Archives de Tag: Loi ORE Loi ESR

Loi ORE : le silence de la CPU

La Conférence des présidents d’université est devenue muette sur la loi Orientation et Réussite des Étudiants. Un silence assourdissant que chacun peut constater sur son site

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Depuis qu’une large majorité des présidents d’université ou directeurs d’établissement d’enseignement supérieur ont signé un texte de soutien à la réforme ORE, sous condition de l’attribution par l’État des moyens nécessaires, c’est silence sur les ondes.

La CPU est devenue une courroie de transmission du gouvernement et du président de la République. La Conférence a renoncé à l’autonomie que lui donne la loi (statuts de la CPU).

Elle relaie systématiquement la parole jupitérienne :

1.ParcoursSup, c’est mieux qu’APB. Verdict le 22 mai : combien de candidats n’auront pas une seule réponse positive à leurs 10 vœux ?

Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Non classé

Appel à la grève illimitée

L’Université en danger : la situation est grave ! Appel de la Cordination nationale des universités. Réunie à Paris le samedi 5 mai 2018, elle a rassemblé des représentant.e.s de 38 établissements de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

« La CNU appelle

  • à la grève illimitée jusqu’au retrait de la loi ORE,
  • à l’arrêt de la répression policière dans les universités,
  • et à la mise en œuvre d’un plan d’urgence pour la rentrée 2018.

En 1968, à Strasbourg, le recteur de l’académie a protégé l’université de l’intrusion des forces de l’ordre

Cliquer pour agrandir les photos

Lire la suite

1 commentaire

Classé dans Non classé

Nous, professionnels du désordre

Oui, il faut s’inquiéter de la loi ORE ! Strasbourg, 2, 3 et 4 mai 2018 : cinq échanges divergents sur les blocages.

Cliquer sur les images pour les agrandir

1.Nous, professionnels du désordre, texte publié par Des étudiant-e-s de Strasbourg, en lutte contre la sélection et son monde, reproduit par Pascal Maillard sur son blog de Mediapart, 2 mai 2018

« Le mot d’ordre est lancé, comme une grenade assourdissante pour étouffer la clameur des universités et le vacarme des rues. Ce mot qui rassure les familles et soude la patrie, c’est le ciment de cette dure réalité à laquelle on veut nous adapter pour tuer l’utopie. L’enfant-roi, du haut de son mépris, nous dénomme les professionnels du désordre. Peut-être n’est-il pas si loin de la vérité, pour une fois.

Lire la suite

3 Commentaires

Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), F. 19ème et 20ème siècles

Et revoici le tirage au sort !

Parcoursup : Tirage au sort, fin ou généralisation ? par Julien Gossa, Blog EducPros, 2 mai 2018.

Chassé par la porte, le tirage au sort revient par la fenêtre. Une démonstration impitoyable par un maître de conférences d’informatique en IUT à Strasbourg

« La fin du tirage au sort est l’argument principal motivant la réforme de l’accès à l’Université… Mais dans quelle mesure s’affranchit-on du sort avec Parcoursup? »… Lire la suite…

Conclusion de l’article. « On a ainsi montré que la majorité des candidats ne peuvent pas réellement se distinguer les uns des autres uniquement par leur dossier Parcoursup. En réalité, les marges d’erreur des notes ne peuvent pas être inférieures à l’écart entre les moyennes des candidats, dont la majorité est de l’ordre du millième de points.

Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Non classé

La sélection est très attractive !

Attention. Actualisation ce jour même à 19 heures car un dossier de presse ministériel est désormais en ligne (24 pages)… En attente d’analyse ! Histogramme du nombre de vœux par type de formation

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Chronique ci-dessous publiée à 15 heures 4. Choisir une filière sélective à l’entrée de l’enseignement supérieur est de plus en plus « tendance », comme l’indiquent les données de ParcourSup, après confirmation – fin mars – des vœux des candidats. On observe, de 2017 à 2018, une progression  de l’attractivité des filières sélectives, une diminution du nombre de vœux pour entrer en 1ère année de licence.

  • 4,3 millions des 6,3 millions de vœux (soit 68 %) concernent les filières sélectives (STS, CPGE, IUT, Écoles avec prépas intégrées).
  • en licence, le nombre de candidats ayant confirmé au moins un vœu est de 551 593, contre 630 378 candidats en 2017 (-12,5 %).

Lire la suite

2 Commentaires

Classé dans Non classé

Paris Diderot. Fin d’une université

Les élections aux conseils centraux de l’université Paris Diderot ont eu lieu jeudi 5 avril 2018. Les 8 chroniques précédentes sur ces élections

Communiqué de la liste d’opposition, Unis, Construisons l’Avenir. « Les résultats de l’élection aux conseils centraux de Paris Diderot sont désormais connus (sous réserve de validation par le comité électoral). Nous remercions tous les collègues qui ont soutenu notre liste Unis, Construisons l’Avenir. Nos élus défendront dans les conseils les valeurs et les idées que nous avons portées durant toute la campagne.

