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1 000 flacons de gel hydro-alcoolique

Webmag, L’usine école, EASE, Eurométropole Strasbourg, 24 mars 2020. Cette fabrication associe 20 étudiants volontaires de 5ème année de la Faculté de pharmacie de Strasbourg.

Usine École EASE au service de la formation à la production en atmosphère contrôlée.

Un outil pédagogique immersif au cœur d’une région de production pharmaceutique tri-nationale.

Située au sein du parc d’innovation d’Illkirch, site d’excellence technologique de l’Eurométropole de Strasbourg, au cœur de la BioValley,  zone géographique tri-nationale (France, Allemagne, Suisse) qui rassemble des acteurs de référence de l’industrie pharmaceutique et de la production de biomédicaments (Sanofi, Lilly, Novartis), l’Usine-Ecole EASE est l’unique plateforme industrielle immersive qui offre à ses clients un environnement de production similaire aux standards GMP – Good Manufacturing Practice – et destiné à l’apprentissage des bonnes pratiques de fabrication (GMP) en salles blanches et aseptiques.

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Reims. Tapis rouge pour G. Gellé

9 mars 2020. Les listes Ensemble pour l’URCA. Poursuivons l’élan ont remporté largement les élections aux Conseils centraux de l’université de Reims Champagne Ardenne (URCA).

Guillaume Gellé, président sortant, sera réélu pour un second mandat de 4 ans. Pas de surprise possible : il est le seul candidat (arrêté ci-dessous). Les deux listes d’opposition ont jeté l’éponge (chronique à suivre).

Quiz. 3 photos de Guillaume Gellé. Dans quel colloque de l’URCA ? En quelle année ? Quelle fonction occupait-il alors ?

L’élection présidentielle devait avoir lieu demain, vendredi 20 janvier 2020. Qu’importe qu’elle soit reportée à cause du confinement COVID 19. Guillaume Gellé tient depuis 4 ans le gouvernail avec son équipe ; il va continuer…

Résultats détaillés des élections (Conseil d’administration) : 10 sièges sur 16 pour les listes Gellé dans les collèges enseignants.

Ensemble pour l’URCA. Poursuivons l’élan : les 12 élus au CA (10 enseignants, 2 BIATSS)

Conseil d’administration : résultats détaillés pour chacun des collèges : album de 4 photos en grand format

Aux 10 sièges « Enseignants » s’ajoutent 2 sièges sur 6 dans le collège des BIATSS. 229 voix obtenues pour Ensemble pour l’URCA (30% des suffrages exprimés)

Dans le collège des usagers, il est probable que les 4 élus Bouge ton campus avec Intercampus (FAGE) votent en faveur du président sortant. 4 voix au CA, c’est énorme, alors que la participation étudiante a été inférieure à 10% des étudiants inscrits, que seulement 5,2 % d’entre eux ont voté pour Bouge ton campus, que 4 syndicats représentant les personnels BIATSS n’auront qu’un administrateur chacun au CA.

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Municipales. Échec des ex-présidents

Suite de la chronique : Municipales 2020. 7 ex-présidents. Un ex-président d’université, Louis Vogel, voulait rester maire de Melun. 7 autres ex-présidents voulaient devenir maire ou adjoint au maire d’une grande ville ou d’une ville moyenne. Ils posaient pour la première fois leur candidature : 1. Yvon Berland, 2. Pascal Olivard, 3. Alain Beretz, 4. Richard Lioger, 5. Luc Hittinger, 6. Jean-Emile Gombert, 7. Patrick Lévy.

Six d’entre eux, Yvon Berland, Alain Beretz, Richard Lioger, Luc Hittinger, Jean-Emile Gombert, ainsi que Louis Vogel, se sont présentés sur une liste LaREM. Pascal Olivard s’est classé lui-même : Centriste ouvert. Patrick Levy est le seul qui se soit positionné à gauche.

