’artiste« 

Vendredi 28 janvier 2022, dernier jour de l’exposition, je suis allé à l’Hôtel de région pour photographier… les photos de Vincent Munier. Regarder mon diaporama de 26 photos.

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1727. A-G. de Rohan et R. de Cotte

1727. Décision de construire un Palais à Strasbourg, devenue française en 1681. Ce palais, c’est l’affaire du prince-évêque, Armand-Gaston de Rohan (1674-1749), et du premier architecte du Roi, Robert de Cotte (1656-1735).

Source. Cabinet des Estampes et des Dessins de Strasbourg

Source 1. La décision de construire un Palais. Citations de Noblesse & Royautés.

« C’est en 1727 seulement qu’il fut question de construire, dans l’ancienne ville libre du Saint-Empire romain germanique rattachée à la France en 1681, un palais digne du rang qu’occupait, dans l’Alsace désormais province française, un des plus grands seigneurs de son temps : Armand-Gaston-Maximilien de Rohan-Soubise, prince-évêque de Strasbourg depuis1704, et en tant que tel landgrave de Basse-Alsace et prince du Saint-Empire, cardinal depuis 1712, grand aumônier de France en 1713, grand commandeur de l’Ordre du Saint-Esprit.

Armand-Gaston, cinquième fils de François de Rohan (prince de Soubise, lieutenant général des armées du roi) et d’Anne de Rohan-Chabot, laissait volontiers courir la rumeur, rapportée par tous les mémorialistes du temps, d’une liaison de sa mère avec le roi l’année précédant sa naissance, ce qui aurait expliqué la protection exceptionnelle que Louis XIV lui accordait et notamment son accession aux plus hautes charges ecclésiastiques du royaume. Prince avec toute sa famille par la grâce du roi et la beauté de sa mère, c’est ainsi que Saint-Simon résumait la situation.

Ayant obtenu en 1727, par lettres patentes du roi, l’autorisation de prélever un impôt sur les habitants de l’évêché pour la construction du nouveau palais épiscopal, c’est à Robert de Cotte que le cardinal en demanda les plans.

La mission qui incombait à l’architecte était complexe, dans la mesure où il fallait traduire dans la pierre la vocation à la fois ecclésiastique et politique de la fonction du prince-évêque. De par sa situation dans une province française de date assez récente et sa position aux marches du royaume, le palais Rohan se devait de signifier la puissance et le rayonnement artistique français, par-delà le goût très sûr du brillant prélat et homme de cour qu’était Le grand cardinal. Il fallait par ailleurs marquer avec éclat le retour du culte catholique dans une ville où il avait été réduit à la clandestinité depuis plus d’un siècle. Soulignons, enfin, que le palais allait être la résidence du premier prince-évêque français de Strasbourg ».

Source 2. Robert de Cotte, citations d’Archi-Wiki.

« Robert de Cotte architecte français, né en 1656, fils de Charles de Cotte, architecte du roi, et mort le 14 juillet 1735 à Passy, à l’âge de 79 ans.

Il fut l’un des grands architectes français dans la lignée des Mansart. Il sera l’élève de Jules Hardouin-Mansart, avant de devenir son beau-frère (par son mariage avec Catherine Bodin) et son principal collaborateur.

1687 (31 ans). Admis à l’Académie Royale d’Architecture.

1689 (33 ans). Nommé architecte du Roi et départ en Italie pour un voyage d’études.

1699 (43 ans). Nommé directeur de l’Académie Royale d’Architecture, directeur artistique de la manufacture des Gobelins.

1700 (44 ans). Intendant et ordonnateur des bâtiments.

1702 (46 ans). Anobli.

1708 (52 ans). A la mort de Mansart, Premier Architecte du Roi, jouissant à partir de cette époque d’une réputation européenne ».

Robert de Cotte peint par Hyacinthe Rigaud et par Nicolas de Largillière

« En Alsace, il fut le principal initiateur de l’art de cour versaillais et parisien, caractérisé par une solide tradition classique, mais aussi par une certaine concession au goût du jour, à savoir au style rocaille, surtout dans le décor intérieur.

A Strasbourg, il donna des plans pour le collège des Jésuites (non exécutés), pour la transformation du chœur de la cathédrale, pour l’hôtel du Grand Doyenné (l’actuel évêché), pour l’hôtel de Hanau-Lichtenberg (actuel hôtel de ville) et surtout, entre 1727 et 1731, pour son chef d’œuvre en Alsace, le palais épiscopal (palais Rohan), que Joseph Massol exécuta en retouchant certains détails.

