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Reims. Conflits Université / Collège

L’université de Reims est créée en 1548 et celle de Pont-à-Mousson l’est en 1572. Le Collège des Jésuites de Reims est fondé en 1606. Concurrence et conflit entre eux marqueront la première moitié du 17ème siècle. Source des textes de la chronique : université de Reims (Wikipédia), collège des Jésuites de Reims (Wikipédia).

Album de 29 photos : exposition de septembre 2008 sur le premier Collège des Jésuites à Reims, 1608-1618.

Dissensions sur la collation des grades : le collège Jésuite qui enseigne les matières de la Faculté des Arts, préparant ainsi au baccalauréat, peut-il délivrer seul ce diplôme ou doit-il obtenir la validation par un jury universitaire ? Dissensions sur le regroupement : le Collège doit-il être incorporé à l’université ? Faut-il laisser les Jésuites enseigner la théologie en Collège ou dans un établissement autre que l’université, un Séminaire ?

Les trois établissements disparaissent dans la deuxième moitié du 18ème siècle. Les jésuites sont expulsés ; les deux universités, la champenoise et la lorraine, sont emportées par la Révolution.

Bref, les collèges supérieurs et les universités sont mortels : saison 8 du blog.

1548. L’université de Reims est fondée grâce au patronage de Charles de Lorraine (1524-1574), membre influent de la maison de Guise, archevêque de Reims depuis 1545 et qui héritera de son oncle, Jean III de Lorraine (1498-1550), le titre de cardinal de Lorraine. Le jeune archevêque est en même temps un proche conseiller du roi Henri II, qui le charge des affaires italiennes…

Charles obtient du pape Paul III, par une bulle du 5 janvier 1548, et du roi, par lettres patentes, la transformation du collège des Bons-Enfants en une université à quatre facultés : arts, droit, médecine et théologie. Le cardinal veille à développer l’université en y faisant venir les meilleurs professeurs, notamment en théologie.

1564. Dans le contexte de la Contre-Réforme, mais aussi des guerres de Religion qui se développent à partir de 1562, le cardinal tient à renforcer la qualité et la discipline de l’enseignement afin d’éradiquer le protestantisme. En 1564, il crée à Reims le premier séminaire de France, lié à l’université et destiné à la formation du clergé.

1573. Lors de l’assemblée du clergé, il s’adresse au roi Charles IX : Parce que, de l’institution de la jeunesse dépend la bonne ou mauvaise vie des sujets, aidez-nous, Sire, à réformer toutes les universités de vostre Royaume.

1572. L’université de Pont-à-Mousson, fondée en Lorraine sous le patronage des Guise, est destinée à accueillir les étudiants étrangers : les jésuites en font un centre actif de mission catholique.

1578-1593. Le Collège anglais est un collège dépendant de l’ancienne université de Reims, créé en 1578 pour accueillir les étudiants catholiques anglais victimes de persécutions et déplacés du collège anglais de Douai. Il connaît un rayonnement important à la fin du XVIe siècle mais son activé diminue après 1593 en raison du retour de la plupart de ses membres à Douai.

Reims accueille plusieurs figures importantes du catholicisme anglais en exil. William Gifford y fait plusieurs séjours à partir de 1579 et y enseigne la théologie. Il devient recteur de l’université en 1606 avant d’entrer dans l’ordre de Saint-Benoît.

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J-B. de La Salle (1651-1719)

Jean-Baptiste de La Salle (1651-1719). Source de la biographie : article de Wikipédia

1651. Né dans une famille noble de juristes, aîné de onze enfants, il est le fils de Louis de La Salle, conseiller au Présidial de Reims, et de Nicole de Moët de Brouillet. La famille vit dans l’Hôtel de La Salle, encore visible, actuellement.

1662 (11 ans). Jean se sent la vocation religieuse. Tonsuré à 11 ans, il se destine à la prêtrise. Formé à la Sorbonne et au séminaire de Saint-Sulpice à Paris, dont la spiritualité le marque profondément.

1667 (16 ans). Il devient dès janvier chanoine à Reims.

