Archives de Tag: Enseignants

Histoires d’universités a 12 ans

Le blog Histoires d’universités a 12 ans : 8ème saison en cours, près de 5 900 chroniques.

6 janvier 2009 : 1ère chronique du blog. J’y présentais aux établissements, à leurs personnels et à leurs étudiant(e)s mes Vœux pour l’année nouvelle (texte ci-dessous).

Début 2021, dans le contexte de la terrible pandémie en cours, que souhaiter aux uns et aux autres ? Tout faire pour garder la santé ou la retrouver ! Tout faire pour que l’enseignement supérieur puisse obtenir les conditions les meilleures pour remplir les missions confiées par la loi !

Article L. 123-3 du code de l’éducation : les missions du service public de l’enseignement supérieur sont :

  1. La formation initiale et continue ;
  2. La recherche scientifique et technologique, la diffusion et la valorisation de ses résultats ;
  3. L’orientation et l’insertion professionnelle ;
  4. La diffusion de la culture et l’information scientifique et technique ;
  5. La participation à la construction de l’Espace européen de l’enseignement supérieur et de la recherche ;
  6. La coopération internationale.

Je ne crois pas que l’invitation du président de l’Université de Lorraine à participer, le 12 janvier 2021, à une cérémonie interactive 100% en ligne soit utile pour retrouver les conditions les meilleures pour l’exercice des missions énoncées ci-dessus. Le 100% en ligne est un ersatz de la cérémonie traditionnelle en présentiel. Et pourquoi ce slogan provocateur, ridicule ? Avec vous, faisons dialoguer les savoirs.

Texte de mes Vœux 2009. Les enseignants et les personnels techniques et administratifs ont élu en 2008 les conseils de l’université dans laquelle ils travaillent, conseils réformés par la loi Libertés et Responsabilités des Universités d’août 2007. Leurs représentants au conseil d’administration ont élu un président au pouvoir renforcé, pour un mandat de 4 ans renouvelable une fois. Les conseillers, élus selon un scrutin de liste, se sont engagés sur un programme.

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18ème. Déclin de la maîtrise ès Arts

Boris Noguès, La maîtrise ès arts en France aux XVIIe et XVIIIe siècles. Rites universitaires, épreuves scolaires et usages sociaux d’un grade, in Histoire de l’éducation, 124 | 2009, Institutions et pratiques scolaires dans la longue durée (XVIe-XIXe siècles), p. 95-134.

L’article de Boris Noguès démontre une rupture dans la gouvernance du cursus universitaire au cours de l’époque moderne. La maîtrise ès Arts n’est plus sous le contrôle de la corporation universitaire, représentée par le Recteur élu ; elle passe sous la coupe du Chancelier de l’évêque. Le contrôle de l’église sur la collation des grades et les carrières professionnelles des diplômés auront raison de la collégialité des maîtres et de l’autonomie des universités à la mode médiévale. C’est ainsi l’église qui précipite la mort des universités ; c’est elle qui donne le champ libre à la Révolution pour décréter la fin des corporations (Loi Allarde de 1791, Loi Le chapelier de 1792), entrainant la fermeture des universités et la disparition de la maitrise (celle-ci ne réapparaitra qu’avec la réforme de 1966).

Extraits de l’article. « Quelles fonctions remplit la maîtrise ès arts aux XVIIe et XVIIIe siècles ? … Elle ne marque plus l’entrée dans la communauté des maîtres universitaires et ne représente plus la garantie d’un statut social ou d’un accès privilégié aux bénéfices ecclésiastiques. Si elle reste indispensable pour obtenir les degrés de certaines facultés supérieures, elle semble donc surtout révéler l’adhésion des récipiendaires aux valeurs universitaires et cléricales traditionnelles…

15. Le grade de maîtrise ne correspond plus aux XVIIe et XVIIIe siècles à aucune épreuve (ou simulacre d’épreuve), mais à une cérémonie fortement ritualisée autour duquel se nouent encore tous les enjeux liés à l’autonomie et à la nature de la corporation universitaire. Le futur maître s’approche du méritissime chancelier de l’Église et de l’université de Paris, s’agenouille et lui prête serment. Celui-ci prononce alors la formule consacrée : « En vertu de l’autorité apostolique, je te donne le pouvoir d’enseigner, de lire, de régenter et de faire tous les actes de la maîtrise ès arts, ici et partout ailleurs »… Il dépose alors le bonnet sur la tête du nouveau maître. Ce dernier est par la suite inscrit dans les registres de sa nation, signés du chancelier et du recteur, et se voit remettre un diplôme de maîtrise au nom de l’université.

