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Gustave Eiffel, université de papier

Suite des chroniques du :

Créée officiellement le 1 janvier 2020, l’université Gustave Eiffel n’existera que sur le papier, tant que les sites Web des deux établissements, objets de la fusion (Paris-Est Marne-la-Vallée et IFSTTAR), ne seront pas fermés. Trois sites pour un seul établissement, c’est deux de trop.

La nouvelle université fait état, sur son site, de trois organigrammes, mais ceux-ci n’ont aucune valeur juridique (cf; page 2 de cette chronique).

La gouvernance prévue par les statuts – législatif et exécutif – n’est en effet pas encore en place ; elle devait l’être avant le 30 juin 2020 mais la fermeture de la pseudo-université jusqu’en septembre ne permettra pas l’élection de 15 des 35 membres du conseil d’administration avant l‘automne. Pas de chance pour cette université fantôme ; la pandémie Covid-19 la fait naître sous de mauvais auspices. Et ce en dépit de la formidable énergie humaine qui a été déployée, largement en vain.

En page 1 de cette chronique, je reviens sur le décret fondateur du 13 décembre 2019, et en particulier sur les dispositions transitoires et finales, sur la composition du Conseil d’administration.

Historiquement, les statuts de Gustave Eiffel ouvrent une ère nouvelle, celle de la suppression de la collégialité universitaire, celle d’une gouvernance composée très minoritairement d’élus de l’établissement et en particulier d’élus enseignants.

Article 8. Composition du conseil d’administration

Le conseil d’administration est composé de 35 membres, dont au moins la moitié dispose d’une expérience dans le milieu académique :
1° Le président.
Quinze élus disposant chacun d’un suppléant :
– cinq représentants des professeurs d’université, directeurs de recherche et assimilés au sens de l’article 11 des présents statuts ;
– cinq représentants des autres enseignants, maitres de conférences, chargés de recherche et assimilés au sens de l’article 11 des présents statuts ;
– trois représentants des autres personnels ;
– deux représentants des usagers.

Les 10 représentants des enseignants sont moins nombreux que les 11 membres de droit, représentants de ministères, de collectivités territoriales, de grands organismes, d’instances économiques (chapitre 2 du décret, article 8)

Les enseignants ne seront plus en position de gouverner l’établissement.

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Aucun semestre ne sera neutralisé

Suite de la chronique Pour ou contre le 10 améliorable

Pierre Mutzenhardt, Président de l’Université de Lorraine, Communiqué du 14 avril 2020.

  • Photos du siège de la présidence de l’université de Lorraine, cours Léopold à Nancy. 14 photos de juin 2010 quand les 3 universités de Lorraine n’étaient pas encore fusionnées et formaient un Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES).

Le Président de la République a également annoncé que le Gouvernement précisera pour chacun la bonne organisation qui sera nécessaire, en particulier pour les examens et les concours. Ces annonces nous concernant plus particulièrement devraient avoir lieu cette semaine. 

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Les modalités de contrôle des connaissances seront arrêtées cette semaine à l’issue des travaux des conseils de collégiums permettant l’organisation de la première session à distance pour l’ensemble des formations. Nous devrions recevoir dans les jours qui viennent des informations plus précises de la part du ministère qui pourraient avoir un impact sur la seconde session des examens et sur l’organisation des concours. Nous savons que nos étudiants sont en attente d’une réponse rapide mais également la plus précise et définitive possible. C’est pourquoi, nous adresserons aux composantes et collégiums une note complète dans le courant de la semaine prochaine.

La crise sanitaire que nous traversons nous conduit à exercer autrement nos missions de formation et de recherche, différemment, mais certainement pas à les arrêter. Dans tous les domaines de formation, les équipes pédagogiques et administratives ont travaillé à l’aménagement des modalités de contrôle des connaissances dans le cadre des ordonnances nationales relatives à l’état d’urgence sanitaire et des dispositions adoptées par le Conseil de la Formation le 24 mars dernier.

Aucun semestre ne sera « neutralisé », de même que toute pratique contraire à l’esprit de nos missions ne pourra être acceptée. Partout dans l’établissement, les équipes ont travaillé à la mise en place de modalités de contrôle adaptées, à distance et en s’appuyant sur le contrôle continu déjà réalisé. J’appelle ici solennellement les présidents de jury à la plus grande bienveillance et à notamment porter attention à ce que ces circonstances exceptionnelles d’évaluation ne portent pas préjudice aux étudiants, notamment celles et ceux qui sont dans une situation particulièrement difficile.

