Archives de Tag: Musées

Saint Georges, roué de coups

Saint Georges, roué de coups. Suite de la chronique : Supplice de la roue : Sainte Catherine d’Alexandrie.

Hans Baldung Grien, Le martyre de Saint-Catherine, vers 1504, panneau de résineux

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Source A. Georges de Lydda : extraits de l’article de Wikipédia dédié à la Légende dorée.

« La Légende de Saint Georges est mentionnée vers 1265 ou 1266 sous la plume de l’archevêque dominicain de Gênes, Jacques de Voragine, dans son célèbre ouvrage intitulé la Légende dorée.

Georges de Lydda naît en Cappadoce, dans une famille chrétienne. Militaire, il devient officier dans l’armée romaine ; il est élevé par l’empereur Dioclétien aux premiers grades de l’armée.

Un jour il traverse la ville de Silène dans la province romaine de Libye, sur son cheval blanc. La cité est terrorisée par un redoutable dragon qui dévore tous les animaux de la contrée et exige des habitants un tribut quotidien de deux jeunes gens tirés au sort. Georges arrive le jour où le sort tombe sur la fille du roi, au moment où celle-ci va être victime du monstre ».

Hans Baldung Grien et son Atelier, Saint Georges, vers 1528-1530, panneau de tilleul

« Georges engage avec le dragon un combat acharné ; avec l’aide du Christ, et après un signe de croix, il le transperce de sa lance. La princesse est délivrée et le dragon la suit comme un chien fidèle jusqu’à la cité. Les habitants de la ville ayant accepté de se convertir au christianisme et de recevoir le baptême, Georges tue le dragon d’un coup de cimeterre, car il les effrayait toujours puis le cadavre de la bête est traîné hors des murs de la ville, tiré par quatre bœufs.

Après la publication des édits de Dioclétien contre les chrétiens, Georges est emprisonné. Sa foi ne pouvant être ébranlée, il y subit un martyre effroyable : livré à de nombreux supplices, pelé vivant, ébouillanté, supplicié de la roue et écartelé. Il survit miraculeusement et finit par être décapité le 23 avril 303″.

Source 2. Rouer de coups : extraits du site Horore Humanum Est.

« Le supplice à l’origine de cette expression française est institué sous François Premier pour punir les bandits de grand chemin.

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La broderie : le bal de Madame B

Présentation sur le site des Ateliers ouverts 2022. Nathalie Berizzi-Graux. Atelier, 35 rue du Fossé des Treize, Strasbourg.

Youtube, février 2022, 4’08. L’atelier du Bal de Madame B, une découverte en forme de portrait.

Diaporama de 20 photos.

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Brodeuse de mode, chineuse de précieux. « Telle une passeuse de mémoire de notre patrimoine collectif, je chine mes matières premières nobles, naturelles, perles, tissu, vêtements anciens, linge de lit, pour en raconter des histoires et en faire des créations que l’on transmet et qui perpétuent le symbole même du trousseau de famille. Toiles ordinaires à usage domestique, humbles et modestes, pudiques et anonymes, habits austères, ils deviennent pour moi le prolongement d’une garde robe raffinée et sophistiquée. Sortir la toile de la coulisse pour la placer sur scène pleine d’artifices, grâce à l’impression de mes collages, personnages romanesques, dandy, androgynes et au décalage par le fil ».

Le site web : le Bal de Madame B.

« Telle une passeuse de mémoire de notre patrimoine collectif, le travail de Nathalie Berizzi-Graux commence à l’instant même où elle se met à chiner des matières premières nobles, anciennes et naturelles, perles, fils et paillettes, pour en raconter des histoires immuables, et en faire des créations que l’on transmet et qui perpétuent le symbole même du trousseau de famille »…

Collages papier, impression à l’encre, broderie main

« Le processus de réalisation est long et aléatoire. Il dépend essentiellement du butin, de la source première, des matériaux trouvés imparfaits et uniques, de la matière, du tissage et finition particulière et irrégulière, traces, tâches, de leur réaction à l’eau, à la pression de l’encre et poids des passementeries anciennes, qui y seront appliquées et à la part de hasard à laquelle le BAL DE MADAME B tient absolument.

