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Municipales 2020. 7 ex-présidents

Suite de la chronique Municipales de 2014. 3 ex-présidents, 2 maires

Sept  ex-présidents d’université voudraient être maire ou adjoint au maire d’une grande ville ou d’une ville moyenne. Ils posent pour la première fois leur candidature : 1. Yvon Berland, 2. Pascal Olivard, 3. Alain Beretz, 4. Richard Lioger, 5. Luc Hittinger, 6. Jean-Emile Gombert, 7. Patrick Lévy.

1.Yvon Berland. 8 décembre 2019. Chronique Marseille. Berland, candidat LREM. Le 1 Janvier 2020, Yvon Berland aura 68 ans. Il aura présidé une université durant 15 ans et demi : un record ! Quatre mandats consécutifs de président : près de 8 ans à la tête de l’université de la Méditerranée, 8 ans à la tête d’Aix-Marseille Université (fusion des trois universités existantes). Le  9 décembre 2919, il est officiellement désigné comme candidat de la LREM à la mairie de Marseille (cf. trois articles de presse en seconde partie de chronique).

Photo d’avril 2010 par Pierre Dubois. Bureau du président de l’université de la Méditerranée

12 février 2020. Un ex-président sans distinction. Yvon Berland, candidat à la Mairie de Marseille a le soutien de la LREM. La liste qu’il conduit n’est pas en bonne position dans les sondages. Il n’évite pas les dérapages verbaux. Article de Benoît Gille, MarsActu Journal local d’investigation, Je vais te mettre la tête dans le cul : Yvon Berland dérape et menace un journaliste

2. Pascal Olivard, 5 février 2020. Chronique Brest. Carrière de Pascal Olivard, candidat à la mairie de Brest (son site de campagne). Né en 1966, il est ancien président de l’Université de Bretagne Occidentale (2007-2016), ancien président de l’Université Européenne de Bretagne (2012-2016), ancien président de la COMUE Université de Bretagne-Loire (2016-2019), ancien candidat à la direction de l’IFREMER (en 2018). Il est aujourd’hui candidat à la mairie de Brest pour le mandat 2020-2026.

Dans son CV pour la candidature à la mairie de Brest, il ne parle pas de l’échec de l’Université Bretagne Loire. La liste qu’il présente aux électeurs (Brest, imaginons demain) n’a pas le soutien d’un parti politique national. Il se définit comme un Centriste ouvert : « je n’ai jamais voulu exprimer publiquement mes opinions politiques : il me fallait en effet travailler avec des gouvernements de droite comme de gauche. Aujourd’hui, les choses sont différentes et je peux me revendiquer pleinement comme centriste ouvert. Des figures comme Simone Weil, Robert Badinter, ou encore Jacques Delors constituent pour moi des références ».

3. Alain Beretz, 65 ans, a été l’un des acteurs de la fusion des trois universités strasbourgeoises, fondées au début des années 1970. Il a été élu président de l’université fusionnée pour deux mandats (décembre 2008 – décembre 2012 – septembre 2016).

Le 15 septembre 2016, il est nommé directeur général de la recherche et de l’innovation et a de ce fait quitté la présidence quelques mois avant la fin de son mandat. Depuis cette date, il enchaîne des missions courtes, mission et voyages sur la création d’universités européennes, administrations provisoires de composante au sein de l’UNISTRA.

28 janvier 2020. Philippe Dossmann, L‘Alsace, Les 50 premiers membres de la liste conduite par Alain Fontanel. Alain Beretz figure en 3e position de cette liste.

« Le premier adjoint (socialiste) de la mandature sortante, a présenté les 50 premiers membres de sa liste aux élections municipales de Strasbourg. Parmi ceux-ci, figurent notamment 80% de nouveaux venus en politique, des personnalités éminentes de la société civile, mais aussi des personnes issues de cinq groupes politiques (LaREM, Agir, La Coopérative, MoDEM et PRSL).

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Ci-dessous. Ce qu’Alain Beretz dit qu’il va impulser dans son rôle d’adjoint (de 1er adjoint ?) si la liste Fontanel gagne le 22 mars. Mais la victoire est encore loin d’être acquise !

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Fabienne Blaise, rectrice depuis 2018

7 février 2020. Sale temps pour les Recteurs. Conseil des ministres du 5 février 2020 : six mesures d’ordre individuel (nomination ou promotion de rectrices et recteurs d’académie). Pourquoi six professeurs, anciens présidents d’université, acceptent-ils d’être recteur ?