Dur, dur pour ces ex-présidents néophytes en politique ? Lors des municipales du 15 mars 2020, dans un contexte de forte abstention, liée au moins en partie à la pandémie Codiv 19, ils ont tous échoué et échoué largement. Présider une université, ce n’est pas le même métier qu’être maire ou adjoint au maire d’une ville. Avec la loi LRU, les regroupements ou fusions d’établissements, la prolifération de services centraux, les mobilités internationales, la possibilité de faire un second mandat, les présidents se sont coupés des personnels et des usagers, venus de toutes les régions de France, du continent et du monde. Les maires doivent avoir une vision de l’avenir de la Cité, tout en se penchant, pour les régler, sur les problèmes quotidiens des gens. La proximité est essentielle pour les maires et leurs adjoints.

Passage en revue des 8 échecs. 1. Yvon Berland. 8 décembre 2019. Chronique Marseille. Berland, candidat LRE. Il aura présidé une université durant 15 ans et demi : un record ! Quatre mandats consécutifs de président : près de 8 ans à la tête de l’université de la Méditerranée, 8 ans à la tête d’Aix-Marseille Université (fusion des trois universités existantes). Le  9 décembre 2019, il est officiellement désigné comme candidat de la LaREM à la mairie de Marseille.

15 mars 2020. A Marseille, la liste LaREM, menée par Yvon Berland, est arrivéee en 6ème position avec un faible score : 7,88%. Échec patent. C’est l’Union de la Gauche qui est arrivée arrive en tête.

2. Pascal Olivard, 5 février 2020. Chronique Brest. Carrière de Pascal Olivard, candidat à la mairie de Brest (son site de campagne). Né en 1966, il est ancien président de l’Université de Bretagne Occidentale (2007-2016), ancien président de l’Université Européenne de Bretagne (2012-2016), ancien président de la COMUE Université de Bretagne-Loire (2016-2019), ancien candidat à la direction de l’IFREMER (en 2018). Il est aujourd’hui candidat à la mairie de Brest pour le mandat 2020-2026.

La liste qu’il présente aux électeurs (Brest, imaginons demain) n’a pas le soutien d’un parti politique national. Il se définit comme un Centriste ouvert : « je n’ai jamais voulu exprimer publiquement mes opinions politiques…. Aujourd’hui, je peux me revendiquer pleinement comme centriste ouvert ».

15 mars 2020. A Brest, la liste menée par Pascal Olivard arrive en 5ème position, avec un faible score : 9,06 %. Échec patent. C’est l’Union de la Gauche qui arrive en tête.

3. Alain Beretz, 65 ans, a été l’un des acteurs de la fusion des trois universités strasbourgeoises. Il a été élu président de l’université fusionnée pour deux mandats (décembre 2008 – décembre 2012 – septembre 2016).

Le 15 septembre 2016, il est nommé directeur général de la recherche et de l’innovation et a de ce fait quitté la présidence quelques mois avant la fin de son mandat. Depuis cette date, il enchaîne des missions courtes

28 janvier 2020. Alain Beretz figure en 3e position de la liste conduite par Alain Fontanel, premier adjoint (socialiste) de la mandature sortante, passé à LaREM. La liste a été longtemps en tête des sondages.

15 mars 2020. Elle n’arrive qu’en 2ème position avec un score de 19,86 %. Alain Beretz ne sera pas 1er adjoint. Échec patent. C’est Europe Écologie les Verts qui arrive avec un score de 27,87 %.

4. Richard Lioger, 63 ans. 5 mars 2020, chronique du blog, l’ex-président de METZ est candidat à la mairie de Metz

Richard Lioger a été président de l’université Paul Verlaine. En 2005, il est élu pour deux ans 3ème vice-président de la conférence des présidents d’Université… Il entre au Parti socialiste en 2005. En mars 2008, il devient 1er adjoint au maire de la ville de Metz et vice-président de Metz Métropole.

4 mars 2020. Il est tête de liste LaREM pour les élections municipales à Metz et débat Deux heures pour convaincre… des universitaires !

15 mars 2020. La liste LaREM Lioger arrive en 4ème position avec un score de 7,16%, derrière le Rassemblement national (11,79 %) ! Échec patent pour l’ancien président de l’université… mais il est député LREM depuis 2017 ! C’est la liste Les Républicains qui est arrivée en tête.

