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Sarrebruck, Moderne Galerie

Sarrebruck, Moderne Galerie, Œuvres.

Chronique en 4 parties et 64 photos :

  • Franz Marc, Le Petit Cheval Bleu
  • Trois autoportraits. Max Slevogt, Lovis Corinth et Max Liebermann
  • Max Beckmann et Otto Dix
  • Fabienne Verdier. Dans l’œil du cosmos.

« L’extension de la Moderne Galerie a donné un souffle nouveau au Musée. Il dévoile maintenant un large éventail de ses trésors, tels que des impressionnistes et des expressionnistes, des productions de l’École de Paris ou des acquisitions récentes, jamais ou rarement montrées.

La Galerie d’Art Moderne héberge l’une des collections impressionnistes et expressionnistes les plus importantes ainsi que les œuvres artistiques des informels allemands : Die Brücke, Der Blaue Reiter, Die Berliner Secession (Max Liebermann, Lovis Corinth, Max Slevogt, Ernst Ludwig Kirchner, Max Pechstein, Otto Mueller).

La Galerie d’art moderne comprend également le jardin des sculptures aux vastes dimensions qui regroupe de nombreuses créations dont la Vénus sans bras, sculpture en bronze d’Aristide Maillol ».

Partie 1. Parmi la collection, le très célèbre Cheval bleu (1912) de Franz Marc (1880-1916). Source : Le Petit Cheval Bleu, Dossier pédagogique.

Diaporama de 5 photos.

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« À travers un récit presque fantastique, l’album Le Petit Cheval bleu est  l’occasion de découvrir une œuvre expressionniste de Franz Marc mais aussi de travailler sur les couleurs, de s’interroger sur leur pouvoir symbolique et d’aborder, grâce au petit cheval bleu, la peinture animalière ».

Partie 2. Le style Plein air allemand. Trois autoportraits.

Max Slevogt, Lovis Corinth et Max Liebermann figurent parmi les principaux représentants du style Plein air allemand.

Diaporama de 28 photos.

A. Max Slevogt (1868-1932), peintre, graveur et dessinateur allemand impressionniste. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« De 1885 à 1889, Max Slevogt étudie à l’Académie des beaux-arts de Munich. Ses premières toiles s’expriment dans des tons sombres. À la fin de ses études, il vient à Paris et entre à l’académie Julian. En 1896, il donne quelques dessins à des journaux comme Simplicissimus et Jugend et l’année suivante il a droit à sa première exposition à Vienne ».

B. Lovis Corinth (1858-1925). Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« 1876. Il entre à l’Académie des beaux-arts locale. En 1880, il continue ses études à l’Académie des beaux-arts de Munich, ayant pour condisciple et ami Ludwig Schmid-Reutte, puis, en 1884, s’installe à Paris où il étudie dans l’atelier de Bouguereau. Entre-temps, en 1882, il fait son service militaire. 1887, Berlin et à nouveau Königsberg ; ensuite, il s’établit à Munich (1891).

En 1896, il commence à vivre de son art après avoir vendu un de ses tableaux, La Déposition (1895, musée Wallraf-Richartz de Cologne), au peintre Martin Feuerstein.

En 1901, il s’installe de nouveau à Berlin, où il fonde une école privée de peinture. Il devient l’un des membres les plus actifs de la Sécession berlinoise avec Max Liebermann ».

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Allemagne. 4 musées d’Art moderne

Quatre Musées d’Art moderne et contemporain en Allemagne : la Galerie d’Art moderne à Sarrebruck, le Musée Frieder Burda à Baden-Baden, le Musée Wurth à Schwäbisch Hall, l’Orangerie de Karlsruhe.

Partie 1. Galerie d’Art moderne à Sarrebruck. Source : site Archello, extraits de l’article L’extension de la Galerie.

Diaporama de 17 photos.

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« En 2009, les travaux d’agrandissement de la Moderne Galerie à Sarrebruck ont débuté, mais ils se sont arrêtés en 2011, laissant le bâtiment inachevé. L’année suivante, un appel d’offres public pour un nouveau concept de façade a été remporté par le cabinet d’architecture Kuehn Malvezzi avec l’artiste Michael Riedel. Leur projet part des controverses qui ont accompagné l’agrandissement du musée pour repenser la relation entre le musée et la sphère publique.

Bien que le cahier des charges se soit limité à la façade, Kuehn Malvezzi et Riedel ont étendu le projet à l’espace ouvert autour de la Moderne Galerie. Ils ont étudié la grille du plan moderniste de Hanns Schönecker et l’ont transformée en une surface continue et pavée qui maintient ensemble les galeries et le jardin de sculptures. La façade du nouveau bâtiment est ensuite créée simplement en coupant et en pliant la surface autour de ses murs.

Riedel est connu pour ses travaux théoriques basés sur des techniques d’enregistrement, d’étiquetage et de lecture. À Sarrebruck, il a utilisé la transcription du débat final qui s’est tenu au Parlement sarrois le 22 avril 2015 sur l’agrandissement de la Moderne Galerie. Il a disposé le texte en surface, en agrandissant chaque occurrence du mot « musée ». Les lettres sont imprimées directement sur les panneaux de pierre de 4 x 4 m, rendant ainsi le débat politique visible par tous ».

