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Goethe et Haffner (1751-1831)

Goethe (1749-1836) et Haffner (1751-1831)

« Fils d’Isaac Haffner, huissier, et de Suzanne-Catherine Graffenauer, Isaac Haffner fils est né le 4 décembre 1751 à Strasbourg ». Source : article de Wikipédia.

1766-1772. « Haffner fit ses études au gymnase Jean-Sturm, puis à l’Université, où il étudia les lettres et la théologie.

Portrait d’Isaac Haffner, anonyme, fin 18ème siècle d’après Robert Lefèvre, après 1807.

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Notice de la gravure : Isaac Haffner (19 ans en 1770) fréquentait la Société des Beaux-arts ou Geselleschaft der schönen Wissenschaft où il fit la connaissance de Goethe (21 ans en 1770), et avec qui il entretint une correspondance après son départ de Strasbourg.

Source : Goethe à Strasbourg. L’éveil d’un génie, exposition Palais Rohan, Galerie Heitz, du 16 décembre 2020 au 31 mai 2021.

« Haffner  voyagea en Allemagne (à Göttingen et à Leipzig), où il fut fortement influencé par le prédicateur rationaliste Georg Joachim Zollikofer.

1779. Il se rendit ensuite à Paris, afin de se familiariser avec la langue française.

1780 (à partir de). Il se consacra à sa carrière ecclésiastique, qu’il réussit brillamment, étant donné que la même année, il devint vicaire, puis prédicateur à l’église Saint-Nicolas de Strasbourg.

1782 (dès). A 31 ans, il dirigea également le collège Saint-Guillaume.

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Goethe et Blessig (1747-1816)

Source : larges extraits de Marcel Thomann, Jean-Laurent Blessig, Fédération des Sociétés d’Histoire et d’Archéologie d’Alsace, 1984.

« Prédicateur, responsable d’Église, professeur, philanthrope. Strasbourg, 29 mars 1747. Strasbourg, 17 février 1816.

J.-L. Blessig fut l’aîné de 12 enfants. Sa famille est originaire de Wasselonne, au moins depuis le milieu du XVIIe siècle. Fils de Jean Laurent Blessig, pêcheur et marchand de poisson, et de Suzanne Siegwald, fille d’un aubergiste.

Anonyme, Portrait de Jean-Laurent Blessig, fin du 18ème siècle.
Celui-ci côtoyait Goethe dans les sociétés littéraires strasbourgeoises. A deux ans près, ils avaient le même âge.
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Blessig fréquenta le Gymnase protestant où il s’enthousiasma pour l’étude des langues et de l’Antiquité et se lia d’amitié avec ceux qui furent, sa vie durant, des compagnons de lutte : les frères Jean et Frédéric de Turckheim, les deux frères Spielmann et Frédéric Rodolphe Saltzmann.

En 1762 et grâce à diverses bourses, Blessig put engager des études universitaires. Docteur en philosophie en 1770. Une importante subvention lui permit d’entreprendre un périple universitaire de deux ans et demi qui le conduisit à Vienne, Venise, Prague, Dresde, Leipzig, avec séjours à Halle et léna ; de là par Berlin, Magdebourg, Braunschweig et les Pays-Bas jusqu’à Dunkerque, retour vers l’Allemagne du Nord où il passa l’hiver 1774/1775 à Goettingen. Des séjours à Paris (1779 et 1803) complétèrent sa formation.

À son retour à Strasbourg, Blessig termina ses études avec le doctorat en théologie suivi de l’ordination (1778) et entama une carrière assez extraordinaire dont voici les principales étapes au plan pastoral : vicaire au Gymnase (1775, peu de temps) ; prédicateur du soir à Saint-Pierre-le-Vieux, puis diacre de la paroisse française, prédicateur du mardi au Temple Neuf, du dimanche à Saint-Nicolas, et enfin de 1781 à sa mort, à la suite de son beau-père, prédicateur principal du Temple Neuf.

