Archives de Tag: Gouvernance

Univ. Lorraine en pleine crise morale

Ci-dessous, une chronique sur l’Université de Lorraine en janvier et février 2020. Pour lire les chroniques antérieures dédiées au président Pierre Mutzenhardt, cliquer ici.

A. Didier Croutz (militant syndical CGT) À:  Expression-libre Envoyé: Dimanche 12 Janvier 2020. Vous trouverez ci-joint la une du journal « Le Républicain Lorrain » du samedi 11 janvier et un article intitulé : « L’Université de Lorraine en pleine crise morale« .

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B. Didier Croutz À:  Expression-libre » Envoyé: Dimanche 19 Janvier 2020 Objet: Article du Républicain Lorrain du 11 janvier 2020 : « Tant de réformes sans moyens, c’est compliqué« 

Je me permets de vous faire part de mes remarques à la volée après la lecture de cet article. « Tant de réformes sans moyens, c’est compliqué« , monsieur Mutzenhardt ferait presque pleurer dans les chaumières.

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« Des réformes structurelles imposées par l’État« , « j’aimerais stabiliser l’établissement« , sur l’air de « mais j’vous jure, c’est pas ma faute » !!! C’est pourtant ce même président qui nous impose avec autorité sa sale politique d’économies qui entraine une dégradation importante et continue de nos conditions de travail.

Force est de constater que le discours de monsieur Mutzenhardt change et on s’éloigne du tableau idyllique de « l’université d’excellence« . Tout n’irait pas si bien que ça à l’UL alors?!

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Présidence Bahi, bilan Sudversion

2012-2020. Jacques Bahi termine son second mandat à la présidence de l’université de Franche-Comté. Les élections pour renouveler les conseils centraux auront lieu en mars 2020. Viendra ensuite l’élection de la / du président (e) par le seul Conseil d’administration.

2020 est « une année à élections » dans la majorité des universités. Mes chroniques sur ces élections commencent toutes par une tentative de bilan.

Cette fois, j’accueille un bilan fait par un syndicat, Sud Éducation (Solidaires, Unitaires, Démocratiques), Franche-Comté, dans Nouvelles de la Sudversion, n°43, février-mars 2020. Depuis 2011, les chroniques d’Histoires d’universités donnent les Nouvelles de la Sudversion : des critiques factuelles, pertinentes, cinglantes et humoristiques ; elles sont toujours un régal intellectuel.

Jacques Bahi : l’heure du bilan. Roi fainéant ou Vlad l’Empaleur ? Un peu des deux… (pages 4 et 5 du n°43 de Nouvelles de la Sudversion)

« Huit ans qu’il était là, cela commençait à faire long. Arrivé au pouvoir en 2012, Jacques Bahi aura traversé toutes les années Hollande et la moitié des années Macron. Il aura connu Fioraso, Vallaud-Belkacem, Mandon et Vidal. Que retiendra-t-on de lui ?

Peut-être tout d’abord que l’homme n’était pas un orateur. L’éloquence n’était pas son fort, aussi bien à l’oral qu’à l’écrit. On se souvient avec une certaine gêne de l’oraison funèbre qu’il a prononcée pour son défunt prédécesseur, Claude Condé, avec ses répétitions de formules creuses et maladroites (« Et quel doyen tu fus. Et quel président tu fus »).

Il n’était pas non plus un grand travailleur. Jusqu’au bout, l’amateurisme et l’approximation furent ses lignes de conduite. Combien de fois l’a-t-on entendu répéter, en comité technique ou au conseil d’administration, « Je découvre ce dossier en même temps que vous » ! Jacques Bahi, avant tout, ne connaissait pas ses dossiers. Par contre, il adorait voyager, notamment en Asie.

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Fabienne Blaise, rectrice depuis 2018

7 février 2020. Sale temps pour les Recteurs. Conseil des ministres du 5 février 2020 : six mesures d’ordre individuel (nomination ou promotion de rectrices et recteurs d’académie). Pourquoi six professeurs, anciens présidents d’université, acceptent-ils d’être recteur ?