5. Luc Hittinger a été président de l’université Paris-Est Créteil de 2012 à 2016 (Luc Hittinger, président de l’UPEC). Mais il a échoué à se faire élire pour un second mandat ; il s’est fait battre par Olivier Montagne (UPEC. Une contre-analyse du rififi).

18 février 2020, Municipales à Boissy-Saint-Léger. Luc Hittinger figure en 7ème position sur la liste LaREM de Moncef Jendoubi

15 mars 2020. La liste LaREM arrive en 4ème position avec un score de 12,33 %. S’il y avait un second tour le 22 mars prochain et que la LREM restait au même rang, il n’est même pas sûr que Luc Hittinger soit conseiller municipal. Échec patent pour lui. C’est la liste du Parti socialiste qui est arrivée en tête.

  • Pour aller plus loin. Chroniques d’Histoires d’universités sur Luc Hittinger, dont celles du 17 septembre 2016,  CPU : lobbying à Bruxelles. Depuis juin dernier, Luc Hittinger est devenu délégué permanent de la CPU.

6. Jean-Emile Gombert, ex-président de Rennes 2 élu en 2010, est candidat (en position 2) sur la liste LREM de Carole Gandon qui vise à conquérir la mairie de Rennes.

26 Janvier 2015. Le président Gombert démissionne, suite à la démission de 22 administrateurs, en désaccord profond sur la gouvernance de la future université de Rennes. En 2020, statu quo, pas de fusion entre Rennes 1 et Rennes 2.

14 février 2020. Les Rennais sont prêts pour le renouvellement, estime la candidate LaREM Carole Gandon (36 ans). Propos recueillis par Camille Allain, La capitale bretonne est aux mains des socialistes depuis plus de quarante ans. La candidate espère surfer sur les bons résultats de son parti lors des derniers scrutins électoraux. Elle compte bien se faire une place dans le match des élections municipales, qui opposera Nathalie Appéré (PS) à Matthieu Theurier (EELV).

4 mars 2020. La candidate LaREM reçoit le soutien de Jean-Yves Le Drian, ministre des affaires étrangères, ancien président socialiste de la Région Bretagne… et mentor politique de la maire socialiste Nathalie Appéré.

15 mars 2020. La liste LaREM arrive en 3ème position avec un score de 14,29 %. Échec patent pour Jean-Émile Gombert. C’est la liste d’Union de la gauche, menée par Nathalie Appéré qui est arrivée en tête (32,77 %).

7. Patrick Lévy, en 2012, succède à Farid Ouabdesselam à la présidence de l’université Joseph Fourier. En décembre 2015, il est élu président de la Comue Université Grenoble-Alpes. En janvier 2018, il est élu président de l’université fusionnée Grenoble-Alpes pour une durée de deux ans.

08 mars 2020. Eric Piolle, seul contre tous à Grenoble. Candidat à sa propre succession à Grenoble, le seul maire écologiste de France, Eric Piolle, est la cible des critiques de ses adversaires dont Olivier Noblecourt, avec sa liste de gauche Grenoble nouvel air. Patrick Levy figure en 3ème position sur cette liste.

15 mars 2020. La liste Grenoble Nouvel Air arrive en 4ème position avec un score de 13,31 %. Échec patent pour Patrick Lévy. C’est la liste du maire sortant écologiste, Eric Piolle, qui est arrivée de loin en tête (46,67 %). Réélection au 1er tour ratée de peu !

8. Louis Vogel (biographie sur Wikipédia), ancien président de Paris II Panthéon Assas et ex-président de la CPU, est devenu maire de Melun en 2016, après avoir été maire-adjoint à l’issue des élections de 2014. Il est candidat à sa propre succession en 2020.

Après avoir obtenu le soutien officiel de La République en Marche, lundi 28 octobre 2019, il annonce sa candidature pour poursuivre les projets entrepris depuis son élection.

15 mars 2020. La liste Vogel, soutenue par la LREM arrive en 1ère position avec un score de 45,66 %. Réélection dès le 1er tour ratée de peu. Psychologiquement, ce doit être un échec pour Louis Vogel ! Il se dit peut-être : mais que suis-je donc allé faire dans la galère de la LREM ?