« L’intervention de Kuehn Malvezzi et Michael Riedel se focalise sur l’interface publique du musée – la nouvelle membrane crée une continuité entre l’espace ouvert et les salles d’exposition. Ainsi, l’art repositionne la Moderne Galerie dans l’espace public après une période de désaccord sur son avenir. Le projet suggère que l’architecture peut être quelque chose de plus qu’un exercice de création de formes – elle peut être un moyen de reconceptualiser et d’exposer ce qui existe déjà ».

La galerie d’art moderne de Sarrebruck, après 15 mois de fermeture pour travaux, s’est agrandie d’une nouvelle aile, de huit salles et d’un espace central ».

Partie 2. Baden-Baden, musée Frieder Burda. Sources : ci-dessous.

Hommage à Frieder Burda, né le 29 avril 1936, décédé 14 juillet 2019. Imprimeur, devenu collectionneur d’art, fondateur du Musée éponyme, et citoyen honoraire de Baden-Baden. Source : ma chronique d’Histoires d’universités : Frieder Burda, collectionneur.

Pour aller plus loin : neuf chroniques sur les expositions chez Burda, depuis 2010.

Le musée Frieder Burda. Source : article de Wikipédia.

Exposition en cours : Les Peintres du Cœur-Sacré.

Architecte du Musée : Richard Meier.

Exposition 2010 : Tout Miro.

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Princes de Nassau au 18ème siècle

Les princes de Nassau au 18ème siècle. Suite des chroniques d’Histoires d’universités sur le 18ème siècle.

Diaporama de 34 photos (Sarrebruck, Musée d’Art ancien et Musée Historique).

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« Nassau a été fondée par les Anglais, en provenance de l’île d’Eleuthera vers la fin du XVII e siècle sous le nom de Charles Town. Détruite par les Espagnols en 1684, elle fut reconstruite et renommée Nassau en l’honneur de Guillaume III d’Orange-Nassau en 1695.

Le Nassau-Sarrebruck est un état impérial de la Haute-Lorraine, dont la capitale est Sarrebruck. À partir de 1381, le comté de Sarrebruck appartient à la branche Walram de la maison de Nassau« .

Les différentes maisons de Nassau. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« A  la fin de la guerre de Trente Ans, en 1651, trois comtés sont établis : Nassau-Idstein, Nassau-Weilbourg et Nassau-Sarrebruck.

En 1728, Nassau-Sarrebruck est unie à Nassau-Usingen, qui hérite de Nassau-Ottweiler et de Nassau-Idstein.

En 1735, Nassau-Usingen est à nouveau divisé en Nassau-Usingen et Nassau-Sarrebruck ».

De 1741 à 1794, deux princes de Nassau-Sarrebruck se succèdent au pouvoir, Guillaume Henri (de 1741 à 1768) et Louis (de 1768 à 1794). Jean-Adolphe de Nassau-Usingen aurait dû lui succéder, mais il est mort en… 1793.

Partie 1. Guillaume Henri (né le  6 mars 1718 à Usingen) est  prince de Nassau-Sarrebruck de 1741 jusqu’à sa mort en juillet 1768. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Cinquième fils de Guillaume de Nassau-Usingen et de la princesse Charlotte de Nassau-Dillenbourg. Son père est décédé quelques semaines avant sa naissance. Sa mère est tutrice et régente jusqu’à sa mort en 1738. Elle fournit une éducation complète à son fils dans la foi calviniste. En 1730 et 1731, lui et son frère sont inscrits à l’Université de Strasbourg. Il a probablement aussi étudié pendant un certain temps à l’Université de Genève, qui est populaire parmi les étudiants réformés. Son Grand Tour l’amène à la cour de Louis XV.

En 1741, les frères décident de partager leur héritage. Charles reçoit Nassau-Usingen sur la rive droite du Rhin. Guillaume Henri reçoit Nassau-Sarrebruck sur la rive gauche. À l’époque, Nassau-Sarrebruck mesure environ 12 miles carrés et il a 22 000 habitants. Cela fait d’elle l’une des plus petites principautés dans le Saint-Empire romain germanique

Peu de temps après son accession au pouvoir, il participe avec son régiment Royal-Allemand à la Guerre de Succession d’Autriche. En 1742, il vend son régiment au landgrave de Hesse-Darmstadt, lors de son séjour à Francfort à l’occasion du couronnement de Charles VII. Au cours de cette visite, il rencontre la princesse Sophie d’Erbach, sa future épouse.

Plus tard, il prend part à la Guerre de Sept Ans, à nouveau avec ses propres troupes, le régiment de Nassau-Saarbrück. Il a une relation étroite avec la France, son grand voisin. Il voyage à Paris, où il reçoit les honneurs militaires, dont une promotion comme maréchal.

Guillaume Henri réforme l’administration et la justice. Il prend des mesures pour normaliser les taxes et introduit un cadastre moderne sur le modèle autrichien. Il favorise les méthodes modernes d’agriculture, comme la pomme de terre, et de lutte antiparasitaire. Il est impliqué dans l’extraction de charbon et de fer de fonte. Il nationalise les mines et loue les forges à des entrepreneurs tels que le Cerf Beer. Il jette les bases pour une économie proto-industrielle, qui va devenir le pays hautement industrialisé de la Sarre. En dépit de l’augmentation des revenus, sa situation financière ne s’améliore pas, en raison du niveau élevé des dépenses sur les activités de construction.