1670 (19 ans).  Il étudie la théologie à Paris à partir de 1670

1678 (27 ans). Il est ordonné prêtre le 9 avril.

1679 (28 ans). Dans sa ville natale, on lui confie la fondation d’écoles paroissiales pour enfants pauvres.

1680 (29 ans). Il est reçu docteur en théologie.

1683 (32 ans). Il résigne son canonicat.

1684 (33 ans). Il fonde la congrégation des Frères des Écoles chrétiennes (chronique du blog). Par la suite, il ouvre des écoles professionnelles, des écoles du dimanche, des maisons d’éducation pour les enfants des rues. Beaucoup s’opposent à la fondation des Frères des écoles chrétiennes, mais Jean-Baptiste de La Salle insiste et va jusqu’au bout de son projet.

1688 (37 ans). Il ouvre les premières écoles à Paris, la première au 12 rue Princesse dans le VIe arrondissement, où il vient s’installer.

1692 (41 ans). Il ouvre à Vaugirard le premier noviciat. Il recrute de jeunes maîtres auxquels il propose une forme de vie consacrée à Dieu qui leur laisserait cependant leur caractère laïque. À leur intention, il rédige une sorte de règle dans cet esprit. Ainsi se forme le noyau du futur Institut des Frères des écoles chrétiennes, voué à l’instruction et à l’éducation des enfants des milieux populaires.

1694 (43 ans). Il est élu supérieur de la nouvelle congrégation et la dote d’une règle plus élaborée. Il poursuit son œuvre pédagogique et spirituelle, rédigeant notamment un ensemble d’ouvrages à l’intention des maîtres.

1695 (44 ans). Un des plus anciens traités de politesse, Les Règles de la bienséance et de la civilité chrétienne.

1698 (47 ans). Il achève de mettre au point les règles de la Congrégation.

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Les Frères des écoles chrétiennes

1680. Fondation à Reims de la Congrégation des Frères des écoles chrétiennes par Jean-Baptiste de la Salle. 1724. Reconnaissance de la congrégation par Louis XV. 1725. Reconnaissance par le pape Benoît XIII. Source : citations extraites de l’article de Wikipédia.

Album de 13 photos (juin 2020).

Reims. Hôtel des parents de Jean-Baptiste de La Salle

1680. Fondé à Reims par saint Jean-Baptiste de La Salle (1651-1719) et voué à l’enseignement et à la formation des jeunes, en particulier des plus défavorisés, l’institut des Frères des écoles chrétiennes est une congrégation laïque masculine de droit pontifical à vœux simples. Les frères ne sont pas prêtres. Aux vœux traditionnels de pauvreté, chasteté, obéissance, les frères ajoutent une consécration totale de leur personne à la Sainte Trinité qui conduit à un engagement de stabilité dans la société pour tenir ensemble et par association les écoles gratuites.

1719. A la mort du fondateur, 274 frères enseignaient à 9 885 élèves dans vingt-trois écoles.

1724. La Congrégation obtint de Louis XV des lettres patentes qui lui conféraient la personnalité civile.

1725. Le pape Benoît XIII, par la bulle In Apostolicae dignitatis solio, lui octroya le rang de congrégation religieuse.

Au cours du XVIIIe siècle, l’Institut se développa rapidement. Les programmes d’études étaient particulièrement innovants pour l’époque. Ainsi, au pensionnat d’Angers, comme à Saint-Yon de Rouen, outre le programme des écoles primaires, on enseignait : l’histoire, la géographie, l’histoire naturelle, l’hydrographie, la mécanique, la cosmographie et les langues. On y donnait des cours de sciences et de dessin industriel, des cours de mathématiques et d’architecture. On y pratiquait certains métiers : tissage, travail du fer et du bois.