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Patrick Levy, ex-président, à gauche

Suite de la chronique : Municipales 2020. 7 ex-présidents. Cinq d’entre eux (1. Yvon Berland, 3. Alain Beretz, 4. Richard Lioger, 5. Luc Hittinger, 6. Jean-Emile Gombert) se présentent sur une liste LREM. Le 6ème, Pascal Olivard, se classe lui-même : « centriste ouvert ». Patrick Levy est le seul qui se positionne clairement à gauche.

Patrick Lévy, « né le 16 juillet 1954, est docteur en médecine depuis 1982 et pneumologue depuis 1983. Depuis 1989, il est professeur des universités et praticien hospitalier et a enseigné à partir de 2002 la physiologie à l’université Joseph Fourier à Grenoble.

En 2012, il succède à Farid Ouabdesselam à la présidence de l’université Joseph Fourier.

En 2013, les trois universités grenobloises souhaitent établir une université unique. Le décret de fusion est signé le 11 septembre 2015, pour une fusion effective le 1er janvier 2016.

Décembre 2015. Patrick Levy est élu président de la Comue (Communauté d’universités et établissements) Université Grenoble-Alpes ».

11 janvier 2018. Il est élu président de l’université Grenoble-Alpes pour une durée de deux ans

 1er janvier 2020. L’université Grenoble-Alpes et la Communauté Université Grenoble Alpes deviennent un établissement public expérimental qui intègre, en tant qu’établissement-composante, l’Institut polytechnique de Grenoble), l’École nationale supérieure d’architecture de Grenoble, l’Institut d’études politiques de Grenoble.

1er janvier 2020. Yassine Lakhnech est élu président de l’UGA

Au 1er janvier 2020, Pascal Levy est âgé de 65 ans et demi. Se met-il en retraite avant d’entrer dans la campagne pour les élections municipales ?

25 janvier 2020. Olivier Noblecourt, à la tête de Grenoble Nouvel Air, présente sa liste complète pour les Municipales de mars prochain à Grenoble (59 noms), France Bleu Isère.

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Municipales 2020. 7 ex-présidents

Suite de la chronique Municipales de 2014. 3 ex-présidents, 2 maires

Sept  ex-présidents d’université voudraient être maire ou adjoint au maire d’une grande ville ou d’une ville moyenne. Ils posent pour la première fois leur candidature : 1. Yvon Berland, 2. Pascal Olivard, 3. Alain Beretz, 4. Richard Lioger, 5. Luc Hittinger, 6. Jean-Emile Gombert, 7. Patrick Lévy.

1.Yvon Berland. 8 décembre 2019. Chronique Marseille. Berland, candidat LREM. Le 1 Janvier 2020, Yvon Berland aura 68 ans. Il aura présidé une université durant 15 ans et demi : un record ! Quatre mandats consécutifs de président : près de 8 ans à la tête de l’université de la Méditerranée, 8 ans à la tête d’Aix-Marseille Université (fusion des trois universités existantes). Le  9 décembre 2919, il est officiellement désigné comme candidat de la LREM à la mairie de Marseille (cf. trois articles de presse en seconde partie de chronique).

Photo d’avril 2010 par Pierre Dubois. Bureau du président de l’université de la Méditerranée

12 février 2020. Un ex-président sans distinction. Yvon Berland, candidat à la Mairie de Marseille a le soutien de la LREM. La liste qu’il conduit n’est pas en bonne position dans les sondages. Il n’évite pas les dérapages verbaux. Article de Benoît Gille, MarsActu Journal local d’investigation, Je vais te mettre la tête dans le cul : Yvon Berland dérape et menace un journaliste

2. Pascal Olivard, 5 février 2020. Chronique Brest. Carrière de Pascal Olivard, candidat à la mairie de Brest (son site de campagne). Né en 1966, il est ancien président de l’Université de Bretagne Occidentale (2007-2016), ancien président de l’Université Européenne de Bretagne (2012-2016), ancien président de la COMUE Université de Bretagne-Loire (2016-2019), ancien candidat à la direction de l’IFREMER (en 2018). Il est aujourd’hui candidat à la mairie de Brest pour le mandat 2020-2026.

