Archives de Tag: Contentieux

Univ. Besançon. Duel sans vainqueur

Chroniques sur les élections des conseils centraux de l’université de Franche-Comté :  Président Jacques Bahi : bilan de deux mandats par Sudversion (20 février 2020) ; Duel électoral à Besançon (7 mars 2020).

Les élections ont eu lieu le 10 mars 2020. Deux candidats élus au Conseil d’administration brigueront la présidence de l’université, Macha Woronoff, 60 ans, diplômée de l’université de Franche-Comté, est professeure de pharmacie clinique, vice-présidente sortante en charge du conseil d’administration, et Daniel Gilbert, 50 ans, professeur en biologie et écologie, élu d’opposition au Conseil d’administration.

Le duel électoral du 10 mars 2020 n’a pas désigné de vainqueur. Au conseil d’administration (36 membres dont 8 personnalités extérieures) qui élira la/le président/e, Macha Woronoff et Daniel Gilbert pourront compter chacun sur 8 voix d’administrateurs, obtenues dans les collèges des enseignants (301 voix pour N. Woronoff, 131+170 ; 404 voix pour Daniel Gilbert, 93+311).

Pour être élu-e président-e, il leur faudra obtenir la majorité absolue, soit 19 voix sur 36. Résultats du scrutin. Rien n’est jamais joué quand les professeurs et les autres enseignants votent pour des listes différentes, opposées. Je fais pour ma part l’hypothèse que les enseignants et les chercheurs de rang B n’ont plus les mêmes intérêts que ceux des rangs A ni dans le champ de la formation, ni dans le champ de la recherche. Les professeurs et directeurs de recherche souhaitent la continuité de la gouvernance, maintenir les réseaux constitués au cours du ou des deux mandats précédents.

Collège A
Collège B

Quelques commentaires. 1. Taux de participations. En 2020, ce taux a été supérieur à celui observé en 2016, et ce dans chacun des 3 collèges des personnels.

  • A (professeurs) : 87,68% (242/276). Participation très forte
  • B (autres enseignants) : 65,99% (685/1038). Participation moyenne
  • C (BIATSS) : 65,36% (751/1149). Participation moyenne
  • Usagers : 9,46% (2173/22969). Participation faible (moins de 10%)

Élections 2016. La participation au scrutin a été moyenne : 70,98% dans le collège des professeurs (203 votants sur 286 inscrits), 62,08% dans le collège des autres enseignants (542 sur 873), 60,18% dans le collège des BIATSS (671 sur 1115). La participation a été faible – c’est traditionnel –   dans le collège des usagers (2.461 votants sur 21.537 inscrits, soit 11,43%).

2. Listes en compétition. Nombre important dans chacun des différents collèges (8 listes chez les BIATSS !). Ce qui veut dire que toutes les listes n’auront pas de siège d’administrateur.

  • A (professeurs) : 3 listes
  • B (autres enseignants) : 5
  • C (BIATTS) : 8. Pas de liste portant le nom de l’une ou l’autre liste d’enseignants. Bien sûr, certaines listes se sont déclarées officieusement pour tel ou tel candidat à la présidence (2 élus pour Daniel Gilbert, 1 pour macha Woronoff
  • Usagers : 5

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Brest. M. Gallou sera réélu Président

Ouest France, Maville, 12 mars 2020. Présidence de l’Université de Bretagne Occidentale (UBO) : Fabrice Huret jette l’éponge

Communiqué. Fabrice Huret, candidat à la présidence de l’UBO, retire finalement sa candidature. Il s’en explique dans un communiqué, détaillant que le positionnement des personnes nouvellement élues permettait de dégager une majorité en faveur du projet par Mathieu Gallou, son adversaire dans cette élection. Le collectif Notre Université – Notre Avenir en prend acte, poursuit-il. J’annonce à titre personnel que je ne déposerai pas ma candidature à la présidence de l’UBO.

