Archives de Tag: Financements

1773. Le canal de Sète au Rhône

Le canal du Rhône à Sète : décision de la construction en 1773 et fin de l’ensemble des travaux en 1834. Il relie l’étang de Thau à la hauteur de Sète au Rhône à Beaucaire. Au-delà du Thau, il est prolongé par le canal du Midi.

Diaporama de 19 photos.

Cliquer sur les images pour les agrandir
  • republication d’une chronique de 2017 : pour accéder à l’ancienne cathédrale de Saint-Pierre sur l’île de la Maguelone, il faut franchir le canal du Rhône à Sète, en empruntant une passerelle piétonne. Quand un bateau de plaisance se présente, la passerelle est barrée et tourne sur un axe pour permettre le passage.

Un corps d’ingénieurs et une école pour la formation (source : site de l’École Nationale des Ponts et Chaussées)

« En France, la construction des routes, ponts et canaux resta très longtemps de la seule compétence des seigneurs, associations de marchands ou ordres monastiques. Avec Colbert, une politique plus efficace vit le jour, mais les techniciens étaient recrutés au coup par coup.

Il fallut attendre l’année 1716 pour qu’un arrêt crée un corps d’ingénieurs régulièrement appointés : le corps des ingénieurs des Ponts et Chaussées.

La mise en place d’une formation spécifique à ce corps fut décidée par l’arrêt du Roi du 14 février 1747, acte fondateur de l’École.

Jusqu’en 1794, l’École fut marquée par la personnalité de son directeur, Jean-Rodolphe Perronet, à la fois ingénieur, administrateur talentueux et érudit participant à l’élaboration de l’Encyclopédie de d’Alembert et Diderot ».

Histoire de la construction du canal selon Wikipédia

1773. Pour affranchir le commerce entre le Rhône et Sète de la navigation sur le Petit-Rhône, les États du Languedoc décident de construire un canal entre Beaucaire et Aigues-Mortes, en 1773, sur un projet d’Isaac Étienne Grangent, directeur des travaux publics de la province du Languedoc.

1789. Les travaux sont arrêtés. Le canal est terminé à cette date entre Aigues-Mortes et Saint-Gilles.

1798. Le fils, Stanislas-Victor Grangent, a suivi la fin de la construction du canal après sa nomination comme ingénieur en chef des ponts et chaussées du département du Gard, en 1798.

1801. La construction est reprise à la suite de la loi du 25 ventôse an IX (16 mars 1801). Un traité passé le 27 prairial (16 juin 1801) suivant entre le gouvernement et une compagnie Perrochel lui a imposé d’achever la construction du canal entre Beaucaire et Aigues-Mortes, de rectifier et de recreuser jusqu’à 1,50 m au-dessous des basses eaux de la mer le canal de Bourgidou et le canal de Sylvéréal. En contrepartie, la compagnie a les droits de navigation, et de jouissance, pendant quatre-vingts ans, de tous les francs-bords (terrains laissés libres le long des canaux), ainsi que la propriété incommutable et perpétuelle de tous les marais, étangs et palus situés dans le département du Gard, entre Beaucaire, Aigues-Mortes et l’étang de Mauguio appartenant à l’État après la confiscation des biens de l’Ordre de Malte. La réalisation du canal devait se terminer avant le 12 septembre 1806. La dépense était évaluée à 2 500 000 francs.

1806. Les premiers bateaux ont pu passer dans le canal en 1806, mais les travaux ne sont pas terminés.

Poster un commentaire

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, AH. Histoire 19-20èmes siècles, BA. Photos, C. Occitanie (Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon), E. Ingénierie, Architecture, E. Sciences

Canal du Midi. Lenain Garipuy Saget

Le Canal du Midi au 18ème : Lenain (intendant du Languedoc), Garipuy (astronome et inspecteur du Canal), Saget (aménageur de Toulouse et auteur du plan de 1777). Chronologie de l’aménagement et de l’entretien du Canal.

La dynastie des Riquet demeure propriétaire du Canal. Les États généraux du Languedoc sont amenés à le financer davantage. L’influence de l’évêque de Montpellier, neveu du grand Colbert, concurrence celle de l’intendant.

Nougaro, Toulouse, L’eau verte du Canal du midi (Youtube 4’23).

Cliquer sur les images pour les agrandir

1725. Arrêté de la Cour des comptes de Montpellier qui confirme la propriété héréditaire et incommutable du Canal aux Riquet, in André Maistre, Canal royal du Languedoc puis Canal des deux mers, 1666-1819, Privat, 1968, 308 pages. La notion d’intérêt public et son évolution au XVIIIème siècle à propos de la propriété du canal, de 1715 à 1789, pp. 137-149.