Dans son CV pour la candidature à la mairie de Brest, il ne parle pas de l’échec de l’Université Bretagne Loire. La liste qu’il présente aux électeurs (Brest, imaginons demain) n’a pas le soutien d’un parti politique national. Il se définit comme un Centriste ouvert : « je n’ai jamais voulu exprimer publiquement mes opinions politiques : il me fallait en effet travailler avec des gouvernements de droite comme de gauche. Aujourd’hui, les choses sont différentes et je peux me revendiquer pleinement comme centriste ouvert. Des figures comme Simone Weil, Robert Badinter, ou encore Jacques Delors constituent pour moi des références ».

3. Alain Beretz, 65 ans, a été l’un des acteurs de la fusion des trois universités strasbourgeoises, fondées au début des années 1970. Il a été élu président de l’université fusionnée pour deux mandats (décembre 2008 – décembre 2012 – septembre 2016).

Le 15 septembre 2016, il est nommé directeur général de la recherche et de l’innovation et a de ce fait quitté la présidence quelques mois avant la fin de son mandat. Depuis cette date, il enchaîne des missions courtes, mission et voyages sur la création d’universités européennes, administrations provisoires de composante au sein de l’UNISTRA.

28 janvier 2020. Philippe Dossmann, L‘Alsace, Les 50 premiers membres de la liste conduite par Alain Fontanel. Alain Beretz figure en 3e position de cette liste.

« Le premier adjoint (socialiste) de la mandature sortante, a présenté les 50 premiers membres de sa liste aux élections municipales de Strasbourg. Parmi ceux-ci, figurent notamment 80% de nouveaux venus en politique, des personnalités éminentes de la société civile, mais aussi des personnes issues de cinq groupes politiques (LaREM, Agir, La Coopérative, MoDEM et PRSL).

Pour agrandir l’image, cliquer ici

Ci-dessous. Ce qu’Alain Beretz dit qu’il va impulser dans son rôle d’adjoint (de 1er adjoint ?) si la liste Fontanel gagne le 22 mars. Mais la victoire est encore loin d’être acquise !

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2014. 3 ex-présidents, 2 maires

26 février 2014. Des présidents d’université se lancent dans la bagarre des municipales. Des candidats issus des milieux facultaires se présentent à Paris, au Havre et à Melun, Isabelle Rey-Lefebvre, Le Monde.

Marie-Christine Lemardeley, ex-présidente de l’université Paris-III Sorbonne-Nouvelle se présente à la mairie du 5arrondissement de Paris sur la liste d’Anne Hidalgo (PS). Elle est élue. Elle est investie de nouveau pour les élections 2020. Pour aller plus loin : le blog Histoires d’universités chronique sur Marie-Christine Lemardeley

Camille Galap, ex-président de l’université du Havre, mène en 2014 une liste d’union de la gauche au Havre. Elle n’obtient qu’un peu plus de 15% des suffrages. Édouard Philippe est élu maire du Havre dès le 1er tour et est candidat à sa réélection en 2020. Cette année, Camille Galap ne figure sur aucune liste au Havre. Pour aller plus loin : le blog Histoires d’universités chronique sur Camille Galap.

Photo de 2013 par Pierre Dubois

Louis Vogel, ancien président de Paris II Panthéon Assas et ex-président de la CPU, est devenu maire de Melun en 2016, après avoir été maire-adjoint à l’issue des élections de 2014. Il est candidat à sa propre succession en 2020. Pour aller plus loin : Histoires d’universités chronique sur Louis Vogel.

Photo de 2010 par Pierre Dubois

Suite de l’article du Monde (2014). A. Marie-Christine Lemardeley. Une aventure, pour cette pure universitaire, sans expérience politique, ni même carte du PS : « Quand on m’a proposé la tête de liste dans le 5e, j’ai hésité… mais pas longtemps. Je me suis dit qu’à 61 ans, je pouvais m’autoriser un choix pas très raisonnable, un engagement risqué mais qui va me permettre de faire de cet arrondissement un quartier plus mixte et solidaire », se promet-elle.