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ESR Aquitaine : le grand gâchis

Décret n° 2020-239 du 12 mars 2020 portant dissolution de la Communauté d’universités et établissements d’Aquitaine

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10 ans de regroupements d’établissements d’Enseignement Supérieur et de Recherche en Aquitaine. 10 ans de gâchis humains, matériels et financiers, rappelés et commentés dans ma chronique du 28 octobre 2019, Fusion. Bordeaux sans Humanités

Histoire de l’université racontée sur le site de l’Université de Bordeaux fusionnée. Le point faible de la fusion bordelaise : une fusion partielle. Trois établissements l’ont refusée (Bordeaux 3 Michel de Montaigne, Sciences Politiques, Institut Polytechnique de Bordeaux). Un établissement a été tenu à l’écart, l’université de Pau et des Pays de l’Adour.

Créée par décret le 3 septembre 2013, quelque 573 ans après sa création originelle en 1441, l’université de Bordeaux retrouve son unité. De l’université de Bordeaux médiévale à celle du XXIème siècle, retour sur une longue histoire…

2009. Succès du projet bordelais à l’appel d’offre Opération Campus (475 millions d’euros de dotations en capital, alloués par l’État),

2012. Au bout d’un an de chantier, les deux écoles choisissent de ne pas aller jusqu’au bout du processus de fusion, tout en réaffirmant leur volonté de trouver une place dans le contexte de la politique du site universitaire bordelais.

2012. Investissements d’avenir. Le projet porté par les universités de Bordeaux est labellisé IDEX. Dotation en capital : 700 millions ».

2014. Créée par décret le 3 septembre 2013, l’université de Bordeaux naît officiellement le 1er janvier 2014. Mon Commentaire de blogueur. L’université de Bordeaux regroupe les universités de Bordeaux 1, Bordeaux 2, Bordeaux 4. Bordeaux 3 Montaigne, l’université des Humanités, a rejeté la fusion. Quant à l’université de Pau et des Pays de l’Adour, on ne lui a rien demandé. En aucun cas, l’université de Bordeaux ne peut se présenter comme l’université de la Région Aquitaine et encore moins de la Grande Région Nouvelle Aquitaine.

2015 (mars). Naissance de la COMUE Aquitaine

« Héritière du Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur de Bordeaux, les statuts de la Communauté ont été adoptés par ses six membres, approuvés par le décret n° 2015-281 du 11 mars 2015 et publiés au journal officiel de la République Française ».

2017 (décembre), source News Tank Higher Education. Manuel Tunon de Lara, président de l’université de Bordeaux : La Comue Aquitaine est une création artificielle, conçue comme une ombrelle dont on pouvait attendre qu’elle joue un rôle si elle réussissait à mettre en relation les établissements de toute la nouvelle région Aquitaine. Or elle n’a pas su jouer ce rôle ». Le 15 décembre 2007, le CA de l’université de Bordeaux décide d’engager une procédure afin de quitter la Comue.

2018 (18 janvier). Tunon de Lara, réélu président de l’université de Bordeaux par 23 voix contre 13 pour Renaud Coulangeon. Chroniques sur cette réélection (cf. image finale)

Commentaires dans ma chronique. Les personnels et les étudiants de l’université de Bordeaux devront rappeler constamment au président réélu par le Conseil d’administration que la liste qui le soutenait, lors des élections aux conseils centraux, a recueilli moins de 25% des voix des personnels enseignants inscrits sur les listes électorales. Le président de l’université de Bordeaux est donc un « mal élu ». L’oubliera-t-il ?

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Lyon 1. Des élections pour rien ?

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pourquoi organiser des élections aux conseils centraux de Lyon 1 Claude Bernard (elles ont eu lieu le 6 février 2020 : résultats dans la chronique à suivre) et à la présidence de cette université (elle aura lieu le 9 mars 2020) quand on sait d’avance que les mandats des administrateurs et du président seront écourtés, à cause du projet d’Université cible ?

