Archives de Tag: Mandon Vallaud-Belkacem Fioraso

Blog Saison 4. L’histoire

Après les 3 premières saisons du blog (janvier 2009 à janvier 2017), voici la saison 4 : l’histoire (en 4 approches).

1.L’histoire. Dès la semaine prochaine, je retourne sur les bancs de l’université pour continuer à y étudier l’Histoire médiévale et l’Histoire de l’art médiéval. Étudier l’histoire. Participer à des cours, lire ceux qui sont en ligne et se plonger dans une partie significative des articles et livres de la bibliographie proposée, travailler des thèmes qui ne sont pas traités localement, photographier l’art médiéval (et voyager pour aller l’admirer là où il se trouve), faire des synthèses et des comparaisons, participer à des colloques, tenter de formuler quelques questions de recherche. Travailler et chroniquer.

dsc08459Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Bref, la saison 4 du blog va multiplier les chroniques historiques sur le Moyen Âge (178 à ce jour), sur l’Art médiéval (78 à ce jour). Autant d’invitations au voyage dans le temps et dans l’espace.

Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans A. Art médiéval, A. Histoire médiévale, A. Histoire moderne, E. Mobilité internationale, E. Sciences humaines et sociales

1er cycle : échec gouvernemental

Depuis 2012, trois ministres et secrétaires d’État pour l’Enseignement supérieur et la recherche – Geneviève Fioraso, Najat Valaud-Belkacem, Thierry Mandon.

On peut dire aujourd’hui, au vu des tableaux statistiques 2012 – 2016 (2012-2017 pour les STS), qu’ils ont piteusement échoué à maîtriser, réorienter les flux post-bac. Leur discours a été centré sur la réussite d’étudiants plus nombreux en 1er cycle, sur la priorité aux bacheliers professionnels pour l’entrée dans les STS, aux bacheliers technologiques pour l’entrée dans les IUT. Les Rectrices et recteurs devaient veiller à la mise en œuvre de cette politique courageuse de démocratisation… sans cependant mettre en place des quotas de bacheliers par type d’établissements. Absence de courage politique, comme d’habitude.

Cette politique molle, inconséquente a conduit à un échec retentissant parce que la forte progression des poursuites d’études après le bac n’a pas été anticipée.

Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Non classé

Simplifier = faire n’importe quoi ?

Après les 50 mesures de simplification annoncées en avril 2016, en revoici une couche : 20 de plus ! (MENESR, 7 décembre 2016, 33 pages). Quand il n’y en a plus, il y en a encore ! Dans ces mesures ajoutées, il y a à boire et à manger.

p1570021Cliquer sur l’image pour l’agrandir

La première d’entre elles (n°51) est même dangereuse.

Lire la suite

2 Commentaires

Classé dans Non classé

Grenoble Alpes réclame son dû

Devoir écrire à la Ministre et au Secrétaire d’État pour réclamer un dû de 1,350 Million d’euros, voilà où en est réduite l’université de Grenoble Alpes. Univers kafkaïen auquel les universités sont soumises ! Il leur faudra bientôt demander l’aumône sur le trottoir de la rue Descartes ?

24 novembre 2016, lettre de Lise Dumasy (présidente de l’université Grenoble-Alpes) et de Patrick Levy (président de la COMUE Université Grenoble Alpes) à Najat Vallaud-Belkacem et à Thierry Mandon.

p1560859Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Non classé

Milliards d’euros, n’en jetez plus !

Tir groupé de nos dirigeants pour promettre : « nous allons donner beaucoup d’argent pour l’enseignement supérieur et la recherche ». Pour qui nous prennent-ils ? Pour des imbéciles heureux ?

30 septembre 2016. Najat Vallaud Beljkacem et Thierry Mandon : 850 millions de plus pour l’ESR dans le budget 2017. Chronique du blog : Budget 2017, ne pas y croire ! La dépense par étudiant a diminué de 2010 à 2014.

3 novembre 2016. Hollande veut que la recherche atteigne 3% du PIB (BFM Business). François Hollande veut que la recherche fasse un grand bond en avant. Le président de la République a appelé jeudi à porter de 2,25% à 3% en dix ans la part du produit intérieur brut (PIB) qui lui est consacrée.

Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Non classé

De l’argent du Plan Campus

24 octobre 2016. Université de Strasbourg, conférence de presse, cérémonie de signature, album de 7 photos et communiqué de presse : Opération Campus, des contrats de financement signés entre l’Université, la Banque européenne d’investissement et la Caisse des dépôts.

p1540344Cliquer sur les images pour les agrandir

Pendant ces deux heures passées dans les locaux de l’École de management, j’ai éprouvé un profond malaise, alors que j’aurais dû, comme tout le monde, me réjouir de l’accélération des projets de l’opération Campus strasbourgeoise et de l’importance politique et économique de ceux-ci. Une conférence de presse, n’est-ce pas pour positiver : cf l’article dans News Tank Education, Opération campus à Strasbourg : Unistra emprunte 60 M€ à la CDC et 90 M€ à la BEI.

p1540345

Lire la suite

2 Commentaires

Classé dans Non classé

Master, le compromis destructeur

4 octobre 2016, communiqué  Najat Vallaud-Belkacem – Thierry Mandon. Les ministres et les organisations représentants les étudiants, les personnels et les établissements d’enseignement supérieur ont convenu d’une position commune, traduisant les résultats de la concertation conduite ces derniers mois. Texte du compromis (4 pages).

7 octobre 2016. André Legrand, professeur de droit public, ancien président de la CPU, est consulté par News Tank Education : cette réforme est la consécration juridique de l’inégalité des formations, celles qui sont les plus recherchées pouvant retenir les étudiants les plus brillants, d’autres devant se contenter des laissés pour compte.

17 octobre 2016. Le texte présenté au Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) est adopté à une très large majorité (50 voix sur 70). La ministre et la secrétaire d’État s’en sont félicités.

Les deux principes d’organisation du cursus conduisant au diplôme national de master seront désormais conformes aux attendus de 2002 : 1. le cursus conduisant au diplôme national de master est un cursus de 4 semestres (sans sélection intermédiaire) qui doit pouvoir reposer sur un processus de recrutement à l’entrée dans le cursus ; 2. tout titulaire du diplôme national de licence doit se voir proposer une poursuite d’étude dans un cursus conduisant au diplôme national de master.

17 octobre 2016. Intervention au CNESER de Denis Kambouchner, représentant de Qualité de Science Française, à propos du projet de décret relatif à l’admission en master. Je publie son intervention in extenso ; j’en partage totalement l’analyse : ce compromis sur le Master est destructeur ; il mène tout droit les universités vers leur tombe.

« Pas plus que plusieurs organisations syndicales qui se sont exprimées, l’association QSF – qui représente pourtant au CNESER 22% des enseignants-chercheurs de rang A – n’a été consultée sur le présent projet de décret concernant les modalités d’admission en master. La présidence de l’Association a été reçue par le Cabinet le 4 octobre en fin de matinée, alors que le projet était déjà finalisé.

Nous voulons dire notre opposition à ce texte dont les interventions de ce matin ont suffi à mettre en relief les ambiguïtés. Ce texte est ou trompeur ou inconséquent. Ce qu’il accorde d’une main, il menace de le retirer de l’autre. De la sorte, il ne peut guère avoir que des conséquences funestes : soit une perte d’autonomie jamais vue des formations universitaires, soit une multiplication illimitée des contentieux, soit encore la constitution au niveau post-licence d’un archipel de formations sans réelle valeur.

L’article 2 : « Les établissements autorisés par l’État à délivrer le diplôme national de master peuvent organiser un processus de recrutement… », correspond en effet à ce pour quoi QSF a toujours plaidé, ayant toujours tenu la sélection à l’entrée du M2 pour un pis-aller au sein d’une cote d’emblée mal taillée.

Mais il y a l’article 3 : « Un étudiant titulaire [de la licence] qui n’a reçu aucune réponse positive à ses demandes d’admission en première année [de master] se voit proposer, à sa demande, par le recteur [de la région académique où il a obtenu sa licence], après accord des chefs d’établissement concernés, au moins trois propositions d’admission dans une formation conduisant au diplôme national de master. »

Au mépris de toute logique, cet article 3 signifie ceci : au terme d’une procédure qui s’annonce incroyablement compliquée à mettre en place et ensuite à gérer, les recteurs et les chefs d’établissement pourront imposer aux responsables des différentes formations de master, y compris théoriquement celles qui mettront en œuvre les dispositions prévues à l’article 2, l’inscription d’étudiants dont ces responsables n’auront d’abord pas voulu.

De deux choses l’une alors : ou bien cette procédure entrera en vigueur, et il faut parler d’une atteinte sans précédent aux libertés académiques, plaçant les établissements universitaires au même niveau de tutelle que les lycées et collèges ; le recteur ne devra plus être alors dit « chancelier des universités », mais quelque chose comme : « recteur des collèges, des lycées et des universités ». Ou bien ce sont les étudiants concernés qui feront les frais de ce dispositif en trompe-l’œil, en se voyant proposer des formations de master très éloignées de leurs voeux, ce qui ouvrira la voie à des myriades de recours devant le juge administratif.

