Archives de Tag: Démocratisation

La Cour et les droits d’inscription

Rapport de la Cour des comptes sur les droits d’inscription dans enseignement supérieur public, communication à la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale, novembre 2018, 206 pages.

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Depuis 2009, 133 chroniques d’Histoires d’universités sur les Droits d’inscription

Neuf recommandations de la Cour (pages 13 et 14).

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Austérité, Autoritarisme, Anomie

SNESUP-FSU, Lettre Flash, n°45, 8 novembre 2018, La Politique du triple A.

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F. Vidal et le maquis des formations

La Ministre Frédérique Vidal, pourtant professeur des universités et ex-présidente de l’université de Nice Sophia Antipolis, découvre enfin que l’offre de formation en 1er cycle est pléthorique, donc illisible pour les futurs étudiants du supérieur, leurs familles, les enseignants des lycées, les conseillers principaux d’éducation, les conseillers d’orientation, les employeurs et les recruteurs, les universités des autres pays.

Cela est pourtant l’évidence : plus de plus de 12 000 formations de premier cycle proposées par APB pour la rentrée 2016. Autant pour ParcourSup en 2018. Problème pour la Ministre : Les étudiants ne sont pas également  armés pour s’orienter dans le maquis des formations.

Que propose-t-elle ? Évidemment : « apporter de la clarté ». Plus facile à dire qu’à faire.

Geneviève Fioraso avait botté en touche en établissant une nomenclature des licences : elle n’a remué que du vent (arrêté du 22 janvier 2014 fixant la nomenclature des mentions du diplôme national de licence). Résultat : 45 mentions de licence

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Mai 68. La Liberté au cœur

Strasbourg, Musée historique, exposition jusqu’au 14 octobre 2018, Mai 1968 : la Liberté au cœur. Deux mois de fièvre et deux mille ans d’histoire en 22 leçons.

Album de 57 photos : diaporama.

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Dossier de presse. (7 pages). « Le Musée Historique de la Ville de Strasbourg a bénéficié d’un généreux don d’affiches de Luc Rudolph, étudiant en droit à Strasbourg en mai 68. Cette vingtaine d’affiches créées à Strasbourg lors de la révolte étudiante, fait l’objet d’une exposition-parcours au printemps 2018. Grâce au professeur d’histoire émérite Georges Bischoff, historien et commissaire de l’exposition, ces affiches scandent le parcours du musée grâce à une mise en relation avec des évènements évoquant des moments de liberté ou de révolte de notre histoire. Le visiteur est ainsi amené à revoir l’Histoire de Strasbourg sous cet angle particulier, depuis l’époque romaine jusqu’à la première séance du Parlement européen élu au suffrage universel en 1979, en passant par la bataille de Hausbergen, l’invention de l’imprimerie, la Révolution de 1848″…

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Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), E. Arts Lettres Langues, E. Sciences humaines et sociales, F. 19ème et 20ème siècles

JF. Mela : un avenir incertain

Un avenir incertain, blog de Jean-François Mela, 1 mars 2018.

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Chroniques du blog Histoires d’universités sur Jean-François Mela.

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Education Fisrt. Cambrige : 3 160 €

Education First, affichage sur deux tableaux du Palais U de l’université de Strasbourg, le jeudi 8 mars 2018. Cette publicité d’un organisme de formation privé et lucratif a-t-elle obtenu une autorisation de l’administration ? Si non, s’agit-il d’une campagne sauvage de publicité ?

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Votre réseau international commence dans un Campus EF, Education First

Comme souvent pour ce type d’organisme, il est difficile ou impossible de trouver en ligne le prix à payer pour la formation : la brochure des programmes et le devis sont gratuits, mais, pour les obtenir, il faut donner son adresse de courriel. Une base de données acquise gratuitement.

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Classé dans D. Europe (autres), E. Arts Lettres Langues, E. Mobilité internationale

Tout est simple pour les simples…

Tout est simple pour les simples… (texte en pdf). A propos du projet de loi Orientation et Réussite des Étudiants, libre opinion de Patrice Brun, professeur d’Histoire grecque, université Bordeaux Montaigne, président de cette université de 2009 à 2012.

« Sélection ! » affirment les uns. « Orientation ! » rétorquent les autres. Dialogue de sourds comme notre pays et notre système universitaire en ont l’habitude. Tant d’arguments aussi péremptoires les uns que les autres ont déjà été échangés à propos d’une réforme en cours que l’on hésite à les reprendre, même en y mettant toutes les nuances voulues.