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Les Imlin : une dynastie d’orfèvres

« Strasbourg est un centre important de production d’orfèvrerie durant le 18ème siècle. Cette production était destinée aux familles aristocratiques allemandes, Hanau-Lichtenberg ou Hesse-Darmstadt, mais certaines pièces à usage liturgique partaient en Angleterre ou ailleurs en Europe.

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L’afflux d’une société aristocratique venant occuper des postes militaires ou civils, créés depuis l’annexion de Strasbourg en 1681, eut pour conséquence les commandes de nécessaires de toilette, de couverts armoriés, d’écuelles à bouillon, de nécessaires de chasse, livrés en général dans d’ingénieux écrins de cuir, autre spécialité strasbourgeoise ».

Quatre parties dans cette chronique :

  • La maison Imlin (30 place Kléber). Diaporama de 20 photos.
  • Les Imlin, orfèvres.
  • Un portrait de la famille Imlin.
  • La corporation de l’Échasse.

A. La maison Imlin, 1748-1749, style Rocaille strasbourgeois;

« Les ateliers les plus réputés sont aux mains de dynasties familiales, comme celles des Imlin, des Kirstein, des Fritz, dont les échoppes sont concentrées en principe dans la rue des Orfèvres et dont les demeures d’habitation sont parfois fort belles, telle la maison des Imlin, 30 place Kléber, édifiée en 1748 dans le style rocaille strasbourgeois« .

La maison Imlin fait partie des 39 édifices strasbourgeois, construits au 18ème siècle et photographiés par mes soins. Cliquer ici pour découvrir ces édifices dans quelques dizaines de chroniques et quelques centaines de photos.

B. Les Imlin. Source : extraits d’un article de Wikipédia.

« Plusieurs membres de la famille sont connus comme orfèvres d’art à Strasbourg, certaines de leurs œuvres inscrites aux Inventaire du Patrimoine culturel se trouvent dans des églises ou des musées, notamment au musée des arts décoratifs de Strasbourg.

Jean-Louis Imlin I (1663-1720), orfèvre.

Jean-Louis Imlin II (1694-1764), époux de Marie Boch, père de Jean-Louis III et grand-père de François Daniel, est reçu maître en 1720.

Jean Louis Imlin III, fils de Jean-Louis II Imlin, reçu maître orfèvre à Strasbourg en 1746, et actif jusqu’à sa mort en 1768 (ou 1769).

  • Jean Henri Alberti, qui était employé d’Imlin entre 1756 et 1764 a tenu l’atelier après la mort de Jean Louis, jusqu’à ce que François Daniel Imlin devienne orfèvre. Aussi, plusieurs objets qui portent le poinçon de Jean Louis sont-ils posthumes. Ainsi, un calice d’argent réalisé par son atelier et daté de 1779 se trouve-t-il dans les collections du Victoria and Albert Museum.

François Daniel Imlin, petit-fils de Jean-Louis II Imlin, neveu de Jean-Louis III.

Emmanuel Frédéric Imlin, né en 1757, devient maître orfèvre en 1780″.

C. Un Portrait de la famille Imlin. Source : extrait d’une notice des Musées du Grand-Est.

Scheibner, vers 1818, Verre églomisé, Largeur : 28, Hauteur : 23, Musée Historique de Strasbourg.

« Ce portrait de famille du dernier orfèvre connu de la dynastie des Imlin a été réalisé selon la technique des églomisés par Fr. W. Scheibner (né Potsdam en 1786). Les portraits des deux parents se détachent sur un fond d’or et sont encadrés par une frise de fleurs et feuilles dorées sur fond noir. Les silhouettes en noir de leurs 6 enfants s’inscrivent dans un médaillon ovale doré entourant le portrait des parents, le tout se détachant sur un fond noir.

L’auteur a rendu avec beaucoup de finesse les détails du costume, des bijoux et de la coiffure de chaque silhouette. La délicatesse du trait est rare dans l’art de la silhouette qui se répand au milieu du 18ème siècle et est considéré comme l’ancêtre de la photographie. Elle s’explique probablement par le statut social et la profession d’Emmanuel Frédéric Imlin qui a fait appel à un maître particulièrement raffiné pour effectuer ce précieux portrait ».