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J-B. de La Salle (1651-1719)

Jean-Baptiste de La Salle (1651-1719). Source de la biographie : article de Wikipédia

1651. Né dans une famille noble de juristes, aîné de onze enfants, il est le fils de Louis de La Salle, conseiller au Présidial de Reims, et de Nicole de Moët de Brouillet. La famille vit dans l’Hôtel de La Salle, encore visible, actuellement.

1662 (11 ans). Jean se sent la vocation religieuse. Tonsuré à 11 ans, il se destine à la prêtrise. Formé à la Sorbonne et au séminaire de Saint-Sulpice à Paris, dont la spiritualité le marque profondément.

1667 (16 ans). Il devient dès janvier chanoine à Reims.

1670 (19 ans).  Il étudie la théologie à Paris à partir de 1670

1678 (27 ans). Il est ordonné prêtre le 9 avril.

1679 (28 ans). Dans sa ville natale, on lui confie la fondation d’écoles paroissiales pour enfants pauvres.

1680 (29 ans). Il est reçu docteur en théologie.

1683 (32 ans). Il résigne son canonicat.

1684 (33 ans). Il fonde la congrégation des Frères des Écoles chrétiennes (chronique du blog). Par la suite, il ouvre des écoles professionnelles, des écoles du dimanche, des maisons d’éducation pour les enfants des rues. Beaucoup s’opposent à la fondation des Frères des écoles chrétiennes, mais Jean-Baptiste de La Salle insiste et va jusqu’au bout de son projet.

1688 (37 ans). Il ouvre les premières écoles à Paris, la première au 12 rue Princesse dans le VIe arrondissement, où il vient s’installer.

1692 (41 ans). Il ouvre à Vaugirard le premier noviciat. Il recrute de jeunes maîtres auxquels il propose une forme de vie consacrée à Dieu qui leur laisserait cependant leur caractère laïque. À leur intention, il rédige une sorte de règle dans cet esprit. Ainsi se forme le noyau du futur Institut des Frères des écoles chrétiennes, voué à l’instruction et à l’éducation des enfants des milieux populaires.

1694 (43 ans). Il est élu supérieur de la nouvelle congrégation et la dote d’une règle plus élaborée. Il poursuit son œuvre pédagogique et spirituelle, rédigeant notamment un ensemble d’ouvrages à l’intention des maîtres.

1695 (44 ans). Un des plus anciens traités de politesse, Les Règles de la bienséance et de la civilité chrétienne.

1698 (47 ans). Il achève de mettre au point les règles de la Congrégation.

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Les Frères des écoles chrétiennes

1680. Fondation à Reims de la Congrégation des Frères des écoles chrétiennes par Jean-Baptiste de la Salle. 1724. Reconnaissance de la congrégation par Louis XV. 1725. Reconnaissance par le pape Benoît XIII. Source : citations extraites de l’article de Wikipédia.

Album de 13 photos (juin 2020).

Reims. Hôtel des parents de Jean-Baptiste de La Salle

1680. Fondé à Reims par saint Jean-Baptiste de La Salle (1651-1719) et voué à l’enseignement et à la formation des jeunes, en particulier des plus défavorisés, l’institut des Frères des écoles chrétiennes est une congrégation laïque masculine de droit pontifical à vœux simples. Les frères ne sont pas prêtres. Aux vœux traditionnels de pauvreté, chasteté, obéissance, les frères ajoutent une consécration totale de leur personne à la Sainte Trinité qui conduit à un engagement de stabilité dans la société pour tenir ensemble et par association les écoles gratuites.

