Archives de Tag: Licences

Licence : la réussite stagne

Nicolas Razafindratsima, Parcours et réussite en licence et en PACES : les résultats de la session 2017, Note Flash du SIES, n°21, novembre 2018.

Citations de la Note Flash. Quatre bacheliers sur dix obtiennent un diplôme de licence (générale ou professionnelle) après 3 ou 4 ans.

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Parmi les bacheliers 2013 inscrits en L1 l’année de leur baccalauréat, 28% ont obtenu leur diplôme de licence à l’issue de trois années de formation. 13% supplémentaires l’ont obtenu après une année additionnelle. Le taux de réussite en licence, en 3 ou 4 ans, s’établit à 41%.

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La licence est-elle plus attractive ?

La licence est-elle devenue plus attractive ? Deux sources pour esquisser une réponse :

Source 1. Baccalauréat 2018 : 675 600 reçus (88,3% des candidats ont été admis).

Source 2. « En 2018-2019, selon les données provisoires établies au 20 octobre, le nombre d’inscriptions des nouveaux bacheliers en première année de cursus licence à l’université est de 288 000, en progression de +7,2 % par rapport aux données provisoires établies à la même date pour l’année universitaire 2017-2018. Hors doubles inscriptions des étudiants en CPGE, l’augmentation s’élève à +7,4 %, soit 19 600 inscriptions supplémentaires.

La hausse du  nombre d’inscriptions est aussi très élevée en IUT (+7,3 %).

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L’échec en 1ère année de PACES

Aurélie Delaporte, Inscriptions et parcours des étudiants en formations longues de santé, Note d’information, N°18-08, novembre 2010, 10 pages.

Chapeau de la Note d’information. « En 2017-2018, 170 091 étudiants  sont inscrits dans des formations longues en santé en France métropolitaine et DOM, en hausse de 1,5 % par rapport à la rentrée précédente.

Un tiers de ces  étudiants est inscrit en PACES, soit près de 57 800 inscrits, et 33 747 sont en 3e cycle des études médicales (hors diplômes d’études spécialisées complémentaires) ». En première année commune des études de santé (PACES), une très forte majorité des entrants ont obtenu le bac S ; la part des femmes dépasse désormais les 2/3 des entrants.

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Classé dans E. Médecine Pharmacie

Lille. Réduire l’offre de formation

Trois chroniques sur la crise financière de l’université de Lille, observée par la note d’étape de l’audit de l’IGAENR.

Troisième chronique : que propose le plan de redressement en matière d’offre de formation ? Il propose de la rationaliser, de la maîtriser (respect des seuils d’ouverture des formation, des règles de dédoublement des groupes, cf l’encadré), de trouver de nouvelles ressources (diplômes d’université, alternance, formation continue). Au mieux, les réformes douloureuses ne seront opérationnelles que pour le prochain contrat quinquennal (2020-2024) : deux ans de perdus.

Globalement, c’est plus facile à dire qu’à faire : les fausses bonnes idées constituent un piège permanent !

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Classé dans C. Hauts-de-France (Nord Pas-de-Calais Picardie)

Crise financière : fermer des L3

Suite de la chronique Université d’Orléans en crise financière (celle-ci devrait économiser 15 millions d’euros).

France Info Centre Val de Loire, 18 octobre 2018, Les étudiants de Châteauroux mobilisés contre la suppression de certains formations. Les autres antennes de l’université d’Orléans (Issoudun et Bourges) sont aussi concernées. Offre de formation du Centre d’Études Supérieures de Châteauroux.

L’UNEF pétitionne.

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Orléans en crise financière

La crise financière de l’université d’Orléans s’accroît (chroniques du blog sur cette crise) : les 400 étudiants supplémentaires en 1ère année de licence sont les premiers à payer les pots cassés. Et le Ministère s’en fout : il croit que publier une loi sur l’Orientation et la Réussite des Étudiants suffit à résoudre tous les problèmes.

Communiqué de presse de la FSU – Université d’Orléans, 12 octobre 2018.

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38 postes d’enseignants et d’enseignants-chercheurs gelés malgré la croissance de la démographie étudiante !

Ainsi, malgré l’avis défavorable du Comité technique et de fortes réticences au sein du Conseil d’Administration et du Conseil académique, l’équipe présidentielle a décidé de ne pas pourvoir à la rentrée prochaine 12 postes vacants de Professeurs (PU), 11 postes de Maîtres de Conférence (MCF) et 15 postes de Certifiés ou d’Agrégés. De même, au moins une vingtaine de supports de personnels administratifs et techniques (BIATOSS) est gelée.