Au delà du résultat global qui donne une majorité à la liste conduite par l’équipe sortante, les résultats par secteur montrent une situation très contrastée. Au CA les résultats sont les suivants :

Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans C. Ile-de-France

Paris Diderot. CA : 8 extérieurs

Septième chronique sur l’élection des conseils centraux et de la présidence de l’université Paris Diderot (5 avril 2018). Les 6 chroniques précédentes.

La loi ESR, dite loi Fioraso, accorde un rôle renforcé aux personnalités extérieures, membres du conseil d’administration : celui d’élire le ou la président.e

Article 20 des statuts de l’université Paris Diderot. « Le conseil d’administration de l’Université comprend huit personnalités extérieures dont :

  • un représentant de la région Ile-de-France
  • un représentant de la mairie de Paris
  • un représentant du Conseil National de la Recherche Scientifique
  • un représentant de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale.

Ces quatre représentants sont désignés par les collectivités et les organismes de recherche concernés ».

Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans C. Ile-de-France

Loi ORE, promulguée le 8 mars 2018

Loi n°2018-166 du 8 mars 2018 relative à l’Orientation et à la Réussite des Étudiants (13 articles). Toutes les chroniques du blog sur la loi ORE, sur ParcourSup.

Promulgation de la loi immédiatement après la décision du Conseil constitutionnel en date 8 mars 2018. Communiqué : Frédérique Vidal a pris connaissance de la décision du Conseil constitutionnel qui déclare les dispositions de la loi Orientation et réussite des Étudiants conformes à la Constitution.

Dans l’article 1, une phrase qui m’avait échappé et qui fait rêver. « Les établissements communiquent chaque année au ministre chargé de l’enseignement supérieur des statistiques, qui sont rendues publiques, sur le suivi et la validation de ces parcours  [de formation personnalisés] et de ces dispositifs [d’accompagnement pédagogique]. La publication des taux de réussite en licence était également prévue par la loi ESR de juillet 2013. On sait aujourd’hui ce qu’il en est de la réalisation de cette ardente obligation dans les universités : chroniques sur la réussite en 1ère année de licence.

Lire la suite

2 Commentaires

Classé dans Non classé

Insertion et Capacités d’accueil

Faut-il prendre en compte l’insertion professionnelle des diplômés de l’université pour fixer les capacités d’accueil en 1ère année de licence ? Une première réponse à cette question a mis le feu au poudre avant qu’une seconde réponse soit produite par la commission mixte paritaire Assemblée-Sénat, juste avant le vote de la loi Orientation et Réussite des Étudiants, le 15 février 2018

  • nuit du 8 au 9 février 2018. Au cours de l’examen du projet de loi ORE, les Sénateurs ont voté l’amendement Grosperrin. « Les capacités d’accueil des formations du premier cycle de l’enseignement supérieur des établissements relevant des ministres chargés de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur sont arrêtées chaque année par l’autorité académique après dialogue avec chaque établissement. La modification des capacités d’accueil prend en compte les taux de réussite et d’insertion professionnelle observés pour chacune des formations ».
  • 13 février 2018. Compromis proposé par la commission mixte paritaire et qui figure dans le projet de loi définitif. « Les capacités d’accueil des formations du premier cycle de l’enseignement supérieur des établissements relevant des ministres chargés de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur sont arrêtées chaque année par l’autorité académique après dialogue avec chaque établissement. Pour déterminer ces capacités d’accueil, l’autorité académique tient compte des perspectives d’insertion professionnelle des formations, de l’évolution des projets de formation exprimés par les candidats ainsi que du projet de formation et de recherche de l’établissement ».

Avant de citer les arguments utilisés par les pourfendeurs de l’amendement Grosperrin (motion du CNESER et courriel du sénateur des Hauts-de-Seine, Pierre Ouzoulias), il n’est pas inutile de rappeler que la mission 3 du service public de l’enseignement supérieur, mission qui figure dans la loi LRU de 2007 et qui a été reprise dans la loi ESR de 2013, est l’orientation et l’insertion professionnelle.

Lire la suite

8 Commentaires

Classé dans Non classé

Loi ESR votée par 15 députes

Suite de la chronique : Loi ORE votée par 49 députés. Chronique du 9 juillet 2013 : Non !

« Mardi 9 juillet 2013, 18 heures 50 : la loi sur l’enseignement supérieur et la recherche est votée à mains levées par la quinzaine de députés présents. En moins d’une minute. Pas de décompte des voix « pour » et « contre ». Non, définitivement non : cette loi n’est pas une priorité de la Nation, encore moins une priorité des députés.

Plus de 550 députés absents, pourtant rémunérés pour siéger lors des sessions parlementaires. Une gifle magistrale à la démocratie représentative, aux universités, à leurs personnels, aux étudiants et à leurs familles.

Je me suis forcé de regarder en direct les interventions des différents groupes. Plus de deux heures de temps gaspillé. La Ministre absente pendant la 1ère heure et qui ment effrontément pour ce qui concerne la « progression » des budgets 2013 et 2014 de la MIRES.

Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Non classé