Le plan établi par Robert de Cotte est celui des grands hôtels parisiens de l’époque, disposés entre cour et jardin. La construction du palais, sous la direction de Joseph Massol (1706-1771), s’échelonna de 1732 à 1742. Élevés sur un terrain trapézoïdal descendant en pente vers l’Ill depuis la cathédrale, les bâtiments sont disposés autour d’une vaste cour d’honneur ».

Source 3. Construction du Palais Rohan (1732-1742), citations de l’article de Wikipédia. Lire la suite page 2 de la chronique.

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Metz, août 1744. Louis XV se meurt ?

Du 4 au 28 août 1744, Louis XV est à Metz. Il y tombe malade dans la nuit du 7 au 8. Sa vie est estimée en danger. Il doit faire un acte de contrition en se séparant de sa maîtresse qui, depuis juin, l’accompagne dans ses périples de la Guerre de Succession d’Autriche. La duchesse de Châteauroux n’a pas d’autre issue que d’accepter. Louis XV n’oubliera pas l’affront fomenté par le camp des dévots. Rentré à Versailles au début de l’automne, il renoue avec sa favorite, mais celle-ci meurt le 8 décembre 1744 ; elle était âgée de 27 ans. Quelques mois plus tard, une autre favorite fait son entrée à la Cour, Madame de Pompadour (1721-1764).

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Six sources en ligne sont mobilisées pour cette chronique. Et donc six pages (numérotées de 1 à 6)… Ne pas oublier de les tourner une à une !

Source 1. Louis XV à Metz en 1744 : le roy se meurt, Compte-rendu de Michel Marchand d’après la conférence de Pierre Brasme donnée à l’IMRA le 9 juin 2011.

« Louis XV, malgré les réticences du vieux cardinal de Fleury, avait cédé au parti de la guerre représenté notamment par le maréchal de Belle-Isle, et entamé la guerre de Succession d’Autriche. Celle-ci avait bien commencé mais avait mal tourné, Belle-Isle devant ramener en catastrophe l’armée française piégée à Prague. Louis XV avait porté la guerre dans les Flandres contre l’Angleterre. Le 8 juin 1744, il s’était rendu lui-même à Lille avec sa maîtresse Marie-Anne de Mailly-Nesle, marquise de la Tournelle, duchesse de Châteauroux, protégée du duc de Richelieu. Entre temps, les Impériaux avaient envahi l’Alsace sous la conduite du duc Charles V de Lorraine, qui cherchait à reprendre ses États, et menaçaient la Lorraine. Louis XV avait alors décidé de rejoindre l’armée d’Alsace pour leur faire face, en passant par Verdun et par Metz. Le 4 août au matin il arrive à Metz, simple étape où il ne devait rester que quelques jours avant de gagner Lunéville et Saint-Dié, le temps d’inspecter troupes et fortifications.

La ville a cependant voulu fêter somptueusement son entrée, comme elle l’avait fait pour les souverains précédents, notamment Charles IX (1569), Henri IV (1603) et Louis XIII (1631). Venant de Verdun, où est venu le chercher l’intendant De Creil, il arrive par Moulins où on tire des feux d’artifices. Il passe en revue la milice bourgeoise déployée dans la plaine du Ban-Saint-Martin. À la porte de France, il est accueilli par 2 corps de cadets : 150 jeunes messins de 9-10 ans sous la conduite du fils du grand bailli de Metz, et 253 cadets de 20 à 25 ans. Le maréchal de Belle-Isle l’y attend ainsi que le premier échevin Pierre Simon qui lui remet les clés de la ville, et la milice de Nancy envoyée par son beau-père Stanislas. La Mutte carillonne, et cent canons tirent des salves. Des arcs de triomphe ont été dressés. Des fontaines offrent du vin. Le roi est accompagné du comte de Noailles, du duc de Villeroi et de l’évêque de Soissons le duc de Fitz-James, son grand aumônier. Le roi est reçu à la cathédrale par l’évêque Claude de Saint-Simon, les chanoines et les curés des paroisses messines. Il est logé au premier étage de l’hôtel du gouverneur (à l’emplacement du palais de justice actuel).

Une passerelle en bois permet de relier sa chambre à celle de sa maîtresse, logée dans l’abbaye Saint-Arnoul avec sa sœur Diane-Adelaïde, duchesse de Lauragais, qui avait eu elle aussi les faveurs du roi. Le lendemain, le roi assiste à la messe à Saint-Arnoul en présence des abbés des quatre monastères bénédictins de Metz, puis reçoit les membres du parlement de Metz. Le 6 août tandis que Noailles précède le roi pour aller rejoindre l’armée du Rhin, Louis XV accueille la communauté juive puis inspecte les fortifications de la ville. Le 7 août il visite les casernes et la fabrique d’armes près de la porte Saint-Thiébault. Son départ est prévu le lendemain.

