Archives de Tag: LRU

Comité de sélection et localisme

Qualité de la Science Française, Communiqué sur le recrutement par les pairs des universitaires et des chercheurs du CNRS, 19 juin 2017.

« Le recrutement par les pairs des universitaires et des chercheurs est une condition de la qualité de la production et de la transmission des savoirs. Il est aussi une garantie de l’égalité des chances dont doivent pouvoir bénéficier tous les candidats aux concours de l’enseignement supérieur et de la recherche. Seule la collégialité scientifique qui s’exprime à travers les comités et les jurys prévus par les dispositions juridiques régissant le recrutement universitaire et des organismes de recherche peut assurer la nécessaire expertise disciplinaire, sans laquelle toute décision peut paraître arbitraire.

QSF n’a cessé de rappeler que l’évaluation qui est associée au recrutement d’un universitaire ou d’un chercheur est sans doute plus importante que les appréciations qui peuvent avoir lieu tout au long de la carrière. C’est souvent de cette première évaluation que dépendent la qualité, l’attractivité et le rayonnement d’une université ou d’un organisme de recherche.

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SUP. Chroniques sur les ministres

Lendemain d’élections législatives. Enseignement Supérieur et recherche. Depuis la création du blog en janvier 2009, j’ai chroniqué sur six ministres ou secrétaires d’État : Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez, Geneviève Fioraso, Najat Vallaud-Belkacem, Thierry Mandon, Frédérique Vidal. Ci-dessous une chronique caustique sur chacun(e) d’entre elles / eux, un lien menant à toutes les chroniques concernant (au total quelques centaines).

Valérie Pécresse, ministre du 18 mai 2007 au 29 juin 2011.

Laurent Wauquiez, ministre du 29 juin 2011 au 10 mai 2012.

Geneviève Fioraso, ministre du 16 mai 2012 au 31 mars 2014, puis secrétaire d’État du 9 avril 2014 au 5 mars 2015.

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Paris 1 : geler des postes

Précarisation des universités : le coup de gueule du président de Paris-I, Georges Haddad, Le Point, 17 octobre 2016. En revenant de l’Unesco, où il a dirigé la recherche et la prospective en éducation, Georges Haddad a trouvé un monde universitaire devenu profondément gestionnaire depuis la loi sur l’autonomie des universités, qui leur a transféré la masse salariale à partir de 2008. On est sur la corde raide en permanence, la plupart des universités sont obligées pour équilibrer leur budget de geler des postes, a-t-il souligné. Les étudiants ne sont pas moins bien formés, ils sont moins bien encadrés, a-t-il ajouté, d’autant que nous ne sommes pas encore à la pointe des technologies. Parmi les chantiers de Georges Haddad, développer l’innovation pédagogique avec les nouvelles technologies pour que chaque étudiant puisse avoir Paris-I chez lui ,… accéder à ses cours, à ses travaux dirigés, avoir des réponses aux questions qu’il pose« .

Université Paris 1 : Georges Haddad invite sa communauté à se prononcer sur l’avenir au sein d’Hesam, News Tank Education, 18 octobre 2016. Sur la situation budgétaire de Paris 1, le président évoque un équilibre fragile et qui nécessitera le gel de postes à nouveau en 2017, faisant suite aux 35 gelés sur les deux derniers exercices. J’ai préparé 4 ou 5 scenarii possibles dans le cadre du projet de budget 2017. Ils seront présentés au CA de décembre qui décidera alors quelle option prendre, affirme-t-il. Malgré le contexte budgétaire, Georges Haddad annonce vouloir s’attaquer à la précarité des personnels : nous avons dégagé des moyens pour doubler les primes et indemnités des Biatss dès janvier 2017, ce qui représente un budget de 400 k€.

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Républicains et ESR : autonomie

Les Républicains, Éducation et Enseignement Supérieur, 6 avril 2016. Un document d’orientation qui ne comporte qu’une seule surprise, mais qui est, à ce stade, bâclé (propositions non articulées les unes avec les autres).

Pour un acte II de l’Autonomie des Universités. La loi ESR de Fioraso est oubliée. Il s’agira de renforcer les libertés et les responsabilités des universités (loi LRU de Pécresse de 2007).

Autonomie avec deux volets. Les universités ont le droit de déterminer les conditions d’accès aux formations qu’elle délivrent : permettre de conditionner l’inscription dans certaines filières à la validation de pré-requis ; sélection au sein de l’université.