Pourtant, on aurait pu penser qu’un certain consensus s’établirait autour d’un constat, qui n’est tout de même pas très brillant à certains égards. Même pas… On a vu sortir des chiffres, agrémentés de réflexions du style « toutes les études montrent » – ce qui dispense d’en citer une seule – ou sortis d’offices et officines fort discrètes jusque-là. Les uns parlent de moins de 40% d’étudiants réussissant leur première année à l’université – mais dans des filières pré-choisies ; les autres de 80 % obtenant un diplôme de l’enseignement supérieur – escroquerie intellectuelle notoire puisque ce diplôme-là est le baccalauréat… Évidemment, personne ne parle des mêmes étudiants, ni des mêmes cursus, chacun prenant ce qui l’intéresse et le sert. Quant à APB, il est voué aux gémonies par les uns qui mettent en avant les exemples de tirage au sort dans certaines disciplines, mais les autres lui trouvent à présent des qualités telles, qu’au révélé de tant de vertus jusqu’alors insoupçonnées, on se demande si tout le monde parle du même système. Dialogue de sourds porté à l’extrême entre les zélateurs du « toujours oui » à des réformes dès lors qu’elles nous font sortir d’un système qui ne marche pas et les sectateurs du « toujours non » à des réformes dès lors qu’elles nous font sortir d’un système qui ne marche pas – mais qui marcherait à coup sûr mieux avec quelques milliards en plus ; entre les « réformateurs » à tout crin qui taxent toute modification d’insuffisante et d’inutile et les « conservateurs » de profession qui y voient l’évidence d’une atteinte – toujours « sans précédent » – au service public, la lutte rhétorique, frisant souvent la logorrhée, fait rage.

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Classé dans C. Nouvelle Aquitaine (Aquitaine Poitou Charentes)

Licences à trois vitesses

De : Comité PRAG-PRCE de l’université de ROUEN
Envoyé : samedi 2 décembre 2017
Objet : PROJET DE LOI SUR L’ACCÈS A LA LICENCE : DES ENJEUX MAJEURS

Chers collègues, Le récent projet de loi sur l’accès à la Licence vise à  mettre en place une hiérarchisation entre les universités aboutissant à une inégalité entre les établissements et à une inégalité entre les cursus. Vous trouverez ci-dessous trois extraits du projet de loi, assortis de quelques commentaires

Extraits du projet de loi (en italique)

A) Sélection des étudiants par les établissements et hiérarchisation des universités

1) « Lorsque l’effectif des candidatures excède les capacités d’accueil d’une formation, les inscriptions sont prononcées par le président ou directeur de l’établissement dans la limite des capacités d’accueil, après vérification de la cohérence entre, d’une part, le projet de formation du candidat, les acquis de sa formation initiale ou ses compétences et, d’autre part, les caractéristiques de la formation ».

Commentaire : les universités choisiront donc les étudiants – plus précisément chaque université sélectionnera « ses » étudiants en étant en concurrence pour cela avec les autres établissements – puisque dans de très nombreux cas les candidatures excéderont les capacités d’accueil, notamment lors des premières vagues de candidatures (dix vœux non classés par élève). Ceci induira une hiérarchisation des universités car un lycéen pourra postuler partout en France, y compris hors de son académie d’origine.

2) « L’autorité académique peut fixer (…), pour l’accès aux formations du premier cycle, des pourcentages maximaux de bacheliers résidant dans une académie autre que celle dans laquelle est situé l’établissement. »

La ministre Frédérique Vidal donne à ce sujet l’explication suivante dans une interview au Monde : « Enfin, nous supprimons le critère du lieu d’habitation. Chaque lycéen pourra postuler où il le souhaite, y compris en dehors de son académie. Mais pour éviter une fuite des talents vers certaines métropoles ou bien des mobilités subies, nous allons fixer des pourcentages maximum de mobilité autorisés par formation ».

Ce pourcentage permettra ainsi un réglage progressif du degré de hiérarchisation entre les universités, cette hiérarchisation semblant en effet l’un des objectifs majeurs du projet de loi. Autrement dit, pour les universités qui ne se situent pas dans les grandes métropoles, la sélection, parce qu’elle sera généralisée, se traduira en fait par une baisse de la qualité du recrutement des étudiants.

B) Différenciation/hiérarchisation entre les étudiants dans une même filière d’une même université : une atomisation des cursus

« L’inscription dans l’une de ces formations peut être subordonnée à l’acceptation, par le candidat, du bénéfice des dispositifs d’accompagnement pédagogique ou du parcours de formation personnalisé proposés par l’établissement pour favoriser sa réussite. ». Le projet de loi instaure une vitesse lente en Licence ou encore des dispositifs spécifiques qui seront obligatoires pour certains étudiants.