Partie 6. Jean Le Nain (1698-1750), baron d’Asfeld par sa femme, intendant du Languedoc.

« À la fin d’avril 1718, Basville fut remplacé dans ses fonctions d’intendant de justice, police et finances en la province de Languedoc, par Louis de Bernage, chevalier, seigneur de Saint-Maurice, Vaux, Chaumont., conseiller d’État.

Le grand mouvement des Cévennes avait été apaisé ; l’administration n’avait plus besoin de la même fermeté dans le premier fonctionnaire de la province,  mais un autre genre de lutte venait de se produire. C’étaient les querelles du jansénisme et mieux du quesnellisme, et tous les regards du parti, durant près d’un demi-siècle, se portèrent, pour recevoir le mot d’ordre, sur Charles-Joachim Colbert (1667-1738), évêque de Montpellier, second fils du marquis de Croissy. L’influence de l’intendant fut presque annihilée par celle de l’évêque, neveu du grand Colbert ».

« Au mois de janvier 1725, Louis-Basile de Bernage (1691-1767), chevalier, seigneur de Saint-Maurice, Vaux, Chassy, conseiller du Roi, maître des requêtes ordinaire, grand-croix de l’ordre de Saint-Louis, prit les rênes de l’administration provinciale qu’il quitta en août 1743, bien que nommé, au commencement de la même année, aux fonctions de Prévôt, des marchands de Paris. Il ne fut guère plus heureux que son père auprès de l’évêque de Montpellier ».

« Jean Le Nain, chevalier, baron d’Asfeld, conseiller du Roi, maître des requêtes ordinaire, succéda, comme intendant de Languedoc, à Bernage de Saint-Maurice, au mois de septembre 1743. Nommé depuis plusieurs mois, il attendit, pour arriver à Montpellier, d’être remplacé à l’Intendance du Poitou. Il mourut le 28 décembre 1750« .

Partie 7. François Garipuy (1711-1782)

« De 1740 à 1752, François Garipuy concilie ses activités professionnelles et celles d’astronome. Mais en 1752, il doit prendre la suite de M. Carney, directeur des travaux publics de la Sénéchaussée de Carcassonne. Il a réalisé le pont du Sommail, près de Sallèles-d’Aude, érigé entre 1770 et 1774. Il a entrepris en même temps le début de la construction du pont de Rieucros permettant à la route reliant Pamiers à Mirepoix de franchir le Douctouyre. C’est son fils, Bertrand Garipuy qui a terminé la construction de ces ponts.

Parmi ses charges, Garipuy doit inspecter le Canal royal du Languedoc. Les États de Languedoc lui demandent même, en 1768, de tracer le plan de ce canal. La carte est achevée en 1771″.

« L’éloignement de François Garipuy contrarie assez nettement ses travaux astronomiques. De surcroît, en 1765, il devient capitoul, ce qui constitue une charge supplémentaire.François Garipuy avait pourtant aménagé un observatoire au-dessus de sa maison, et l’avait garni de nombreux instruments. Mais sa fonction l’empêche fréquemment d’être à Toulouse, lors de phénomènes célestes remarquables. Il tente malgré tout de poursuivre ses travaux et observe parfois loin de son observatoire, comme l’éclipse de Soleil du 1er avril 1764, dont rapporte le compte rendu de Narbonne.

En 1772, François Garipuy démissionne de sa charge en faveur de son fils, Bertrand, qui le seconde parfois dans ses recherches. Les deux hommes sont emportés, en 1782, par l’épidémie de suette qui sévit alors à Toulouse ».

Partie 8. Joseph-Marie de Saget (1725-1782). 1777, Plan de Toulouse et de ses canaux

« Dès 1748, l’intendant du Languedoc, Jean Lenain d’Asfeld, avait demandé à Garipuy de lui fournir des solutions pour améliorer l’aménagement urbain de la capitale du Haut-Languedoc. Les échanges entre l’intendant et son ingénieur avaient abouti au constat qu’un plan de la ville était nécessaire. Il permettrait de mieux appréhender l’espace urbain et les aménagements à y apporter. En effet, les seuls plans alors à disposition n’étaient pas à jour et ne rendaient donc pas pleinement compte de l’espace urbain ».

Poster un commentaire

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, BA. Photos, E. Ingénierie, Architecture, E. Sciences humaines et sociales

Canal du Midi. Riquet Vauban Niquet

Le Canal du Midi au 17ème : Riquet, Vauban, Niquet. Chronologie de la construction et biographies des principaux concepteurs et ingénieurs du Canal.