Principales innovations. Jean-Baptiste de La Salle et ses premiers disciples n’ont pas ouvert un seul type d’école. Ils ont su répondre aux diverses demandes. Ils ont créé :

  • des écoles primaires, gratuites, organisées par classe, adaptées aux enfants : Jean-Baptiste de La Salle recommande l’apprentissage de la lecture dans la langue maternelle. Jusque-là, on apprenait d’abord à lire en latin. Chez les Frères, l’enseignement est simultané, les élèves sont groupés par niveau. Auparavant le maître, l’écolâtre, s’occupait individuellement des enfants.
  • des écoles normales. Jean-Baptiste de La Salle eut pour souci constant d’assurer une sérieuse formation des maîtres, une formation tout à la fois chrétienne et pédagogique, il inaugura un premier Séminaire (ou école normale) de maîtres pour la campagne, à Reims, en 1684 ; un second, en 1685, et un troisième, à Paris, en 1699, ce qui lui valut le titre d’Instituteur des Instituteurs.
  • des cours d’adultes qui permettent à l’ouvrier, à l’apprenti, après sa journée de travail, de perfectionner sa culture intellectuelle, en vue d’élever sa situation, ou tout au moins de l’améliorer. Ainsi des écoles dominicales sont-elles ouvertes, à Paris en 1698 et 1703.
  • des classes de formation professionnelles (préparant à un métier) pour les fils de bourgeois commerçants, où le sens pratique est développé. Les élèves travaillent sur des contrats, des imprimés et autres documents dont ils sauront se servir plus tard. La première école professionnelle est établie à Paris, à la paroisse Saint-Sulpice, en 1699, une seconde est créée à Saint-Yon en 1705.
  • des pensions de force pour la rééducation des enfants difficiles et des jeunes délinquants.

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ParcourSup piège les bacs pros

ParcourSup 2020. Les vœux d’orientation des lycéens pour la rentrée par Pierre Boulet.

Le texte de cette Note Flash est d’un optimisme béat. Il faudrait se réjouir du nouvel enrichissement  de l’offre de formation (1 000 formations supplémentaires), de la croissance de la proportion d’élèves de terminale qui ont déposé au moins un vœu (98,3% contre 96,3% en 2019), du fait que 20 000 terminales supplémentaires ont confirmé au moins un vœu dont 10 000 lycéens en section professionnelle.

Gifle pour les élèves inscrits en bac pro. Pas une des nouvelles formations prises en compte dans Parcoursup 2020 ne concerne ces élèves : licences de l’Université Paris Dauphine, formations des IEP, nouvelles écoles de commerce ou de management, écoles préparant aux métiers de la culture et formations préparant aux professions paramédicales, Parcours d’Accès Spécifique Santé et Licences option Accès Santé.

Cliquer ici pour lire : Depuis 15 ans, le flop de la licence

Tout va-t-il très bien, madame la Ministre ? Non et Non ! Cette année, les désillusions pour les élèves inscrits en terminale professionnelle vont être encore plus cauchemardesques que les années précédentes.

123 482 élèves sont inscrits en terminale professionnelle, 94,8% d’entre eux ont déposé au moins un vœu, soit 117 048. Certes, ceux-là ne vont pas tous être admis en 1er cycle :

  • certains vont échouer au bac (en particulier, ceux qui ont décroché lors de la pandémie ; ils sont plus nombreux dans les milieux populaires)
  • certains quitteront ParcourSup faute de recevoir une proposition d’admission dans leur 1er voeu
  • d’autres enfin ne recevront aucune proposition, même dans les formations dites non sélectives.

La Note Flash ment, au moins par omission : comme les années précédentes, la licence reste la formation la plus présente dans les listes de vœux des candidats avec 68 % des candidats ayant confirmé au moins l’une d’entre elles.

La licence est la formation la plus présente dans les vœux, mais seulement pour les élèves de terminale générale. Pour les élèves en terminale technologique ou professionnelle, c’est le BTS qui est la formation qui apparaît le plus dans les listes de vœux. Le BTS constitue 76% des vœux des élèves en bac pro.

Inclure tous les vœux dans le calcul est une tromperie. A ce stade de la procédure, seul le vœu classé en numéro 1 démontre une réelle préférence. Mais le classement par vœu n°1 n’est pas présenté dans la Note Flash.