Stèle dans le Temple neuf (Strasbourg). A notre divin maître. Digne enseignant

À ces activités, s’ajoutèrent les responsabilités les plus importantes à la tête des structures ecclésiales : président de la conférence générale de Strasbourg (1797-1801), président du consistoire, et inspecteur ecclésiastique du Temple Neuf (1804) et, la même année, membre du consistoire général et du directoire de la Confession d’Augsbourg.

Parallèlement sa carrière universitaire suivit un cours assez normal à compter de 1778 (31 ans) : professeur, professeur titulaire de philosophie (1786), de théologie (1787) ; recteur de l’Université (semestre d’hiver 1786/87 – semestre d’été 1789) ; chanoine de Saint-Thomas (1794).

La réputation strasbourgeoise et internationale de Blessig est d’abord celle d’un prédicateur hors pair, l’un des meilleurs de l’Europe protestante et le seul à pouvoir s’exprimer avec un bonheur égal, a-t-on dit, en français et en allemand. Les dimanches ordinaires, il excellait dans des thèmes de l’actualité la plus quotidienne : les soins à donner aux malades, l’honnêteté commerciale, la lecture, les dangers de la loterie ou l’éducation des enfants.

Aussi des postes enviés – qu’il refusa – lui seront offerts à Francfort, Berlin ou Vienne. Mais il était avant tout l’orateur des grandes célébrations politiques ou historiques. Les textes de son discours pour le centenaire du rattachement à la France ou pour la translation du corps du maréchal de Saxe – discours qui eut un retentissement européen – de même que les panégyriques annuels de Louis XVI qu’il proposa de 1784 à 1789 sont imprimés, traduits ou recopiés et circulent de main en main.

L’activité de Blessig au service des églises de la Confession d’Augsbourg n’est pas le moindre de ses mérites. Avant, pendant et après les évènements de 1789 il a largement contribué à la pérennité du culte évangélique. Il participa à la rédaction d’un projet de décret – non suivi d’effet – pour la Constitution civile des Églises de la Confession d’Augsbourg (début 1791) puis, après la Terreur et la réorganisation napoléonienne, il fut chargé, au sein du Directoire, de l’organisation générale et du recrutement des pasteurs. ll s’inspira alors largement des structures en place en Rhénanie et sur la rive droite du Rhin. Dans le cadre de sa mission il réorganisa le collège Saint-Guillaume, fit avancer le projet d’un recueil de cantiques et d’un catéchisme, mit en place le Séminaire, se préoccupa du Gymnase et de son autonomie face au lycée impérial. Il s’intéressa tout autant aux écoles primaires paroissiales pour lesquelles il avait préconisé, dès 1792, l’adjonction d’un enseignement technique. Il y introduisit un livre de lecture, étendit l’enseignement obligatoire aux mois d’été et applaudit à la création des écoles normales qu’il dota d’une bibliothèque. Par ailleurs, il fit collaborer les pasteurs avec l’autorité préfectorale en faisant recommander en chaire des affaires aussi profanes que la vaccination, la conscription ou l’entretien des chemins ruraux…

Blessig a été un fervent partisan de la Révolution à ses débuts. Membre élu de la municipalité, il recommanda le futur « terroriste » Euloge Schneider pour un poste de vicaire épiscopal. Mais dès août 1789 il rédigea un appel aux luthériens pour les inciter au calme, signa en août 1792 une adresse à la Constituante contre la déposition de Louis XVI et, à l’assemblée municipale, il s’éleva contre l’anarchie et la dictature des clubs.

En février 1793 il fut d’abord exilé à Nancy, puis dans sa maison de campagne de Dorlisheim et enfin enfermé pendant 11 mois, et au delà de Thermidor, au Séminaire épiscopal de Strasbourg (du 2.12.1793 au 3.11.1794).