1719. A la mort du fondateur, 274 frères enseignaient à 9 885 élèves dans vingt-trois écoles.

1724. La Congrégation obtint de Louis XV des lettres patentes qui lui conféraient la personnalité civile.

1725. Le pape Benoît XIII, par la bulle In Apostolicae dignitatis solio, lui octroya le rang de congrégation religieuse.

Au cours du XVIIIe siècle, l’Institut se développa rapidement. Les programmes d’études étaient particulièrement innovants pour l’époque. Ainsi, au pensionnat d’Angers, comme à Saint-Yon de Rouen, outre le programme des écoles primaires, on enseignait : l’histoire, la géographie, l’histoire naturelle, l’hydrographie, la mécanique, la cosmographie et les langues. On y donnait des cours de sciences et de dessin industriel, des cours de mathématiques et d’architecture. On y pratiquait certains métiers : tissage, travail du fer et du bois.

Principales innovations. Jean-Baptiste de La Salle et ses premiers disciples n’ont pas ouvert un seul type d’école. Ils ont su répondre aux diverses demandes. Ils ont créé :

  • des écoles primaires, gratuites, organisées par classe, adaptées aux enfants : Jean-Baptiste de La Salle recommande l’apprentissage de la lecture dans la langue maternelle. Jusque-là, on apprenait d’abord à lire en latin. Chez les Frères, l’enseignement est simultané, les élèves sont groupés par niveau. Auparavant le maître, l’écolâtre, s’occupait individuellement des enfants.
  • des écoles normales. Jean-Baptiste de La Salle eut pour souci constant d’assurer une sérieuse formation des maîtres, une formation tout à la fois chrétienne et pédagogique, il inaugura un premier Séminaire (ou école normale) de maîtres pour la campagne, à Reims, en 1684 ; un second, en 1685, et un troisième, à Paris, en 1699, ce qui lui valut le titre d’Instituteur des Instituteurs.
  • des cours d’adultes qui permettent à l’ouvrier, à l’apprenti, après sa journée de travail, de perfectionner sa culture intellectuelle, en vue d’élever sa situation, ou tout au moins de l’améliorer. Ainsi des écoles dominicales sont-elles ouvertes, à Paris en 1698 et 1703.
  • des classes de formation professionnelles (préparant à un métier) pour les fils de bourgeois commerçants, où le sens pratique est développé. Les élèves travaillent sur des contrats, des imprimés et autres documents dont ils sauront se servir plus tard. La première école professionnelle est établie à Paris, à la paroisse Saint-Sulpice, en 1699, une seconde est créée à Saint-Yon en 1705.
  • des pensions de force pour la rééducation des enfants difficiles et des jeunes délinquants.

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1580-1765. Les Jésuites à Molsheim

Oswald (Grégory) et Schlaefli (Louis), Les Jésuites à Molsheim et ses environs (1580-1765), Société d’histoire et d’archéologie de Molsheim et environs, 2015, 128 pages.

1306. Jean de Dürbheim est chancelier de l’empereur Albert Ier, prince-évêque d’Eichstätt de 1305 à 1306 puis de Strasbourg de 1306 à sa mort (6 novembre 1328). Il fait construire un hôpital à Molsheim et y renforce les remparts. Il est représenté en gisant dans le transept sud de l’église des Jésuites.

1507-1541. Guillaume III de Hohnstein (mort à Saverne en 1541) est prince-évêque de Strasbourg sous le règne des empereurs Maximilien Ier de Habsbourg et Charles Quint, et les pontificats de plusieurs papes depuis Jules II à Paul III.  Durant plus de 20 ans (1518-1541), il est confronté à la Réforme ; il est en première ligne de l’opposition catholique.

1518. Les 24 propositions de Luther circulent dans Strasbourg.

1521-1529. Le protestantisme se répand en Alsace. Le Magistrat de Strasbourg y est favorable . Toutes les églises de la ville, même la cathédrale, passent à la Réforme. De ce fait, les ordres religieux mis en danger durent chercher un lieu de refuge dans une ville située au centre de l’Alsace, appartenant à l’évêque, suffisamment grande et bien protégée par un mur d’enceinte. Molsheim répondant à tous ces critères fut choisie. En 1529, une forte majorité du Magistrat de Strasbourg vote en faveur de l’interdiction de la messe catholique.

1539. Jean Calvin est accueilli dans la cathédrale de Strasbourg, devenu un temple protestant depuis 1529.

1549. Après sa victoire sur la ligue de Smalkalde (dont Strasbourg fait partie), l’empereur Charles Quint impose le maintien de trois paroisses catholiques dans Strasbourg.