  • alors que le projet de réforme des retraites est particulièrement pénalisant pour les personnels enseignants et non enseignants de l’ESRI
  • alors que la réforme Blanquer du Baccalauréat accentue les inégalités sociales
  • alors que le statut des enseignants-chercheurs est menacé par la loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR)

2ème exemple. Promotion pour Fabienne Blaise, rectrice de l’académie de Grenoble, nommée rectrice déléguée pour l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation de la région académique Grand Est.

  • Lire aussi Sophie Béjean, rectrice de l’académie de Strasbourg, promue super-rectrice en Occitanie et rectrice de Montpellier

Fabienne Blaise a été présidente de l’université de Lille III de mai 2012 à décembre 2017 (lire la chronique). La trajectoire, qui l’a menée tardivement (à 55 ans) à une présidence d’université, est tout à fait atypique. Elle n’a été ni vice-présidente de l’université, ni membre d’une équipe présidentielle, ni directrice de composante, ni même élue dans un conseil central. Son expérience en matière de responsabilités de recherche est pourtant imposante tant au niveau local que national et surtout dans le champ de la recherche à la direction de l’UMR Savoirs et Textes, à la direction de le MESHS (Maison Européenne des Sciences de l’Homme et de la Société Lille, Nord de France) ?

Syndiquée au SNESUP bien avant sa première élection à la présidence de Lille III, élue en 2012 et réélue en 2016 avec le soutien du SNESUP, syndicat de gauche, pourquoi et quand Fabienne Blaise a-t-elle « tourné sa veste » ? Je laisse les lectrices et les lecteurs faire des hypothèses sur le Pourquoi. La concurrence est sévère entre les Hommes présidents pour participer à la « Lutte des places » ; elle est, de fait, moindre entre les Présidentes.

Dès la fin de son premier mandat et au début du second, la présidente de Lille 3 fait des choix qui la positionnent nationalement et la font donc connaître.

  • Février 2015. Elle est, avec deux autres présidents, l’auteur du rapport Disciplines rares. Une discipline rare peut-elle être une discipline en décroissance (en crise, en voie de disparition…) ou une discipline en émergence… Aller plus loin…
  • Décembre 2016. Elle est élue au Bureau CPU. Profession de foi. « Gilles Roussel est élu président de la Conférence des présidents d’université, en séance plénière, avec ses deux vice-présidents, Fabienne Blaise et Khaled Bouabdallah, président de l’Université de Lyon. Élus au premier tour à 82 voix sur les 94 votants, 130 inscrits. Profession de foi du bureau de la CPU (11 pages) Unité et collégialité, pour une CPU encore plus forte.
  • 2017. Fabienne Blaise, présidente d’une université SHS, ne refuse pas, comme d’autres universités de même type (Bordeaux, Lyon, Montpellier, Rennes), la fusion avec les deux autres universités lilloises. Préparée sous la gauche, la fusion est actée quelques mois après l’élection d’Emmanuel Macron. Le décret de création de l’université de Lille est paru le 11 septembre 2017 pour mise en œuvre le 1er janvier 2018. De plus, Fabienne Blaise accepte de ne pas candidater à la présidence de l’université fusionnée. Aller plus loin…

Ainsi Fabienne Blaise a construit un profil national, mais la position est fragile. Elle sait qu’elle ne sera plus jamais présidente d’université et donc qu’elle ne sera plus jamais vice-présidente de la CPU. Elle transforme cette fragilité en atout : elle est disponible pour une autre mission politique : elle sera Rectrice d’Académie. A droite comme à gauche, il y a accord pour une parité dans les nominations.

27 avril 2018. Fabienne Blaise, ex-présidente de l’université de Lille 3, nommée rectrice de l’académie de Grenoble. Un mois après le limogeage de Claudine Schmidt-Lainé, l’académie de Grenoble a trouvé sa nouvelle rectrice. Le conseil des ministres a en effet désigné Fabienne Blaise, à la tête du Rectorat, le 27 avril dernier.

