Archives de Tag: Loi ORE Loi ESR

New cursus. Saupoudrage de crédits

Dans ma chronique du 16 octobre 2017, dédiée aux résultats du 1er appel à projets Nouveaux cursus à l’université, j’écrivais en conclusion : j’avoue que 17 expérimentations pour réformer l’ensemble du premier cycle me laissent sceptique ; j’espère qu’une évaluation rigoureuse des résultats sera opérée et diffusée dans 2 ans.

Je suis encore plus sceptique sur les résultats du second appel à projets PIA3 « Nouveaux cursus à l’université » (Frédérique Vidal. Communiqué du 9 juillet 2018).

La ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’investissement, ont annoncé, lundi 9 juillet, la liste des 19 lauréats du second appel à projets (liste en annexe du communiqué). Il est doté d’une enveloppe de 176 millions d’euros sur dix ans ; la gestion en est confiée à l’Agence nationale de la recherche (ANR).

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Classé dans C. Bretagne Normandie

CPU. Le compte n’y est pas !

Les marronniers de la Conférence des Présidents d’Université.

  • Au début de l’été, la CPU se fâche contre l’insuffisance des moyens accordés à l’enseignement supérieur.
  • A l’automne, au CNESER, elle vote « oui » à la répartition des dotations budgétaires entre les universités. La CPU, sous la présidence d’Emmanuel Macron comme sous les présidences précédentes, n’est qu’apparemment une force de défense des intérêts de l’ESR. Sous la présidence future de François Germinet, il en sera de même.

Communiqué sur le Budget 2019, 6 juillet 2018.

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ParcourSup : la double peine

Article du Républicain Lorrain (30 juin 2018), signalé par un collègue messin. Études : Metz loge plus cher que Nancy

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Le collègue commente : double peine pour les élèves de terminale dont tous les vœux ont été refusés dans un premier temps et qui ne reçoivent une proposition que ces jours-ci. Ils ont été stressés durant près d’un mois et demi et n’ont pu rechercher un logement. Le marché du logement étudiant s’est peu à peu rétréci. Moins de choix possibles pour eux : « il ne leur reste plus qu’à tenter d’avoir une chambre par le Crous ».

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Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne)

Loi ORE. Échec de la contestation

Patrice Brun, université de Bordeaux Montaigne, Les raisons d’un échec de la contestation de la loi ORE (contribution reçue le 29 mai 2018).

En cette fin du mois de mai, chacun est forcé d’admettre que la contestation contre la loi ORE a totalement échoué dans sa tentative de faire abroger « par la rue » la dite loi. Et l’on est en droit dès à présent de tenter de comprendre l’échec des mouvements de contestation.

Que l’on soit bien clair : l’auteur de ces lignes persiste à considérer que, si cette loi n’est pas l’abomination de la désolation que certains de ses contempteurs ont bien voulu dessiner, elle n’a jamais eu son aval personnel. Je décris cette loi et les changements qu’elle opère comme bâclés, bien plus destinés à mettre, comme l’on dit, un coup de pied dans la fourmilière d’un système universitaire à bout de souffle, que de tenter de mettre fin à un prétendu principe de tirage au sort – qui n’a jamais concerné qu’un nombre très limité de candidats potentiels à une filière en tension – ou de régler, avec l’aide d’une baguette magique, la douloureuse question de l’échec en première année.

Pour espérer pareille conclusion, il eût fallu mettre à la disposition des universités des moyens supplémentaires en personnel et dotations de fonctionnement afin de permettre à tout le moins la création d’une véritable politique de mise à niveau des étudiants les plus fragiles. Mais l’État, préoccupé semble-t-il avant tout de permettre aux premiers de cordée de monter plus haut et plus vite, n’a jamais eu l’intention de les leur donner.

On ne peut pas non plus oblitérer les risques à terme de voir s’accentuer un fossé déjà existant entre universités, celles qui auront choisi d’établir de stricts classements de sélection – souvent celles qui sont déjà « prestigieuses » ou qui prétendent l’être – et d’autres qui, fidèles à leurs engagements, appliqueront a minima cette loi et accepteront la quasi-totalité de ceux que les premières auront refoulés.