Diaporama de 29 photos.

Michel Cotte, Le Canal du Midi, Merveille de l’Europe, Les destinées du patrimoine, Belin Herscher, 2003, 193 pages.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Partie 1. Le canal du Midi : édit royal de 1766.

« Le canal du Midi est un canal de navigation à bief de partage qui relie Toulouse à la mer Méditerranée depuis la fin du 17ème siècle. D’abord nommé Canal royal de Languedoc, les révolutionnaires le rebaptisent en 1789 Canal du Midi. À partir du 19ème siècle, le Canal latéral à la Garonne, qui double la Garonne de Bordeaux à Toulouse, prolonge le canal du Midi pour fournir une voie navigable de l’océan Atlantique à la mer Méditerranée : l’ensemble des deux canaux est dénommé Canal des Deux-Mers..

Ouvrage d’art exceptionnel, considéré par ses contemporains comme le plus grand chantier du 17ème siècle, le canal du Midi révolutionne le transport fluvial et la circulation dans le Midi de la France de l’Ancien Régime. Le défi, relevé par Pierre-Paul Riquet, son concepteur, est d’acheminer l’eau de la montagne Noire jusqu’au seuil de Naurouze, le point le plus élevé du canal.

Louis XIV autorise le début des travaux par un édit royal d’octobre 1666. Supervisé par Pierre-Paul Riquet, le chantier dure de 1666 à 1681, sous le contrôle de Jean-Baptiste Colbert« .

Longtemps utilisé pour le transport de marchandises, du courrier et de voyageurs, le canal du Midi est aujourd’hui reconverti au tourisme fluvial. Dès le milieu du 19ème siècle, il a été concurrencé par le train, puis par la route après la seconde guerre mondiale.

Partie 2. Pierre-Paul Riquet (1609-1680), le génial inventeur.  

« Affairiste comme son père, il est pendant de nombreuses années banquier privé, petit puis gros prêteur, puis, aspirant à l’anoblissement, se lance dans un grand projet, la construction du canal du Midi. La légende veut que son père, Francois-Guillaume Riquet, se soit opposé au début du siècle à la construction d’un canal reliant l’Atlantique à la Méditerranée. Le projet de Bernard Arribat, comme tant d’autres, ne parvenait pas à résoudre le problème de l’approvisionnement en eau du canal.

Pierre-Paul Riquet passe cet écueil grâce à sa connaissance de la Montagne Noire environnante et en reprenant le projet de Thomas de Scorbiac, conseiller à la Chambre de l’Édit de Castres dont le père et le grand-père en auraient déjà fait la proposition. Il connait un point de partage (le seuil de Naurouze) déjà identifié par ses prédécesseurs, de part et d’autre duquel les cours d’eau s’écoulent soit vers l’océan Atlantique, soit vers la mer Méditerranée. Riquet y positionne le point culminant du canal, à 48 mètres au-dessus du niveau de la Garonne ».

« Le 15 novembre 1662, Pierre-Paul Riquet propose son projet à Colbert sur l’injonction de l’archevêque de Toulouse, Charles-François d’Anglure de Bourlemont. Il avance des arguments économiques (enrichir le Languedoc, notamment en développant le commerce du blé) et politiques (canal suffisamment large pour faire passer les galères du roi en évitant de passer par Gibraltar, évitant ainsi l’Espagne et les Barbaresques). Quelques mois plus tard, le ministre nomme des commissaires chargés d’étudier la faisabilité de l’ouvrage. Après qu’une rigole d’essai entre le torrent de l’Alzeau, sur le versant méridional de la Montagne Noire, et le seuil de Naurouze a été réalisée avec succès, une première tranche des travaux est confiée par Colbert à Riquet (édit royal d’octobre 1666 qui décrète le début des travaux au 1er janvier 1667). Pierre-Paul Riquet est dès lors anobli par lettre de relief de dérogeance du 20 novembre 1666 puis maintenu noble en 1670.

Durant toute la durée des travaux, et profitant de sa fonction de fermier général des Gabelles de Languedoc et Roussillon, Riquet investira sur ses fonds propres deux millions de livres, sur un projet estimé entre 17 et 18 millions de livres de l’époque et qui constitue le deuxième chantier du royaume après celui du château de Versailles. En contrepartie, il reçoit les droits de péage du canal et bénéficie des retombées des échanges commerciaux, ce qui ne l’empêche pas d’être fortement endetté (en raison des retards de paiement de Colbert, les finances de l’État en guerre étant au plus bas), à tel point qu’à sa mort ses héritiers devront vendre la moitié de leurs parts du canal.