1580. L’évêque de Strasbourg, Jean IV de Manderscheidt (né en 1538), appelle les Jésuites en Alsace. Il les installe dans la chapelle et le bâtiment de l’ancien hôpital. Ils fondent un Collège.

1592. Mort de Jean de Manderscheidt. Les factions catholiques et protestantes du Grand chapitre de la cathédrale choisissent chacune un évêque, l’un protestant, l’autre catholique. Il va en résulter une guerre entre ces deux évêques qui va ensanglanter la Basse Alsace.

1604. Le traité de Haguenau rétablit la paix. Charles de Lorraine devient évêque de Strasbourg

  • Charles de Lorraine, né à Nancy le 1er juillet 1567, mort à Nancy le 24 novembre 1607, est un prince de la maison de Lorraine qui fut cardinal, évêque de Metz de 1578 à 1607, primat de Lorraine de 1602 à 1607, et évêque de Strasbourg de 1604 à 1607.

1605. Les chanoines de la cathédrale de Strasbourg sont chassés par le Magistrat de la ville. Ils viennent trouver refuge derrière les murs de Molsheim. L’évêque de Strasbourg va alors s’appuyer sur les Jésuites se trouvant dans la ville épiscopale de Molsheim pour rétablir la foi catholique dans Strasbourg. La ville devient un bastion de de la Contre-Réforme (Concile de Trente, 1545-1563).

1613. Les Jésuites fondent un Séminaire.

1617. Ils créent l’Université de Molsheim.

Lire la suite, page 2, L’église des Jésuites. Page 3. Molsheim après l’expulsion des Jésuites.

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Blog. Fin de la Saison 7

Fin de la saison 7 : 72 chroniques du blog sur les Universités et la Covid 19 (présentation inversement chronologique)

Juin 2020. Quelle rentrée pour l’enseignement et la recherche ? Et si les universités mouraient ?

12 juin 2020. Lettre à Michel Deneken, président de l’université de Strasbourg.

Monsieur le Président, Le 5 mars, avant le confinement, un millier de personnels et d’étudiants de l’Université de Strasbourg se rassemblaient dans le Patio et manifestaient contre la Loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR). Sans attendre la levée de l’état d’urgence sanitaire, le gouvernement décide aujourd’hui de faire adopter cette loi dans les délais les plus courts, dans une version qui reprend et aggrave un projet largement rejeté par les acteurs de l’ESR.

Le projet a été envoyé aux membres du CNESER dimanche 7 juin pour une présentation en séance le 12 juin, ce qui témoigne d’un profond mépris de nos instances nationales. Un passage en Conseil des ministres est prévu le 8 juillet. Nous apprenons que la LPPR sera également mise à l’ordre du jour de la Commission de la Recherche de notre université le 17 juin prochain. Lire la suite…

Avril et mai 2020. Du confinement au déconfinement : les universités resteront fermées pour les étudiants, jusqu’à la rentrée (enseignements en ligne, modalités adaptées pour le contrôle des connaissances).

Le déconfinement commencé, j’arrête la rubrique Cuisiner facile en situation de confinement : 61 recettes.

13 mai. Frédérique Vidal adresse ses remerciements à la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche

Cette lettre mérite, selon moi, cinq critiques :

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SUP. Penser la pédagogie d’après

Comprendre les phases du confinement dans le supérieur pour préparer l’après, 21 mai 2020 par Jean-Marie Gilliot URL: https://www.innovation-pedagogique….

Depuis le début du confinement, les choses évoluent finalement très vite. Même si le fait de rester confiné chez soi semble rendre le temps particulièrement long, nous constatons qu’un changement rapide est en cours, et qu’il va se prolonger largement après cette « courte » période. Si dans un premier temps la communauté du supérieur s ‘est mobilisée pour gérer l’urgence, les sujets apparus dernièrement nous démontrent que « l’école d’après » reste à être définie aussi dans le supérieur.

Phase 1 : « l’urgence de la continuité pédagogique »

Mi mars, en quelques jours il a fallu passer d’un enseignement présentiel (mais aussi souvent déjà hybride, puisque souvent le numérique permet a minima de communiquer et partager des supports de cours) à un enseignement à distance. Il a donc fallu jongler entre outils existants, qui couvraient certains besoins et trouver des solutions pour compléter. Si certains s’inquiétaient de n’utiliser que des solutions « officielles », beaucoup de solutions alternatives ont été explorées, discutées, et retenues. Discord a ainsi fait une entrée remarquée dans les solutions intéressantes, car permettant de soutenir le travail en petits groupes.