Au plan des idées, Blessig tenta davantage que ses confrères d’accorder les principes du luthéranisme traditionnel à la philosophie rationaliste de l’Aufklärung. Si la majorité des juristes protestants strasbourgeois de l’époque avaient, comme Blessig, complété leur formation à Goettingen, bastion avancé du rationalisme « moderniste », il n’en était pas de même des théologiens, davantage influencés par le piétisme ou l’orthodoxie de Halle ou de Tübingen. Aussi les cours de B. sur Leibniz, Locke ou Malebranche comme celui de psychologie pratique (1785) étaient sans aucun doute les plus « modernes » de France et même d’Europe dans la mesure où ils supposent un bilinguisme total. Mais on ne saurait, pour autant, les assimiler aux « Lumières » françaises. Foncièrement spiritualiste, Blessig admirait Descartes, Leibniz, Newton et Christian Thomasius. Mais il n’adhéra pas aveuglément à Locke, combattit Rousseau comme Voltaire et se méfiait de Kant, de Fichte et de Schelling. Blessig n’avait rien d’un sectaire.

Son idéal est double : d’abord justifier la foi évangélique par des arguments tirés de la Raison, puis la concrétiser dans la pratique quotidienne. Son engagement social et politique ne s’explique pas autrement. Il a reconnu avoir participé aux activités maçonniques dont ses amis de toujours, F.-R. Saltzmann et les frères de Turckheim, étaient les dirigeants à l’échelle européenne ; et la formule de liberté, d’égalité et de fraternité le fascinait.

Sous la terreur, Blessig a fait preuve d’un attachement sincère à ses convictions chrétiennes, à la Révélation et à son Église, rassurant ainsi des coreligionnaires que son rationalisme progressiste avait effrayés.

Blessig, dit un biographe, avait l’esprit pratique et était un homme d’affaires né. Sa vie est jalonnée par la multitude de structures et de groupements spécifiques qu’il a créés ou animés. Dès 1767, il était secrétaire perpétuel d’une société de Philosophie et de Belles Lettres et vers 1779 Blessig faisait partie de la Deutsche Gesellschaft et de loges maçonniques. Durant les années 1775-1780 il organisa des séminaires libres qui ont formé une bonne partie de l’élite strasbourgeoise du XIXe siècle, notamment L. Stoeber et G.-D. Arnold. Il participa, vers 1796, à l’inspection des monuments et bibliothèques nationales du département. À partir de 1803 il présida la conférence pastorale, dont il faut admirer l’efficacité sociale et culturelle, notamment dans l’institution de cours du dimanche et de bibliothèques de prêt pour les ouvriers-artisans. De 1805 à sa mort, Blessig dirigea la Société biblique. D’autres activités étaient orientées vers la bienfaisance.

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Goethe et Herder (1744-1803)

Goethe (1749-1832) et Herder (1744-1803).

Johann Gottfried (von) Herder « est un poète, théologien et philosophe allemand. Ce disciple de Kant est considéré comme l’inspirateur du Sturm und Drang et des deux grands Classiques de Weimar Goethe et Schiller, dans leur jeunesse ». Source principale de la chronique : citations de Wikipédia.

Herder peint en 1785 par Anton Graff (1736-1813). Exposition du Palais Rohan, Galerie Heitz, Goethe à Strasbourg. L’éveil d’un génie, du 16 décembre 2020 au 31 mai 2021.

Photo de Pierre Dubois. Cliquer sur les images pour les agrandir

« À Königsberg, Herder ne tarda pas à s’apercevoir qu’il n’était pas fait pour le métier de chirurgien, et s’inscrivit à la faculté de théologie de l’Université.

 Il trouva en la personne du libraire Johann Jakob Kanter un protecteur, qui avait été conquis par un de ses poèmes anonymes, Ode à Cyrus ; Kanter lui procura un emploi de répétiteur au Collegium Fridericianum, ce qui permit à Herder de se consacrer en toute quiétude à ses études.

De tous les professeurs de l’université, Emmanuel Kant fut le seul à captiver le jeune étudiant. Hors du cercle universitaire, il lisait avidement Jean-Jacques Rousseau. Il suivit de 1762 à 1764 tous les cours de Kant sur l’astronomie, la logique, la métaphysique, la philosophie morale, les mathématiques et la physiographie.