En complément du projet de loi, le ministère a annoncé une réforme de l’arrêté relatif à la Licence, avec entrée en vigueur dès la rentrée 2018. Le principe consiste à supprimer la notion d’année (licence anciennement en trois ans pour tous) pour ne retenir que les crédits ECTS. L’objectif affiché est la mise en place de parcours différenciés à durée variable.

Au sein de chaque filière de chaque université, sont en effet prévus à terme des cursus différenciés, pour simplifier à trois vitesses : la licence normale (trois ans), une licence accélérée (deux ans) ou bien renforcée, qui sera de fait elle-même sélective et ne pourra que dévaloriser la licence classique, et enfin une licence à vitesse réduite (quatre ans) ou bien à dispositifs spécifiques, obligatoire pour certains étudiants.

Il est à craindre, de plus, que dans chaque établissement une partie des maigres moyens viennent se concentrer plutôt sur les cursus renforcés au détriment de la licence classique et de la licence ralentie, sans compter le risque de rendre payants, à terme, les cursus rapides ou renforcés, comme c’est du reste déjà le cas actuellement pour la filière renforcée de Droit de Paris 2, dite « Collège de droit ». S’ajouterait parallèlement une réforme des IUT, susceptible de remettre partiellement en cause leur nature actuelle et leur spécificité (rentrée 2019).

C) En résumé, à suivre le projet de loi, les universités des grandes métropoles auraient vocation à avoir, pour partie, un recrutement national qui viendrait ainsi écrêter le recrutement des étudiants dans les universités de taille moyenne ou petite. Se profileraient donc trois groupes d’établissements : les universités prétendument « de luxe » (mais qui du coup, par leur recrutement, le deviendraient de fait), les universités d’enseignement et enfin les universités de relégation, même si ce terme est sans doute un peu fort.

Les universités du premier groupe sont du reste déjà organisées au sein de l’autoproclamée CURIF (Coordination des universités de recherche intensive française), tandis que pour tenter de contrer leur influence, notamment sur le gouvernement (la ministre est ancienne présidente d’une université-CURIF), de nombreuses petites et moyennes universités se sont regroupées au sein de l’AUREF (Alliance des universités de recherche et formation française), s’inquiétant en particulier d’une concentration des moyens sur les universités du groupe 1 au détriment des autres.

Un système universitaire à vitesses multiples se mettrait ainsi progressivement en place. Cela aboutirait à un éclatement complet du système universitaire et à une remise en cause de la valeur des diplômes puisque c’est le cursus individuel de chaque étudiant, bien plus que le diplôme lui-même, qui se verrait alors conférer, ou non, une valeur.

Cette hiérarchisation des étudiants par différenciation (universités à trois vitesses, chaque université proposant elle-même ensuite des cursus à trois vitesses) serait en outre très injuste socialement dans la mesure où suivre des études dès la L1 par exemple à Paris pour un lycéen domicilié initialement à Rouen ou Amiens, constituerait un coût financier important, accessible aux seules familles aisées, voire très aisées.

Si cette réforme parvenait à son terme, il s’agirait donc d’un basculement historique conduisant à un changement complet de système.

Toutes ces raisons, et d’autres qu’il conviendrait de mettre également en avant (effacement presque complet du bac pourtant premier grade universitaire, etc.), poussent à demander l’abandon du projet de loi.

Rouen, le 1er décembre 2017

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Classé dans C. Bretagne Normandie

Sélection à l’entrée de la L1, du M1

Patrick Fauconnier, Universités : innover ou sombrer, 2017, Fauves Éditions. L’éditeur, à la demande de l’auteur de l’ouvrage, m’a donné l’autorisation d’en publier des Bonnes Feuilles. Un point fort du livre : il faut refonder l’ensemble du 1er cycle. Le blog Histoires d’universités défend depuis 2009 la création d’Instituts d’enseignement supérieur dédiés au 1er cycle.

Quelques bonnes feuilles, tirées de la troisième partie, consacrée aux quatre mesures à prendre vite pour éviter que l’université ne sombre. Mesure 4 : pages 237 à 239.

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A la tête de l’étudiant-e ?

A la tête de l’étudiant-e ? Les discriminations perçues dans l’enseignement supérieur, Ove Infos, n°35, septembre 2017, 8 pages, par Odile Ferry, chargée d’études à l’OVE, Elise Tenret, maître de conférences en sociologie à l’université Paris-Dauphine, chargée de mission à l’OVE.

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