Pourquoi la nécessite d’élections ? Les deux schémas ci-dessous illustrent un contexte et un calendrier inédits dans l’histoire des universités françaises.

  • Nécessité d’élections parce que les mandats des administrateurs et du président sortant, Frédéric Fleury, sont arrivés à échéance.
  • Nécessité d’élections parce que le projet de statuts de l’Université cible n’a pas été voté en décembre 2019, entrainant l’impossibilité de publier au 1er janvier 2020 le décret créant la dite-université.
  • Pour éviter une vacance de gouvernance, il aurait donc fallu que le ministère nomme un administrateur provisoire à Lyon 1. Il ne l’a pas fait.
  • Nécessité d’élections parce que le projet d’Université cible peut encore évoluer parce qu’il n’est pas encore clair pour toutes et tous, et en particulier pour les deux candidats qui s’affrontent pour accéder à une présidence de courte durée : Frédéric Fleury, président sortant, et le virologue Bruno Lina veulent encore débattre, le gagnant espérant pouvoir peser davantage sur les votes des administrateurs pour mettre en œuvre « son université cible à lui ».

Un autre évènement important s’est imposé à Université Lyon 2020, obligeant ces élections ubuesques : c’est l’IDEX Université de Lyon. Le schéma ci-dessus en indique le très long calendrier, faute d’accord au fil du temps entre toutes les parties a priori concernées : labellisation en février 2017 mais il a fallu attendre décembre 2018 pour parvenir à l’accord de Consortium. En 2019, Lyon 2 Louis Lumière a maintenu son hostilité à la fusion. L’INSA Lyon s’est retiré du projet d’université-cible en fin d’année 2019.

Contre toute attente, le gouvernement, sur avis du jury international, a confirmé, le 28 novembre 2019, la labellisation de février 2017. La cohérence aurait été que le jury y fût hostile puisque Lyon 2 et l’INSA Lyon étaient sortis du projet.

Deux communiqués commentent l’avis favorable. Le 1er est de la-dite Université de Lyon 2020, le 2nd émane de Frédéric Fleury, président sortant de Lyon 1. Le 1er ne précise pas une chose importante : laquelle ! Quiz en 5 secondes !

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Présidente F. Blaise, 2012 à 2017

7 février 2020. Sale temps pour les Recteurs. Conseil des ministres du 5 février 2020 : six mesures d’ordre individuel (nomination ou promotion de rectrices et recteurs d’académie)

  • Promotion pour Fabienne BLAISE, rectrice de l’académie de Grenoble, nommée rectrice déléguée pour l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation de la région académique Grand Est.

I. 2012-2016. Premier mandat de Fabienne Blaise à la présidence de l’Université de Lille 3 Sciences Humaines et Sociales

17 mai 2012. Présidente Fabienne Blaise, élue le 12 mai 2012 à l’âge de 55 ans. Son blog. CV Université de Lille jusqu’à 2012. Un CV de cette époque

Née à Valenciennes en 1957, elle est professeur en langue et littérature grecque depuis 2007 et directrice de la Maison européenne des sciences de l’homme et de la société Lille Nord de France depuis 2008.

Extraits de la chronique. La trajectoire qui a mené Fabienne Blaise à la présidence de Lille 3 est tout à fait atypique. Elle n’a été ni vice-présidente de l’université, ni membre d’une équipe présidentielle, ni directeur de composante, ni même élue dans un conseil central. Son expérience en matière de responsabilités est pourtant imposante tant au niveau local que national et ce depuis de nombreuses années, surtout dans le champ de la recherche à la direction de l’UMR Savoirs et Textes, de l’édition et de la valorisation des Humanités.

Mais pourquoi donc candidater à la présidence d’une université alors qu’on est devenu enfin professeur et surtout quand on est directrice d’une MSH ? Fabienne Blaise l’explique avec une grande honnêteté et tonicité dans sa profession de foi. « La situation actuelle m’oblige à cette décision, au nom de tout ce que m’a apporté notre communauté universitaire. Depuis quelques années, j’observe en effet avec inquiétude l’évolution de l’université Lille 3« .

Les objectifs du mandat présidentiel : « relever le défi de structurer la recherche en sciences humaines et sociales dans la région…, peser fermement dans la constitution de l’université de Lille…, défendre une ligne claire, où la recherche interdisciplinaire et sur programme ne doit pas faire oublier qu’elle ne peut exister sans recherche disciplinaire forte et sans soutien ferme et récurrent aux laboratoires…, concevoir recherche, formation et devenir des étudiants comme indissociables ».