  • alors que le projet de réforme des retraites est particulièrement pénalisant pour les personnels enseignants et non enseignants de l’ESRI
  • alors que la réforme Blanquer du Baccalauréat accentue les inégalités sociales
  • alors que le statut des enseignants-chercheurs est menacé par la loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR)

2ème exemple. Promotion pour Fabienne Blaise, rectrice de l’académie de Grenoble, nommée rectrice déléguée pour l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation de la région académique Grand Est.

  • Lire aussi Sophie Béjean, rectrice de l’académie de Strasbourg, promue super-rectrice en Occitanie et rectrice de Montpellier

Fabienne Blaise a été présidente de l’université de Lille III de mai 2012 à décembre 2017 (lire la chronique). La trajectoire, qui l’a menée tardivement (à 55 ans) à une présidence d’université, est tout à fait atypique. Elle n’a été ni vice-présidente de l’université, ni membre d’une équipe présidentielle, ni directrice de composante, ni même élue dans un conseil central. Son expérience en matière de responsabilités de recherche est pourtant imposante tant au niveau local que national et surtout dans le champ de la recherche à la direction de l’UMR Savoirs et Textes, à la direction de le MESHS (Maison Européenne des Sciences de l’Homme et de la Société Lille, Nord de France) ?

Syndiquée au SNESUP bien avant sa première élection à la présidence de Lille III, élue en 2012 et réélue en 2016 avec le soutien du SNESUP, syndicat de gauche, pourquoi et quand Fabienne Blaise a-t-elle « tourné sa veste » ? Je laisse les lectrices et les lecteurs faire des hypothèses sur le Pourquoi. La concurrence est sévère entre les Hommes présidents pour participer à la « Lutte des places » ; elle est, de fait, moindre entre les Présidentes.

Dès la fin de son premier mandat et au début du second, la présidente de Lille 3 fait des choix qui la positionnent nationalement et la font donc connaître.

  • Février 2015. Elle est, avec deux autres présidents, l’auteur du rapport Disciplines rares. Une discipline rare peut-elle être une discipline en décroissance (en crise, en voie de disparition…) ou une discipline en émergence… Aller plus loin…
  • Décembre 2016. Elle est élue au Bureau CPU. Profession de foi. « Gilles Roussel est élu président de la Conférence des présidents d’université, en séance plénière, avec ses deux vice-présidents, Fabienne Blaise et Khaled Bouabdallah, président de l’Université de Lyon. Élus au premier tour à 82 voix sur les 94 votants, 130 inscrits. Profession de foi du bureau de la CPU (11 pages) Unité et collégialité, pour une CPU encore plus forte.
  • 2017. Fabienne Blaise, présidente d’une université SHS, ne refuse pas, comme d’autres universités de même type (Bordeaux, Lyon, Montpellier, Rennes), la fusion avec les deux autres universités lilloises. Préparée sous la gauche, la fusion est actée quelques mois après l’élection d’Emmanuel Macron. Le décret de création de l’université de Lille est paru le 11 septembre 2017 pour mise en œuvre le 1er janvier 2018. De plus, Fabienne Blaise accepte de ne pas candidater à la présidence de l’université fusionnée. Aller plus loin…

Ainsi Fabienne Blaise a construit un profil national, mais la position est fragile. Elle sait qu’elle ne sera plus jamais présidente d’université et donc qu’elle ne sera plus jamais vice-présidente de la CPU. Elle transforme cette fragilité en atout : elle est disponible pour une autre mission politique : elle sera Rectrice d’Académie. A droite comme à gauche, il y a accord pour une parité dans les nominations.

27 avril 2018. Fabienne Blaise, ex-présidente de l’université de Lille 3, nommée rectrice de l’académie de Grenoble. Un mois après le limogeage de Claudine Schmidt-Lainé, l’académie de Grenoble a trouvé sa nouvelle rectrice. Le conseil des ministres a en effet désigné Fabienne Blaise, à la tête du Rectorat, le 27 avril dernier.