En 2018-2019 (Source Repères et Références Statistiques 2019, indicateur 6.12.4, page 175), l’effectif d’entrants en BTS a été de 139 890 élèves. Les bacheliers professionnels représentaient 31 % de ces entrants, soit 43 366.

Au final à la rentrée de septembre 2020, combien d’élèves de terminale professionnelle seront-ils admis en BTS, sachant que le BTS constitue aussi 10% des vœux des élèves de filière générale et 50% des vœux des élèves de filière technologique ? Ils seront vraisemblablement plus nombreux qu’à la rentrée 2019 et beaucoup moins nombreux que ceux qui ont placé un BTS en 1er vœu.

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Assurer la continuité pédagogique

Les universités sont fermées jusqu’en septembre, me semblent abandonnées par le Ministère et par la Conférence des Présidents d’Université.

Elles doivent cependant assurer la continuité pédagogique, c’est-à-dire organiser

Des exemples d’adaptation des modalités de contrôle des connaissances dans 6 universités. Suite des chroniques MCC dans l’université de Lorraine.

À l’Université de Lorraine, « beaucoup d’inconnues pour la rentrée », La semaine Metz, Nancy, Thionville par Camille Malnory, 24 avril 2020. Interview de Pierre Mutzenhardt, président de l’université de Lorraine. Partie consacrée aux examens.

Extraits. La tenue des examens en présentiel aurait été trop compliquée, affirme le président de l’UL. « Il est possible de réduire les effectifs dans les salles mais il y a des incertitudes sur les équipements de protection. Il aurait fallu créer des files d’attente par exemple. Nous ne sommes pas non plus assurés que nos étudiants de l’étranger, ou ceux d’autres régions qui sont légitimement rentrés chez eux, pourront revenir en Lorraine pour composer. »

Reste la question du type d’examen que passeront les étudiants à distance. « Nous devons nous adapter, notamment en proposant des devoirs à la maison ou des QCM. Certaines facultés ont opposé les risques de triche. Oui, les étudiants composeront en ayant accès aux documents. »

Malgré tout, Pierre Mutzenhardt est opposé au recours aux logiciels de surveillance à distance. « Nous avons déjà des outils anti-plagiat pour minimiser ce type d’impact. Je suis persuadé que nos étudiants ne sont pas des tricheurs et si certains passent entre les mailles du filet, ce qui existe déjà lors d’examens en présentiel, cela se ressentira dans la poursuite des études une fois que tout sera revenu à la normale. »

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Covid-19. Vademecum statistique

Entre 1980 et 2008, à Lille, à Paris, à Marne-la-Vallée, rares étaient mes étudiants de sociologie qui aimaient les chiffres. Je n’avais pas l’ambition qu’ils deviennent statisticiens ou démographes, mais je voulais qu’ils soient capables de commenter les données statistiques fournies par les organismes dont c’était la mission. Lire, comprendre et mémoriser les définitions. Comparer les champs (pays, régions, département…) et/ou les périodes. Identifier les indicateurs et les raisons historiques de leur construction. Mesurer l’écart entre la date de collecte des données et celle de leur publication. Avoir la prudence de multiplier les données et les indicateurs, certes sous contrainte de temps et d’argent.

La plus « belle » perle que j’ai entendue dans ma vie, c’était lors du recrutement d’un ingénieur d’études pour l’Observatoire de Marne la Vallée : comment calculerez-vous le taux de chômage des diplômés interviewés pour chacune des formations ? Réponse : j’appuierai sur le bouton adéquat du logiciel utilisé pour traiter les données. Certes !

En cette période de pandémie, il faut être particulièrement attentif aux chiffres cités par les médias ou qui circulent dans les réseaux sociaux.

Première source de données de cette chronique (INSEE, 17 avril 2020). Nombre de global de décès par département, constaté entre le 1er mars et le 6 avril 2020 . Le but est de mesurer l’évolution de la mortalité (toutes causes confondues), en 2020 par rapport à la même période de 2009. Apprécier s’il y a ou non une surmortalité. La réponse est : « oui ! »

Ainsi, « Au niveau départemental, trois départements comptent au moins deux fois plus de décès (toutes causes confondues) d’une période à l’autre : le Haut-Rhin (+ 143 %), la Seine-Saint-Denis et les Hauts-de-Seine.