Mais dans la nuit du 7 au 8 août, il tombe malade, et sa maladie empire au point qu’on craint une issue fatale (en fait le roi souffre d’une forte fièvre, d’une grande paresse intestinale et de maux de tête violents, dus à la fatigue, à ses excès physiques et peut-être à une insolation). On prie partout dans le royaume, et les princes, les courtisans, les ministres, les ambassadeurs étrangers affluent à Metz. Le parti dévot (hostile à Madame de Châteauroux) va profiter de l’occasion pour reprendre son influence sur le roi. Le 13, pour recevoir les derniers sacrements, Louis XV a dû promettre de se séparer de sa maîtresse et de faire repentance. Le roi prie la duchesse de Châteauroux de quitter Metz avec sa sœur pour se réfugier à Autun, ce qui lui permet de recevoir le pardon de l’Église et les derniers sacrements.

Le 17 août le dauphin Louis-Ferdinand (âgé de 14 ans), arrive avec son précepteur, devançant la reine Marie Leczinska, bien qu’il ait reçu ordre de rester éloigné de Metz (il devra attendre plusieurs jours avant d’être reçu par son père). Cependant la santé du roi s’améliore rapidement, sans doute grâce à un remède (une sorte d’élixir) que lui a fait ingurgiter Alexandre de Montcharvaux, un chirurgien major messin. Le 25 août, on célèbre sa guérison à Saint-Arnoul, puis dans l’église des Jésuites (actuellement l’église Notre-Dame), où, en présence de la reine, du dauphin et de ses sœurs Henriette et Adélaïde, l’abbé Josset, chanoine de la cathédrale, le qualifie pour la première fois de Bien Aimé. Des nombreuses festivités ont lieu en l’honneur de la guérison du roi, notamment de la part des mousquetaires noirs au château de Courcelles à Montigny, et des mousquetaires gris à Borny. Le 27, il assiste à un Te Deum à la cathédrale.

Le 28 août, il quitte Metz. Entre temps, les Impériaux ont quitté l’Alsace dans la nuit du 23 au 24 sans que le maréchal de Noailles ait cherché à les poursuivre, ce qui mécontentera Frédéric II de Prusse, allié de la France.

Le roi se rend à Nancy puis à Lunéville auprès du roi Stanislas, puis à Strasbourg avant de rejoindre l’armée au siège de Fribourg-en-Brisgau, qui capitule le 6 novembre.

Il rentre à Versailles le 19, non sans avoir puni les responsables de ce qu’il considère comme une humiliation, presque comme un crime de lèse-majesté, à commencer par l’évêque de Soissons, exilé en son diocèse. Il veut faire revenir sa maîtresse mais elle meurt (peut-être d’une atteinte au cerveau), âgée seulement de 27 ans. Quelques mois plus tard, Louis XV s’éprend de la Pompadour »…

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Condorcet. BU ouverte 2J / 7J

Suite de la chronique du 4 décembre 2021 : Campus Condorcet, un chaos durable

Poursuite du mouvement social au Campus Condorcet. Communiqué du SNPTES (14 décembre 2021) : compte rendu de la rencontre avec la Directrice générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle (Madame Anne-Sophie Barthez), confirmation des revendications et prolongation du préavis de grève jusqu’au 15 janvier 2022.

Le communiqué du SNPTES aborde la question du GED. Vous avez dit GED ? GED = l’acronyme insensé de Grand Équipement Documentaire. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Choisir BNUP (Bibliothèque Nationale et Universitaire de Paris), par analogie avec deux autres BU nationales, la BNF et la BNUS (Strasbourg).

Qu’apprend-on sur ce GED ? Qu’il est insuffisamment ouvert au public. Le communiqué du SNPTES revendique la « fin du jeu de passe de balle entre le MESRI et les établissements membres, en ce qui concerne l’annonce de postes dédiés au GED. Le constat est partagé, il manque 40 Emplois Équivalent Temps Plein. Le GED est le joyau des SHS en France, il se doit d’être ouvert 5 jours / 5 jours. Les chefs d’établissements doivent rendre d’ici cette fin de semaine une copie avec un nombre significatif de postes offerts au GED pour garantir cette ouverture. Les profils de postes restent à définir à ce stade »… « 20 postes GED et 5 en support. Ce sont des conditions « sine qua non » pour réussir à ouvrir plus de 2 jours par semaine !