Le passage du présentiel à la distance a posé comme question centrale l’organisation des séances synchrones (cours en amphi, TD, TP). Les établissements ont eu recours à des systèmes de visio, dans lesquels Zoom a pris une place importante. Plusieurs débats en ont découlé :

  • Techniques – est ce que les outils tiennent la charge, permettent l’interactivité ? La réponse est que oui globalement, si les infrastructures sont suffisantes. Dit autrement, il a souvent fallu passer par des solutions externes aux établissements pour cette raison. Et pour l’interactivité, beaucoup de solutions actuelles permettent de créer des petits groupes facilement.
  • Éthiques et sécurité – un large débat a eu lieu autour des failles de sécurité et des fuites de données liées à Zoom. Cet outil a de fait géré une crise de croissance exponentielle, qui démontre d’une part la capacité des solutions informatiques modernes a changer d’échelle, mais les limites des solutions proposées par des startups. Le débat est classique, avec toujours les mêmes arguments entre cloud, logiciel libre et directions des systèmes d’information, mais il ne trouve toujours pas d’issue satisfaisante ;
  • Pédagogiques – la distance met en avant le temps limité pendant lequel quelqu’un peut écouter de manière efficace, et les problèmes d’agenda. Il a fallu apprendre à limiter la durée des amphis, pour aller à l’essentiel, trouver des moyens pour renforcer les interactions, privilégier le travail en petits groupes. L’enregistrement de la séance est devenue indispensable pour les absents. L’absence n’est plus une faute, mais due à des causes multiples (techniques, obligation extérieure, décalage horaire, …). Beaucoup de choses ont été testées, et de nombreuses leçons en ont été retirées, sur lesquelles il va falloir capitaliser.

Bref, cette remise en question soudaine, imposée mais légitime, a permis de se reposer beaucoup de questions sur nos pratiques, a généré énormément de travail, mais permet de dessiner de nouvelles perspectives.

Lire la suite…

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F. Vidal. Merci à la communauté ESR

Lettre de Frédérique Vidal, Ministre, aux membres de la communauté de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche, et de l’Innovation, 13 mai 2020, 2 pages. Cette lettre mérite cinq critiques.

1ère critique. Les remerciements. Trop, c’est trop !

Commentaire. Les membres de la Communauté n’ont jamais eu autant de qualités que durant le confinement ! 2 pages de remerciement : c’est très bien et mérité, mais n’est-ce pas trop ?

Le 19 avril 2020, je publiais la chronique : Les universités sont abandonnées par la Ministre Frédérique Vidal. La Conférence des présidents d’université laisse faire. Facettes de l’abandon, de la maltraitance…

Le 21 avril 2020, je publiais la chronique : Examens. F. Vidal botte en touche

2. La simplification. Dans sa lettre, la Ministre écrit « avoir à cœur de travailler à simplifier votre quotidien pour vous donner tous les leviers et tous les moyens nécessaires à la réalisation de vos missions »

Le 24 avril 2020, je publiais la chronique : L’orientation, 3 ans après la loi ORE (Orientation et Réussite des Étudiants). La loi du 8 mars 2018 est une des lois-phare de la 1ère année du mandat du Président de la République. Elle prévoit la création d’un Observatoire national de l’insertion. Celui-ci n’est pas encore opérationnel aujourd’hui. Vous avez dit « simplification » ?

Vous avez dit « simplification » ? Le 11 mai 2020, je publiais la chronique ParcourSup piège les bacs pros. Plus ParcourSup propose de formations, plus la plateforme a des effets négatifs sur le devenir des élèves de terminale professionnelle. Le 1er piège est une sorte d’obligation à déposer des vœux de poursuite d’études dans le supérieur, comme si cela allait de soi. Cette année, 95% d’entre eux ont émis un vœu de poursuite, ce qui ne les distingue plus guère des élèves de bac général ou technologique. Les 2ème et 3ème pièges : admettre des élèves qui échoueront majoritairement dans les études supérieures complexifie la gestion des flux.