Fabienne Blaise accepte, dois-je dire « sans vergogne » et « sans compassion », de remplacer une rectrice limogée. Mais qu’a fait Claudine Schmidt-Lainé pour subir cette sanction pour abus de confiance ? Sanction qui précède l’ouverture d’un procès en correctionnelle. Depuis quand une sanction s’applique-t-elle alors que l’affaire de référence n’a pas encore été jugée ? le 1er jugement fait d’ailleurs l’objet d’un appel en septembre 2018. Trois articles de presse relatent cette histoire tristissime (3 pages). Quid du jugement en appel ? Je ne l’ai pas trouvé/ Help svp.

11 septembre 2018. Fabienne Blaise. « Ces réformes profondes vont dans le sens de l’Histoire », L’essor Isère, Caroline Thermoz-Liaudy.

Nommée pour la première fois rectrice, dans l’académie de Grenoble, le 27 avril, Fabienne Blaise a fait sa première rentrée des classes. Une rentrée plutôt sereine selon ses termes malgré le train des réformes bien lancé. Réformes auxquelles elle adhère, non pas par dévotion envers le ministère, assure-t-elle, mais par conviction. Son crédo : l’égalité des chances.

Fabienne Blaise, c’est votre première rentrée dans l’académie de Grenoble en tant que rectrice, pouvez-vous tracer votre parcours avant cela ?

J’ai été professeur de langue et littérature grecque. J’ai dirigé quelques unités mixtes de recherche, laboratoires sous la tutelle du CNRS et le l’université Lille 3. J’ai d’ailleurs été la première femme élue directrice à ce poste, ce dont je suis fière. J’ai aussi dirigé une maison des sciences de l’Homme qui fédérait tous les laboratoires de sciences humaines et sociales de cette même région lilloise. En 2012, j’ai été élue présidente de l’Université Lille 3, où je me suis attelée avec les deux autres présidents à la fusion des universités. J’ai été réélue en 2016, au moment où la fusion a été effective. Et en même temps, j’ai travaillé avec Patrick Lévy et Lise Dumasy (respectivement président et ancienne présidente de l’UGA, NDLR) à monter un dossier Idex. Contrairement à Grenoble, Lille n’a pas eu l’Idex mais l’Isite. Mais c’était une concurrence amicale, car à mon sens, s’il n’avait dû y avoir qu’un Idex, il aurait été pour Grenoble.

Entre temps, j’ai été contacté plusieurs fois pour être rectrice. Ce n’était jamais le bon moment, jusqu’à cette dernière proposition. Et si je n’ai jamais eu de plan de carrière, j’ai l’impression que cette mission de rectrice est la dernière pièce qu’il fallait assembler. Vraiment, cette fonction m’épanouit ».

31 août 2019. Fabienne Blaise, rectrice d’académie : je ne crains pas la rentrée scolaire, je la fais, Le Dauphiné, Jean-Benoît Vigny. Deux mois après une fin d’année tendue, les enseignants ont fait leur rentrée ce vendredi 30 août. Fabienne Blaise, rectrice de l’académie, fait le point.

5 février 2020. Fabienne Blaise est promue Rectrice du Grand-Est, rectrice de Nancy. Dans deux ans, après de bons et loyaux services pour la Macronie, elle pourra prendre sa « retraite à l’âge pivot ».

Le jeu des chaises musicales est sans fin. Hélène Insel est nommée rectrice de l’académie de Grenoble. Elle était précédemment rectrice de l’académie de Reims depuis septembre 2015.

Après un doctorat en Sciences économiques soutenu en 1991, Hélène Insel est nommée maîtresse de conférences en sciences économiques à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne (1991-1994) puis obtient l’agrégation des universités en économie en 1994. Elle est successivement Professeure à l’université d’Angers (1994-1996), à l’université d’Évry-Val d’Essonne (1996-2005), puis à l’université Paris-XIII.

CV de Fabienne Blaise à jour sur EducPros.

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Élections à Nantes. Pas de vainqueur

Nantes. Deux listes au coude à coude aux élections de l’université, Ouest France, 10 février 2020

Photo de 2011

« Les listes « Université demain » et « Ensemble pour le service public d’enseignement supérieur et de recherche » remportent le même nombre de sièges aux élections des personnels de l’université ».