Guillaume Henri et ses princes contemporains insistent sur les principes éclairés de réformes juridiques, la poursuite de la relance économique et à l’exercice de la tolérance religieuse, il reste aussi des règles qui interdisent à ses sujets de participer activement au gouvernement, et il essaye de réglementer tous les aspects de la vie avec un immense flot de réglementation, et il réprime durement les protestations sociales.

Lorsque son règne commence, lui et sa famille et quelques familles nobles se déplacent de Usingen à Sarrebruck et il commence à développer sa capitale. La ville est durement touchée par la Guerre de Trente Ans et la Guerre des Réunions. Il remanie et élargit la ville dans un style baroque, en particulier par l’architecte Friedrich Joachim Stengel. Les constructions remarquables de cette période sont le Château de Sarrebruck, la Ludwigskirche et la Basilique Saint-Jean. Il construit un certain nombre de palais et de maisons de ville. L’inconvénient de cette politique est une dette immense, que son fils et successeur, Louis doit traiter ».

Partie 2. Louis (1745-1794) est le dernier prince régnant de Nassau-Sarrebruck. Il règne de 1768 jusqu’à la Révolution française. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Louis, né à Sarrebruck, est le deuxième enfant et le premier fils de Guillaume Henri de Nassau-Sarrebruck et de son épouse la princesse Sophie d’Erbach-Erbach. Comme son père, il fait ses études à l’Université de Strasbourg. Son Grand Tour le conduit en Angleterre (de 1759 à 1766), aux Pays-Bas, en France et en Allemagne.

Le 30 octobre 1766, Louis épouse, au château de Schwarzbourg, Wilhelmine de Schwarzbourg-Rudolstadt (1751-1780). Le mariage est malheureux, et Wihelmine se retire au châteaU de Halberg, où elle élève son fils.

 Le 28 février 1787, il épouse sa servante Katharina Kest (1757-1829). Comme elle est une femme du peuple, Louis la fait comtesse de Ottweiler. De ce Mariage morganatique, il a sept autres enfants.

En 1787, l’Empereur légitime leur mariage. En 1789, Louis XVI de France confère à Catherine le titre de duchesse de Dillange.

Après la mort de son père en 1768, Louis prend les affaires du gouvernement du Comté de Sarrebruck. Il continue largement la politique économique de son père, mais est de plus en plus soumis à des contraintes financières, de sorte qu’il dut hypothéquer la seigneurie de Jugenheim à la principauté de Nassau-Usingen de 1769 à 1777.

En 1770, il demande à l’Empereur Joseph de nommer une commission de la dette, qui est dissoute en 1782. Comme sa situation financière était toujours délicate, Louis déplace le siège de son gouvernement du palais de Sarrebruck à ses petits pavillons de chasse dans les environs.

Malgré cette situation financière, Louis a pu mener à bien certains projets de construction. En 1769, il construit le palais de Ludwigberg et le jardin sur le Malstatter Bahn.

 En 1775, il fait terminer la Ludwigskirche par Friedrich Joachim Stengel, que son père avait initiée.

Il est un despote éclairé. Il publie de nouveaux règlements pour l’agriculture et la sylviculture et réforme le système scolaire. Il réforme également le code pénal et abolit la torture« .

Partie 3. Jean-Adolphe de Nassau-Usingen (1740-1793) est comte de Sarrebruck et de Saarwerden, et Seigneur de Lahr, Wiesbaden et Idstein. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« 1749, Jean-Adolphe part aux Pays-Bas avec ses frères et étudie à l’Université d’Utrecht pendant trois ans.

1752, il rejoint l’armée française. Il atteint le grade de colonel et dirige le régiment d’infanterie von Fersen.

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La Belle Strasbourgeoise pleure

Strasbourg, samedi 17 septembre 2022, place du château devant l’entrée du Palais Rohan, la belle Strasbourgeoise pleure.

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Toile de Nicolas de Largillierre (1656-1746), peintre français, l’un des portraitistes les plus réputés des 17ème et 18ème siècles. A sa mort, il aurait laissé plus de 4 500 portraits. Ma chronique du 9 septembre 2021 n’en présente que cinq !

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La centaine de manifestants semble chanter Brel : Ne nous quitte pas, Belle Strasbourgeoise !

Ne me quitte pas
Il faut oublier
Tout peut s’oublier
Qui s’enfuit déjà
Oublier le temps
Des malentendus
Et le temps perdu
À savoir comment
Oublier ces heures
Qui tuaient parfois
À coups de pourquoi
Le cœur du bonheur
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Il faut oublier la déraisonnable et assassine réforme des jours et des heures d’ouverture de 8 musées strasbourgeois, imposée par la mairie de Strasbourg. La rejeter en bloc et totalement. Maintenir le statu quo au-delà du 1er octobre 2022.  Ne commencer la négociation que lorsque sera sur la table un dossier-bilan écrit, reprenant chaque point de l’argumentaire de la mairie, et le publier sur le site de l’euro métropole.

J’ai publié ma contribution au débat dans la chronique Strasbourg. Braderie des musées : 1 proposition générale et 7 propositions particulières.

Partie 2. Comment et quand m’est venu l’Amour de l’Art ? C’était en 1965 grâce à Pierre Bourdieu.

In Memoriam, Pierre Bourdieu, Chronique d’Histoires d’universités, 7 février 2022.

« Pierre Bourdieus associait des étudiants aux recherches qu’il menait. Celle sur la fréquentation des musées, en 1965.