Herder rapporta plus tard à ce sujet : je me remémore avec reconnaissance la rencontre et l’enseignement d’un philosophe qui, dans mes années de jeunesse, fut pour moi un véritable modèle d’humanité… Sa philosophie incitait à penser par soi-même, et je ne puis pratiquement rien me représenter de plus érudit ni de plus pertinent que sa conversation.

Herder fut reçu franc-maçon à l’âge de 22 ans, lors de son séjour à Riga (1765-66), dans la loge de la Stricte Observance (A l’Epée), fondée en 1750 ). Il y exerça l’office de secrétaire. Son influence fut prépondérante au sein de l’Ordre allemand, au même titre que Goethe et Wieland ».

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Goethe. 25 ans en 1774

Goethe (1749-1832) est né à Francfort. Il commence son droit à Leipzig en 1765 et obtient sa licence à Strasbourg en 1771 à l’âge de 22 ans. Il publie Les souffrances du jeune Werther en 1774 ; il a alors 25 ans « et, selon les dires de Napoléon en 1809, devient l’auteur allemand le plus lu ».

Inscription de Goethe à l’université de Strasbourg

Diaporama de 14 photos de Pierre Dubois (mai 2021).

à Leipzig. « Le père de Goethe voulait faire de son fils un juriste et l’envoya étudier le droit à Leipzig, grande cité marchande comme Francfort, mais qui avait une université, fondée en 1409. Le jeune Goethe y arriva au cours de l’automne 1765 et y demeura trois ans ; il y fit du droit, sans plaisir, mais surtout il y connut la vie d’étudiant et fit ses débuts poétiques.

Plus que les professeurs de droit, il visita les maîtres du Parnasse allemand qui enseignaient à Leipzig : le majestueux Gottsched (1700-1766), le fabuliste et romancier Gellert (1715-1769). Leipzig avait la réputation d’être un petit Paris.

Il chanta les charmes de Käthchen Schönkopf.

Il connut une série d’amitiés décisives : après Ernst Wolfgang Behrisch (1738-1809) à Leipzig, Herder à Strasbourg et Johann Heinrich Merck (1741-1791) à Darmstadt ».

à Strasbourg. Cinq chroniques du blog déjà parues :

« Goethe fait de grandes rencontres : la cathédrale tout d’abord, qu’il visita le jour même de son arrivée en avril 1770″.

« Ce chef-d’œuvre lui donna sa première grande émotion architecturale : il avait devant les yeux l’œuvre  incommensurable d’une suite de génies. Devant la flèche, il a évoqué la figure de Prométhée, le titan qui brave les dieux. Il fait aussi d’Erwin de Steinbach, architecte badois de la cathédrale, un génie spécifiquement allemand ».

Grafiti de Goethe sur la plateforme de la cathédrale

« Il se garda de pousser plus loin son voyage et d’aller à Paris. Il savait bien le français ; il s’en est servi pour des lettres et des œuvrettes de sa jeunesse. Pourtant, il lui apparut clairement à Strasbourg qu’il était mieux fait pour demeurer en pays allemand, loin des fastes trompeurs et des artifices. Herder (1744-1803), pasteur de Courlande qui revenait justement de Paris et qui faisait étape à Strasbourg, le confirma dans son sentiment : la poésie allemande pouvait revivre, mais en puisant dans la tradition populaire des Volkslieder et, au théâtre, en se mettant à l’école de Shakespeare. Ce sont là les sujets des premiers écrits en prose de Goethe, publiés avec Herder en 1773″.

Herder peint par Anton Graff, 1785

« À cet étudiant peu assidu, l’université de Strasbourg délivra en 1771 une licence en droit« .