Pour info, la BNUS Strasbourg est ouverte 7 jours sur 7, 80 heures par semaine.

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Innovation : le serpent de mer

Cinq  établissements pilotes viennent d’être labellisés, à titre expérimental et pour l’année 2022, à charge pour eux de configurer, sur leur territoire, un Pôle Universitaire d’Innovation (PUI).

« Dans cette perspective, un budget de 9,5 millions d’euros est alloué. Ces pilotes contribueront à la rédaction du cahier des charges en vue d’un déploiement national. Une évaluation au terme de la 1ère année d’expérimentation sera menée avant le déploiement du dispositif qui concernera à terme une quinzaine de sites ».

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Plan de cette chronique. Page 1. A. Le cadre légal. B. Le rapport du Sénat. Page 2 (cliquer ici). C. Le communiqué du MESRI. D. Communiqués des 5 labellisés.

A. Le cadre légal. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la LOI n° 2020-1674 du 24 décembre 2020 de programmation de la recherche pour les années 2021 à 2030 et portant diverses dispositions relatives à la recherche et à l’enseignement supérieur.  

Le compte rendu du Conseil des ministres du 22 juillet 2020 précise les trois ambitions principales de la loi : « mieux financer et évaluer notre recherche publique, améliorer l’attractivité des métiers de la recherche et replacer la science dans une relation ouverte avec l’ensemble de la société« .

La 3ème ambition de la loi est l’objet de son article 15. Il faut le replacer dans la longue histoire de la France en faveur de l’Innovation, du transfert de technologie, de création de nouvelles entreprises innovantes, du partenariat public-privé. Problème : cette histoire est devenue progressivement un serpent de mer. La France est un pays innovateur qui a été à même de créer un nombre important de structures dans ces champs, mais qui a été toujours incapable de fermer celles qui n’avaient pas atteint leur objectif.

Surprenant dans cette histoire à la française : le PUI est chargé d’encadrer un magma complexe de structures et de dispositifs existant sur un territoire donné. C’est nouveau : le PUI se superpose à toutes les structures existantes sans avoir de pouvoir hiérarchique ou financier sur elles. Il n’a pas pour mission de faire le ménage, d’évaluer l’efficience et l’efficacité. De plus, être au sommet d’une pyramide ne permet pas forcément de se faire une idée de la solidité des pierres la constituant et de l’utilité des recoins vides, voire cachés.

Et les 9,5 millions d’euros ? Ils vont vraisemblablement se perdre dans un PUI sans fond. Le PUI comprend tellement de partenaires que chacun d’entre eux va toucher  peu d’argent, ce qui sera une raison légitime de ne pas s’en faire. La tête du serpent de mer va le faire paraître inoffensif.

B. Le rapport du Sénat annexé au projet de loi précise également que « les moyens nouveaux dégagés avec la trajectoire financière permettront de :

a) créer 500 start-ups de haute technologie par an à partir de 2030, à comparer à environ 170 aujourd’hui ;

b) labelliser 15 Pôles universitaires d’innovation valorisant les actions de transfert de connaissances et de technologies des universités vers les entreprises, qui s’ajoutent aux SATT ;

c) financer d’ici à 2027 une hausse de 50 % des conventions industrielles de formation par la recherche (CIFRE), dispositif subventionnant l’emploi de doctorants en entreprise pour effectuer des travaux de recherche en lien avec leurs thèses ;

d) financer la création de conventions industrielles de mobilité en entreprise des chercheurs (CIMEC), équivalent des conventions Cifre mais pour les chercheurs ;

e) doubler les financements consacrés par l’ANR aux différents dispositifs de recherche partenariale (public/privé) :

  • Chaires industrielles : subventions versées à des projets de R&D du secteur privé en lien avec les laboratoires publics),
  • Labcom : subvention versée pour la création de laboratoires communs entre un laboratoire public et une PME ou une ETI,
  • Instituts labellisés Carnot : mécanisme de subvention aux laboratoires publics permettant aux laboratoires très impliqués dans la recherche partenariale avec les entreprises d’obtenir un financement supplémentaire, qui sera « plus que doublé ».
  • Ces dispositifs s’ajoutent aux structures de recherche partenariale créées par le PIA (IRT et ITE) et dont le financement est poursuivi dans le cadre du PIA 4.
  • Enfin, le rapport annexé évoque « une réflexion [qui] sera […] engagée en vue de renforcer de façon sélective, en lien avec les régions, les plateformes technologiques publiques et de développer leurs liens avec les PME et les ETI ». Il conviendrait de conforter cette orientation, l’exemple des plateformes régionales de transfert technologique lancées par le CEA ayant fait ses preuves ».

