Archives de Tag: Licences

SNESUP : boycott de la sélection

Projet de loi Orientation et Réussite des Etudiants (loi ORE).

Lettre Flash du SNESUP, n°27, 12 décembre 2017, Le syndicat appelle à ne pas participer à l’organisation et à la mise en place de la sélection.

SNESUP, revendications et appels à l’action

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PACES : zéro inscrit en 2018 ?

Réforme « Orientation et réussite des étudiants ». Les attendus nouveaux pour entrer en licence, comme le Beaujolais mais avec un mois de retard, sont arrivés : 48 pages sur le site du ministère

C’est la plus belle farce de l’année, mais c’est une farce effrayante ! Les attendus sont d’une telle exigence qu’aucun bachelier ne va pouvoir les satisfaire : zéro inscrit à la rentrée dans les filières à capacités d’accueil limitées. Il suffit pour s’en convaincre de lire les attendus pour l’inscription en PACES, première année commune des études de Santé.

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Certes ce scenario catastrophe ne va pas arriver. Exit le tirage au sort. Vive la loterie nationale ! Comment les bureaucrates nationaux hors-sol, pondeurs de ces attendus, ne se rendent-ils pas compte que les jurys dans les universités n’auront pas la capacité de vérifier que tel ou telle bachelier(ère) a bien tous les attendus ou la plupart des attendus (dans quel pourcentage d’ailleurs ?).

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Bonne insertion des licences pros

Principaux résultats de l’enquête d’insertion professionnelle des diplômés de licence professionnelle 2014

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Licences à trois vitesses

De : Comité PRAG-PRCE de l’université de ROUEN
Envoyé : samedi 2 décembre 2017
Objet : PROJET DE LOI SUR L’ACCÈS A LA LICENCE : DES ENJEUX MAJEURS

Chers collègues, Le récent projet de loi sur l’accès à la Licence vise à  mettre en place une hiérarchisation entre les universités aboutissant à une inégalité entre les établissements et à une inégalité entre les cursus. Vous trouverez ci-dessous trois extraits du projet de loi, assortis de quelques commentaires

Extraits du projet de loi (en italique)

A) Sélection des étudiants par les établissements et hiérarchisation des universités

1) « Lorsque l’effectif des candidatures excède les capacités d’accueil d’une formation, les inscriptions sont prononcées par le président ou directeur de l’établissement dans la limite des capacités d’accueil, après vérification de la cohérence entre, d’une part, le projet de formation du candidat, les acquis de sa formation initiale ou ses compétences et, d’autre part, les caractéristiques de la formation ».

Commentaire : les universités choisiront donc les étudiants – plus précisément chaque université sélectionnera « ses » étudiants en étant en concurrence pour cela avec les autres établissements – puisque dans de très nombreux cas les candidatures excéderont les capacités d’accueil, notamment lors des premières vagues de candidatures (dix vœux non classés par élève). Ceci induira une hiérarchisation des universités car un lycéen pourra postuler partout en France, y compris hors de son académie d’origine.

2) « L’autorité académique peut fixer (…), pour l’accès aux formations du premier cycle, des pourcentages maximaux de bacheliers résidant dans une académie autre que celle dans laquelle est situé l’établissement. »

La ministre Frédérique Vidal donne à ce sujet l’explication suivante dans une interview au Monde : « Enfin, nous supprimons le critère du lieu d’habitation. Chaque lycéen pourra postuler où il le souhaite, y compris en dehors de son académie. Mais pour éviter une fuite des talents vers certaines métropoles ou bien des mobilités subies, nous allons fixer des pourcentages maximum de mobilité autorisés par formation ».

Ce pourcentage permettra ainsi un réglage progressif du degré de hiérarchisation entre les universités, cette hiérarchisation semblant en effet l’un des objectifs majeurs du projet de loi. Autrement dit, pour les universités qui ne se situent pas dans les grandes métropoles, la sélection, parce qu’elle sera généralisée, se traduira en fait par une baisse de la qualité du recrutement des étudiants.

B) Différenciation/hiérarchisation entre les étudiants dans une même filière d’une même université : une atomisation des cursus

« L’inscription dans l’une de ces formations peut être subordonnée à l’acceptation, par le candidat, du bénéfice des dispositifs d’accompagnement pédagogique ou du parcours de formation personnalisé proposés par l’établissement pour favoriser sa réussite. ». Le projet de loi instaure une vitesse lente en Licence ou encore des dispositifs spécifiques qui seront obligatoires pour certains étudiants.

En complément du projet de loi, le ministère a annoncé une réforme de l’arrêté relatif à la Licence, avec entrée en vigueur dès la rentrée 2018. Le principe consiste à supprimer la notion d’année (licence anciennement en trois ans pour tous) pour ne retenir que les crédits ECTS. L’objectif affiché est la mise en place de parcours différenciés à durée variable.

