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Le lavement des pieds d’Arles

Chroniques sur la semaine sainte dans l’Art

Le lavement des pieds, appelé aussi podonipsie en grec ou pedilavium en latin, est un acte rituel accompli en mémoire du lavement des pieds des apôtres par Jésus-Christ, la veille de sa Passion, avant de se mettre à table pour la Cène.

Le lavement des pieds dans l’Art. Exemple à Arles dans le cloître de la cathédrale Saint-Trophime, Chronique d’Histoires d’universités (août 2019) : diaporama de 30 photos de Pierre Dubois.

Les trois premières scènes de la Passion sont représentées dans ce cloître. Trois photos : l’entrée de Jésus dans Jérusalem, le Lavement des pieds, la Cène.

Le lavement des pieds, cloître de Saint-Trophime. Cliquer sur les images pour les agrandir.

Histoire du cloître de Saint-Trophime (citations extraites de Wikipédia).

« L’édification du cloître débute peu après 1150 avec la construction de la galerie nord qui sera suivie de peu par celle de la galerie orientale. Son emplacement est inhabituel car il n’est accolé ni à la nef ni au transept. Il communique avec le chœur au moyen d’un escalier de vingt-cinq marches ».

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Deux styles différents pour les galeries : le roman pour les galeries nord et est, et le gothique pour les galeries ouest et sud (fin du 14èmesiècle).

Entrée de Jésus dans Jérusalem

Symbolisme du Lavement des pieds (citations extraites de Wikipédia : le lavement des pieds). « Ce geste était effectué par les serviteurs ou les esclaves. Dieu créateur venant sur la terre dans la personne du  Verbe incarné, le Christ prend la condition d’un esclave avant de mourir sur une croix, pour racheter les hommes, et il le fait par ce geste. Il montre ainsi l’exemple de l’humilité et l’abaissement qu’il avait enseignés auparavant à ses disciples : Le plus grand parmi vous sera votre serviteur : quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé (Matthieu 23.12).

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Entrée de Jésus dans Jérusalem

1ère chronique de la Semaine sainte dans l’Art : Jésus entre dans Jérusalem.

L’entrée de Jésus à Jérusalem est un événement tiré des quatre évangiles canoniques. Elle a lieu dans les jours précédant la Cène, marquant le début de la Passion du Christ.

Sources. Chronique du blog (10 avril 2020). Schongauer : la Passion du Christ, Retable des dominicains, vers 1480, 16 scènes de la Passion du Christ, 31 photos de Pierre Dubois, Colmar, Musée Unterlinden.

Schongauer, retable des dominicains, Entrée de Jésus dans Jérusalem. cliquer sur les images pour les agrandir

Wikipédia. Entrée dans Jérusalem, Dimanche des Rameaux.

Giotto, 1304-1306 (source Wikipédia)

Dans Jean 12, 9–11, après la résurrection de Lazare d’entre les morts, des foules se rassemblent à Béthanie apprenant la présence de Jésus et voulant constater le miracle. Le lendemain, les foules qui se sont rassemblées à Jérusalem pour la fête accueillent Jésus à son entrée dans la ville.

Dans Matthieu 21, 1–11, Marc 11, 1–11, Luc 19, 28–44 et Jean 12, 12–19, Jésus descend du mont des Oliviers vers Jérusalem où les foules étendent leur vêtement sur le chemin pour l’accueillir, entrant solennellement dans la ville.

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La Semaine Sainte dans l’Art

La Semaine sainte, mort et résurrection de Jésus-Christ, se déroule du dimanche des rameaux au dimanche de Pâques. Ses dates en 2021 : du 28 mars au 4 avril.

Se référant aux écrits des Évangiles, l’Art (peintures, sculptures, vitraux) a représenté plusieurs dizaines d’épisodes de la Passion et de la Résurrection du Christ. Assez souvent, plusieurs d’entre eux sont associés dans le même retable ou le même bas ou haut-relief.

Sources Wikipédia

Au cours des 15 dernières années, j’ai surtout photographié la seconde partie de l’évènement chrétien : de la descente de croix à la mise au tombeau, à la déploration, au saint-sépulcre (garde du tombeau par des soldats romains), et à la résurrection.

Le Christ mort, Anonyme, 19ème siècle, huile sur toile, Musée Georges de La Tour, Vic-sur-Seille (57)

La première chronique à suivre concerne l’entrée de Jésus à Jérusalem. Les autres épisodes seront illustrés au cours de la semaine qui vient.