Rubrique Élections 2020 sur le site de l’Université

Suite de l’article d’Ouest France. « Les personnels de l’université votaient ce lundi 10 février. Cinq listes étaient en lice. Leurs élus siégeront pour quatre ans dans trois conseils centraux : le conseil d’administration, la commission formation et vie universitaire et la commission recherche.

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JF. Balaudé. 8 ans de présidence

Jean-François Balaudé a exercé deux mandats de président à la tête de l’université aujourd’hui dénommée Paris Nanterre. Qui sera son successeur ? Impossible de le dire, les résultats des élections récentes au Conseil d’administration ne dessinant une majorité (résultats très dispersés : chronique à suivre)

Entre 1988 et 1999, quand j’étais prof à Nanterre, l’université s’appelait Paris X Nanterre. Du temps de JFB entre 2012 et 2019, elle s’est appelée POND (Paris Ouest Nanterre la Défense) et sa Comue de rattachement PLUM (Paris LUMières). POND et PLUM : dans cette université à l’origine de mai 68, on revendique l’humour voire le ridicule… Ils n’ont jamais tué.

Je n’ai pas trouvé en ligne le bilan présidentiel de JF. Balaudé. Il pensait peut-être déjà à la suite : dès décembre 2019, il a en effet été élu Président du Campus Condorcet (cf. la fin de cette chronique).

Ce bilan, je l’ai reconstitué grâce aux chroniques du blog que je lui ai consacrées. Rappelons cependant que le blog est un blog critique ! Pour chaque chronique, un extrait du texte.

9 février 2012. Le président et la formation continue

Quelle est la place de la formation professionnelle continue (FPC) dans les professions de foi des candidats à la présidence d’université ? Mon attention a été attirée sur la situation de la FPC à Paris Ouest Nanterre La Défense (ex Paris 10), sur des pratiques peu transparentes. Qu’en disent les deux candidats à la présidence de l’université, Bernadette Madeuf, candidate à sa propre succession, et Jean-François Balaudé ?

Quid de la convention qui doit exister entre l’université et l’Institut Français de Gestion (IFG CNOF Formation et Conseil) ?

16 février 2012. Un président philosophe à Paris X ?

Selon nos premières informations, les listes Nanterre d’Avenir, conduites par Jean-François Balaudé, obtiendraient la majorité dans les deux collèges enseignants au conseil d’administration de Paris Ouest Nanterre la Défense. Bernadette Madeuf, candidate à sa propre succession, soutenue par les listes Unité, continuité, avenir, serait battue. Élection à la présidence de l’université : … 26 mars 2012. Le président de Nanterre sera-t-il un professeur de philosophie ?

11 juin 2012. Dany et le financement de Nanterre

Daniel Cohn-Bendit est, au titre des personnalités extérieures, membre du conseil d’administration de l’université de Paris Ouest Nanterre La Défense.

« Puisqu’il faut trouver de nouvelles ressources pour les universités en ces temps de disette, je suggère qu’on retourne le fameux principe de l’utilisateur-payeur des néo-libéraux en posant la question suivante : qui sont aujourd’hui les vrais bénéficiaires d’une université qui produit une main-d’œuvre hautement qualifiée et à bon prix…, sinon les entreprises qui les recrutent !… Pourquoi les entreprises qui recrutent un diplômé ne paieraient-elles pas leur écot aux établissements qui l’ont qualifié… Je lui suggère de demander au président Balaudé que soit inscrite à l’ordre du jour d’un prochain CA de Nanterre la convention qui lie, pour une période 4 ans à compter de septembre 2009, l’université et l’Institut Français de Gestion.

27 septembre 2012. Paris Nanterre : Assises a minima

“Une demi-journée de débats ouverte à tous sera organisée sur le campus le mercredi 26 septembre… Elle sera l’occasion de développer un axe où nous avons beaucoup à apporter, celui de la Responsabilité sociale et sociétale des universités (RSU)”. Le choix de la thématique RSU, inspirée par la communication des grandes entreprises privées (responsabilité sociale des entreprises), me fait doucement rigoler. Les universités ont de nombreuses missions fixées par la loi. Au cours de cette demi-journée, Nanterre n’aurait-elle pas mieux fait de réfléchir, par exemple, à sa mission de formation professionnelle continue, à sa convention avec l’Institut français de gestion ? Le président Balaudé n’a d’ailleurs toujours pas répondu aux questions posées dans ma chronique.