Pourquoi ce retrait de candidature alors que Fabrice Huret commentait à chaud les résultats des élections des conseils centraux (du CA en particulier) des 11 et 12 février 2020, disant : Rien n’est joué !

Rien n’est plus détestable que ce communiqué. Pour s’en convaincre, il faut relire la profession de foi des listes Fabrice Huret

La profession de foi énonce 4 principes essentiels d’une réelle politique démocratique : la transparence, l’équité, l’anticipation et la responsabilité.

Le communiqué de Fabrice Huret est aux antipodes de ces 4 principes

  • La transparence et l’anticipation ? Aucunement, il s’agit d’opacité d’imprévision ! Il aurait fallu un mois à Fabrice Huret pour se rendre compte du « positionnement des personnes nouvellement élues permettant de dégager une majorité en faveur du projet Matthieu Gallou ». Quelles personnes nouvellement élues ? Une majorité fondée sur quoi, sur quel projets 2020-2024 des listes Gallou ? Ne pas prendre les gens pour des débiles.
  • L’équité et la responsabilité ? Aucunement. Quand on se présente aux électeurs, quand on a presque obtenu autant de voix que son adversaire, on va jusqu’au bout. On respecte ses électeurs : il semblerait même que ses soutiens aient été mis devant le fait accompli du retrait de candidature.

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Univ. Franche-Comté vote le 10 mars

Suite de la chronique du 20 février 2020 : Président Bahi, Bilan de Sudversion, des critiques factuelles, pertinentes, cinglantes et humoristiques…

L’UFC ne communique pas sur les élections aux conseils centraux et à la présidence de l’université. Pourquoi ? Parce que son président, Jacques Bahi, s’en désintéresse ? Après quatre années de vice-présidence (2008-2012) et deux mandats à la tête de l’université (2012-2020), il ne peut se présenter pour un troisième mandat qui le mènerait tranquillement à l’âge de la retraite. Après moi le déluge ?

J’ai navigué à 3 ou 4 reprises sur le site de l’université, recherchant des infos sur les élections. J’ai d’abord découvert la cérémonie des vœux 2019 du président Bahi : vidéo de 54’42. C’est moins marrant que le bilan de Sudversion !

Puis, dans un compte-rendu de Conseil d’administration, j’ai trouvé le calendrier des élections 2020 : élections des conseils le 10 mars 2020, élections du/de la président/e le 6 avril, soit un délai de 27 jours entre les deux élections. C’est un délai moyen : cf. la chronique Délai pour élire le/la président/e ?

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Paris 1 et ses interdictions d’accès

Contre la répression à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Communiqué de l’intersyndicale (Ferc Sup CGT – Snasub-FSU – Snesup-FSU – SUD éduc Paris 1 – Solidaires étudiant·e·s – UNEF Paris 1).

« Ce mardi 25 février 2020, à 20 heures, les membres de l’intersyndicale ont été témoins d’une situation inacceptable. Celle-ci marque le point d’orgue d’une série d’événements ayant conduit ces dernières semaines à un tournant sécuritaire inadmissible au sein de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

En effet, les forces de l’ordre ont été plusieurs fois appelées par la présidence sur le Centre Pierre Mendès-France, dès hier matin, lundi 24 février. Les agent·e·s de sécurité et la police ont empêché le blocage des partiels par les étudiant·e·s.

Cet événement a été suivi d’une interdiction manifestement illégale d’entrée des étudiant·e·s mobilisé·e·s sur leur campus pendant plusieurs heures, celles et ceux-ci devant négocier longuement pour pouvoir entrer et passer leurs examens. Lors de cette même matinée, une BIATSS a également été bousculée par les forces de l’ordre et a violemment heurté une porte.