« J‘ai appris que rien ne peut se faire si l’on n’accepte pas de s’exposer – même si cela nous met parfois en danger – en énonçant ses modalités d’action, au sein de son équipe et au-delà de cette équipe. C’est là, selon moi, assumer ses responsabilités de présidente sans tomber dans la personnalisation à laquelle incite la loi LRU ». Courage Présidente Blaise !…

Juin 2012. Mensuel du SneSUP, n°606, page 20. Une présidente à Lille 3. « Nous avons présenté des listes communes dans les collèges A ,B et C. La liste SNESUP-SGEN-CFDT est arrivée largement en tête dans les deux collèges enseignants, et nous avons également obtenu un élu dans le collège BIATOS, ce qui donnait à cette alliance 12 sièges sur 22 au CA ».

« Fabienne Blaise est syndiquée de longue date au SNESUP. Elle était bien connue de la section, puisqu’elle a fait la majeure partie de sac arrière dans notre établissement. Agrégée de Lettres depuis 1991, élève du philologue Jean Bollack, elle est devenue professeure de langue et littérature grecques en 2007, après avoir été recrutée comme maître de conférences en 1995″.

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Gustave Eiffel, Université fantôme

Fondée par le décret du 15 décembre 2019 pour une ouverture au 1er janvier 2020, l’université Gustave Eiffel n’a pas de gouvernance, sauf une présidence par intérim.

  • « Le directeur général de l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux en fonction à la date de publication du présent décret exerce, par intérim, les fonctions de président ». Le directeur concerné est Hélène Jacquot-Guimbal

Un mois et demi après son ouverture officielle, Gustave Eiffel est une université fantôme (lire la chronique du 15 janvier 2020, une Université sans président).

  • L’université n’a pas de président. Aucun appel à candidatures ne figure sur le site.
  • Elle n’a pas de conseils centraux. Aucune date n’est fixée pour leur élection au suffrage direct.
  • Elle n’a pas de budget.
  • Elle n’a pas de services centraux, et bien sûr pas d’organigramme.
  • Elle ne semble même pas avoir mis en place des groupes de travail pour discuter de la répartition des fonctions administratives entre les services centraux et les composantes.
  • Actualisation 13 février 2020. Par arrêté du 27 janvier 2020, Philippe Demange est nommé dans l’emploi de directeur général des services de l’université Gustave Eiffel (groupe I), pour une première période de quatre ans, du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2023. Avant sa nomination comme DGS, il était Directeur du Patrimoine Immobilier et Logistique de l’Université Paris Est Marne la Vallée.

Parce que fantôme, la dite Nouvelle université est obligée de maintenir en activité les sites web anciens : une sacrée honte pour une université que se dit à la pointe des innovations techniques.

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Une université sans président

L‘université Gustave Eiffel (UGE) est fondée par le décret du 15 décembre 2019

  • Gilles Roussel, président de l’université de Paris-Est depuis 2012 et président de la CPU depuis 2016, est le principal artisan de cette fondation, comme l’attestent plusieurs chroniques du blog.
  • Gille Roussel : fusion avec le privé ! (chronique du 17 décembre 2016)
  • Président Roussel, 52 ans en 2020 (chronique du 19 décembre 2016)
  • CPU. Le bon petit soldat Roussel (chronique du 10 avril 2018)
  • CPU. Gilles Roussel s’accroche (chronique du 9 novembre 2018)
  • UPEM. Gilles Roussel m’a tuer ! (chronique du 29 novembre 2018)
  • Gustave Eiffel : une fusion ad hominem (chronique du 23 octobre 2019)

L‘UGE existe officiellement depuis le 1er janvier 2020.

Elle possède un site web

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Marseille. Berland, candidat LREM

Le 1 Janvier 2020, Yvon Berland aura 68 ans mais ne prendra pas sa retraite de professeur des universités. Il aura présidé une université durant 15 ans et demi : un record ! Quatre mandats consécutifs de président : près de 8 ans à la tête de l’université de la Méditerranée, 8 ans à la tête d’Aix-Marseille Université (fusion des trois universités existantes).