  • L’entrée à Jérusalem (les Rameaux)
  • Le lavement des pieds
  • La cène
  • Jésus au jardin des oliviers
  • Devant le grand prêtre
  • Les outrages et la trahison de Pierre
  • La flagellation
  • Le couronnement d’épines
  • La condamnation à mort. Ecce homo
  • Le portement de la croix
  • Le voile de Véronique
  • La crucifixion
  • Les saintes femmes et Jean au pied de la croix
  • La descente de croix
  • La mise au tombeau
  • La Pietà
  • La déploration. Le saint sépulcre
  • La résurrection
  • Le Christ et les pèlerins d’Emmaüs
  • Jésus à Thomas : Noli me tangere

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Noyades de Nantes (11/1793-2/1794)

La légende noire de Jean-Baptiste Carrier

Les noyades de Nantes, anonyme, musée de l’Histoire de Nantes, fin du 18ème siècle. cliquer sur les images pour les agrandir

Cartel du tableau du musée. « Pour accélérer l’exécution en masse des prisonniers, on procède à des noyades en Loire. Les victimes sont extirpées de leurs prisons, notamment celle de l’entrepôt des Cafés, pour être dirigées vers des bateaux. Les navires sont ensuite sabordés. On estime qu’il y eut plus d’une vingtaine de noyades, soit environ 4 000 victimes.

Le tableau, réalisé peu de temps après les faits, reprend tous les codes utilisés à l’époque pour dénoncer les noyades : Carrier assistant aux meurtres avec ses sbires, une mère implorante et un couple enlacé pour son mariage républicain ».

Source principale. Extraits de l’article de Wikipédia : Noyades de Nantes.

« Les noyades à Nantes sont un épisode de la Terreur qui a eu lieu entre novembre 1793 et février 1794. Des milliers de personnes, suspectes aux yeux de la République (prisonniers politiques, de guerre, de droit commun, prêtres réfractaires…), ont été noyées dans la Loire sur ordre de Jean-Baptiste Carrier. Hommes, vieillards, femmes et enfants meurent ainsi dans ce que Carrier appelle la baignoire nationale. Autres dénominations : déportation verticale, baptême patriotique,  mariage républicain (mode d’exécution qui consistait à attacher nus un homme et une femme avant de les noyer), envoyer au château d’eau.

La crainte de l’épidémie a été avancée pour justifier la décision d’isoler les détenus à la prison de l’Entrepôt des cafés puis sur des navires mouillés dans le port ; elle a servi de prétexte à vider les prisons du centre-ville…

La troisième noyade, dite du Bouffay, est la noyade la plus connue, grâce à l’abondance des témoignages la concernant à cause de la participation du comité révolutionnaire de Nantes. Ces témoignages sont recueillis après l’arrestation des membres du comité le 12 juin 1794.

14 décembre 1793. Un agent entre à la prison du Bouffay avec deux paquets de cordes et un ordre signé du comité de rassembler les 155 détenus. La liste de ces 155 détenus avait été rédigée dans la nuit du 4 décembre lors d’une réunion des corps administratifs. Les prisonniers figurants sur cette liste appartiennent à toutes les conditions sociales ; il s’y trouve quelques nobles et un grand nombre de détenus de droit commun…

22 décembre 1793. Lecture est faite d’un courrier de Carrier lors d’une séance du Comité de salut public : Carrier représentant du peuple près l’armée de l’ouest donne avis au Comité que tout le continent et le marais sur la rive gauche de la Loire sont au pouvoir de la République. Westermann a poursuivi le noyau des brigands qui s’était porté à Châteaubriant ; que cette bande a évacué ce poste et a marché à Savenay. Il ajoute un mot du miracle de la Loire qui vient encore d’engloutir 360 contre-révolutionnaires de Nantes ; que depuis qu’ils ont disparu les armées brigandines ont été battues et ont manqué de tout.

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E. Bouchardon, 30 ans en 1728

Edme Bouchardon, né à Chaumont-en-Bassigny le 29 mai 1698 et mort à Paris le 27 juillet 1762, est un sculpteur et dessinateur réputé.

  • Citations de l’article de Wikipédia et de l’ouvrage d’Henriette Pforr, Edme Bouchardon, Éditions Prisma, 2016, 223 pages. Chronologie de la période (pages 7-8) et biographie du sculpteur (page 213-214).
  • Chronique du blog du 30 septembre 2020. Les Cris dans la ville, gravures d’après les dessins d’Edme Bouchardon. Exposition au musée des Beaux-arts de Caen, du 2 juin au 29 novembre 2020. 44 photos.
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Edme Bouchardon (1698-1762) naît dans une famille d’artistes. Son père Jean-Baptiste et son frère Jacques-Philippe étaient sculpteurs. Il devient l’élève de Guillaume Coustou.