Pour le rapporteur au Sénat, cet effort est tout à fait bienvenu. Mais deux remarques critiques lui paraissent nécessaires :

– « la priorité affichée au rapprochement entre la recherche publique et les entreprises se heurte à une mesure figurant au projet de loi de finances pour 2021 et consistant à supprimer le doublement d’assiette pour les dépenses sous-traitées par des entreprises à des laboratoires publics dans le cadre du crédit d’impôt recherche ;

– de nombreux interlocuteurs ont attiré l’attention du rapporteur sur la nécessité de rehausser l’ambition poursuivie par le Gouvernement sur le renforcement des moyens octroyés aux conventions Cifre et aux Instituts Carnot. Il apparaît en effet que les premières font face à une demande importante qui ne peut actuellement pas être financée, pour un besoin financier relativement limité – de l’ordre de 3 à 4 millions d’euros dès 2021.

Les seconds font face à une diminution croissante du taux moyen de l’abondement versé par l’ANR, qui était de 30 % en 2006 et est descendu à 11,8 % en 2019, en raison de l’augmentation du nombre d’instituts Carnot à enveloppe quasi-constante. Le label Carnot est un moyen vertueux d’inciter la recherche publique à se rapprocher des entreprises : il faut les doter à la hauteur des besoins ».

Le rapporteur aurait pu émettre d’autres critiques dont l’absence de mention explicite des

  • 13 SATT (sociétés d’accélération de transfert de technologies), créées lors de la première vague des investissements d’avenir (PIA 1)
  • Pôles de compétitivité
  • Incubateurs
  • Fondations pour la recherche

Le rapporteur oublie également que toutes les structures mentionnées fonctionnent déjà en réseau pour tenter de se faire mieux connaître par les réseaux de communication, par les médias.

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18ème. Écoles Artillerie et Génie

18ème siècle. Écoles de l’artillerie et du génie.

Les nombreuses guerres menées au 18ème siècle, tant sur terre que sur mer, au sein ou en dehors du territoire français, ont fait progresser, par la nécessité de vouloir les gagner, la formation des hommes, l’organisation de l’armée en campagne et pendant d’éventuels quartiers d’hiver, les fortifications, les armes mobilisées et de plus en plus meurtrières (l’artillerie en particulier).

Source. Musée Historique de Strasbourg

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Cette chronique est dédiée à l’évolution de la formation militaire au 18ème siècle, au sein d’écoles spécialisées. La guerre ne s’est jamais apprise à l’université.

Les écoles concernent d’abord les futurs officiers, ceux du génie et de l’artillerie en particulier. Un des problèmes lancinants du siècle, avant la Révolution : séparer ou réunir dans un même établissement de formation le génie et l’artillerie.

Les écoles plus prestigieuses forment des ingénieurs militaires : l’école Polytechnique est fondée en 1794.

D’autres écoles dispensent une formation de base, destinée à des élèves âgés d’une dizaine d’années ; c’est le but poursuivi par des collèges militaires, disséminés sur l’ensemble du territoire. Ils sont réservés aux enfants de la petite noblesse ; ils sont le vivier de la noblesse d’épée.

Sources : informations et citations extraites des articles mentionnés par des liens web. Exemple : école d’artillerie.

1679. La première école d’officiers d’artillerie est créée par Louis XIV en 1679 à Douai, jouxtant l’université de Douai et la fonderie de canons de Douai.

1693. Le régiment des fusiliers du roi prend le nom de Régiment Royal-Artillerie. « Les soldats furent équipés de fusils et de baïonnettes, qui remplacèrent progressivement les mousquets et les piques jugés obsolètes pour le combat. Elles furent même interdites par ordonnance royale en 1703 ».

1720. Le maréchal de Jaunay est notamment un artisan de l’utilisation massive d’artillerie dont il commanda l’école de Strasbourg ainsi que l’école des bombardiers de France créée en 1720.

1720. Sur le modèle de l’École royale de l’artillerie de Douai, l’école royale d’artillerie de Metz est créée en même temps que celles de La Fère, Strasbourg, Grenoble et Perpignan, par l’ordonnance royale du 5 février 1720. Cette ordonnance tirait les conclusions des dernières campagnes de Louis XIV « en faisant de l’artillerie une arme scientifique, avec des officiers formés en conséquence. Chacune des cinq villes concernées abriterait un régiment de 4 000 hommes, avec une école d’artillerie à demeure ».