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Places supplémentaires, vacantes

Suite de la chronique Parcoursup : questionner les données. Cette nouvelle chronique est consacrée

  • aux nouveaux entrants dans le supérieur, et plus particulièrement dans l’université
  • aux places supplémentaires créées pour l’année 2018-2019,
  • aux places vacantes début septembre 2018.

Vu les chiffres de places supplémentaires et de places disponibles, annoncés par le Ministère, tous les candidats à la poursuite d’études supérieures du supérieur auront une place au terme de la procédure complémentaire de ParcourSup, i.e. ce jour, 21 septembre 2018… A la condition que ces chiffres aient à voir avec le réel !

1.Nouveaux entrants. Un étudiant nouvel entrant est un étudiant s’inscrivant pour la première fois en première année de cursus licence (capacité en droit et DAEU non compris) dans une université française, qu’il soit nouveau bachelier ou non (étudiant étranger ou titulaire d’un titre admis nationalement en équivalence ou en dispense du baccalauréat ou bachelier des années antérieures n’ayant pas commencé d’études universitaires auparavant). La DEPP estime que 85% des nouveaux entrants sont des bacheliers de l’année.

340 000 nouveaux entrants à l’université en 2017-2018

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ParcourSup. Questionner les données

La phase complémentaire de ParcourSup s’achève ce vendredi 21 septembre 2018. De nouvelles et ultimes données vont donc être commentées.

Gageons que les deux ministres, les élus REMistes, la CPU, la FAGE, le SGEN-CFDT feront des commentaires très positifs.

Tous les inscrits à ParcourSup qui voulaient poursuivre des études dans l’enseignement supérieur ont obtenu une place… à force d’annonces de places supplémentaires (31 000), de signalements de places vacantes (127 000), d’abandons de la procédure (181 000), de campagnes de communication de l’enseignement supérieur privé.

Quelle place ? Une place dans une filière sélective ou une place en 1ère année de Licence universitaire ? Une place souhaitée (un des 10 vœux) ? Une place acceptée en dehors des vœux formulés ? Aucune enquête ne le dira dans l’immédiat.

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Licence. Poitiers ouvre une voie

Certes, le partenariat poitevin dont il est question dans cette chronique n’est pas une réforme de l’ensemble du premier cycle des études supérieures, mais il mérite d’être salué et encouragé car il associe deux établissements proches géographiquement et ouvre une nouvelle voie vers une meilleure lisibilité des formations de 1er cycle, vers une réduction de la pléthore de formations.

Mais il demeure une ambiguïté : le partenariat ne crée pas un nouveau diplôme national de licence ; il permet seulement de délivrer aux diplômés le grade de licence. Ce qui n’est pas pareil du tout : cf. mes commentaires de l’article 1 de l’arrêté licence du 30 juillet 2018.

Communiqué de presse (12 septembre 2018). Première rentrée commune de l’IRTS Poitou-Charentes et de l’université de Poitiers pour 5 formations éducatives et sociales.

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Classé dans C. Nouvelle Aquitaine (Aquitaine Poitou Charentes)

La licence et ses boursouflures

Arrêté du 30 juillet 2018 relatif au diplôme national de licence. Une fois de plus, la même erreur est commise : consacrer une réforme à la seule licence et ne pas vouloir et donc penser une réforme de l’ensemble du 1er cycle des études supérieures. Depuis 2009, 456 chroniques d’Histoires d’universités sur la licence.

26 articles. Il s’agit d’un arrêté bavard, aussi prolixe que l’arrêté Wauquiez du 1er août 2011 (chronique Licence. Laurent 1er, 1 août 2011). Toutefois, la licence Vidal s’enrichit (je devrais dire : s’appauvrit) d’une série de boursouflures difformes. Elle ressemble de plus en plus à un fruit moche et méchant, en état de décomposition avancée. Pour éviter que le fruit tout entier ne pourrisse et ne meurt, il faudrait tailler dans le vif avant qu’il ne soit trop tard, déboursoufler tout de suite les difformités avant même de chercher à les appliquer : personnalisation des parcours, accompagnement individuel, contrat pédagogique, référentiels de compétences, direction des études, modalités de contrôle des connaissances à l’initiative des composantes, pouvoir de décision attribué à la Commission des formations du Conseil académique. Et je ne parle même pas des moyens nécessaires pour mettre en œuvre la réforme.

En 2011, 3 à 4 ans étaient donnés aux établissements pour mettre en œuvre la réforme. L’arrêté Vidal ne donne qu’une année : tous les articles devront être mis en œuvre au 1er septembre 2019.

Ce délai court sera une des causes de la non-application d’une partie des articles, tout au moins de ceux – nombreux – qui apportent des modifications à la réglementation existante. Dans cette chronique, seuls les 7 premiers articles de l’arrêté sont analysés. Les autres le seront prochainement.

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