A son poste de présidente d’université, elle a beaucoup contribué à moderniser l’enseignement pour qu’il soit en prise avec l’emploi : « Lorsqu’on dirige une université, il faut à la fois une vision à long terme, une stratégie nationale et internationale et régler des problèmes très terre à terre. »

B. 2014. Camille Galap compte arracher la municipalité à l’UMP. A la surprise générale, il a remporté les primaires socialistes, lui qui n’a sa carte du PS que depuis un an. « J’aime Le Havre, où je suis né et travaille », explique cet ex-champion de France de karaté, à la carrure impressionnante. Antillais, il subit le racisme ordinaire et y fait face avec philosophie. Arrivé au volant de sa voiture à une réunion de présidents d’université, autour de Valérie Pécresse alors ministre, il se voit demander par le planton de service, qui le prend pour un chauffeur, qui il vient chercher… « Je veux me battre pour faire baisser le chômage des jeunes, de presque 40 % : il y a urgence », plaide-t-il.

A la tête d’une liste d’union de la gauche, il entend mobiliser le tissu associatif et les ressources de l’université, négligées, à ses yeux, par le maire de droite. « Lors d’une réunion, il était question de créer un soutien scolaire, mais les bénévoles manquaient. Or, il y a 7 000 étudiants au Havre, et personne n’avait songé à faire appel à eux. Je l’ai fait et ai reçu 200 candidatures dès le lendemain ».

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L’ex-président veut la mairie de Metz

L’ex-président de l’université de Metz, Richard Lioger, est candidat à la mairie de Metz.

Deux autres ex-présidents voudraient également accéder au même type de fonction : Yvon Berland, ex-président d’Aix-Marseille Université, cherche à conquérir Marseille. Pascal Olivard, ex-président de l’Université de Bretagne Occidentale, se verrait bien maire de Brest.

Biographie de Richard Lioger. Né en 1957, il devient maître de conférences en 1992 (il a alors 35 ans), à l’université de Metz. Il y a créé la licence et la maîtrise d’ethnologie en 1996. En 1998, il soutient une thèse d’habilitation, intitulée « Du don au savoir-faire » et est nommé professeur d’ethnologie en 1999.

En 2001, il est élu pour 3 ans au comité national du CNRS, il y assure la présidence par intérim de la section ethnologie. Il est président fondateur de l’Association des ethnologues enseignants du supérieur. En 2000, il est doyen de la faculté de sciences humaines et arts.

En 2003 à l’âge de 46 ans, il devient président de l’université Paul Verlaine de Metz et en 2004, il devient membre du Conseil économique et social de Lorraine. Puis en 2005, il est élu pour deux ans 3ème vice-président de la conférence des présidents d’Université.

Il entre au Parti socialiste en 2005. En mars 2008, il devient 1er adjoint au maire de la ville de Metz et vice-président de Metz Métropole, et est élu conseiller régional de la Lorraine de 2010 à 2015. De 2012 à 2015, il est membre du Conseil national du Parti socialiste.

En octobre 2016, il brigue l’investiture du parti socialiste pour l’élection législative de juin 2017 sur la troisième circonscription de la Moselle mais est contraint de renoncer, la circonscription étant réservée à une femme.

Il officialise à cette occasion son soutien à la candidature d’Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle de 2017 et choisit de rejoindre le mouvement En Marche ! d’Emmanuel Macron tout en demeurant adhérent du Parti socialiste…

Il indique entre les deux tours de l’élection présidentielle qu’il ne s’engagera pas aux législatives. Cependant, il sollicite le 8 mai 2017, l’investiture En Marche ! qu’il obtient le 11 mai 2017, entraînant son exclusion du Parti socialiste.

Il est élu député de la Moselle (3e circonscription) le 18 juin 2017 avec 51,21% des voix face à Marie-Jo Zimmermann qui briguait un cinquième mandat.

Richard Lioger candidat à la mairie de Metz avec le soutien de la LREM.

Il obtient l’investiture de La République en marche pour les élections municipales le 7 octobre 2019, préféré à la référente LREM de Moselle Béatrice Agamennone, après que l’ex-eurodéputée MoDem Nathalie Griesbeck eut indiqué la semaine précédente renoncer à se présenter.