Lorsque son ouvrage est mis en doute, Riquet fait preuve d’une étonnante ténacité, allant jusqu’à désobéir aux ordres de Colbert. Ainsi, il n’hésite pas à détourner des ouvriers pour faire percer, malgré les ordres royaux, l’improbable tunnel de Malpas près de Béziers.

L’audace de Pierre-Paul Riquet n’est pas seulement technique, il s’entoure d’hommes compétents comme François Andréossy, son cartographe et dessinateur technique. Il est aussi le premier à instituer la mensualisation des salaires et une mini sécurité sociale pour ses ouvriers (même malades ou s’il pleuvait, ils étaient payés) afin de les fidéliser ».

Poster un commentaire

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, AF. Histoire 16-17èmes siècles, BA. Photos, C. Occitanie (Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon), E. Ingénierie, Architecture

Sylvie Retailleau, ministre de l’ESR

Toutes les chroniques d’Histoires d’universités sur Sylvie Retailleau, nommée ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche le 20 mai 2022, après avoir été Présidente de l’université Paris-Sud Orsay (2016-2020), puis présidente de l’Université Paris-Saclay (2020-2022), créée par le décret du 5 novembre 2019.

Biographie de Sylvie Retailleau sur le site du MESR.

Commentaires fermés sur Sylvie Retailleau, ministre de l’ESR

Classé dans AA. Universités : billets d'humeur, C. Ile-de-France

De + en + d’étudiants dans le SUP

L’État de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en France (MESRI, 13/05/2022)

« Cette publication constitue un état des lieux annuel et chiffré du système français, de ses évolutions, des moyens qu’il met en œuvre et de ses résultats, en le situant, chaque fois que les données le permettent, au niveau international ».

Bref commentaire : cette publication du Ministère de tutelle observe le « verre à moitié plein » plutôt que le « verre à moitié vide ». Extraits du résumé.

Le nombre d’étudiants progresse vivement : + 9 % sur les seules 5 dernières années

« Selon les résultats de la session 2020 du baccalauréat, en raison d’un fort taux de réussite lié aux conditions exceptionnelle de la crise sanitaire du COVID-19, 723 000 candidats ont obtenu le baccalauréat (fiche 07). Le nombre de bacheliers retrouve un niveau inférieur, mais cependant encore élevé, en 2021 avec 687 200 bacheliers.

La part d’une génération ayant le bac, qui a dépassé 60 % en 1995, atteint 87,0 % en 2020. La quasi-totalité des bacheliers généraux et trois quarts des bacheliers technologiques s’inscrivent dans l’enseignement supérieur ; pour les bacheliers professionnels, dont une majorité se dirige d’emblée vers la vie active, le taux d’inscription dans l’enseignement supérieur est certes inférieur mais il a nettement progressé en 10 ans pour atteindre 43 % en 2020″.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Des dépenses en faveur de l’enseignement supérieur légèrement supérieures à la moyenne de l’OCDE

« La crise sanitaire a provoqué en 2020 la fermeture des établissements pendant plusieurs semaines. Elle a également affecté le budget de l’État et le PIB. À prix constants (c’est-à-dire corrigé de l’inflation), en 2020, les dépenses de la collectivité nationale pour l’enseignement supérieur sont donc en recul de 0,8 % par rapport à 2019. La collectivité national a ainsi dépensé 33,8 milliards d’euros (Md€) pour l’enseignement supérieur en 2020 (fiche 01). Cette dépense a connu une forte croissance depuis 1980 : elle a été multipliée par 2,8 (en prix constants).

En 2020, la dépense moyenne par étudiant s’élève à 11 580 euros. Elle est un peu supérieure à la dépense moyenne pour un lycéen (11 140 euros en 2020). Depuis 2014, la dépense moyenne par étudiant s’est contractée à un rythme de – 1,4 % par an en moyenne, sous l’effet de la vive progression des effectifs étudiants. Ainsi, la dépense moyenne par étudiant s’est réduite de près de 4,3 % en cinq ans, alors même que le nombre d’étudiants inscrits progressait de près de 6,8 %.

Sa progression est néanmoins forte sur longue période, avec une croissance de 33 % depuis 1980. Le coût par étudiant est différent selon les filières de formation : il varie de 10 440 euros en moyenne par an pour un étudiant d’université jusqu’à 15 730 euros pour un élève de CPGE. Le différentiel s’explique en grande partie par le taux d’encadrement pédagogique ».