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La Résurrection du Christ dans l’Art

Pâques. La Résurrection du Christ dans l’Art. Suite des chroniques sur la Semaine sainte dans l’art : Passion et Résurrection du Christ.

Représentations de la Résurrection. Par la suite, Jésus partage un repas avec deux disciples à Emmaüs ; Incrédulité de Saint-Thomas (il veut toucher les stigmates) ; Noli me tangere adressé à Marie-Madeleine.

Diaporama n°1 : 36 photos (10 œuvres, notices, et détails).

Besançon, Église Saint-Jean, Résurrection par Carle Van Loo.

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Brou, Monastère Royal, Le repas à Emmaüs.

Colmar, Musée Unterlinden. Le retable de Schongauer : Résurrection, Saint-Thomas, Marie-Madeleine (chronique : Noli me tangere).

Dijon, Musée des Beaux-arts. Saint-Sépulcre ; Résurrection par Pierre-Paul Rubens.

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Paris (Louvre). La Passion du Christ

Paris. Œuvres du Musée du Louvre, dédiées à la Passion du Christ.

Musée du Louvre. Diaporama de 46 photos (15 œuvres, notices, et détails).

Œuvres des 15ème, 16ème, et 17ème siècles (école française), rangées selon la chronologie de la Passion (pas d’œuvre représentant la Résurrection). De la Cène au Christ couché sur son linceul.

  1. Philippe de Champaigne (1602-1674), La Cène (vers 1652), huile sur toile.
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2. Maître de Dreux Budé (connu à Amiens, Tournai, Mons entre 1428 et 1450. Le baiser de Judas et l’Arrestation du Christ.

3. Jacquemart de Hesdin, actif entre 1384 et 1413, Le Portement de Croix (vers 1408), parchemin marouflé sur toile.

4. Jean de Beaumetz, connu de 1361 à 1396, Le calvaire avec un moine chartreux (entre 1388 et 1396), peint sur bois.

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Besançon. Passion et Résurrection

Besançon. Œuvres du Musée des Beaux-arts, de la cathédrale Saint-Jean et de l’église Sainte Madeleine, dédiées à la Passion et à la Résurrection du Christ.

Musée des Beaux-arts. Diaporama de 12 photos (5 œuvres, notices, et détails).

Cathédrale Saint-Jean et église Sainte Madeleine. Diaporama de 21 photos (8 œuvres, notices, et détails)

Œuvres des 16ème, 17ème et 18ème siècles, rangées selon la chronologie de la Passion et de la Résurrection. De la Cène à la Résurrection du Christ.

Claude Arnoux, dit Lulier (1510-1580). La Cène (1560)

Grand bas-relief (300 x 70 cm) de 1560 en marbre blanc du sculpteur franc-comtois Claude Arnoux, dit Lulier. La Cène était autrefois encastrée dans le fronton du Jubé Renaissance érigé en 1549 et détruit à la Révolution.

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D’après Jusepe de Ribeira (1591-1652), Le reniement et les larmes de Saint-Pierre, MBA de Besançon. Le musée possède deux autres œuvres représentant la même scène

Attribué à Marcello Venusti (vers 1512-1579), Le Christ en croix, d’après Michel Ange, huile sur bois

Francesco Trevisiani (1656-1746), Christ en Croix, 1699

Achat après commande effectuée par le biais du Comte de Grammont en 1698), huile sur toile

Charles-Joseph Natoire (1700-177), Descente de Croix, 1755, Abside du Saint-Suaire, Cathédrale Saint-Jean

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Strasbourg. Passion et Résurrection

Passion et Résurrection : découverte de l’art sacré des musées et des églises : après Dijon, Strasbourg. Prochaine ville : Nancy.

Strasbourg. Peintures d’Art sacré du Musée des Beaux-arts :

Jan Swart Van Groningen. Volet de retable : Arrestation du Christ, Adieux de Jésus à sa mère, vers 1540

En parallèle, sur mon profil Linked in, Un évènement chaque jour : après l’Entrée dans Jérusalem et le Lavement des pieds, la Cène.