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1720 (22 ans). Il exécute le bas-relief La lapidation de Saint-Etienne pour l’église Saint-Étienne de Dijon.

1722 (24 ans). Il obtient le prix de Rome avec un relief ayant pour sujet Gédéon choisit ses soldats en observant leur manière de boire. 1722, Sacre et couronnement de Louis XV (né en 1710).

1723 (25 ans). Il part se perfectionner à l’Académie de France à Rome où il restera neuf ans. Il se trouve dans la cité papale au même moment que le sculpteur Adam l’aîné, et présente un projet pour la fontaine de Trévi.

1725. Mariage de Louis XV et de Marie Leszczynska.

1725-1737. Le peintre Nicolas Vleughels (1668-1737) est directeur de l’Académie.

1726-1730 (28-32 ans). Edme Bouchardon  profite de son séjour pour réaliser une copie du Faune endormi appartenant au cardinal Barberini.

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Quiz. 8 fuites en Égypte

Quiz : 8 œuvres représentant la Fuite en Égypte ou le Repos pendant la Fuite en Égypte, 6 exposées dans des musées en France, une en Belgique, une en Autriche, datées du 15 au 18ème siècle, numérotées de 1 à 8 par ordre chronologique.

Diaporama de 8 photos.

  • nom du peintre ?
  • siècle de l’œuvre ?
  • dans quel musée ?

Un indice. Parmi les œuvres, l’une a été peinte par Rembrandt à l’âge de 21 ans. Laquelle ?

Dernière chronique de la série Scènes de l’enfance de Jésus dans l’Art : de Noël à l’épiphanie. Vierges allaitant, Adorations des mages, Massacres des Innocents, Fuites en Égypte.

Chroniques antérieures sur le même sujet : 15 fuites en Égypte en Alsace, 7 fuites en Égypte en Catalogne, 7 fuites en Égypte à Rome

1.Fuite en Égypte

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2. Le repos pendant la fuite en Égypte

3. Le repos pendant la fuite en Égypte

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7 fuites en Égypte à Rome

Sept fuites en Égypte ou Repos pendant la fuite en Égypte exposés à Rome dans le Palazzo Doria Pamphilj ou dans le Musée National Barberini-Corsini. Diaporama de 25 photos (mai 2017).

Chroniques antérieures sur le même sujet : 15 fuites en Égypte en Alsace, 7 fuites en Égypte en Catalogne

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1.Rome, Palazzo Doria Pamphilj, deux visions de la Fuite en Égypte (source Blog BlueLion).

« Deux tableaux ont particulièrement retenu notre attention. Il s’agit de ceux du Carrache et de Caravage, traitant à quelques années près la même thématique, celle religieuse et biblique de la Fuite en Égypte.

Annibale Carracci (1560-1609), Paysage avec la Fuite en Égypte, vers 1604.

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C’est après avoir admiré les fresques du Palais Farnèse peintes par Annibale Carracci, ou Carrache, que le Cardinal Pietro Aldobrandini commanda au célèbre peintre une œuvre afin de décorer sa chapelle privée. La Fuite en Égypte fera ainsi partie d’une série de six tableaux illustrant les épisodes marquants de la vie de la Vierge…

Dans cette œuvre, Carracci prend comme prétexte l’épisode biblique de la Fuite en Égypte pour établir l’un de ses plus beaux paysages. La masse imposante de la muraille d’une petite ville avec sa cascade attire le regard du spectateur… Au premier plan, les personnages de la Sainte famille sont montrés sans emphase. Ils ne se distinguent quasiment pas du batelier qui les a aidés à traverser la rivière, ni du pasteur sur la colline à l’arrière. Le peintre se concentre en effet sur ce qu’il affectionne le plus : la représentation du paysage.

La construction sur différents plans avec des diagonales reliées et des dégradés de couleurs pour marquer la perspective aérienne, sans point de fuite précis, donne un rythme au tableau et nous incite à admirer l’horizon. La rivière offre quant à elle un plan horizontal et son affluent s’impose comme un prétexte pour conduire notre regard vers le point central du tableau, la cascade adossée à la ville. Seuls les chameaux, visibles en arrière plan à gauche de la ville, nous rappellent que la scène de l’œuvre est censée se situer en Égypte »…

2. Caravaggio (Le Caravage), Repos durant la Fuite en Égypte, vers 1595

« Ce magnifique tableau, peint durant sa jeunesse (vers 1595-1596) fut destiné, pour son sujet et la liberté d’expression artistique qui le caractérise, à une demeure privée plutôt qu’à une Église. Propriété de l’une des descendants du Cardinal Vittrici, il fut acquis vers 1650 par Camillo Pamphilj et placé tout d’abord dans sa villa du Bel Respiro, avant d’intégrer la galerie du palais Pamphilj.