21 octobre 2012. Nanterre la Folie et la presse

Photos de 2010

Gare de Nanterre, sortie rue de la Folie. Quand j’empruntais celle-ci entre 1988 et 1999 pour me rendre à mon travail d’enseignant-chercheur et de directeur de labo associé au CNRS, je souriais du nom d’une des rues d’accès à l’université. En 2012, suite à la totale restructuration de la Gare, la Folie s’est-elle réfugiée sur le campus ? Dans la Tour centrale, siège de la présidence et de certains services centraux ?

J’ai dû me pincer à plusieurs reprises quand j’ai reçu ce matin une copie d’un courrier non daté, intitulé “Relation presse de l’université”, signé de Christophe Boisseau, vice-président Communication. Un canular ? Une provocation pour les personnels, les syndicalistes, les journalistes ?…

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Gustave Eiffel, Université fantôme

Fondée par le décret du 15 décembre 2019 pour une ouverture au 1er janvier 2020, l’université Gustave Eiffel n’a pas de gouvernance, sauf une présidence par intérim.

  • « Le directeur général de l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux en fonction à la date de publication du présent décret exerce, par intérim, les fonctions de président ». Le directeur concerné est Hélène Jacquot-Guimbal

Un mois et demi après son ouverture officielle, Gustave Eiffel est une université fantôme (lire la chronique du 15 janvier 2020, une Université sans président).

  • L’université n’a pas de président. Aucun appel à candidatures ne figure sur le site.
  • Elle n’a pas de conseils centraux. Aucune date n’est fixée pour leur élection au suffrage direct.
  • Elle n’a pas de budget.
  • Elle n’a pas de services centraux, et bien sûr pas d’organigramme.
  • Elle ne semble même pas avoir mis en place des groupes de travail pour discuter de la répartition des fonctions administratives entre les services centraux et les composantes.
  • Actualisation 13 février 2020. Par arrêté du 27 janvier 2020, Philippe Demange est nommé dans l’emploi de directeur général des services de l’université Gustave Eiffel (groupe I), pour une première période de quatre ans, du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2023. Avant sa nomination comme DGS, il était Directeur du Patrimoine Immobilier et Logistique de l’Université Paris Est Marne la Vallée.

Parce que fantôme, la dite Nouvelle université est obligée de maintenir en activité les sites web anciens : une sacrée honte pour une université que se dit à la pointe des innovations techniques.

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Bourgogne, Président. Rien n'est joué

Sophie Béjean, professeur de sciences économiques, a été présidente de l’université de Bourgogne de 2007 à 2012. En 2012, elle a échoué dans sa conquête d’un second mandat. A propos de Sophie Béjean : chroniques d’Histoires d’universités.

Alain Bonnin, professeur de médecine, a été élu à la présidence de l’université de Bourgogne en juillet 2012 et réélu le 4 mars 2016. Il avait été vice-président en charge des finances et locaux puis également du conseil d’administration de 2007 à 2011. En 2020, il ne pouvait se présenter pour un troisième mandat. A propos d’Alain Bonnin : chroniques d’Histoires d’universités

En 2020, après les élections des 4 et 5 février aux conseils centraux, la course à la présidence oppose deux candidats : Sébastien Chevalier, Vincent Thomas.

Université de Bourgogne, avril 2010

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3 listes à Bordeaux Montaigne

« Bordeaux-Montaigne n’a pas été pour rien, en 2009, en pointe de la mobilisation contre la loi sur l’autonomie des universités (LRU), accusée d’attribuer des pouvoirs exorbitants aux présidents. D’ailleurs, les candidats à la succession d’Hélène Velasco se gardent bien de réclamer plus de prérogatives. Ils sont trois, tous des hommes, donc, à promettre la collégialité », Catherine Darfay, Sud-Ouest, Faculté des Lettres, 10 février 2020.

Trois professions de foi chez les personnels enseignants. J’en cite ci-dessous le titre, les intertitres, le 1er paragraphe, et deux brèves présentations de leur candidat à la présidence.