En 2022, une nouvelle découverte de Cène : celle de Philippe de Champaigne, vers 1652, Louvre.

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Dijon. Passion et Résurrection

La Semaine Sainte dans l’Art : Passion et Résurrection du Christ. Premier musée visité : Dijon, Musée des Beaux-arts, Chapelle des Élus, Église Saint-Étienne.

Diaporama de 39 photos (14 œuvres, notices, et détails).

  • Évènements de la Semaine sainte. L’Entrée du Christ à Jérusalem. Le lavement des pieds. La cène. Au jardin des oliviers. Devant le grand prêtre. Les outrages et la trahison de Pierre. La flagellation. Le couronnement d’épines. La condamnation à mort. Ecce homo. Le portement de la croix. Le voile de Véronique. La crucifixion. Le Christ et les deux larrons. La descente de croix. la Pietà. La mise au tombeau. La déploration.  La résurrection. Le Christ et les pèlerins d’Emmaüs. Le Christ à Thomas : Noli me tangere.

A. Le retable de Saint Rombault de Malines. L’entrée à Jérusalem et le lavement des pieds, par Rubens, 1632.

« Les deux petits panneaux de L’Entrée du Christ à Jérusalem et du Lavement des pieds formaient autrefois la prédelle, c’est à dire la partie inférieure, d’un grand retable où figurait, comme scène principale, une grande Cène aujourd’hui conservée à la Pinacothèque de la Brera à Milan.

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Cet ensemble fut commandé en 1632 par Catherine Lescuyer pour orner la chapelle du Saint-Sacrement de l’église Saint-Rombault de Malines où son père était enterré. L’iconographie de ces trois tableaux est très cohérente et traite de scènes de la vie du Christ précédant immédiatement la Passion : l’arrivée à Jérusalem le dimanche des rameaux, puis le lavement des pieds qui prend place immédiatement avant la Cène, dernier repas partagé entre le Christ et ses disciples.

L’exécution des deux panneaux sur chêne de la prédelle, plus rapidement brossés que le tableau central, peint sur toile, a parfois fait pencher les historiens en faveur d’une intervention de l’atelier dans leur réalisation. Aujourd’hui, cette exécution assez libre, surtout dans le panneau de L’Entrée du Christ à Jérusalem, semble plutôt plaider en faveur de la main de Rubens lui-même ».

B. Retable de la crucifixion. Retable des saints et martyrs. Notice de Sophie Jugie, musée des Beaux-arts de Dijon, 2002.

Jacques de Baerze (sculpteur), Melchior Broederlam (peintre), à partir de 1392, Bois peint et doré, et peinture à l’huile sur bois. Hauteur : 167 cm ; Largeur de la partie centrale : 252 cm ; Largeur de chaque volet : 125 cm.

« Le Retable de la Crucifixion, comme son pendant le Retable des saints et martyrs, qui porte les armoiries de Philippe le Hardi et de Marguerite de Flandre, provient de la chartreuse de Champmol.  

Les sculptures de Jacques de Baerze, presque entièrement dorées, offrent une vision somptueuse, qui emprunte à l’orfèvrerie la dentelle des architectures, la moulure ornée de fleurettes ou les plis comme métalliques des drapés, rivalisant avec les émaux sur ronde-bosse d’or alors en vogue. Les rehauts de polychromie sont très soignés : visages peints au naturel et riches brocarts.

Ce triptyque de bois sculpté et doré compte parmi les plus anciens exemples conservés de ces retables flamands dont les villes de Bruxelles, Anvers et Malines se sont fait une spécialité tout au long du XVe siècle et au début du XVIe siècle.

Le fond or relevé de motifs poinçonnés, les couleurs éclatantes parmi lesquelles se détache le pigment le plus cher, le bleu outremer, font des peintures de Melchior Broederlam un travail raffiné et précieux.

Par leur exceptionnelle qualité, ces peintures sont des jalons essentiels de la peinture de la fin du XIVe siècle. Melchior Broederlam fut le peintre attitré du comte de Flandre Louis de Mâle, puis de son gendre Philippe le Hardi. Son activité est documentée de 1381 à 1410. Le Retable de la Crucifixion est sa seule œuvre conservée.