Une amélioration sensible de la réussite à l’université

« La réussite dans l’enseignement supérieur est fortement influencée par les antécédents scolaires des étudiants. C’est notamment vrai pour la Licence générale, le DUT ou le BTS et a fortiori pour la Première année commune aux études de santé, en vigueur jusqu’à la réforme intervenue en 2020 (fiche 21). À l’exception de la Licence professionnelle où le bac d’origine a peu d’influence sur la réussite, les bacheliers généraux réussissent mieux que les bacheliers technologiques et professionnels.

Seuls 46,3 % des étudiants de Licence obtiennent leur diplôme en 3, 4 ou 5 ans (fiche 22). Mais la réussite en Licence continue sa progression cette année encore avec un taux de réussite en 3 ans pour la cohorte des bacheliers 2017 qui s’établit à 32 % en progrès de près de 3 points. Ces taux encore relativement faibles sont liés pour l’essentiel aux abandons à l’issue de la première année de Licence, le cas échéant suivis d’une réorientation vers d’autres filières de formation .

La réussite des bacheliers généraux en Licence en 3, 4 ou 5 ans est plus de deux fois plus élevée (56,7 %) que celle des bacheliers technologiques (20,3 %) ou que celle des bacheliers professionnels (8,1 %). L’assiduité des étudiants est déterminante dans leur réussite. Ainsi 58 % des étudiants témoignant d’une assiduité minimale en L1 passent en deuxième année.

Il est encore trop tôt pour évaluer complètement les conséquences sur la réussite du contexte de crise sanitaire mais on peut déjà constater une forte progression du passage de première en deuxième année de licence à la rentrée 2020″.

Chronique critique, 23 mars 2021 : Enquête CPU sur la réussite. Honte !

Moins de recrutements d’enseignants-chercheurs (professeurs et maîtres de conférences des universités).

Commentaires fermés sur De + en + d’étudiants dans le SUP

Classé dans AA. Universités : billets d'humeur

26 évènements en 1749

26 évènements en 1749. Suite des chroniques sur le 18ème siècle, année par année.

Entre la guerre de succession d’Autriche (1740-1748) et la guerre de Sept ans (1756-1763), des volontés de réformes centralisatrices. Réforme fiscale en France, réforme institutionnelle en Autriche, création d’un cadastre en Espagne pour fixer le montant des impôts directs. Début des antagonismes provinciaux avec les États de Bretagne.

France.   Le vingtième est un impôt établi par le contrôleur général des finances Jean-Baptiste de Machault d’Arnouville, par lit de justice le 19 mai 1749, pour remplacer le dixième. Il désire établir un impôt direct touchant l’ensemble de la population (tiers-état, nobles et clergé) dont le montant correspond à 5 % (1/20) des revenus. Visant à amortir les dettes du Royaume, le vingtième entre en vigueur le 19 mai 1749, le jour même de son enregistrement, tandis que l’édit pour la suppression du dixième ne sera établi qu’à compter du 1er janvier 1750.

Autriche. Haugwitz reforme les institutions en séparant les affaires administratives de l’exercice de la justice : il crée un directoire administratif divisé en sept sections qu’il préside et une cour suprême présidée par le chancelier d’Autriche Seilern. L’administration et le financement de l’armée sont centralisés.  

Espagne. Ferdinand VI met en place un cadastre en Castille dans le but de remplacer les recettes provinciales par une contribution unique.

Huit Chroniques du blog

Fiscalité : création du vingtième par Machault d’Arnouville

Le Comte d’Argenson (1694-1764). Au renvoi de Maurepas, il se voit confier le département de Paris. Il fait dresser les plans des Champs-Élysées et de la place Louis XV.

Première variolisation à Genève. Les banquiers ont inventé un système de rentes viagères, limitant les risques financiers de la variolisation des enfants et intitulé Les Immortelles.

Diderot emprisonné au château de Vincennes (24 juillet au 3 novembre).

Mort d’Émilie du Châtelet.

Émilie du Châtelet, mathématicienne et philosophe, et qui fut un moment  la maitresse de Voltaire, est inhumée sous une dalle noire, dans l’église Saint-Jacques de Lunéville.

Couvent des Récollets (Strasbourg), édifié entre 1746 et 1749 par les architectes Gaspard-Théodore Rabaliatti et Charles Hiski.

La maison des Imlin, dynastie d’Orfèvres, 30 place Kléber (Strasbourg).

Chronologie 1749, mois par mois : 26 évènements.

4 janvier. Victoire navale des corsaires de Tripoli sur Venise au combat de Céphalonie.