L‘enquête. Nous sommes trois étudiants, positionnés dans le hall d’entrée du musée des Beaux-arts de Lille. Pour chaque visiteur ou groupe, nous notons l’heure d’arrivée et les moyens de reconnaître chacun/e, une fois la visite terminée. Nous posons alors et rapidement quelques questions : fréquence de visite de musées, catégorie sociale d’appartenance, heure d’arrivée et de sortie. L’hypothèse générale de la recherche : les classes supérieures fréquentent davantage les musées que les classes populaires, ces dernières s’y ennuyant quelque peu (visite de durée plus longue que celle notée par nous). La problématique n’est pas originale mais les résultats en sont prouvés par des enquêtes. Ils ne procèdent pas d’opinions ».

Partie 3. Les résultats sont publiés dans Pierre Bourdieu et Alain Darbel, L’Amour de l’Art : les musées et leur public, Paris, Éditions de Minuit, 1966.

« L’accès aux trésors artistiques est à la fois ouvert à tous et interdit en fait au plus grand nombre. Qu’est-ce qui sépare des autres ceux qui fréquentent les musées ? Les amoureux de l’art vivent leur amour comme affranchi des conditions et des conditionnements. Ne fallait-il pas qu’ils fussent prédisposés à recevoir la grâce pour aller à sa rencontre et pour l’accueillir ? Pourtant, le musée est un des lieux où l’on ressent le plus vivement le poids des obligations mondaines : la pratique obligée peut-elle conduire à la vraie délectation ou bien le plaisir cultivé est-il irrémédiablement marqué par l’impureté de ses origines ? Chaque visiteur des musées est enclin à suspecter la sincérité des autres : mais ne trahit-il pas par là qu’il sait que son amour doit aux arguments de la raison et à la force de la coutume autant qu’à l’inspiration du cœur ?

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Strasbourg. H. Bohnert, Immortels

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Strasbourg. Expo Hervé Bohnert, Immortels. La mort, avenir du genre humain ?

Diaporama de 26 photos.

Partie 1. La Trézorerie. Espace collaboratif à Strasbourg dédié à la valorisation des collections privées et des fonds du patrimoine collectif. Source : site de la Trézorerie.

Collection • Collectionneur • Collectionnisme

« Le collectionnisme consiste en une série d’actes automatiques ou semi-automatiques concourant à rechercher et à réunir en un lieu donné des objets d’une ou plusieurs espèces sans qu’il y ait à cette recherche et à cette réunion un but utile, logique et pratique pour la collectivité ou pour l’espèce, avec ce caractère essentiel que le sujet éprouve une joie ou un sentiment de satisfaction en faisant sa récolte, tend à la conserver jalousement et ressent pour elle un attachement plus ou moins vif ».

Partie 2. Hervé Bohnert expose à la Trézorerie : Immortels. Collectionner la mort (1850-1950). Présentation de l’artiste sur le site FondationFrances.

« Né à Strasbourg en 1967, Hervé Bohnert s’inscrit dans l’art brut, boulanger au petit matin, l’après-midi il quitte les fourneaux pour son atelier strasbourgeois. Son indépendance et son apprentissage autodidacte le projettent dans une liberté totale. Pluridisciplinaire son œuvre gravite autour de thématiques évoquant la mort, un univers sombre et hors normes qui laisse place à une créativité inépuisable.

Il retravaille des sculptures les dotant d’une tête squelettique reprenant des iconographies religieuses, il dessine et peint des formes cadavériques et crée des installations nous ramenant dans des cimetières ornés de croix funéraires. La vanité et le spectre des défunts rodent dans son travail, l’artiste arpente les vides greniers à la recherche  d’objets anciens à exploiter. De manière paradoxale, il redonne vie à une matière, la confrontant à celle qui l’enlève ».

Partie 3. Présentation d’Hervé Bohnert par Patrick Bailly-Maître-Grand. Source : site de l’artiste.

« Pas vraiment photographe ni sculpteur, pas vraiment plasticien, pas du tout dans le système et donc totalement libre, Hervé Bohnert est un de ces artistes intuitifs et spontanés qui œuvrent comme d’autres respirent. Une seconde vie accordée par la grande faucheuse qui semble s’amuser à tendre ses deux doigts en V au-dessus des têtes, pour un gag triomphant.

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1717-1756. François-A. de Rohan

François-Armand-Auguste de Rohan (1717-1756) : une carrière ecclésiastique hors-pair. En partie 2 de la chronique : son discours de réception à l’Académie française en 1741.

Estampe allégorique de congratulation au Cardinal de Rohan Ventadour (François-Armand-Auguste de Rohan). Estampe photographiée en novembre 2021 au Cabinet des Estampes et des Dessins de Strasbourg

Diaporama de 9 photos.

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Partie 1. Brève biographie de François-Armand de Rohan, dit cardinal de Soubise. Source : article de Wikipédia.

« Homme d’Église français, né à Paris le 1er décembre 1717 et mort le 28 juin 1756 à Saverne, prince de Rohan. Jeune, on l’appelle prince de Tournon, puis abbé de Ventadour.

Il est le petit-neveu de son prédécesseur à Strasbourg, Armand Gaston Maximilien de Rohan dont il fut le coadjuteur et le frère de Charles de Rohan, prince de Soubise.

1730 (13 ans). Chanoine de l’église cathédrale de Strasbourg.

1736 (19 ans). Abbé de Saint-Epvre au diocèse de Toul.

1737 (20 ans). Abbé-prince de Murbach et de Lure.