Encore marqué par l’art gothique international, le peintre témoigne de sa connaissance de la peinture italienne, perceptible dans le fond or et les rochers de tradition byzantine, mais aussi dans la composition de la « Présentation au Temple », qui dérive de modèles siennois. Il doit aussi beaucoup à l’art parisien pour l’élégance des gestes et des drapés ».

C. Retable de Saint-Georges. Dijon, milieu 15e siècle, Anonyme bourguignon, Peinture à l’huile sur bois transposé sur toile marouflée sur panneau. Hauteur : 161,5 cm ; Largeur : 211,5 cm. Notice de Sophie Jugie, l’Art à la cour de Bourgogne : Le mécénat de Philippe le Hardi et de Jean sans Peur (1364-1419).

« Le parallèle est évident entre le Retable de Saint Georges et le Retable de Saint Denis. Jusqu’à sa mise en dépôt à Dijon, en 1968, leur histoire les lie.

Les circonstances exactes de la commande du Retable de saint Georges nous échappent : la présence d’un chartreux sur le tableau laisse penser qu’il s’agit, plutôt que d’une commande ducale, de l’offrande d’un des religieux désireux de compléter un décor demeuré incomplet. On peut préciser leur emplacement d’origine, car on sait que deux tableaux de sujets identiques, peints en 1741 par Carle Van Loo, furent installés dans le chœur des convers, de part et d’autre de la porte qui donnait accès au chœur des pères. C’est sans doute à cette date que les deux retables quittèrent Champmol.

Un certain nombre de détails invitent à situer la réalisation du Retable de saint Georges au milieu du XVe siècle, comme la solidité des figures, les drapés aux plis cassés du manteau de la Vierge et de la veste du bourreau, ainsi que le traitement naturaliste de la végétation entre les figures. On peut rapprocher également les visages de la Vierge et des saintes femmes de fragments de vitraux provenant de la Sainte-chapelle de Dijon, qui datent du milieu du XVe siècle »…

… « Ces caractéristiques contradictoires rendent le tableau difficile à dater et le peintre difficile à situer dans une production bourguignonne du XVe siècle.  Le peintre n’est pas exempt d’une certaine maladresse, comme en témoignent le dessin peu heureux des mains, la sécheresse de certains drapés et l’entassement des figures dans un espace trop étroit. Mais il faut reconnaître chez lui la robustesse, la vigueur expressive et l’efficacité narrative qui font la saveur de la peinture bourguignonne à l’époque où le mécénat ducal s’est effacé ».

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Crespi dit Lo Spagnolo (1665-1747)

Giuseppe Maria Crespi dit Lo Spagnolo, né le 14 mars 1665 à Bologne où il est mort le 16 juillet 1747, est un peintre et graveur italien.

Le musée des Beaux-arts de Strasbourg possède trois peintures de Crespi :

  • L’Amour vainqueur ou L’Ingegno (vers 1695-1700) : partie 1 de la chronique.
  • Portrait de jeune homme accordant sa pandurina (1700-1710) : partie 2.
  • Le Christ tombé sous la croix (vers 1740) : partie 3.

Diaporama de 17 photos. La 1ère et la dernière photo (les deux tours de Bologne, la statue de Neptune), ainsi que la photo de céroplastie anatomique (partie 4) ont été prises par mes soins. J’ai en effet eu le bonheur de pouvoir travailler à Bologne, 4 mois en 1998 et 2 mois en 2008.

Autoportrait de Crespi, vers 1700, Source Wikipédia

Source : citation de l’article de Wikipédia. « Crespi est le fils de Girolamo Crespi et Isabella Cospi. Il a été surnommé Lo Spagnolo pour son habitude de porter des habits serré,s typiques de la mode espagnole de l’époque.

Élève de Domenico Maria Canuti, il se laisse d’abord imprégner par le naturalisme des Carrache, en particulier par Ludovico, diffusé par Carlo Cesare Malvasia dans la Bologne de l’époque.

Le pape Benoît XIV l’engagea comme peintre personnel, et lui donna le titre de comte palatin ».