Vous avez dit « simplification » ? Le 6 novembre 2018, je publiais la chronique :. Regroupements : attention, danger ! Ordonnance sur les regroupements, liée à la loi pour un État au service d’une société de confiance. Elle devrait permettre aux établissements (universités et écoles d’une même territoire) d’expérimenter de nouvelles formes de regroupement. Lire aussi la chronique du 12 octobre 2018 : des rapprochements à la carte.

Lire la suite : les points 3, 4 et 5…

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Univ. Strasbourg, reprise progressive

Texte du communiqué : 5 pages.

    Extraits. Après 8 semaines de confinement, l’Université de Strasbourg renoue partiellement avec une activité en présentiel sur ses différents campus. Après la distribution de 300 000 masques et solutions hydro-alcooliques ce lundi 11 mai et la diffusion des consignes sanitaires la semaine précédente, l’Université de Strasbourg sera accessible  à partir du 12 mai à certains personnels uniquement. Il s’agit en priorité de faire respecter les consignes nationales, d’accompagner tous les acteurs de l’université dans cette période délicate, et d’impulser une reprise progressive de toutes les activités possibles.

    Si le télétravail va perdurer pour une grande partie des agents, des activités de recherche en lien direct avec le CNRS et l’Inserm, certaines activités administratives, la gestion des bâtiments et des chantiers reprendront en présentiel selon un protocole strict respectant les mesures sanitaires et gestes barrière. Ces consignes s’appliquent à tous les personnels de l’université quels que soient leurs missions, professions, statuts. L’Université de Strasbourg reste attentive à toute situation individuelle et notamment aux personnels qui ont été isolés.

    Les étudiants quant à eux poursuivront leurs enseignements à distance, tout comme les évaluations dont les nouvelles modalités ont été récemment validées par la Commission formation et vie universitaire (CFVU).  

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    Qui présidera Bordeaux Montaigne ?

    Trois chroniques de ce 6 mai 2020 sur l’université Bordeaux-Montaigne

    Rappel des résultats des élections aux conseils centraux de l’université de Bordeaux Montaigne (11 et 12 février 2020). Chronique du blog : Deux gagnants ? L’élection du président, par le Conseil d’administration en formation complète (36 membres) devait avoir lieu le 25 mars. Suite à la crise sanitaire, elle a été reportée, un administrateur provisoire a été nommé par le Recteur (chronique à suivre)

    Courriel reçu le 10 mars 2020. Source : un universitaire de Bordeaux Montaigne commente les résultats et prévoit l’élection de Lionel Larré à la présidence.

    « Hier se sont déroulées les élections des quatre représentants extérieurs. Elles ont été favorables à Lionel Larré, qui s’oppose depuis le début de la campagne à l’équipe sortante.

    Quelques chiffres : Lionel Larré disposait chez les enseignants de huit élus (6+2), Patrick Baudry de sept (1+6), Laurent Coste de un.

    Les étudiants ont massivement suivi Lionel Larré : les quatre élus d’une association (rattachée à la FAGE), un élu de l’UNEF ont voté pour lui. Un élu d’extrême gauche a refusé de voter pour qui que ce soit. 5 voix pour Lionel Larré : les étudiants feront l’élection du président.

    Les BIATSS n’avaient pas donné d’indication sur leur vote à l’exception de l’UNSA qui, avant les élections, avaient annoncé qu’ils voteraient Lionel Larré (2 élus). La CGT (1) la FSU (1) ont voté à coup sûr Patrick Baudry, le SGEN (1 élu) sans doute aussi. L’élu dont la liste s’était rattachée à celle de Laurent Coste a voté une fois pour un extérieur présenté par la CGC (qui n’a obtenu que deux voix), trois autres fois pour ceux présentés par Patrick Baudry.

    Les quatre extérieurs institutionnels semblent s’être partagés à part égale, sans que l’on puisse être certains du sens de leur vote. La rumeur ambiante veut que le CNRS et le Conseil Régional aient voté pour les candidats de Patrick Baudry, la mairie de Bordeaux et Bordeaux Métropole pour ceux de Lionel Larré.

    En tout cas, la configuration du CA tel que complétée hier donne des résultats très nets : une élection dès le premier tour pour Lionel Larré.

    L’affaire n’est pas complètement jouée mais il faudrait de bien curieux retournements pour que le résultat final (prévu le 25 mars, hors coronavirus) s’inverse.

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