1738 (21 ans). Louis XV offrant la Paix à l’Europe, esquisse du frontispice de la thèse soutenue en Sorbonne le 7 mars 1738 par François Armand de Rohan-Soubise. Musée des Arts Décoratifs (Palais Rohan, Strasbourg). Œuvre de François Lemoyne. Lire la chronique du blog.

1739 (22 ans). Recteur de l’université de Paris.

1741 (24 ans). Membre de l’Académie française le 15 juillet.

1742 (25 ans)Coadjuteur de Strasbourg puis quatre mois après, évêque in partibus de Ptolémaïde en Palestine.

1745 (28 ans). Louis XV le choisit comme grand aumônier de France.

1747 (30 ans). Cardinal.

1749 (32 ans). Prince-évêque de Strasbourg et abbé commendataire de La Chaise-Dieu. Il se défait de l’abbaye de Saint-Epvre. Chronique du blog : De Rohan, abbés commendataires.

1756 (39 ans). Meurt à Saverne d’une phtisie » ».

Partie 2. Discours de réception à l’Académie française par M. L’Abbé de ROHAN-VENTATOUR, lorsqu’il fut reçu à la place de M. le Duc Charles-Armand-René de la Trémoille. Discours prononcé le 30 Décembre 1741. Source : Académie française.

« Messieurs, 

JE me préfente à vous plein de vénération, de refpect & de reconnoiffance. Je fais tout ce qui eft dû à vos talens & à l’utilité dont ils font pour les Lettres & pour la gloire de la Nation Françoife. Je fais auffi tout ce que je vous dois perfonnellement ; & mon cœur eft pénétré de ces deux objets, qu’il m’eft impoffible de développer ici ce qui fe paffe en moi. Pourrois-je y parvenir, quand même pendant une longue fuite d’années j’aurois eu l’avantage de profiter des inftructions qu’on puife dans cette illuftre Compagnie, pour exprimer dignement ce que l’on fent & ce que l’on doit fentir ?

 Je n’entreprendrai donc point de porter aujourd’hui à l’Académie le jufte tribut des éloges qu’elle s’affure chaque jour de plus en plus par fes glorieux travaux, encore moins de lui expliquer toute l’étendue de mes fentimens pour elle. Si je ne fuis pas affez heureux pour les rendre tels qu’ils font, j’ai la consolation de pouvoir dire avec confiance qu’ils font tels qu’ils doivent être, & qu’ils ne s’effaceront jamais.

Au refte, lorfque le concours de vos fuffrages a déterminé votre choix en ma faveur, lorfqu’ajoutant un fecond bienfait au premier, vous m’avez autorifé à m’écarter de vos ufages, & à différer ma réception pour ne point interrompre le cours des études auxquelles j’étois livré, je crois avoir démêlé le motif de vos bontés, & la fageffe de vos vues.

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1725. Delft, Cavaliers et démons

Manufacture et Musée de Sèvres, Restauration. Cavaliers et démons. Panneau de 63 carreaux. Manufacture de Grieksche, faïence stannifère, décor de grand feu, Delft (Pays-Bas), vers 1720-1725, acquis en 1988. Extraits de la Lettre d’information, septembre 2022.

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« S’inspirant des paravents chinois, de grands panneaux de carreaux sont créés à Delft au XVIIIe siècle. Ils ornent alors piscines, luxueuses cuisines et salles de bains ou lieux de réception des palais européens. Les jardins et pagodes, peuplés de guerriers, de divinités, de démons et de dragons représentés sur ce panneau répondent parfaitement au goût de l’époque pour l’exotisme ».

« Jusqu’alors conservé dans les réserves du musée, ce panneau a fait l’objet d’une restauration de 6 mois, à Sèvres, coordonnée par la conservatrice Laure Chambert-Loir et effectuée par Célia Casado, Marie-Christine Nollinger et Agathe Petit ».

« Les 63 carreaux ont été nettoyés, consolidés, collés et, quand c’était nécessaire, comblés et repris sur la couleur. La perception d’ensemble de la scène a donc été restituée tout en conservant à l’œuvre les marques de son histoire ».


Découvrez en exclusivité la vidéo de l’accrochage du panneau
 
Vidéo Youtube de 2’26

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1763. Barr, la Folie Marco

1763. Barr (Bas-Rhin), la Folie Marco, aujourd’hui Musée des Arts décoratifs.

521ème chronique du Blog Histoires d’universités sur le 18ème siècle.

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Partie 1. Histoire de la Folie Marco. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Ce musée d’arts décoratifs est installé dans une demeure patricienne du XVIIIe siècle. Il abrite des collections de mobilier bourgeois alsacien du XVIIe au XIXe siècle. Achevé en 1763, l’édifice fait, partiellement, l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1935 et le musée, fondé en juin 1964, possède le label musée de France ».

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« Alors que Marco est le patronyme de son constructeur, le bailli strasbourgeois Louis-Félix Marco. L’appellation Folie suggère le type de résidences en vogue à partir du XVIIe siècle. Cependant l’historien d’art Hans Haug estime qu’il ne s’agit pas à proprement parler d’une folie, mais plutôt d’une maison de campagne assez vaste. D’autres conservateurs expliquent cette appellation par le caractère recherché de cet hôtel particulier et les fêtes mondaines dont il fut le cadre. Quant à ses concitoyens, les sommes – déraisonnables à leurs yeux – investies par l’avocat dans cette entreprise qui le laissa ruiné ont aussi pu les conduire à y voir une folie, au sens premier du terme.