Tableau de Pierre Subleyras, 1741 (copie du portrait peint en 1740 par Crespi)

« En 1708, il se présente au grand-prince Ferdinand de Toscane qui l’invite à séjourner à la villa Pratolino en 1709, où il réalisera La Foire de Poggio a Caiano, inspirée d’une œuvre de Jacques Callot ».

Partie 1. L’Amour vainqueur ou L’Ingegno, vers 1695-1700, huile sur toile, 114 x 95 cm. Source : notice du MBA de Strasbourg.

« C’est seulement depuis quelques années que les critiques considèrent Giuseppe Maria Crespi comme l’un des plus remarquables artistes italiens de la première moitié du XVIIIe siècle. Ce fut un peintre très éclectique : il réalisa de grands retables, des natures mortes et des portraits. Le mélange d’attention naturaliste et d’émotion contenue qui apparaît dans son travail, allié à de grandes qualités de luministe, confère à l’œuvre de Crespi une grande originalité.

Ce tableau représente l’Ingegno, personnification de l’esprit d’invention : l’arc et la flèche évoquent son adresse et sa pénétration ; l’aigle et le cimier signifient sa générosité, la hauteur et la justesse de ses vues.

Il est possible de voir ici également le thème de l’Amour vainqueur : il apparaît sous la forme d’un bel adolescent souriant qui, l’arc et les flèches à la main, se désigne lui-même de l’index comme l’éternel vainqueur sur tout ce qui pourrait nous distraire de l’amour, notamment les sciences et les lettres, symbolisées par le livre qu’il écrase de sa main gauche et l’astrolabe placé derrière lui.

La figure, vue à mi-corps, se détache par son intense luminosité sur un fond neutre. L’ensemble de la composition se fond dans la monochromie et le coloris ne joue que sur des subtiles nuances de brun, de jaune, et de beige, que viennent ça et là animer quelques légères touches plus froides. Tout semble être conçu pour mettre en valeur la triomphante et éclatante beauté du personnage ».

Partie 2. Portrait de jeune homme accordant sa pandurina, 1700-1710, Hauteur en cm 81.5, Largeur en cm 69, Huile sur toile (ovale). Source : Pop culture.

« Un jeune homme, vêtu d’une chemise blanche et d’un veston brun-rouge accorde une pandurina posée sur ses genoux. Assis de trois quarts, il est entouré des instruments de ses loisirs : une raquette et un volant sont posés sur une table, une arbalète est laissée contre un mur. Derrière le personnage, un vase avec des fleurs claires prend également place sur une table. Le personnage, unique protagoniste du tableau se détache d’un fond très sombre ».

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Chr. Guérin, graveur (1758-1831)

Christophe Guérin, peintre et graveur, né à Strasbourg le 14 février 1758 et mort dans la même ville le 27 septembre 1831 à l’âge de 73 ans. Source : citation de l’article de Georges Foessel dans Alsace Histoire, 1989.

Christophe Guérin, dans une famille d’artistes en Alsace.

« 1778 (Christophe Guérin a 20 ans). Étudiant de Jeulain et de P. Muller, il fit son instruction à l’École des Beaux-arts de Paris et obtint en 1778 la 3e médaille.

1783 (25 ans). Il concourut pour le Prix de Rome et obtint à nouveau la 3e médaille.

1788 à 1792 (30 à 34 ans). Il fut, comme son père, graveur de coins, puis maître de la Monnaie de Strasbourg.

Durant la Révolution, alors que la cathédrale elle-même était menacée par les fureurs des fanatiques, il accepta de peindre une déesse Raison et de participer au culte républicain, pour éloigner les périls, en donnant une affectation reconnue au monument.

1803 (45 ans). Il fut nommé par la municipalité, conservateur en chef de la galerie des peintures de la ville, née des dépôts effectués par l’État auprès des grandes villes de France. Il conserva ce poste jusqu’à sa mort en 1831.

Le 19 novembre 1803, il sollicita du conseil municipal la fondation d’une école gratuite de dessin qui serait placée sous sa direction. Le conseil, en date du 27 décembre 1803, en décréta la création et le 18 novembre 1804, la réunit au musée à charge de recevoir un certain nombre d’élèves gratuits, pris dans la classe ouvrière ou indigente, qui seraient nommés chaque année par le conseil municipal.

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