La différence avec l’œuvre de Carracci est saisissante. Alors que ce dernier construit un paysage et une nature idéalisée à travers l’épisode biblique, Le Caravage se concentre sur la représentation des personnages qui occupent tout l’espace du tableau et laisse peu de place à la nature.

Pour accentuer ce choix, le peintre a même opté pour une disposition de ses personnages à la fois audacieuse et inusuelle pour l’époque. L’Ange, jouant au violon, est en effet représenté de dos et scinde le tableau en deux pans distincts. Nu, il est lumineux et le voile blanc qui l’entoure accroche le regard tout en contrastant avec les couleurs sombres de ses ailes.

D’un côté, Joseph représenté sous les traits d’un humble homme du peuple, avec la peau brune, le visage marqué par l’âge, regarde admiratif l’Ange. Il porte dans ses mains une partition, dont les portées, parfaitement lisibles, sont celles d’un motet composé en 1519 par le compositeur flamand Noël Bauldewjin et inspiré du Chant des Cantiques. Un âne se tient derrière lui.

À droite de l’Ange, Marie, assise et endormie, tient dans ses bras l’enfant Jésus. Son visage est le portrait d’un modèle qui avait déjà posé pour Le Caravage. Avec sa peau claire et sa coiffure recherchée, elle contraste avec le personnage de Joseph.

Représentés au second plan, Marie et Joseph semblent se fondre dans le paysage automnal. Les couleurs de leurs vêtements, le rouge, le gris et l’ocre, rappellent celles de la nature qui les entoure ».

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7 fuites en Égypte en Catalogne

De Noël à l’épiphanie dans les musées de Catalogne (Musée épiscopal de Vic, Abbaye de Santes Creus), et plus particulièrement de Barcelone (Musée National d’Art Catalan, Musée Mares). Chroniques antérieures : Noël Catalogne. 4 Vierges allaitant, Barcelone. 4 Adorations des Mages.

Sept Fuites en Égypte en Catalogne : Diaporama de 26 photos (octobre 2016).

Source Wikipédia. « L’évangéliste Matthieu raconte qu’à Bethléem, sous le règne du roi Hérode, Marie, femme de Joseph, mit au monde son fils Jésus, conçu de l’Esprit Saint, et que les mages d’Orient reconnurent en lui le roi des Juifs. Ils vinrent alors l’adorer et lui offrir des présents (Matthieu 1, 18-2, 12).

Après leur départ, voici que l’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte ; restes-y jusqu’à nouvel ordre, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. Joseph se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte. Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode (Matthieu, 2, 13-15). L’ange lui ordonna, après la mort d’Hérode : Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et mets-toi en route pour la terre d’Israël. Joseph se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, et il entra dans la terre d’Israël (Matthieu 2, 20-21) ».

Abbaye de Santes Creus (source Wikipédia).

Vitrail de la Fuite en Égypte

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Musée épiscopal de Vic

Maître de Lluça, La Fuite en Égypte, autel, peinture a tempera sur bois de peuplier, second quart du 13ème siècle. Vidéo.

« L’autel de Lluçà est l’exemple le plus significatif du courant italo-byzantin qui atteignit la Catalogne aux environs de 1200. Une nouvelle scène iconographique apparaît sur l’autel de Lluçà : le Couronnement de la Vierge, très utilisé par le nouvel art gothique français. L’un des côtés de l’autel présente un thème également très original : la Vierge entourée des sept dons du Saint-Esprit. La face avant présente des images du cycle de l’Incarnation, agrémentées d’une plaque de métal bruni. L’œuvre se distingue par sa grande qualité artistique ».

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5 autres massacres des Innocents

Suite de la chronique 7 massacres des Innocents. Je n’ai pas eu l’occasion de photographier les 5 Massacres des Innocents de la chronique ci-dessous ; les 5 images qui l’illustrent sont donc des captures d’écran.

Les 5 artistes : Fra Angelico, Amico Aspertini, Guido Reni, Pierre-Paul Rubens, Nicolas Poussin.

« Le massacre des Innocents est un thème que de nombreux artistes, peintres et sculpteurs, ont illustré au fil des siècles, donnant lieu à des compositions parfois très complexes mettant en scène des corps entremêlés de soldats déchaînés, de mères se précipitant pour protéger leurs fils et de petits enfants déchirés à coups d’épée, au sein d’une action globale très violente. Pour cela, certains artistes de la Renaissance se sont inspirés de bas-reliefs romains représentant la bataille entre les Lapithes et les Centaures pour représenter des personnages nus » (source Wikipédia).