P1450803Cliquer sur les images pour les agrandir

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Gouvernance et diarrhée verbale

Pour une Success Story des universités françaises. Le linguiste Patrick Gettliffe, spécialiste de la grammaire du vieil-anglais, a écrit, en décembre 2010, ce petit texte qui pastiche la diarrhée verbale qui sévit dans l’Alma Mater, depuis le vote de la Loi LRU. La LOI ESR de juillet 2013, avec les regroupements à marche forcée, a encore amplifié le phénomène !

La langue, c’est le pouvoir (voir mes chroniques sur « l’aliénation linguistique »). Inversement, le pouvoir, c’est la langue. Dans l’Université française d’aujourd’hui, le pouvoir est globalement entre les mains de managers sarkozystes qui, secrètement ou publiquement, se sont réjouis du vote de la LRU. Comme ils ont des pratiques directement inspirées de celles de l’entreprise US, ils parlent et imposent la langue de ce monde, donc son cadre de pensée.

Devant la montée en charge qualitative et quantitative des exigences d’excellence exigées des Universités, il semble nécessaire, incontournable et indispensable d’être en capacité de positionner un partenariat win-win à tous les établissements d’enseignement supérieur.

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Docteur payé 516 € / mois

Les contrats LRU ne se cachent même plus  : remplacer un Maître de conférences par un vacataire en précisant qu’on ne remboursera pas les frais de déplacement, cela représente un budget minimum pour l’université, et un salaire dérisoire pour un jeune docteur (6200 € brut pour 155h, soit 516 € mensuel). Amitiés…

Université d’Angers. Année universitaire 2015-2016.

Nous cherchons un(e) vacataire ayant soutenu son doctorat, pour assurer le service d’un MCF en littérature française de la Renaissance (et un peu de néolatin, si le candidat est latiniste).

Il s’agit de l’équivalent de 155h de cours (équivalent TD). Il est possible de retirer des cours si le service est trop lourd, ou au contraire d’ajouter des cours d’Expression écrite et orale pour compléter le service et arriver à 192h. Au choix du candidat.

1er semestre (possibilité de placer les cours sur une seule journée)
M1R – Séminaire de recherche – Renaissance (1h/semaine sur 10 semaines)
MEEF1 – Entraînement à la Composition française pour le CAPES (1h30/semaine sur 9 semaines)
L3 – CM de littérature française du XVIe s (1h/semaine sur 12 semaines).

2ème semestre (compter 2 jours de cours)

L1 – CM Littérature française du XVIe (1h/semaine sur 12 semaines)
L1 – TD Littérature française (2h/semaine sur 12 semaines, 2gpes)
L1 – CM Histoire littérature XVIe (1h/semaine sur 12 semaines)
L1-L2 – Cours Littérature et Mondes chrétiens (1h par semaine sur 6 semaines)
L3 – Latin de la Renaissance (1h par semaine sur 6 semaines)
L3 – Cours de Poésie XVIe (1h30/semaine sur 9 semaines).
Les trajets ne sont pas remboursés.

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Artois, une île au trésor ?

L’université d’Artois, une île au trésor ? Créée dans la 1ère moitié des années 90 et implantée sur les sites d’Arras (80 photos du Campus, juillet 2009), Béthune, Douai, Lens (35 photos de l’IUT, avril 2013) et Liévin, l’université accueille 11.400 étudiants (données statistiques de l’OVE de 2000 à 2014), est membre de la Communauté d’universités et d’établissements Université Lille Nord de France.

Une île au trésor ? On pourrait le croire  à la lecture du document Répartition des moyens 2015 aux opérateurs de l’enseignement supérieur du programme 150. Le fonds de roulement de l’université va être mobilisé à hauteur de 24,238 millions d’euros en 2015 ; à elle seule, l’université va fournir le 1/4 des fonds de roulement ponctionnés sur l’ensemble des établissements. Comment l’université a-t-elle constitué ce magot et pourquoi n’a-t-elle pas été vigilante pour le dépenser ces dernières années avant qu’il ne soit piqué ? Le président Francis Marcoin, élu en 2012, devrait s’exprimer en urgence sur la situation financière de son université. On ne l’a pas entendu jusqu’ici !