Lorsque Louis Félix Marco (1718-1772), avocat au Conseil souverain d’Alsace, est nommé bailli de la seigneurie de Barr en 1750, il entreprend de faire construire une demeure à la hauteur de ses nouvelles fonctions, dont les travaux sont achevés en 1763. Après sa mort et à la suite de difficultés financières, son fils Louis Romain doit revendre la propriété à ses créanciers.

La veuve de l’un d’eux, Barbara Froehlich (1747-1816), s’y installe vers 1780 avec son second mari, le Strasbourgeois Jean-Christophe Kienlin (1747-1812), qui fait l’acquisition du vignoble situé face à la maison, lorsque celui-ci est vendu comme bien national après la Révolution ».

« Entre 1816 et 1922, la maison devient la résidence d’été de la famille strasbourgeoise Trawitz, des négociants de tabac prospères qui effectuent une série de transformations.

Créé au XVIIIe siècle, plusieurs fois modifié, puis rénové en 2001, le jardin couvre une superficie de 2 400 m2 et abrite de grands arbres aux essences variées datant de la première moitié du XIXe siècle, notamment un hêtre pourpre, des pins noirs et un if majestueux, ainsi que des plantes vivaces et grimpantes, telles chèvrefeuille, polygonum et rosiers grimpants, et diverses fleurs annuelles, pulmonaires, iris, hémérocalles, ou encore geranium.

Des gloriettes et divers éléments lapidaires agrémentent l’espace. Dans le mur de clôture situé à l’est est enchâssé un balcon à atlantes en provenance de l’abbaye d’Andlau« .

Pour aller plus loin. Hans Haug, Musée de la Folie Marco. Fondation Schwartz-Danner. 1960. Notice historique. Guide. Présentation d’objets, Société des amis du musée de la Folie Marco, Ville de Barr et DRAC, Barr, 1964 (livret mis à jour en 1993 par le Dr. M. Krieg, Conservateur), 25 p.

Partie 2. Les collections du Musée. Source : extraits du site du musée.

« La Folie Marco, grande demeure mi-seigneuriale mi-bourgeoise, est devenue un musée grâce à un legs fait en 1960 à la Ville de Barr. Les bâtiments et les collections qui y sont réunies constituent pour l’amateur comme pour le touriste un complément indispensable à la connaissance de la vie alsacienne. La Folie Marco est aujourd’hui un musée avec du mobilier bourgeois alsacien du 17e au 19e siècle, de la Renaissance rhénane à l’Empire et à la Restauration.

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Mechanisches Musikkabinett

Croisière sur le Rhin et la Moselle. Escale à Rüdesheim am Rhein (kilomètre 514 depuis le lac de Constance). Tour dans les vignes (cépage Riesling) en petit train. Visite du Siegfried’s Mechanisches Musikkabinett.

Diaporama de 40 photos. Cinq parties dans cette chronique :

  • Musée des Instruments de Musique Mécaniques
  • Histoire des automates et des androïdes
  • Jacques de Vaucanson (1709-1782)
  • Pendule à orgues. Le Concert de singes
  • Réhabiliter les automates français.

Partie 1. Rüdesheim. Musée des Instruments de Musique Mécaniques. Source : site du musée.

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« Vous n´allez pas en croire vos oreilles. Bienvenue au Musée des Instruments de Musique Mécaniques, le premier du genre en Allemagne.

Réjouissez-vous à l´idée de : 

  • Découvrir environ 350 instruments de musique mécaniques des 3 derniers siècles (du 18e s. au 20e s.), de la simple boîte à musique au piano-orchestrion-concert faisant jouer jusqu’à 15 instruments.
  • Faire une visite guidée de 45 minutes tout en écoutant de la musique
  • Profiter de visites guidées proposées en 9 langues.

Venez nous rendre visite au Brömserhof, une demeure qui date du 15ème siècle, située en haut de la fameuse Drosselgasse à Rüdesheim sur le Rhin ».

Histoire de Rüdesheim am Rhein.

« Siegfried Wendel (1935-2016), collectionneur allemand d’instruments de musique mécaniques et opérateur de musée ». Source : article de Wikipédia.

« Lorsque Siegfried Wendel a visité un musée en plein air près de Los Angeles lors de sa lune de miel au milieu des années 1960, qui exposait également un certain nombre de pianos mécaniques et d’autres machines à musique, cela l’a inspiré à fonder le premier musée allemand des instruments de musique mécaniques le 17 octobre 1969. Les locaux devinrent bientôt trop petits et, en 1975, il s’installa au Brömserhof. Depuis lors, il dirige le cabinet de musique mécanique de Siegfried avec l’aide de son fils Jens Wendel .

En 1975, Wendel est membre fondateur de la Society for Self-Playing Musical Instruments.  Il a inventé le terme stockage de données – instruments de musique et a ainsi placé les disques et les bandes utilisés dans les machines à musique dans la lignée ancestrale des supports de stockage assistés par ordinateur modernes ».

Partie 2. Histoire des automates et des androïdes. Source : site Automates et Boîtes de musique.

« Selon le dictionnaire Larousse, un automate est une machine qui, par le moyen de dispositifs mécaniques, pneumatiques, hydrauliques, électriques ou électroniques, est capable d’actes imitant ceux des corps animés. Par ailleurs, on désigne par le terme « androïde » tout automate à figure humaine. Dans sa forme la plus aboutie, l’androïde est doté de mouvements et de dimensions qui copient étroitement la nature.