Cela dit, comment peut-on expliquer l’acceptation résignée du système éducatif de l’enseignement supérieur dans sa très large majorité ? On n’éludera certes pas la détermination affichée du gouvernement et chacun aura probablement sa liste de raisons et la hiérarchie des raisons conduisant à cette acceptation – certains réfuteront même l’idée d’une défaite. Aussi vais-je tenter ici de dégager un nuage d’explications.

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ParcourSup. Rassurer les familles

Tableau de bord en date du 26 mai 2018.

  • 486 023 candidats ont reçu au moins une proposition d’admission
  • 326 034 candidats en attente de place ou n’ayant reçu aucune proposition

Powerpoint de l’académie de Versailles (12 diapositives) : Répondre aux candidats et à leurs familles après le 22 mai

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Classé dans C. Ile-de-France

ParcourSup. Un décret loufoque

Lettre ouverte. Monsieur le Premier ministre, madame la Ministre, mesdames les Rectrices et messieurs les Recteurs, mesdames et messieurs les Députés et Sénateurs, mesdames et messieurs les Présidents(e)s d’université,

Je viens de lire et relire le Décret n° 2018-371 du 18 mai 2018 relatif au pourcentage des meilleurs bacheliers de chaque lycée bénéficiant d’un accès prioritaire dans les formations de l’enseignement supérieur public.

Je vous prie de lire, comme moi, ce décret et de nous dire comment vous comptez l’appliquer. Il me semble en effet inapplicable dans les faits et donc inutile. Pire, s’il était appliqué envers et contre tout, il pourrait mettre une pagaille historique dans l’accès à l’enseignement supérieur public, le privé en étant préservé.

1.Publics concernés : « les lycéens de terminale préparant le baccalauréat et sollicitant une première inscription en première année d’une formation de l’enseignement supérieur public« .

  • pas de problème à ce niveau. La priorité n’est valable qu’une année !

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ParcourSup. L’état des admissions

Phase principale d’admission de Parcoursup.

Le tableau de bord Parcoursup est actualisé quotidiennement et automatiquement. Il permettra de suivre du 23 mai au 14 juillet, l’évolution de la situation des candidats, qui ont confirmé au moins un vœu en phase principale.

Situation au 28 mai 2018 : cliquer sur l’image

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Loi ORE : le silence de la CPU

La Conférence des présidents d’université est devenue muette sur la loi Orientation et Réussite des Étudiants. Un silence assourdissant que chacun peut constater sur son site

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Depuis qu’une large majorité des présidents d’université ou directeurs d’établissement d’enseignement supérieur ont signé un texte de soutien à la réforme ORE, sous condition de l’attribution par l’État des moyens nécessaires, c’est silence sur les ondes.

La CPU est devenue une courroie de transmission du gouvernement et du président de la République. La Conférence a renoncé à l’autonomie que lui donne la loi (statuts de la CPU).

Elle relaie systématiquement la parole jupitérienne :

1.ParcoursSup, c’est mieux qu’APB. Verdict le 22 mai : combien de candidats n’auront pas une seule réponse positive à leurs 10 vœux ?

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Appel à la grève illimitée

L’Université en danger : la situation est grave ! Appel de la Cordination nationale des universités. Réunie à Paris le samedi 5 mai 2018, elle a rassemblé des représentant.e.s de 38 établissements de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

« La CNU appelle

  • à la grève illimitée jusqu’au retrait de la loi ORE,
  • à l’arrêt de la répression policière dans les universités,
  • et à la mise en œuvre d’un plan d’urgence pour la rentrée 2018.

En 1968, à Strasbourg, le recteur de l’académie a protégé l’université de l’intrusion des forces de l’ordre

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Nous, professionnels du désordre

Oui, il faut s’inquiéter de la loi ORE ! Strasbourg, 2, 3 et 4 mai 2018 : cinq échanges divergents sur les blocages.

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1.Nous, professionnels du désordre, texte publié par Des étudiant-e-s de Strasbourg, en lutte contre la sélection et son monde, reproduit par Pascal Maillard sur son blog de Mediapart, 2 mai 2018

« Le mot d’ordre est lancé, comme une grenade assourdissante pour étouffer la clameur des universités et le vacarme des rues. Ce mot qui rassure les familles et soude la patrie, c’est le ciment de cette dure réalité à laquelle on veut nous adapter pour tuer l’utopie. L’enfant-roi, du haut de son mépris, nous dénomme les professionnels du désordre. Peut-être n’est-il pas si loin de la vérité, pour une fois.

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Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), F. 19ème et 20ème siècles