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Municipale & transports en commun

Les municipales de mars 2020 donnent l’occasion de faire le point sur les politiques de mobilités du mandat qui se finit (2014-2020) et sur les programmes à venir des différentes listes en compétition à Strasbourg

« Avec plus de 600 km d’itinéraires cyclables, Strasbourg propose le 1er réseau vélo de France. Pour faire du sport, pour ses loisirs ou du shopping : à Strasbourg, la ville se vit à vélo ».

Centre ville de Strasbourg, aujourd’hui vers 14 heures 45, je rentre chez moi. Le feu étant vert, je m’engage sur le passage pour piétons. Une cycliste arrive sur ma gauche. Elle ne s’arrête pas alors que le feu est rouge pour elle. Elle me coupe le passage, à moins d’un mètre de moi. Je lui crie qu’elle est en infraction. Sa réponse : « ta gueule, pépé ». La cohabitation paisible entre les mobilités douces, phrase programmatique, subit des accrocs au quotidien. Euphémisme!

Strasbourg est aussi une ville très dense en transports en commun (tramways et bus). Depuis le lundi 24 février 2020, une nouvelle ligne de bus, la ligne H (Gare centrale – Parlement européen) : « c’est direct & c’est 100% électrique ».

« C’est direct ». Eh oui, pendant quelques dizaines d’années, la gare (et donc le train qui arrive de l’aéroport) n’était pas reliée au Parlement européen par une ligne directe de transport en commun. Un changement était nécessaire Place de la République. Incroyable mais vrai ! Il faut dire que les parlementaires européens ne viennent pas tous les jours à Strasbourg. Euphémisme !

Pourquoi est-ce devenu une priorité ? « C’est 100 % électrique« . C’est vert ! C’est bon pour lutter contre le réchauffement climatique ! C’est également bon pour l’emploi : ce bus H est fabriqué par Alstom. Aptis : une nouvelle expérience de mobilité électrique

Voici le bus ! Je l’attendais à la station Place de Pierre, depuis 3 minutes, pour faire mon aller-retour inaugural. Album de 16 photos.

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JF. Balaudé. 8 ans de présidence

Jean-François Balaudé a exercé deux mandats de président à la tête de l’université aujourd’hui dénommée Paris Nanterre. Qui sera son successeur ? Impossible de le dire, les résultats des élections récentes au Conseil d’administration ne dessinant une majorité (résultats très dispersés : chronique à suivre)

Entre 1988 et 1999, quand j’étais prof à Nanterre, l’université s’appelait Paris X Nanterre. Du temps de JFB entre 2012 et 2019, elle s’est appelée POND (Paris Ouest Nanterre la Défense) et sa Comue de rattachement PLUM (Paris LUMières). POND et PLUM : dans cette université à l’origine de mai 68, on revendique l’humour voire le ridicule… Ils n’ont jamais tué.

Je n’ai pas trouvé en ligne le bilan présidentiel de JF. Balaudé. Il pensait peut-être déjà à la suite : dès décembre 2019, il a en effet été élu Président du Campus Condorcet (cf. la fin de cette chronique).

Ce bilan, je l’ai reconstitué grâce aux chroniques du blog que je lui ai consacrées. Rappelons cependant que le blog est un blog critique ! Pour chaque chronique, un extrait du texte.

9 février 2012. Le président et la formation continue

Quelle est la place de la formation professionnelle continue (FPC) dans les professions de foi des candidats à la présidence d’université ? Mon attention a été attirée sur la situation de la FPC à Paris Ouest Nanterre La Défense (ex Paris 10), sur des pratiques peu transparentes. Qu’en disent les deux candidats à la présidence de l’université, Bernadette Madeuf, candidate à sa propre succession, et Jean-François Balaudé ?

Quid de la convention qui doit exister entre l’université et l’Institut Français de Gestion (IFG CNOF Formation et Conseil) ?

16 février 2012. Un président philosophe à Paris X ?

Selon nos premières informations, les listes Nanterre d’Avenir, conduites par Jean-François Balaudé, obtiendraient la majorité dans les deux collèges enseignants au conseil d’administration de Paris Ouest Nanterre la Défense. Bernadette Madeuf, candidate à sa propre succession, soutenue par les listes Unité, continuité, avenir, serait battue. Élection à la présidence de l’université : … 26 mars 2012. Le président de Nanterre sera-t-il un professeur de philosophie ?