Au sein de chaque filière de chaque université, sont en effet prévus à terme des cursus différenciés, pour simplifier à trois vitesses : la licence normale (trois ans), une licence accélérée (deux ans) ou bien renforcée, qui sera de fait elle-même sélective et ne pourra que dévaloriser la licence classique, et enfin une licence à vitesse réduite (quatre ans) ou bien à dispositifs spécifiques, obligatoire pour certains étudiants.

Il est à craindre, de plus, que dans chaque établissement une partie des maigres moyens viennent se concentrer plutôt sur les cursus renforcés au détriment de la licence classique et de la licence ralentie, sans compter le risque de rendre payants, à terme, les cursus rapides ou renforcés, comme c’est du reste déjà le cas actuellement pour la filière renforcée de Droit de Paris 2, dite « Collège de droit ». S’ajouterait parallèlement une réforme des IUT, susceptible de remettre partiellement en cause leur nature actuelle et leur spécificité (rentrée 2019).

C) En résumé, à suivre le projet de loi, les universités des grandes métropoles auraient vocation à avoir, pour partie, un recrutement national qui viendrait ainsi écrêter le recrutement des étudiants dans les universités de taille moyenne ou petite. Se profileraient donc trois groupes d’établissements : les universités prétendument « de luxe » (mais qui du coup, par leur recrutement, le deviendraient de fait), les universités d’enseignement et enfin les universités de relégation, même si ce terme est sans doute un peu fort.

Les universités du premier groupe sont du reste déjà organisées au sein de l’autoproclamée CURIF (Coordination des universités de recherche intensive française), tandis que pour tenter de contrer leur influence, notamment sur le gouvernement (la ministre est ancienne présidente d’une université-CURIF), de nombreuses petites et moyennes universités se sont regroupées au sein de l’AUREF (Alliance des universités de recherche et formation française), s’inquiétant en particulier d’une concentration des moyens sur les universités du groupe 1 au détriment des autres.

Un système universitaire à vitesses multiples se mettrait ainsi progressivement en place. Cela aboutirait à un éclatement complet du système universitaire et à une remise en cause de la valeur des diplômes puisque c’est le cursus individuel de chaque étudiant, bien plus que le diplôme lui-même, qui se verrait alors conférer, ou non, une valeur.

Cette hiérarchisation des étudiants par différenciation (universités à trois vitesses, chaque université proposant elle-même ensuite des cursus à trois vitesses) serait en outre très injuste socialement dans la mesure où suivre des études dès la L1 par exemple à Paris pour un lycéen domicilié initialement à Rouen ou Amiens, constituerait un coût financier important, accessible aux seules familles aisées, voire très aisées.

Si cette réforme parvenait à son terme, il s’agirait donc d’un basculement historique conduisant à un changement complet de système.

Toutes ces raisons, et d’autres qu’il conviendrait de mettre également en avant (effacement presque complet du bac pourtant premier grade universitaire, etc.), poussent à demander l’abandon du projet de loi.

Rouen, le 1er décembre 2017

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Classé dans C. Bretagne Normandie

NCU et parcours personnalisés

Investissements d’avenir, appel à projets ANR (délai 29 mars 2018), Nouveaux cursus à l’université (NCU)

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« palette de licences différenciées, parcours plus flexibles et individualisés, décloisonnement (disciplinaire, entre licences, licences professionnelles et DUT, entre institutions) ».

Retour sur ma chronique du 14 novembre 2017, « Irréaliste personnalisation ». L’appel à projets de l’ANR s’inscrit dans le cadre de la loi « Orientation et réussite des étudiants ». Il accentue les effets négatifs de l’insistance mise sur la personnalisation des parcours.

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Classé dans A. Art médiéval, A. Histoire médiévale, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), E. Sciences humaines et sociales

Paris-Saclay, un « projet immature »

L’Université Paris-Saclay doit déposer, d’ici le 18 décembre 2017, un projet pour pérenniser sa dotation IDEX. L’enjeu financier est énorme. Le président de la République s’en est mêlé : il y aura deux pôles. Exit Polytechnique : l’École ne sera pas dans le même pôle que les trois universités membres de la COMUE. Lire la chronique du 19 novembre 2017, Paris-Saclay et ses deux pôles.

La Newsletter de Paris-Saclay (décembre 2017) résume le projet. Un nouveau modèle pour relever le défi de la démocratisation et hisser la France dans les 20 premières universités mondiales.