8 janvier : naufrage de l’Amsterdam près de Hastings en Angleterre à la suite d’une tempête, lors de son premier voyage.

mars : rapprochement diplomatique entre l’Autriche et la France lors d’une Conférence secrète avec Königsegg, grand maître de la cour, Khevenhüller, grand chambellan, Bartenstein et Kaunitz.

23 avril. Charles Alexandre de Lorraine entre à Bruxelles après le départ des Français le 28 janvier.

24 avril : disgrâce du ministre de la Marine Maurepas, soupçonné de « poissonnade » contre Madame de Pompadour.

30 avril : Rouillé succède à Maurepas comme secrétaire d’État de la Marine

Commentaires fermés sur 26 évènements en 1749

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, AA. Le 18ème, année par année, E. Arts Lettres Langues, E. Droit et Sciences politiques, E. Economie Gestion, E. Sciences

Diffusion des nouvelles technologies

Les Structures de diffusion de technologies. Source : MESRI, 23 avril 2022. Version Pdf. Chronique qui entre dans la rubrique du blog : Universités, billets d’humeur.

Cliquer sur les images pour les agrandir

23 avril 2022, veille du second tour de l’élection présidentielle. Les Françaises et les Français ont autre chose à penser que la labellisation de structures. Structures anciennes et labels nouveaux. Labels nouveaux mais sans annonce de financements additionnels. Toujours plus de structures pour la recherche et l’innovation ! Celles qui existent sont devenues pléthoriques, au fil de sédimentations qui se recouvrent depuis plus de 80 ans. Lire également ma chronique du 1er avril 2022 : R&I sous le quinquennat de Macron.

Les acronymes choisis et dont les consonnes sont proches (CDT, CRT, PFT) ne franchiront que difficilement la barre de la mémorisation.

La PFT Plastinnov, IUT de Moselle-Est (Université de Lorraine) a été créée en… 2002.

Selon le MESRI, il y aurait « 203 structures labellisées de transfert et de diffusion technologiques, actives au 1er janvier 2022 et réparties sur tout le territoire ». Sur tout le territoire ? Pas vraiment.

Comment ces structures se sont-elles financées à l’origine ? Quels sont aujourd’hui leurs moyens humains et financiers ? L’article en ligne de Jean-Pierre Collignon retrace l’histoire des plateformes technologiques jusqu’en 2014.

Texte intégral diffusé par le MESRI. « La diffusion des nouvelles technologies dans le tissu des PME traditionnelles, ne disposant pas de service R&D, est moins évidente que le renforcement des partenariats entre les laboratoires publics et les grands groupes dotés de services de R&D ou des jeunes entreprises issues de la recherche. Elle exige une spécialisation, une qualité de service et des moyens humains dédiés au transfert et à la diffusion technologique permettant de faciliter les liens entre le monde académique et le tissu des PME« .

Commentaires fermés sur Diffusion des nouvelles technologies

Classé dans AA. Universités : billets d'humeur, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), E. Sciences

R&I sous le quinquennat de Macron

2017-2022. Recherche et Innovation sous le quinquennat d’Emmanuel Macron. Chroniques critiques d’Histoires d’universités : chroniques sur la Recherche, chroniques sur le Doctorat (tableaux statistiques : page 2). En fin de chronique, commentaires de fiscalistes sur la loi de finances 2022.

21 mars 2017. Guide Crédit Impôt Recherche

Guide du Crédit Impôt Recherche (CIR). Cette niche fiscale va-t-elle désormais de soi ? Le guide précise les modalités d’application du crédit d’impôt recherche. dispositif qui a été étendu à certaines dépenses d’innovation, hors R&D, afin de renforcer la compétitivité des PME françaises.… Lire la suite →

 3 mai 2017. Impact du CIR ? On ne sait pas !

Études d’impact du crédit d’impôt recherche (OFCE). Il est intéressant de lire la conclusion de cette revue de la littérature académique. Il faut, en premier lieu, observer qu’elle est basée sur des données comptables et fiscales qui ne sont pas de la dernière fraicheur ! La conclusion peut être ainsi résumée : Impact du CIR ? On ne sait rien de sérieux ! Et pourtant, chaque année qui passe, l’État y consacre des milliards d’euros… Lire la suite →

14 novembre 2017. Le CIR en 2018 : 5,5 Mds €

Projet de loi de finances 2018 en vue du débat à l’Assemblée nationale, Recherche et Enseignement supérieur, Rapporteure, Mme Amélie de MONTCHALIN, députée. Le principal instrument de l’État pour accroître la R&D des entreprises est le Crédit Impôt Recherche dont l’ampleur place la France en tête des pays de l’OCDE (pages 45 à 49).… Lire la suite →

30 mai 2018. Les 40 milliards du CIR : impact ?