1748. L’École royale du génie de Mézières est fondée sur proposition du comte d’Argenson, secrétaire d’État à la Guerre et de Nicolas de Chastillon, commandant de la citadelle de Charleville-Mézières. 542 ingénieurs militaires y furent formés.

1755. Au Régiment Royal-Artillerie sont réunies les compagnies de mineurs et d’ouvriers du génie pour former en 1755 le Corps royal du génie et de l’artillerie

1756. Une école royale des élèves de l’artillerie est créée à La Fère sur le modèle de l’École royale du génie de Mézières, avec une cinquantaine d’élèves. L’abbé Nollet y est nommé professeur de physique expérimentale et Charles Étienne Louis Camus examinateur.

1758. Les corps du génie et de l’artillerie sont séparés.

1766. L’école d’artillerie de la Fère est transférée à Bapaume. Étienne Bézout succède à la fois à Camus et à l’abbé Nollet. Le nombre des élèves est porté à 80 en 1768. En dépit de ce nombre, l’école est fermée en 1772.

1779. Sont rétablis des élèves dans le corps royal de l’artillerie, et des petites sections de six places sont créées dans chacune des écoles régimentaires à La Fère, Metz, Strasbourg, Auxonne, Besançon, Douai et Verdun.

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S. Werner (1720-1775), architecte

Suite des chroniques d’Histoires d’universités sur le 18ème siècle.

Samuel Werner (1720-1775). Architecte de la Ville de Strasbourg et du Chapitre Saint-Thomas de 1770 à 1775. Source : citations d’Archi-wiki.

Samuel Werner (source : BNUS). Légende corrigée : merci pour le signalement

Samuel Werner est architecte de la ville depuis 1770 quand il fait construire la Maison des orphelins (1772-1775). Celle-ci deviendra le siège de l’Académie (appellation de l’université) à partir de 1824. Aujourd’hui ce bel édifice néo-classique du 18ème accueille le Lycée professionnel Jean-Frédéric Oberlin.

Diaporama de 13 photos de Pierre Dubois (mai 2021).

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1720. Né à Strasbourg le 7 février, fils de Jean-Jacques Werner, maréchal-ferrant et de Catherine Marguerite Frantz.

1743 (23 ans). Mariage à l’église Saint-Pierre-le-Jeune avec Marie Marguerite Fischer, 11ème enfant de Laurent Fischer, aubergiste au Paysan Bleu et de sa deuxième épouse Anne Marie Schweighaeuser. Lors de son mariage, il est décrit comme tailleur de pierre et maçon ainsi que bourgeois.

1745 (25 ans). Échevin de la tribu des Maçons.

1757 (37 ans). Maître d’œuvre du « Mauerhof », il succède à François Pierre Pflug, inspecteur des Bâtiments de la Ville.

Il acheva d’abord l’ancien Hôtel de la tribu des Marchands, dit Poêle du Miroir (aujourd’hui maison Mozart) au 29, rue des Serruriers, commencé par son prédécesseur dans le style fleuri du rococo strasbourgeois. Cf. chronique du blog  1757-1759. Le Poêle du Miroir.

1760 (40 ans). Il construit sur ses propres plans la Maison de la Taille (2, rue du Vieux-Marché-aux-Grains), dans un style plus apaisé, si l’on fait abstraction de l’étonnant ondoiement des entablements de fenêtres du premier étage.

1763 (43 ans). Werner opte pour un parti plus classicisant : l’Hôtel Waldner de Freundstein (17, rue des Charpentiers) surprend par son austérité après les grâces et les opulences du rococo strasbourgeois.

1765 (45 ans). En dehors de Strasbourg, il reconstruit, avec des réemplois gothiques, l’église protestante de Schiltigheim.

1770 (50 ans). On lui confère le titre d’architecte de la Ville.

Il est également l’auteur des décorations éphémères (arcs de triomphe et portiques) élevées pour la réception de Marie Antoinette.

1772-1775 (52-55 ans). Maison des Orphelins (ou des enfants trouvés), aujourd’hui Lycée professionnel Oberlin, au n° 4 rue de l’Académie.

  • Plan classique en fer à cheval, retour à un décor d’une grande sévérité qui annonce le néo-classicisme.
  • A partir de 1824, l’Université de Strasbourg y est installée sous le nom d’Académie.
  • Louis Pasteur y donne des cours de 1848 à 1854.

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Metz. Blondel, le palais épiscopal

Metz. Blondel et le palais épiscopal inachevé. Suite des chroniques sur Metz au 18ème siècle.

En 1738, le centre historique de Metz est occupé par l’Église : la cathédrale avec son chapitre et son jardin, l’évêché et sa cour d’entrée, les maisons des chanoines. Il ne faut pas oublier que Metz avait longtemps été gouverné par un Prince-Évêque.