« Le projet porte une double ambition :

  • Construire une université de recherche qui porte les missions et stratégies de chacun de ses établissements fondateurs, et les dote de la visibilité d’une marque puissante [objectif parvenir dans le top 20 du classement ARWU Shanghai] et de la lisibilité d’un modèle international reconnaissable.
  • Proposer un premier cycle rénové et exigeant – l’École universitaire de premier cycle Paris-Saclay (EU1PPS) -, ouvert à la diversité des aspirations étudiantes, conforme à la mission de service public et connecté à l’université de recherche »…

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Classé dans C. Ile-de-France

Pétition contre le Plan Étudiants

Chronique du 31 octobre 2017. « Le combat du blog Histoires d’universités, depuis 2009, est celui de la création, en même temps, d’Instituts d’Enseignement Supérieur (IES) dédiés au 1er cycle et d’universités de recherche dédiées au master et au doctorat. La réforme Vidal-Blanquer n’a aucune stratégie globale, aucune ambition (Le « Plan Étudiants » en 20 mesures ; Accompagner chacun vers la réussite)« .

Puisque le gouvernement ne réforme pas l’ensemble du 1er cycle de l’enseignement supérieur (classes supérieures des lycées et premiers cycles universitaires – DUT et licences), il doit s’attendre à des pétitions qui contestent l’introduction de la sélection à l’entrée de la licence universitaire.

Voici celle de l’ANCMSP :

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Classé dans E. Droit et Sciences politiques, Non classé

En doctorat aux Pays-Bas

Entretien téléphonique avec Nathan de Arriba-Sellier. Je l’ai rencontré la première fois à Bordeaux en juillet 2012, lors d’une rencontre nationale qui réunissait les vice-présidents étudiants des universités (chronique du blog et photo ci-dessous).

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Nathan était alors président du conseil de surveillance de la CEVPU, lui-même étant, à 21 ans, VP étudiant à l’université Jean Moulin de Lyon. En 2013, il y devenait titulaire d’une licence de droit, après avoir obtenu, en plus, un diplôme d’université en droit germanique. Je reviendrai sur sa trajectoire de formation, son engagement étudiant et ses premières expériences professionnelles dans une prochaine chronique (son CV sur Linked in).

La chronique d’aujourd’hui porte sur la situation actuelle de doctorant et sur les conditions doctorales aux Pays-Bas, jugées par Nathan meilleures qu’en France. « J’occupe depuis février 2017 un contrat doctoral ou plus exactement une bourse de recherche (fellowship) d’un centre de recherches interdisciplinaire commun aux universités de Leiden, Rotterdam et Delft (Hollande Méridionale). J’y conduis un doctorat en droit européen sur le fonctionnement de la supervision financière ».

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Classé dans C. Rhône-Alpes Auvergne, D. Allemagne, D. Europe (autres), E. Droit et Sciences politiques, E. Mobilité internationale, Non classé

Institut Montaigne et Plan Etudiants

Institut Montaigne. Plan Étudiants : un pas vers l’excellence universitaire ? Trois questions à Jean-Marc Schlenker.

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… Chaque cursus de licence, comme chaque parcours étudiant au sein de l’université, doit être désormais modulable en fonction des acquis et des besoins des étudiants. Les doubles licences constituent un exemple de pédagogie innovante qui a pu être développée. L’université doit être capable d’offrir un environnement pluridisciplinaire à ses étudiants, riche de la diversité des profils qui la composent. Les étudiants qui n’auront pas d’acquis suffisants à l’entrée à l’université bénéficieront de formations pour consolider leurs connaissances. Certains d’entre eux sauront, ensuite, intégrer des filières plus exigeantes conduisant à des diplômes de plus haut niveau.

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Construire les formations en santé

Construire une formation santé pour un droit à la santé pour tous, texte de Jacques Haiech, Université de Strasbourg (Laboratoire d’innovation thérapeutique) publié avec l’autorisation de l’auteur. Jacques Haiech avait été candidat à la présidence de l’université de Strasbourg en 2012

 La santé est en train de vivre trois transitions :

  • Le passage d’une médecine qui soigne sans comprendre vers une médecine qui essaie de comprendre pour guérir. Cette transition a été pionnière dans les maladies rares.
  • Le passage du médicament « taille unique » (le même pour tous) vers le médicament « prêt à porter » (selon son appartenance à une population homogène de patients- la médecine stratifiée) pour aller vers le médicament ou le traitement sur mesure (la médecine de précision). Cette stratification puis individualisation des patients a été rendu possible grâce aux développements des techniques dites -omiques et à la baisse drastique de leurs coûts. Les techniques -omiques permettent d’avoir accès à la description de l’ensemble des composants du vivant pour un individu particulier.
  • Le passage d’une médecine de soin à une médecine de prévention. De manière paradoxale, cette médecine de prévention est une médecine mettant l’accent sur une vision de santé globale contrairement à la transition précédente qui pousse vers une individualisation des soins de santé. Cette médecine de prévention s’implémente dans les campagnes nationales de vaccination et de détection de cancers.

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Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), E. Médecine Pharmacie