Fabienne Blaise accepte, dois-je dire « sans vergogne » et « sans compassion », de remplacer une rectrice limogée. Mais qu’a fait Claudine Schmidt-Lainé pour subir cette sanction pour abus de confiance ? Sanction qui précède l’ouverture d’un procès en correctionnelle. Depuis quand une sanction s’applique-t-elle alors que l’affaire de référence n’a pas encore été jugée ? le 1er jugement fait d’ailleurs l’objet d’un appel en septembre 2018. Trois articles de presse relatent cette histoire tristissime (3 pages). Quid du jugement en appel ? Je ne l’ai pas trouvé/ Help svp.

11 septembre 2018. Fabienne Blaise. « Ces réformes profondes vont dans le sens de l’Histoire », L’essor Isère, Caroline Thermoz-Liaudy.

Nommée pour la première fois rectrice, dans l’académie de Grenoble, le 27 avril, Fabienne Blaise a fait sa première rentrée des classes. Une rentrée plutôt sereine selon ses termes malgré le train des réformes bien lancé. Réformes auxquelles elle adhère, non pas par dévotion envers le ministère, assure-t-elle, mais par conviction. Son crédo : l’égalité des chances.

Fabienne Blaise, c’est votre première rentrée dans l’académie de Grenoble en tant que rectrice, pouvez-vous tracer votre parcours avant cela ?

J’ai été professeur de langue et littérature grecque. J’ai dirigé quelques unités mixtes de recherche, laboratoires sous la tutelle du CNRS et le l’université Lille 3. J’ai d’ailleurs été la première femme élue directrice à ce poste, ce dont je suis fière. J’ai aussi dirigé une maison des sciences de l’Homme qui fédérait tous les laboratoires de sciences humaines et sociales de cette même région lilloise. En 2012, j’ai été élue présidente de l’Université Lille 3, où je me suis attelée avec les deux autres présidents à la fusion des universités. J’ai été réélue en 2016, au moment où la fusion a été effective. Et en même temps, j’ai travaillé avec Patrick Lévy et Lise Dumasy (respectivement président et ancienne présidente de l’UGA, NDLR) à monter un dossier Idex. Contrairement à Grenoble, Lille n’a pas eu l’Idex mais l’Isite. Mais c’était une concurrence amicale, car à mon sens, s’il n’avait dû y avoir qu’un Idex, il aurait été pour Grenoble.

Entre temps, j’ai été contacté plusieurs fois pour être rectrice. Ce n’était jamais le bon moment, jusqu’à cette dernière proposition. Et si je n’ai jamais eu de plan de carrière, j’ai l’impression que cette mission de rectrice est la dernière pièce qu’il fallait assembler. Vraiment, cette fonction m’épanouit ».

31 août 2019. Fabienne Blaise, rectrice d’académie : je ne crains pas la rentrée scolaire, je la fais, Le Dauphiné, Jean-Benoît Vigny. Deux mois après une fin d’année tendue, les enseignants ont fait leur rentrée ce vendredi 30 août. Fabienne Blaise, rectrice de l’académie, fait le point.

5 février 2020. Fabienne Blaise est promue Rectrice du Grand-Est, rectrice de Nancy. Dans deux ans, après de bons et loyaux services pour la Macronie, elle pourra prendre sa « retraite à l’âge pivot ».

Le jeu des chaises musicales est sans fin. Hélène Insel est nommée rectrice de l’académie de Grenoble. Elle était précédemment rectrice de l’académie de Reims depuis septembre 2015.

Après un doctorat en Sciences économiques soutenu en 1991, Hélène Insel est nommée maîtresse de conférences en sciences économiques à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne (1991-1994) puis obtient l’agrégation des universités en économie en 1994. Elle est successivement Professeure à l’université d’Angers (1994-1996), à l’université d’Évry-Val d’Essonne (1996-2005), puis à l’université Paris-XIII.

CV de Fabienne Blaise à jour sur EducPros.

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Présidente F. Blaise, 2012 à 2017

7 février 2020. Sale temps pour les Recteurs. Conseil des ministres du 5 février 2020 : six mesures d’ordre individuel (nomination ou promotion de rectrices et recteurs d’académie)

  • Promotion pour Fabienne BLAISE, rectrice de l’académie de Grenoble, nommée rectrice déléguée pour l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation de la région académique Grand Est.

I. 2012-2016. Premier mandat de Fabienne Blaise à la présidence de l’Université de Lille 3 Sciences Humaines et Sociales

17 mai 2012. Présidente Fabienne Blaise, élue le 12 mai 2012 à l’âge de 55 ans. Son blog. CV Université de Lille jusqu’à 2012. Un CV de cette époque

Née à Valenciennes en 1957, elle est professeur en langue et littérature grecque depuis 2007 et directrice de la Maison européenne des sciences de l’homme et de la société Lille Nord de France depuis 2008.