A. Profession de foi des listes Montaigne en partage. Elles s’engagent à défendre et promouvoir l’identité spécifique de notre université de Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines et Sociales. Nous souhaitons une université de formation et de recherche, forte de sa diversité, fière de sa singularité, une université accueillante et ouverte.

  • Cette université, nous la voulons inclusive
  • Cette université, nous la voulons également citoyenne
  • Nous croyons à un projet d’université à la fois ambitieux et humaniste

Présentation Montaigne en partage. Un ancien élu. La liste Montaigne en partage est menée au CA par Patrick Baudry, professeur de sociologie, qui fut vice-président du Conseil Scientifique du président Patrice Brun entre 2009 et 2012. C’est la liste de l’équipe sortante, soutenue par le Snesup. Patrick Baudry sera Président en cas de victoire.

Photo de 2010

Catherine Darfay, Sud-Ouest. Sauf à jouer au jeu du « qui est qui », volontiers pratiqué dans une université où la plupart sont là depuis longtemps, parfois dès leurs études. Où l’on se souvient que le sociologue Patrick Baudry a été vice-président dans l’équipe de Patrice Brun en 2009, tandis que plusieurs de ses colistiers de Montaigne en partage siègent avec l’équipe d’aujourd’hui, dont la vice-présidente du conseil d’administration Béatrice Laville.

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Classé dans C. Nouvelle Aquitaine (Aquitaine Poitou Charentes)

Élections à Bordeaux Montaigne

Faculté des Lettres. « À partir de demain, 10 février 2020, l’université Bordeaux Montaigne vote pour ses représentants des personnels et des étudiants, qui éliront leur président », Catherine Darfay, Sud-Ouest, 10 février 2020.

Photo de 2012

« Une chose est sûre : le futur président de l’université Bordeaux Montaigne (lettres et sciences humaines) sera un homme. La présidente actuelle, Hélène Velasco-Graciet, ne se représente pas, conformément à une tradition désormais bien ancrée chez les littéraires qui consiste à ne faire qu’un mandat de quatre ans quand la loi en prévoit possiblement deux ».

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Classé dans C. Nouvelle Aquitaine (Aquitaine Poitou Charentes)

Sophie Béjean, rectrice en Occitanie

Sophie Béjean, née le 22 juin 1964 à Grenoble, professeur de sciences économiques, présidente de l’université de Bourgogne de mai 2007 à mai 2012, n’est pas réélue pour un second mandat 2012-2016. Nommée rectrice de l’académie de Strasbourg (4 mars 2016). Nommée rectrice de la région académique Occitanie, rectrice de l’académie de Montpellier, le 5 février 2020.

Le blog Histoires d’Universités a été créé en janvier 2009. J’ai interviewé Sophie Béjean le 20 avril 2010, dans son bureau de Présidente à Dijon. Elle est alors âgée de 46 ans. Enquête également dans l’ensemble des secteurs de l’université. Mes chroniques dijonnaises ont été détruites lors de la fermeture des blogs du Monde, je ne les avais pas sauvegardées ! De ce séjour agréable et pertinent à Dijon, il me reste cependant près de 500 photos. Qui veut les archiver ?

Sophie Béjean, que ferez-vous après votre 1er mandat de présidente ? Elle envisageait  avec plaisir un retour à ses missions d’enseignant-chercheur, à ses recherches et responsabilités en économie de la santé.

Je ne comprends pas pourquoi Sophie Béjean a accepté en 2016 d’être nommée Rectrice à Strasbourg sous la Gauche et d’être promue le 5 février 2020, super-rectrice en Occitanie.

  • Oser accepter cettefonction quand on n’a pu faire un second mandat de Présidente parce que battue aux élections en 2012.
  • Oser accepter quand la COMUE Université Franche-Comté Bourgogne, fondée en 2010, a échoué à s’imposer sur la scène concurrentielle de l’ESR et semble aujourd’hui être en coma avancé.
  • Oser accepter quand on a piloté en 2014-2015 et publié, Pour une société apprenante (rapport Stranes), rapport inutile, vite enterré dans un tiroir.

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Classé dans C. Bourgogne Franche-Comté, Non classé