Durant la journée du 25 février, plusieurs étudiant·e·s se sont vu·e·s notifier qu’ils et elles étaient empêché·e·s d’entrer dans l’université car l’administration disposait d’une liste de noms des étudiant·e·s interdit·e·s d’accès. Pire encore, à 19H20, une étudiante, disposant de sa carte, a été empêchée de pénétrer sur son lieu d’étude par les agent·e·s de sécurité et par des individus n’ayant aucun signe les identifiant, alors même que d’autres étudiant·e·s y entraient sans difficulté.

Les membres de l’intersyndicale, sortant d’une réunion, ont souhaité savoir qui avait donné un tel ordre afin d’échanger avec le responsable juridique. Devant l’absence de réponse, ces dernièr·e·s ont exigé de pouvoir entrer de nouveau dans l’université afin de consigner ces manquements dans le registre santé et sécurité et travail, qui permet de faire remonter des incidents au Comité d’Hygiène, de Sécurité et de Conditions de Travail (CHSCT). Cela leur a été refusé.

Après plusieurs dizaines de minutes de dialogue de sourd, Florian Michel, directeur du centre Pierre Mendès-France, s’est présenté. Il a déclaré ignorer la provenance d’une telle décision, mais a tout de même empêché les membres de l’intersyndicale de pénétrer dans leur université.

Quelques minutes plus tard, deux voitures de la police nationale sont arrivées. Les forces de l’ordre, sur demande manifeste de l’administration, se sont positionnées devant l’entrée de l’université. De leur propre aveu, elles avaient été appelées pour « trouble à l’ordre public » – alors même que d’autres personnels et étudiant·e·s continuaient à sortir sans problème de l’établissement depuis 20 heures.

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Univ. Lorraine en pleine crise morale

Ci-dessous, une chronique sur l’Université de Lorraine en janvier et février 2020. Pour lire les chroniques antérieures dédiées au président Pierre Mutzenhardt, cliquer ici.

A. Didier Croutz (militant syndical CGT) À:  Expression-libre Envoyé: Dimanche 12 Janvier 2020. Vous trouverez ci-joint la une du journal « Le Républicain Lorrain » du samedi 11 janvier et un article intitulé : « L’Université de Lorraine en pleine crise morale« .

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B. Didier Croutz À:  Expression-libre » Envoyé: Dimanche 19 Janvier 2020 Objet: Article du Républicain Lorrain du 11 janvier 2020 : « Tant de réformes sans moyens, c’est compliqué« 

Je me permets de vous faire part de mes remarques à la volée après la lecture de cet article. « Tant de réformes sans moyens, c’est compliqué« , monsieur Mutzenhardt ferait presque pleurer dans les chaumières.

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« Des réformes structurelles imposées par l’État« , « j’aimerais stabiliser l’établissement« , sur l’air de « mais j’vous jure, c’est pas ma faute » !!! C’est pourtant ce même président qui nous impose avec autorité sa sale politique d’économies qui entraine une dégradation importante et continue de nos conditions de travail.

Force est de constater que le discours de monsieur Mutzenhardt change et on s’éloigne du tableau idyllique de « l’université d’excellence« . Tout n’irait pas si bien que ça à l’UL alors?!

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Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne)

Université Orléans. Élections 7 avril

Lundi 17 février 2020. Les manœuvres ont débuté pour la présidence de l’université,  MagCentre, par JJT. Signalement par Michel Abhervé, Blog Alternatives économiques.

Un nouveau président sera élu après les élections du 7 avril avec en perspective la situation financière et le développement du campus de La Source. Mais le débat sera aussi judiciaire (procès en correctionnelle de Youssoufi Touré, président de l’université d’Orléans de 2009 à 2016, reporté au 28 mai 2020).

Chroniques du blog depuis 2009 sur

Extrait de l’article de MagCentre. « Même si l’actualité est accaparée à Orléans par les élections municipales il est un autre scrutin qui agite le milieu universitaire. Des élections auront notamment lieu le 7 avril pour désigner les représentants du personnel, ce qui débouchera sur le choix d’un nouveau président ou la reconduction de l’actuel, Ary Bruant.  La campagne est désormais déclarée et promet d’être vive. La mèche a été allumée par Corinne Leveleux Teixeira, professeure, membre du conseil d’administration et bientôt ex-conseillère municipale socialiste d’Orléans.