à Francfort et Wetzlar. « Goethe retourna à Francfort avec son parchemin et devint avocat stagiaire, comme le souhaitait son père. Un an plus tard, il était auditeur à la Chambre d’Empire de Wetzlar. Celle-ci avait à connaître des litiges entre les États qui formaient le Saint Empire. Elle travaillait très lentement ; Goethe continua à faire des vers et surtout des visites à Charlotte Buff (1753-1828), qui était fiancée à Johann Christian Kestner (1741-1800), un de ses collègues.

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1788-1789. Robespierre en campagne

Sources de la chronique : extraits de 1788/1789 en Artois : un candidat en campagne électorale, Maximilien de Robespierre, par Bruno Decriem, in Robespierre. De la Nation artésienne à la République et aux Nations, par Hervé Leuwers, Jean-Pierre Hirsch, Gilles Deregnaucourt, Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion, 1994, pp. 61-72.

« L’élection de Robespierre comme représentant du Tiers État aux États généraux ne fut pas une formalité, loin de là. Sur les huit députés du Tiers, il ne sera que le cinquième élu après un échec précédent, battu après ballottage pour le poste de quatrième député contre le modeste Vaillant… Mais quels furent l’étonnement et la douleur de Robespierre, lorsque, tout étant ainsi disposé, au lieu de se voir nommer en tête et par acclamation, comme sa vanité s’en était laissé flatter, il vit successivement sortir les noms de plusieurs députés et le sien toujours oublié, quelquefois même repoussé avec mépris ».

« L’Adresse à la Nation artésienne sur la nécessité de réformer les États d’Artois tient donc lieu de programme électoral du candidat Maximilien Robespierre. Déjà élaborée et publiée en 1788, elle fut éditée à nouveau en février 1789. 83 pages sans chapitre, non signées, mais personne ne peut s’y tromper…

On peut diviser le texte en huit thèmes principaux distincts qui forment le tout de la pensée robespierriste de cette époque électorale. Un ambitieux programme nettement affiché de rupture avec la structure de l’Ancien Régime:

  • une dénonciation de la dilapidation des deniers publics par les États d’Artois ;
  • une énormité injustifiée des contributions ;
  • une injuste répartition inégalitaire de l’imposition en général ;
  • l’inégalité des ordres en particulier ;
  • la volonté des États d’Artois de supprimer les avantages de la province suite à son statut particulier (édit de 1569) ;
  • les méfaits des États d’Artois sur les campagnes et les atteintes aux droits de l’homme ;
  • les pressions électorales inadmissibles exercées sur les Artésiens pour diriger les futurs électeurs ;
  • et enfin pour finir, l’annonce par Robespierre d’un réveil nécessaire du peuple artésien en préconisant le « bon choix », celui de la vertu et du courage ».

Mise en cause de la composition des États d’Artois. »Mais entre l’idéal et la réalité, il y a une énorme distance.. Les droits du peuple sont bafoués car la démocratie électorale et politique n’existe pas dans la désignation des membres des États :

« Ne voyez-vous pas d’abord que la seule composition de ces dernières doit être le principe de tous les abus ? Puisque ce n’est point le suffrage des peuples qui en ouvre l’entrée, mais la faveur des personnages qui en sont membres et surtout des hommes puissants qui les dominent ; il s’ensuit que cet honneur sera le prix de l’intrigue et de la complaisance avec laquelle on sacrifiera les intérêts des peuples à celui des grands »…

La chambre du clergé ? « Un comité où assistent deux évêques, les abbés réguliers des monastères, les députés des chapitres. Les évêques ne représentent personne, parce que personne ne les a choisis… Comme à de nombreuses reprises sous la Constituante et même plus tard, sous la Convention, Robespierre va prendre la défense du bas-clergé, celui des petits curés des paroisses« …

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2015. L’Hermione, le voyage aux USA

Chroniques sur Rochefort, son arsenal et ses radoubs, son jardin des plantes, son hôpital militaire, son école de médecine navale. Chronique sur la Guerre d’indépendance américaine. En 2015, la nouvelle Hermione a fait le voyage aller et retour aux USA. Depuis son retour à Rochefort, elle a fait un déplacement mouvementé à Sète : vidéo de 28’38. Son port d’attache est le radoub Napoléon III.