Copie de P1320064 Lire la suite

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Autonomie : l’arrêté tueur

L’arrêté du 25 février 2015 fixant les nombres d’emplois offerts à la mutation, au détachement et au recrutement par concours des professeurs des universités et des maîtres de conférences jusqu’au 31 décembre 2015 (ORF n°0074 du 28 mars 2015) est un arrêté tueur. Il enterre encore plus l’autonomie des universités, faisant fi de leurs responsabilités et compétences élargies (loi LRU de 2007 confirmée par la loi ESR de 2013).

L’arrêté fournit une raison de plus pour la suppression du Secrétariat d’État à l’ESR : celui-ci n’a pas réussi à protéger, un tant soit peu, l’autonomie financière des établissements, des universités en particulier.

Il fixe un plafond global d’emplois de professeurs des universités (1.084) et de maitres de conférences (1.436), limitant de manière centralisée le nombre de concours organisables par les établissements d’ici le 31 décembre 2015… alors que les universités ne connaissent pas encore leurs dotations 2015 !

Cet acte d’autoritarisme, inédit, ne respecte pas l’esprit de la réglementation en vigueur, à savoir celle définie par le décret du 19 août 2013, décret de mise en application de la loi ESR du 22 juillet 2013 et modifiant certains articles du décret du 27 juin 2008, pris dans le cadre de la loi LRU d’août 2007.

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Universités vraiment en faillite ?

8 septembre 2014, chronique de Patrice Brun, ancien président de l’université de Bordeaux 3 Montaigne, Les universités sont-elles vraiment en faillite ? (3 pages). Lire aussi : chroniques du blog sur les budgets universitaires, sur l’université Bordeaux 3 Montaigne.

SONY DSC« Depuis deux/trois ans – espace approximatif voulu pour éviter toute interprétation politicienne de mes propos – on entend çà et là parler « d’universités en faillite » ou sur le point de l’être. En 2010, l’université de Limoges fut la première, une année seulement après son passage aux « Responsabilités et Compétences Élargies » (RCE), à défrayer la chronique pour un budget de fonctionnement en déficit. A l’automne 2011, huit, puis cinq, puis trois universités furent désignées par un communiqué du Ministère, repris par plusieurs organes de presse, comme les mauvais élèves de la classe en affichant deux comptes financiers successifs déficitaires. On s’aperçut, avec enquête de l’Inspection Générale, qu’il ne s’agissait en fait que de régularisations comptables liées au passage aux RCE. Mais la presse avait lâché ses bombinettes.

Puis, en 2013, l’université de Versailles – Saint-Quentin, avec trois millions de déficit, fit la « une » de certains journaux et eut pour conséquence, à bien des égards injuste, de démettre de ses fonctions de rectrice celle qui l’avait auparavant présidée. En somme, l’idée d’une faillite des universités est entrée dans l’imaginaire collectif comme une réalité. Que faut-il en penser ?

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Classé dans C. Nouvelle Aquitaine (Aquitaine Poitou Charentes)

Comment tuer la LRU3 ?

Archives du blog, chronique du 16 novembre 2011 : Acte de décès de la loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités (2007). Novembre 2011 : deux avertissements sévères n’ont pas réussi à tué la LRU (rapport de l’Association Européenne des Universités et crise financière à l’université de Limoges). Juillet 2013 : la loi sur l’enseignement supérieur et la recherche (dite LRU2) fait encore régresser l’autonomie des universités : le vilain petit canard LRU était toujours debout et Jacques Fontanille, ex-président de l’université de Limoges, taclé en 2011, devint même directeur de cabinet de Geneviève Fioraso.

Avril 2014, le vilain petit canard, LRU2 fils de LRU, court toujours et décide de pondre des LRU3, des Communautés d’universités et d’établissements (COMUE), gigantesques n’importe nawak qui ne respectent même pas leur père LRU2 : La loi ESR violée sans vergogne. Il reste un mois pour « tuer dans l’œuf » ces LRU3 ! C’est mal parti : Mobilisations en ordre dispersé !

Texte intégral de la chronique de novembre 2011. 4 ans et 3 mois après la publication de la loi Libertés et Responsabilités des Universités. Novembre 2011 est une date dont les universités publiques se souviendront. Le mois de la mort de la LRU. Son acte de décès a été signé au niveau international par l’Association Européenne des Universités (EUA), au niveau local par Jacques Fontanille, président de l’université de Limoges, ancien vice-président de la CPU, élève modèle du passage aux responsabilités et compétences élargies (RCE dès 2009). Lire la suite

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