Même si elle se défend de briguer la présidence de l’université (ce dont certains doutent), elle pourrait aussi intervenir pour le compte d’un autre prétendant encore discret. Elle a notamment lancé un pavé dans la mare en contestant le chiffre de 12 millions d’euros de déficit que le nouveau président Ary Bruant avait découvert dans les comptes de l’université peu après son élection. Un déficit qui avait en particulier entrainé un plan d’économies avec « des conditions d’études dégradées, des créations de postes gelées » explique Mme Leveleux-Texeira avec aujourd’hui moins d’enseignants alors que le nombre d’étudiants a progressé.

Santé financière retrouvée. Mme Leveleux Texeira conteste ce chiffre en rappelant que le fonds de roulement de l’université était déficitaire de 2 millions d’euros en 2016 mais positif de 8,3 millions en 2018. Plus que du déficit la professeure estime que « l’université est malade de l’austérité, on a traité un rhume avec une chimiothérapie et rien ne justifie ces mesures d’économies ».

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Bourgogne, Président. Rien n’est joué

Sophie Béjean, professeur de sciences économiques, a été présidente de l’université de Bourgogne de 2007 à 2012. En 2012, elle a échoué dans sa conquête d’un second mandat. A propos de Sophie Béjean : chroniques d’Histoires d’universités.

Alain Bonnin, professeur de médecine, a été élu à la présidence de l’université de Bourgogne en juillet 2012 et réélu le 4 mars 2016. Il avait été vice-président en charge des finances et locaux puis également du conseil d’administration de 2007 à 2011. En 2020, il ne pouvait se présenter pour un troisième mandat. A propos d’Alain Bonnin : chroniques d’Histoires d’universités

En 2020, après les élections des 4 et 5 février aux conseils centraux, la course à la présidence oppose deux candidats : Sébastien Chevalier, Vincent Thomas.

Université de Bourgogne, avril 2010

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Nouvelles de l’université d’Orléans

Trois évènements signalés par le blog SLU Université d’Orléans.

A. 31 octobre 2019, France Bleu, Procès de Youssoufi Touré, ancien président de l’université

« Le procès de Youssoufi Touré pour soustraction, détournement ou destruction de biens d’un dépôt public (entre 2009 et 2014) et pour atteinte à la liberté d’accès ou à l’égalité des candidats dans les marchés publics est renvoyé à la date du 28 mai 2020.

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Classé dans AE. Histoire médiévale, AF. Histoire 16-17èmes siècles, C. Centre Val de Loire

Gagner en TA. Et le préjudice ?

Contentieux à propos du non-recrutement d’un maître de conférences à l’IUT de Nîmes en juin 2017. Plus de deux ans après, le 18 octobre 2019, c’est le jour de la lecture du jugement : le Tribunal administratif de Montpellier donne, à première vue, raison à la plaignante.

  • mais le directeur de l’IUT reviendra-t-il sur la décision de non-recrutement prise en juin 2017, en l’absence d’une quelconque astreinte journalière au terme d’un délai de deux mois.

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Classé dans C. Occitanie (Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon), E. Ingénierie

Italie. Où va la précarité ?

Il faut voir. Ken Loach, Sorry, we missed you. Bande annonce, 1’46. Le micro-entrepreneur, le livreur de colis de mal en pis.

Il faut lire. Mirella Giannini (université de Naples), La précarité mise en scène. Les jeunes face aux nouvelles formes du travail en Italie, in Tumultes, Quo vadis, Italia ? Éditions Kimé, n°53, octobre 2019, pages 21 à 34,

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Précaires : de la résistance digne et à la résistance performative.

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