Cour des Comptes, Rapport sur la Mission MIRES, Note d’analyse de l’exécution budgétaire 2017, 112 pages. Analyse des effets du Crédit Impôt Recherche (pp. 66 et suivantes) : 40 milliards d’euros de dépense fiscale de 2008 à 2017. Quelle efficacité du CIR sur l’évolution de la dépense intérieure de recherche et développement des entreprises ? La Cour des comptes avoue ne pas savoir.… Lire la suite →

22 février 2019. Les démolisseurs de la recherche

Délégation de RogueEsr, reçue à l’Élysée, au siège du CNRS et au Ministère de l’ESRI. 50 postes rétablis au CNRS dès cette année, soit 5 millions d’euros par an : « cette demande de RogueESR était si minime rapportée au budget d’une nation aussi riche que la France, si ridicule rapportée au 5,5 milliards annuels du CIR), mais c’était déjà trop. Notre démarche aura au moins eu le mérite de montrer que la volonté politique d’en finir avec l’emploi scientifique pérenne est indiscutable »… Lire la suite →

15 mars 2019. Docteurs : impact du CIR ?

Voici enfin de nouveaux résultats sur l’impact du Crédit Impôt Recherche (CIR) ! Le CIR, c’est une dépense fiscale d’environ 6 milliards d’euros, soit les trois cinquièmes de l’ensemble des aides publiques à l’innovation… Lire la suite →

3 juillet 2019. Vous avez dit Campus d’innovation ?

Jean-Lou Chameau, membre de l’Académie des technologies, Rapport de la Mission sur les campus d’innovation. Je me suis dit que répéter les mêmes choses depuis des années ne servait à rien : ce rapport est déjà oublié dans les tiroirs. Il ne peut en être autrement car il n’essaie même pas de définir Innovation et donner une vision un peu réaliste de ce qu’est ou pourrait être un Campus d’innovationLire la suite

Septembre 2020. Évaluation des effets du dispositif Cifre sur les entreprises et les doctorants participants, Institut des Politiques publiques.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Avril 2021. Évolution du nombre de doctorats et de docteurs.

Commentaires fermés sur R&I sous le quinquennat de Macron

Classé dans AA. Universités : billets d'humeur, E. Droit et Sciences politiques, E. Economie Gestion

SUP privé. Frais de scolarité

Août 2021. Dans la cale 2 de l’île de Nantes, 10ème édition de l’expo de l’École de Design Nantes Atlantique.

Diaporama : 16 photos de l’exposition.

Cliquer sur les images pour les agrandir

1 janvier 2022, l’École de Design Nantes Atlantique est labellisée EESPIG. A ce titre, elle contractualise avec l’État : elle bénéficie d’un financement annuel de 587 euros par élève, montant bien inférieur au coût de la formation.

Des frais élevés de scolarité en sont la conséquence inéluctable. Qu’en résulte-t-il du point de vue du recrutement ? Deux possibilités pour les étudiants sélectionnés : avoir des parents qui ont les moyens financiers, emprunter auprès d’une banque. Les bourses obtenues sur critères sociaux ne couvrent le coût des études. Les contrats en alternance ne sont possibles qu’à partir de la 3ème année post-bac.

Octavio Castillo, stage de fin d’études 2020

L’École fournit quelques données pour l’accès à l’emploi de la promotion 2018 de Master : 31 150 euros en brut annuel, un an après l’obtention du diplôme, soit à peine plus de 2 000 euros nets par mois. Combien de temps faudrait-il aux diplômés emprunteurs durant trois à cinq années pour rembourser la banque ? Le crac boursier dû aux emprunts étudiants non remboursés est évoqué depuis quelques années. Les banques limitent leurs risques au maximum.

DN MADE, Diplôme National des Métiers d’Arts et du DEsign, Architecture de l’habitat et aménagement commercial.

Apprentissage et Voie scolaire, Enseigné en français, Nantes / En entreprise

Majeure Espace
Spécialité Architecture de l’habitat et aménagement commercial
Mineure Objet

Diplôme national Bac+3 en design d’espace, 2 années en voie scolaire et 1 année de perfectionnement en apprentissage, ou en voie scolaire en anglais

Nombre de candidats admis : 30

Frais de scolarité

Commentaires fermés sur SUP privé. Frais de scolarité

Classé dans AA. Universités : billets d'humeur, BA. Photos, C. Pays de Loire, E. Economie Gestion, E. Ingénierie, Architecture

Financement public du SUP privé

Le Financement public des Établissements d’Enseignement Supérieur Privé d’Intérêt Général (EESPIG) n’est ni nouveau, ni important : moins de 100 millions d’euros par an, soit moins de 600 euros par étudiant ; il est, de plus, en baisse car il doit être partagé entre un plus grand nombre d’étudiants (chronique Forte croissance du SUP privé). La Fédération de ces établissements demande de le porter à 10% de celui d’un étudiant du Public.