Mais déjà le gouverneur Belle-Isle, à Metz depuis 1727, veut moderniser, embellir et laïciser cet espace sis sur le promontoire naturel qui domine la Moselle.

Centre historique en 1738. Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Diaporama de 16 photos (Pierre Dubois, juillet 2020).

Source 1 : extrait de Jacques-François Blondel, Architecte des Lumières à Metz, Connaissance des Arts, hors série, 2018.

« Entre 1761 et 1771, le projet pensé par Jacques-François Blondel prend forme : trois places, un nouvel  hôtel de ville, un nouveau parlement, un nouvel évêché sortent de terre. Surtout, la cathédrale reçoit un portique monumental, souvenir de la maladie et de la guérison du roi à Metz en 1744, épisode clé de la guerre de succession d’Autriche.

C’est un ensemble urbain remarquable, rationnel et surtout d’envergure que signe là l’architecte du roi. Conformément à l’esprit d’embellissement des Lumières, ces plans peuvent rivaliser avec les plus belles places du Royaume, que ce soit à Nancy, Bordeaux ou même Paris ».

Blondel. Le portail de la cathédrale, la place d’armes, le palais épiscopal inachevé

Source 2 : extrait de Wikipédia. « La construction d’un nouveau palais pour l’évêque de Metz (il s’agit de Louis-Joseph de Montmorency-Laval) est planifiée dès 1762.

L’architecte en est Jacques-François Blondel. Cependant les retards de financements de l’autorité épiscopale repousseront le début de la construction. La Révolution française interrompt vite les travaux qui n’avaient alors abouti à la sortie de terre que d’un seul niveau d’un édifice devant s’élever sur trois étages. lire la suite page 2

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Metz, la Place d‘armes de Blondel

Source 1 : extraits de WiKipédia.

« La Place d’armes est située entre la cathédrale Saint-Étienne et l’hôtel de Ville. Elle constitue la pièce majeure d’un aménagement urbain caractéristique du 18ème siècle souhaité par le maréchal Belle-Isle et son successeur le maréchal d’Estrées, conçue par Jacques-François Blondel.

Cliquer sur les photos pour les agrandir. Source : Pierre Dubois, juillet 2020

Diaporama de 34 photos (juillet 2020).

La cathédrale gothique, église des évêques, a représenté historiquement le centre spirituel et religieux de la ville qui fut longtemps gouvernée par ses évêques.

Au Moyen Âge, un cloître et de nombreuses églises s’élevaient à l’emplacement actuel de la place d’Armes : Saint-Gorgon et son cimetière, Saint-Pierre-le-Vieux, Saint-Paul, la chapelle des Lorrains et Saint-Pierre-aux-Images. Devant la façade de la cathédrale se dressaient le Palais de l’Évêché, séparés par une cour. Il n’existait donc qu’une petite place devant le portail de la Vierge.

L’aménagement de la place d’Armes est commencé en 1754 par ordre du gouverneur Belle-Isle. Louis XV avait demandé la création d’une place autour de laquelle seraient rassemblés tous les pouvoirs. La place dite de la Grande Église est agrandie en détruisant les églises et le cloître situés sur le flanc gauche de la cathédrale. Le palais des Treize face à la cathédrale est détruit vers 1765. Le nouvel hôtel de Ville est terminé en 1788.

En 1792 lors de la Révolution, la place est dénommée place de la Loi.

La place est ainsi investie d’un rôle représentatif de la ville et de l’exercice des pouvoirs. Sur l’un de ses grands côtés, à l’est, l’Hôtel de Ville dévolu aux autorités municipales est le plus long bâtiment créé par le plan de Blondel. Il fait pendant à la façade de la cathédrale gothique laquelle avait originellement été flanquée d’une galerie basse à arcades, occupée par des officines, assurant l’unité esthétique de la place ».

Source 2 : extraits de Jacques-François Blondel, Architecte des Lumières à Metz, Connaissance des Arts, hors série, 2018.

« Pour l’édifice majeur qui doit orner la nouvelle place d’armes, Blondel tient compte de l’actualité architecturale du milieu du 18ème siècle. L’Hôtel de ville de Metz s’inspire des grandes lignes de l’Hôtel de la Marine construit à Paris à partir de 1757 par le Premier architecte du roi, Ange-Jacques Gabriel. Grand chantier du règne de Louis XV, la place parisienne éponyme passait alors pour un modèle à imiter.