Neuf autres départements enregistrent un nombre de décès supérieur de 50 % à moins de 100 % à celui observé en 2019. Il s’agit de tous les autres départements franciliens – le Val-de-Marne (+ 78 %), le Val-d’Oise (+ 70 %), Paris (+ 62 %), l’Essonne (+ 61 %), la Seine-et-Marne (+ 55 %) et les Yvelines (+ 52 %) – mais également des Vosges (+ 74 %), de la Moselle (+ 60 %), du Bas-Rhin (+ 56 %) et de l’Oise (+ 53 %).

Trente-deux départements au total enregistrent un nombre de décès supérieur d’au moins 20 % à 2019.

À l’opposé, 29 départements ont moins de décès enregistrés entre le 1er mars et le 6 avril 2020 que sur la même période de 2019. Ces départements sont essentiellement situés dans l’Ouest et le Centre de la France.

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Les universités abandonnées

Les universités sont abandonnées par la Ministre Frédérique Vidal. La Conférence des présidents d’université laisse faire ; où son président, Gilles Roussel, se confine-t-il ?

Facettes de l’abandon, de la maltraitance

  • les universités sont fermées jusqu’à la rentrée, ce qui veut dire qu’aucun cours en présentiel n’aura lieu avant septembre. Pourquoi les classes supérieures des Lycées (STS et CPGE) vont-elles être rouvertes et non les licences et les IUT ?
  • les universités sont fermées, ce qui veut dire qu’elles ne peuvent organiser de contrôle des connaissances en présentiel.
  • fermées, les universités doivent pourtant « assurer la continuité pédagogique ». Ce n’est pas l’enseignement à distance qui pose problème.
  • ce qui pose problème, c’est le contrôle des connaissances, la validation du second semestre. Rappelons que celui-ci a commencé en janvier 2020; 5 à 7 semaines de cours (sur un total de 12) ont donc eu lieu ; des contrôles continus se sont déroulés durant cette période. Auditeur libre en Histoire et en Histoire de l’art, j’en ai été témoin à l’université de Strasbourg.

Les universités sont abandonnées. La Ministre et la CPU les laissent aller au casse-pipe, comme si elles étaient en mesure d’exercer leur pleine autonomie.

Aucun conseil, aucune consigne, aucune règle, aucun cadre : le silence absolu. Tout se passe comme si, en donnant aux universités la responsabilité de faire tout et n’importe quoi, au nom de l’égalité de traitement entre étudiants, Ministre et CPU fermaient les yeux sur les risques évidents de contentieux en Tribunal administratif et d’annulations de décisions universitaires qui s’ensuivraient.

Comme l’indiquent les deux pages d’accueil des sites du MESRI et de la CPU, la Ministre ne s’intéresse qu’aux examens nationaux, aux concours de recrutement des grandes écoles… ; la CPU s’intéresse à la recherche sur le Covid-19 et à l’offre sportive riche, proposée par les universités.

Cliquer ici pour accéder au site du MESRI

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L’université déchiffrée, livre inédit

J’ai fait valoir mes droits à la retraite fin novembre 2008. Menant des recherches sur les transformations des organisations universitaires en Europe depuis 1992, je voulais travailler dans un contexte de plus grande liberté de temps et de ton.

J’ai terminé mes deux derniers mois de vie active à Bologne, au siège d’AlmaLaurea. Le défi : écrire L’université déchiffrée, un livre électronique à vocation interactive, en collaboration avec mon ami Andrea Cammelli, directeur d’Almalaurea. Au final, j’ai écrit une 1ère version des trois chapitres et des éléments d’introduction et de conclusion.

Ce livre virtuel, basé sur les données statistiques les plus récentes en France et en Italie, est en ligne aujourd’hui, au titre de la constitution des archives de ce blog et d’un réemploi des sources par d’autres.