Fra Angelico (vers 1395-1455), Massacre des Innocents, Florence, Musée de San Marco, vers 1451-1452.

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Amico Aspertini  (1474/1475-1552), Massacre des Innocents, vers 1510–1520, craie rouge et noire, avec des traces d’encre brune, rehaussées de rehauts blancs.

« Pour ce dessin, Amico Aspertini a emprunté à l’ancienne sculpture romaine qu’il avait vue à Rome cinq ou dix ans auparavant. Les figures entrelacées à droite sont parallèles à celles de l’ancien sarcophage. L’art d’Aspertini comprenait également des formes non idéalisées et des corps maladroits. Originaux et non conventionnels pour la date, ses personnages ressemblent à des paysans locaux plutôt qu’à des types idéaux. Le dessin d’Aspertini incluait typiquement du blanc incrusté, figures accroupies et énergie maniaque. Entre environ 1510 et 1520, il a souvent utilisé cette combinaison colorée de craie rouge et noire avec une couleur corporelle blanche. Son extrême blanc rehaussant donne au dessin une sensation de quasi-tridimensionnalité » (source : J-Paul Getty Museum).

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7 massacres des Innocents

Le massacre des Innocents est un épisode relaté dans l’Évangile selon Matthieu, chapitre 2, versets 16-18 : alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléem et dans tout son territoire, selon la date dont il s’était soigneusement enquis auprès des mages. Alors s’accomplit ce qui avait été annoncé par le prophète Jérémie : Ainsi parle l’Éternel : On entend des cris à Rama, des lamentations, des larmes amères ; Rachel pleure ses enfants ; elle refuse d’être consolée sur ses enfants, car ils ne sont plus.

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L’ensemble des Églises honore les Innocents comme martyrs au cours du Jour des Saints Innocents ; cet événement est fêté le 28 décembre en Occident.

Sept représentations du Massacre des Innocents : sculptures en bas relief, peintures, vitraux. Diaporama de 40 photos.

  • Édith Parmentier, Le massacre des Innocents, une construction mémorielle, Ékklèsia. Approches croisées d’histoire politique et religieuse, 104 | 2017, pp. 225-240.
  • « Le massacre des Innocents fixe la date de naissance de Jésus et donne le point de départ des persécutions. Cependant, l’évangile de Matthieu est le seul texte à évoquer cet événement qui joue un rôle fonctionnel dans la littérature chrétienne. Ni les autres évangélistes, ni l’historien juif Flavius Josèphe, qui partagent la même réprobation des crimes d’Hérode, n’en disent mot. Le seul témoignage qui pourrait l’attester indirectement est une plaisanterie d’Auguste, déclarant que mieux valait être le porc d’Hérode que son fils. Connue par l’anthologie tardive de Macrobe, ce bon mot doit son succès, dans le contexte culturel des calembours gréco-romains en vogue à la cour impériale, à la contamination entre un lieu commun pamphlétaire sur l’infanticide et une plaisanterie anti-juive sur l’abstinence du porc. L’amalgame chrétien entre les enfants de Bethléem et les fils d’Hérode n’est pas dû à Auguste, c’est une addition introduite a posteriori et popularisée par la mémoire collective ».

1.Chronique du 8 juillet 2018 : Antigny. Fresques (15ème siècle), .

Antigny (Vienne), Vallée de la Gartempe, Peintures de la Chapelle Sainte-Catherine de l’église paroissiale Notre-Dame, 15ème siècle. Diaporama de 12 photos

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« Dans la chapelle seigneuriale, adossée au sud du chœur de l’église Notre-Dame, sont représentés des cycles picturaux dédiés à l’Enfance et à la Passion du Christ et à la Résurrection. Ces thèmes avaient déjà été peints au 14ème siècle dans la nef de l’église ».

2. Strasbourg, Cathédrale Notre-Dame. Tympan du portail nord de la façade occidentale. Source : Centre régional de documentation pédagogique d’Alsace. Le tympan relate des scènes de l’enfance du Christ. L’action décrite par les trois registres se déroule de bas en haut et de gauche à droite. Au niveau inférieur sont représentés les rois mages rendant visite à Hérode puis la scène de l’Adoration. Au second registre sont représentés le massacre des Innocents – le roi Hérode apparaît au milieu de la scène du massacre qu’il a ordonné – et la fuite en Égypte.

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