Plus important que cette somme symbolique est le Label donné par l’État, et donc la reconnaissance et la contribution d’une partie du Supérieur privé aux missions de l’enseignement supérieur.

Il en résulte que les EESPIG doivent impérativement trouver d’autres financements que celui de l’État : fonds de l’alternance, droits d’inscription élevés (chronique à suivre).

L’exécution du contrat signé entre l’État et chacun des EESPIG est soumise à évaluation du HCERES. Le document pour l’autoévaluation des établissements pour la campagne 2022-2023 a une partie dédiée aux EESPIG. Je n’ai par contre pas trouvé en ligne les rapports d’évaluation issus des campagnes antérieures.

Source de cette chronique. https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/rapports/cion_fin/l15b4524-tiii-a33_rapport-fond.pdf. Extraits du rapport fait AU NOM DE LA COMMISSION DES FINANCES, DE L’ÉCONOMIE GÉNÉRALE ET DU CONTRÔLE BUDGÉTAIRE sur le projet de loi de finances pour 2022, par M. Laurent SAINT-MARTIN, Rapporteur général, député.

ANNEXE N° 33, RECHERCHE ET ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR : ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET VIE ÉTUDIANTE. Rapporteur spécial : M. Fabrice Le VIGOUREUX, député.

B. Une stabilisation des crédits destinés aux établissements D’ENSEIGNEMENT PRIVÉS, QUI DOIT SE RETROUVER EN EXÉCUTION

« La hausse des effectifs étudiants des établissements d’enseignement supérieur privé d’intérêt général rendait nécessaire une augmentation de la dotation qui leur est versée. Portée par le rapporteur spécial, cette recommandation a prospéré dans le budget 2021 et doit se vérifier à nouveau au cours de l’exercice 2022 ».

1. Une hausse de la subvention demandée de longue date

« Le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation soutient financièrement les 64 associations de gestion supports des 65 établissements d’enseignement supérieur privé d’intérêt général (EESPIG) ainsi que les 4 associations qui assurent la formation initiale des enseignants des établissements d’enseignement scolaire privés sous contrat ».

Les établissements d’enseignement supérieur privé d’intérêt général (EESPIG)

Cliquer sur les images pour les agrandir

« La qualification d’EESPIG a été instaurée par la loi du 22 juillet 2013 relative à l’enseignement supérieur et à la recherche (Loi Fioraso, chapitre II, Article L 732). Elle distingue les établissements d’enseignement supérieur privés à but non lucratif ayant une participation active aux missions de service public de l’enseignement supérieur : associations, fondations reconnues d’utilité publique, syndicats professionnels.

Des contrats pluriannuels sont conclus avec chacun des 59 EESPIG, qui reçoit par ce biais un soutien financier du MESRI. Ces contrats rendent compte des engagements des établissements sur les priorités nationales en matière d’enseignement supérieur (formation, recherche, politique sociale, internationalisation, vie étudiante etc.).

Comme en 2021, le soutien du ministère aux établissements d’enseignement privé s’élève dans ce budget 2022 à 93,8 millions d’euros, en augmentation de 9 millions d’euros par rapport à la loi de finances initiale pour 2020.

Le rapporteur spécial se félicite de cette hausse qu’il avait appelée de ses vœux dans ses précédents rapports.

Les EESPIG font en effet face à une augmentation importante de la démographie étudiante depuis plusieurs années : + 88 % entre 2010 et 2020, pour un total en 2020 de plus de 115 000 étudiants, soit 4 % des effectifs totaux des étudiants de l’enseignement supérieur. Entre 2015 et 2020, les EESPIG ont accueilli 41 % d’étudiants supplémentaires, à périmètre d’établissement quasi constant. Quant aux associations assurant la formation initiale des enseignants, les effectifs ont augmenté de 63 % depuis 2013, pour un total de 4 603 étudiants.

La dotation par étudiant des EESPIG a ainsi connu un déclin de près de 50 % entre les années universitaires 2007-2008 et 2020-2021, passant de 1 131 euros à 587 euros ».

2 Commentaires

Classé dans AA. Universités : billets d'humeur