Extraits de la chronique. La trajectoire qui a mené Fabienne Blaise à la présidence de Lille 3 est tout à fait atypique. Elle n’a été ni vice-présidente de l’université, ni membre d’une équipe présidentielle, ni directeur de composante, ni même élue dans un conseil central. Son expérience en matière de responsabilités est pourtant imposante tant au niveau local que national et ce depuis de nombreuses années, surtout dans le champ de la recherche à la direction de l’UMR Savoirs et Textes, de l’édition et de la valorisation des Humanités.

Mais pourquoi donc candidater à la présidence d’une université alors qu’on est devenu enfin professeur et surtout quand on est directrice d’une MSH ? Fabienne Blaise l’explique avec une grande honnêteté et tonicité dans sa profession de foi. « La situation actuelle m’oblige à cette décision, au nom de tout ce que m’a apporté notre communauté universitaire. Depuis quelques années, j’observe en effet avec inquiétude l’évolution de l’université Lille 3« .

Les objectifs du mandat présidentiel : « relever le défi de structurer la recherche en sciences humaines et sociales dans la région…, peser fermement dans la constitution de l’université de Lille…, défendre une ligne claire, où la recherche interdisciplinaire et sur programme ne doit pas faire oublier qu’elle ne peut exister sans recherche disciplinaire forte et sans soutien ferme et récurrent aux laboratoires…, concevoir recherche, formation et devenir des étudiants comme indissociables ».

« J‘ai appris que rien ne peut se faire si l’on n’accepte pas de s’exposer – même si cela nous met parfois en danger – en énonçant ses modalités d’action, au sein de son équipe et au-delà de cette équipe. C’est là, selon moi, assumer ses responsabilités de présidente sans tomber dans la personnalisation à laquelle incite la loi LRU ». Courage Présidente Blaise !…

Juin 2012. Mensuel du SneSUP, n°606, page 20. Une présidente à Lille 3. « Nous avons présenté des listes communes dans les collèges A ,B et C. La liste SNESUP-SGEN-CFDT est arrivée largement en tête dans les deux collèges enseignants, et nous avons également obtenu un élu dans le collège BIATOS, ce qui donnait à cette alliance 12 sièges sur 22 au CA ».

« Fabienne Blaise est syndiquée de longue date au SNESUP. Elle était bien connue de la section, puisqu’elle a fait la majeure partie de sac arrière dans notre établissement. Agrégée de Lettres depuis 1991, élève du philologue Jean Bollack, elle est devenue professeure de langue et littérature grecques en 2007, après avoir été recrutée comme maître de conférences en 1995″.

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Le marronnier de l’autonomie

Cela fait 50 ans que les gouvernements successifs disent souhaiter renforcer l’autonomie des universités. Depuis 2009, 190 chroniques d’Histoires d’universités sur l’autonomie.

Première loi sur l’autonomie. 12 novembre 1968, loi d’orientation de l’enseignement supérieur (loi Faure)

  • titres IV à VII. Quatre principes fondamentaux : autonomie, participation, pluridisciplinarité, objectivité du savoir liée à la tolérance des opinions…
  • autonomie des universités en matière statutaire (nécessité d’une majorité des deux tiers pour voter les statuts), financière (contrôle a posteriori, globalisation des ressources affectées aux établissements, diversification des financements) et pédagogique (possibilité par exemple de créer des diplômes d’université).

Université d’été de la CPU : discours de Frédérique Vidal (28 août 2019). La Ministre ne déroge pas à la règle du marronnier automnal : « je souhaite que nous franchissions ensemble une nouvelle marche dans l’autonomie des universités, et cette nouvelle marche implique nécessairement un repositionnement de nos échanges, de l’exercice de la « tutelle », car les universités sont arrivées à l’âge de leur majorité ! »;

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Formation continue : la labellisation

Qualité de la formation : lancement de la procédure visant à sélectionner les instances de labellisation reconnues par France compétences

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« France compétences lancera dès le mois de septembre 2019 la procédure visant à reconnaitre des instances de labellisation. Elles seront amenées à certifier certains prestataires de formation dans le cadre du nouveau système qualité. Les instances reconnues seront inscrites sur une liste révisée par France compétences, tous les trois ans.