11 juin 2012. Dany et le financement de Nanterre

Daniel Cohn-Bendit est, au titre des personnalités extérieures, membre du conseil d’administration de l’université de Paris Ouest Nanterre La Défense.

« Puisqu’il faut trouver de nouvelles ressources pour les universités en ces temps de disette, je suggère qu’on retourne le fameux principe de l’utilisateur-payeur des néo-libéraux en posant la question suivante : qui sont aujourd’hui les vrais bénéficiaires d’une université qui produit une main-d’œuvre hautement qualifiée et à bon prix…, sinon les entreprises qui les recrutent !… Pourquoi les entreprises qui recrutent un diplômé ne paieraient-elles pas leur écot aux établissements qui l’ont qualifié… Je lui suggère de demander au président Balaudé que soit inscrite à l’ordre du jour d’un prochain CA de Nanterre la convention qui lie, pour une période 4 ans à compter de septembre 2009, l’université et l’Institut Français de Gestion.

27 septembre 2012. Paris Nanterre : Assises a minima

“Une demi-journée de débats ouverte à tous sera organisée sur le campus le mercredi 26 septembre… Elle sera l’occasion de développer un axe où nous avons beaucoup à apporter, celui de la Responsabilité sociale et sociétale des universités (RSU)”. Le choix de la thématique RSU, inspirée par la communication des grandes entreprises privées (responsabilité sociale des entreprises), me fait doucement rigoler. Les universités ont de nombreuses missions fixées par la loi. Au cours de cette demi-journée, Nanterre n’aurait-elle pas mieux fait de réfléchir, par exemple, à sa mission de formation professionnelle continue, à sa convention avec l’Institut français de gestion ? Le président Balaudé n’a d’ailleurs toujours pas répondu aux questions posées dans ma chronique.

21 octobre 2012. Nanterre la Folie et la presse

Photos de 2010

Gare de Nanterre, sortie rue de la Folie. Quand j’empruntais celle-ci entre 1988 et 1999 pour me rendre à mon travail d’enseignant-chercheur et de directeur de labo associé au CNRS, je souriais du nom d’une des rues d’accès à l’université. En 2012, suite à la totale restructuration de la Gare, la Folie s’est-elle réfugiée sur le campus ? Dans la Tour centrale, siège de la présidence et de certains services centraux ?

J’ai dû me pincer à plusieurs reprises quand j’ai reçu ce matin une copie d’un courrier non daté, intitulé “Relation presse de l’université”, signé de Christophe Boisseau, vice-président Communication. Un canular ? Une provocation pour les personnels, les syndicalistes, les journalistes ?…

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Univ. des Antilles. Nouvelle crise !

Université des Antilles : le rapport qui jette un pavé dans la mare, Lonete Sophie, France Info Martinique, 12 février 2020, signalement par Michel Abhervé, blogueur Alternatives économiques.

  • Plusieurs dizaines de chroniques du blog sur L’université des Antilles, de 2009 à 2019
  • Le président et son équipe. Monsieur Eustase Janky est Professeur des universités – Praticien hospitalier depuis le 1er juillet 1990. Agrégé de médecine à l’âge de 38 ans, il a été élu Président de l’Université des Antilles par le Conseil d’administration le 25 janvier 2017 pour un mandat de 5 ans non renouvelable.

« Fin janvier 2020, les députées Josette Manin et Danièle Hérin, remettaient leur rapport sur l’état actuel de l’université des Antilles. 56 pages accablantes relatant la guerre ouverte entre les pôles (Guadeloupe et Martinique) et dont les recommandations ont été mal vécues par certains…

30 pages, pas moins! C’est ce qu’il aura fallu aux deux rapporteures du dit rapport d’Information Parlementaire pour expliquer à quel point rien ne va plus à l’Université des Antilles. 

De l’éclatement de l’UAG (Université des Antilles et de la Guyane) en 2013 à l’instauration du cadre juridique de l’UA (Université des Antilles) avec la loi de 2015, tout y passe. Les deux premières parties établissent donc un état des lieux des plus déplorables : arrêts longues maladies à répétition, guerres intestines, rivalités entre les deux pôles, plaintes pour agressions, demande de mesures de protection »…

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