On nous dira que c’est là une vision trop abstraite, qui ne fait pas la distinction entre les masters sélectifs et les masters non sélectifs : dans la pratique, nous dira-t-on, les propositions rectorales ne devraient porter que sur ces derniers. Mais qui ne voit que dans les nouvelles conditions créées par l’article 2, TOUTES les formations de master qui se voudront dignes de ce nom seront conduites à afficher leurs prérequis, de sorte que, si elles ont le moindre souci de leur « label qualité », le recasage envisagé ne pourra pas se produire sans conflit ?

Nous renonçons à nous demander par quels cheminements les partenaires de la négociation en sont venus à prendre pour un compromis honorable un dispositif dont l’incohérence saute aux yeux. Mais à l’origine de cette incohérence, il y a au moins quatre erreurs de base :

1) Le « droit à la poursuite d’études en master », qu’on invoque depuis des mois, est sans doute intuitivement fondé, mais il est juridiquement des plus imprécis.

2) La doctrine de l’accès universel au master (pour les titulaires d’une licence) dissimule à peine l’idée que la licence est aujourd’hui un diplôme démonétisé. Mais que ne songe-t-on à lui rendre sa valeur, notamment en agissant sur les conditions d’encadrement des étudiants de toutes les filières, qui laissent ici et là tellement à désirer ? 

3) Si l’on se résigne à la démonétisation des licences, c’est faute d’avoir eu le courage d’instituer des prérequis pour les admissions en L1 : d’où l’inflation des inscriptions dans certaines filières transformées de facto en formations-parkings.

4) On considère que toute poursuite d’études après la licence passe par les formations de master, comme s’il était absurde de concevoir au niveau dont il s’agit des formations courtes (d’un an), à visée exclusivement professionnelle, et des diplômes spécifiques correspondant à ces formations.

Notre idée n’est nullement que les étudiants qui auraient eu du mal à acquérir leur licence devraient être ensuite abandonnés à leur sort. Des perspectives doivent à l’évidence être cherchées et aménagées pour eux. Mais le défi essentiel, en tout ceci, est celui du renforcement général des formations, y compris en amont de la licence, que ce soit par la mise en place d’années de pré-licence ou du côté de l’enseignement secondaire. Faute d’affronter ce défi, nous restons dans l’hypocrisie, et, en l’espèce, nous jouons avec le feu. Il est vrai que tout ceci intervient à quelques mois d’échéances électorales auxquelles le devenir de notre système universitaire est maintenant en grande partie suspendu ».

Sur la licence, diplôme démonétisé, lire ma chronique : Najat, toutes et tous à bac+5.

Pour aller plus loin : 134 chroniques d’Histoires d’universités sur la sélection.

1 commentaire

Classé dans Non classé

Scientifiques en danger !

De rapport en rapport. Une nouvelle livraison en septembre 2016!  Rapport sur l’accueil en France des scientifiques en danger. Préconisations pour la création d’une dispositif national. 48 pages.

p1540038Cliquer sur les images pour les agrandir

Communiqué du MENESR. Lors du colloque Migrations, réfugiés, exil du Collège de France, Thierry Mandon, secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a annoncé le 13 octobre 2016 le lancement d’un programme  d’accueil de scientifiques en danger.

Lire la suite

1 commentaire

Classé dans Non classé

Tout va excellemment bien !

20 septembre 2016, conférence de presse de Najat Vallaud-Belkacem dédiée à la rentrée universitaire 2016. Dossier de presse (39 pages)

Résumé. Tout va excellemment bien ! Le bonheur est dans le pré de l’université. Est-ce si sûr ?

p1520397Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Non classé

Najat : toutes et tous à bac +5 !

Long entretien accordé à Marie-Christine Cordier, Les Échos, 11 septembre 2016 : Universités : une loi en novembre, pour un master réformé à la rentrée 2017. Najat Vallaud-Belkacem, sans y prendre garde et à trois reprises, tire à boulets rouges sur la licence, sur ce diplôme qui ne suffit pas à s’insérer dans le monde professionnel ! Sabotage de la licence : toutes et à tous à bac+5 !

Trois extraits de l’entretienD’abord, les universités doivent pouvoir recruter à l’entrée du master, et non pas en milieu de master, l’idée étant d’avoir un diplôme conçu comme un cursus de quatre semestres qui ne s’arrête pas en plein milieu, comme c’est le cas aujourd’hui. Et, en même temps, tout titulaire de licence doit se voir proposer une poursuite d’études en master s’il le souhaite. On ne peut en effet pas abandonner les étudiants qui veulent continuer après la licence, alors que ce diplôme ne suffit pas à s’insérer dans le monde professionnel. Pour la première fois, j’ai le sentiment qu’on peut arriver à tenir ces deux bouts-là qui ont généralement été présentés comme contradictoires : la possibilité de recruter à l’entrée du master d’une part, et le droit donné aux étudiants de poursuivre en master d’autre part…

p1520375Photo Les Échos. Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Lire la suite

9 Commentaires

Classé dans Non classé