Le XVIIIème siècle, époque des androïdes et des animaux artificiels. Les véritables automates sont nés en plein siècle des lumières avec l’art de l’horlogerie. Cette époque, dominée par l’esprit scientifique, et, plus précisément, par la conception biomécanicienne de l’être humain, voit naître de nombreuses créatures artificielles qui tentent de copier trait pour trait la nature : androïdes et animaux mécaniques sont ainsi réalisés par des horlogers-mécaniciens attirés par la médecine et les sciences naturelles. Leur but n’est pas de divertir mais de faire progresser la science en s’entourant de médecins et de chirurgiens dans l’élaboration des différents organes artificiels.

Les grands automatistes de cette époque sont : Vaucanson, Friedrich Von Knauss, le Baron Von Kempelen, Pierre et Louis Jaquet-Droz, l’abbé Mical, et Kintzing.

Chacun des êtres artificiels réalisés au XVIIIème siècle était généralement une pièce unique qui résultait d’un long et fastidieux travail d’élaboration. Mais le résultat était impressionnant : de nombreux androïdes, souvent très complexes et remplissant des fonctions bien réelles, furent construits : automates écrivains, dessinateurs ou musiciens.

Les animaux artificiels, nés, eux aussi, de cette philosophie, avaient un comportement qui copiait presque parfaitement le monde animal : paons, insectes, chiens, cygnes, grenouilles, éléphants, écrevisses et canards constituaient, entre autre, le bestiaire de ces créateurs – zoologistes ».

Partie 3. Jacques de Vaucanson (1709-1782). Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Jacques Vaucanson, ou Jacques de Vaucanson, est un inventeur et mécanicien français. Il a créé des automates dont le canard de Vaucanson ».

« Il suit à Paris, de 1728 à 1731, des études de mécanique, physique, anatomie et musique.

À partir de 1733 ou 1735 et jusqu’en 1737 ou 1738, il construit son premier automate, le flûteur automate, qui joue de la flûte traversière. Il semblait être grandeur nature, habillé en sauvage et jouant assis sur un rocher. Il fait forte impression au public, qui peut le voir à la foire de Saint-Germain, puis à l’hôtel de Longueville.

Une grande partie du mécanisme de l’automate était placée dans un piédestal ; celui-ci, entraîné par un poids, consistait en un cylindre de bois couvert de picots, qui, par l’intermédiaire de quinze leviers et de chaînes et de câbles, pouvait modifier le débit d’air, la forme des lèvres, et les mouvements des doigts. Le flux était produit par neuf soufflets de puissances différentes, une sorte de langue artificielle ouvrait ou fermait le passage. La flûte n’est pour l’automate qu’un instrument remplaçable par un autre, et ce sont les mouvements des lèvres, doigts, et le contrôle du souffle qui lui permettent de jouer de la musique, comme un humain. Le flûteur automate a disparu au début du XIXe siècle ».

Le canard de Vaucanson. Sources : extraits de l’article de Wikipédia et Youtube de 16’56.

Créé vers 1734 et présenté au public en 1739, célèbre tant pour le naturel, la complexité et la diversité de ses mouvements que pour la manière réaliste dont il simule la digestion et la défécation.

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Musée. Imprimerie et Carte à jouer

Grevenmacher (Luxembourg). Musée de l’imprimerie et de la Carte à jouer.

4 parties dans cette chronique :

  • Partie 1. Grevenmacher. Musée luxembourgeois de l’Imprimerie et de la carte à jouer. Diaporama de 33 photos.
  • Partie 2. Cartes à jouer et cartiers à Angers.
  • Partie 3. Histoire des cartes à jouer en Europe et en France.
  • Partie 4. Grevenmacher. Nouvelle exposition permanente sur l’histoire de l’imprimerie. Diaporama de 19 photos.

Partie 1. Grevenmacher. Musée luxembourgeois de l’Imprimerie et de la carte à jouer. Source : exposition sur le cartier Jean Dieudonné.

« Le musée du jeu de cartes est dédié à Jean Dieudonné, né vers 1720 aux environs de Thionville, fondateur d’une dynastie de cartiers qui s’est installée à Grevenmacher en 1754. Le musée reconstitue son atelier du début du XIXe siècle, avec la presse telle qu’elle fonctionnait alors, ainsi que les pochoirs, clichés et autres outils utilisés pour la fabrication des cartes ».

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« Les produits de la manufacture Dieudonné étaient surtout destinés au marché étranger, les avantages fiscaux au Luxembourg créant un contexte favorable pour cet artisanat florissant. Les successeurs de Jean Dieudonné continuèrent la manufacture jusqu’en 1880, date à laquelle Jean-Paul Dieudonné décida l’abandon de la production de cartes.

L’histoire de la manufacture est intimement liée aux mutations politiques qui ont jalonnée son existence. Ainsi, à la suite de la Révolution française et de l’annexion du Luxembourg en 1795, il fut interdit de représenter des têtes couronnées sur des cartes de jeux, et lorsqu’en 1797, le gouvernement français introduisit la taxe sur les jeux de cartes, il fallut toute l’intelligence commerciale des Dieudonné pour assurer la survie de l’entreprise.

Le gouvernement néerlandais qui succéda aux Français abolit la taxe, et ce n’est que bien plus tard, en 1905, que le gouvernement luxembourgeois décida de la rétablir ; à cette époque, les manufactures Dieudonné avaient déjà cessé d’exister ».