A Metz, les ordres colossaux sont simplement évoqués. La place d’armes, outre un projet jamais abouti de statue équestre vers 1755-1756, présente donc, par la nature de son plan, par l‘élévation de ses façades, mais aussi par la volonté monarchique d’embellir cet espace, toutes les caractéristiques d’une place royale à la française. Chroniques du blog sur les statues équestres de Louis XV« .

Cliquer ici pour accéder à la page 2 de la chronique.

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17ème. Genèse de l’Intendance

Michel Antoine, Genèse de l’institution des intendants, Journal des Savants, Année 1982, 3-4, pp. 283-317. Texte intégral en ligne sur Persée.

Page 283 de l’article de Michel Antoine. Cliquer sur les images pour les agrandir

Les deux premières parties de l’article d’Antoine (pages 283 à 301) démontrent l’antériorité de la fonction de Gouverneur par rapport à celle d’Intendant. « Les gouverneurs, représentant le roi dans une ou plusieurs provinces, avaient d’abord une fonction militaire et s’entouraient de conseillers qu’ils connaissaient dans cette fonction. Dès le milieu du 16ème siècle, le roi leur a enjoint de s’entourer également de gens de robe pour affronter les questions judiciaires, administratives et financières ».

Les anciens gouvernements en 1789

Page 291. « Cette solution donnait satisfaction à tous, au Roi et aux gouverneurs : au Roi qui, en les flanquant d’un robin désigné ou au moins agréé par lui, y trouvait un moyen non seulement de leur garantir un concours compétent et indispensable, mais peut-être aussi de les surveiller, et aux gouverneurs, assurés de bénéficier d’une aide éclairée en des matières délicates ».

Page 296. « On voit l’extrême importance de la période des guerres de religion dans l’histoire administrative de la France. L’usage de placer près des gouverneurs des hommes de robe et de plume nommés ou reconnus par le Roi, déjà courant sous Henri II, fut renforcé sous le règne de ses fils par le recours à des commissaires de l’édit » (de droit).

Page 299. « Henri IV, dès 1589, chaussant les bottes de ses prédécesseurs, envoya des intendants de justice auprès des gouverneurs, mais l’on ne relève guère d’innovations de sa part avant 1597 : suppression des offices de trésorier de France qui viendraient à vaquer jusqu’à ce que leur nombre fût réduit à deux par généralité… Même décision pour les officiers des bureaux des finances ».

Page 300. « Par édit de novembre 1608, Henri IV et Sully, ayant contraint les bureaux des finances à l’effacement, députèrent dans les provinces des commissaires chargés  de l’intendance et direction de nosdictes finances… Ces commissaires n’étaient plus mis à la disposition des gouverneurs et n’avaient aucune part à leurs opérations ».

Page 301. « Pour l’observation de l’édit de Nantes ou pour les besognes financières les plus variées, Henri IV envoya dans les provinces de préférence des conseillers d’Etat, des maîtres des requêtes et des officiers des compagnies parisiennes ».

Page 306 et 307. La troisième partie et la conclusion de l’article de Michel Antoine sont plus souvent citées que les deux premières car le 17ème siècle diffuse la fonction d’Intendant dans toutes les provinces du Royaume.

« Rôle clé joué par Pierre Séguier dans le développement de l’institution de l’intendance. Citations de Wikipédia. « Le 28 février 1633, il est nommé garde des sceaux sous le ministère du cardinal de Richelieu puis, à la mort du chancelier Étienne I d’Aligre, devient chancelier de France ; il prête serment le 19 décembre 1635… Rétabli comme garde des sceaux le 8 septembre 1651, Mathieu Molé les garde jusqu’à sa mort le 3 janvier 1656. De 1651 à 1656, le chancelier Séguier revenu au Conseil cohabite avec Molé dans des conditions assez difficiles. À la mort de Molé, les sceaux lui reviennent jusqu’à sa propre mort en 1672.

Tous les officiers de justice dépendent donc de lui pendant à peu près quarante années (1633-1672), ce qui veut dire que toute l’administration du royaume pendant cette période repose sur lui. Laissé dans l’ombre par les fortes personnalités de Richelieu et de Mazarin, il joue pourtant un rôle essentiel dans la continuité des politiques de centralisation et d’acheminement vers un gouvernement qu’on appellera plus tard absolutiste ».

Page 308 du livre d’Antoine

« Déclaration de 1643. Désormais l’intendant de justice, police et finances assurerait l’essentiel de la répartition et de la levée de cet impôt [la taille] et de ses annexes… Cette évolution contribua évidemment à distendre encore davantage les liens entre gouverneurs et intendants sans toutefois les rompre »…

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