Diaporama de 24 photos (Pierre Dubois, octobre 2015).

2012 (6 juillet). Dossier de Presse. « 50 000 personnes sont attendues à Rochefort pour fêter la sortie de l’Hermione de la cale de construction, la double forme de radoub de l’arsenal de Louis XV où la coque était en chantier depuis 15 ans.

Tirée par quatre vedettes de remorquage du service des lamaneurs de l’Atlantique, la coque de l’Hermione, non mâtée, sortira de la double forme de radoub ouverte pour la première fois depuis la 2ème guerre mondiale à la navigation grâce à la réalisation à l’initiative de la ville de Rochefort d’un tout nouveau bateau-porte pour remplacer celui détruit en 1944 par les troupes d’occupation.

Reconstruire l’Hermione, c’est bâtir un navire de plus de 65 m de long hors tout, portant trois mâts et 2 200 m² de voilure de route. C’est concevoir une coque entièrement en chêne, avec des épaisseurs pouvant atteindre 70 cm, inimaginables aujourd’hui mais conçues au 18ème siècle pour résister aux boulets ennemis.

  • 1993-1996 : études préparatoires
  • 1997-2000 : construction de l’ossature de la charpente.
  • 2000-2008 :  construction des ponts et des superstructures.
  • 2009-2011 : bordage et calfatage de la coque ; début mâture, gréement, voiles.
  • 2012-2013 : suite mâture, gréement, voiles, montages et finitions.
  • 2014 : suite des essais en mer.
  • 2015 : départ pour le voyage transatlantique

1997 (août). Début de la reconstruction de la frégate historique  : pose de l’arcasse

« C’est au tour de l’arcasse et de l’étambot d’être révélés au public. Une fois relevé, cet ensemble complexe de plus de 4.5 tonnes de chêne est fixé sur l’extrémité arrière de la quille. L’étambot recevra plus tard le gouvernail ».

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PÉPITE. L’entrepreneuriat étudiant

Rapport de Albert Meige, Cristelle Gillard et Philippe Perrey. La formation de l’esprit entrepreneur. 127 pages. Janvier 2019

Évaluation du plan PÉPITE en faveur de l’entrepreneuriat étudiant.

Recommandations pour un passage à l’échelle.
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L’ESS dans les Hauts-de-France

Livre blanc des acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire dans la région des Hauts-de-France, 2018, 23 pages.

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ParcourSup : « Je suis Mo-Ti-Vé-e »

Suite de la chronique ParcourSup, la fiche Avenir a disparu des radars.

Le projet de formation motivé : qu’est-ce que c’est ?

Sur le site de Sauvons l’université : Témoignages au sortir de ParcourSup. Rire et pleurer

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Descartes, ses séjours en Hollande

René Descartes (1596-1650), suite de la chronique Universités des Provinces-Unies. Wikipédia, « en novembre 1616, Descartes obtient son baccalauréat et sa licence en droit civil et canonique à l’université de Poitiers. Après ses études, il part vivre à Paris. De cette époque date un probable traité d’escrime. Il finit par se retirer en solitaire dans un quartier de la ville pour se consacrer à l’étude pendant deux années de vie cachée : Heureux qui a vécu caché est alors sa devise ».

1618. Descartes a 22 ans. Il part en Hollande. Venu étudier l’art militaire en 1618 à l’armée du prince Maurice de Nassau, prince d’Orange, il se lie d’amitié avec Isaac Beckman, médecin et mathématicien qu’il considéra comme l’inspirateur et le père spirituel de ses études.

1619 (23 ans). Descartes quitte la Hollande pour le Danemark, puis l’Allemagne, où la guerre de Trente Ans éclate, et assiste au couronnement de l’Empereur Ferdinand à Francfort. Il s’engage alors dans l’armée du duc Maximilien de Bavière.

Bonnes feuilles de Christophe de Voogd, Histoire des Pays-Bas, pages 121 à 127 (cliquer ici pour lire ces pages).

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