Partie 2. Cartes à jouer et cartiers à Angers. Source : extraits des Archives d’Angers.

« Angers fut pendant quatre siècles le siège d’une importante industrie cartière, maintenue jusqu’en 1952 par la fabrique Dieudonné qui dût fermer à la suite de la loi de 1946 accordant liberté totale de fabrication des cartes à jouer à tous les imprimeurs ».

« Les cartes de Jacques Rousseau, maître cartier documenté entre 1689 et 1695, constituent la plus ancienne trace des productions angevines. La première feuille, caractéristique des cartes au portrait de Paris très répandu en France du nord, de l’est et de l’ouest, présente la série complète des dames (Judic dame de cœur, Palas dame de pique, Argine dame de trèfle, Rachel dame de carreau), un fragment du valet de trèfle et le valet de pique Hogier, traditionnellement accompagné d’un petit chien dressé contre sa jambe gauche. Les personnages portent les noms actuels, fixés vers la fin du XVIIe siècle. Ceux de la seconde feuille, gravés en revanche selon le portrait de Guyenne, ne portent aucun nom. Toutes deux ne présentent aucune enseigne (pique, trèfle…) : celles-ci étaient peintes après l’impression.

Les registres paroissiaux livrent en 1674 le nom d’Étienne Madigné, tige d’une dynastie de « marchands cartiers » qui se poursuit jusqu’à la Révolution. Le 4 juin 1675, Simon Helboult, marchand cartier, épouse Marie Joret appartenant à une autre dynastie de cartier. Les Archives d’Angers conservent un spécimen d’enveloppe de jeu de Simon Elbout (orthographe la plus commune) marquée : A bon jeu, bon argent. Cartes très fines à batons faite par Simon Elbout rus du Beuf Couronné à la Bonne Renommée à Angers. Gros marchand, Simon Elbout, mort en 1708, paie vingt livres de capitation en 1694. Le cartier Quitteboeuf a un commerce encore plus considérable puisqu’il est taxé à cinquante livres.

Au XVIIIe siècle, les maîtres cartiers d’Angers sont huit à dix en moyenne. Dès les années 1680-1690, leur production très soignée fait rude concurrence aux cartiers nantais. Le métier, regroupé avec les cartonniers, est libre. N’étant pas constitué en corporation, il n’a pas de statut. Seuls de grands centres comme Nantes, Toulouse, Rouen, Paris ou Lyon purent obtenir le groupement en corporation.

Les cartiers angevins ne sont plus que six en 1789 (quatre à Toulouse, huit à Lyon), mais produisent environ 105 300 jeux de piquet par an. Le plus actif d’entre eux, Pierre Sigogne, taxé à soixante-quatorze livres de capitation, fait partie des Angevins les plus imposés. Il rédige le cahier de doléances des cartiers-cartonniers en 1789″.

Partie 3. Brève histoire des cartes à jouer. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Les cartes à jouer sont apparues en Europe au XIVe siècle (leur présence est attestée en Catalogne en 1371, en Allemagne et à Florence dès 1377, en Espagne entre 1377 et 1381 et en France en 1381) ; elles y sont peut-être arrivées par l’intermédiaire des Arabes ou par les échanges marchands avec les Mongols le long de la Route de la soie, deux hypothèses retenues par Joseph Needham ou par Thomas T. Allsen.

Le jeu de tarots apparaît dans les années 1440 en Italie du Nord. Très tôt sa structure se fixe : quatre couleurs composées de dix cartes numérales de l’as au dix, quatre figures (valet ou fante, cavalier, reine et roi) ; à ces quatre séries est ajoutée une cinquième série de cartes (les triomphes qui seront plus tard désignés comme atouts) de vingt-deux cartes ».

« En France, l’énorme demande pour ce nouveau jeu de hasard va pouvoir être satisfaite grâce à la gravure sur bois, un procédé innovant qui permet la multiplication mécanique des images. Lyon, ville de l’impression sur étoffes utilise déjà ce mode de fabrication de motifs en gravant des figures sur une plaque de bois qui va servir de tampon. Après encrage, les plaques impriment leurs motifs par pression sur le papier. Puis le contre-collage de quatre feuilles de papier rigidifie le tout pour lui donner une texture cartonnée, d’où le nom de cartes. Elles sont alors peintes à la main, puis découpées avant d’être recouvertes de savon, et enfin passées au lissoir afin de faciliter une bonne manipulation du jeu.

Les cartiers de Lyon présentent leurs cartes avec des caractéristiques propres : les rois portent un sceptre à la fleur de lys, le roi de cœur tient un perroquet, le roi de trèfle un globe surmonté d’une croix, la dame de carreau une fleur de tournesol, le valet de carreau une hallebarde.

Sous l’Ancien régime, les cartes sont soumises à des droits qui provoquèrent parfois la colère des cartiers.

C’est en 1704 que le père jésuite François Ménestrier (1631-1705), enseignant au collège de la Trinité à Lyon, considère que le jeu de cartes représente un état politique composé de quatre corps: les ecclésiastiques, gens de cœur; la noblesse militaire et ses armes, les piques ; les bourgeois aux maisons pavées comme des carreaux et les trèfles revenant tout naturellement aux paysans. Louis XIV en profite, aussitôt, pour lever un impôt sur chaque jeu.

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