Archives de Tag: Loi ORE Loi ESR

Orléans en crise financière

La crise financière de l’université d’Orléans s’accroît (chroniques du blog sur cette crise) : les 400 étudiants supplémentaires en 1ère année de licence sont les premiers à payer les pots cassés. Et le Ministère s’en fout : il croit que publier une loi sur l’Orientation et la Réussite des Étudiants suffit à résoudre tous les problèmes.

Communiqué de presse de la FSU – Université d’Orléans, 12 octobre 2018.

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38 postes d’enseignants et d’enseignants-chercheurs gelés malgré la croissance de la démographie étudiante !

Ainsi, malgré l’avis défavorable du Comité technique et de fortes réticences au sein du Conseil d’Administration et du Conseil académique, l’équipe présidentielle a décidé de ne pas pourvoir à la rentrée prochaine 12 postes vacants de Professeurs (PU), 11 postes de Maîtres de Conférence (MCF) et 15 postes de Certifiés ou d’Agrégés. De même, au moins une vingtaine de supports de personnels administratifs et techniques (BIATOSS) est gelée.

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F. Vidal et le maquis des formations

La Ministre Frédérique Vidal, pourtant professeur des universités et ex-présidente de l’université de Nice Sophia Antipolis, découvre enfin que l’offre de formation en 1er cycle est pléthorique, donc illisible pour les futurs étudiants du supérieur, leurs familles, les enseignants des lycées, les conseillers principaux d’éducation, les conseillers d’orientation, les employeurs et les recruteurs, les universités des autres pays.

Cela est pourtant l’évidence : plus de plus de 12 000 formations de premier cycle proposées par APB pour la rentrée 2016. Autant pour ParcourSup en 2018. Problème pour la Ministre : Les étudiants ne sont pas également  armés pour s’orienter dans le maquis des formations.

Que propose-t-elle ? Évidemment : « apporter de la clarté ». Plus facile à dire qu’à faire.

Geneviève Fioraso avait botté en touche en établissant une nomenclature des licences : elle n’a remué que du vent (arrêté du 22 janvier 2014 fixant la nomenclature des mentions du diplôme national de licence). Résultat : 45 mentions de licence

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ParcourSup. Questionner les données

La phase complémentaire de ParcourSup s’achève ce vendredi 21 septembre 2018. De nouvelles et ultimes données vont donc être commentées.

Gageons que les deux ministres, les élus REMistes, la CPU, la FAGE, le SGEN-CFDT feront des commentaires très positifs.

Tous les inscrits à ParcourSup qui voulaient poursuivre des études dans l’enseignement supérieur ont obtenu une place… à force d’annonces de places supplémentaires (31 000), de signalements de places vacantes (127 000), d’abandons de la procédure (181 000), de campagnes de communication de l’enseignement supérieur privé.

Quelle place ? Une place dans une filière sélective ou une place en 1ère année de Licence universitaire ? Une place souhaitée (un des 10 vœux) ? Une place acceptée en dehors des vœux formulés ? Aucune enquête ne le dira dans l’immédiat.

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La licence et ses boursouflures

Arrêté du 30 juillet 2018 relatif au diplôme national de licence. Une fois de plus, la même erreur est commise : consacrer une réforme à la seule licence et ne pas vouloir et donc penser une réforme de l’ensemble du 1er cycle des études supérieures. Depuis 2009, 456 chroniques d’Histoires d’universités sur la licence.

26 articles. Il s’agit d’un arrêté bavard, aussi prolixe que l’arrêté Wauquiez du 1er août 2011 (chronique Licence. Laurent 1er, 1 août 2011). Toutefois, la licence Vidal s’enrichit (je devrais dire : s’appauvrit) d’une série de boursouflures difformes. Elle ressemble de plus en plus à un fruit moche et méchant, en état de décomposition avancée. Pour éviter que le fruit tout entier ne pourrisse et ne meurt, il faudrait tailler dans le vif avant qu’il ne soit trop tard, déboursoufler tout de suite les difformités avant même de chercher à les appliquer : personnalisation des parcours, accompagnement individuel, contrat pédagogique, référentiels de compétences, direction des études, modalités de contrôle des connaissances à l’initiative des composantes, pouvoir de décision attribué à la Commission des formations du Conseil académique. Et je ne parle même pas des moyens nécessaires pour mettre en œuvre la réforme.

En 2011, 3 à 4 ans étaient donnés aux établissements pour mettre en œuvre la réforme. L’arrêté Vidal ne donne qu’une année : tous les articles devront être mis en œuvre au 1er septembre 2019.

Ce délai court sera une des causes de la non-application d’une partie des articles, tout au moins de ceux – nombreux – qui apportent des modifications à la réglementation existante. Dans cette chronique, seuls les 7 premiers articles de l’arrêté sont analysés. Les autres le seront prochainement.

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New cursus. Saupoudrage de crédits

Dans ma chronique du 16 octobre 2017, dédiée aux résultats du 1er appel à projets Nouveaux cursus à l’université, j’écrivais en conclusion : j’avoue que 17 expérimentations pour réformer l’ensemble du premier cycle me laissent sceptique ; j’espère qu’une évaluation rigoureuse des résultats sera opérée et diffusée dans 2 ans.

Je suis encore plus sceptique sur les résultats du second appel à projets PIA3 « Nouveaux cursus à l’université » (Frédérique Vidal. Communiqué du 9 juillet 2018).

La ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’investissement, ont annoncé, lundi 9 juillet, la liste des 19 lauréats du second appel à projets (liste en annexe du communiqué). Il est doté d’une enveloppe de 176 millions d’euros sur dix ans ; la gestion en est confiée à l’Agence nationale de la recherche (ANR).

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Classé dans C. Bretagne Normandie

CPU. Le compte n’y est pas !

Les marronniers de la Conférence des Présidents d’Université.

  • Au début de l’été, la CPU se fâche contre l’insuffisance des moyens accordés à l’enseignement supérieur.
  • A l’automne, au CNESER, elle vote « oui » à la répartition des dotations budgétaires entre les universités. La CPU, sous la présidence d’Emmanuel Macron comme sous les présidences précédentes, n’est qu’apparemment une force de défense des intérêts de l’ESR. Sous la présidence future de François Germinet, il en sera de même.

Communiqué sur le Budget 2019, 6 juillet 2018.

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ParcourSup : la double peine

Article du Républicain Lorrain (30 juin 2018), signalé par un collègue messin. Études : Metz loge plus cher que Nancy

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Le collègue commente : double peine pour les élèves de terminale dont tous les vœux ont été refusés dans un premier temps et qui ne reçoivent une proposition que ces jours-ci. Ils ont été stressés durant près d’un mois et demi et n’ont pu rechercher un logement. Le marché du logement étudiant s’est peu à peu rétréci. Moins de choix possibles pour eux : « il ne leur reste plus qu’à tenter d’avoir une chambre par le Crous ».

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Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne)

Loi ORE. Échec de la contestation

Patrice Brun, université de Bordeaux Montaigne, Les raisons d’un échec de la contestation de la loi ORE (contribution reçue le 29 mai 2018).

En cette fin du mois de mai, chacun est forcé d’admettre que la contestation contre la loi ORE a totalement échoué dans sa tentative de faire abroger « par la rue » la dite loi. Et l’on est en droit dès à présent de tenter de comprendre l’échec des mouvements de contestation.

Que l’on soit bien clair : l’auteur de ces lignes persiste à considérer que, si cette loi n’est pas l’abomination de la désolation que certains de ses contempteurs ont bien voulu dessiner, elle n’a jamais eu son aval personnel. Je décris cette loi et les changements qu’elle opère comme bâclés, bien plus destinés à mettre, comme l’on dit, un coup de pied dans la fourmilière d’un système universitaire à bout de souffle, que de tenter de mettre fin à un prétendu principe de tirage au sort – qui n’a jamais concerné qu’un nombre très limité de candidats potentiels à une filière en tension – ou de régler, avec l’aide d’une baguette magique, la douloureuse question de l’échec en première année.

Pour espérer pareille conclusion, il eût fallu mettre à la disposition des universités des moyens supplémentaires en personnel et dotations de fonctionnement afin de permettre à tout le moins la création d’une véritable politique de mise à niveau des étudiants les plus fragiles. Mais l’État, préoccupé semble-t-il avant tout de permettre aux premiers de cordée de monter plus haut et plus vite, n’a jamais eu l’intention de les leur donner.

On ne peut pas non plus oblitérer les risques à terme de voir s’accentuer un fossé déjà existant entre universités, celles qui auront choisi d’établir de stricts classements de sélection – souvent celles qui sont déjà « prestigieuses » ou qui prétendent l’être – et d’autres qui, fidèles à leurs engagements, appliqueront a minima cette loi et accepteront la quasi-totalité de ceux que les premières auront refoulés.

Cela dit, comment peut-on expliquer l’acceptation résignée du système éducatif de l’enseignement supérieur dans sa très large majorité ? On n’éludera certes pas la détermination affichée du gouvernement et chacun aura probablement sa liste de raisons et la hiérarchie des raisons conduisant à cette acceptation – certains réfuteront même l’idée d’une défaite. Aussi vais-je tenter ici de dégager un nuage d’explications.

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Classé dans C. Nouvelle Aquitaine (Aquitaine Poitou Charentes)

ParcourSup. Rassurer les familles

Tableau de bord en date du 26 mai 2018.

  • 486 023 candidats ont reçu au moins une proposition d’admission
  • 326 034 candidats en attente de place ou n’ayant reçu aucune proposition

Powerpoint de l’académie de Versailles (12 diapositives) : Répondre aux candidats et à leurs familles après le 22 mai

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Classé dans C. Ile-de-France

ParcourSup. Un décret loufoque

Lettre ouverte. Monsieur le Premier ministre, madame la Ministre, mesdames les Rectrices et messieurs les Recteurs, mesdames et messieurs les Députés et Sénateurs, mesdames et messieurs les Présidents(e)s d’université,

Je viens de lire et relire le Décret n° 2018-371 du 18 mai 2018 relatif au pourcentage des meilleurs bacheliers de chaque lycée bénéficiant d’un accès prioritaire dans les formations de l’enseignement supérieur public.

Je vous prie de lire, comme moi, ce décret et de nous dire comment vous comptez l’appliquer. Il me semble en effet inapplicable dans les faits et donc inutile. Pire, s’il était appliqué envers et contre tout, il pourrait mettre une pagaille historique dans l’accès à l’enseignement supérieur public, le privé en étant préservé.

1.Publics concernés : « les lycéens de terminale préparant le baccalauréat et sollicitant une première inscription en première année d’une formation de l’enseignement supérieur public« .

  • pas de problème à ce niveau. La priorité n’est valable qu’une année !

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