Demain, lundi 9 décembre 2919, il sera officiellement désigné comme candidat de la LREM à la mairie de Marseille (cf. trois articles de presse en seconde partie de chronique).

A. Retour en Arrière. Le 8 janvier 2016, j’ai publié cette chronique du blog: 4ème mandat pour Yvon Berland

  • Yvon Berland a été réélu à la présidence de l’université d’Aix-Marseille, le 5 janvier 2016. Ce PU-PH (professeur des universités-praticien hospitalier), à la tête de l’établissement depuis sa création, en janvier 2012, a obtenu 27 voix en sa faveur, contre cinq pour Philippe Cassuto, le second candidat.

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Fusion. Cergy Paris Université

Il s’en passe des drôles de choses dans les regroupements d’établissements de l’enseignement supérieur public et privé du Val d’Oise. Une fusion inédite, à nulle autre pareille. Et une université fusionnée qui demeure incomplète, sans Faculté de médecine et pharmacie. See why !

A. CY Cergy Paris Université (communiqué de presse, 15 juillet 2019). « Les avancées collectives ont permis de déterminer le nom de l’université : CY Cergy Paris Université (CY se prononce à l’anglaise : See why), un nom qui ancre dans le territoire (Cergy et l’Ile de France), assoit résolument l’identité universitaire (université), tout en imprimant d’un signe fort (CY) – au sens propre comme au sens figuré – l’élan et la vocation d’un projet tourné vers l’international autour de ce qui constitue la racine commune de ses écoles et alliances ».

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« Depuis l’obtention de l’initiative d’excellence (I-SITE Paris Seine) en février 2017, et afin de mettre en œuvre cette feuille de route, la COMUE Université Paris Seine prépare sa mutation institutionnelle : une université publique, porteuse de la politique de site, fusion de l’UCP, de l’EISTI et de la COMUE (qui donc disparait), à laquelle s’associe l’ESSEC dans le cadre de l’initiative d’excellence, et formant le cœur du dispositif.

La nouvelle Grande École interne est quant à elle dénommée CY Tech. L’initiative d’excellence Paris Seine est rebaptisée CY Initiative, et l’alliance de site CY Alliance« .

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Bordeaux. Réussite en Licence ?

Troisième chronique critique sur l’Université de Bordeaux fusionnée. Un beau discours sur l’accompagnement individualisé des étudiants, mais aucune mesure d’impact ! Depuis la fusion, le taux de réussite en licence a-t-il progressé ? Le site de l’université ne donne aucune réponse. C’est un autre point faible de la fusion !

  • Rapport de l’IGESR, colloque de Strasbourg, 10 et 11 octobre 2019.

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  • Premier bilan des 6 fusions réalisées entre 2009 et 2017, en matière d’activité de formation : un écart entre l’ambition du projet et les réalisations
  • Les chiffres décevants de la réussite en licence.

La réussite en licence

« A l’université de Bordeaux, tout est mis en œuvre pour assurer votre réussite et votre épanouissement !…

L’université vous accompagne tout au long de votre parcours de licence pour vous aider à réussir avec le nouveau dispositif AGIR : Accompagnement individualisé pour la réussite.

Vous êtes étudiant en licence ? Dès votre inscription ou réinscription, vous disposez d’un contrat de réussite pédagogique personnalisé et vous êtes accompagné par un directeur d’études en étroite collaboration avec les services universitaires d’aide aux étudiants à tout moment de votre scolarité.

Ce contrat pédagogique est personnel et il est adapté à votre situation et vos projets ».

Les parcours des étudiants à l’université

« Ils sont riches et variés, et l’Université s’intéresse aux multiples étapes de leur orientation ainsi qu’à leurs conditions de vie et d’études ».

Le devenir des entrants en 1ère année de licence.

Pas de suivi de cohortes des néo-bacheliers. Il  aurait dû commencer dès l’année de fusion (début 2014) : taux de passage immédiat de L1 en L2, taux d’obtention de la licence en 3 ou 4 ans pour les cohortes de néo-bachliers 2014, 2015, 2016, 2017, 2018.

Une seule enquête… ancienne et qi n’a donc aucune espèce d’intérêt : Devenir des néo-bacheliers entrés en PACES en 2010

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