Le système qualité prévu par la loi du 5 septembre 2018, Avenir professionnel, commence à prendre forme. Depuis le 11 juillet, les organismes certificateurs peuvent déposer leur dossier de candidature auprès du Comité français d’accréditation (Cofrac).

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Unistra. Congrès sans délibération

Université de Strasbourg. 6ème congrès de la mandature 2017-2020, tenu le 25 juin 2019.

Compte-rendu du Congrès par Alternative Unistra, opposition à la majorité présidentielle

« Les élus des conseils centraux (CA, CFVU, CR et CTE) ont siégé mais ils n’ont pu modifier aucune proposition de délibération. Aucune décision n’a été prise par le congrès ». 

Commentaire : le président Deneken se comporte comme si l’opposition n’existait pas. L’opposition intersyndicale continue cependant à assister aux parodies de démocratie mises en scène par le président.

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Menaces sur le statut des EC

Menaces sur le statut des enseignants chercheurs. Communiqué sur la qualification par le CNU et le statut des enseignants-chercheurs, QSF, 19 mai 2019 ; le communiqué en pdf. Lire aussi CPU. L’autonomie du n’importe quoi

« La transparence et l’égalité de traitement dans le recrutement des professeurs des universités et des maîtres de conférences sont une condition essentielle de la qualité de l’enseignement et de la recherche universitaires.

Or un amendement déposé par des députés du Modem et de LREM, dans le cadre du projet de loi « Transformation de la fonction publique », menace la qualité du recrutement universitaire et constitue une atteinte à peine dissimulée au statut des enseignants-chercheurs.

Cet amendement a « pour objet de permettre aux universités de déroger à la procédure de qualification pour recruter directement leurs enseignants-chercheurs. Cette dérogation serait accordée […] pour des disciplines comportant un nombre suffisant de candidats au regard du nombre de postes ouverts au niveau national […]. Cette nouvelle procédure expérimentale permettrait ainsi, sans supprimer la procédure actuelle de qualification, de conférer aux universités une plus grande souplesse dans l’organisation de leurs recrutements tout au long de l’année ».

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Formation Pro : mollesse de la CPU

Suite de la chronique du 14 juin 2019, Le mammouth de la formation professionnelle continue

La loi du 16 juillet 1971 portant organisation de la formation professionnelle continue, dite loi Delors, a mis en forme l’accord national interprofessionnel du 9 juillet 1970. Elle fêtera son cinquantenaire dans deux ans.

En 50 ans, les universités n’ont réussi qu’à être un acteur de seconde zone dans le champ de la formation continue (point 1 de cette chronique).

La loi du 5 septembre 2018, Pour la liberté de choisir son avenir professionnel, les met encore un peu plus à l’écart. Leur Conférence, Conférence des présidents d’université, n’a jusqu’à présent réagi qu’avec mollesse (point 2 de cette chronique)

Point 1. Les universités, un acteur de peu de poids sur le marché de la formation professionnelle continue.

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CPU. L’autonomie du n’importe quoi

La conférence des présidents d’université (CPU) joue avec le feu en proposant une autonomie complète de chacune des universités

Heureusement, la CPU n’a plus aucune influence sur le gouvernement : ses propositions ne seront jamais retenues. D’ailleurs, elle se fait harakiri : chacun pour soi et pour faire n’importe quoi. Il s’agit là d’une trahison de ses statuts et d’une déclaration de guerre aux représentants des personnels, au niveau national et dans chacun des établissements

La CPU pour une approche proactive de l’autonomie, communiqué du 21 mai 2019.

« La question de l’autonomie des universités, à laquelle la CPU a consacré son colloque annuel 2019, revêt aujourd’hui une importance considérable, elle correspond à la nécessité de repenser dès maintenant l’identité et le rôle des universités françaises dans le monde et la société d’aujourd’hui. Parmi les nombreuses mesures nécessaires pour une autonomie véritable, la CPU en identifie cinq à ses yeux essentielles.

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CPU. Bureau élu par 96% des voix

Communiqué de la Conférence des présidents d’université (20 décembre 2018) : Gilles Roussel, Christine Gangloff-Ziegler et Olivier Laboux à la tête de la CPU pour les deux ans à venir.

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Cette élection a atteint les sommets dans le déni de démocratie :

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