L’université déchiffrée ?

Éléments d’introduction

Chapitre 1. Stopper l’inflation de l’offre de formation (67 pages).

Chapitre 2. Les parcours de formation. Poursuivre des études supérieures toujours plus longtemps (66 pages).

Chapitre 3. Le devenir professionnel des diplômés (58 pages).

Éléments de conclusion. Cette conclusion est reprise dans ma chronique du 19 février 2009, Créer 480 Instituts d’Enseignement Supérieur

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UBS. Gestion des cours à distance

Université Bretagne Sud : gestion des cours à distance

Pour commencer, vous trouverez les bases pour gérer un espace cours à distance sur la plateforme pédagogique Moodle : se connecter, ouvrir un espace de cours, déposer des ressources / activités, gérer son espace.

Pour aller plus loin, ce guide “mettre des ressources numériques d’enseignement à disposition des étudiants“ présente de manière plus globale les possibles en matière d’enseignement à distance.

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Enfin, vous trouverez plus de ressources d’aides sur l’espace “assistance et documentation” dédié comme un guide rapide sur la mise en place de l’activité “Test” pour la création de questionnaires variés ou l’activité “Devoir” pour la remise de travaux.

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Univ. Reims, élections le 9 mars

Les élections aux conseils centraux de l’université de Reims Champagne Ardenne (URCA) auront lieu le 9 mars 2020. Élection présidentielle par les 36 membres du conseil d’administration : 20 mars. Guillaume Gellé, président sortant, est candidat à sa réélection. Jusqu’à présent, la liste d’opposition soutenue par le SNESUP n’a pas désigné de candidat à la présidence.

Tous les arrêtés électoraux sont datés du 22 janvier 2020 (personnels, usagers, scrutin présidentiel). Pour les personnels et les usagers, les listes de candidatures sont à déposer le 3 mars au plus tard.

Dans certaines universités, le scrutin pour les usagers se déroule sur deux jours. Impact sur le taux de participation des étudiants ? Je n’ai jamais vu d’étude portant sur ce point. Mais je ne suis pas sûr pour ma part que passer de 10% de votants (scrutin sur 1 jour) à 13% (2 jours) change les résultats.

Les 4 personnalités extérieures qui seront élues par le Conseil d’administration avant l’élection du président avaient jusqu’au 12 février pour déposer leur candidatures. Au moins une de ces personnalités doit avoir la qualité d’ancien diplômé de l’URCA. Elles doivent correspondre aux profils suivants :

  • Une personne assumant des fonctions de direction générale au sein d’une entreprise
  • Un représentant des organisations représentatives des salariés
  • Un représentant d’une entreprise employant moins de cinq cents salariés
  • Un représentant d’un établissement d’enseignement secondaire.
Photo de 2011

Trois visions sont proposées aux suffrages des électeurs.

A. Guillaume Gellé, candidat à sa réélection. Vidéo de 2’48 : bilan et programme. Annonce dans la presse locale.

Dans le site de campagne, j’ai retenu d’insister sur la Formation : le bilan et le programme.

  • une offre de formation tournée vers l’excellence scientifique et l’individualisation des parcours
  • une accréditation des formations construite autour d’un objectif : la réussite de l’étudiant
  • une formation d’excellence adossée à la recherche et tournée vers l’international
  • Un projet centré sur l’étudiant
  • Une meilleure prise en compte des publics fragiles et spécifiques

« Des dispositifs de renforcement et d’accompagnement ont été mis en place pour les publics les plus fragiles en licence, notamment par le biais des Oui-Si, ou en DUT (passeport DUT). L’aide et le soutien aux étudiants en décrochage ont été renforcés par les dispositifs 100% réussite et Ricochet . La réorientation a été facilitée par la création de passerelles entre DUT et licences permettant l’accès de droit à certains diplômés de DUT de poursuivre en licence. Des partenariats avec les lycées permettant les passerelles entre BTS et CPGE et les licences ont été développés ».

Le projet : formation et réussite des étudiants. Avec à la clé, un bel acrostiche !

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